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sirius

Suivi de l'englacement au pôle nord

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Telle est bien la véritable question. Car la zone 2 est (sauf retournement improbable de l'évolution climatique actuelle) condamnée à court terme. C'est effectivement la capacité de résitance de la zone 1 qu'il va falloir tester, dans un environnement progressivement plus doux lors de la période estivale...

en réalité, le truc bizarre, c'est que la fonte de la banquise depuis 2007 ne semble pas corrélée de manière évidente aux températures, puisque comme rappelé sur l'autre fil voisin, il n'y a pas eu d'accélération du RC pendant cette décennietendances1.png

2007 n'a rien de particulier, 2008 - 2009 plutot froid, 2009-2010 marqué par un El Niño net, mais sans que ça produise une fonte plus grande que 2007 ... du diable si on peut lier la fonte à un quelconque signal dans les températures.

Mais alors, si c'est pas lié de manière évidente à cette échelle de temps, quelle est la pertinence d'extrapoler ce qui se passe dans les années futures ?? il y a peut etre une autre cause , ou simplement un gros accident dû au régime des vents particuliers en 2007, qui met quelques années à se résorber .. qui peut le dire à l'heure actuelle?

en tout cas, une chose est sure : un système à forte rétroaction non linéaire est foncièrement instable : si il y avait des fortes rétroactions, la fluctuation importante de 2007 aurait du s'emballer - alors qu'elle parait plus ou moins stabilisée en area et qu'il n'y a pas de signe d'accélération de la perte de masse en 2008 et 2009. Rien qui ressemble à une réponse avec rétroaction non linéaire donc. Je ne suis donc pas du tout certain qu'on puisse extrapoler quoi que ce soit des 3 dernières années dans le futur proche.

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Location : Dax (40)

en réalité, le truc bizarre, c'est que la fonte de la banquise depuis 2007 ne semble pas corrélée de manière évidente aux températures, puisque comme rappelé sur l'autre fil voisin, il n'y a pas eu d'accélération du RC pendant cette décennie

2007 n'a rien de particulier, 2008 - 2009 plutot froid, 2009-2010 marqué par un El Niño net, mais sans que ça produise une fonte plus grande que 2007 ... du diable si on peut lier la fonte à un quelconque signal dans les températures.

La banquise répond aux conditions dans les régions arctiques, peu importe le temps qu'il fait à Paris, à Sydney ou à Brasilia. Il est tout à fait normal que si tu compares l'évolution de la banquise aux anomalies globales, tu n'auras pas forcément une bonne corrélation. De la même manière que tu ne trouveras d'ailleurs pas de corrélation franche entre les températures estivales en France et les anomalies globales.

Par contre, la corrélation entre fonte de la banquise et anomalies dans les régions arctiques est relativement bonne, et justement quand on regarde ces anomalies dans les régions arctiques 2007 correspond à l'année la plus chaude... Surement un hasard ou un coup du diable ca...

Mais alors, si c'est pas lié de manière évidente à cette échelle de temps, quelle est la pertinence d'extrapoler ce qui se passe dans les années futures ?? il y a peut etre une autre cause , ou simplement un gros accident dû au régime des vents particuliers en 2007, qui met quelques années à se résorber .. qui peut le dire à l'heure actuelle?

Si je comprends bien, ton raisonnement, cela serait ça ?

arctique.png

il n'y a pas de signe d'accélération de la perte de masse en 2008 et 2009

BPIOMASIceVolumeAnomalyCurrent.png

D'ailleurs, je me demande comment tu peux raisonner sur le fait que la valeur de n+1 ne serait pas inférieure à celle de n dans un système que tu présente toi-même comme ayant une évolution non linéaire. D'ailleurs, si tu reprends le graphique des extents moyens en août que j'ai posté ci-dessus, tu remarqueras qu'à l'exception notable de 1996, la baisse de la tendance moyenne s'est fait par paliers : 1990, 1995, 2002 et 2007. Chaque fois que l'on franchit l'un de ces paliers, même si on a une hausse relative sur les 2/3/4 années qui suivent, on ne revient jamais aux valeurs d'avant ce palier.

Si on fait exception de 1996, la plus haute valeur atteinte après le palier de 1990 est juste dans la moyenne des années qui précèdent ce palier, la plus haute valeur atteinte après le palier de 1995 est juste dans la moyenne des années 1991-1994, la plus haute valeur atteinte après le palier de 2002 est largement inférieure à la plus basse atteinte entre 1996 et 2001, et la plus haute valeur que nous ayons atteinte depuis le palier de 2007 n'est même pas dans la moyenne des années 2002-2006.

