Sam49

Suivi de l'englacement au pôle nord

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A noter la faiblesse de l'extend à l'heure actuelle qui se situe en 2eme position des plus basses à cette époque de l'année, couplé à une attaque du bassin central précoce cette année (voir quelques post precedents)

Et paradoxalement, les dernieres données de volume montrent à l'inverse une valeur qui s'eloignent legerement de la valeur record, et il en est de meme pour l'epaisseur. 

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Il y a 12 heures, serge26 a dit :

A noter la faiblesse de l'extend à l'heure actuelle qui se situe en 2eme position des plus basses à cette époque de l'année, couplé à une attaque du bassin central précoce cette année (voir quelques post precedents)

 Et paradoxalement, les dernieres données de volume montrent à l'inverse une valeur qui s'eloignent legerement de la valeur record, et il en est de meme pour l'epaisseur. 

C'est effectivement étonnant ce qui donne d'ailleurs lieu à des débats intéressants sur les topics d'Artic sea ice forum :

https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php?board=3.0

Ce qui étonne également est le peu de conséquences actuelle sur l'étendue des évènements actuels en Arctique, certains prédisent une falaise dans l'étendue d'ici peu. On verra bien, mais en tout cas ce printemps et début de fonte est passionnant à suivre (tout en sachant les conséquences désastreuses d'une nouvelle année record ou proche du record)...

A noter le record de l'étendue du bassin central, celui qui est le plus à surveiller puisque le dernier à subsister généralement à la saison de fonte (comme l'avait également figuré @Higurashi avec le super graphique posté page 194).  Voici un autre graphique à ce propos :

index.php?action=dlattach;topic=2223.0;attach=102058;image

Source https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php/topic,2223.700.html

Je ne sais pas d'ailleurs si on peut trouver quelque part un graphique d'épaisseur du bassin central ce qui permettrait d'évaluer le volume et ainsi la probabilité de résistance de ce bassin aux trois mois de saison de fonte qui restent ?

 

Edit : à noter aussi le bon post de Neven sur les données PIOMAS :

http://neven1.typepad.com/blog/2018/06/piomas-june-2018.html

avec une carte des anomalies d'épaisseur en Mai intéressante puisque les anomalies positives se situent justement là où les événements météorologiques actuels entraînent et vont entraîner une forte fonte et fragmentation de la glace. Il faudra également surveiller l'apparition d'étangs de fonte au niveau du bassin central :

6a0133f03a1e37970b0224e0402a1f200d-pi

 

Modifié par Yoann44
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Il y a 5 heures, Yoann44 a dit :

Il faudra également surveiller l'apparition d'étangs de fonte au niveau du bassin central :

Et c'est bien ça qui m’inquiète le plus, en survolant à assez basse altitude les zones arctiques, c'était de plus en plus flagrant

(merci pour vos observationsB|)

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Juste pour commenter que le passage d'une tempête sérieuse en début de mois pourrait laisser des traces, comme le fait remarquer Neven:

gfsnh-0-84_evt9.png

 

Et nous sommes parfaitement entrés dans la période où le cumul de °C cesse de se creuser par rapport à la norme, c'est devenu habituel:

Capture_uze1.PNG

 

Ces derniers jours, la débâcle est calme, avec un point de vigilance notable sur des zones où la concentration diminue déjà dans le pack central:

Capture_ibf1.PNG

 

Modifié par sebb

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Il y a 4 heures, sebb a dit :

Et nous sommes parfaitement entrés dans la période où le cumul de °C cesse de se creuser par rapport à la norme, c'est devenu habituel:

Capture_uze1.PNG

 

 

Vu que la normale de la T2M calculée par le DMI est positive à cette période de l'année, il n'est mathématiquement pas possible d'avoir une anomalie négative journalière de FDD (Un FDD ne peut pas être négatif ; dès lors que la norme = 0, on ne peut pas avoir d'anomalie négative). C'est donc normal que le cumul de déficit cesse de se creuser, puisqu'il ne peut mathématiquement que se réduire. Soit la Tm est positive et le cumul ne bouge pas, soit elle est négative et il se réduit.

