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Sécheresse et crise de l'eau en Australie

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Voilà un article qui pointe autre chose que le sempiternel coupable CO2, et malgré son ton alarmiste c'est assez rare pour être signalé:

12 juin 2007

Crise de l’eau : le laboratoire australien (1)

par Marc Laimé

http://blog.mondediplo.net/2007-06-11-Cris...re-australien-1

La crise de l’eau qui affecte chaque année plus gravement l’Australie, sans équivalent dans aucun autre pays développé, trouve ses fondements dans l’irrigation et la déforestation qui ont provoqué une dramatique salinisation des terres arables de ce continent aux deux tiers désertique. Faute de remettre en cause un modèle de développement catastrophique, l’Australie se mue en laboratoire d’une gestion de la ressource qui fait appel à des projets colossaux de désalinisation, de construction de pipelines et de réutilisation des eaux usées. Une fuite en avant technologique à haut risque.

L’été 2007 pourrait être marqué par des sécheresses dramatiques affectant deux grands pays développés.

Le quotidien britannique The Independant publiait en Une le 11 juin 2007 une enquête alarmante sur la sécheresse qui affecte déjà les Etats-Unis, et qui serait la pire qu’ait connu le pays depuis la Grande dépression des années 30 : "La sècheresse des années 30 a duré moins d’une décennie : celle-ci pourrait durer 100 ans", indique M. Richard Seager, climatologue à l’Université de Columbia.

L’Australie pour sa part affronte une situation sans précédent.

Huit générations d’immigrants européens y ont radicalement modifié l’équilibre d’un écosystème continental fragile. La faune et la flore indigènes ont quasiment disparu, remplacées par des espèces européennes, et plus récemment asiatiques. L’Australie incarne ainsi, jusqu’à la caricature, les dérives générées par un modèle agricole productiviste et une consommation domestique excessive.

Ignorant les méthodes et les produits des chasseurs-cueilleurs autochtones, l’agriculture intensive importée d’Europe à partir du XIXème siècle a violemment été imposée à l’un des pays les plus arides du globe.

L’Australie n’est devenue l’un des premiers producteurs mondiaux de blé, de laine et de viande qu’au prix d’une déforestation parmi les plus spectaculaires qu’ait connu la terre. Un phénomène qui perdure aujourd’hui, avec près de 530 000 hectares de bois qui disparaissent chaque année. Pour un arbre planté dans le cadre d’un plan national mis en place il y a une dizaine d’années, cent mille sont abattus par des exploitants privés.

Des millions de tonnes de sel

Conséquence dramatique, le sel remonte à la surface des sols, et met en danger la survie de l’agriculture australienne. Le chlorure de sodium menace plus d’un tiers des terres arables.

Car siècle après siècle, les vents venus des océans qui l’entourent ont déposé des millions de tonnes de sel, qui se sont accumulées dans les plis du plat relief, contrairement à ce qui se passe dans d’autres régions du globe, où les pentes du relief et le système pluvial drainent le sel vers la mer, n’en conservant au passage que la faible quantité indispensable aux organismes vivants.

L’Australie est en effet demeurée à l’écart des violents bouleversements tectoniques qui ont remodelé les autres continents. Les derniers volcans s’y sont éteints il y a 40 000 ans. Depuis des millions d’années le continent s’érode et son système pluvial s’est appauvri. Mais les vents océaniques ne sont pas seuls responsables de la salinité des sols australiens.

D’immenses mers intérieures, encore présentes il y a 200 000 ans, se sont asséchées, laissant place à des couches sédimentaires saturées de chlorure de sodium. Les deux tiers du territoire sont des déserts, parmi les plus secs au monde. Le tiers restant, le Sud et le Sud-Est du pays, est seul propice à la faune et à la flore spécialisée qu’elle nourrit.

Une végétation buissonnante et de grands eucalyptus avaient trouvé là une niche écologique. En abattant ces pompes naturelles qui absorbaient l’eau de pluie, les exploitants agricoles ont rompu l’équilibre. Inexorablement, les nappes phréatiques, gonflées par les pluies que rien ne retient plus, lessivent le sel accumulé dans le sol.

