pol

les noms des villes et villages ayant un rapport avec la météo

Messages recommandés

Merci pour ces réponses. Je ne vois pas d'autres lieux qui pourrait avoir un rapport avec la météo dans cette région.

On pourrait certainement en trouver dans le cadastre (ou oralité). Tout comme on pourrait élargir à des thèmes voisins : exposition, nature du sol... les Miribel/Méribel francoprovençaux doivent être de bon spots pour observer les orages default_shifty.gif

On peut aussi partir à sens inverse : les lieux font partie intégrante des observations météo populaires (style X ,montagne du coin, prend son chapeau, Y prends ton manteau), et les vents sont souvent désignés à partir d'où ils viennent.

Le pays de Gex est le tout début du royaume du joran ! (=jurassien)

Si vous voulez explorer d'autres contrées françaises (*) ou des phénomènes météo particuliers, il n'y a qu'à demander.

(*) : on peut aller ailleurs mais je serais vite limité par mes connaissances (de même pour les domaines basques et bretons... même si la doc ne manque pas pour l'un comme pour l'autre).

Un petit clin d’œil à thelj : dans l'Atlas où on observe la même persistance de neige dans les ravins qu'au Crêt (du creux) de la Neige dont l'équivalent arabe serait chaabet el thelj (translittération approximative).

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Terres froides

Il faut bien garder à l'esprit le déterminé : ce qui est froid c'est les terres, le sol.

Cette expression est bien connue des gens de la terre. Une définition qui vaut ce qu'elle vaut :

http://books.google.fr/books?id=epoaAAAAYAAJ&pg=PA89&dq=&hl=fr&ei=aMoQTvQOw_eyBrnlsZYP

Deuxième point : on dispose de bien peu d'attestations anciennes. Du moins comme le dit BILLY : L'appellation de la région remonte au moins à 1850 : au XVIIe s., le nom était employé seulement en fonction appellative, les terres froides du Dauphiné.

Troisième point : attention également à l'espace désigné car de nos jours on a tendance à l'étendre au delà de ses limites historiques. DEVAUX, originaire de Saint-Didier-de-la-Tour, en avait donné une délimitation. J'éditerai ce message quand j'aurai retrouvé le livre où il le détaille.

Côté biblio, CHAMPIER a abordé le sujet en 1955 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geoca_0035-113x_1955_num_30_4_1928

Edit : on peut déjà remonter la date de BILLY. En 1806, PERRIN-DULAC parle de la région des Terres Froides dans sa Description générale du département de l'Isère :

On appelle Terres-Froides, une portion de l'arrondissement de la Tour-du-Pin qui comprend environ 40 communes (1), où la végétation est plus lente , le froid plus vif et plus long que dans les autres parties qui l'avoisinent.

Cette différence de température paraît provenir de l'élévation des terres au-dessus du niveau de la plaine, de leur exposition, de la nature du sol, qui, glaiseux dans quelques parties, retient les eaux et rafraîchit l'athmosphère ; enfin, de la quantité d'étangs ou de marais dont le pays est couvert. Ce qu'il y a de certain, c'est que les plantes qui exigent de la chaleur y réussissent mal, que les récoltes y sont tardives, que la vigne n'y vient que dans peu d'endroits, et que le raisin que l'on y cueille ne parvient que rarement à sa maturité.

Il y a quarante ans que le peuple de ces contrées ne bâtissait que des huttes, ou des maisons extrêmement basses. Sans ressorts, sans énergie, il vivait, dans l'indolence, du pain qu'il allait mendier, ou du produit de quelques journaux de terre qu'il labourait. La culture des prairies artificielles et la suppression de la féodalité ont donné une nouvelle existence à ce pays. Les maisons sont mieux bâties et plus élevées, les terres mieux cultivées ; et les habitans, plus industrieux, travaillent davantage et vivent avec plus d'aisance. Cette différence dans leur manière d'exister a développé chez eux des qualités nouvelles ; ils sont pour la plupart bons, humains, sobres et reconnaissans ; mais vifs et faciles à irriter.

