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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

Peux-tu indiquer sur quoi tu te bases pour affirmer que les prix des denrées alimentaires sont en baisse constante? Parce que d'après ce graphique de la FAO, c'est loin d'être le cas :

home_graph_3.jpg

Il y a bien eu une baisse très forte cette année par rapport à 2014, mais avant cela il y a quand même eu une hausse très importante (environ +50% en termes réels entre 2003 et 2007).

Bonjour TeKRunneR,

Bonne question...

Lorsque que je vais sur ce site et ouvre le fichier excel, l'historique des données depuis 1961 nous donne un indice des prix de 131 en 1961 et 124 pour 2015 (dans la colonne "deflated/real price") je suppose que celà intègre l'inflation ?

Franck a peut-être la réponse ou une autre source, ?.

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Je ne sais pas si les propositions énoncées sont réalistes et correspondent à la réalité, mais j'ai trouvé le genre visuel particulièrement intéressant :         C'est d

Je viens de lire que la centrale de Gardanne (propriété d'Uniper et ex E.ON*) est en vente par l'intermédiaire de la banque Rothschild, centrale dont la tranche V doit être fermée en 2022. *E.ON

votre débat sur la consommation de viande est intéressant mais je crois que pour le coup vous confondez le fait d'être vegan et celui d'être végétarien ou végétalien, ce qui n'est pas du tout la même

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

dans ce domaine particulier de l'alimentaire, la part "pétrole" dans le prix de revient n'est sans doute pas à négliger.

c'est ce qui pourrait expliquer (à vérifier) la baisse récente.

de 2014 à 2015 c'est assez flagrant.

et la hausse de 74 correspondrait au 2ème choc pétrolier.

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dans ce domaine particulier de l'alimentaire, la part "pétrole" dans le prix de revient n'est sans doute pas à négliger.

c'est ce qui pourrait expliquer (à vérifier) la baisse récente.

de 2014 à 2015 c'est assez flagrant.

et la hausse de 74 correspondrait au 2ème choc pétrolier.

Oui, le prix du pétrole a un fort impact sur l'alimentaire. D'ailleurs je pense que c'est bien pour ça qu'on n'a pas trop entendu parler de cette chute pourtant spectaculaire en 2015 : les prix des produits baissent, mais les coûts de production aussi, donc les agriculteurs locaux ne se retrouvent pas en difficulté majeure.

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

dans ce domaine particulier de l'alimentaire, la part "pétrole" dans le prix de revient n'est sans doute pas à négliger...

Sans ancun doute..

Oui, le prix du pétrole a un fort impact sur l'alimentaire...

On pourrait également le penser...mais c'est pas aussi évident:

Source "Banquemondiale.org"

"Par son impact sur les intrants que sont les engrais chimiques, les carburants et les frais de transport, la baisse du prix du pétrole réduit les coûts de production des denrées alimentaires. Parallèlement, un pétrole moins cher amoindrit la rentabilité relative des biocarburants produits à partir de céréales secondaires et d’huiles végétales et allège donc les pressions exercées sur la demande de produits vivriers et de terres agricoles. Sans compter que le repli des cours du pétrole dynamise la demande mondiale, y compris pour les produits alimentaires.

Mais l’effet net sur les prix alimentaires est difficile à prédire à cause des effets contraires exercés, d’une part, par la baisse des coûts et les facteurs liés à la demande et, d’autre part, par la hausse de la demande. En outre, de multiples facteurs, internationaux et nationaux, influent sur ces liens entre prix du pétrole et prix alimentaires, comme l’évolution des obligations en matière de biocarburants, les restrictions commerciales, les marchés publics, les agro-investissements, les variations monétaires dans les grands pays exportateurs et importateurs"....

"Une offre mondiale abondante en 2014 et des anticipations positives de récolte pour 2015 sous-tendent ce fléchissement continu des prix alimentaires. La révision à la hausse des estimations de production pour le blé, le maïs et le riz, le raffermissement des stocks mondiaux et une offre plus soutenue dans les pays importateurs ont exercé une pression à la baisse sur les cours internationaux, confortée par les anticipations de récoltes exceptionnelles en 2015"...

"Par ailleurs, l’appréciation du dollar entraîne un renchérissement du coût intérieur des prix alimentaires dans les pays importateurs. Enfin, les inquiétudes liées à l’arrivée du phénomène El Niño expliquent que, depuis peu, la baisse des cours des denrées alimentaires sur les marchés internationaux soit moins marquée"...