Les fleuves détournés pour irriguer les cultures dans les déserts alimentent également les nappes souterraines. Et l’eau chargée de sel retourne aux fleuves, dont la salinité augmente.

Le phénomène est irréversible, et la sagesse voudrait que l’on abandonne purement et simplement la culture des terres gagnées par le sel. Le bon sens commanderait de même de replanter des arbres là où ils ont été coupés. Un vœu pieux, car les arbres ne repoussent pas dans le sol saturé de sel. Les terres déboisées seront donc à jamais impropres aux cultures.

Les origines de la crise remontent donc au XIXème siècle quand les immigrants européens se mirent en quête de grands fleuves inexistants.

Aussi des milliers de puits, des centaines de barrages et des milliers de kilomètres de canalisations furent-ils construits pour extraire l’eau du sous-sol, canaliser celle des rivières et l’acheminer à travers tout le pays.

Des décennies durant les forages qui plongeaient dans les nappes phréatiques demeurèrent donc ouverts, déversant à flots une eau de pluie tombée il y a deux millions d’années. On estime ainsi que seuls 2% de l’eau remontée à la surface du Great Artesian Basin, immense lac souterrain situé à l’est du pays, ont été utilisés, le reste a été perdu…

Le continent le plus sec

Plus grande île et plus petit continent du monde, l’Australie est donc devenue le continent le plus sec. Si elle représente près de 5 % de la surface mondiale de terres émergées sa pluviométrie annuelle n’excède pas les 450 millimètres. Elle est de plus extrêmement variable car les déserts représentent 70 % de la superficie du pays.

Conséquence de cette configuration territoriale, 90 % des 20 millions d’Australiens sont concentrés sur la côte sud-est, à la pluviométrie plus prévisible. Une pluviométrie qui n’a cessé de décroître depuis le milieu des années 90. Entraînant la proclamation officielle d’états de sécheresse dans la plupart des zones urbaines et agricoles, accompagnés de restrictions de la consommation d’eau.

Dès le début des années 90, mille kilomètres de rivière avaient déjà tourné au marécage. Partiellement asséchées par les stations de pompage, suffoquées par les déchets des villes, elles se sont recouvertes d’algues toxiques qui empoisonnent le bétail et les animaux sauvages.

Déjà les scientifiques étaient unanimes pour prédire que le pire était à venir. L’augmentation des températures, couplée à une baisse des précipitations, ferait de l’Australie un continent de plus en plus désertique.

A l’orée des années 2000, quand les gouvernements des différents Etats australiens commencent à se montrer plus soucieux de protéger les réserves d’eau, les habitants n’en ont cure et n’en réfrènent pas pour autant leur consommation, qui a déjà augmenté de 12% entre 1997 et 2000.

Avec une consommation d’eau 30% supérieure à la moyenne des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les ménages australiens ne font pas figure d’exemple. Une situation qui s’explique en partie par le fait que la majorité des Australiens vivent dans des maisons, et non des appartements, et que beaucoup d’entre elles sont équipées d’une piscine »,

Mais ce ne sont ni les hommes ni l’industrie qui utilisent le plus d’eau. L’agriculture en absorbe plus des deux-tiers chaque année, alors qu’elle ne représente que 3% du PIB australien.

La plupart des cultures, trop dépendantes de l’irrigation, ne sont pas adaptées à leur environnement, comme celle du riz qui a besoin de centaines de milliers de litres d’eau pour chaque champ.

Ainsi, selon le Bureau australien des statistiques, le coton et le riz sont les cultures les plus consommatrices d’eau avec respectivement 14,1 et 6,5 mégalitres d’eau par hectare, pour une moyenne nationale de 4,4 ML/ha.

Pour répondre aux besoins en eau des agriculteurs et des industriels, les pouvoirs publics ont développé l’irrigation. Le pâturage représentait à ce titre, au début des années 2000, 30% du volume d’eau d’irrigation du pays. Mais ces systèmes d’irrigation sont clairement obsolètes et gaspillent de grandes quantités d’eau.