Du pur style 19ème ! Quand Gallica remarchera (demain normalement ?) vous y pourrez trouver la suite et d'intéressantes observations sur la météo :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85038h.r=.langFR

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85039v.r=.langFR

Pour DEVAUX 1889 voici un scan :

doent4crop.th.jpg

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Peut-être on peu étendre le sujet à des zones plus vaste?

je pense entre autre au(x) nom(s) de pays et régions:

L'Iceland je vous épargne la traduction.

Les "Terres Froides" dont je ne savait pas qu'à l'origine elles désignait la région de la Tour du Pin seulement à l'origine . De nos jours elle englobe peut-être à tord l'arrière pays viennois, la Côte St André , Morestel, Crémieux ,...

Les Îles éoliennes .

Le Nevada

Pour ce qui est des villes j 'ai trouvé beaucoup de villes et villages en Turquie :

Karliova (plaine enneigée)

Karli (enneigé)

Bulut ( nuage)

Yagmurlu (pluvieuse)

Puslu (brumeuse)

Yildirim ( Foudre)

Tipili (domaine du blizzard)

Günesli ( ensoleillé)

Esentepe (soufflant colline)

Donduran (glaçant)

dondurma ( crème glacé)

mais aussi :

en Grèce Anemotia ( en rapport avec le vent )

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S'il y en a qui sont intéressés par différents aspects de l'origine du français garrigue je suis à leur disposition (je peux répondre par MP si cela n'a pas sa place ici).

Tellement d'erreurs grossières ont été formulées à ce sujet sur le forum.

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Hier soir, j'ai lu ça dans la brochure que j'ai reçu de la commune.

imgp8183.jpg

En fait, le coin doit être remarqué depuis un bail! Il est redécouvert en ce moment default_whistling.gif

Un exemple classique de toponymie révolutionnaire : suppression des noms de saint (même si c'est des saints fictifs).

La montagne est un thème particulièrement à la mode (avec le mont) comme remplaçant : la position topographique est majoritaire mais il y a également des références politique à la Montagne.

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Scan d'une communication sur le toponyme héraultais Londres dans la RIO (Revue Internationale d'Onomastique) de 1974 :

http://dl.free.fr/o7Z5WEIqb

Je n'ai mis que le début... la suite n'a que peu de rapport avec la météo (mis à part la mention des inondations de la Lergue et de la Soulondres d'octobre 1963) et est surtout complètement périmé.

Dans le prochain épisode, toponymie "kéraunique" avec le Tanargue (je ferais également un détour par le Mézenc).

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Je n'ai pas beaucoup de temps mais si vous avez des questions, n'hésitez pas.

En bref pour le Tanargue :

l'étymon est limpide (formes anciennes, phonétique régulière) mais l'interprétation est moins évidente.

1)

alpes duas quae nuncupantur Taranicus (Carta Vetus, copie, ca 950)

illa montana quae vocantur Tanargum (1153)

alpium de Tanargue (1177)

2)

Taranicu > *Tananicu > *Tananegue > *Tanangue > Tanargue

Deux point importants :

- datation de la formation du toponyme

- localisation du lieu ainsi nommé (le problème majeur avec les oronymes)

La proximité du gaulois taranus, orage, dieu de l'orage (DLG) avec l'étymon a amené des conclusions hâtives et excité l'imagination.

Une remarque que je partage avec DELAMARRE sur les toponymes antiques (compte-rendu de lecture dans la dernière NRO) : on a trop souvent voulu avoir une approche descriptive. Ainsi le Tanargue serait la montagne marquée par les orages. En fait si on devait opter pour cette origine, le nom serait plus probablement un théonyme (associé à la divinité Taranis citée par Lucain), une pratique celtique courante aussi bien pour les points d'eau que les points élevés.

