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LuNaTic

LE GIEC...

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Salut,

Dans le cadre d'un cours sur la politique environnementale internationale, il nous est demandé de faire un séminaire sur le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

A ce dessein je me permets de solliciter votre aide default_sleep.png/emoticons/sleep@2x.png 2x" width="20" height="20">

Pas mal de lectures ici et ailleurs ont déjà été faites (ouvrages généraux, périodiques en ligne, sites internet, etc..), mais d'autres sources et avis seraient les bienvenues.

Selons-vous qu'est-ce qui pose problème dans l'organisation du GIEC ?

En fait je serais très heureux d'avoir des avis et des références sur les thématiques suivantes :

1. Financement de l'organisation

Qui finance le GIEC ?

Et les enjeux qui y sont liés pour obtenir des crédits de la part des Etats qui financent l'organisation.

Relativements au différents groupes de travail :

Groupe 1

Disputes au niveau scientifique et les enjeux liés par exemple au fait de ne pas admettre une variabilité naturelle du climat

Résumé pour les décideurs

Comment s'élabore ce rapport, les enjeux politiques sous-jacents.

Dans une perspective plus diachronique, comment a évolué l'organisme depuis sa création ?

Merci d'avance à tous ceux qui me fourniraient quelques références bibliographiques, je pense notamment à Charles Muller qui semble s'intéresser de près à cet organisme.

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Merci d'avance à tous ceux qui me fourniraient quelques références bibliographiques, je pense notamment à Charles Muller qui semble s'intéresser de près à cet organisme.

Merci de penser à moi... mais ce n'est pas forcément la bonne pioche ! En effet, la critique du GIEC comme organisme me motive bien moins que l'examen des travaux de recherche.

Sur le fonctionnement du groupe I, je me permets de te renvoyer à mon site, rubique "le GIEC et ses méthodes". Tu y trouveras diverses critiques (référencées) de chercheurs que j'ai traduites (et je te donne par la présente tous les droits de reproduction, même sans mention d'origine si cela est gênant).

Le dernier livre de Leroux (Global Warming, Myth or Reality, Springer 2005) comporte de larges sections consacrées à la critique du GIEC. Il n'est hélas pas traduit et assez cher, mais doit être consultable en bibliothèque.

Dans un domaine un peu ancien (GIEC époque 2e rapport), on trouve une collection de critiques ici :

http://www.sepp.org/ipcccont/ipcccont.html

Sur le budget, j'avais recherché à un moment sur leur site, mais je n'avais rien trouvé de très synthétique à l'époque. Peut-être est-ce plus transparent maintenant ?

*

Mon avis personnel sur le GIEC est simple : il a pour qualité d'offrir de vastes synthèses sur la science climatologique du moment ; il a pour défauts de rechercher à tout crin le consensus (non reflet de la diversité de la recherche, atténuation des conflits de mesures ou d'hypothèses), d'être orienté (par obligation statutaire) sur l'évaluation des risques et non sur l'évaluation du climat, de ne pas avoir un processus peer-reviewed à proprement parler, de ne pas être transparent dans le choix des auteurs et reviewers principaux, de sélectionner / privilégier dans certains domaines les recherches qui l'arrangent (la courbe de hockey comme exemple classique du troisième, à mon avis la révision à la baisse du forçage solaire dans le quatrième), d'être prisonnier de son mandat politique en amont et de sa surface médiatique en aval.

Si tu en as le temps, je te suggère fortement de faire un petit questionnaire français / anglais et de l'envoyer par mail à des chercheurs internes ou externes du GIEC. S'il n'y a pas plus de 3-4 questions avec des réponses courtes (2-3 lignes), tu as des chances d'avoir un bon taux de retour. Le plus long est de trouver les mails de chaque chercheur.

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Merci pour la prompte réponse.

Alors j'ai effectivement déjà consulté ton site ainsi que ce qui ce dit sur ce forum. Autrement pas de souci pour ce qui concerne les références et citations. Si tout va bien je posterais d'ailleurs ce travail sur le forum au début du mois de juin.

Mais par exemple pourquoi on passe de la conclusion "que le réchauffement observé peut être imputé à la variabilité naturelle du climat" dans le premier rapport de 1990 à l'idée qu"un faisceau d'éléments suggère une influence perceptible de l'homme sur le climat global" cinq ans plsu tard ?

Est-ce la recherche scientifique qui a progressé et qu'un consensus se dégage effectivement en faveur d'une influence de l'homme sur le climat, ou bien y a-t-il des enjeux politiques sous jacents ?