 

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Relative bonne nouvelle pour l'arctique, les prochains jours semblent montrer une concentration des masses d'air froides sur le bassin.

En revanche sur les continents les T° s'envolent, comme ce fut le cas la semaine derniere au niveau du cap nord.

Mais çà se joue à pas grand chose pour que çà vire du mauvais coté.

On se dira que c'est toujours çà de pris!

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Je vois surtout un risque de tempête qui devient sérieux, on a déjà eu un avertissement il y a un mois.

Ce ne serait pas une bonne nouvelle, le risque de se retrouver avec une banquise en morceau est sérieux avec ce genre de dépression.

L'area prendait alors une claque, que suivrait l'extent en 2eme partie de débâcle. Et puis ça entraîne de l'air humide positif loin sur la banquise les vents forts.

ECH1-144_fyq3.GIF

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À noter que l'intense remontée chaude qui concerne le nord de la Sibérie et qui déborde sur le bassin Arctique s'accompagne d'un apport important de particules provenant des feux de forêts plus au sud.  Heureusement que cette vague de chaleur polaire ne déborde pas plus vers l'intérieur du bassin et s'évacue assez vite contrairement à ce qui avait pu être envisagé il y a quelques jours par certains runs, car il y a vraiment une combinaison d'éléments très défavorable. Le côté pacifique de la banquise devrait tout de même prendre un bon coup dans la figure.

 

180704010826637131.jpg

Modifié par Higurashi
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il y a 16 minutes, Higurashi a dit :

À noter que l'intense remontée chaude qui concerne le centre et l'est de la Sibérie et qui déborde sur le bassin Arctique s'accompagne d'un apport important de particules provenant des feux de forêts plus au sud.  Heureusement que cette vague de chaleur polaire ne déborde pas plus vers l'intérieur du bassin et s'évacue assez vite contrairement à ce qui avait pu être envisagé il y a quelques jours par certains runs, car il y a vraiment une combinaison d'éléments très défavorable. Le côté pacifique de la banquise devrait tout de même prendre un bon coup dans la figure.

 

Un bon article à propos de cette vague de chaleur dantesque qui à défaut de "brûler" le pack central (et heureusement) va faire du mal à la banquise côté laptev (déjà bien entamé) et Sibérie orientale :

https://wxclimonews.com/2018/07/02/extreme-heat-event-in-northern-siberia-and-the-coastal-arctic-ocean-this-week/

 

us_model-en-087-0_modusa_2018070212_45_15801_217

 

Ce qui est fascinant et effrayant c'est de voir ces anomalies importantes de températures en Sibérie devenir récurrentes l'été entraînant un accroissement des feux de forêts (incontrôlables dans cette région) et la fonte du pergélisol plus au nord. On entre dans du sérieux au niveau du réchauffement climatique (feedbacks dangereux), il faudra cependant voir si cette récurrence aura des conséquences sérieuses sur l'extension de la banquise notamment dans le pack central, ce qui n'a pas l'air d'être le cas jusqu'à présent (cf topic artic sea ice forum https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php/topic,2278.1900.html où il est décrit qu'il faut que la suie provenant des feux de forêts soient déposées par une dépression pour avoir un effet concret sur la banquise, à l'inverse si cela reste dans l'atmosphère cela favoriserait au contraire une faible entrée du rayonnement dans la basse atmosphère freinant la fonte).

