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Statistiques et anomalies climatiques globales


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L’étude Cowtan & Way semble avoir une démarche astucieuse et intéressante. Elle fait l’objet de vérifications pour en mesurer la pertinence et la validité.

Ed Hawkins l’a déjà inclus dans son graphe, actualisé en Novembre, de comparaison des anomalies de températures réelles avec les prévisions des modèles CMIP5 présenté dans le rapport AR5. (Voir mon post # 1363).

Comme chacun peut le voir, cela ne change pas grand-chose sur la tendance générale.

Leurs données sont disponibles sur http://www-users.york.ac.uk/~kdc3/papers/coverage2013/methods.html

La tendance décennale sur les 30 dernières années passe de ~0,17°C (Hadcrut4) à ~0,195°C (hadcrut4 hybride), toujours, pour l'instant, dans le bas de la gamme des projections CMIP5..

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Je reviens sur ce sujet mal placé dans le national car c'est global. "Le réchauffement climatique en pause : records de chaleur mondiaux, c'est fini !" http://www.lameteo.org/index.php/news/2822

Beaucoup d'erreurs élémentaires et incroyables pour des pro dans tout ce que je viens de lire, que ce soit dans l'édito de Fred sur "Où en est le RC", https://www.lameteo.org/index.php/news/3149-ou-en

Autre vision...les dernières 12000 années..   

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je n'avais pas le temps d'intervenir mais les premières réactions à l'actu de Futura Sciences (c'est à dire toutes celles qui disent que c'est là du pain béni pour les climato sceptiques méritent une réponse, me semble t il.

En fait, ces réactions, je les avais déjà obtenues avant la parution de la news et de la part de mes "vieux collègues".

Comme le dit christian, ça ne change rien sur le fond. Les auteurs le soulignent d'ailleurs eux mêmes. Ils disent très précisément ce que dit christian, cad que la période de 15 ans est trop courte et que les changements qu'introduit leur méthode sont à l'intérieur du bruit de fond. mais c'est quand même du bon boulot.

Et donc, il n'y a aucune raison de s'autocensurer sous prétexte que les CS vont nous tomber dessus. C'est ce qu'ils veulent en réalité: s'ils pouvaient interdire toute recherche sur le climat certains seraient ravis, ils réclament d'ailleurs que l'argent public aille à des choses plus utiles.

A défaut, ils aimeraient bien que les chercheurs cherchent dans leur coin et cessent des les enquiquiner. Pour en arriver là, l'intimidation et le terrorisme intellectuel sont leurs armes préférées mais ça va au delà (demandez donc à Peter Jones , à Michael Mann, à James Hansen ce qu'ils en pensent et plus près de nous, voyez donc les insultes qui fleurissent pour Jean Jouzel).

Notre seul droit serait de nous taire . Eh bien justement, ça serait la pire chose à faire: les CS, on s'en fout et on fait notre boulot qui est 1 de chercher 2 de publier et de communiquer

Ce papier est typique de ce qu'est l'activité scientifique: on cherche à diminuer les marges d'erreur que celles ci soient instrumentales ou méthodologiques. J'avais pondu une actu sur FS quand John Willis avait corrigé les mesures de températures océanique en mettant en évidence les biais des sondes XBT par rapport aux sondes ARGO. C'est le même type de travail ici: réduire les erreurs.

C'est ce qui a été fait et pas mal fait pour autant que je puisse le comprendre. Sur le site que gpiton donne en lien, les auteurs donnent tous les moyens de vérifier , ils répondent aussi à qq questions qu'on pouvait se poser quant à leur méthodologie.

En particulier, ils expliquent clairement en quoi les mesures satellite interviennent. Leur méthode permet de s'affranchir de la plupart des biais sauf peut être un qui mériterai qu'on s'y attache: si les mesures satellite ont un biais qui évolue de façon systématique avec la tendance au réchauffement, alors, il n'est pas éliminé par leur approche.

