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Statistiques et anomalies climatiques nationales

Messages recommandés

Il y a 6 heures, alsavosges a dit :

On est bien d'accord pour les 12.4°C puisque c'est la moyenne des Tnm (7.2°C) et Txm (17.6°C).

Quant aux 12.6°C vus sur le site de Météo-France, on aimerait en savoir plus, du coup (lien?).

Trouvé !

12.4 chez MF c'est la station "officielle" de Grenoble....située à 40km à St Etienne de St Geoirs.

12.6, c'est la station de Grenoble St Martin d'Hères, située dans la cuvette grenobloise.

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Grenoble
Il y a 14 heures, alsavosges a dit :

 

Non, MF applique la méthode de l'OMM

Difficile de départager les années 1994 et 2018, qui  "se tiennent dans un mouchoir de poche"

Sans pouvoir être véritablement qualifiée de "sensationnelle", la valeur 12,4 de 2018 vient en tout cas bien confirmer une tendance

Les valeurs des années 2000 sont quasi toutes supérieures à la "normale" (11,2 ) et souvent plus proche de 12 que de 11 d'ailleurs

Etonnant , le Txm de 2018 qui finit de très peu derrière celui de 2003 (17,6 contre 17,8), avec pourtant 300 heures de soleil en moins... ( ? )

Modifié par Dionysos
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Posté(e) - Lieu : Grenoble
Il y a 22 heures, th38 a dit :

Trouvé !

12.4 chez MF c'est la station "officielle" de Grenoble....située à 40km à St Etienne de St Geoirs.

12.6, c'est la station de Grenoble St Martin d'Hères, située dans la cuvette grenobloise.

Ça me paraît totalement cohérent.

Il est "de notoriété publique" (...) que la cuvette grenobloise est plus "chaude"  que la station météo de Saint-Geoirs, située en rase campagne, et à une altitude légèrement plus élevée.

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)
Le 09/01/2019 à 16:16, Cotissois 31 a dit :

Msg d'avant aussi : Dans le doute, je pense qu'il ne faut pas s'éloigner trop de l'augmentation du XXe siècle.

La différence de fond entre 2000 et 2018 ne peut pas être trop rapidement suggérée. 

 

L'exercice linéaire sur le signal global, pour estimer la tendance actuelle, est justifié par les modèles de prévision, qui valident plutôt un tel exercice.

 

Sur la France, pour estimer la tendance actuelle, il faudrait savoir l'avis des modèles de prévision avant de simplement faire un exercice linéaire. 

 

 

 

Voici la simulation modèles donnée par Météo-France,  suggérant peut-être que la tendance actuelle de fond est à chercher autour de 0.27°C / décennie

(j'ai estimé que la tendance moyenne du panache actuel amènerait virtuellement un écart 1990-2100 de 3°C)

 

FUTUR_FRA_TEMPE_TM_ANN_IMAGE.png

 

Je ne comprends pas du tout pas pourquoi tu restes à l'époque de l'AR4 et que tu bloques en 2000 la valeur officielle de la France et même celle du GIEC. Le GIEC a mis à jour régulièrement le calcul officiel du RC après ton graphe tout comme MF.


Sur HD climat on trouve ça avec un graphe terminé fin 2017 :
 

Citation

"En France métropolitaine, les effets du changement climatique se traduisent principalement par la hausse des températures moyennes. De 1900 à nos jours, le réchauffement atteint environ 1,4°C, une valeur plus forte que celle observée en moyenne mondiale, estimée à +0,9°C sur la période 1901-2012 (source GIEC 2013). "

 

Conforme à l'AR5 (mais pas pour les 1.4° mystérieux sur la France sur 1900-2017) :
 

Citation

"The globally averaged combined land and
ocean temperature data as calculated by a linear trend5, show a warming
of 0.85 [0.65 to 1.06] °C6, over the period 1880–2012, when multiple
independently produced datasets exist, about 0.89 [0.69 to 1.08]
°C over the period 1901–2012..."