Dire que la situation va mieux depuis trois ans, c'est vrai, mais tu aurais pu dire exactement la même chose en 1989, en 1992, en 2001.

D'ailleurs, c'est intéressant de remarquer que les paliers interviennent tous les 5 à 6 ans : risque t-on un nouveau clash, pour 2011, 2012 ou 2013 ?

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La banquise répond aux conditions dans les régions arctiques, peu importe le temps qu'il fait à Paris, à Sydney ou à Brasilia. Il est tout à fait normal que si tu compares l'évolution de la banquise aux anomalies globales, tu n'auras pas forcément une bonne corrélation. De la même manière que tu ne trouveras d'ailleurs pas de corrélation franche entre les températures estivales en France et les anomalies globales.

absolument d'accord. La question que je pose, c'est est-il légitime d'extrapoler l'évolution de la température LOCALE de l'Arctique des dernières années ? si ça fluctue à court terme, justement, ce n'est pas extrapolable.
Dire que la situation va mieux depuis trois ans, c'est vrai, mais tu aurais pu dire exactement la même chose en 1989, en 1992, en 2001.

D'ailleurs, c'est intéressant de remarquer que les paliers interviennent tous les 5 à 6 ans : risque t-on un nouveau clash, pour 2011, 2012 ou 2013 ?

on verra .. mais ça revient à la question précédente : la fonte de 2007 marque-t-elle vraiment une inflexion notable de la tendance de fond? ça me parait encore bien prématuré de le dire ....

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Location : Pierrelatte (confluent 26/07/30/84)

en réalité, le truc bizarre, c'est que la fonte de la banquise depuis 2007 ne semble pas corrélée de manière évidente aux températures, puisque comme rappelé sur l'autre fil voisin, il n'y a pas eu d'accélération du RC pendant cette décennie

tendances1.png

2007 n'a rien de particulier, 2008 - 2009 plutot froid, 2009-2010 marqué par un El Niño net, mais sans que ça produise une fonte plus grande que 2007 ... du diable si on peut lier la fonte à un quelconque signal dans les températures.

Mais alors, si c'est pas lié de manière évidente à cette échelle de temps, quelle est la pertinence d'extrapoler ce qui se passe dans les années futures ?? il y a peut etre une autre cause , ou simplement un gros accident dû au régime des vents particuliers en 2007, qui met quelques années à se résorber .. qui peut le dire à l'heure actuelle?

en tout cas, une chose est sure : un système à forte rétroaction non linéaire est foncièrement instable : si il y avait des fortes rétroactions, la fluctuation importante de 2007 aurait du s'emballer - alors qu'elle parait plus ou moins stabilisée en area et qu'il n'y a pas de signe d'accélération de la perte de masse en 2008 et 2009. Rien qui ressemble à une réponse avec rétroaction non linéaire donc. Je ne suis donc pas du tout certain qu'on puisse extrapoler quoi que ce soit des 3 dernières années dans le futur proche.

Attention, certes ces dernieres années le RC est plutot au ralenti mais cela n'influence pas les T° qui restent proches des niveaux hauts (en terme d'anomalies), et les oceans continuent d'absorber ce surplus d'energie d'ou des T° en tres lente progression (par inertie) mais en progression.

Apres il est clair qu'l faut aussi raisonner à l'echelle regionale de l'arctique. mais les courants marins circulent aussi la haut, et si ces courants se radoucissent meme que tres peu, cela influence directement le volume de glace de la banquise et donc sa fragilité plus ou moins grande en periode estivale.

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Location : Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m

Bonjour,

** la courbe d'Area se stabilise sur deux - trois jours

** la courbe d'extent est clairement en hausse ( 15 % et 30 %)

** la temperature moyenne au-dessus de 80 ° N a retrouvé et épouse désormais la courbe de norme de temperature.

** sur les images satellites, les trous à proximité du pôle se comblent

Sur ces paramètres peux-t'on considérer la fin de la fonte 2010 et donc la reprise de l'englacement. En moyenne c'est la vers la mi-septembre que cela se produit.

je pense que parmi les records battus ou non battus (3 ° en area, 2 ° ex-aequo avec 2008 en extent mais 1° en volume de glace) le volume de glace est le pire des records car il prépare la future fonte des étés prochains. Il a été évoqué les 2 zones de glace avec une zone 2 pas mal disloquée. A terme la disparition plus facile de la zone 2 permettra le réchauffement des eaux de l'océan artique par suppression de l'effet albedo et contribuera à l'attaque de la zone 1...