Il reste un ralentissement dans le rythme du réchauffement. Il reste tout aussi intéressant d'en identifier les causes si cause il y a. Apparemment, il semble qu'au cours de ces dernières années le réchauffement de l'Arctique ait pris plus que sa part du réchauffement global. mais il faut aussi noter que leur méthode corrige un peu à la baisse le rôle des ENSO

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Pour un scientifique, ça ne change pas grand chose... sauf que ce ralentissement de la composante rapide a motivé des études exprès, et a influencé la méthologie vue dans le rapport du GIEC : sélectionner des modèles sur la base de la tendance la plus récente. Si la tendance récente est en fait mal connue, je pense que ça remet en question la validité de beaucoup de travail récent (tous ceux qui se sont engouffrés dans la brèche ouverte par ce ralentissement). Résultat, on doit retourner 5 ans en arrière, à l'heure où personne ne parlait sérieusement de pause.

Je ne comprends pas que le GIEC a accepté au dernier moment de parler de pause à l'heure où l'étude de C&W était sans doute connue.

Et pour rigoler, C&W ce sont des chimistes de l'Université de York (GB).

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Dans ta phrase, que veux tu dire exactement par "on fait quoi maintenant ?", Cotissois31 ??

Williams

Au niveau communication, on fait quoi oui.

L'information sur la "pause" a fait le tour du monde médiatique ces derniers mois. Si on revient sur cette hypothèse, ça fait juste : pas sérieux.

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Précisément, le fait que le bureau du GIEC ait accepté de parler de ralentissement est un exemple de la réussite de la méthode d'intimidation des CS. Souvenez vous de Naomi Oreske et qq autres montrant qu'il y avait auto censure au sein du GIEC.

Par contre, je ne voius pas à quoi tu fais allusion avec la sélection de modèles en fonction de la tendance la plusrécente.

Enfin, cette histoire de "hiatus" reste tout à fait intéressante scientifiquement puisqu'elle nous interroge sur la variabilité aux échelles multi décennales.

On s'y intéressait déjà, c'est le sens de CLIVAR et on prévoyait bien que ça serait très difficile.

On n'y arrivera peut être pas avant longtemps mais faire de la prévi probabiliste à 10 ou 20 ans, c'est un enjeu qui vaut la peine de prendre des risques.

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Au niveau communication, on fait quoi oui.

L'information sur la "pause" a fait le tour du monde médiatique ces derniers mois. Si on revient sur cette hypothèse, ça fait juste : pas sérieux.

On s'en fout: la science avance par essais et erreurs. C'est le fondement même de la méthode scientifique, il n'y a pas à mollir là dessus . Au contraire, même.

Quant au terme "pause", c'est une simplification abusive, très abusive de la communication scientifique. On a parlé de ralentissement, on a expliqué que c'était parfaitement possible à cause des interactions océan atmosphère. Rien de tout cela n'est remis en cause.

On ne fait pas de science en fonction de la réaction des CS. Ca n'a aucun sens!

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Allez expliquer cela !

Demandez aux prévis de MF s'ils ont le droit à l'erreur sur des questions sensibles...

Précisément, c'est une raison de plus pour ne pas mollir et avoir un discours rigoureux.

Or, tu me sembles obsédé par l'interprétation des CS parce qu'en réalité, cet article ne chamboule pas tout, il ne fait que de petites corrections et d'un coup il te semble que tout est changé et qu'on dit le contraire de ce qu'on disait auparavant: relis donc ce que dit christian par exemple

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Les idées c'est bien gentil, mais je suis plutôt inquiet pour l'avenir même de la profession scientifique "indépendante" qui avance sans bouclier. Je ne crois pas que les Etats paieront éternellement l'indépendance de la recherche quand elle sera tombée au plus bas des sondages d'opinion.

Dans l'histoire, ça fait 3-0 pour les CS. Voilà ce que donnent les bonnes intentions sans bouclier.

Et scientifiquement, ce ne sont pas des petites corrections. Ce sont des corrections importantes de la composante rapide. Alors ça ne change pas sérieusement la composante lente, mais le monde de la recherche s'est engouffré dans la composante rapide, il faut réaliser. Et sur le sujet de la composante rapide, les médias sont aux aguets, car ça parle fortement aux gens. Donc c'est deux fois moins autorisé à se tromper. En composante lente on peut prévoir +3 ou +6 en 2100, le public s'en moque à peu près.