DAUZAT et ses compagnons DESLANDES et ROSTAING (puisqu'il n'a pu finir cette partie là du DENRMF) pousse au paroxysme ce travers : il postule une base oronymique *tar (variante de *tal) ayant la signification de terre, argile.... c'est aussi vague que les classiques "hauteur" / "rocher". [je ne l'ai pas rappelé : en linguistique l'astérisque devant un nom signifie que c'est une reconstruction -aucune attestation.]

DAUZAT comprend le nom du Tanargue comme une formation gallo-romane avec le suffixe latin -anicu (donc tar + anicu, donc tar à expliquer). On rencontre très souvent ce suffixe en Languedoc et plus au Sud, dans le Gard, l'aboutissement régulier en -argue(s) est même légion [voir recensement rapide de NEGRE dans la RIO 1965... pour l'Ardèche il ne mentionne que Massargues et Montargue].

On date habituellement ces formations en -anicu de la fin de l'Antiquité / début du haut Moyen Âge.

Pour expliquer le premier élément DAUZAT/ROSTAING (DENRMRF encore) pensait également à un nom de personne Tarus. Cela est possible... Plus récemment (2011) BILLY a envisagé une autre origine (qui par le biais d'etimologia remota nous rapproche de taranus, orage). Taranicu viendrait de Tarnanicu par assimilation (RN > RR puis R). La base serait Tarnis, le Tarn et il suppose, pour résumer, l’appellation désignant une partie des versants Est aurait été restreinte à un petit massif ardéchois....

Pour le Mézenc j'y reviendrai un autre jour. Là c'est clairement un problème méthodologique !

Rapidement : le nom ne désignait pas la montagne à l'origine mais, notamment, un château situé à proximité.

L'origine n'est pas claire du tout mais de nombreuses hypothèses intenables ont été fournies.

[CHAMBON a été très dur avec DAUZAT à ce sujet -actes du Colloque Albert DAUZAT]

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Passage express pour signaler un type bien solitaire sur les cartes IGN (en microtoponymie il doit être beaucoup plus fréquent) :

l'Harmourigeoux à Mouzon (16)

On reconnaît ici l'armorija, le vent du NO. La topographie ne laisse aucun doute : http://tinyurl.com/Armorija

L'armorija est, comme son nom l'indique, le vent d'Armorique. Cette appellation existe dans une partie du Limousin au masculin (Armoric, prononcé Armori) comme au féminin (Armorija).

Mot qui avait été traité par THOMAS :

http://www.archive.org/stream/nouveauxessaisde00thomuoft#page/164/mode/2up

Complément de CHAMBON dans les Mélanges CAMPROUX, avec références au FEW : http://img534.imageshack.us/img534/516/armoric.jpg

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Court exposé incomplet et décousu :

On trouve beaucoup de TAF jurassiens dans des lieux appelés la Chaux. Pouvons-nous nous en servir comme d'un indicateur ?

Le type Chaux a été extrêmement productif dans toute la Galloromania mais c'est justement pour cette raison qu'il faut avancer prudemment et ne pas tirer de conclusions hâtives.

Éviter par exemple l'etimologia remota : faire intervenir un *kal au sens générique de pierre (en chose dure à la base), voire seulement l'étymon celtique calm.

Éviter également de chercher une unique motivation pour l'ensemble des formations toponymiques. Le sens a évolué dans le temps et l'espace.

Les attestations anciennes et formes modernes montrent de nombreuses attractions paronymiques et réinterprétations (les scribes ont souvent fait appel au latin calx ou calvus, ... ailleurs campus, ...).

La première chose à dire c'est sur la datation approximative des formations jurassiennes. On remarque dans cette région l'usage fréquent de l'article défini (ou disparition seulement moderne de l'article). Outre l'intérêt pour l'histoire du peuplement (avec les toponymes majeurs), cela nous renseigne sur la vitalité du nom commun. Le Dictionnaire toponymique des communes suisses (DTS) précise "La présence d'un article dans un nom de lieu de l'arc jurassien signifie en général que la localité a été fondée après le XIIème siècle". Avec CHAMBON on peut supposer que nombre de lieux avec article défini peuvent être plus anciens. Enfin quoi qu'il en en soit cette série toponymique jurassienne appartient à la couche romane.