L’effondrement des cours du pétrole peut aussi avoir des répercussions importantes dans les pays importateurs* comme dans les pays exportateurs* en rejaillissant sur la pauvreté et les inégalités.

*Importateurs/exportateurs: de pétrole ou de denrées alimentaires.

EDIT voici le lien de cet article assez fourni

http://www.banquemondiale.org/themes/crise-alimentaire/rapport/juin-2015.html

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Oui bill07, en économie rien n'est simple.

Les variations conjoncturelles sont une chose et ne peuvent avoir forcément une seule origine, OK.

Pour les tendances de plus long terme, quels que soient les produits manufacturés, une énergie plus chère les rendra eux-mêmes plus chers.

La Palisse le dirait aussi.

Au delà du prix lui-même, cela veut dire qu'il sera(it) plus difficile de vivre avec une énergie moins bon marché qu'actuellement.

Ceci explique par là-même la réticence de nombres de pays, organisations, personnes, à abandonner le carbone fossile, source d'énergie portable la plus concentrée et la moins chère.

C'est évident tout çà mais c'est peut-être à rappeler.

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

Petit sujet de reflexion par ces temps de "bombance" et de gaspillage.sick.gif

La quantité d'énergie utilisée par les lumières de Noël aux Etats-Unis dépasse de loin la consommation annuelle de pays pauvres comme l'Ethiopie ou le Salvador, relèvent des chercheurs d'un groupe de réflexion américain.Les "lumières décoratives" qui ornent notamment les sapins et guirlandes à Noël aux Etats-Unis pèsent 6,63 milliards de kilowatts/heure, soit bien plus que ce qui est consommé nationalement chaque année par le Salvador (5,35 milliards), l'Ethiopie (5,30 milliards) ou la Tanzanie (4,81).

Blog du Center for Global Development.

Ceci dit, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année raisonnables santa.gifsorcerer.gif .

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Voilà, fin de l'année 2015, l'année où la France a entendu parler du climat comme jamais avant.

Au bilan, la diplomatie a permis un accord symbolique important, mais on reste interloqué face aux réactions en France, ici comme ailleurs, se traduisant aussi par une réponse médiatique moyennement digne d'un pays organisateur.

En attendant de prochaines nouvelles politiques (avant 2025 normalement), la suite c'est sur /forum/15-evolution-du-climat/'>http://forums.infoclimat.fr/forum/15-evolution-du-climat/

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  • 3 weeks later...
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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

Une suite au sujet du 2.12.15 sur les énergies dites de "schiste" dans lequel j'évoquai les duels saignants à venir et les conséquences financières en Amérique du nord de la baisse du pétrole conventionnel, depuis les pertes ont explosé.

Les conséquences ne sont plus seulement financières aujourd'hui et affectent bon nombre de pays exportateurs (Russie, Vénézuela, Algérie...)

Si cette situation devait perdurer (le retour de l'Iran n'arrangera rien) elle mettrait à mal non seulement les recherches/projets/investissements dans les énergies renouvelables mais ouvrirait la voie à une destabilisation de certains états avec des répercussions insoupçonnables.

Le plongeon accéléré des prix de l'or noir pourrait déstabiliser le secteur bancaire américain qui a financé à coup de milliards de dollars le boom des pétrole et gaz de schiste aux Etats-Unis. (AFP du 21.01.16)Depuis une dizaine de jours, les institutions financières américaines, grandes et moyennes, annoncent les unes après les autres un renforcement des réserves destinées à couvrir des impayés des sociétés d'exploration et de production pétrolière et gazière, qui sont dépassées par la chute inexorable du cours du baril d'or noir, passé en un an et demi de plus de 100 dollars à moins de 30 dollars. A ce niveau, ces entreprises perdent au total 2 milliards de dollars par semaine,...

... "On a l'impression que [les banques] ne disent pas tout".

"Le problème actuel des banques est que personne n'est en mesure de quantifier le risque" lié au pétrole, estime Richard Bove chez Rafferty Capital.

- Contagion -

Cette incertitude plombe le KBW, indice regroupant les valeurs bancaires à Wall Street, qui a reculé d'environ 15% depuis janvier, soit une de ses plus fortes baisses depuis février 2009 aux heures noires de la crise financière.

L'exposition de Bank of America (BofA) à l'énergie était de 21,3 milliards de dollars fin décembre, 20 milliards pour Citigroup, 17 milliards pour Wells Fargo et 13 milliards pour JPMorgan. Goldman Sachs, a elle, octroyé pour 10 milliards de dollars de crédits aux entreprises énergétiques, tandis que Morgan Stanley en a accordé pour 4 milliards.