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"Le Giec, sous pression après quelques erreurs relevées dans son dernier rapport de 2007, "se rendrait extrêmement vulnérable à de nouvelles critiques, sincères ou non" s'il ne parlait pas du sujet, estime aussi Wendel Trio, directeur de l'ONG Climate Action Network Europe."

On doit sans doute remercier des gens comme Mr Trio, pour avoir si mal analysé les choses.

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Oui, bof, sur les forums on est tous hypersensibilisés aux réactions des CS . Dans la réalité, il semble que leur message porte peut être moins que nous avons tendance à le penser. Même aux USA, parmi les républicains, il semblerait que la majorité ne met pas en doute le rôle de l'acttivité humaine ni le réchauffement (http://www.skepticalscience.com/Broad-consensus-climate-change-across-American-states.html. Par contre,i les membres du Tea Party seraient très majoritairement convaincus du contraire . Ce sont de loin les plus activistes, ce sont ceux là qui inondent les blogs.

Loin de moi, l'idée de sousestimer l'impact du dénigrement en règle mais, de toute manière, et quoi qu'on fasse, ça n'ira jamais à leurs yeux et ne nous laissons pas trop prendre à leu jeu.

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Si je considérais que la question du climat était de la pure science, je serais moins sensible. La réalité c'est que scientifiquement, on apprend pas grand chose de nouveau en 20 ans de GIEC. Aujourd'hui l'affaire est largement politique, et un scientifique ne peut pas ignorer çà. Sauf à croire que la profession de scientifique est inattaquable et indétrônable.

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Oui, bof, sur les forums on est tous hypersensibilisés aux réactions des CS . Dans la réalité, il semble que leur message porte peut être moins que nous avons tendance à le penser. Même aux USA, parmi les républicains, il semblerait que la majorité ne met pas en doute le rôle de l'acttivité humaine ni le réchauffement (http://www.skepticalscience.com/Broad-consensus-climate-change-across-American-states.html. Par contre,i les membres du Tea Party seraient très majoritairement convaincus du contraire . Ce sont de loin les plus activistes, ce sont ceux là qui inondent les blogs.

Loin de moi, l'idée de sousestimer l'impact du dénigrement en règle mais, de toute manière, et quoi qu'on fasse, ça n'ira jamais à leurs yeux et ne nous laissons pas trop prendre à leu jeu.

J'aimerai partager ton optimisme, pour ceux qui ont des problèmes avec l'anglais d'autres articles en français pour que chacun puisse se faire librement son opinion:

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20131104.OBS3773/obama-mobilise-une-task-force-contre-le-changement-climatique.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/15/l-australie-saborde-ses-outils-de-lutte-contre-le-changement-climatiq_3514473_3244.html

http://www.lemonde.fr/japon/article/2013/11/15/le-japon-revient-sur-son-objectif-de-reduction-de-gaz-a-effet-de-serre_3514270_1492975.html

http://www.notre-planete.info/actualites/3867-conference-mondiale-climat-ONG-retrait-negociation

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A Cotissois : certes, on est davantage dans le débat philosophique que scientifique, mais honnêtement je préfère de loin voir une science qui avance quitte à reconnaître les éventuelles erreurs qu'elle peut faire plutôt qu'une science qui voudrait avancer en planquant des cadavres dans les placards. En cela je suis parfaitement d'accord avec Sirius : il n'y a pas à faiblir sur des principes comme celui-ci, et il n'y a rien à gagner pour les scientifiques à vouloir troquer un peu de cette rigueur juste pour de l'image politique. D'autant que leur image, si c'étaient des CS qui venaient à tomber sur les cadavres des placards (au lieu d'avoir à aller chercher une malheureuse phrase sortie de son contexte au fin fond d'un e-mail vieux de plusieurs années), elle aurait beaucoup, beaucoup plus à perdre.

