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Station de Lyon-Bron ...


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Après avoir jeté un coup d'oeil sur le site de M.Gagnard, notamment dans les bulletins climatiques du Rhône, il est vrai qu'un certain nombre de postes climatiques hors agglo lyonnaise (Villeurbanne, st Rambert...) peuvent présenter des températures du même ordre que Bron, voire supérieures.

Mais je ne crois pas que la "qualité" des mesures et des emplacements valent ceux des grandes stations (Bron et St Ex), et que donc les mesures (notamment des températures) soient comparables. Je vois bien dans le Puy de Dôme, les stations auto. et postes clim. affichent très souvent des Tx supérieures à celles du CDM d'Aulnat, surtout l'été.

Sinon, je me pose une question: est-ce qu'une station météo, implantée au centre d'un disque gazonné de 50m de rayon, lui même placé au milieu d'une dalle de béton de plusieurs centaines de kilomètres carrés, respecterait les normes?

Enfin, je suis peut-être trop exigent quant à la présence d'habitations à proximité des stations, mais celle de Bourgoin est en "centre ville", non? Est-ce suffisant compte tenu qu'il s'agit d'une petite ville pour influencer les T°? Je ne m'en rend sans doute pas bien compte.

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Besse sur Issole (83 - Alt 275 m à 26 km de la mer)

Sinon, je me pose une question: est-ce qu'une station météo, implantée au centre d'un disque gazonné de 50m de rayon, lui même placé au milieu d'une dalle de béton de plusieurs centaines de kilomètres carrés, respecterait les normes?

Oui, elle serait aux normes, s'il n'y a pas trop d' obstacles très hauts à 50 m pour respecter les critères de distances par rapport à la hauteur des obstacles, ou pour éviter des ombres portées. Elle serait classe 2 en T, car le site comprendrait plus de 3142 m2 de béton dans le rayon entre 50 et 100 m. Elle ne pourrait pas être classée comme synoptique pour l'OMM.

Si on détectait des Tn plus élevées sur ce site normalisé, qui ne s'expliquent par aucun autre paramètre topo et météo, on sera à peu près certain que cela vient de l'air chauffé par le béton (et non de l'abri et du capteur trop directement chauffé par les rayonnements de ce béton, s'il était trop proche).

Pour un suivi précis du climat, pour l'OMM il faut que la station soit à X km d'une concentration urbaine (distance variable selon le nb d'habitants de la zone urbaine concernée) et sur des sites qui varient peu dans le temps, ce qui n'est pas le cas des villes.

Mais pour étudier le climat dans la ville et mesurer précisément l'îlot de chaleur (sans biais dus aux normes) il faut aussi des stations capables d'extraire la T de l'air globalement chauffé par la ville, sans l'influence directe sur l'abri et le capteur, des rayonnements supplémentaires dus aux obstacles et aux matériaux qui seraient trop proches.

A noter que dans certaines études, quand un scientifique parle de l'ICU, il englobe le réchauffement total, qu'il soit dû ou non, en partie ou en totalité, à des matériaux, des murs ou autres obstacles trop près de l'abri météo (réchauffement direct du matériel faute de normes suffisantes, par rayonnement et/ou manque de ventilation, indépendant de la T réelle de l'air urbain réchauffé).

Avec cette définition trop large de l'IC, on pourrait aussi parler d'îlot de chaleur campagnard, quand un abri est entouré de végétation, de haies d'arbres, ou de restanques, ..., trop proches.

Il y a une exceptionnelle très bonne station urbaine à Marseille (classe 1) sur l'hippodrome du Prado près du bord de mer.

Vue de la station : http://www.meteosudest.org/stations/mrsborely.php

Vue du ciel de la situation de l'hippodrome : marseillehippozd3.th.jpg

Relevés en juillet 2006

Marseille Marignane (station synoptique de qualité)

Tn 22.1° 22.2°

Tnn 18.4° 19.5°

Tx 30.6° 33.8°

Txx 34.5° 37.3°

Tn relativement fraîche à Marseille par rapport à Marignane. Normalement on aurait dû voir la station de Marignane moins chaude que Marseille en Tn pour juillet 2006. Surtout que la station de Marseille est une zone urbaine au bord de l'eau. Le top pour chauffer en Tn l'été. D'autant plus que vers l'heure des Tn, par temps calme sans vent synoptique (courant en juillet 2006 la nuit), en général une faible brise de terre passe d'abord sur le gros de la ville avant de toucher cette station (de plus en juillet 2006, l'eau de mer était exceptionnellement chaude pour ce mois).