Par exemple 1992 voit la tenue de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. En ressort l'objectif de «stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique».

L'institutionalisation du principe de précaution aussi au début des années 90.

Bref, réaffirmer en 1995 que "le réchauffement observé peut être imputé à la variabilité naturelle du climat" aurait été contreproductif ?

Plus globalement on s'intéresse à l'intercation entre science et politique, donc toute information montrant l'immiscion du politique dans la teneur des rapports du GIEC est bienvenue.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Merci pour la prompte réponse.

Alors j'ai effectivement déjà consulté ton site ainsi que ce qui ce dit sur ce forum. Autrement pas de souci pour ce qui concerne les références et citations. Si tout va bien je posterais d'ailleurs ce travail sur le forum au début du mois de juin.

Mais par exemple pourquoi on passe de la conclusion "que le réchauffement observé peut être imputé à la variabilité naturelle du climat" dans le premier rapport de 1990 à l'idée qu"un faisceau d'éléments suggère une influence perceptible de l'homme sur le climat global" cinq ans plsu tard ?

Est-ce la recherche scientifique qui a progressé et qu'un consensus se dégage effectivement en faveur d'une influence de l'homme sur le climat, ou bien y a-t-il des enjeux politiques sous jacents ?

Par exemple 1992 voit la tenue de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. En ressort l'objectif de «stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique».

L'institutionalisation du principe de précaution aussi au début des années 90.

Bref, réaffirmer en 1995 que "le réchauffement observé peut être imputé à la variabilité naturelle du climat" aurait été contreproductif ?

Plus globalement on s'intéresse à l'intercation entre science et politique, donc toute information montrant l'immiscion du politique dans la teneur des rapports du GIEC est bienvenue.

quelque chose me choque un peu dans tes interrogations.

Si dans un rapport effectué en 90, on peut à la rigueur parler de variabilité naturelle du climat, comment peut-on encore le dire 5 ans, 10 ans ou 15 ans plus tard?

Alors que manifestement les températures ont continué à augmenter de façon considérable entre 1989 , 1994 et 2000.

On ne peut accuser le GIEC (ou le sous-entendre) de changer d'avis sur des motifs politiques.

Simplement les choses ont évolué en 5 ans et il devenait de plus en plus difficile d'attribuer le réchauffement à des causes naturelles.

Ceci a été confirmé dans le TAR.

Et personnellement je trouve la gradation que tu décris entre le 1er et le 2ème rapport relativement prudente et logique.

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Mais par exemple pourquoi on passe de la conclusion "que le réchauffement observé peut être imputé à la variabilité naturelle du climat" dans le premier rapport de 1990 à l'idée qu"un faisceau d'éléments suggère une influence perceptible de l'homme sur le climat global" cinq ans plsu tard ?

Est-ce la recherche scientifique qui a progressé et qu'un consensus se dégage effectivement en faveur d'une influence de l'homme sur le climat, ou bien y a-t-il des enjeux politiques sous jacents ?

En même temps, dès le premier rapport (page xi de l'édition Cambridge, 2e paragraphe du résumé scientifique), on lit que les émissions humaines augmentent les GES et qu'il en résultera nécessairement un réchauffement. Indirectement, cela revient au même.

Je ne puis te dire si des études décisives ont été faites entre 1991 et 1995, mais j'en doute un peu. En tout état de cause, le schéma choisi par le GIEC est déjà celui que Hansen (par exemple) défend dans son papier séminal de Science en 1981. Dès le départ, l'idée sous-jacente est que l'homme est en train de modifier le climat et qu'il faut faire quelque chose. Les évolutions de la formulation (1990 : l'effet des GES humain est peut-être noyé dans la variabilité naturelle ; 1995 : un faisceau d'indices suggèrent que l'influence des GES humains est perceptible ; 2001 : il est plus que très fortement probable que les GES humains sont à l'origine du réchauffement, etc.) tiennent à la fois :

a- à l'évolution des températures depuis 1980 qui est effectivement à la hausse et qui conforte le préjugé de base ;

b- au succès médiatique du thème du réchauffement planétaire qui crée des pressions pour désigner rapidement les "vrais coupables" (nous) ;

c- à l'obligation que ressent le GIEC de satisfaire à sa mission politique en désignant clairement des responsables et surtout des solutions ;

d- au fait que les polémiques alarmistes / sceptiques ont commencé très tôt et que le GIEC est de toute façon considéré rapidement comme le porte-voix de l'alarmisme plus que le reflet fidèle de la communauté des climatologues.

