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Trajectoire des gouttes froides


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En cet été ou nous sommes soumis depuis deux mois aux passages réguliers de gouttes froides , je me pose une question :

Pourquoi les modèles météo ont autant de mal à cerner les trajectoires de ces petites bêtes ?

En l'espace de quelques jours on peut voir des différences de positionnement et de trajectoires de centaines de kilomètres et les prévisions n'en deviennent précises qu'au dernier moment .

Merci pour vos réponses default_blushing.gif

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En cet été ou nous sommes soumis depuis deux mois aux passages réguliers de gouttes froides , je me pose une question :

Pourquoi les modèles météo ont autant de mal à cerner les trajectoires de ces petites bêtes ?

En l'espace de quelques jours on peut voir des différences de positionnement et de trajectoires de centaines de kilomètres et les prévisions n'en deviennent précises qu'au dernier moment .

Merci pour vos réponses default_blushing.gif

Les spécialistes répondront certainement de façon plus détaillée, je serais d'avis de penser que c'est une question d'échelle, les modèles ayant pour certains des mailles assez larges cernent bien les anticyclones "volumineux" et les dépressions étendues, mais ont plus de mal avec des phénomènes plus petits tels que les gouttes froides, mais ce n'est que mon avis.

Olivier.

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En cet été ou nous sommes soumis depuis deux mois aux passages réguliers de gouttes froides , je me pose une question :

Pourquoi les modèles météo ont autant de mal à cerner les trajectoires de ces petites bêtes ?

En l'espace de quelques jours on peut voir des différences de positionnement et de trajectoires de centaines de kilomètres et les prévisions n'en deviennent précises qu'au dernier moment .

Merci pour vos réponses default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

Les gouttes froides occasionnent effectivement une prévisibilité moins importante que la moyenne.

En général, en prévision météo, les zones à plus faible prévisibilité (dispersion qui augmente la plus rapidement avec les échéances) dans l'atmosphère sont les zones baroclines, par exemple où il y a formation d'un front, creusement d'une dépression... Les centres anticycloniques sont en revanche les moins sujets à de fortes incertitudes.

Dès qu'il y a jet, ou plutôt déformation du jet et interaction avec des gradients thermiques de basses couches, cela pose problème.

Une goutte froide commence la plupart du temps par un talweg profond, où la circulation devient donc très méridienne, et dont la partie sud (dans l'hémisphère nord) se coupe du vortex "père" initial et migre vers des latitudes plus méridionales. Le problème est que ce genre de fond de talweg est le siège de fortes interactions entre jet d'altitude, anomalie(s) de tropopause, et advections d'air chaud de basses couches.

Les choses vont de pire en pire quand le cut-off se forme réellement : c'est dans l'environnement de la bulle de tourbillon d'air froid d'altitude qui s'isole qu'on retrouve la plus grande concentration possible d'interactions complexes entre les divers moteurs du temps (on a souvent au moins 2 anomalies de tropo par goutte froide, si ce n'est plus lorsqu'elle prend de l'ampleur, de nombreuses ondulations du gradient de température de basses couches sous cet air froid, avec donc des interactions fines entre basses couches et altitude qui se répercutent sur l'ensemble de la goutte froide et en modifie les caractéristiques, etc...).

Etant donné qu'une goutte froide se déplace lentement, elle a un fort impact sur le temps sensible, non pas sur une demi-journée (comme pour le passage d'un front dans un flux d'ouest) mais parfois sur plusieurs jours. On comprend donc que vue la complexité des interactions au sein d'une goutte froide, la moindre erreur d'analyse au jour J peut faire changer du tout au tout la prévision du temps sensible pour J+2 (j'exagère un peu), tandis que pour un front qui circule rapidement d'ouest en est, il y a parfois des erreurs de chronologie, de position ou d'intensité du front, mais ce dernier finit par passer et donner plus ou moins de pluie. Pour une goutte froide c'est plus complexe et plus long...

