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Alain Coustou

Les algues au secours de la planète

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Trouvé aujourd'hui sur la page d'accueil de MSN :

Les algues au secours de la planète

Vous arrivez ce matin avec 2 projets étonnants, qui ont un point commun : l'élimination du CO2 à partir des algues. Oui, les algues n'en finissent pas de nous accompagner de leurs bienfaits. On connaît l'apport des algues dans la lutte contre la malnutrition, leur utilisation en cosmétologie, leur apport en molécules médicamenteuses et pour l'industrie avec les bioplastiques. Et bien les algues peuvent en plus nous donner un sérieux coup de main dans la lutte contre le CO2. Car pour se développer, les algues ont la bonne idée de se nourrir de Co2 et de se reproduire à toute vitesse. Un laboratoire américain, Green Fuel Technologies, vient ainsi de mettre au point un bioréacteur rempli d'algues que l'on couple à des centrales thermiques qui émettent du CO2. Les algues parviennent grâce à un ingénieux système à en absorber plus de 80% par un fort ensoleillement et encore plus de 50% en cas de moindre luminosité. Ce n'est pas tout, les algues, lorsqu'elles ont atteint leur croissance maximale, sont remplacées, séchées, et sont valorisées pour servir soit de protéines végétales, soit pour être transformée en éthanol, méthanol ou en biodiesel. Une manière intelligente de produire des biocarburants sans faire pression sur la filière alimentaire. Dans le même esprit, et de façon bien plus lumineuse (c'est le cas de le dire), une société française, Tyca, basée à Libourne, propose des lampadaires écologiques avec des algues. La lumière favorise la croissance des algues, algues qui vont absorber le CO2 mais aussi les autres polluants à commencer par les métaux lourds. (Les algues absorbent 40 fois plus de CO2 qu'un arbre). Des lampadaires qui rendraient grandement service si on les plaçait dans des endroits particulièrement riches en CO2 comme les routes et plus encore, les parkings souterrains. Chaque luminaire pourrait capter 1 tonne de Co2 par an, ce qui est loin, très loin d'être négligeable. On ne peut que souhaiter une expérience grandeur nature du procédé. Comme quoi en France on a des algues et des idées !

Source: Christian Buchet - Europe1.fr

Lundi 14 avril 2008

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C'est excellent. Cependant, je reste mesuré quant à l'absorbtion du CO2 par les algues à proximité des routes via les lampadaires.

N'y aurait il pas plus simple que de laisser la nature alentour se charger gratuitement de ça et éventuellement l'exploiter pour du bois de chauffage ou tout autres utilisations ?

Par exemple : quel est la capacité d'une fourré de bord de route à accumuler du Co2 ? Y a t'il des essences d'arbre à privilégier ? Je pense notamment aux pionniers à croissance rapide qui se débrouillent très bien sans nous à fixer abondament du Co2 du moment qu'il y a de l'eau et des nutriments minéraux dans le sol.

Bref, peut être que le piégeage de Co2 via la flore locale est sans commune mesure avec ce type d'algue, auquel cas, mon intervention est nulle et non avenue.

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Il ne nous reste plus qu'à nous spécialiser dans la culture d'algues au niveau industriel... default_ermm.gif

Ca ressemble tout de même à la fausse bonne idée du Bio carburant tout ça default_zorro.gifdefault_whistling.gif

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Je crois que le qualificatif d'"intelligent" donné à l'utilisation des algues en question pour la fabrication de biocarburants est pour le moins excessif. En effet, cela revient tout simplement à remettre dans l'atmosphère tout le CO2 que les algues avaient séquestré...

C'est le type même de la fausse bonne idée.

L'intérêt (théorique) des biocarburants, consiste à retirer de l'atmosphère une certaine quantité de CO2 pour se donner ensuite l'autorisation de l'émettre. Il est évident que si on ne l'en retire pas et qu'on se contente d'en repousser l'émission, cela n'a aucun intérêt...

L'enfer est décidément pavé de bonnes intentions. (Surtout l'enfer vert).