 

Par contre, si les zones périphériques de l'océan arctique sont découvertes dans les années à venir vers Juin et que ces vagues de chaleur impressionnantes venues de Sibérie continuent, il n'y aura plus de quoi stopper des remontées d'air chaud vers le pack central en été (de même que le réchauffement des eaux sera plus rapidement marqué favorisant également la fonte et une faible extension de la banquise en automne/hiver, cf image ci-dessous).

gfs_nh-sat3_sstanom_1 jour

Je pense que c'est à ce moment là qu'on atteindra vite une falaise en terme d'extension de la banquise en été, mais ce n'est qu'une théorie personnelle et qui omet plein d'autres facteurs qui rentrent en ligne de compte (oscillations naturelles du climat, modification des régimes atmosphériques, modification des courants marins, etc... :) )

 

Modifié par Yoann44
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il y a 50 minutes, Yoann44 a dit :

il faut que la suie provenant des feux de forêts soient déposées par une dépression pour avoir un effet concret sur la banquise, à l'inverse si cela reste dans l'atmosphère cela favoriserait au contraire une faible entrée du rayonnement dans la basse atmosphère freinant la fonte).

 

Vu depuis l'espace, la présence de suies en altitude au-dessus d'une surface blanche diminue l'albédo et conduit à un gain d'énergie pour le système, toutes choses égales par ailleurs (perspective TOA). Cependant, il est vrai que pour le bilan de surface, cela conduit à une diminution du flux radiatif incident et donc à une perte d'énergie toutes choses égales par ailleurs. Je ne l'ai pas précisé dans mon post plus haut, mais ce n'est pas l'effet direct de ces fumées qui m'interpelle, pour les raisons évoquées, mais le fait qu'il y'a toujours un dépôt sec et surtout un dépôt humide à attendre. Il devrait en effet précipiter sur une partie du bassin, les bandes transporteuses frontales auront certainement aspiré une partie non négligeable de ces suies que l'on devrait retrouver au niveau de la surface au cours des prochains jours. Cela pourrait avoir des conséquences sensibles pour la suite, suivant le régime de temps présent.

Modifié par Higurashi
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Il y a 6 heures, Higurashi a dit :

 

Vu depuis l'espace, la présence de suies en altitude au-dessus d'une surface blanche diminue l'albédo et conduit à un gain d'énergie pour le système, toutes choses égales par ailleurs (perspective TOA). Cependant, il est vrai que pour le bilan de surface, cela conduit à une diminution du flux radiatif incident et donc à une perte d'énergie toutes choses égales par ailleurs. Je ne l'ai pas précisé dans mon post plus haut, mais ce n'est pas l'effet direct de ces fumées qui m'interpelle, pour les raisons évoquées, mais le fait qu'il y'a toujours un dépôt sec et surtout un dépôt humide à attendre. Il devrait en effet précipiter sur une partie du bassin, les bandes transporteuses frontales auront certainement aspiré une partie non négligeable de ces suies que l'on devrait retrouver au niveau de la surface au cours des prochains jours. Cela pourrait avoir des conséquences sensibles pour la suite, suivant le régime de temps présent.

 

Merci @Higurashi pour tes précisions toujours pointues et auprès desquelles j'apprends beaucoup :) 

Cette récurrence de vagues de chaleur en Sibérie me fait d'ailleurs penser aux recherches menées par Dr Jennifer Francis sur les ondulations plus marquées du Jet stream et aux blocages atmosphériques associés qui s'amplifient, et ce dû au réchauffement prononcé de l'Arctique en hiver, qui lui même accentue son ondulation, donc le réchauffement de l'arctique (et des vagues de froid importantes en Eurasie et Amérique du Nord), etc.... Mais justement ce que j'ai lu pour l'instant pointe surtout sur la saison hivernale. Y'a-t-il des recherches sur ces amplifications de vagues de chaleur en Sibérie ces dernières années, et si oui est-ce en lien avec le réchauffement de l'arctique et/ou l'extension de la banquise arctique ?

Tu avais également à un moment mentionné l'impact du réchauffement de l'Arctique sur les ondes de Rosby @Higurashi, serait-ce lié également à la récurrence de ces vagues de chaleur sibérienne ?