Le gouvernement prévoyait dès cette époque d’investir près de 4 milliards de dollars australiens, soit 2,5 milliards d’euros, pour lutter contre la salinité.

Notamment en recherchant de cultures capables d’absorber l’intégralité de l’eau de pluie, et en étudiant les meilleurs types de plantations, adaptées au terrain, et cultivées en alternance sur un an.

Avec en perspective le départ des petits exploitants de leurs terres avant qu’il ne soit trop tard, pour laisser la place aux gros exploitants, réputés seuls capables d’investir à long terme, sans escompter de profit immédiat. Car seule une gestion « scientifique » des pratiques culturales semblait à même, pour les autorités, d’inverser la marée montante du sel dans toute l’Australie.

Mais pas question de se passer des cultures irriguées, pourvoyeuses de nourriture. Bien qu’elles soient la cause première de la remontée du sel, en raison des énormes quantités d’eau saumâtre et polluée qu’elles rejettent dans le système fluvial, elles sont mises en œuvre par des agriculteurs familiers des méthodes des ingénieurs, qu’ils sont d’ailleurs plus ou moins eux-mêmes.

Ils apparaissaient donc, pour les autorités australiennes, mieux à même d’accepter des règles très contraignantes, que les agriculteurs des grands espaces non irrigués (« drylands ») ne sauraient adopter faute de moyens et surtout de compétences.

M. John Williams, co-responsable du plan national australien de lutte contre la salinisation, considérait ainsi en 2001 qu’il serait préférable de « supprimer la majorité des prairies destinées au bétail et cesser toute exploitation forestière », autre cause majeure du fléau, et de son inquiétante accélération.

Le spectre de la grande sécheresse

Les Verts australiens réclamaient pour leur part l’abandon rapide de ces pratiques industrielles, et préconisaient d’y substituer des méthodes artisanales, davantage respectueuses de l’environnement.

Autant de divergences ne facilitant pas la prise de décision au niveau fédéral.

Aussi les autorités avaient-elles beaucoup misé à cette époque sur une campagne de mesures aériennes par ondes électromagnétiques, qui devait permettre de connaître la répartition et l’évolution des zones qui connaissent des problèmes de salinité excessive.

L’avion Ultra-Sound of the Earth devait ainsi survoler tous les Etats australiens, notamment l’Australie occidentale et le bassin de la Murray-Darling pour repérer les aires d’accumulation de sel, et les conduits qui le drainent vers les rivières. Les données collectées permettant l’établissement d’une carte tridimensionnelle de la salinité, sur laquelle les gouvernements locaux étaient censés s’appuyer afin de proposer les mesures les plus efficaces pour résoudre le problème.

Reste que dès 2003 le spectre de la grande sécheresse hante l’Australie.

L’année suivante les restrictions en vigueur dans toutes les grandes villes, dont Sydney, peuvent entraîner une amende de 220 dollars pour qui arrose indûment son jardin… Des patrouilles sont mises en place qui surveillent un arrosage devenu, selon le jour et l’heure, illégal.

A Canberra, pour protéger les réservoirs, on abat plus de 800 kangourous qui avaient abandonné une campagne brûlée par la sécheresse pour s’installer près des sources d’eau. Certains d’entre eux avaient été rendus si agressifs par la faim qu’ils avaient attaqué une femme et tué un chien, en juillet 2004, en pleine ville.

Seul le territoire tropical du Nord pouvait continuer à remplir ses piscines, laver ses voitures et arroser ses jardins jusqu’à plus soif. Les orages y sont violents et la couche nuageuse si épaisse que les scientifiques du monde entier viennent l’observer. Malgré cela, seule 1% de la population australienne y réside. L’immense majorité s’agglutine au Sud, dans les grandes villes côtières qui, à trop grandir, épuisent leurs dernières ressources.