Le remboursement de ces prêts est jugé incertain, certaines sociétés débitrices ayant fait faillite, tandis que d'autres ont suspendu des projets et licencié massivement leurs employés.

Le nombre de crédits en péril s'élevait en 2015 à 34,2 milliards de dollars, calculent la banque centrale américaine (Fed) et les régulateurs bancaires américains FDIC et OCC. Environ 39 PME du secteur énergétique aux Etats-Unis ont fait faillite en 2015, selon le cabinet Haynes and Boone.

"Non seulement certaines entreprises ne vont pas rembourser leurs prêts, mais elles vont devoir licencier beaucoup de personnes qui ont contracté des crédits immobiliers, des crédits auto et des crédits à la consommation", explique Richard Bove.

Ce risque de contagion aux autres secteurs de l'activité économique réveille les démons de la crise des crédits immobiliers toxiques "subprime"....

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Et pour prolonger ta réflexion :

http://leseconoclastes.fr/2016/01/petrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petrolier/

Bref avec les produits pétroliers toujours comme source d'énergie principale et moteurs principaux de la croissance, les objectifs de cette COP 21 bof !

EDIT: Et il n'y a pas que du côté des États-Unis que ça fait mal :

http://www.romandie.com/news/La-Russie-malade-de-sa-richesse-energetique/669440.rom

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

Des nouvelles du peak oil, Mister King Hubbert?

Bonsoir,

Bonne question, merci de l'avoir posée...

De nombreux experts s'y sont collés,année 2000 annoncée (par Hubert) puis 2010 ensuite 2015 puis 2020, ce n'est pas nous qui allons apporter une réponse fiable, seulement peut-être quelques chiffres et points de vue.

Certains avancent que les réserves prouvées équivalent à 1.5 fois ce que nous avons déjà consommé.

D'autres, en se référant au cours du brut, annoncent 3 fois, pour un brut à 40$ et 5 fois pour un brut à 60$.

"Alors que les découvertes d'hydrocarbures (Gaz + pétrole) étaient quasiment nulles au début du 20ème siècle, elles ont fortement progressé après la seconde guerre mondiale et ont passé leur pic en 1964, avec 124 milliards de barils équivalent pétrole en une seule année"

. Nous passions à l'époque ce que l'on appelle le "pic des découvertes".

Le monde a découvert, en 2014, trois fois moins d'hydrocarbures qu'il n'en a consommé. Cela fait plus de vingt ans que nous consommons plus d'énergie que ce que nous découvrons, il est normal que cela ne dure pas.

Depuis 2009 et le début de l'incroyable progression des gaz et pétrole de schiste aux Etats-Unis, "de nombreux rapports et commentaires promettaient une disponibilité énergétique sans précédent à l'horizon 2020".

Le "Financial Times" annonçait récemment: "Les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz chutent à leur plus bas niveau depuis 20 ans".

Ceci dit celà n'est valable, à mon humble avis, que pour le pétrole et gaz de schiste, les autres énergies dites de "schiste" ont malheureusement encore de l'avenir.

De là a annoncer une date précise...si quelqu'un à des sources sûres, on prend smile.png

EDIT je viens de voir que le brut avait pris +12% en 2 jours ! (en rapport avec mon post précédent)

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Il est bien possible que les découvertes de nouveaux gisements diminuent.

par contre j'ai constaté que le ratio réserves prouvées/production augmentait tous les ans.

Il était de l'ordre de 40 il y a 10/15 ans et il serait de l'ordre de 50 actuellement.(BP indique même 57 si je me souviens bien)

ceci me semble un peu contradictoire et il faudra que je fournisse la courbe R/P = f(années).

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

...

ceci me semble un peu contradictoire et il faudra que je fournisse la courbe R/P = f(années).

Peut-être pas, j'aimerai avoir des données vraiment impartiales, dans tous les cas avec un brut aussi bas les investissements en RD sont tombés à leur plus bas historique

Voici une vision des réserves, moins partisane, que celles estimées par les pétroliers et puis un petit point pas inutile sur les termes "ressources" et "réserves prouvées/probables/possibles" suivant la référence bien évidemment celà change la donne.

http://www.avenir-sans-petrole.org/article-combien-reste-t-il-de-petrole-disponible-55357768.html

Bon on n'en est pas encore là: "SVP attendez, nous forons"

ob_a86e66_peak-oil-drilling1.gif

Et enfin, un graphique (prix du brut/rouble) qui illustre bien la destabilisation de certains états avec un prix bas aussi déraisonnable que les sommets (145$) atteints en 2008.