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Merci pour ces explications claires et précises default_laugh.png

Etant donné qu'une goutte froide se déplace lentement, elle a un fort impact sur le temps sensible, non pas sur une demi-journée (comme pour le passage d'un front dans un flux d'ouest) mais parfois sur plusieurs jours. On comprend donc que vue la complexité des interactions au sein d'une goutte froide, la moindre erreur d'analyse au jour J peut faire changer du tout au tout la prévision du temps sensible pour J+2 (j'exagère un peu), tandis que pour un front qui circule rapidement d'ouest en est, il y a parfois des erreurs de chronologie, de position ou d'intensité du front, mais ce dernier finit par passer et donner plus ou moins de pluie. Pour une goutte froide c'est plus complexe et plus long

OK c'est cette différence de prévisibilité entre un front "classique " et une goutte froide qui me posait problème . J'insiste un peu default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> mais après qu'est-ce qui fait que cette goutte froide se comble progressivement ? Un manque d'alimentation ou elle se fait bouffer par les hautes pressions ? ( désolé si mes termes ne sont pas très " techniques " )
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Merci pour ces explications claires et précises default_laugh.png

OK c'est cette différence de prévisibilité entre un front "classique " et une goutte froide qui me posait problème .

J'insiste un peu default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> mais après qu'est-ce qui fait que cette goutte froide se comble progressivement ? Un manque d'alimentation ou elle se fait bouffer par les hautes pressions ? ( désolé si mes termes ne sont pas très " techniques " )

Je dirais, par observation des cartes, que les deux en sont la conséquence! Comme l'a expliqué hailstone, une goutte froide provient généralement d'un talweg et se constitue sur la partie sud de ce talweg. Une sorte de scission qui induit alors cette goutte froide à prendre une direction méridionale! Sur ces régions méridionales, cette goutte froide en est venue à ça car elle n'est plus alimentée par le "vortex père"... Cette non-alimentation est donc causée par la descente trop faible du vortex, mais le talweg initial lui continue par être alimenté et continue sa route vers l'est bien souvent. Notre goutte froide se retrouve alors isolée et ne trouve pas l'alimentation pour se régénérer.Elle n'a donc autre issue de se combler sur elle-même alors que les HP peuvent se constituer autour l'isolant encore plus.

Voilà mon point de vue, mais hailstone sera sans doute plus à même à te répondre sous des termes plus scientifiques ou corriger mes erreurs éventuelles qui ne sont que des observations de modèle...

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Une goutte froide est avant toute une anomalie de tropopause qui se retrouve "coupée du monde" (cut-off)

Elles n'apparaissent donc pas comme çà, il y a toujours un isolement/détâchement du fond d'un thalweg en une goutte froide, comme décrit Hailstone. Et elles ne disparaissent pas comme çà. Bien souvent elles profitent d' un thalweg descendant assez bas pour "recoller" même après plusieurs jours.

Je n'ai que des connaissances partielles se ce domaine, mais je pense que l'isolement est la cause des erreurs de prévision, notamment parce que l'anomalie est en perpértuelle interaction avec le flux qu'elle induit, ce qui est moins net dans les flux d'ouest affirmés où l'anomalie subit beaucoup plus le jet et les interactions de cyclogénèse. De la même façon qu'une goutte froide se détache d'un thalweg, un peu par inertie, la goutte froide va évoluer en fonction des ondulations qu'elle présente.

Désolé Run 999H j'avais pas vu ta réponse, mais c'est assez juste default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Je n'ai pas envie non plus de rejeter les explications de Hailstone sur les interactions complexes au sol, mais je n'ai pas l'impression que ça explique les difficultés de prévision.

Dans les cyclogénèses dynamiques (au sens de dynamisme) les modèles arrivent plutôt bien à gérer (tant que les données initiales sont suffisament justes...) et là les interactions tropopause/surface sont fondamentales, l'anomalie étant vraiment influencée par l'accentuation du tourbillon de surface.

Dans une goutte froide, ces interactions sont moins nettes et plus diffuses, et finalement l'anomalie dépend surtout d'elle-même (même si les conditions en surface peuvent jouer).

Je ne sais pas si c'est très rigoureux, je me base en partie sur l'observation des modèles.

Tu en penses quoi Hailstone ?

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Bien souvent elles profitent d'un thalweg descendant assez bas pour "recoller" même après plusieurs jours.

la goutte froide va évoluer en fonction des ondulations qu'elle présente.

salut les amis des gougouttes,

je suis particulièrement d'accord sur ces deux affirmations/constatations de Cotissois.

Souvent (je ne saurais dire dans quel pourcentage des cas, mais il me semble élevé par expérience), la goutte froide réussit à vivre (même si elle s'affaiblit un peu) et finit par être reprise, totalement ou partiellement, par une ondulation de talweg qui passe plus au nord (c'est presque le cas dans certains scénarios prévus pour la situation de mardi-mercredi prochain et c'est un peu ce qui se passe actuellement avec une partie de la goutte froide qui s'est décallée vers l'Allemagne pour être reprise dans le flux perturbé scandinave).