Du reste, cela a été dit, cette étude ne change pas non plus fondamentalement les choses : on ne remet pas non plus en cause toute la science climatique. Le fait que les CS eux-mêmes ne parlent finalement que peu de cette étude et n'en font pas une éloge particulière (c'est même plutôt le contraire, ils ne vont pas s'empresser de soutenir que le réchauffement des dernières années aurait été sous-estimé) montre bien que cela ne va pas être leur futur cheval de bataille dans la démolition du rapport du GIEC.

A Bernard : je pense qu'il faut faire la part entre ce qui relève de la vraie remise en cause scientifique des effets de l'activité humaine, et ce qui relève de seuls choix économiques assumés, même si la frontière entre les deux peut parfois paraître un peu floue. Je pense sérieusement que beaucoup de gouvernements prennent ce genre de décisions comme celles que tu as signalées non par scepticisme ou défiance de la science climatique, mais seulement parce qu'ils préfèrent favoriser d'autres intérêts économiques en particulier en période de crise comme celle-ci. Cela n'empêche pas que certains gouvernements nourrissent une réelle défiance à l'égard de la communauté scientifique (Bush), ou que d'autres soient convaincus du rôle réel de l'activité humaine mais considèrent qu'ils n'en n'ont rien à faire voire même qu'il s'agit d'une opportunité (Poutine), mais je ne pense pas qu'il faille réellement généraliser ces positions. Ton deuxième lien renvoie par exemple à une décision du premier ministre australien, celui-la même qui avait déclaré pas plus tard que le mois dernier que "le changement climatique est réel, comme je l'ai déjà dit, et nous devons prendre des décisions fortes contre lui" ("Climate change is real, as I've often said, and we should take strong action against it") - bon encore que lui, je ne suis pas sûr que ce soit un bon exemple parce que c'est très probablement un vrai sceptique prêt à raconter un petit bobard en passant pour troquer un peu d'honneur contre un peu d'image.

Le vrai fond du sujet, c'est que les gouvernements sont dans l'ensemble assez convaincus par le changement climatique comme le souligne Sirius, mais qu'ils n'en font pas un problème prioritaire. Peut-être aussi tout simplement parce que les gens eux-mêmes n'en font pas un problème prioritaire ; il n'y a qu'à voir ces dernières semaines l'hostilité déclenchée par l'écotaxe pour se rendre compte à quel point les gens font aujourd'hui passer les questions économiques devant les questions environnementales. Je fais juste un constat, ce n'est pas un jugement de valeur.

Pour revenir au sujet initial, je me suis juste fait une remarque en passant, les valeurs données par l'étude dont il est question se rapprochent assez sensiblement des séries de températures obtenues par les réanalyses. J'avais lu plusieurs fois qu'on avait un peu de mal à expliquer que les réanalyses donnaient des valeurs souvent plus élevées ces dernières années que les résultats officiels type GISS ou HadCrut ou que l'on considérait qu'elles avaient un biais chaud, finalement il pourrait s'avérer qu'elles n'étaient pas aussi inexactes qu'on aurait pu le penser (enfin il me semble ?).

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il n'y a pas à faiblir sur des principes comme celui-ci, et il n'y a rien à gagner pour les scientifiques à vouloir troquer un peu de cette rigueur juste pour de l'image politique.
Il n'y a rien à gagner pour la Science, c'est différent. Si vous voulez vous engager dans la religion Science, sans vous apercevoir que vous évoluerez à côté du monde humain, et bien sans moi.
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Je n'ai pas grand chose à rajouter à ce que dit Treize Vents. Je pense comme lui que beaucoup de politiques n'ont guère de doutes quant à la réalité du problème. Mais faire de la politique (au sens noble du terme), c'est faire des choix. C'est aussi plus prosaïquement louvoyer entre des écueils, des risques, des résistances au changement et des désirs d'autres changements..louvoyer ou faire au mieux choisissez ce que vous préférez.