La-chute-du-rouble-russe-force-un-changement-de-politique-monetaire-Le-controle-des-capitaux-pour-bientot_body_Russia2.png

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

@bill07

oui on peut toujours contester telle ou telle source ou suspecter tel ou tel de manipuler les chiffres et les statistiques pour leur faire dire ce qu'il faut.

moi je ne me lancerai pas dans ce débat de spécialistes qui d'ailleurs se trompent, eux-mêmes, assez souvent..

sinon, si j'utilise les chiffres de l'EIA je trouve l'évolution du ratio réserves/production annuelle suivant:

crude-oil.jpg

Comme on peut voir il augmente pendant cette période.

Les réserves actuelles, en 2014, sont estimées à 1656 Gbl pour une production journalière de 93.2 Mbl/j

Les révisions de réserves sont en moyenne de +56Gbl/an pendant la période.

Il s'agit des estimations pas des découvertes réelles.

On peut subodorer que les estimations des réserves ont fortement augmenté avec la "découverte" et l'exploitation des pétroles de schistes et autres pétroles bien dilués.

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

Réserves, disponibilité, consommation, prix et conséquences, PIB, le pétrole reste d'actualité.

Il y a un mois nous évoquions les relations entre cours du pétrole et prix alimentaires qui sont complexes et polymorphes.

"Une comparaison des comportements du prix du pétrole et des produits vivriers pendant les précédents chocs pétroliers permet uniquement de confirmer qu’il n’est pas possible de tirer de conclusions générales sur la durée de tels phénomènes ou les délais avant un retour aux niveaux d’avant la crise ni d’établir de corrélations entre l’évolution des cours du pétrole et celle des prix alimentaires." (données banque mondiale Juin 2015).

L'effondrement récent du brut n'échappe pas à ces contradictions ainsi qu'au lien supposé avec des effets bénéfiques sur la croissance, que certains experts prédisaient, pour des pays comme la Chine, l'Inde....

La chute du brut proviendrait, selon certains économistes, du ralentissement de la croissance dans ces mêmes pays.

La baisse significative du pétrole (45$ le 12.01.15) c'était il y a un an, les effets positifs sur la croissance devraient être aujourd'hui visibles, non ?

Une autre vision est celle de JM Jancovici dans son dernier livre, je cite :

" entre l'an 0 et 1820 le PIB en Europe n'a pratiquement pas évolué...depuis c'est en moyenne 1% par an...alors ?, la réponse, le physicien et l'ingénieur la connaissent, l'économiste ne la toujours pas comprise, elle s'appelle: le charbon, le pétrole, le gaz, les chutes d'eau, l'uranium..." l'énergie, et oui.

" en 2005 il s'est produit un phénomène dont les économistes n'ont pas compris l'importance: la production de vrai pétrole n'augmente quasi plus..." *** (v. plus bas)

" depuis 1980 , le PIB par personne varie très exactement, avec 1 ou 2 années de décalage, comme la production mondiale de pétrole en volume et pas du tout comme le prix du baril, les statistiques montrent que ce dernier n'a aucun lien avec le PIB mondial. Aussi surprenant que celà puisse paraître c'est d'abord la production de pétrole qui évolue dans un sens ou dans l'autre, et ensuite le PIB mondial qui effectue la même variation l'année suivante ou celle d'après.."

Si on suit bien, ce serait donc bien parce qu'il a augmentation des disponiblité/consommation d'énergies que la croissance structurelle augmente.

*** pour poursuivre l'échange avec meteor sur le thème: réserves et productions.

Comptées en barils, ces dernières continuent d'augmenter, mais le baril est une unité de volume et non d'énergie.

L'énergie d'un baril de pétrole conventionnel est très supérieure à celle issue de l'exploitation des "énergies dites de schistes" et par ailleurs on inclue également dans les données les sous-produits de l'exploitation du gaz (dits "condensats") et les liquides de gaz moins énergétiques à volume comparable (baril).

Le paradoxe est donc que la production de "pétrole" en volume peut croître, mais stagner voire diminuer en énergie pure.

Pour les réserves, le grand écart entre les différentes sources est surprenant et je dirai comme toi: "...je ne me lancerai pas dans ce débat de spécialistes qui d'ailleurs se trompent, eux-mêmes, assez souvent".