Le FEW donne comme sens initial "terrain désert" (FEW II, 100b) mais peut-on approfondir pour le Jura ? Les patois actuels nous étant d'un maigre secours il faudrait se tourner vers les textes médiévaux mais le terme est rarement glosé (par exemple utilisation d'un synonyme habituel). Beaucoup ont alors étudié la configuration de tels lieux : côté suisse MURET définissait "terrain inculte, stérile, privé d'eau et de végétation arborescente", PIERREHUMBERT large fond de vallée dépouillée d'arbres, ... la regrettée Colette DONDAINE signalait la grande forêt domaniale de Chaux.

Pour les dépressions (si possible fermées pour nos TAF) il existe de nombreux termes usités en microtoponymie. De même que le relief ces dépressions sont souvent dénommées en fonction de la nature (marécageuse) du terrain. Et parfois il est fait mention d'emposieux. Les appellations dialectales du gouffre ont fait l'objet d'une enquête de l'Atlas linguistique et ethnographique de la Franche-Comté (ALFC) : ALFC, volume 1, question "gouffre" en marge de la carte 154, "terrain humide". L'emposieu pourrait se franciser en empuisoir, proprement l'endroit où on s'empuise c'est à dire s'embourbe / s'enlise (*). Il y a aussi l'embossoir (= l'entonnoir), ou sous sa forme locale l'Embossieux à la Pesse. Sur les cartes IGN de Franche-Comté on trouve également les formes Les Emboussoirs / Embouchoirs... ou encore Lambouchier à Vauconcourt-Nervezain mais ce sont généralement des réalités qui par leur échelle ne figurent pas sur les cartes 1:25000 (cadastres et oralité).

Je signale l'ouvrage de Jean-Yves BIGOT sur le Vocabulaire français et dialectal des cavités et phénomènes karstiques.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

(*) je n'ai pas vérifié pour les Champs de Ly. Le cadastre dit napoléonien (1831) n'éclaire pas vraiment : il porte la forme qui sera rapportée officiellement jusqu'à nos jours, Les Champs de Ly (http://www.archives39.fr/4DCGI/Web_DFPict/003/3Pplan1528/ILUMP4043). Le plan par masse de culture (1807) a quant à lui La Combe de la Chaux de Lit (http://www.archives39.fr/4DCGI/Web_DFPict/003/3Pplan6878/ILUMP4043). Le syntagme (que ce soit chaux ou champs) est ici compatible avec un second élément représentant le microtoponyme la Lie (de même famille qu'enliser) signifiant marécage. [il parait difficile de faire intervenir ici la lice.]

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Sphagnum   

Merci pour cet exposé.

Le FEW donne comme sens initial "terrain désert" (FEW II, 100b) mais peut-on approfondir pour le Jura ? Les patois actuels nous étant d'un maigre secours il faudrait se tourner vers les textes médiévaux mais le terme est rarement glosé (par exemple utilisation d'un synonyme habituel). Beaucoup ont alors étudié la configuration de tels lieux : côté suisse MURET définissait "terrain inculte, stérile, privé d'eau et de végétation arborescente", PIERREHUMBERT large fond de vallée dépouillée d'arbres, ... la regrettée Colette DONDAINE signalait la grande forêt domaniale de Chaux.

Sans généraliser, le fait que le mot "chaux" puisse désigner des lieux incultes dépouillés d’arbres explique bien pourquoi on le trouve souvent en association avec des trous à froids. Rappelons que ce qui limite la végétation arborescente sont les fortes gelées printanières et estivales, ainsi que la sécheresse du sol. Voilà pourquoi, d'ailleurs, on croit parfois à tort que ce mot désigne des lieux à calcaire affleurant qui sont peu favorables aux arbres car très secs, surtout quand ils sont associés à de fortes gelées.