Quand une station est bien aux normes de dégagement classe 1, il n'est pas évident de mettre en évidence le véritable ICU (celui indépendant du réchauffement du matériel dû à des normes insuffisantes, cas les plus courants pour des stations urbaines)

Trop souvent dans certaines études, on compare une station urbaine pas assez aux normes avec une station campagnarde parfaitement aux normes. On en déduit ensuite que l'écart total est dû à l'ICU, alors que ce n'est pas toujours très visible quand on utilise des stations urbaines qui appliquent les mêmes normes de dégagements et de sol (dans les rayons de 30 m et 100 m) que la station campagnarde.

Enfin, je suis peut-être trop exigent quant à la présence d'habitations à proximité des stations, mais celle de Bourgoin est en "centre ville", non? Est-ce suffisant compte tenu qu'il s'agit d'une petite ville pour influencer les T°? Je ne m'en rend sans doute pas bien compte.

Oui, il existe des îlots de chaleur non négligeables aussi dans les petites communes et les villages, plusieurs scientifiques l'ont démontré (je parle de vrais ICU où les points de mesures sont assez dégagés par rapport aux normes).
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Il y a une exceptionnelle très bonne station urbaine à Marseille (classe 1) sur l'hippodrome du Prado près du bord de mer.

Vue de la station : http://www.meteosudest.org/stations/mrsborely.php

Vue du ciel de la situation de l'hippodrome : marseillehippozd3.th.jpg

Tu vois, tu me tends une perche...Je me suis toujours demandé pourquoi on ne mettait pas plus de stations météo sur les hippodromes?

Les emplacements sont, en général, parfaits; ils sont situés dans les villes même et donc représenteraient assez bien le climat urbain.

L'hippodrome de Toulouse est assez au centre de la ville et serait un bon emplacement par exemple...

Mais je pense que cela pourrait s'appliquer presque partout... default_flowers.gif

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D'accord, merci beaucoup pour toutes ces précisions Christian!

Sinon, pour les hyppodromes, je n'y avais jamais songé. Plus généralement, les grands parcs urbains pourraient être des emplacements potentiels. Comme je le disais, c'est le cas du Parc de la Tête d'Or, à Lyon, qui a repris les mesures thermométriques récemment.

Bonnes soirée à tous. Je ne pourrais malheureusement plus suivre ce fil pendant une durée encore indéterminée :-((

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

Travaillant depuis 10 ans à St Ex et ayant visité la station météo 2 fois, voici ce que je disais fin juillet à propos de St Exupéry dans /index.php?showtopic=15790&st=40#'>ce post:

Enfin, ça a déjà été discuté un peu dans ce forum, pour ceux qui s'étonnent des tn de St Exupéry pourtant en pleine campagne il faut préciser 2/3 choses:

- Cette station, en été, n'est pas du tout représentative de la campagne environnante: un tour en voiture suffit pour mettre cela en évidence au thermo voiture en soirée ou au petit matin. Il faut se referer aux relevés d'Ambérieu en Bugey pour avoir un bonne idée des t° de la plaine est-lyonnaise.

- Par situations de faible courant de S ou SE, le site beneficie d'un effet de plateau qui n'existe pas à Bron.

- Cet effet est amplifié par le positionnement du poste météo: situé en bordure nord immédiate (15m) du tarmac, les brises de S ou SE survolent plusieurs dizaines d'hectares de beton surchauffé avant de balayer la station météo. D'une manière plus générale le positionnement du poste à la frontière de 2 environnements au comportements thermiques très différentss (des champs au nord et à L'ouest, du béton au sud et à l'est) lui assure une ventilation qui maintient les tn assez hautes.

Je connais moins la station de Bron, mais je peux affirmer quand même:

- Bien qu'elle soit construite en milieu urbanisé, cela reste un aéroport avec 2 consequences immédiates: bon degagement autour de l'abris mais proximité de larges surface betonnées limitant les tn.

- Le paysage urbain n'y a pas vraiment changé depuis 20 ou 30 ans, voire +. En d'autre termes l'urbanisation autour de Bron ne s'est pas renforcée récemment.