JMJ a lui aussi sa vision de la chose

http://www.manicore.com/documentation/petrole/pic_futur_petrole.html

J'évoquai, il y a peu, les conséquences d'un prix bas du baril, en voici une: (AFP)

Il faut dire que vendre #1.4 centime d'euro le litre d'essence n'est pas très raisonnable !

"Le VENEZUELA: il compte les plus importantes réserves pétrolières au monde mais vit sa pire crise en 30 ans: le Venezuela s'enfonce dans la débâcle économique à mesure que les prix du brut baissent, ne parvenant pas à faire entendre sa voix à l'Opep. "La crise est sévère, les revenus s'effondrent et le risque est que le pays explose".

La chute du prix du pétrole est une catastrophe pour le flux de liquidités...

Dans un marché mondial pétrolier marqué par un excès d'offre et une demande faible, le baril de brut vient de chuter à son plus bas niveau en 12 ans, sous les 30 dollars. Un coup dur pour l'économie vénézuélienne, qui tire du pétrole 96% de ses devises, essentielles pour financer ses importations.

Avec un baril à ce prix, l'Etat finira l'année sur un déficit de liquidités de 27 milliards de dollars... le PIB chutera de 8% cette année.

Les habitants souffrent de la pire inflation au monde (141,5% sur un an en septembre) et d'une pénurie touchant plus de deux produits de première nécessité sur trois. Chaque jour, ils sont des milliers à faire la queue pendant des heures devant les supermarchés, pour acheter de la farine, du riz ou du café.

Le président Maduro admet lui-même que la situation est "catastrophique". Mais jusqu'à présent, ses efforts pour y remédier ont été vains.

Depuis plus d'un an, il mène campagne auprès de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), à qui il vient de proposer une réunion extraordinaire...

Mais le Venezuela n'a plus le pouvoir qu'il avait auparavant, quand le défunt président Hugo Chavez surfait sur un prix du brut très élevé pour mener une "pétro-diplomatie" et défier l'hégémonie des Etats-Unis. Malgré les demandes de Caracas, l'Opep, refuse de réduire sa production, espérant ainsi noyer la concurrence du pétrole de schiste des Etats-Unis.

Une politique que M. Maduro qualifie de "suicide", surtout pour le Venezuela qui n'a pas, contrairement aux producteurs arabes, les ressources nécessaires pour résister à ce qu'il appelle "une guerre géopolitique contre le pétrole".

Pour avoir les liquidités suffisantes, le Venezuela, qui produit 2,65 millions de barils par jour selon l'Opep, a besoin d'un baril à 80 dollars...

Une solution, très risquée politiquement, serait d'augmenter le prix de l'essence: fortement subventionnée, elle est facturée au prix le plus bas au monde, 0,015 dollar le litre.

"Compte tenu du contexte international et des déséquilibres internes, il y a une opportunité de supprimer cette subvention, qui a coûté au pays 29 milliards de dollars ces trois dernières années et alimente la contrebande à la frontière avec la Colombie.

"L'heure est venue", a reconnu N. Maduro il y a peu devant le Parlement, estimant que le pays doit faire le "saut" de l'économie de rente pétrolière à une économie productive.

Une campagne médiatique tente de sensibiliser la population sur ce thème, en expliquant qu'il serait fou de vendre une empanada à un prix bien inférieur au coût de production, avec ce slogan: "C'est la même chose avec le prix de l'essence, qui vaut 35 fois moins que ce que cela coûte de la produire".

C'est "absurde", glisse un automobiliste en faisant le plein à une station-essence de Caracas: "Je paie avec un billet de 20 bolivars, quatre pour l'essence et le reste en pourboire".

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

@bill07

Hum, crois-tu sincèrement qu'on additionne des choux et des carottes whistling.gif ?

les chiffres de tous les organismes pétroliers privés ou publics sont donnés en BOE (Barrel crude Oil Equivalent)

1BOE représentant 1.7MWh.

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

...les chiffres de tous les organismes pétroliers privés ou publics sont donnés en BOE (Barrel crude Oil Equivalent)

Merci pour ta précision, mais lorsque je consulte des sites (Institut Français du Pétrole, Wikipédia...) où l'on précise bien "baril équivalent pétrole" et d'autres sites où il est simplement indiqué baril ou Gb, je me pose des questions, et d'autre part lorsque je constate les disparités énormes entre les chiffres des uns et des autres, là c'est une grosse interrogation sur la fiabilité et l'honnêteté des données.