(*) je n'ai pas vérifié pour les Champs de Ly. Le cadastre dit napoléonien (1831) n'éclaire pas vraiment : il porte la forme qui sera rapportée officiellement jusqu'à nos jours, Les Champs de Ly (http://www.archives3...n1528/ILUMP4043). Le plan par masse de culture (1807) a quant à lui La Combe de la Chaux de Lit (http://www.archives3...n6878/ILUMP4043). Le syntagme (que ce soit chaux ou champs) est ici compatible avec un second élément représentant le microtoponyme la Lie (de même famille qu'enliser) signifiant marécage. [il parait difficile de faire intervenir ici la lice.]

Est-ce que le terme "Chaux-Denis" ne dériverait-il pas de "Champs de Ly" ? Vu la ressemblance et la proximité géographique...

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Merci pour cet exposé.

Sans généraliser, le fait que le mot "chaux" puisse désigner des lieux incultes dépouillés d’arbres explique bien pourquoi on le trouve souvent en association avec des trous à froids. Rappelons que ce qui limite la végétation arborescente sont les fortes gelées printanières et estivales, ainsi que la sécheresse du sol. Voilà pourquoi, d'ailleurs, on croit parfois à tort que ce mot désigne des lieux à calcaire affleurant qui sont peu favorables aux arbres car très secs, surtout quand ils sont associés à de fortes gelées.

Est-ce que le terme "Chaux-Denis" ne dériverait-il pas de "Champs de Ly" ? Vu la ressemblance et la proximité géographique...

Bonjour,

je n'avais pas vu ta réponse.

La Chaux et calcaire... avant tout par l'étymologie populaire (attraction paronymique).

Chaux-Denis de l'IGN était sur le CN de Pont-d'Héry la Grange de Champ de Ly (lien). Le syntagme rendait possible avant cette recherche une hypothèse Chaux + NP (courant dans le Jura).

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Pour faire revivre un peu cette discussion :

/topic/82653-projet-station-meteo-au-sommet-des-vosges/page-4#entry2190315'>Lilian ne changera jamais... j'ai une commune prédestinée pour lui juste au Sud du Grand Ballon. Cette commune c'est Pleujouse dans le district de Porrentruy.

Pleujouse c'est pluvieuse. Actuellement en Ajoie pluvieuse se dit plutôt pieudgenouse (dérivé de pieudgenaie, bruiner), et le village est toujours appelé pieudgouse en dialecte (DTS, rien dans VATRÉ ou VAUTHERIN).

Les populations germaniques voisines l'ont traduit par Plützhausen-Blutzhausen remotivé par la suite en Blitzhausen (village des éclairs).

Mais comme le précise le DTS (Dictionnaire Toponymique des communes Suisses), il ne faut pas le comprendre comme "(villa) pluviosa" mais comme un nom secondaire possiblement à partir d'un hydronyme.

Comme j'aime varier, je pense que mon prochain sujet sera sur les ethnonymes et plus exactement les blasons populaires.

PS : Sur la suffixation dialectale pour bruiner, voir l'étude de Jean-Claude BOUVIER dans les Mélanges offerts à Gaston TUAILLON, la Carte "il bruine" des atlas linguistiques gallo-romans. Contribution à l'étude de la suffixation gallo-romane. [domaine pas assez étudié]

Pour le franc-comtois on lira avec profit les nombreux travaux de la regrettée Colette DONDAINE (même si elle a peu étudié l'Ajoie). Par exemple une petite communication météo sur les Dénominations actuelles des vents et de la pluie dans les parlers comtois, lors du 9ème colloque du Centre de Philologie romane de Strasbourg (l'avantage avec le NALF c'est que de nombreux atlas ont commencé par un questionnaire sur le temps, d'où de nombreuses communications sur les premiers résultats d'enquête).

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sylver19   

Merci ,à choisir ce sera la réunion whistling.gif

Edit :je n'arrive pas à trouver cette commune.