Faire des choix, c'est évaluer les risques, cad estimer l'aléa (c'est ce que nous appelons à tort le risque climatique), la vulnérabilité et l'exposition et bien sûr, comparer à ce que l'on obtient pour d'autres aléas (ex l'aléa économique ou sociétal). Ce qui n'est pas admissible, c'est de nier l'aléa pour favoriser un choix plutôt qu'un autre. Il est donc tout aussi inadmissible de sousestimer l'aléa économique . Ensuite le choix peut devenir très difficile .

Pour en revenir au papier lui même, Treize Vents souligne le meilleur accord avec les réanalyses: je ne pense pas me tromper en disant que les réanalyses n'ignorent pas les hautes latitudes. Ceci explique cela, on va peut être pouvoir se servir de cet outil là !

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Pour les réanalyses: comme elles ne sont pas faites pour, et comme c'est déconseillé par les développeurs, je me vois mal me réorienter vers les réanalyses pour le signal climatique . Je l'avais fait une fois, et on m'avait gentillement fait comprendre que ce n'était pas fiable.

Néanmoins, les réanalyses ont l'avantage de donner des informations qualitatives dans l'espace continu et pour des variables compliquées à mesurer, à défaut d'une grande précision.

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Sur les tendances longues, le graphe ci-dessous montre l'évolution des tendances décennales, de 1910 à 2013 (valeurs provisoires pour 2013).

Pour une année donnée, la tendance est calculée sur les anomalies des 30 dernières années (ex pour 2013, la base est 1984 à 2013).

9153.png

Les points noirs correspondent aux estimations d'anomalie du Giss Loti et les points jaunes aux estimations C&W hybrid (pour info en attendant leur validation définitive).

La droite de régression est calculée sur les valeurs Giss Loti de 1966 à 2003.

Les calculs sur 30 ans permettent d'éliminer la "variabilité rapide", tout en gardant la "variabilité à long terme" (60 ans par ex.).

Sur la bases des estimations Giss Loti, la tendance n'a pas dépassé les 0,2°C par décennie. Elle est en légère régression depuis 2003. Elle aurait atteint 0,25 à 0,26°C vers 2012-2013 si la tendance, depuis 1966, n'avait pas évolué.

Les dernières tendances décennales calculées sur une durée de 30 ans :

RSS ~0,15°C, NOAA ~0,16°C, GISS loti ~0.17°C, UAH ~0,17°C, Hadcrut4 ~0,17°C, NCDC ~0,17°C

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Saint Hilaire (195m), 20km au Sud de Toulouse (Haute Garonne)

Sur les tendances longues, le graphe ci-dessous montre l'évolution des tendances décennales, de 1910 à 2013 (valeurs provisoires pour 2013).

Pour une année donnée, la tendance est calculée sur les anomalies des 30 dernières années (ex pour 2013, la base est 1984 à 2013).

9153.png

Les points noirs correspondent aux estimations d'anomalie du Giss Loti et les points jaunes aux estimations C&W hybrid (pour info en attendant leur validation définitive).

La droite de régression est calculée sur les valeurs Giss Loti de 1966 à 2003.

Les calculs sur 30 ans permettent d'éliminer la "variabilité rapide", tout en gardant la "variabilité à long terme" (60 ans par ex.).

Sur la bases des estimations Giss Loti, la tendance n'a pas dépassé les 0,2°C par décennie. Elle est en légère régression depuis 2003. Elle aurait atteint 0,25 à 0,26°C vers 2012-2013 si la tendance, depuis 1966, n'avait pas évolué.

Les dernières tendances décennales calculées sur une durée de 30 ans :

RSS ~0,15°C, NOAA ~0,16°C, GISS loti ~0.17°C, UAH ~0,17°C, Hadcrut4 ~0,17°C, NCDC ~0,17°C

Voilà qui est factuel !

Le fait d'être en "légère régression", par opposition a progression, est déjà énorme.

Cela permet de se retrouver, a fin 2013, a 0.18, en lieu et place de 0.26, effectivement.

Tout est bon a prendre ...

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Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)

Ce graphe est une technique habile de cueillette de cerises probablement involontaire si Gpiton en est l'auteur (mais pas si ça vient d'un blog quelconque), qui ne respecte pas les changements significatifs de tendance du modèle linéaire.