Peut-être, suis-je un peu trop méfiant sad.png envers les compagnies pétrolières.

EDIT il semble que je ne sois pas le seul à m'interroger.

http://www.dani2989.com/matiere1/oil7compagny1108fr.htm

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Le problème direct pour nos économies Européennes c'est que les Pays exportateurs de pétrole consomment beaucoup plus de produits fabriqués en France que les autres pays exportateurs de type Chine ou autre Bangladesh.

Et c'est bon pour notre balance commerciale.

L'idéal pour notre économie est de voir grimper les prix du pétrole tout en nous débrouillant à en consommer moins.

Le deuxième effet "kiss-cool" de la baisse des prix du pétrole, c'est que le charbon et le gaz baisse autant ce qui favorise l'explosion mondiale des centrales électriques ainsi que des usines de chauffage urbain alimentés par le charbon et ça, ce n'est pas bon du tout pour les modèles énergétiques mondiaux.

Le "prix de gros" de l'énergie baisse et met à mal les énergies propres non subventionnées (nucléaire) mais aussi celles qui le sont puisque les consommateurs paient une CESP usuraire non justifiée (plus les prix de gros baissent, plus la CESP devient proéminente dans le prix des factures).

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Merci pour ta précision, mais lorsque je consulte des sites (Institut Français du Pétrole, Wikipédia...) où l'on précise bien "baril équivalent pétrole" et d'autres sites où il est simplement indiqué baril ou Gb, je me pose des questions, et d'autre part lorsque je constate les disparités énormes entre les chiffres des uns et des autres, là c'est une grosse interrogation sur la fiabilité et l'honnêteté des données.

Peut-être, suis-je un peu trop méfiant sad.png envers les compagnies pétrolières.

EDIT il semble que je ne sois pas le seul à m'interroger.

http://www.dani2989.com/matiere1/oil7compagny1108fr.htm

Concernant les chiffres de l'EIA, que j'ai donnés plus haut, j'ai eu confirmation de l'EIA même, qu'il s'agit bien de chiffres en BOE.

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

Mes doutes expliqués et des infos dans un domaine où les certitudes n'existent pas.

J'ai travaillé pendant 30ans pour une compagnie pétrolière anglo-néerlandaise, secouée par un scandale en 2004. En janvier, la compagnie déclassait 20 % de ses réserves prouvées de pétrole et de gaz, 3,9 milliards de barils. Du jamais-vu ! Deux mois plus tard on tirait un autre trait de plume, cette fois sur 470 millions de barils.

Et en avril, pour la troisième fois (la dernière...) les réserves avaient été revues à la baisse.

Avec les réserves prouvées, on peut calculer le taux de remplacement de la production annuelle et le nombre d'années de production encore en stock. Après reclassement, ceux de ma compagnie sont tombés respectivement de 98 % à 60 %.

"Tous les chiffres concernant les réserves sont centralisés par le « saint des saints » des compagnies pétrolières : le département gisement.

Il établit alors « dans le plus grand secret les fameuses réserves. Des informations stratégiques qu'il ne faut surtout pas laisser filtrer, tant vis-à-vis de la concurrence que des Etats avec lesquels se négocient des extensions de permis », raconte Gilles Rousselot.

Seule la direction générale est ensuite autorisée à communiquer sur ces réserves, selon sa vision stratégique : audacieuse ou prudente.

Chacun sait qu'une direction peut demander à ses services techniques de forcer un peu le trait. De bonne guerre, les compagnies qui ont été achetées par d'autres ont eu tendance à gonfler leurs réserves», ajoute l'ingénieur géologue."

L'autorité de marché américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), imposait pourtant aux majors cotées à Wall Street le « booking », càd la publication annuelle de leurs « réserves prouvées. Si les majors cotées trichent, quid de celles qui ne le sont pas; sachant également que pour les multinationales du pétrole, le renouvellement des stocks est de plus en plus difficile, puisque les plus gros gisements recensés appartiennent à des domaines miniers (états pétroliers) qui leur sont fermés, comme au Moyen-Orient.

Je préfère donc me rapprocher des données des géologues que de celles des pétroliers/économistes.

Concernant l'AIE (d'accord pour les BOE) mais l'histoire ne plaide pas pour sa transparence et son indépendance.