Alors, "pourquoi une goutte froide se comble progressivement?"

Pour moi, une partie de la réponse se trouve dans le mécanisme de frontolyse classique, mais ça ne suffit pas pour tout expliquer...

Le déphasage des anomalies de tropo avec les basses couches existe dans les flux perturbés d'ouest comme dans les gouttes froides et peut expliquer une partie de l'affaiblissement du système. Au sein du système, plusieurs anomalies de tropo vont pouvoir interagir avec des anomalies chaudes de basses couches, de manière très complexe et chaotique.

Mais, ce qui fait la différence avec un système perturbé classique, c'est que pour une goutte froide parfaitement isolée au sud d'un anticyclone (situation de blocage sans aucune liaison entre le cut-off bas et le flux perturbé plus au nord), une partie de l'air froid de basses couches piégé dans certaines zones du système n'est plus alimenté comme si on avait une advection froide depuis le pôle. En revanche l'air chaud est plus présent dans l'environnement de la goutte froide, puisque elle se situe à des latitudes plus méridionales. En même temps, la condensation massive de la vapeur d'eau en altitude, liée à la formation de nombreux nuages souvent convectifs et associés à de fortes ascendances en début de cycle, génère un affaiblissement progressif du gradient vertical de température potentielle (on apporte de la chaleur "latente" dans la partie haute de la troposphère), ce qui a tendance à affaiblir l'anomalie de tropo.

On constate souvent au début de la vie de la goutte froide qu'on a des conflits de masse d'air marqués en basses couches, mais qui finissent progressivement par se "diluer", au profit de l'air chaud (la T500 augmente relativement, la limite pluie/neige remonte en montagne, les températures potentielles équivalentes (TPE) à 850 hPa remontent en moyenne avec des gradients de moins en moins serrés).

Donc, on a à la fois la transformation d'énergie liée aux conflits thermiques en chaleur latente qui affaiblit ces mêmes conflits thermiques ainsi que l'anomalie de tropo (à mon avis la raison principale) et puis en même temps (de manière secondaire) l'absence d'alimentation froide de basses couches qui pourrait entretenir des conflits de masse d'air dignes de ce nom, voilà à mon avis l'explication d'une goutte froide qui se comble.

Bon.. il y a peut-être d'autres explications et d'autres facteurs qui entrent en jeu, mais a priori je ne vois pas trop.

Après, il y a plein de cas observés où en fait on n'a pas affaire à une vraie goutte froide (au sens littéral du "cut-off" qui signifie "coupé de .." en anglais), mais plutôt à un bas géopotentiel en position très méridionale mais alimenté sur son flanc nord et ouest par un jet de nord-est provenant du flux perturbé plus au nord, qui contourne la goutte froide par le sud et bifurque au sud-ouest pour rejoindre le flux perturbé plus au nord (avec un schéma ce serait plus facile!). Dans ce cas là, il y a une alimentation en tourbillon potentiel d'altitude comme en advection de TPE froides en basses couches, ce qui peut conduire à des situations bloquées durables puisque le système ne se fatigue pas. Souvent, dans ces cas, la partie la plus éloignée et la plus au sud finit par s'isoler vraiment (vrai cut-off) tandis que le reste du système est repris dans la circulation d'ouest perturbée.

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salut les amis des gougouttes,

je suis particulièrement d'accord sur ces deux affirmations/constatations de Cotissois.

Souvent (je ne saurais dire dans quel pourcentage des cas, mais il me semble élevé par expérience), la goutte froide réussit à vivre (même si elle s'affaiblit un peu) et finit par être reprise, totalement ou partiellement, par une ondulation de talweg qui passe plus au nord (c'est presque le cas dans certains scénarios prévus pour la situation de mardi-mercredi prochain et c'est un peu ce qui se passe actuellement avec une partie de la goutte froide qui s'est décallée vers l'Allemagne pour être reprise dans le flux perturbé scandinave).

Alors, "pourquoi une goutte froide se comble progressivement?"

Pour moi, une partie de la réponse se trouve dans le mécanisme de frontolyse classique, mais ça ne suffit pas pour tout expliquer...