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Il y a 2 heures, Yoann44 a dit :

Y'a-t-il des recherches sur ces amplifications de vagues de chaleur en Sibérie ces dernières années, et si oui est-ce en lien avec le réchauffement de l'arctique et/ou l'extension de la banquise arctique ? Tu avais également à un moment mentionné l'impact du réchauffement de l'Arctique sur les ondes de Rosby @Higurashi, serait-ce lié également à la récurrence de ces vagues de chaleur sibérienne ?

 

Je reste toujours très prudent quand on en vient aux effets de l'amplification arctique sur la circulation atmosphérique, d'autant plus en été où l'on perd le fort réchauffement de basse couche caractéristique de la saison hivernale. C'est une question très difficile pour plusieurs raisons et il ne faut pas oublier que les blocages ou les ondulations du courant-jet ont une très forte variabilité à toutes les échelles de temps. De plus l'arctique n'agit pas dans l'isolation. De ce que j'ai lu, collectivement, les chercheurs ne s'accordent pas encore suffisamment sur ces questions pour que l'on soit en mesure de répondre de manière objective. Mais même sans considérer cette problématique, on a des processus amplificateurs locaux qui participent à accentuer les extrêmes chauds comme celui en cours, tels que la tendance à la diminution du manteau neigeux au printemps/été ou l'augmentation de l'énergie disponible qui tend à assécher plus rapidement les sols en surface. Donc, en partant d'une hypothèse où la circulation ne serait pas affectée, on aurait déjà une augmentation de la vigueur des extrêmes chauds en cas de synoptique favorable. 

Modifié par Higurashi
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Voici les propos d'un responsable d'une compagnie de brise-glace Russe, débordé de boulot en juin:

 

Le réchauffement de la planète, dont on parle depuis si longtemps, semble avoir quelque peu reculé et nous revenons aux normes des années 1980 et 1990», a déclaré le représentant de l'entreprise, Andrey Smirnov.

 

http://translate.google.fr/translate?u=https%3A//thebarentsobserver.com/en/2018/06/midsummer-tankers-get-ice-trapped-near-russian-arctic-port&hl=fr&langpair=auto|fr&tbb=1&ie=UTF-8

 

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En tout cas, à la vue des modèles du jour, les conditions vont être très dépressionnaires sur la bassin arctique cette fin de semaine et la semaine prochaine. Et plus fraîches que la normale (cf. anomalies de Z500 et T850 ensembliste CEP). Après, on le sait tous, les tempêtes à cette saison fragilisent le pack...

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Le 05/07/2018 à 13:37, ardeche07 a dit :

Voici les propos d'un responsable d'une compagnie de brise-glace Russe, débordé de boulot en juin:

 

Le réchauffement de la planète, dont on parle depuis si longtemps, semble avoir quelque peu reculé et nous revenons aux normes des années 1980 et 1990», a déclaré le représentant de l'entreprise, Andrey Smirnov.

 

http://translate.google.fr/translate?u=https%3A//thebarentsobserver.com/en/2018/06/midsummer-tankers-get-ice-trapped-near-russian-arctic-port&hl=fr&langpair=auto|fr&tbb=1&ie=UTF-8

 

 

"In Northern Siberia, along the coast of the Arctic Ocean – where weather observations are scarce – model analyses showed temperatures soaring 40 degrees above normal on July 5, to over 90 degrees. “It is absolutely incredible and really one of the most intense heat events I’ve ever seen for so far north,” wrote meteorologist Nick Humphrey, who offers more detail on this extraordinary high-latitude hot spell on his blog."

 

"En Sibérie septentrionale, le long de la côte de l'océan Arctique - où les observations météorologiques sont rares - les analyses de modèles ont montré des températures atteignant 40 degrés au-dessus de la normale le 5 juillet, à plus de 90 degrés. "C'est absolument incroyable et vraiment l'un des événements de chaleur les plus intenses que j'ai jamais vus pour le nord", a écrit le météorologue Nick Humphrey, qui offre plus de détails sur cet extraordinaire sortilège de haute latitude sur son blog."