L'IFP, envers lequel j'ai une estime certaine, affiche une grande prudence:

Les réserves sont estimées mais ne sont pas réellement mesurées. Il y a donc des incertitudes, notamment dans les pays où le chiffre des réserves ne peut être contrôlé. Ainsi, près de 80 % des réserves sont détenues par des compagnies nationales qui n'ont pas l'obligation de les faire certifier.

Certains géologues contestent les chiffres officiels, selon eux, nous aurions déjà atteint le peak oil. Pour les plus optimistes, la date du peak oil se situerait aux alentours de 2025

IFP EN, qui a un rôle important à jouer pour développer des technologies d'extraction du pétrole non conventionnel offrant toutes les garanties de sécurité et jugées acceptables sur le plan environnemental, note qu'un brut autour des 30$ n'est pas soutenable.

Deux scénarios sont possibles selon le président de l’IFP :

1) L’Opep et les pétroliers de schistes américains sont en mesure d’apporter 2 à 3 nouveaux millions de barils/jours sur le marché tous les ans pour répondre à la hausse de la demande et au déclin naturel des champs existants. Dans ce cas, le prix de l’or noir devrait demeurer bloquer entre 40 et 60 dollars le baril même au-delà de 2020.

2) Les pétroliers de schistes ne peuvent pas tenir la cadence. Il y a en effet d’importantes incertitudes : selon l’Agence américaine de l’énergie (EIA) les capacités de production de ces acteurs se situent entre 9 et 13 millions de barils/jour. Un bel écart de 4 millions de b/j qui pourraient faire la différence quand on sait que ce sont ces quelques millions de barils de production marginale qui déterminent le prix de marché.

Pourquoi doit-on s'inquiéter:

Les sociétés exploitant les énergies de schistes ne sont pas les seules à boire le bouillon, les majors pétrolières s'enfoncent aussi dans la crise. Les investissements en exploration-production ont chuté de 21% en 2015, et ils devraient continuer à se replier de 10% cette année. L'activité du secteur de la géophysique s'est effondrée de 28% l'an dernier et celui du forage de 27%.

Cette baisse des investissements ampute les revenus futurs et abaissent les perspectives de production. Alors on substituera le pétrole par quoi ?

Coût du Mwh réellement produit (installation/combustible/exploitation) et délais de construction d'une centrale.

CHARBON 45€- 4ans (coût construction 1000/2000€ pour 1Kw installlé)

GAZ 55€- 3ans (coût construction 500/1000€ " " " )

NUCLEAIRE 85€- 10ans (coût constuction 3000/5000€ " " " )

HYDRAULIQUE 100€- 5/10ans (coût construction 1000/5000€ " " " )

EOLIEN (+stockage et réseaux) 250€- 2ans (coût 1000/3000€ " " " )

SOLAIRE(idem) >250€- 1an (coût 1500/3000€ " " " )

Ces coûts sont une moyenne: le gaz est bien moins cher aux EU et le charbon également en Chine.

On voit donc que l'effondrement des prix des énergies fossiles est un très mauvais coup porté aux renouvelables et au nucléaire; quels investisseurs vont sortir 8 milliards d'€ pour un EPR? on risque donc d'être dans la nasse des fossiles jusqu'à épuisement des stocks! tout doit disparaitre... et ma crainte est que lorsque la fin poindra ça va coincer sur les délais de vraie transition énergétique.

En attendant, pour se donner bonne conscience, on va développer "le transport électrique", mais celui-ci sera de plus en plus "fossilisé".

Au secours la COP22.

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Accord de Paris et accords de libre-échange, le beau paradoxe :

http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/la-multiplication-des-accords-de-libre-echange-est-incompatible-avec-la-lutte-contre-le-changement-climatique-143824.html

Dont ce passage de Thomas Porcher :

"Dans le TAFTA, comme dans bien d’autres traités de libre-échange, et même à l’OMC (l’Organisation Mondiale du Commerce), il n’y a tout simplement aucune clause ni même référence au climat. Or, l’Union européenne a défini une stratégie, baptisée "Global Europe : Competing in the world", qui a entraîné la signature d’accords de ce type avec une multitude de pays : la Colombie, la Corée du Sud ou le Canada. D’autres sont en cours avec l’Ukraine, le Conseil de coopération du Golfe ou le Mercosur. C’est aussi dans ce cadre-là qu’est négocié le TAFTA.

Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement que nous allons échanger des biens, des énergies - et notamment des énergies fossiles très émettrices de gaz à effet de serre, comme les sables bitumineux ou les gaz de schiste - avec des partenaires situés à 10 000 km, quand les impératifs climatiques demandent de privilégier les circuits courts. Même si ce n’est pas si simple que cela, rien que le transport mondial de marchandises (maritime et aérien) est source de plus de 5 % des émissions de gaz à effet de serre.