Dans le courant de l’été 2004 les autorités édictent donc de nouvelles mesures de rationnement. A dater du 1er juillet 2004, dans le New South Wales, toute nouvelle maison doit être conçue et construite grâce à des techniques de recyclage qui envoient l’eau du bain dans les toilettes, et celle de la vaisselle dans le jardin, pour consommer 40% d’eau en moins. Le gouvernement offre aussi des subventions à ceux qui équipent leurs maisons de citernes pour capter l’eau de pluie. Mais ces mesures pèsent peu au regard du désastre annoncé.

Ainsi, en 2005, l’étiage du plus grand réservoir de stockage d’eau de Sydney, le barrage de Warragamba, s’établit en dessous de 40 % de sa capacité pour la première fois depuis sa construction.

A suivre :

Crise de l’eau, le laboratoire australien (2) :

L’Australie a adopté en juin 2004 une « Initiative nationale pour l’eau », dotée d’un fonds d’investissement de 1,25 milliards d’euros. Elle visait à redéfinir le système national de gestion de l’eau et à favoriser les investissements dans les infrastructures et les technologies nouvelles, ce qui a ouvert la voie aux grandes entreprises privées du secteur, dont les françaises Veolia et Suez, qui ne cessent depuis lors d’y emporter des marchés considérables, et d’y développer de nouvelles modalités de gestion de la ressource.

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Vu la longueur j'ai pas tout lu.

Cette hiver de l'Australie ne devrait pas etre sec contrairement a l'été de l'Australie comme en se moment il y a La Nina. Ce phenomène est favorable pour les secheresses en Amerique mais inverse en Australie. Par contre El Nino a un effet opposé et lors de l'été Australienne 2006 et 2007 il a eu lieu !

plus d'infos ici : http://la.climatologie.free.fr/enso/ENSO-PDO.htm

Williams

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Comme on peut le voir, l'Est et l'extrême sud-ouest sont en déficit, mais l'intérieur de la moitié ouest et le nord sont en excédent !

Pas loin de Darwin, on a même selon la carte battu un record d'excédent pluviométrique !

Globalement, déficit et excédent s'quilibrent à peu près. Donc pas de tendance de fond. Mais des évolutions régionales. Pas de bol, les villes se trouvent au sud-est.

On ne peut donc pas dire que le RC explique cette sécheresse. Si ça se trouve, dans 5 ans, le déficit sera observé à l'ouest et un excédent à l'Est...

Enerzine : " La moitié du pays a besoin d'eau et l'autre moitié a subi en un an des précipitations correspondant à la quantité de pluie que reçoit normalement tout le continent. «La plupart des chercheurs s'accordent à dire que c'est lié à un effet de serre renforcé default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">default_w00t.gif», a déclaré le principal expert du climat de ce service, Neil Plummer. «Les températures augmentent un peu plus vite en Australie que la moyenne mondiale. Nous savons que sur les vingt années les plus chaudes que le pays ait connu, quinze ont été enregistrées depuis 1980», a-t-il ajouté. "

Pour resituer les zones climatiques :

662px-Australia-climate-map_MJC01.png

Article du Monde fin 2006 :

"L'Australie à sec

Minutieusement, ils consignent sur un calendrier chaque goutte d'eau tombée. La dernière pluie remonte au 16 novembre : 2 mm. Le 3 novembre : 3 mm. Octobre : rien. Septembre : 11 mm au total. Août : 4 malheureux millimètres. Clem et Cheryle Hodges exploitent depuis trente-huit ans la ferme de Toongarah, à six heures de route de Sydney. Ils n'ont jamais connu pareil désastre. Et ni leurs parents ni leurs grands-parents n'ont vu leurs terres aussi desséchées.

Il existe bien une campagne australienne - le pays ne se résume pas au désert rouge de l'outback. C'est un patchwork de champs de céréales, de pâturages, de vergers fruitiers et de vignes, qui était encore fertile et vert il n'y a pas si longtemps. Depuis cinq ans, tout a viré au sépia. L'année 2006 a battu tous les records. Les débits des rivières Murray et Darling, qui alimentent toute la région, atteignent à peine 10 % de leur niveau moyen.

...

Pour boire et se laver, il y a encore de l'eau de pluie dans les citernes, mais pour combien de temps ? Nous ne sommes qu'au début de l'été. La source de la ferme, trop salée, ne sert que pour le bétail.