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Je crois que le qualificatif d'"intelligent" donné à l'utilisation des algues en question pour la fabrication de biocarburants est pour le moins excessif. En effet, cela revient tout simplement à remettre dans l'atmosphère tout le CO2 que les algues avaient séquestré...

C'est le type même de la fausse bonne idée.

L'intérêt (théorique) des biocarburants, consiste à retirer de l'atmosphère une certaine quantité de CO2 pour se donner ensuite l'autorisation de l'émettre. Il est évident que si on ne l'en retire pas et qu'on se contente d'en repousser l'émission, cela n'a aucun intérêt...

L'enfer est décidément pavé de bonnes intentions. (Surtout l'enfer vert).

tu as entierement raison. si on capte le co2 emis par des centrales thermique par le biais d'algues (il ne faut pas oublier qu'il faut des engrais pour ca....) pour ensuite en faire des buches que l'on brule , alors on ne fait que retarder le les rejets vers l'atmosphere. il ne faut pas oublier le cout energetique et en terme de dechets de la production des elements nutritifs necessaires aux algues...le jour ou on peut produire de la matiere organique susceptible d'etre brulée pour la production d'energie a partir du CO2 atmospherique sans engrais, alors la oui on avance mais euh dite moi ca n'existe pas deja ca:

la vegetation naturelle peut etre ......

bref on ne peut probablement pas faire mieux que ce que la nature nous offre deja

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Cela date déjà un peu tout ça.

Je me souviens que c'était le dada de "Planète Bleue".

Sinon, sur le principe, je ne suis évidemment pas d'accord avec les critiques émises, sur ce topic, envers ce procédé.

Une centrale à charbon fabrique de l'électricité en émettant du CO2.

Il faut 1 tonne de charbon pour faire 2000 kwh électriques,environ, et on émet dans ce cas, 1t de carbone.

Cela fait donc une conso spécifique de 0.5kg/kwh.

Si on arrive à utiliser 80% de ce C pour faire des algues (par déf combustibles), en ne comptant que le carbone, on peut économiser 0.8t de charbon (en considérant que le rendement technique est de 100%)

Ceci veut dire que pour faire 2000 kwh électriques on utilise seulement 0.2t de charbon et on n'émet que 0.2t de C.

La conso spécifique est alors de 0.1kg/kwh.

L'intérêt en terme de rejets et de conso énergétique est donc énorme.

Côté engrais, d'après ce que j'avais lu, il y a assez d'oxydes d'azote et de minéraux dans les fumées, pour qu'on s'en sorte à peu près.

Bon cela reste évidemment à vérifier.

Il y a certainement des critiques qui pourraient être justifiées, comme la surface de bioréacteur nécessaire, par exemple, ou les rendements assez faramineux, de conversion d'énergie solaire, annoncés.

Mais ce n'est certainement pas à rejeter, quoique l'on attende avec impatience, une véritable unité industrielle.

Depuis le temps qu'on en parle cela viendra bien un jour.

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Je crois que le qualificatif d'"intelligent" donné à l'utilisation des algues en question pour la fabrication de biocarburants est pour le moins excessif. En effet, cela revient tout simplement à remettre dans l'atmosphère tout le CO2 que les algues avaient séquestré...

C'est le type même de la fausse bonne idée.

L'intérêt (théorique) des biocarburants, consiste à retirer de l'atmosphère une certaine quantité de CO2 pour se donner ensuite l'autorisation de l'émettre. Il est évident que si on ne l'en retire pas et qu'on se contente d'en repousser l'émission, cela n'a aucun intérêt...

L'enfer est décidément pavé de bonnes intentions. (Surtout l'enfer vert).

Poussons donc le raisonnement un peu plus loin....

Effectivement le fait de faire du carburant avec des algues ne fait que relarguer dans l'atmosphère du CO2 qui avait auparavant été capté mais :

- Les algues ont produit un biocarburant dont le CO2 d'origine n'est pas fossile mais atmosphèrique, le fait de faire rouler une voiture avec ce biocarburant évite de la faire rouler avec du carburant fossile qui aurait servit si l'algue n'avait pas été là !