- Les vent d'ouest / nord-ouest sont rarissimes à Lyon (uniquement lors de passages de fronts froids ou d'orages), mêmes sous forme de brise: la chaleur du centre ville n'est pas "rabattue" sur la station.

Si on veux comparer avec les stations parisiennes, je comparerais Bron à Orly et St Ex à Roissy CDG.

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En ce qui concerne le poste de Villeurbanne-Centre , il a cessé de fonctionner fin 2005 à la mort de la correspondante, ma belle-soeur, après 53 ans de bons et loyaux services... L'abri a été transféré au Parc de la Tête d'Or.

Quant au poste de Villeurbanne qui figure maintenant, il s'agit de la station EDF du barrage de Cusset, à l'ENE et à 2300 mètres de l'ancien poste de Villeurbanne en site moins urbanisé.

La différence de T° entre l'ancien poste et la station de Bron pour la période 1971-2000 est de 0,98° (1,46° pour les mini et 0,46° pour les maxi) ; la différence la plus grande se situe en juin avec 1,40° et la plus faible en novembre avec 0,58°

La station de Bron a effectivement été légèrement déplacée tout en restant dans le domaine de l'aérodrome; les spécialistes estiment que la T° moyenne a gagné environ 0, 3°.

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Vincennes (94) / Penta di Casinca (2B)

Si vous voulez des infos, à partir de lundi 18, je fais un stage de prévision dans le cadre de ma formation ingénieur MF pendant 2 semaines à Lyon-Bron, au Centre Interrégional Centre-Est... default_flowers.gif

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  • 6 years later...

Bonjour,

Je fais remonter ce sujet car je me suis penché sur les températures moyennes de la station de Lyon-Bron dont la représentativité est souvent sujette à caution en raison de l’ilot de chaleur urbain de l’agglomération Lyonnaise et de l’environnement de la station, de plus en plus urbanisé. Notamment sur la période 1981-2010 pour laquelle une température moyenne de 22.2°C est mesurée en juillet, ce qui paraît pour beaucoup un peu élevé pour la région lyonnaise.

Attention, cette « étude » est à prendre pour ce qu’elle vaut, elle n’est pas établie par un climatologue !

J’ai calculé les températures moyennes mensuelles trentenaires « théoriques » de la station de Bron, sur les périodes 1951-1980 (qui me servira de calage) et 1981-2010 (objectif des calculs).

Stations utilisées :

  • Ambérieu, St Etienne-Andrézieux et Grenoble St Geoirs, stations relativement proches de Bron puisque localisées respectivement 41 km au nord-est, 56 km au sud-ouest et 44 km au sud-est ;
  • Mâcon (64 km au nord de Bron) et Montélimar (128 km au sud), dans l’axe Saône Rhone. J’aurais souhaité prendre une station rhodanienne (au sud) plus proche de Bron que Montélimar (Valence par exemple), mais je ne dispose pas des données nécessaires et il ne s’agirait pas d’une station synoptique. J’ai donc choisi de garder Montélimar.

La distance de chacune de ces stations a été prise en compte (facteur 0.20 pour Mâcon, 0.22 pour Ambérieu, 0.15 pour Montélimar, 0.21 pour Andrézieux et 0.22 pour St Geoirs) ainsi qua leur altitude (gradient considéré : 0.6°C pour 100 m d’altitude).Résultats des calculs

01.48.jpg

Période 1951-1980

Sur la période 1951-1980, les écarts (L3) entre les moyennes mesurées à Bron (L2) et celles que j’ai calculées (L1) montrent :

  • Des valeurs mesurées « trop chaudes » de mars à septembre, au maximum 0.3°C en avril et en juillet. Les valeurs mesurées à Bron sont donc plus chaudes au printemps et en été que les valeurs calculées;
  • Des valeurs calculées « trop froides » de novembre à février, au maximum 0.2°C en novembre, décembre et janvier. Les valeurs mesurées à Bron sont donc plus froides en automne et en hiver que les valeurs calculées.