 

1.34° sur la France sur 1901-2012 avec la même méthode à partir des anomalies MF plus précises du graphe des anomalies du panel MF sur HD climat (1.34° aussi avec ma série).
Il n'y a aucune indication sur la façon de trouver leurs 1.4°  en tendance moyenne de RC sur la France fin 2017. Ca ne correspond à rien en tendance ici. La tendance centrale sur 1900-2018 est 1.58° pour ma série reconstituée, 1.57° pour la leur avec des anomalies plus précises. Même sur 1901-2018 qui dégage de fait une donnée "chaude", elle est de 1.61° pour les 2 séries. Sur 1900-2017 c'est 1.50° de RC (1.51° pour ma série).


De plus les 2.7°/siècle sur la France, c'est pratiquement la tendance centrale faiblarde   (2.76°/siècle) trop courte pour qu'elle soit significative, observée sur 2000-2018.
Si on prend la pente sur une échelle climatique qui justement est peu sensible au bruit, celle du loess /60 ans pour la période sans changement significatif de tendance linéaire avec les données d'anomalies sur 70-2018, elle est de 3.6° /siècle pendant que la tendance linéaire sur la même période à partir des anomalies est de  4° (3.96°)/siècle.
Logique que la linéaire soit plus pentue que le loess/60 ans avec aucune donnée d'avant le changement significatif de tendance dans le calcul à l'inverse du loess/60 ans qui récupère des données d'avant 70 dans le calcul (donc de fait avec des données du vrai plateau climatique dans le calcul de la pente du loess/60 ans depuis 70 ). Plus le temps passe et plus la pente de ce loess/60 ans s'aligne sur la pente linéaire depuis 70, plus forte que celle du Loess, malgré une tendance plus faible en apparence ces dernières années (2000-2018) car la tendance sur 70-1999 a donné 4.6°/siècle (plus forte qu'en apparence). La pente du Loess/60 ans restera probablement plus faiblarde que la linéaire depuis 70, jusque vers 2030 (donc au bout des 60 ans sans nouveau changement significatif de tendance). Donc il est fort probable que le RC sur la France devienne plus fort que ce qu'indique déjà le Loess/60 ans actuellement et voire la linéaire depuis 70 vu que le RC est aussi sensé s'accélérer d'autant plus avec tous les schizophrènes profonds dans les plus inquiets qui s'acharnent de fait à alimenter la chaudière toujours plus.

 

De plus en début d'année dernière dans un de mes posts en comparant le loess/60 ans pour la T globale à la méthode GIEC du GWI pour suivre le RC,  qui prend les forçages en compte, on a vu que le Loess/60 ans est moins pentu que leur estimation du RC, donc il est plus que probable que le RC est plus fort aussi sur la France que ne l'indique ce Loess/60 ans. Ca ne dit rien pour les prévis très lointaines, surtout avec le facteur d'incertitude principal (pas tant que ça quand on regarde de près l'histoire) qui est le comportement humain plus que très largement capable d'auto réduire très massivement sa propre population par les guerres civiles et militaires ( et donc de fait ses émissions), bien plus et avant que le RC soit capable d'en faire autant...

 

Une animation sympa :
https://twitter.com/neilrkaye/status/1081192550826950657

 

 

Modifié par ChristianP
Orthographe
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J'aime votre travail sur le Loess/60 ans mais dans ce cas, vous avez une tendance centrée sur 1998, pas sur 2018.

Ce que suggère les modèles affichés par Météo-France est que cette tendance centrée en 1998 était peut-être au-dessus du signal de fond, ce qui amènerait (hypothétique) à attendre une sorte de plateau sur la France pour quelques années.

Peut-être qu'avec le futur CMIP6 on fera mieux la synthèse observation+modélisation pour guider la prévision. En attendant, il est normal d'avoir des désaccords de prévision, même si le graphique modèles de Météo-France est à mon avis bien pensé.

Modifié par Cotissois 31

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Posté(e) - Lieu : Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)

Le loess/60 ans, c'est une tendance plus une comparaison de deux moyennes/30 ans, on est à l'échelle climatique donc je ne comprends pas pourquoi il faudrait centrer sur 2018 comme si nous avions du bruit interne qui jouait. C'est le fond climatique qui est important pour cette pente, donc il n'y a rien dans le bruit futur d'échelle interne, hors catastrophe qui pourrait bouger la pente et la faire ralentir à 0.27°-0.3°/déc alors qu'elle contient déjà un  vrai palier climatique d'avant 1970 qui  minimise déjà sa pente. Le faux hiatus global a déjà impacté  la France et les modèles sont incapables de trouver le bon timing de ce genre de bruit interne déjà au niveau global alors à l'échelle de la France, c'est encore plus incertain pour eux de bien le situer et de le quantifier à l'avance.