Et oui, il est mathématiquement faux de tirer une tendance linéaire sur 30 ans pour ce cas, alors qu'à un moment dans une période de 30 ans, il y a un changement significatif de tendance! Donc pour le respecter, il faudrait virer tous les points qui n 'appartiennent pas au même modèle linéaire et ne montrer que les points où il y a accélération significative de tendance. Donc au final il ne restera que 4 points valides (par ex 1946-1974 environ, c'est un autre modèle linéaire que celui sur 1975-2013, de même celui sur 1916-1945 est significativement différent de celui qui a suivi, etc. Ex : on ne peut pas tirer une tendance sur 30 ans à cheval sur deux tendances différentes comme sur 1960 et 1989, etc...)

Mais bon ça ne sert à rien de se casser la tête, j'ai déjà diffusé ces 4 points déterminés par Tamino et aussi parce que ce graphe ne montre qu'une fin d'accélération sans aucun sens (il n'y a pas d'accélération significative de tendance/30 ans au RC sur la période de la droite, l'accélération visible n'existe pas mathématiquement, donc la fin d'une accélération non significative, c'est du vent aussi. Les négativistes deviendraient complétement fous si un réchauffiste montrait une telle pente avec cette technique, pour faire croire qu'il y avait accélération de la tendance/30 ans du RC sur la période. Maintenant certains s'en servent à l'inverse, pour faire croire qu'il y a une régression/stabilisation de la tendance sur 30 ans, alors qu'elle n'a jamais accéléré sur la période, ni changé significativement depuis 75 !)

C'est normal et artificiel que la pente de ce graphe change avec le chevauchement de données/30 ans avec des années où le réchauffement n'était pas présent (en ne respectant justement pas le changement significatif de tendance !) et vu que ce serait assez effroyable que la tendance/30 ans continue d'accélérer jusqu'à ce qu'elle devienne significative et donc plus chaude que prévu, ou pire qu'elle accélère sans fin !

Voilà encore un bel exemple de très mauvaise utilisation des stats en ne respectant pas les bases.

Il n'y a pas de différence significative de tendance prévue/30 ans et observée, les variations affichées n'ayant aucun sens pour le fond, ça n'a donc absolument aucun sens d'attirer l'attention sur 2003, c'est de la pure cueillette de cerises, mais pire encore, vu qu'elle est basée sur le non respect du modèle utilisé, alors que d'habitude les négativistes se contentent de chercher des périodes courtes sans aucun sens, mais en respectant le modèle.

Ce graphe n'a rien à voir avec un changement significatif ou non de tendance/30 ans, ou sur une régression de la tendance / 30 ans. Malgré un niveau plus élevé visuellement, Il n'y a aucune différence significative entre la tendance moderne et celle du réchauffement vers 1910- 1940, ce sont les mêmes tendances, la moderne dure simplement plus longtemps et n'a toujours pas changé significativement.

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En effet, les tendances décennales sont quand même loin d'être l'idéal pour étudier un signal comme çà : la tendance sur 10 ans on ne sait pas l'interpréter, donc comment analyser ce genre de graphiques ? Refaites l'exercice avec une tendance sur 30 ans pour voir...

Le cas de C&W est pour moi un bel exemple du problème de communication qui est de définir un estimateur optimal et une incertitude symétrique autour de l'estimateur. La symétrie de l'incertitude la rend "aveugle" et les gens ne retiennent que l'estimateur. C'est comme faire une courbe d'épaisseur 5 au lieu d'épaisseur 2, les gens retiennent la courbe, pas son épaisseur.

Dans l'histoire, C&W reste dans les bornes de l'incertitude, mais est dans la borne basse pour 1998 et dans la borne haute pour 2010.

Je dis d'autant plus que l'article de Sciences et Vie utilise comme introduction "choc" une version épaisseur 10 de la courbe du MetOffice.

C'est caricatural, mais pourtant c'est la courbe de l'estimateur, donc il n'y a pas de manipulation.

Et visuellement, le fait que 1998 était jugé à égalité avec 2010 était une des raisons principales de l'apparence "palier".