Su l’année, les valeurs mesurées à Bron sont 0.1°C plus chaudes que celles calculées, ce qui me paraît peu significatif.Ces écarts entre valeurs mesurées et calculées peuvent provenir de nombreux facteurs :

  • Pour les valeurs calculées : choix méthodologiques (choix des stations utilisées pour les calculs…) ;
  • Pour les valeurs mesurées à Bron : environnement de la station, ilôt de chaleur urbain, caractéristiques climatiques « locales » de la plaine de Lyon…

L’ensemble de ces facteurs, et certainement bien d’autres non identifiés ici, interviennent, probablement plus ou moins selon les saisons. J’ai pris le parti de considérer que ces écarts sur la période 1951-1980 constituaient un bruit de fond de la station et qu’ils correspondaient à un correctif à apporter aux valeurs calculées sur la période 1981-2010. Je considère donc que l’ICU et l’environnement de la station de Bron sont peu significatifs sur la période 1951-1980 ce qui ne me parait pas déconnant, bien que l’aérodrome ne soit pas localisé en rase campagne à la fin des années 1970 (cf photos ci-après).1978

01.49.jpg

Récent

01.50.jpg

Période 1981-2010

Sur la période 1981-2010, les écarts (L6) entre les moyennes mesurées à Bron (L5) et celles que j’ai calculées (sans correctif – L4) montrent à nouveau :

  • Des valeurs mesurées « trop chaudes » au printemps et en été. Par rapport à la période 1951-1980, les écarts sont cependant plus importants (au maximum +0.6°C en juillet, puis +0.4°C en juin et août) et sur une période plus longue (mars à octobre) ;
  • Des valeurs mesurées « trop froides » de novembre à février, mais de façon plus ténue que sur la période 1951-1980 ( +0.1°C en novembre et +0.2°C en janvier).

Une fois le correctif (L3) calculé sur la période 1951-1980 apporté aux écarts (L6) entre températures mesurées et calculées sur la période 1981-2010, les écarts (L8) deviennent peu significatifs d’octobre à mai (0 à 0.1°C). En période chaude, on constate que les températures mesurées sont « trop » chaudes de 0.2°C en juin et septembre, et de 0.3°C en juillet et août.La caractéristique de cette « anomalie » qui conduit à observer les températures « anormalement » chaudes principalement sur la période estivale de la période trentenaire la plus récente n’est pas sans rappeler l’environnement actuel assez urbain de la station de Bron. Toutefois, si cet écart venait à représenter la surchauffe estivale de cette station (plus précisément le surplus de surchauffe entre les périodes 51-80 et 81-00), on constate que les températures moyennes n’en sont que modérément influencées (au maximum, 0.3°C en juillet - je m'atendais à plus). D’autre part, si l’on excepte les quatre mois d’été, les températures moyennes calculées (+ correction) et mesurées sont très proches.

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La Tronche (260 m)

Merci JB63 pour cette étude intéressante ...

Bonjour,

Je fais remonter ce sujet car je me suis penché sur les températures moyennes de la station de Lyon-Bron dont la représentativité est souvent sujette à caution en raison de l’ilot de chaleur urbain de l’agglomération Lyonnaise et de l’environnement de la station, de plus en plus urbanisé. Notamment sur la période 1981-2010 pour laquelle une température moyenne de 22.2°C est mesurée en juillet, ce qui paraît pour beaucoup un peu élevé pour la région lyonnaise.

Attention, cette « étude » est à prendre pour ce qu’elle vaut, elle n’est pas établie par un climatologue !

J’ai calculé les températures moyennes mensuelles trentenaires « théoriques » de la station de Bron, sur les périodes 1951-1980 (qui me servira de calage) et 1981-2010 (objectif des calculs).

Stations utilisées :

  • Ambérieu, St Etienne-Andrézieux et Grenoble St Geoirs, stations relativement proches de Bron puisque localisées respectivement 41 km au nord-est, 56 km au sud-ouest et 44 km au sud-est ;
  • Mâcon (64 km au nord de Bron) et Montélimar (128 km au sud), dans l’axe Saône Rhone. J’aurais souhaité prendre une station rhodanienne (au sud) plus proche de Bron que Montélimar (Valence par exemple), mais je ne dispose pas des données nécessaires et il ne s’agirait pas d’une station synoptique. J’ai donc choisi de garder Montélimar.

La distance de chacune de ces stations a été prise en compte (facteur 0.20 pour Mâcon, 0.22 pour Ambérieu, 0.15 pour Montélimar, 0.21 pour Andrézieux et 0.22 pour St Geoirs) ainsi que leur altitude (gradient considéré : 0.6°C pour 100 m d’altitude).