La courbe de l'extent se redresse très fort deupuis quelques jours. Je ne sais pas si un excellent automne et un hiver très froid en artique ne pourrait pas sauver la mise pour le volume de glace et les nombreux points de faiblesse près du pôle. Sans naivement annoncer que si tous les paramètres de froid sont bons la situation pourrait ne pas être irreversible pour la disparition à horizon 2020 ou 2030 de la banquise estival, quand même on ne sait jamais de quoi le climat nous réserve. J'ai lu sur l'éditorial de Stéphane Fivet que Joe Bastardi prévoit une sorte de refroidissement du climat à cause d'un minimum sur le cycle solaire.

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Guest Guest

en tout cas, si la fonte ne ralentit pas, dans 1 semaine on aura atteint une area du niveau de 2007, ou pire...

je parle des courbes cryosphères, bien entendu.

Heureusement, la fonte a pour le moment bien ralenti, l'area en est à ce jour à 3,125 millions de km². Il y a désormais peu de chances que le record de 2007 soit dépassé.

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Heureusement, la fonte a pour le moment bien ralenti, l'area en est à ce jour à 3,125 millions de km². Il y a désormais peu de chances que le record de 2007 soit dépassé.

ça stagne depuis 3 jours, mais on est au même niveau qu'en 2008. ce qui n'est pas fameux non plus.

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ça stagne depuis 3 jours, mais on est au même niveau qu'en 2008. ce qui n'est pas fameux non plus.

Oui, enfin, en page précédente de ce même topic tu envisageais un niveau pire que 2007

J'imagine combien tu dois être rassénéré aujourd'hui default_innocent.gif

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Guest Guest

Oui, enfin, en page précédente de ce même topic tu envisageais un niveau pire que 2007

J'imagine combien tu dois être rassénéré aujourd'hui innocent.gif

Il semble désormais que le minimum ait été atteint avec 3,077 Mkm² d'après Cryosphère. On est donc légèrement au dessus de 2007 et très proche de 2008 (je n'ai pas les chiffres exacts). Aujourd'hui l'area est passée à 3,213 Mkm².

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Location : Quincy-sous-Senart 91 Altitude 84 m

Il semble désormais que le minimum ait été atteint avec 3,077 Mkm² d'après Cryosphère. On est donc légèrement au dessus de 2007 et très proche de 2008 (je n'ai pas les chiffres exacts). Aujourd'hui l'area est passée à 3,213 Mkm².

Bonjour,

après un cru 2009 meilleur que ses deux prédecesseurs, nous avons une très mauvaise année 2010 pour l'area à cause d'anomalies de temperature trop haute depuis l'automne 2009 jusqu'en juin 2010.

C'est visibles que la courbe d'area 2009-2010 n'atteint la moyenne 1978-2008 seulement qu'à la fin de l'hiver 2010, d'où la faible épaisseur et d'où la forte fonte de printemps

l'enjeu est un retour plus rapide vers la courbe moyenne d'area afin d'espérer un englacement plus précoce une meilleure épaisseur / volume

1.5 million de KM 2 en dessous de la moynenne d'area, c'est considérable...Pour l'instant le paramètre de temperature dans la zone de latitude > à 80 ° N est bon puisque à peine au -dessus de la moyenne.

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L'enjeu ? default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Pas sûr que ce soit le vocabulaire adapté mais on comprend !

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Location : Rouen Est 152 m.

Sur une radio Nationale j'ai entendu que le minimum de la surface de la banquise a été atteint le : 12 septembre et que 2010 était au 3è rang du minimum de la surface restante de la banquise . La faible épaisseur aussi attire l'attention des scientifiques.

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Sur une radio Nationale j'ai entendu que le minimum de la surface de la banquise a été atteint le : 12 septembre et que 2010 était au 3è rang du minimum de la surface restante de la banquise . La faible épaisseur aussi attire l'attention des scientifiques.