 

En fait en regardant de près le dernier rapport du GIEC sur la limite de 1.5°, pour les 1.4° de RC pour MF fin 2017, je pense que MF utilise peut-être une des dernières méthodes du GIEC qui prend une dernière moyenne/10 ans comme une estimation d'une moyenne/30 ans centrée sur cette période plus courte (donc la moyenne 2008-2017 serait dans ce cas considérée comme la moyenne/30 ans de 1998-2027 ce qui dans ce cas donne bien 1.4° de RC fin 2017)

 

Citation

"Human-induced  warming  reached  approximately  1°C  (likelybetween  0.8°C  and  1.2°C) above  pre-industrial  levels  in  2017, increasing at 0.2°C (likely between 0.1°C and 0.3°C) per decade (high confidence).
Global warming is defined in this report as an increase in combined surface air and sea surface temperatures averaged over the globe and over a 30-year period. Unless otherwise specified, warming  is  expressed  relative  to  the  period  1850–1900,  used  as  an  approximation  of  pre-industrial  temperatures  in  AR5.  For  periods  shorter  than  30  years,  warming  refers  to  the  estimated  average  temperature  over  the  30  years  centred  on  that  shorter  period,  accounting  for  the  impact  of  any  temperature  fluctuations  or  trend  within  those  30  years."

 

Citation

"On  the  definition  of  warming  used  here,  warming  to  the  decade  
2006–2015  comprises  an  estimate  of  the  30-year  average  centred  
on this decade, or 1996–2025, assuming the current trend continues
and that any volcanic eruptions that might occur over the final seven
years are corrected for." 

 
 
A noter que maintenant ils utilisent une moyenne de 4 séries et non plus seulement Hadley :
 

Citation

"We  adopt  a  working  definition  of  warming  over  the  historical  period  
based  on  an  average  of  the  four  available  global  datasets  that  are  
supported by peer-reviewed publications: the three datasets used in the
AR5, updated (Karl et al., 2015), together with the Cowtan-Way infilled
dataset  (Cowtan  and  Way,  2014).  A  further  two  datasets,  Berkeley  
Earth (Rohde et al., 2013) and that of the Japan Meteorological Agency
(JMA),  are  provided  in  Table  1.1. "

 

Voir  en particulier les pages 57, 58, (59 où ils analysent aussi des moyennes climatiques "débruitées", 1.04° de RC fin 2017 dans la figure 1.2 page 57. Voir tableau 1.1 avec différentes périodes de suivi du RC et les écarts entre les séries) :
https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2018/11/SR15_Chapter1_Low_Res.pdf

 

 

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Posté(e) - Lieu : Grenoble et Monestier de Clermont pour le travail.
Le 09/01/2019 à 22:21, th38 a dit :

Trouvé !

12.4 chez MF c'est la station "officielle" de Grenoble....située à 40km à St Etienne de St Geoirs.

12.6, c'est la station de Grenoble St Martin d'Hères, située dans la cuvette grenobloise.

 

Tu voulais dire 14,6°C à SMH.

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Je comprends tout pour le signal global.

Mais pour la France, il faut savoir que la variance du signal est conditionnée aussi par les phénomènes régionaux, pas par le seul signal global.

 

D'après les modèles affichés par Météo-France, la France peut réalistement se réchauffer au même rythme que la moyenne mondiale, donc un rythme assez océanique.

Si la France s'est réchauffée énormément depuis 1980, c'est peut-être un coup de chaud temporaire qui augure maintenant un plateau (un plateau n'empêche pas des extrêmes chauds toujours plus chaud mais il faut aussi imaginer plein de jours frais pour maintenir le tout à zéro). Ce n'est pas impossible.