- Imaginons maintenant un monde idéal : toute les voitures du monde roule avec du biocarburant, émettent du CO2 qui est aussitôt entièrement capté par nos lampa-algues... les algues reproduisent le biocarburant qui fait rouler nos voitures !

Le monde idéal n'existera malheureusement jamais...

Par contre je vous laisse imaginer l'odeur dans Paris en 2048 lorsque toutes les rues seront équipé de lampa-algues et sous une forte chaleur du mois d'août... default_laugh.png :lol: default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Location : Agde (34) littoral ouest Hérault

Par contre je vous laisse imaginer l'odeur dans Paris en 2048 lorsque toutes les rues seront équipé de lampa-algues et sous une forte chaleur du mois d'août... default_laugh.png :lol: default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

Au moins, les parisiens n'auront pas besoin d'aller en Bretagne pour se sentir en vacances...

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Location : Creuse (23)

Suite au sujet, je me rappelle avoir vu une émission sur la stimulation du phytoplancton réputé pour consommer du CO2 et rejeter de l'O2 lors de la célèbre photosynthèse.

Je vous invite a lire l'article sur ce site: http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_c...03&id_mag=3

Il reprend un peu l'idée des algues. Bonne lecture!

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A ceux qui ne saurait pas, le pétrole est à 90% d'origine algaire et on sait cela depuis que la prospection pétrolière est devenue industrielle! Alors qualifier cette découverte d'intelligente me paraît effectivement un peu exagérée comme dit PE dont je salue le retour sur ce forum; par contre , effectuer la transformation de la matière algaire en pétrole au fur et à mesure de sa production, alors que celle-ci s'est faite sur des millions d'années grâce au gradient géothermique dans les bassins sédimentaires enfouis à 5000 mètres de profondeur, cela deviendrait un progrès intelligent incontestable; mais je laisse au promoteur de ces idées le soin de trouver l'énergie pour faire cette transformation

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Suite au sujet, je me rappelle avoir vu une émission sur la stimulation du phytoplancton réputé pour consommer du CO2 et rejeter de l'O2 lors de la célèbre photosynthèse.

Je vous invite a lire l'article sur ce site: http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_c...03&id_mag=3

Il reprend un peu l'idée des algues. Bonne lecture!

A part que le projet consistant à stimuler le phytoplancton océanique par des épandages de fer en plein océan me parait être un truc d'apprenti-sorciers qui pourrait échapper (au moins localement) à tout contrôle, avec un risque d'eutrophisation d'une partie du domaine maritime. A interdire sans hésitation !Par contre le projet de culture des algues en bassins (ou sous lampadaires default_rolleyes.gif ) ne présente à mon sens aucun risque particulier.

Alain

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A part que le projet consistant à stimuler le phytoplancton océanique par des épandages de fer en plein océan me parait être un truc d'apprenti-sorciers qui pourrait échapper (au moins localement) à tout contrôle, avec un risque d'eutrophisation d'une partie du domaine maritime. A interdire sans hésitation !

Alain

d'autant plus que des test on été mené sur cette technique: ca ne marche pas ou peu.....

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Depuis le temps qu'on en parle cela viendra bien un jour.

Il me semble (mais ce n'est qu'une intuition), que l'agriculture, même marine, est mieux employée pour la nutrition (animale ou humaine) que pour faire des carburants. On voit actuellement combien il est facile de déséquilibrer le système mondial de production de nourriture simplement en remplaçant un peu de culture vivrière par la culture de plantes destinées à la fabrication de carburants. Ce qui se passe sur la terre aujourd'hui pourrait bien aussi se passer un jour dans la mer.

Le concept "d'énergie globale" (net energy) qui consiste à calculer toutes les énergies fossiles utilisées directement ou non pour la fabrication d'un carburant est un concept très dangereux, à manipuler avec précaution, car il peut amener à des non-sens.

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Moi ce que j'en retiens c'est que cette technologie émergeante fait partie de la multitude de technologies encore en phase de laboratoire qui vont contribuer à limiter notre dégagement de CO2 "fossile" par 4 dans 40 ans.

j'ai lu dans un bouquin de bagnole une autre technologie américaine tout aussi prometteuse permettant la production d'éthanol par un procédé bactérien anoxique extrêmement peu coûteux en énergie et en matière première (déchets anthropiques). A si, il faut beaucoup d'eau.