Ce que tu signales toi-même est très révélateur : la CCNU sur le changement climatique a déjà tiré ses conclusions à peine deux ans après le premier rapport, à une époque où la question est objectivement indécise (elle l'est encore maintenant après les années très chaudes 1995-2005). Il faudrait aussi creuser ce qui s'est passé en 1986-1988 et qui a poussé le G7 à demander la création du GIEC. Quel pays en a fait la proposition ? Sur quelle base ? Quelles étaient les délibérations des grands de ce monde et pourquoi le climat est devenu important à cette date (où l'on sortait à peine d'un léger refroidissement) ? J'ai lu quelque part, mais je ne pourrai hélas donner de références précises, que les Américains ont plutôt mené la danse et que l'épisode traumatique déclencheur a été chez eux les sécheresses exceptionelles du milieu des années 1980 (1987-89, surtout 1988). A cette époque, l'idée d'une responsabilité humaine dans le phénomène avait connu un vif regain d'intérêt. Le témoignage de Hansen (au Sénat ou à la Chambre, je ne sais plus) avait marqué durablement les esprits.

Réf.

Hansen, J., D. Johnson, A. Lacis, S. Lebedeff, P. Lee, D. Rind, and G. Russell 1981. Climate impact of increasing atmospheric carbon dioxide. Science 213, 957-966.

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Merci charles.muller pour ces précisions.

Autrement pour meteor dans ce rapport du Sénat tu trouveras quelques uns des éléments qui selon nous posent problème au GIEC :

Pour mener les conférences internationales actuelles sur l'application du protocole de Kyoto, tout le monde se repose sur les travaux du GIEC (ou IPCC). Il est donc intéressant d'étudier le mécanisme d'élaboration des rapports de ce groupe d'experts en rappelant que ces documents regroupent les travaux de plus d'une centaine d'auteurs principaux travaillant eux-mêmes à partir des textes de plus de 500 contributeurs divers, qu'une vingtaine de correcteurs reprennent ce travail à partir des observations de près de 700 relecteurs et que la somme de cette publication dépasse les 2.500 pages. D'où la nécessité de présenter une version plus accessible de cet énorme travail sous la forme d'un résumé pour les décideurs politiques appelé SPM (summary for policy makers) .

Il est donc évident que le passage du premier document, le rapport, au second, le résumé, doit être entouré de garanties réelles. Près de 50 auteurs contribuent à l'élaboration de ces résumés, mais à ce stade, les scientifiques qui ont collaboré au rapport de base et les organisations non gouvernementales sont seulement consultés.

Le choix de la rédaction finale dépend ensuite de 400 délégués des pays participants qui possèdent, ou non, une compétence sur les disciplines scientifiques traitées. Chaque mot du résumé doit être approuvé à l'unanimité, les discussions étant d'ailleurs menées simultanément en cinq langues.

A cette étape, les représentants des gouvernements poursuivent des buts fondés sur des objectifs politiques plutôt que sur le contenu scientifique du rapport initial et ce point a été naturellement critiqué de nombreuses fois au cours des années passées. C'est pourquoi, il semblerait souhaitable qu'à l'avenir soient clairement mentionnées, au sein du résumé pour les décideurs, les opinions divergentes et qu'à tout le moins, il soit clairement indiqué que les résumés pour les décideurs n'émanent pas uniquement du travail des scientifiques, même si les principaux rapporteurs sont présents et s'ils peuvent faire entendre leurs observations qui sont prises en compte par les représentants des gouvernements. Certains ont suggéré de soumettre le texte final du résumé à l'assemblée plénière des rédacteurs du rapport de base. Sinon, fatalement, les rédacteurs de ce résumé risquent de ne prendre dans le rapport de base que les faits propres à étayer leurs convictions initiales. En outre, les nombreuses réserves de méthode ou de fond exprimées au long du rapport et qui sont essentielles compte tenu de la complexité du sujet sont gommées dans le résumé.

En lisant les travaux du GIEC, l'ensemble des observations ci-dessus doit demeurer présent à l'esprit sans pour autant conduire à dénier toute valeur au résumé pour les décideurs. A cet égard, le travail mené par l'Académie nationale des sciences des États-Unis d'Amérique en 2001, pour apprécier si le résumé pour les décideurs reflétait bien le rapport de base, a abouti à considérer que le résumé était bien cohérent avec le corps du rapport, mais que, toutefois, le résumé pourrait être enrichi par l'explication précise de la portée des lacunes ou incertitudes à partir desquelles les conclusions du rapport ont été élaborées.