...

Les retenues d'eau sont complètement à sec dans la ferme de Kerry et de Wayne, son mari. "C'est la première fois de ma vie que je dois amener de l'eau en camion dans les champs pour remplir des abreuvoirs, raconte-t-elle. Mais les moutons s'entêtent à aller aux retenues vides, ils meurent embourbés."

...

Des rumeurs circulent : un paysan se suiciderait tous les quatre jours.

...

L'angoisse perce tout de même. Cheryle a "longtemps été sceptique sur le changement climatique". "Mais manifestement quelque chose de nouveau se passe, explique-t-elle. Il nous arrivait d'avoir deux années sèches d'affilée, pas cinq. Et pas dans tout le pays en même temps." Beaucoup disent que l'Australie aborde désormais "un territoire inconnu".

...

"Nous avions l'habitude de considérer l'eau comme acquise, et même de la gaspiller, affirme Malcolm Thompson. Aujourd'hui, nous basculons dans une nouvelle époque. Nous devons prendre en compte la possibilité que les pluies ne reviennent pas à leur niveau antérieur, et tout redimensionner, même s'il doit y avoir de la douleur sur le chemin."

"

Lien intéressant : http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?t=4273

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Il faudrait en effet consulter les archives de l'AMS. Si on regarde l'évolution des précipitations moyennes depuis 100 ans, aucune tendance à la baisse. Il faut savoir aussi que l'Australie n'a construit aucun barrage depuis 20 ans alors que sa population et son niveau de vie a explosé et que les hydrologues ont prévenu depuis longtemps de la catastrophe à cause d'un manque d'infrastructure.

Comme quoi, en choisissant SES faits, on peut toujours raconter une histoire.

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«La plupart des chercheurs s'accordent à dire que c'est lié à un effet de serre renforcé », a déclaré le principal expert du climat de ce service, Neil Plummer. «Les températures augmentent un peu plus vite en Australie que la moyenne mondiale. Nous savons que sur les vingt années les plus chaudes que le pays ait connu, quinze ont été enregistrées depuis 1980», a-t-il ajouté.

On mets toujours l'effet de serre en cause dans tout type d'evolution climatique. Pourtant des phenomenes climatiques,... entre en jeu aussi dans l'evolution du climat.

C'est pas parce que en 3-4 ans la secheresse a augmente en Australie que ca veus dire que l'effet de serre est la cause. Si non la secheresse qu'on a eu en France de 2003 à 2006, voir 2007 dans certaine region, que cela veus dire que l'effet de serre est la cause.

Williams

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Globalement, déficit et excédent s'quilibrent à peu près. Donc pas de tendance de fond. Mais des évolutions régionales. Pas de bol, les villes se trouvent au sud-est.

Je ne sais pas si on peut vraiment parler de malchance. Si la gestion de l'eau et des sols pour les besoins urbains et les pratiques agricoles sont les premiers responsables, alors ce n'est pas étonnant de retrouver les plus fortes pénuries dans le sud-ouest et dans la région de Perth.

Des rumeurs circulent : un paysan se suiciderait tous les quatre jours.

Ah, le Monde qui reprend les rumeurs, ça ne mange pas de pain.

Mais là encore, il s'agirait d'attribuer les bonnes causes:

"Toujours en proie à la SURPRODUCTION et à la chute des cours, la filière vin australienne est en plus actuellement déjà victime de la sécheresse, qui dans certaines régions dure depuis 5 ans. Cette sécheresse ajoutée à des gels sévères pourrait réduire la prochaine vendange australienne d'un quart et entraîner des millions de dollars de pertes. Pour Mark McKenzie, le directeur de Wine Growers Grape Australia, l'association des viticulteurs australiens, si une récolte moins importante peut contribuer à réduire la surproduction, ce pourrait être aussi le coup de grâce pour des viticulteurs qui se débattent depuis deux ou trois ans avec des prix en baisse."

Je ne connais rien à la viticulture, mais comment peut-on parler de surproduction et de réduction de la production par la sécheresse ?