Faux, l'extent continue à baisser, et de manière assez incroyable... -58k pour hier selon JAXA.

jaxa.jpg

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Location : Dax (40)

Faux, l'extent continue à baisser, et de manière assez incroyable... -58k pour hier selon JAXA.

jaxa.jpg

En fait, on a une grosse discordance selon les sources. IARC-JAXA indique une nouvelle chute libre de l'extent après une relative remontée de quelques jours, l'area étant également en baisse sensible mais moins rapide. De son côté, le NSIDC a publié un rapport sur le fait que le minimum aurait désormais été atteint, et qui a été repris par les médias (c'est surement la source initiale du message de Gérard). Ce rapport a été mis en ligne au moment où l'on enregistrait un début de reprise, mais la courbe d'extent de cet organisme commence également à repriquer vers le bas et se situe désormais également en dessous du minimum de la première décade, même si cette baisse est pour le moment franchement moins marquée que chez IARC-JAXA. Cryosphère maintient pendant ce temps que l'area est désormais bien en hausse.

Dans tous les cas, on dirait que le NSIDC a peut-être "tiré trop vite" avec son annonce du 15 septembre, même si (sauf accident majeur) cela ne devrait pas changer grand chose au résultat final qui devrait peu évoluer.

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Il y a une question que je me pose au sujet de la banquise, c'est lié aux changements d'états.

Je m'explique :

- Faire fondre un gramme de glace demande (donc absorbe) énormément d'énergie.

- Faire geler un gramme d'eau -à contrario- dégage beaucoup de chaleur.

Pour donner un ordre d'idée, faire fondre 1 gramme de glace absorbe autant d'énergie qu'une élévation de ... 80°C (en gros, j'ai un peu oublié le rapport exact, désolé) ! d'un gramme d'eau.

Toute cette énergie, transportée et transmise par les changements d'état, explique en bonne partie les effets de foëhn chez nous (et ailleurs) également

Voici donc la (les en fait) question(s) :

N'y-a-t-il pas un risque d'emballement des étés si l'Arctique disparaissait ?? (peu de glace à faire fondre = moins d'énergie absorbée).

N'y-a-t-il pas un risque d'hiver quasi-inexistant ?? (En effet, la banquise qui se reformerait massivement retransmettrait énormément d'énergie à l'atmosphère).

Si le frigo Arctique "disparait", cela peut-il signifier une circulation atmosphérique "amoindrie" ? Dans le sens où avec une différence de températures plus faible, il y aurait donc moins d'échanges de chaleur.

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Location : Dax (40)

N'y-a-t-il pas un risque d'emballement des étés si l'Arctique disparaissait ?? (peu de glace à faire fondre = moins d'énergie absorbée).

Sur le papier, oui : la fonte de la glace permet "d'absorber" de manière massive la chaleur qui atteint les régions polaires, donc on peut en effet résumer les choses à "pas de glace à faire fondre, moins d'énergie absorbée". Maintenant, on reste encore loin d'étés libres de glace en Arctique, on a de la marge.

N'y-a-t-il pas un risque d'hiver quasi-inexistant ?? (En effet, la banquise qui se reformerait massivement retransmettrait énormément d'énergie à l'atmosphère).

Quoiqu'il arrive durant l'été, la banquise se reformera toujours en automne et en hiver avec la nuit polaire. Cependant en effet, cette reconstitution de la banquise va rendre toute l'énergie qui a été utilisée pour sa fonte, ce qui devrait amoindrir les réserves froides arctiques et réduire leur vitesse de formation. Cela n'empêchera pas d'avoir des hivers froids aux latitudes moyennes, cf l'hiver dernier, mais les réserves froides seront moins massives.

D'une certaine manière, la fonte/reformation de la banquise peut s'apparenter à un immense stockage estival d'énergie par l'océan arctique : la fonte au printemps/été absorbe énormément de chaleur (stockage), et la reformation de la banquise libère toute cette chaleur accumulée à l'automne/hiver (destockage). Un peu à l'image d'une pile rechargeable. Plus la fonte estivale est importante, plus l'océan a absorbé de chaleur, mais il la rendra à l'automne.

D'ailleurs, on peut remarquer notamment depuis 2007 que la reformation de la banquise en automne coïncide avec des anomalies chaudes très marquées dans les régions arctiques : tout simplement parce que la reformation de la glace libère énormément de chaleur. Il n'y a pas besoin d'être devin pour dire qu'on aura probablement des anomalies allant jusqu'à +5°, parfois plus, sur certains pans de l'océan Arctique de septembre à décembre. D'ailleurs, aussi paradoxal que cela peut paraître, plus la reformation de la banquise sera rapide, plus ces anomalies seront fortes.

Si le frigo Arctique "disparait", cela peut-il signifier une circulation atmosphérique "amoindrie" ? Dans le sens où avec une différence de températures plus faible, il y aurait donc moins d'échanges de chaleur.