De plus, il est vraisemblable que beaucoup de scientifiques spécialistes du climat brossent un tableau un peu trop négatif de la réalité estimant probablement que, sans cela, les politiques ne se mettraient pas en action. Cette remarque est également valable pour l'opinion publique en général qui risquerait de ne pas s'intéresser assez à cette question si elle avait en mémoire l'ensemble des incertitudes qui sous-tend les conclusions présentées.

Source :

http://www.senat.fr/rap/r01-224-1/r01-224-179.html

"On ne peut accuser le GIEC (ou le sous-entendre) de changer d'avis sur des motifs politiques."

Oui d'accord. Je m'exprime mal, mais c'est une problématique complexe et c'est pas encore très clair tout ça. D'ici quelques jours je pourrais mieux argumenter. Enfin j'espère default_dry.png .

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Location : Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Charles, tu parles du vif succès médiatique qu'a connu le réchauffement climatique... Aujourd'hui, c'est indéniable mais (sensation et souvenirs personnels) à mon sens, dans les médias, ce sujet fut longtemps éclipsé par le fameux trou dans la couche d'ozone, qui était un sujet récurrent et dont bien peu traitent actuellement. Jusqu'au milieu des années 1990, il n'y avait que peu d'alarmisme climatique dans les propos que l'on portait à la connaissance du public. Finalement, c'est pas si vieux que ça...

Ca doit être une affaire de mode, allez savoir!

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Charles, tu parles du vif succès médiatique qu'a connu le réchauffement climatique... Aujourd'hui, c'est indéniable mais (sensation et souvenirs personnels) à mon sens, dans les médias, ce sujet fut longtemps éclipsé par le fameux trou dans la couche d'ozone, qui était un sujet récurrent et dont bien peu traitent actuellement. Jusqu'au milieu des années 1990, il n'y avait que peu d'alarmisme climatique dans les propos que l'on portait à la connaissance du public. Finalement, c'est pas si vieux que ça...

Ca doit être une affaire de mode, allez savoir!

Tu as probablement raison. Par curiosité, je viens de faire une recherche sur le site du Monde, concernant les articles parus avec "réchauffement climatique" dans le titre entre 1987 et 2005. J'aurai dû le faire avec "réchauffement climatique" dans le corps du texte ou avec "réchauffement" seul dans le titre, mais je n'avais pas le temps ce soir (il faut dans ce cas trier ou il y a plus d'item à compter). Cela donne (rien avant 1992) :

1992 : 1

1993 : 1

1994 : 0

1995 : 10

1996 : 2

1997 : 18

1998 : 8

1999 : 9

2000 : 22

2001 : 22

2002 : 10

2003 : 23

2004 : 17

2005 : 27

Ce test vaut ce qu'il vaut, mais il accrédite l'idée que le réchauffement est surtout "à la mode" en France depuis 2000. Je ferai un test complet (dans le corps d'article) plus tard, pour voir si cela se confirme. Il est probable que le débat américain a commencé un peu plus tôt, compte-tenu des crispations politiques et guerres de lobbies autour de la question.

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On ne peut accuser le GIEC (ou le sous-entendre) de changer d'avis sur des motifs politiques.

Non, le GIEC n'a jamais changé d'avis (il suffit de lire tous les rapports pour s'en convaincre). Mais LuNaTic suggérait plutôt qu'il avait pris de l'audace, si l'on peut dire, dans sa formulation concernant la responsabilité anthropique du réchauffement.

Le point intéressant, c'est tout de même que GIEC 1990 reconnaît clairement : on ne peut pour l'instant distinguer la variabilité naturelle d'une variabilité provoquée par l'homme. Cela signifie rétroactivement que seul le réchauffement 1990-2005 porterait clairement la marque anthropique... alors que les gaz à effet de serre s'accumulent depuis 200 ans de révolution industrielle ! Il faudra m'expliquer pourquoi le CO2 accumulé entre 1850 et 1970 (par exemple, avec les autres GES) n'avait pas déjà une signature claire sur les températures.

Je vais faire un calcul simple sur le CO2 pour montrer le problème.

D'après le forage Siple Dome, on était à 288 ppm en 1854.

D'après le comptage Manu Loa, on était à 330 ppm en 1974.

(Je prends 120 ans, durée de vie moyenne estimée dans l'atmosphère).