Votre analyse ne prétend qu'à analyser le court-terme je comprends, mais même dans le court-terme, imaginer une pente toujours forte déjuge les modèles.

 

On verra en 2030 où était la pente centrée en 2018.

Modifié par Cotissois 31

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Il y a 11 heures, Cotissois 31 a dit :

Je comprends tout pour le signal global.

Mais pour la France, il faut savoir que la variance du signal est conditionnée aussi par les phénomènes régionaux, pas par le seul signal global.

 

D'après les modèles affichés par Météo-France, la France peut réalistement se réchauffer au même rythme que la moyenne mondiale, donc un rythme assez océanique.

Si la France s'est réchauffée énormément depuis 1980, c'est peut-être un coup de chaud temporaire qui augure maintenant un plateau (un plateau n'empêche pas des extrêmes chauds toujours plus chaud mais il faut aussi imaginer plein de jours frais pour maintenir le tout à zéro). Ce n'est pas impossible.

Votre analyse ne prétend qu'à analyser le court-terme je comprends, mais même dans le court-terme, imaginer une pente toujours forte déjuge les modèles.

 

On verra en 2030 où était la pente centrée en 2018.

 

On n'analyse pas que le court terme, on regarde une tendance qui est linéaire depuis plus de 40 ans.

 

Les modèles s'écartent les uns des autres essentiellement avec les émissions de CO2. On n'est pas dans le bruit.

 

Avec un renversement de la vapeur, oui, les modèles n'indiquent pas une poursuite de la pente enregistrée jusqu'à présent.

Mais pour l'instant, les émissions de GES se poursuivent dans leur rythme imperturbable, et pour l'instant donc le scénario le plus pessimiste exposé par MF est celui que l'on est entrain de construire. En moyenne 4°C de plus pour 2070/2100 avec le scénario RCP8.5 (un peu moins sur les façades atlantiques, un peu plus sur les territoires continentaux) c'est ni plus ni moins que la pente actuelle soit 0.45°C/par décennie.

 

Voici ce que dit MF avec le RPC8.5 :

"L’augmentation moyenne pour le milieu du XXIème siècle est comprise entre 1 et 2°C pour les régions d’influence Atlantique et Méditerranéenne, et entre 2 et 3°C pour les territoires plus continentaux. En ce qui concerne la fin du XXIe siècle, les résultats présentent pour le scénario le plus pessimiste (RCP8.5), une augmentation moyenne annuelle comprise entre 3 et 4°C pour la façade nord ouest, et entre 4 et 5 °C pour le reste du territoire."

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Demandons aux analystes du CNRM/IPSL - le CNRM étant l'entité qui regroupe les climatologues de Météo-France -  leur avis sur la signification de la tendance 0.45°C/décennie récente pour les deux décennies à venir.

Modifié par Cotissois 31

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Posté(e) - Lieu : Toulouse

Une remarque sur ce constat de record annuel de chaleur en France en 2018 : si cette année est loin devant les autres à l'échelle de la France, et probablement dans la plupart des stations si on regarde localement (je n'ai pas vérifié), ce constat n'est pas vérifié quand on regarde des statistiques annuelles glissantes, dont la série des statistiques annuelles calendaires n'est qu'un sous-échantillonnage (on sélectionne arbitrairement 1 point sur 365).

Je n'ai pas sous la main le panel utilisé par MF ni d'indicateur spatialisé, mais en prenant une poignée de station répartie aux 4 coins du pays, je ne trouve aucune station qui a battu son record de moyenne annuelle glissante en 2018, même si on arrive dans certains coins en 2ème place. Dans la plupart des stations, c'est l’année glissante juin 2006 - mai 2007 (ou variantes proches) qui reste en première position, parfois de loin :

 

tm_1an.thumb.png.cae0eacd3e8976bcd2be4685aefdfac0.png

 

 

Si on compare plus en détail les deux périodes pour comprendre ce constat, on voir que la période 2006-2007 avait connu une succession inédite de périodes exceptionnellement chaudes : juillet 2006, l'automne-hiver 2006-20007 puis avril 2007. En 2018 on a eu le début d'année, puis une longue période chaude à partir du printemps, mais avec des anomalies s'émoussant progressivement à partir de la fin de l'été, ne permettant pas de monter sur un an glissant au niveau de 2006-2007.