 

https://www.washingtonpost.com/news/capital-weather-gang/wp/2018/07/03/hot-planet-all-time-heat-records-have-been-set-all-over-the-world-in-last-week/?noredirect=on&utm_term=.0587e5fc7ac8

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Le 05/07/2018 à 13:37, ardeche07 a dit :

Voici les propos d'un responsable d'une compagnie de brise-glace Russe, débordé de boulot en juin:

 

 

Il est vrai que la glace a pas mal tenu en fin de printemps et debut d'été dans le golfe d'Ob, plus que les années passées.

 

 

jaxa-sit-c.gif

 

 

Le golfe d'Ob c'est la petite bande de mer étroite qui se situe juste sous les trois dernières lettre du mot thickness, on y distingue de bonnes concentrations de glace alors que tout avait fondu assez précocement ces dernières années la bas. Remarquez par contre le recul assez exceptionnel au nord de la Sibérie : de près comme de loin, aucune année des decennies 1980 et 1990 n'avait connu un tel recul dans cette zone. En termes de normales, on est même déjà en deçà de ce qu'il restait en septembre dans les années 1980 dans ce secteur.

 

Cela étant, au sens large et malgre l'anomalie siberienne, il se confirme jusqu'à présent qu'on reste sur une tres petite fonte cette année. Le minimum de septembre ne devrait pas être très prononcé.

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Bonjour,

En temps qu'observateur dilettante, je suis très étonné de la variabilité de la fonte de la banquise sur seulement 4 ans, les différences régionales sont importantes et la configuration

de la surface englacée assez anarchique.

Je remarque cette année une fonte très ralentie depuis quelques semaines et la persistance de glace dans la baie d'Hudson et dans la zone Sibérienne notamment à hauteur de la Nouvelle Zemble. Par ailleurs la surface enneigée est encore très importante sur le nord du Labrador et la Terre de Baffin et ce n'est pas exclusif dans la zone Arctique.

 

 

6juil2015.png

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6juil2018.png

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il y a 13 minutes, pluviodacqs a dit :

Bonjour,

En temps qu'observateur dilettante, je suis très étonné de la variabilité de la fonte de la banquise sur seulement 4 ans, les différences régionales sont importantes et la configuration

de la surface englacée assez anarchique.

Je remarque cette année une fonte très ralentie depuis quelques semaines et la persistance de glace dans la baie d'Hudson et dans la zone Sibérienne notamment à hauteur de la Nouvelle Zemble. Par ailleurs la surface enneigée est encore très importante sur le nord du Labrador et la Terre de Baffin et ce n'est pas exclusif dans la zone Arctique.

 

De nombreux facteurs expliquent la variabilité annuelle de l'extension de la banquise arctique, mais dans la tendance de fond rien ne change, on se dirige toujours vers un océan Arctique quasi-découvert de banquise dans les décennies à venir (dans les années 2020 selon certains, plutôt 2030-2040 si on suit la moyenne des modélisations actualisées récemment). 

Tendance de fond pour l'extension de la banquise en Juin bien visible ici, malgré une fonte "limitée" par rapport à d'autres années récentes au vu des conditions météorologiques qui paraissaient pourtant propices à une forte fonte (cf forum d'artic sea ice sur l'extension) :

Figure4.thumb.png.e7788ea29b9b3b159bb475a2c7e76672.png

Source du graphique : http://nsidc.org/arcticseaicenews/

 

Tu peux aller sur le site du NSDIC trouver les données pour chaque mois, tu verras que la tendance de fond ne change pas, et que s'arrêter à 4 années de fonte "limitées" par rapport à 2012 est trompeur (2012 était quand même plus qu'exceptionnel de par les conditions synoptiques qui ont permis une fonte majeure, il faut le rappeler !).

Attention au bruit dans l'étude du climat (je me suis d'ailleurs souvent fait rappeler à l'ordre à ce propos à propos des anomalies de températures mondiales :) ).