Si ces procédés sont miraculeux et moins couteux à développer et à produire que le pétrole à l'heure actuelle, alors nous sommes sauvés.

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A part que le projet consistant à stimuler le phytoplancton océanique par des épandages de fer en plein océan me parait être un truc d'apprenti-sorciers qui pourrait échapper (au moins localement) à tout contrôle, avec un risque d'eutrophisation d'une partie du domaine maritime. A interdire sans hésitation !

Par contre le projet de culture des algues en bassins (ou sous lampadaires default_rolleyes.gif ) ne présente à mon sens aucun risque particulier.

Alain

Eutrophiser une lagune, par l'action humaine, me paraît concevable; eutrophiser les océans me paraît un peu prétentieux: je pense que le CO2 dépensé pour exploiter, transporter et répandre le fer assimilable par les algues de l'antarctique dépasserait de loin celui que ces algues pourrait envoyer au fond et fossiliser dans les sédiments deep sea de l'antarctique; pour le moment cela permet à IFREMER de faire des expériences qui, ne sait-on jamais, pourraient avoir d'autres retombées

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Je redis, en faisant le voeu que cette fois la modération laissera passer que :

Tyca est un fournisseur de produits pour aquariophiles.

J'ai quelques doutes sur le contenu du texte initial.

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J'ai trouvé un article du 22/04/08 sur le même thème sur Futura-sciences.

http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...imatique_15331/

Article incroyable. En effet, il me parait dans ce cas indispensable d'obtenir les résultats finaux de cette étude avant de penser à intervenir artificiellement sur la biomasse des océans comme le suggèrent certains scientifique. Il est clair que si c'est la cas, l'action positive des océans sera infiniment plus efficace que nos faibles et coûteuses solutions d'absoption de CO2.

Qu'en pensent nos spécialistes maison ?

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Article incroyable. En effet, il me parait dans ce cas indispensable d'obtenir les résultats finaux de cette étude avant de penser à intervenir artificiellement sur la biomasse des océans comme le suggèrent certains scientifique. Il est clair que si c'est la cas, l'action positive des océans sera infiniment plus efficace que nos faibles et coûteuses solutions d'absoption de CO2.

Qu'en pensent nos spécialistes maison ?

[Je fais une réponse qui est] Observation d'un ignorant, et non avis d'un spécialiste, [la voici] :Le phytoplancton a besoin de carbone :

Il [le phytoplancton] n'est présent que dans les couches superficielles de la mer, principalement dans le zone euphotique, où il accomplit sa photosynthèse; c'est-à-dire qu'il absorbe des sels minéraux et du carbone (sous forme de CO2) pour rejeter de l'oxygène sous l'effet de la lumière.

Le phytoplancton ne représente que 1 % de la biomasse d'organismes photosynthétiques sur la planète mais assure 45 % de la production primaire (fixation du carbone minéral (CO2) en carbone organique).

extrait de wikipédia.Quoi d'étonnant à ce que plus alimenté, il se développe d'autant plus ?

Les foraminifères à test carbonaté ne seraient-ils pas dans la même situation ?

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L'"ignorant" qui reste bien dans la déonthologie scientifique dans ses propos fait appel à des "plus" spécialistes pour commenter ou compléter de manière constructif cet article selon les rêgles du forum et non pas une réponse façon : "CQFD, d'ailleurs, j'l'ai toujours su".

Cordialement,

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Oups pardon Marot, c'est moi qui a mal interprété ton propos (ça doit être la disgestion). L'ignorant, tu parlais humblement de ta personne.

Je retire donc intégralement mon intervention ci-avant avec toutes mes plates excuses.

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Oups pardon Marot, c'est moi qui a mal interprété ton propos (ça doit être la disgestion). L'ignorant, tu parlais humblement de ta personne.

Je retire donc intégralement mon intervention ci-avant avec toutes mes plates excuses.

Fausse interprétation vient aussi d'une écriture peu claire.Je corrige donc mon premier propos.

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