Le déphasage des anomalies de tropo avec les basses couches existe dans les flux perturbés d'ouest comme dans les gouttes froides et peut expliquer une partie de l'affaiblissement du système. Au sein du système, plusieurs anomalies de tropo vont pouvoir interagir avec des anomalies chaudes de basses couches, de manière très complexe et chaotique.

Mais, ce qui fait la différence avec un système perturbé classique, c'est que pour une goutte froide parfaitement isolée au sud d'un anticyclone (situation de blocage sans aucune liaison entre le cut-off bas et le flux perturbé plus au nord), une partie de l'air froid de basses couches piégé dans certaines zones du système n'est plus alimenté comme si on avait une advection froide depuis le pôle. En revanche l'air chaud est plus présent dans l'environnement de la goutte froide, puisque elle se situe à des latitudes plus méridionales. En même temps, la condensation massive de la vapeur d'eau en altitude, liée à la formation de nombreux nuages souvent convectifs et associés à de fortes ascendances en début de cycle, génère un affaiblissement progressif du gradient vertical de température potentielle (on apporte de la chaleur "latente" dans la partie haute de la troposphère), ce qui a tendance à affaiblir l'anomalie de tropo.

On constate souvent au début de la vie de la goutte froide qu'on a des conflits de masse d'air marqués en basses couches, mais qui finissent progressivement par se "diluer", au profit de l'air chaud (la T500 augmente relativement, la limite pluie/neige remonte en montagne, les températures potentielles équivalentes (TPE) à 850 hPa remontent en moyenne avec des gradients de moins en moins serrés).

Donc, on a à la fois la transformation d'énergie liée aux conflits thermiques en chaleur latente qui affaiblit ces mêmes conflits thermiques ainsi que l'anomalie de tropo (à mon avis la raison principale) et puis en même temps (de manière secondaire) l'absence d'alimentation froide de basses couches qui pourrait entretenir des conflits de masse d'air dignes de ce nom, voilà à mon avis l'explication d'une goutte froide qui se comble.

Bon.. il y a peut-être d'autres explications et d'autres facteurs qui entrent en jeu, mais a priori je ne vois pas trop.

Après, il y a plein de cas observés où en fait on n'a pas affaire à une vraie goutte froide (au sens littéral du "cut-off" qui signifie "coupé de .." en anglais), mais plutôt à un bas géopotentiel en position très méridionale mais alimenté sur son flanc nord et ouest par un jet de nord-est provenant du flux perturbé plus au nord, qui contourne la goutte froide par le sud et bifurque au sud-ouest pour rejoindre le flux perturbé plus au nord (avec un schéma ce serait plus facile!). Dans ce cas là, il y a une alimentation en tourbillon potentiel d'altitude comme en advection de TPE froides en basses couches, ce qui peut conduire à des situations bloquées durables puisque le système ne se fatigue pas. Souvent, dans ces cas, la partie la plus éloignée et la plus au sud finit par s'isoler vraiment (vrai cut-off) tandis que le reste du système est repris dans la circulation d'ouest perturbée.

Merci beaucoup pour cette anlyse fort intéressente! Je trouve vraiment que les gouttes froides sont des phénomènes sympathiques à analyser, bien qu'assz impérvisible.... Ca fait leur charme!
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Merci beaucoup pour cette anlyse fort intéressente! Je trouve vraiment que les gouttes froides sont des phénomènes sympathiques à analyser, bien qu'assz impérvisible.... Ca fait leur charme!

Comme le sexe des anges, d'ailleurs.Ce qui me fait marrer dans ce concept, c'est l'intuition d'apport d'air froid donc de poids supplémentaire, alors que le champ de pression est inverse.

Un peu comme les AMP, de l'air froid qui se détache du pôle nord...Mais là il ne s'agit plus de dépressions!

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Ce qui me fait marrer dans ce concept, c'est l'intuition d'apport d'air froid donc de poids supplémentaire, alors que le champ de pression est inverse.

Un peu comme les AMP, de l'air froid qui se détache du pôle nord...Mais là il ne s'agit plus de dépressions!