Entre les deux mesures, on a une augmentation de 42 ppm, soit 15% de la valeur initiale. La sensibilité climatique au doublement CO2 (+100%) est estimée à 3°C nous dit-on. Un calcul simple sur cette base GIEC permet de conclure que +15% de CO2 signifie une hausse de 0,45°C imputable aux seuls GES en 1974.

0,45°C, c'est quand même très important, puisque la hausse globale estimée est à 0,3-0,6°C entre 1860 et 1990 (ce que dit le rapport GIEC 1990, qui prenait alors cette marge d'incertitude depuis le début des mesures) et que l'on sait par ailleurs que l'irradiance solaire a elle aussi augmenté régulièrement dans cette période (ce qui a dû rajouter plusieurs dixièmes). Malgré cela, GIEC 1990 ne trouve pas signature anthropique claire sur les températures. Et celle-ci apparaît soudain dans les 15 ans qui suivent, alors que l'effet de serre est un processus cumulatif d'obturation du rayonnement sortant.

Tu me diras : les aérosols ont masqué l'essentiel de cette première hausse. Sans doute, mais les aérosols ont bon dos, vu que l'estimation de leur forçage au XXe siècle relève à peu de choses près du pifomètre. Il faut que ces aérosols aient été sacrément diffusés dans l'atmopshère pour masquer la double hausse CO2+solaire.

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On peut difficilement s'étonner que le GIEC et les chercheurs dans le domaine du climat aient des opinions qui évoluent avec les résultats de la recherche: en 1990 j'étais encore assez près d'eux, et la distinction entre variabilité naturelle et effet anthropique n'était réellement pas faite: la question était même "quand, comment et sur quel paramètre verra t on le changement climatique prendre le pas sur la variabilité naturelle".

Quand à l'existence d'une opinion biaisée au départ chez les mêmes scientifiques, en faveur du réchauffement, c'est quandmême assez évident: aucun physicien digne de ce nom ne peut penser que le doublement de la concentration en gaz à effet de serre n'est sans conséquence sur le climat mondial.

Maintenant, comme d'habitde, on peut refaire l'histoire des années 90 avec ce qu'on connait en 2006.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Non, le GIEC n'a jamais changé d'avis (il suffit de lire tous les rapports pour s'en convaincre). Mais LuNaTic suggérait plutôt qu'il avait pris de l'audace, si l'on peut dire, dans sa formulation concernant la responsabilité anthropique du réchauffement.

Le point intéressant, c'est tout de même que GIEC 1990 reconnaît clairement : on ne peut pour l'instant distinguer la variabilité naturelle d'une variabilité provoquée par l'homme. Cela signifie rétroactivement que seul le réchauffement 1990-2005 porterait clairement la marque anthropique... alors que les gaz à effet de serre s'accumulent depuis 200 ans de révolution industrielle ! Il faudra m'expliquer pourquoi le CO2 accumulé entre 1850 et 1970 (par exemple, avec les autres GES) n'avait pas déjà une signature claire sur les températures.

Je vais faire un calcul simple sur le CO2 pour montrer le problème.

D'après le forage Siple Dome, on était à 288 ppm en 1854.

D'après le comptage Manu Loa, on était à 330 ppm en 1974.

(Je prends 120 ans, durée de vie moyenne estimée dans l'atmosphère).

Entre les deux mesures, on a une augmentation de 42 ppm, soit 15% de la valeur initiale. La sensibilité climatique au doublement CO2 (+100%) est estimée à 3°C nous dit-on. Un calcul simple sur cette base GIEC permet de conclure que +15% de CO2 signifie une hausse de 0,45°C imputable aux seuls GES en 1974.

0,45°C, c'est quand même très important, puisque la hausse globale estimée est à 0,3-0,6°C entre 1860 et 1990 (ce que dit le rapport GIEC 1990, qui prenait alors cette marge d'incertitude depuis le début des mesures) et que l'on sait par ailleurs que l'irradiance solaire a elle aussi augmenté régulièrement dans cette période (ce qui a dû rajouter plusieurs dixièmes). Malgré cela, GIEC 1990 ne trouve pas signature anthropique claire sur les températures. Et celle-ci apparaît soudain dans les 15 ans qui suivent, alors que l'effet de serre est un processus cumulatif d'obturation du rayonnement sortant.