Voici les anomalies mensuelles sur les deux périodes, à la même échelle afin de comparer :

 

tm_1m_06-07.thumb.png.bad61890a3a7880070a8d6e7b17a7578.pngtm_1m_18.thumb.png.514e6572a8e25691d99f1e2f2aa59391.png

 

 

Bien sûr cela de remet pas en cause la tendance à long terme, et une différence de taille entre 2006-2007 et 2018, c'est l'absence de périodes fraîches au voisinage de cette dernière, contrairement à 2006-2007.

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Posté(e) - Lieu : Nancy

Il faudra faire un bilan d'ici Avril 2019, les grosses anomalies ont débuté en milieux de printemps.

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Posté(e) - Lieu : Grenoble
Il y a 13 heures, thib91 a dit :

Il faudra faire un bilan d'ici Avril 2019, les grosses anomalies ont débuté en milieux de printemps.

 

Citation

 

En effet, l'hiver 2018 n' a pas été spécialement doux, il a même été plutôt plus rude que les précédents... (à Grenoble, par exemple, il y a eu plus de neige et de gel que les hivers précédents). C'est à partir du printemps qu'il a fait plus chaud que la moyenne.

Il sera par contre intéressant de suivre ce que ça donne en "année glissante" car 2019 démarre sur les chapeaux de roue en ce qui concerne les témpératures

 

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Il y a 10 heures, Dionysos a dit :

 

E car 2019 démarre sur les chapeaux de roue en ce qui concerne les températures

 

Ah ?

A ce jour on est quasi pile dans les normes depuis le 1er janvier à l'échelle nationale...

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Posté(e) - Lieu : Grenoble
Il y a 14 heures, th38 a dit :

Ah ?

A ce jour on est quasi pile dans les normes depuis le 1er janvier à l'échelle nationale...

 

Pour l'instant, à l'échelle de la France, ce mois de janvier 2019 se distingue surtout par sa faible insolation (zone méditerranéenne exceptée)

Donc les températures minimales doivent être plus élevées que la moyenne (d'ailleurs, à Grenoble ville , pas de neige et  peu de gel , pour un mois de janvier)

Mais les températures maximales doivent être plus basses par contre, probablement

 

 

 

 

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L'Etat a fait un rapport en 2014, plus détaillé que les graphiques du site Meteo-France.

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/ONERC_Climat_France_XXI_Volume_4_VF.pdf

 

En changeant le vocabulaire, tout en disant la même chose :

La prévision majoritaire est une hausse de fond de 1990 à 2035 comprise entre 0.6°C et 1.3°C.

Ils considèrent donc peu probable que la hausse de fond actuelle soit supérieure à 0.3°C/décennie.

Néanmoins, des modèles minoritaires ne l'excluent pas.

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Posté(e) - Lieu : Grenoble
Le 13/01/2019 à 15:51, Arkus a dit :

Une remarque sur ce constat de record annuel de chaleur en France en 2018 : si cette année est loin devant les autres à l'échelle de la France, et probablement dans la plupart des stations si on regarde localement (je n'ai pas vérifié), ce constat n'est pas vérifié quand on regarde des statistiques annuelles glissantes, dont la série des statistiques annuelles calendaires n'est qu'un sous-échantillonnage (on sélectionne arbitrairement 1 point sur 365).

Je n'ai pas sous la main le panel utilisé par MF ni d'indicateur spatialisé, mais en prenant une poignée de station répartie aux 4 coins du pays, je ne trouve aucune station qui a battu son record de moyenne annuelle glissante en 2018, même si on arrive dans certains coins en 2ème place. Dans la plupart des stations, c'est l’année glissante juin 2006 - mai 2007 (ou variantes proches) qui reste en première position, parfois de loin :

 

tm_1an.thumb.png.cae0eacd3e8976bcd2be4685aefdfac0.png

 

 

Si on compare plus en détail les deux périodes pour comprendre ce constat, on voir que la période 2006-2007 avait connu une succession inédite de périodes exceptionnellement chaudes : juillet 2006, l'automne-hiver 2006-20007 puis avril 2007. En 2018 on a eu le début d'année, puis une longue période chaude à partir du printemps, mais avec des anomalies s'émoussant progressivement à partir de la fin de l'été, ne permettant pas de monter sur un an glissant au niveau de 2006-2007.