Même si le frigo arctique ne disparaîtra jamais (au mieux, on pourrait utiliser le terme "amoindri"), cela pourrait être une possibilité. Du coup, je me dit que l'on a pas eu beaucoup d'études sur la corrélation entre la fonte estivale, et certains indices comme la concentration du vortex en automne/hiver, la position et/ou la vigueur moyenne des zones baroclines en latitude, etc. Cela pourrait être un sujet intéressant.

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Location : Grenoble Centre (Jaurès/Alsace-Lorraine)

Même si le frigo arctique ne disparaîtra jamais (au mieux, on pourrait utiliser le terme "amoindri"), cela pourrait être une possibilité. Du coup, je me dit que l'on a pas eu beaucoup d'études sur la corrélation entre la fonte estivale, et certains indices comme la concentration du vortex en automne/hiver, la position et/ou la vigueur moyenne des zones baroclines en latitude, etc. Cela pourrait être un sujet intéressant.

Je crois que cela avait déjà été évoqué par certains, mais une autre conséquence possible de la diminution des masses d'air froid arctiques serait une déconcentration plus facile du vortex et donc des hivers moins froids près du pôle et plus froids aux latitudes qui habituellement sont dans la zone barocline.

Ce schéma serait tout de même perturbé au cas où, certaines années, le vortex serait tout de même concentré (en fonction de certains paramètres atmosphériques, etc...) et là en effet les zones tempérées seraient bien douces dans la mesure où la zone barocline remonterait.

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Il y a une question que je me pose au sujet de la banquise, c'est lié aux changements d'états.

N'y-a-t-il pas un risque d'hiver quasi-inexistant ?? (En effet, la banquise qui se reformerait massivement retransmettrait énormément d'énergie à l'atmosphère).

Si le frigo Arctique "disparait", cela peut-il signifier une circulation atmosphérique "amoindrie" ? Dans le sens où avec une différence de températures plus faible, il y aurait donc moins d'échanges de chaleur.

je ne comprends pas pourquoi il y aurait plus de glace qui se reformerait en hiver parce qu'on partirait d'un niveau plus bas : probablement il va plutot s'en reformer moins aussi, si il fait plus chaud en hiver, ou au plus autant, et simplement le volume initial au printemps serait également plus faible non?

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Location : St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79

Doit on comprendre de vos 2 messages, l'hypothèse d'un affaiblissement du zonal?

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Location : COLMAR OUEST (Haut-Rhin) Alt 192m

Je crois que cela avait déjà été évoqué par certains, mais une autre conséquence possible de la diminution des masses d'air froid arctiques serait une déconcentration plus facile du vortex et donc des hivers moins froids près du pôle et plus froids aux latitudes qui habituellement sont dans la zone barocline.

Ce schéma serait tout de même perturbé au cas où, certaines années, le vortex serait tout de même concentré (en fonction de certains paramètres atmosphériques, etc...) et là en effet les zones tempérées seraient bien douces.

Yes ! j'approuve tout à fait cette théorie, j'en avais parlé et perso, j'en suis persuadé.

Pour répondre à Sebb, oui, dans ce cas de figure le zonal est mis à mail car du coup le placement "traditionnel" du Stormtrack est mal mené.

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Je crois que cela avait déjà été évoqué par certains, mais une autre conséquence possible de la diminution des masses d'air froid arctiques serait une déconcentration plus facile du vortex et donc des hivers moins froids près du pôle et plus froids aux latitudes qui habituellement sont dans la zone barocline.

Ce schéma serait tout de même perturbé au cas où, certaines années, le vortex serait tout de même concentré (en fonction de certains paramètres atmosphériques, etc...) et là en effet les zones tempérées seraient bien douces dans la mesure où la zone barocline remonterait.

effectivement, cela avait été évoqué /index.php?/topic/59439-les-catastrophes-climatiques-de-cet-ete-ont-elles-un-lien-avec-le-rech/'>ici

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Merci pour tous vos points de vue, très intéressants default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> !

Le pouvoir de stockage/déstockage d'énergie des changements d'état est énorme, je pense peu pris en compte par ailleurs en climatologie.

C'est vraiment difficile à prévoir ... Il est également vrai de souligner que des réserves froides moins "massives" impliquent aussi qu'elles peuvent se déplacer plus facilement car elles auraient moins d'inertie.