ça n'a rien à voir avec les AMP ou l'idée d'un "poids supplémentaire" ! c'est bien beau de se marrer, encore faut-il être constructif... default_dry.png

- affaiblissement du tourbillon potentiel d'altitude par apport de chaleur latente lié à de puissantes ascendances et absence d'alimentation en tourbillon potentiel externe au système

- par rétroaction, affaiblissement du jet car les conflits de masse d'air s'usent à tous niveaux

=> le système isolé, après avoir fabriqué beaucoup de nuages et de pluie, commence à manquer d'énergie. Il y a un ensemble d'échanges complexes dont certains contribuent à alimenter la goutte froide et d'autres à la fatiguer, mais au final le bilan est plutôt négatif.

ce n'est qu'une tentative d'explication : je n'ai jamais étudié les gouttes froides de façon très détaillée et très approfondie. c'est plutôt un ensemble d'hypothèse à partir de mes connaissances et de mon observation.

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- affaiblissement du tourbillon potentiel d'altitude par apport de chaleur latente lié à de puissantes ascendances et absence d'alimentation en tourbillon potentiel externe au système

- par rétroaction, affaiblissement du jet car les conflits de masse d'air s'usent à tous niveaux

=> le système isolé, après avoir fabriqué beaucoup de nuages et de pluie, commence à manquer d'énergie. Il y a un ensemble d'échanges complexes dont certains contribuent à alimenter la goutte froide et d'autres à la fatiguer, mais au final le bilan est plutôt négatif.

ce n'est qu'une tentative d'explication : je n'ai jamais étudié les gouttes froides de façon très détaillée et très approfondie. c'est plutôt un ensemble d'hypothèse à partir de mes connaissances et de mon observation.

T'énnerves pas, j'avais bien compris ton explication de la mort barocline d'une anomalie de tropopause.J'aimerai juste pousser le bouchon de la liaison terminologique goutte froide (avec notion de température) <->dépression<-> anomalie de tropo, avec en surplus des notions d'alimentations en air froid (plus on injecte de l'air froid, plus on creuse la dépression, donc plus l'air est léger)

Tant pis si personne n'y voit de contradiction...

Promis j'arrête de rigoler ( euh, jusqu'à demain)

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Alors, pour répondre à la question initiale:

faut revoir la définition des petites bêtes.

S'il s'agit d'anomalies de tropopause, alors il s'agit d'affaissement vers le sol d'air stratosphérique à forte stabilité statique, de gradient de tourbillon potentiel de plus en plus fort avec l'altitude et nettement supérieur à 1,5 ou 2 pvu.

On y remarque pour les températures, qu'à l'intérieur de cette anomalie, la température croit avec l'altitude.

Il n'y a aucune alimentation avec de l'air pôlaire. On ne peut que constater que ces anomalies de tropo sont généralement transportées par un jet d'orientation grossièrement nord-sud. Mais ce courant d'altitude concerne non seulement le bord ouest de l'anomalie, mais aussi toute l'anomalie, et déborde largement dans l'environnement.

Sachant donc qu'à altitude équivalente la température à l'intérieur de l'anomalie peut être supérieure à l'environnement, on voit que la dénomination "goutte froide" est réellement abusive.

On voit aussi que la colonne d'air troposphérique sous l'anomalie étant moins haute que la moyenne terrestre, la pression au sol peut être une signature, on constate aussi que cette signature est décalée par rapport à la pression à la 500.

Ce sont ces signatures qu'utilise la théorie norvégienne.

Aussi quand on voit que le concept est en grande partie éronné, faut pas s'étonner d'imaginer la qualité des prévisions qui en découlent.

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Alors, pour répondre à la question initiale:

faut revoir la définition des petites bêtes.

On y remarque pour les températures, qu'à l'intérieur de cette anomalie, la température croit avec l'altitude.

Sachant donc qu'à altitude équivalente la température à l'intérieur de l'anomalie peut être supérieure à l'environnement, on voit que la dénomination "goutte froide" est réellement abusive.

On voit aussi que la colonne d'air troposphérique sous l'anomalie étant moins haute que la moyenne terrestre, la pression au sol peut être une signature, on constate aussi que cette signature est décalée par rapport à la pression à la 500.

Ce sont ces signatures qu'utilise la théorie norvégienne.

Oui, mais sous cette anomalie (dans la troposphère) la signature est bel et bien une température (et une pression) plus basse qu'autour, d'où l'utilisation fréquente de la ZT500 comme marqueur de "goutte froide" (creux de géopotentiel et de température au niveau 500 hPa).

Pour en revenir aux termes (d'ailleurs je ne sais pas si c'est un norvégien ou un français qui a inventé les gouttes froides).. je suis entièrement d'accord que la signature "norvégienne" de ces "cut-off de PV" (un petit effort pour varier les termes default_laugh.png ) est largement incomplète pour faire de la prévision fine. Si on ne prend que la ZT500 comme marqueur d'altitude de la goutte froide, on risque de passer complètement à côté de phénomènes météo importants qui sont en réalité liés aux interactions entre tropo, VV et champ de TPE de basses couches : c'est le plantage garanti.