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Merci ,à choisir ce sera la réunion whistling.gif

Edit :je n'arrive pas à trouver cette commune.

Je sais bien que tu préfères la Réunion (et pas n'importe où sur l'île).

Pleujouse est en Suisse dans la région naturelle de la Baroche : http://s.geo.admin.ch/82fe3b0d3

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Ce soir je vais faire court sur les sobriquets collectifs.

Je commence par une petite chanson de Montchaffrey (Vaulnaveys-le-Bas, Isère) sur les habitants de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne (Isère), surnommés les culs gelés :

1oqo.png

J'aurais bien fait un fichier *.kar et exporté pour le web. Culs gelés est un sobriquet collectif assez courant.

Allons maintenant dans les Cévennes dans une commune qui porte bien son nom : L'Estréchure (Gard).

Alentours on appelle ses habitants lous brûlo-barbasto, les brûle - gélée blanche. André BERNARDY indique "Ont-ils réussi ce miracle ? Nul ne l'a jamais cru."

Brûler / crâmer s'utilise également pour parler des dégâts du gel.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas (région particulière, phénomène météo, ...).

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sylver19   

Je sais bien que tu préfères la Réunion (et pas n'importe où sur l'île).

Pleujouse est en Suisse dans la région naturelle de la Baroche : http://s.geo.admin.ch/82fe3b0d3

Re , cela n'a que le nom de pluvieux ,car 1200 mm /an pfff meme moi je fais plus

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Suite aux discussions sur les névés tardifs.

On trouve rarement des traces de toponymes en rapport avec les névés car ils appartiennent principalement à l'oralité.

BESSAT & GERMI ne donnent qu'un seul exemple, à la Thuile (VDA): la konfla tardiva sur la route qui monte au Petit-Saint-Bernard.

Je joins une carte que j'avais réalisée sur le nom patois de la congère :

3hsz.png

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rodac   

en suisse romande les congères sont parfois appelées des gonfles.

je ne connais par contre pas dans ma région de toponyme issu de ce mot pour désigner un village ou un lieu.

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en suisse romande les congères sont parfois appelées des gonfles.

je ne connais par contre pas dans ma région de toponyme issu de ce mot pour désigner un village ou un lieu.

Oui c'est une des nombreuses appellations existantes dans les patois vaudois. Dans ta région d'origine, et partagé avec le franc-comtois, on rencontre aussi les menées (de neige) en français régional.

Après il faut bien distinguer les congères (accumulation) des névés (état de la neige). Pour les premières, /topic/81758-printempsete-2013-dans-les-alpes/?p=2115292'>j'ai défendu Pisten lorsqu'il parlait des moraines de neige.

Concernant l'usage toponymique en Suisse romande, on a beaucoup plus d'exemples en Valais (ou sur les pré-Alpes vaudoises) que dans le Jura (où on a quelques toponymes de forme creux/... à neige). Enfin il faut garder en mémoire que la toponymie de la haute montagne est en grande partie moderne (=créations récentes).

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Sémantique proche et un cas célèbre : le Mont Rose !

Attraction paronymique et pendant du Mont Blanc : rose n'est pas la couleur mais l'appellation patoise de glacier (encore bien vivant au Val d'Aoste... dans le Valais on a des attestations anciennes notamment pour désigner les torrents descendants des glaciers).

PS : Zermatt était Praborgne (premières formes germaniques au 15ème siècle) et la Vallaise n'a pas toujours eu des Walsers (soulignons la position de Gaby, îlot francoprovençal coincé entre Gressonney et Issime de langue germanique).

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Mince j'ai oublié de caser dans mes deux messages précédents le lien du blog d'un prévis' de MétéoSuisse, Lionel Fontannaz.

La particularité de ce site est qu'il traite de la météo de tous les jours en patois.

Lien : http://meteo-en-patois.blog.tdg.ch/

Dans la chronique de ce jour pour en revenir à la toponymie il analyse mal le nom du terroir situé près de ND de la Salette (Euillaz à Valtournenche).