 

Mais gare également à ne prendre en compte également que l'extension, en terme d'épaisseur par exemple on se retrouve au 4 Juillet avec une épaisseur qui s'est considérablement réduite. Source du GIF ci-dessous https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php/topic,382.3350.html

index.php?action=dlattach;topic=382.0;attach=104122;image

 

De plus gare à une probable falaise en Juillet, car en excluant trois zones de l'Arctique qui sont particulièrement lentes à fondre cette année (Kara, Hudson et Baffin) mais qui fondront inévitablement avant Septembre (à moins d'une année exceptionnelle), on se retrouve avec une extension qui se rapproche du record bas.

 

index.php?action=dlattach;topic=2223.0;attach=104165;image

Source https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php/topic,2223.950.html

 

Il ne faut pas simplement s'arrêter à la simple lecture de l'extension globale pour analyser une saison de fonte, il faut prendre en compte l'épaisseur, l'extension, l'aire, le contenu thermique des océans, la salinité, les courants, les vents (exportation via Fram par exemple), les mares de fonte, les conditions atmosphériques, les différentes zones, etc...  bref complexe mais passionnant ! :) 

 

Et gare également à amalgamer couverture/épaisseur de neige dans le cercle Arctique et corrélation avec la saison de fonte, comme il l'est pas mal expliqué dans les topics d'artic sea ice forum, il n'existe pour l'instant pas de preuves sérieuses d'une corrélation forte à ce niveau. Par contre, on sait qu'une faible extension en automne/hiver, ainsi qu'un contenu thermique plus important dans l'océan arctique entraînent plus de probabilité d'avoir plus de couverture de neige dans le cercle Arctique (@Higurashi et d'autres, je m'avance peut-être d'ailleurs sur ce dernier point, si vous avez des études dans la poche qui confirmeraient cela ce serait génial ;) ).

 

Dans tous les cas, je te conseille vivement de suivre les topics de l'Artic sea ice forum, j'en apprends tous les jours et bien que galérant avec l'anglais, tu peux te servir comme moi d'un petit coup de pouce de google translate, même si souvent c'est un peu incompréhensible si tu ne connais pas un minimum les termes scientifiques et/ou de passionnés :

 https://forum.arctic-sea-ice.net/index.php

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Le 07/07/2018 à 10:07, Yoann44 a dit :

Il ne faut pas simplement s'arrêter à la simple lecture de l'extension globale pour analyser une saison de fonte, il faut prendre en compte l'épaisseur, l'extension, l'aire, le contenu thermique des océans, la salinité, les courants, les vents (exportation via Fram par exemple), les mares de fonte, les conditions atmosphériques, les différentes zones, etc...  bref complexe mais passionnant ! :) 

 

Dans le fond, l'indicateur le plus pertinent pour mesurer l'ampleur d'une fonte (ou d'une embâcle), cela reste le volume. Les autres indicateurs (épaisseurs, extension, aire...) n'étant que des indices de répartition, mais pas véritablement de masse.

 

Et sur cet aspect, avec environ 8570 km^3 de fonte depuis le maximum de fin d'hiver au 30 juin (données PIOMAS), on est sur l'une des valeurs les plus faibles de ces dix dernières années, pas très loin du minimum bas de 8470 km^3 de 2014 et dans un mouchoir de poche avec les 8510 km^3 de 2009. La moyenne sur les 10 dernières années étant de 9350 km^3 avec un pic à 11070 km^3 en 2012 et de 10820 km^3 en 2010. Le constat d'une première séquence de saison de fonte bien faible est donc indéniable.

 

Je ne prétends pas savoir ce qu'il en sera sur la suite de la saison, mais les deux autres années qui avaient été marquées par un début de saison calme comme cette année, 2009 et 2014 donc, ont débouché sur des minimums très peu prononcés que ce soit en volume comme en extension.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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