Voici les anomalies mensuelles sur les deux périodes, à la même échelle afin de comparer :

  

tm_1m_06-07.thumb.png.bad61890a3a7880070a8d6e7b17a7578.pngtm_1m_18.thumb.png.514e6572a8e25691d99f1e2f2aa59391.png

 

 

Bien sûr cela de remet pas en cause la tendance à long terme, et une différence de taille entre 2006-2007 et 2018, c'est l'absence de périodes fraîches au voisinage de cette dernière, contrairement à 2006-2007.

 

L''année 2018 a une température moyenne élevée , c'est incontestable

Elle n'est pas forcément "loin devant les autres" , en tout cas pas partout en France.

À Grenoble, par exemple, il n'est pas même certain  qu'elle batte le record de 1994 (les 2 années se tiennent dans un mouchoir de poche et sont difficiles à départager)

Par contre, en effet, 2018 s'inscrit dans une lignée d'année chaudes (contrairement à 1994 qui faisait figure  d'OVNI à l'époque)

 

On  peut juger que 2018 en elle-même est moins exceptionnelle que 2003 (qui était également chaude et présentait en plus une insolation record dans de nombreuses villes)

Mais 2003 faisait suite à 2 années "moyennes" (en terme d'insolation et de température), 2001 et 2002

Alors  que 2018 continue et accentue une tendance qui semble quand même bien installée, avec de moins en moins d'exceptions.

 

En regardant les chiffres de température et d'insolation depuis 2003, on voit clairement que les années "fraîches" et les années "grises" se raréfient.

 

 

 

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Posté(e) - Lieu : Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)
Le 15/01/2019 à 12:11, Cotissois 31 a dit :

L'Etat a fait un rapport en 2014, plus détaillé que les graphiques du site Meteo-France.

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/ONERC_Climat_France_XXI_Volume_4_VF.pdf

 

En changeant le vocabulaire, tout en disant la même chose :

La prévision majoritaire est une hausse de fond de 1990 à 2035 comprise entre 0.6°C et 1.3°C.

Ils considèrent donc peu probable que la hausse de fond actuelle soit supérieure à 0.3°C/décennie.

Néanmoins, des modèles minoritaires ne l'excluent pas.

 

Pour "tes" valeurs en "2035", d'après le document, ce sont les médianes des scénarios pour des moyennes/30 ans sur 2021-2050, celles connues en 2050 et non en 2035 valeurs centrées connues qu'en 2050 (ou alors éventuellement tu peux nous dire en 2040 avec la méthode du GIEC, on estime celle sur 30 ans à partir de la moyenne /10 ans connue fin 2040)

 

Citation

 

"La problématique des incertitudes autour des projections climatiques est d'autant plus
importante pour la régionalisation que celles-ci vont croissant au fur et à mesure que l'on descend dans la chaîne de modélisation, compte tenu des limites de précision pouvant être apportées à une résolution plus élevée. L'incertitude liée à la variabilité interne est dominante à l'échelle décennale, et constitue un axe de recherche à part entière. Dans le cadre de ce rapport, nous nous focalisons sur les projections au-delà des vingt prochaines années, en considérant des périodes de trente ans (2021-2050 et 2071-2100). Au-delà de l'échelle décennale, l'incertitude lièée à la modélisation constitue généralement la principale source, puis l'incertitude sur les scénarios devient prépondérante..."

 

"A l'horizon 2021-2050 :
• Une hausse des températures moyennes, comprise entre 0,6 °C et 1,3 °C [0,3 °C/ 2 °C]1, toutes saisons confondues, par rapport à la moyenne de référence calculée sur la période 1976-2005, selon les scénarios et les modèles."