Cela dit, la ZT500 donne un bon aperçu lissé et à grande échelle de la zone concernée, mais ça ne va guère plus loin.

Et puis, va expliquer à un journaliste que le mauvais temps est lié à une zone de fort tourbillon potentiel en altitude qui crée des vitesses verticales en passant à proximité d'anomalies chaudes de basse couche... Bref, le terme de "goutte froide" reste quand même plus accessible à monsieur tout le monde, même s'il n'est pas parfait. default_wacko.png

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Aussi quand on voit que le concept est en grande partie éronné, faut pas s'étonner d'imaginer la qualité des prévisions qui en découlent.

Si on ne prend que la ZT500 comme marqueur d'altitude de la goutte froide, on risque de passer complètement à côté de phénomènes météo importants qui sont en réalité liés aux interactions entre tropo, VV et champ de TPE de basses couches : c'est le plantage garanti.

Cela dit, la ZT500 donne un bon aperçu lissé et à grande échelle de la zone concernée, mais ça ne va guère plus loin.

Et puis, va expliquer à un journaliste que le mauvais temps est lié à une zone de fort tourbillon potentiel en altitude qui crée des vitesses verticales en passant à proximité d'anomalies chaudes de basse couche... Bref, le terme de "goutte froide" reste quand même plus accessible à monsieur tout le monde, même s'il n'est pas parfait. default_whistling.gif

Les notions dynamiques permettent d’expliquer mais de là à dire que sans elles, la prévision est vouée au plantage, je ne m’y risquerais pas.

Un météo qui ne regarderait pas les vv, teta, et 1.5 pvu ne serait pas forcément à la rue sur la prévi finale

L’interaction altitude-basse couche, si elle est bonne impactera les vv et les cumuls rr.

Par conséquent, le météo qui fonctionne à l’ancienne aura un indicateur qui le renseigne sur la dynamique générée par le modèle.

Attention, je ne remets pas en cause l’utilisation des champs dynamiques pour faire de la prévi (je ne saurai pas m’en passer) mais je n'irai pas « charrier » un gars qui n’utilise que la zt500 (et des champs non dynamiques) au sujet de sa prévi finale (en tout cas, pas avant évènement default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> ).

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Les notions dynamiques permettent d’expliquer mais de là à dire que sans elles, la prévision est vouée au plantage, je ne m’y risquerais pas.

Un météo qui ne regarderais pas les vv, teta, et 1.5 pvu ne serait pas forcément à la rue sur la prévi finale

L’interaction altitude-basse couche, si elle est bonne impactera les vv et les cumuls rr.

Par conséquent, le météo qui fonctionne à l’ancienne aura un indicateur qui le renseigne sur la dynamique générée par le modèle.

Attention, je ne remets pas en cause l’utilisation des champs dynamiques pour faire de la prévi (je ne saurai pas m’en passer) mais j’irai pas « charrier » un gars qui n’utilise que la zt500 (et des champs non dynamiques) au sujet sur sa prévi finale.

salut

oui, en fait ça dépend peut-être à quelle échelle on travaille : si c'est pour du synoptique sans trop de détail j'irais pas non plus "charrier" le gars /public/style_emoticons/'>http://forums.infoclimat.fr/public/style_emoticons/default/original.gif .... mais dès qu'on veut faire du détail, à l'échelle départementale ou régionale ça commence à être limite (c'est mon avis perso).

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mais dès qu'on veut faire du détail, à l'échelle départementale ou régionale ça commence à être limite (c'est mon avis perso).

et pas que le tien: exemple des directives régionales Sud-Est de ce matin:
POUR AUJOURD'HUI, MERCREDI 29 :

- Des orages ont déja éclaté du Gard aux Alpes de Haute Provence finalement assez loin à l'avant et au sud de la zone barocline dans

l'air chaud potentiellement instable.

Ensuite, accentuation de l'air chaud et de l'humidification; coté dynamisme, des première faiblesses dès ce matin ( baisses de tropo

pas nettes en coupe) mais accentuation à partir de 12 utc avec renforcement du jet.

Intéraction avec les basses couches surtout sur le LR avec axe d'air chaud et convergence de flux....

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