L'air froid étant plus dense que l'air chaud, il est plus difficile de le mettre en mouvement ... Mais aussi de le déloger.

Des coups de froids plus locaux mais plus fréquents à prévoir à l'avenir ??

Quant à l'affaiblissement du zonal, cela pourrait bien corréler avec ces décrochages plus faciles du pôle (cf jtomtom et sebb du coup).

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Guest Guest

Cela dit la notion de "réserve" froide est discutable. L'air froid expulsé vers les latitudes moyennes est en effet une production permanente (quoique subissant des fluctuations saisonnières) qui n'est pas exclusivement liée au substrat, loin de là. Il s'agit d'air glacé stratosphérique, qui vient donc d'en haut (haute altitude), associé au creusement du vortex polaire, lui-même lié à l'inclinaison de la Terre par rapport au Soleil. Dès lors, je ne vois pas en quoi une banquise amoindrie atténuerait le vortex polaire. Ce serait plutôt l'inverse : un vortex affaibli produisant moins de froid, tendrait à amoindrir l'englacement des zones maritimes. Mais dans le même temps arriverait une autre rétroaction : un océan libéré de glaces étant une source de chaleur, celle-ci peut aussi doper l'activité dépressionnaire au niveau des pôles; ce qui dans ce cas re-creuse le vortex, et re-produit de l'air froid...

Je ne sais pas si le vortex arctique est de moins en moins puissant. L'hiver dernier il l'était très peu, d'où son éclatement fréquent, l'absence de circulation perturbée d'O sur nos latitudes, et les vagues de froid régulières vers nos contrées. Mais qu'en sera t-il dans les années à venir ?

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Location : Grenoble Centre (Jaurès/Alsace-Lorraine)

Cela dit la notion de "réserve" froide est discutable. L'air froid des pôles expulsé vers les latitudes moyennes est en effet une production permanente (quoique subissant des fluctuations saisonnières) qui n'est pas exclusivement liée au substrat, loin de là. Il s'agit d'air glacé stratosphérique, qui vient donc d'en haut (haute altitude), associé au creusement du vortex polaire, lui-même lié à l'inclinaison de la Terre par rapport au Soleil. Dès lors, je ne vois pas en quoi une banquise amoindrie atténuerait le vortex polaire. Ce serait plutôt l'inverse : un vortex affaibli produisant moins de froid, tendrait à amoindrir l'englacement des zones maritimes. Mais dans le même temps arriverait une autre rétroaction : un océan libéré de glaces est une source de chaleur dopant l'activité dépressionnaire des pôles; ce qui re-creuse le vortex, et re-produit de l'air froid...

Oui mais si l'effet de serre se confirme et prend de l'ampleur, la production mécanique d'air froid provoquée par la nuit polaire sera confrontée au réchauffement global, et donc moins intense. La corrélation banquise-vortex doit, il me semble, être subordonnée à celle du vortex et de l'effet de serre, puisque ce dernier est la nouvelle "donnée" qui perturberait le fonctionnement climatique.

(tout cela est schématique et hypothétique)

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Guest Guest

Oui mais si l'effet de serre se confirme et prend de l'ampleur, la production mécanique d'air froid provoquée par la nuit polaire sera confrontée au réchauffement global, et donc moins intense. La corrélation banquise-vortex doit, il me semble, être subordonnée à celle du vortex et de l'effet de serre, puisque ce dernier est la nouvelle "donnée" qui perturberait le fonctionnement climatique.

(tout cela est schématique et hypothétique)

Oui, je suis d'accord avec toi tomtom. Mais dans ce cas, l'état de la banquise n'y est pas pour grand chose. La preuve étant d'ailleurs que celle-ci se reconstitue parfaitement (en area, non en volume) au cours de chaque saison hivernale. Cela dit, puisque la surface à englacer est chaque année plus importante (l'été arctique étant la seule période mettant vraiment à mal la banquise), la "pompe" à air froid stratosphérique (le vortex polaire) est théoriquement d'autant plus mobilisée chaque automne. On peut penser que ça retarde le refroidissement des BC des hautes latitudes, et donc que cela diminue la durée d'englacement* des zones arctiques dégagées l'été.

* et donc l'épaisseur de la glace, et sa résistance à la douceur estivale.

On devine bien que l'état de la banquise en fin de saison estivale soit une donnée pour expliquer sa plus ou moins bonne résistance au cours des étés suivants. Mais je ne vois pas en quoi ceci pourrait affaiblir le vortex, et donc affecter la production d'air froid !

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