 


1 : 25% ;75%. L'IC plus large que "tes" valeurs médianes est de 50%, qui reste ridicule, car 50% des modèles donnent des valeurs qui sont hors des bornes [0.3°; 2° ], donc c'est quand même très loin de l'IC à 95% et très loin d'être moins probable d'observer une moyenne/30 ans en dehors des médianes, mais aussi d'un IC à 50%. On a autant de proba de relever une valeur dans l'IC qu'en dehors, donc ton histoire de majoritaire pour des valeurs de 0.6° à 1.3°, ça ne tient pas du tout la route car ça ne l'est déjà pas de 0.3° à 2° !

Diffuser dans le document un tel IC réduit, démontre que les pro ont conscience des limites de ces modèles à l'échelle minuscule de la France et donc qu'ils ne font très probablement pas aussi bien  pour situer le signal de fond qu'au niveau global avec un IC courant à 90%.

 

En fait le signal observé (du moins celui estimé des obs par diverses méthodes, car imparfaitement connu surtout vers le bout en 2018) est au-delà de cet IC de 50%, mais il reste largement dans le domaine du probable aussi pour les modèles, car le loess/60 ans est à la limite de l'IC à 66% (17%, 83%) du graphe suivant, plus large que l'IC à 50% pour  les moyennes sur 30 ans (ce qui n'est pas le cas pour les courbes du graphe).
J'ai ajouté le morceau de loess/60 ans calculé depuis 1900 (d'après les anomalies MF recalées /1976-2005) pour la période sur 70-2018 dans ce graphe des projections pour la France (Anomalies annuelles MF jusqu'en 2014) :
france2018.png
Récupéré ici :
http://www.meteo.fr/meteonet/temps/clim/ClimatHD/ressources/fiches/FUTUR_REG_TEMPE_FPROD.pdf


Ce loess d'échelle climatique est loin d'être du bruit et il est contaminé par une partie d'un vrai palier climatique d'avant 70, donc du "froid" relativement au fond. La tendance linéaire un peu plus forte depuis 70 est plus proche de celle climatique sur 60 ans que d'un bruit interne de court terme ( Car ça fait quand même 49 ans de fort réchauffement sans changement significatif). Il n'y a rien dans ces modèles qui indique qu'il y a plus de proba d'observer un bruit  "froid" (moins chaud) qui continuerait (celui en cours depuis 97) , ou à venir, plutôt qu'un bruit chaud ou équivalent à l'actuel depuis 70. L'écart est plus profond qu'un problème de niveau de bruit et de timing interne, vu les obs  qui ne montrent pas la même situation que pour l'écart constaté au niveau global qui s'analyse avec les stats comme étant très probablement dû au bruit (on devrait-être dessous les valeurs centrales et non au-dessus s'il n'y avait pas de problème de fond des modèles sur la France, comme pour le global, car on sort d'un bruit "froid" (moins chaud) et la logique veut qu'on retrouve un bruit chaud ou au minimum la tendance de fond).

Il faut voir que le bruit le moins chaud sur la France depuis 70 existe déjà depuis 1997, car on y relève la plus faible tendance un peu longue qui n'est pas significativement différente de zéro, 0,22°/déc depuis 97, mais les obs montrent que ça repart à la hausse ensuite et l'augmentation de la moyenne/30 ans est de 0.53° depuis leur moyenne de référence, donc depuis début 2006 (soit déjà pratiquement tes 0.6° de la médiane basse attendue qu'en 2050 ! Et plus que les 0.3° de l'IC bas à 50%), soit une tendance effective de 0.4°/déc sans incertitude du modèle linéaire ( pour 0.68°/déc en modèle linéaire depuis 2006, pas différente avec son incertitude large, de celle "nulle" à 0.22°/déc depuis 97) parfaitement conforme à celle longue sur le fond observée depuis 70 de 0.4°/déc. Donc je ne vois pas ni dans les obs, ni dans les modèles une proba supérieure de bruit "froid" qui devrait se poursuivre ou à venir, au contraire avec les obs, il y a un rattrapage en cours que ce soit pour le Loess ou pour la tendance faiblarde "nulle" depuis 97. La proba est supérieure pour que la tendance depuis 97 et le Loess/60 ans se redressent encore, sinon ce serait revendiquer de fait un prochain vrai palier d'échelle climatique (/30 ans au moins) qui n'est pas attendu dans les modèles sur la France. Un tel palier comme par le passé se percevrait déjà  comme dans les obs au niveau global quand ce fut le cas. Si le bruit moins chaud continuait encore au minimum 8 ans en France, la tendance depuis 97 deviendrait différente de celle d'avant 97 et donc significative d'un changement pour le climat , d'un palier climatique en France, ce qui est absent des modèles et très peu probable avec les obs et les stats vu le RC de fond.
 