Et la surproduction n'est-elle pas liée d'abord à la demande sur le marché mondial, sur lequel a massivement misé le secteur viticole australien ces dernières années ? Autrement dit, ne s'agit-il pas avant tout d'un problème économique ?

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Je ne sais pas si on peut vraiment parler de malchance. Si la gestion de l'eau et des sols pour les besoins urbains et les pratiques agricoles sont les premiers responsables, alors ce n'est pas étonnant de retrouver les plus fortes pénuries dans le sud-ouest et dans la région de Perth.

Attention, la première carte que j'ai fait afficher présente l'écart à la moyenne des précipitations, ensuite seulement en découle un manque d'eau pour les hommes. Le fait est que la région de Perth (à l'extrême sud-ouest) a reçu beaucoup moins de pluie que la moyenne ces dernières années, tandis que l'intérieur de la moitié ouest en a reçu davantage.A l'Est, ce sont les zones bordant le désert qui souffrent le plus, cad les prairies. Déjà, les moyennes n'y sont pas très élevées, alors le moindre déficit cumulé pose problème. Un peu comme au Sahel en Afrique.

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Attention, la première carte que j'ai fait afficher présente l'écart à la moyenne des précipitations, ensuite seulement en découle un manque d'eau pour les hommes. Le fait est que la région de Perth (à l'extrême sud-ouest) a reçu beaucoup moins de pluie que la moyenne ces dernières années, tandis que l'intérieur de la moitié ouest en a reçu davantage.

A l'Est, ce sont les zones bordant le désert qui souffrent le plus, cad les prairies. Déjà, les moyennes n'y sont pas très élevées, alors le moindre déficit cumulé pose problème. Un peu comme au Sahel en Afrique.

Le nord nord-ouest de l'Autralie et voir l'Asie du sud-est ne serait elle pas la ou les partie(s) qui auraient pris ce qui n'est pas tombé dans le sud ouest de l'Autralie peut etre vu la carte ??

Williams

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Il est impossible de parler des sécheresses australiennes et du réchauffement sans discuter de l'assèchement des sols causé par les températures de plus en plus élevées. Le déficit des précipitations n'est pas nécessairement pire d'une sécheresse a l'autre mais l'évaporation augmente fortement avec la température, ce qui explique en partie que les sécheresses en Australie soient de plus en plus séveres comme le réchauffement progresse.

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Il est impossible de parler des sécheresses australiennes et du réchauffement sans discuter de l'assèchement des sols causé par les températures de plus en plus élevées. Le déficit des précipitations n'est pas nécessairement pire d'une sécheresse a l'autre mais l'évaporation augmente fortement avec la température, ce qui explique en partie que les sécheresses en Australie soient de plus en plus séveres comme le réchauffement progresse.

Ce serait bien de citer des sources pour étayer tes dires. La sécheresse en Australie et sa "gravité" est beaucoup plus compliquée que l'explication "le réchauffement progresse".En effet, que la hausse de température et donc de l'évaporation aggrave une sécheresse, ok, mais lier ça au réchauffement global, ça ne colle pas avec les observations: un réchauffement global devrait entraîner plus de pluie et une hausse à peu près uniforme de l'évaporation sur l'Australie (si on s'en tient à la thèse simpliste "RC => baisse de l'humidité des sols").

Or on observe le contraire: pas de hausse particulière de précipitation et évaporation non uniforme (si on prend l'indice de Palmer qui tient compte de l'évapotranspiration - cf Fig 1, page 263 4AR - on voit très bien que c'est réparti de manière inhomogène sur l'Australie, ce qui n'accrédite pas du tout la thèse de l'influence du réchauffement global).

Notons également que, d'après le GIEC, à précipitation constante, l'évapotranspiration ne dépend pas que de la température mais aussi du vent, de la nébulosité et du taux de décharge des fleuves.

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Le nord nord-ouest de l'Australie et voir l'Asie du sud-est ne serait elle pas la ou les partie(s) qui auraient pris ce qui n'est pas tombé dans le sud ouest de l'Autralie peut etre vu la carte ??