Bien, reste à savoir si l'environnement de ces stations "de référence" a changé durant la période de l'étude, certaines de ces stations ont pu voir également leur environnement s'urbaniser. Celui de Saint Geoirs est, je pense, resté bien rural, les autres je ne sais pas.

Résultats des calculs

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Période 1951-1980

Sur la période 1951-1980, les écarts (L3) entre les moyennes mesurées à Bron (L2) et celles que j’ai calculées (L1) montrent :

  • Des valeurs mesurées « trop chaudes » de mars à septembre, au maximum 0.3°C en avril et en juillet. Les valeurs mesurées à Bron sont donc plus chaudes au printemps et en été que les valeurs calculées;
  • Des valeurs calculées « trop froides » de novembre à février, au maximum 0.2°C en novembre, décembre et janvier. Les valeurs mesurées à Bron sont donc plus froides en automne et en hiver que les valeurs calculées.

Ne s'agit-il pas plutôt de "valeurs mesurées « trop froides » de novembre à février," ?

Su l’année, les valeurs mesurées à Bron sont 0.1°C plus chaudes que celles calculées, ce qui me paraît peu significatif.

Ces écarts entre valeurs mesurées et calculées peuvent provenir de nombreux facteurs :

  • Pour les valeurs calculées : choix méthodologiques (choix des stations utilisées pour les calculs…) ;
  • Pour les valeurs mesurées à Bron : environnement de la station, ilôt de chaleur urbain, caractéristiques climatiques « locales » de la plaine de Lyon…

L’ensemble de ces facteurs, et certainement bien d’autres non identifiés ici, interviennent, probablement plus ou moins selon les saisons. J’ai pris le parti de considérer que ces écarts sur la période 1951-1980 constituaient un bruit de fond de la station et qu’ils correspondaient à un correctif à apporter aux valeurs calculées sur la période 1981-2010. Je considère donc que l’ICU et l’environnement de la station de Bron sont peu significatifs sur la période 1951-1980 ce qui ne me parait pas déconnant, bien que l’aérodrome ne soit pas localisé en rase campagne à la fin des années 1970 (cf photos ci-après).1978

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Récent

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Grosse urbanisation entre-temps, en effet !

Période 1981-2010

Sur la période 1981-2010, les écarts (L6) entre les moyennes mesurées à Bron (L5) et celles que j’ai calculées (sans correctif – L4) montrent à nouveau :

  • Des valeurs mesurées « trop chaudes » au printemps et en été. Par rapport à la période 1951-1980, les écarts sont cependant plus importants (au maximum +0.6°C en juillet, puis +0.4°C en juin et août) et sur une période plus longue (mars à octobre) ;
  • Des valeurs mesurées « trop froides » de novembre à février, mais de façon plus ténue que sur la période 1951-1980 ( +0.1°C en novembre et +0.2°C en janvier).

Une fois le correctif (L3) calculé sur la période 1951-1980 apporté aux écarts (L6) entre températures mesurées et calculées sur la période 1981-2010, les écarts (L8) deviennent peu significatifs d’octobre à mai (0 à 0.1°C). En période chaude, on constate que les températures mesurées sont « trop » chaudes de 0.2°C en juin et septembre, et de 0.3°C en juillet et août.La caractéristique de cette « anomalie » qui conduit à observer les températures « anormalement » chaudes principalement sur la période estivale de la période trentenaire la plus récente n’est pas sans rappeler l’environnement actuel assez urbain de la station de Bron. Toutefois, si cet écart venait à représenter la surchauffe estivale de cette station (plus précisément le surplus de surchauffe entre les périodes 51-80 et 81-00), on constate que les températures moyennes n’en sont que modérément influencées (au maximum, 0.3°C en juillet - je m'atendais à plus). D’autre part, si l’on excepte les quatre mois d’été, les températures moyennes calculées (+ correction) et mesurées sont très proches.

Comme je le suggère plus haut, ce raisonnement se tient si les stations de référence sont restées rurales durant la période 1951-2010, ce qui n'est pas sûr. Si c'est le cas, il est en effet possible de dire que l'incidence de l'urbanisation est plus marquée en été mais reste légère. Ceci est assez surprenant quand on connait les lieux.
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