Ne pas oublier que les modèles qui sont meilleurs au niveau global fournis avec un IC plus correct se sont plantés (du moins l'interprétation des physiciens qui s'évertuent à les utiliser dans un domaine pour lequel ils ne sont pas encore bien faits : pour prévoir le bon niveau avec le bon timing et la bonne fréquence des bruits internes !) sur le faux hiatus. Il n'y avait que 2% de proba d'observer ce faux hiatus dans les modèles, alors qu'on n'était pas loin de 50% de proba en utilisant les obs+stats ( donc pas loin du maxi des possibilités avec les obs et les stats) pour la durée du faux hiatus d'être observé (sans un puissant Nino plus tôt, qui de fait discrimine à lui seul les durées de paliers internes par rapport aux records significatifs (>=0.1°) avec le signal de fond actuel depuis 70), car parfaitement conforme pour la tendance centrale depuis 98 pour les stats basées sur les obs. Je n'ai pas vu passer que les modèles même pour l'échelle globale "plus simple" à prévoir, sont devenus capables de prévoir le bruit interne. A ma connaissance, ils sont toujours inaptes pour placer correctement 3, 5, 10, 15, 20 ans en avance dans un échantillon de climat, les plus forts Nino qui sont les seuls à pouvoir avancer ou retarder la fin d'un palier interne ou de record battu significativement d'au moins 0.1°  (pour la tendance de fond donnée sans changement significatif), ce qui est bien moins compliqué que pour prévoir une fin de palier interne ou de nouveau record significatif sur la France, car il n'y a pas qu'un paramètre aussi déterminant qui joue autant sur la T annuelle et les paliers internes en France. Donc le problème hors période de scénarios plus discriminants après 2050, est de parvenir à prévoir le fond plus précisément à l'échelle minuscule de la France.

 


Avec le RC de fond, donc à cause de la tendance de fond significative, les données ne sont vraiment pas assez i.i.d pour faire une fixette sur le centre d'une moyenne classique, qui n'est pas assez pertinente, donc il faut faire quelque chose pour estimer plus correctement la toute dernière moyenne et le niveau du bout du signal d'échelle climatique. Le GIEC (voire MF, à vérifier avec les 1.4°de RC trouvés) prend donc la liberté d'estimer une moyenne/30 ans par la dernière moyenne/10 ans (ce qui serait une grosse erreur sans tendance significative) en plus d' autres méthodes comme :

Le traitement du bruit. Ils le déterminent et le retirent pour estimer le signal de fond le plus probable jusqu'à nos jours.

Ils calculent le dernier RC de fond avec différentes tendances linéaires totales et regardent l'évolution à différentes périodes.

Ils intègrent les forçages comme pour le GWI.


Dans mon cas pour la France, j'utilise le loess/60 ans qui a l'avantage de suivre de près les moyennes/30 ans sans capter leur micro bruit inutile pour l'échelle climatique tout en allant au bout de la période, en respectant les changements significatifs de tendance linéaire, tout en regardant aussi ceux /30 ans, /15 ans, /10 ans, le loess auto, l'évolution des moyennes/30 ans et les points de changements significatifs de tendances linéaires, pour voir la cohérence et ne pas être contaminé par le bruit et/ou des artéfacts visuels/statistiques fréquents avec les lissages et des pentes linéaires non significatives. Pour bouger le loess/60 ans à la baisse d'ici 2050 pour rejoindre les 0.3°/déc de fond des modèles, il faudra obligatoirement un palier climatique pas vu par les modèles sur la France,  d'où l'improbabilité que ça arrive et la probabilité que les modèles ne cernent pas bien le fond (là le Loess/60 ans devrait être un peu sous la valeur centrale les modèles, comme au global, si c'était une simple question de bruit, vu que celui moins chaud on l'a déjà eu sur la France aussi).

 

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