.."

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Mes doutes expliqués et des infos dans un domaine où les certitudes n'existent pas.

Certes on peut partager certains de tes doutes, mais je relevais simplement les chiffres de l'IEA concernant les réserves et la consommation annuelle.

Concernant ces réserves on est d'accord qu'elles ne sont pas toutes dans un réservoir unique avec mesure de niveau, LOL.

Mais on ne peut pas non plus suspecter, sans preuve, ceux qui donnent les chiffres d'additionner du pétrole avec de l'eau ou du sable, ou je ne sais quelle substance "moins énergétique", pour les gonfler.

Il faut rester factuel dans ce domaine et si possible ne pas faire preuve d'autorité, à moins d'avoir de solides arguments.

Si on en revient à la COP21 et ses promesses un peu "bidon" et politiciennes, de mon point de vue, quelques "pragmatiques" (guillemets indispensables) américains semblent marquer des points de ce côté là en "portant un brutal coup d'arrêt au plan d'Obama pour le climat"

Ceci pour illustrer, si besoin en était auprès de certains rêveurs français, les difficultés de la tâche et, finalement, le fait que les "pragmatiques" en question, la COP21, ils s'en contrefichent...

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Brison 07110 (565m) et Laussonne 43150 (930m)

... mais je relevais simplement les chiffres de l'IEA ...

Mais on ne peut pas non plus suspecter, sans preuve...

Il faut rester factuel dans ce domaine et si possible ne pas faire preuve d'autorité, à moins d'avoir de solides arguments.

Je ne pense pas avoir fait preuve d'autorité ni de certitudes dans mon précédent message, pas plus que je n'en faisais une attaque personnelle.

Des preuves ? je serai bien incapable d'en fournir, l'IEA n'en apporte guère non plus dans ses projections et se vautre régulièrement depuis 20ans dans ses pronostics des prix du brut, si j'ai quelques griefs, whistling.gif, c'est aussi parceque certains de ses membres (en privé) n'ont pas toujours eu le même discours et le même optimisme que leur agence.

Je cite JM Jancovici qui reste très critique vis à vis des prévisions de l'IEA: nous n'aurons le fin mot de l'histoire qu'après coup... ce qui sera un peu tard pour se préparer à l'après pétrole

.

C'est également le message que je voulais, modestement, faire passer dans les posts précédents et je le répète sans mise en cause personnelle. Nous sommes là pour échanger,si possible...

Ce qui m'interpelle également c'est la comptabilisation qui consiste à mettre toutes les énergies dans le même panier ainsi que les incertitudes économiques/techniques/politiques/énergétiques qui ne sont/seront pas anodines.

- Le risque politique: le pétrole est là mais pourrait ne pas être extrait dans des pays instables politiquement, certainement le risque le plus important et le plus difficile à évaluer.

- Le risque énergétique: c'est quand il faudra consommer un baril de pétrole pour en extraire un.

En ce qui concerne les énergies de schistes, dont certaines ont été assimilées (comme les sables bitumineux du Canada en 2008) au pétrole conventionnel, il reste les problèmes (comme pour le charbon) d'impact et de bilan énergétique final.

On sait que l'énergie qui se transporte et se stocke le mieux c'est le pétrole conventionnel (à densité énergétique/volume) ce qui entraîne une perte finale d'énergie pour les autres énergies.

Et enfin, à énergie équivalente en réserves prouvées/probables, il faut beaucoup plus d'énergie pour extraire et raffiner les énergies de roche-mère et de schiste et il en faudra également plus pour "râcler" les fonds de puits de pétrole conventionnel, donc au final moins d'énergie réellement utilisable.

D'autre part une bonne partie des liquides-gaz sont impropres à faire des carburants.

Ci-dessous le grand écart de l'IEA (courbe noire pointillée) avec les autres. Shell (chat échaudé...) a revu sa copie en 2009/2010 et sa courbe est maintenant entre Bauquis/ASPO

pic_futur_graph22.jpg

Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici un bel exposé avec en seconde partie tous les questions qui nous occupent ici.

http://www.manicore.com/documentation/petrole/reserve_petrole.html

EDIT : Je viens de consulter le lien de ton message, et oui , les supporters du zozo D. Trump avec les états charbonniers en tête vont bien nous pourrir la vie.

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