Williams

Je ne pense pas que ce soit aussi simple.En réalité, la pluie qui tombe dans la région de Perth provient surtout des flux de nord-ouest perturbés issus de l'Océan Indien. L'eau qui tombe dans le nord de l'Australie tombe essentiellement au cours de l'été austral (décembre à février) et provient de l'Indonésie et des mers proches de la Chine.

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Ce serait bien de citer des sources pour étayer tes dires.

Je note que les affirmations outrancieres non-sourcées dans les postes qui précedent le mien n'élicitent aucune réaction de votre part mais que vous avez besoin de sources qui etayent ma simple assertion que l'augmentation de l'évaporation a cause du RC fait partie sine qua non de l'évolution de la sévérité des secheresses en Australie. Bref, peu importe, voici donc quelques sources parmi des dizaines de publications qui discutent l'évolution des bilans d'humidité avec le RC en Australie et a travers le monde. Bonne lecture.

THE CHANGING NATURE OF AUSTRALIAN DROUGHTS

NEVILLE NICHOLLS

Bureau of Meteorology Research Centre, P.O. Box 1289K, Melbourne, Victoria 3001, Australia

Climatic Change 63: 323–336, 2004.

Walsh K. J. E., Hennessy K. J., McInnes R. N. et al. (2001)

Climate Change in Queensland under Enhanced Greenhouse

Conditions: Third Annual Report, 1999–2000. CSIRO Atmospheric

Research, Aspendale, Victoria.

Climate change and Australia: Trends, projections and impacts

Lesley Hughes

Austral Ecology

(2003) 28, 423–443

A Global Dataset of Palmer Drought Severity Index for 1870–2002: Relationship with Soil Moisture and Effects of Surface Warming

Aiguo Dai, Kevin E. Trenberth, and Taotao Qian

Journal of Hydrometeorology

Volume 5, Issue 6 (December 2004)

La sécheresse en Australie et sa "gravité" est beaucoup plus compliquée que l'explication "le réchauffement progresse".

Certes, mais je ne crois que mon post affichait un autre objectif que de signaler brevement l'importance de l'évaporation pour les secheresses australiennes et de sa connection au RC. S'il fallait passer son temps a réfuter en detail tous les commentaires des négateurs du réchauffement, nous y passerions tout notre temps. D'autant qu'ils semblent avoir tres peu de memoire.

En effet, que la hausse de température et donc de l'évaporation aggrave une sécheresse, ok, mais lier ça au réchauffement global, ça ne colle pas avec les observations: un réchauffement global devrait entraîner plus de pluie et une hausse à peu près uniforme de l'évaporation sur l'Australie (si on s'en tient à la thèse simpliste "RC => baisse de l'humidité des sols").

L'augmentation des précipitations avec le RC n'est pas sensee etre uniforme. De plus, la hausse des températures n'est pas uniforme, il est donc difficile d'imaginer pourquoi l'evolution de l'évaporation serait uniforme.

Or on observe le contraire: pas de hausse particulière de précipitation et évaporation non uniforme (si on prend l'indice de Palmer qui tient compte de l'évapotranspiration - cf Fig 1, page 263 4AR - on voit très bien que c'est réparti de manière inhomogène sur l'Australie, ce qui n'accrédite pas du tout la thèse de l'influence du réchauffement global).

Au contraire, etant donné que le Palmer Drought Severity Index fait le bilan hydraulique cumulatif de chaque region en incluant une mesure des precip, de l'evapotranspiration et de l'humidité des sols, et que l'Australie de l'Ouest a un surplus de precipitation, un PDSI neutre dans cette region est tout a fait consistant avec une hausse de l'évaporation avec la temperature. Si l'evaporation n'avait pas augmenter, le PDSI aurait ete systematiquement positif ou les precipitations sont plus fortes.

Notons également que, d'après le GIEC, à précipitation constante, l'évapotranspiration ne dépend pas que de la température mais aussi du vent, de la nébulosité et du taux de décharge des fleuves.

et?