Si on fait une version épaisseur 10 de la courbe de C&W on aura visiblement pas la même impression car 1998 est nettement inférieur à 2010. Du coup, les magasines ne pourront plus utiliser cette courbe comme caricaturale.

On a eu exactement le même problème avec la courbe de Mann, au passage. Bizarre de ne pas retenir les erreurs du passé. Mais je pense que le MetOffice a un peu délibérément laisser courir car c'était leur courbe, parce que le public anglo-saxon est facilement climato-sceptique, parce qu'ils ont profité pour faire des prévisions décennales qui allaient dans le sens de leur courbe, parce qu'ils aiment bien faire le buzz.

Donc si on veut éviter de donner du grain à moudre pour tous les médias, aussi bien "chocs" que "sceptiques", il faudrait comprendre qu'on ne communique pas sur un estimateur. Pour les prévisions, on a aussi un estimateur (moyenne des scénarios), et on ne le communique pas, avec raison.

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On peut présenter ce genre de courbes, qui est déjà plus intéressant

Figure7.png

On a deux estimateurs, avec 2 incertitudes, du coup on est beaucoup plus proche de ce qu'on sait vraiment : une approximation de la réalité. Et pas la réalité.

Et du coup, le public comprendra beaucoup mieux que la dernière période n'est absolument pas une preuve que le réchauffement a fait une pause.

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Guest Sky Blue

Voilà qui est factuel !

Le fait d'être en "légère régression", par opposition a progression, est déjà énorme.

Cela permet de se retrouver, a fin 2013, a 0.18, en lieu et place de 0.26, effectivement.

Tout est bon a prendre ...

Pas tant que cela au vue des dires de Christian et Cotissois.bored.gif
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Et visuellement, le fait que 1998 était jugé à égalité avec 2010 était une des raisons principales de l'apparence "palier".

Merci à Cotissois et ChristianP.sorcerer.gif

Ah cette année 1998 !

A l'époque, les CS nous disaient "c'est de la variabilité naturelle", donc circulez, il n'y a rien à voir.

Depuis, c'est devenue l'année de référence. Dommage, 97 ou 99 sont aussi valables !pinch.gif

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Et pour tous ceux qui passent sur ce forum un rapidement, une précision importante, qui n'est pas triviale.

La différence dans C&W se fait sur l'Arctique. On pourrait se dire : pourquoi le réchauffement arctique est important.

Parce qu'au premier ordre, on étudie le réchauffement climatique sur la base d'une Terre avec 1 température, 1 couple de flux entrants/sortants, 1 densité de CO2.

Du coup, la température moyenne globale devient le "proxy" de référence, aussi bien pour les scientifiques que les communicants. Elle symbolise l'état du système.

La température moyenne globale est calculée mathématiquement comme l'intégrale sur la sphère des mesures locales de température. Le calcul intégral est une technique bien connue pour observer les choses du premier ordre. On a le droit de le faire, car on est dans la modélisation d'un système continu, et parce que ce calcul marche bien tout simplement. Le calcul de la température globale est compliqué, mais on a l'expérience quand il y a suffisamment de données. Au final, le traitement du signal nous donne la température sur des gros pixels, et l'intégrale finale est obtenue par sommation des pixels.

L'erreur du MetOffice c'est qu'ils ont fait la somme sur un nombre réduit de pixels, et ont appelé la courbe finale "température moyenne globale" en se disant que les tendances sur un nombre réduit seraient révélatrices des tendances réelles.

Le GISS a fait la somme sur tous les pixels mais avec des incertitudes fortes sur certaines zones. Du coup, le calcul est biaisé.

C&W ont proposé une méthode simple pour corriger le biais principal du GISS, en utilisant les pixels bien mesurés du MetOffice, aboutissant à quelque chose de beaucoup plus fiable, même si ce n'est pas non plus la courbe exacte.

Notons à la décharge des dernières communications que le MetOffice a corrigé sa courbe en 2012 (HadCRUT 4) donc la meilleure estimation de C&W ne pouvait pas se faire avant.

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