Dans le VDA, en avec l'exemple précédent, on avait aussi les Grandes Rousses qui dominent Rhême-Notre-Dame qui sont aussi un toponyme glaciaire (lé Gran Rouéze). [Les nôtres, dans l'Oisans, n'ont par contre rien à voir avec la présence, effective, des glaciers.]

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Sur les glaciers je pourrais aussi faire un tour par les Pyrénées où il y a matière. Dans une étude sur l'Hydronymie pyrénéenne (NRO 39-40 2002, pp. 153-193), Robert AYMARD comptabilisait 47 hydronymes (à proprement parler) sur le thème de la neige/glace, soit 2,3 % des hydronymes qu'il avait recensé. Sur leur répartition, il note : "Les termes nivo-glaciaires abondent en Pallars et dans les vals gascons. Leur pénurie est naturellement maximale aux extrémités de la chaîne".

Si cela intéresse je peux donner quelques exemples.

Petite parenthèse évidente : les événements météo sont moins sujet à formation toponymique que la situation topographique les permettant. Ainsi pour les avalanches on a quasi exclusivement le nom du couloir. C'est identique dans les Alpes et les Pyrénées... et c'est logique. Côté sémantique on remarquera également qu'aussi bien les alpins que les pyrénéens font la distinction entre une avalanche en aérosol et une avalanche coulante.

L'écrasante majorité des toponymes en rapport avec la météo sont en fait des toponymes en rapport à l'exposition du lieu. joselito donnait des T° froides à l'Uvernet-Fours... un toponyme parlant (l'uvern est l'hiver en occitan alpin). Encore que dans ces coins, on a toponymiquement parlant pire : Malubac, Maluvern (ce dernier généralement francisé en Mal Hiver ou Malhivert*).

* dans les textes anciens on trouve sous forme de patronyme (nom d'origine) Maluvert (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65304m/f96.image.r=.langFR )

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Pour ceux que ça intéresse, l'IGN a publié ce glossaire de termes dialectaux : LES NOMS DE LIEUX EN FRANCE

http://www.ign.fr/sites/all/files/glossaire_noms_lieux.pdf

Ce bon vieux Pégorier peut encore se révéler utile.

Pour la montagne pyrénéenne, dans le même cadre que Pégorier, il y a le glossaire de CAMELAT (Val d'Azun). Et pour celle de Cauterets MEILLON qu'on retrouve sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1412684.r=.langFR

Edit: il y avait une pointe d'ironie dans mon commentaire sur le Pégorier (si j'emploie "le" devant le nom de l'auteur c'est que l'ouvrage était quand même un usuel).

Disons qu'il a un certain charme désuet.

Par contre, oui il est utile se plonger dans les dialectes pour identifier les toponymes en rapport avec la météo car, même plus que les autres, ils appartiennent à la couche la plus récente.

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Message bref à la réunion de plusieurs sujets que j'ai abordé récemment (sobriquets, gascon, commerce de la neige en Kabylie).

Suivons l'enquêteur infatigable Gerhard ROHLFS des Pyrénées à l'Italie méridionale et plus précisément le Salentin :

on trouvait dans l'îlot grec de Melpignano une personne surnommée Vindinèvena (matronyme de forme grecque -ena sur "vendeur de neige").

Source : Dizionario storico dei soprannomi salentini (Terra d'Otranto)

Dans la région le commerce de la neige s'est épuisé très rapidement au début 20ème siècle (dernier témoignage en 1907). Il existait trois façons de stocker la neige : grottes naturelles aménagées (grotta-neviera), caves des habitations (cantina-neviera), et des constructions spécifiques à cet usage (cisterna-neviera).

Pour plus d'infos, lire l'étude de Benito SPANO dans la Rivista Geografica Italiana, Neviere e precipitazioni nevose nel Salento (1963, 70-2, pp. 178-209).

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