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Posted

Location : Les Estables (1350m)

Juste pour information, il est déjà tombé plus de 350mm en Juin à Sydney, il y a d'ailleurs actuellement des inondations dans cette partie de l'Australie.

On passe vite d'une situation à une autre.

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Bonjour,

Ma soeur habitant Sydney m'a bien confirmé qu'il avait beaucoup plus sur cette partie de l'Australie.

Malheureusement ces pluies fortes ont été plus catastrophiques bénéfiques (une famille entière traversant le pont d'une rivière du côté de newcastle en voiture a péri avec la rupture de l'ouvrage)

Par ailleurs ce sont surtout les côtes qui ont été arrosées, le réservoir d'eau de pluie( récemment construit) de Sydney étant plus dans l'intérieur des terres, n'a pratiquement rien reçu.La sécheresse est toujours de mise là bas.

@+

swiss

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Par ailleurs ce sont surtout les côtes qui ont été arrosées, le réservoir d'eau de pluie( récemment construit) de Sydney étant plus dans l'intérieur des terres, n'a pratiquement rien reçu.La sécheresse est toujours de mise là bas.

Sydney’s largest dam, Warragamba, has received 43 millimetres of rain since Thursday, while the region’s smaller dams got a better soaking, including the Upper Nepean which got 108 millimetres.

Sydney’s catchment is 36.9 per cent full.

SourcePrévisions de cette semaine: http://weather.smh.com.au/local.jsp (shower = douche)

Bienentendu, ça n'a rien à voir avec un réchauffement climatique (seules les sécheresses sont qualifiées).

Monday: Showers

Tuesday: Showers

Wednesday: Possible shower

Thursday: Late shower

Friday: showers

Saturday Showers

Sunday Possible shower

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Ici les écarts à la normale en précipitations pour le mois de mai 2007:

1cpnp7.gif

Et là, pour les mois Février/mars/avril 2007:

3cpnp7.gif

Ca va donc mieux en mai pour le bassin Murray-Darling (Sud-est), la région agricole australienne particulièrement touchée par la sécheresse ces derniers mois.

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Ca va donc mieux en mai pour le bassin Murray-Darling (Sud-est), la région agricole australienne particulièrement touchée par la sécheresse ces derniers mois.

Bonjour à tous,

Tout est quand-même relatif lorsque l'on voit le niveau des réservoirs, quand on traverse le bush (toute la végétation est cramée par la sécheresse, les prairies n'ont pas d'herbe), quand on sait qu'en plein mois de juillet on est toujours en restrictions 3a/b voire 4 ou 5/5 selon les secteurs.

De plus, l'agriculture (culture et élevage) est très touchée, et plus particulièrement dans le escteur laitier, ce qui entraîne des répercutions mondiales sur le prix des produits laitiers.

Voici un lien très intéressant, qui explique l'importance de la situation dans le Victoria (état du Sud Est). Il y a les suivis en direct de la hauteur des réservoirs.... http://www.melbournewater.com.au/

Même si ces dernières semaines il y a eu un peu d'eau comme le montrent les cartes citées dans les messages précédents, je pense qu'il serai judicieux de préciser qu'avant le dernier été Austral, il y avait déjà un déficit d'eau qui n'a fait que s'accentuer au cours de l'été. Au point, d'atteindre pendant plusieurs semaines l'état de restrictions de niveau 5... Au point qu'ici, différents projets sont évoqués plus rapidement que prévu. Parmis ceux-ci, il y a un projet de dessalinisation ou encore de retraitement des eaux usées pour remplir les réservoirs.

Vivement que la pluie arrive ... default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> mais je crois que ça n'est pas au programme de demain default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">default_ph34r.png/emoticons/ph34r@2x.png 2x" width="20" height="20">

Quand au Queensland, (région de Brisbane) c'est vraiment inquiétant et sec, bien qu'il y ait eu des précipitations ces derniers jours.

En conclusion, oui, il y a eu un peu d'eau ces derniers temps (ça varie beaucoup à peu de distance près), mais c'est en tout cas vraiment loin de ce qui est nécessaire. Car si les niveaux des réserves ne montent pas, comment se passera la saison suivante ????

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