Tu me diras : les aérosols ont masqué l'essentiel de cette première hausse. Sans doute, mais les aérosols ont bon dos, vu que l'estimation de leur forçage au XXe siècle relève à peu de choses près du pifomètre. Il faut que ces aérosols aient été sacrément diffusés dans l'atmopshère pour masquer la double hausse CO2+solaire.

je ne voulais pas, faute de connaissances dans ce domaine, participer à cette discussion (ou plutôt cette demande de renseignements de LuNatic) concernant l'aspect "politico-financier" du GIEC.

Simplement je réagissais au fait que l'évolution du discours du GIEC n'était pas exclusivement motivé par des considérations politiques (ce qui aurait été de la mauvaise politique d'ailleurs default_laugh.png ) mais aussi par des considérations plus scientifiques.

Le rôle de forçage radiatif des GES ainsi que l'augmentation de leur teneur du fait des activités humaines étaient connus depuis longtemps et c'est vraisemblablement ce qui a conduit à la création du GIEC, afin de rationaliser et de fédérer les recherches et discours dans ce domaine.

Dans la courbe ci-desous, dont on voudra bien excuser les imprécisions quant aux dates des différents rapports, j'ai pris arbitrairement et sans arrière-pensée, l'année 1950 comme origine.

On voit bien que plus on avance dans le temps et plus la "certitude" peut s'affirmer dans les observations et pas uniquement dans la théorie.

19502005nasa6ts.jpg

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Pour information, voici le compte-rendu par Le Monde de la 2e Conférence sur le climat (1990), quand le GIEC présentait ses travaux. On voit que l'alarmisme médiatique était déjà de rigueur : "Tous les scientifiques sérieux sont d'accord : pour la première fois de son histoire, l'humanité met en danger grave sa propre survie." (Apparemment, il n'est déjà pas très sérieux de douter du grand récit qui se met alors en place default_laugh.png ).

***

La Terre, chaud devant

La menace d'un réchauffement rapide du climat va obliger l'humanité à changer ses habitudes

Article paru dans l'édition du 07.11.90

LA première semaine de la deuxième conférence mondiale sur le climat, qui est réunie à Genève depuis le 29 octobre, a été consacrée aux exposés scientifiques et à la présentation des résultats des travaux du Groupe d'experts intergouvernemental pour l'étude des changements climatiques (IPCC). Ainsi les premiers ministres, ministres et autres représentants des pouvoirs politiques de quelque soixante-dix Etats, qui se retrouvent à Genève les 6 et 7 novembre pour la seconde partie de la conférence, vont-ils avoir les éléments disponibles en l'état actuel des connaissances, sans lesquels ne peut être esquissée la politique, à l'échelon national aussi bien qu'à l'échelle mondiale, indispensable à la vie future de l'humanité (le Monde du 31 octobre).

Tous les scientifiques sérieux sont d'accord : pour la première fois de son histoire, l'humanité met en danger grave sa propre survie. Ses activités rejettent dans l'atmosphère des quantités croissantes de gaz carbonique, de méthane, d'oxyde nitreux, de chlorofluorocarbones (pour ne citer que les principaux) qui, tous, contribuent à l'effet de serre et qui vont inéluctablement provoquer un réchauffement général rapide de la planète.

Certes, l'effet de serre a pour principal agent la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère. Mais l'homme n'est pour rien dans l'évaporation de l'eau. A ceci près qu'un réchauffement général dû aux activités humaines pourra augmenter la teneur de l'air en vapeur d'eau. Ce qui renforcera l'effet de serre.

Certes, l'effet de serre est indispensable. Sans lui, la température moyenne de la Terre serait de - 18 C ; il n'y aurait plus d'eau liquide à la surface du globe et la vie serait impossible. Grâce à l'effet de serre naturel, la température moyenne actuelle de la planète est de + 15 C, ce qui a permis à la vie de se développer d'abord dans les océans, puis sur les continents. Même si, au cours des âges géologiques, la température moyenne de la Terre a connu d'amples fluctuations naturelles : on sait ainsi que de _ 65 millions à _ 3 millions d'années, la température moyenne était supérieure de 5 C à 10 C à ce qu'elle est actuellement.

Plus près de nous, au cours des trois derniers millions d'années, la Terre a subi toute une série de périodes glaciaires alternant avec des épisodes plus chauds. Ce qui n'a pas empêché d'abord l'évolution de la lignée humaine dont les premiers représentants _ Homo habilis _ sont apparus en Afrique tropicale de l'Est il y a quelque trois millions d'années. Ce qui n'a pas empêché non plus les successeurs d'Homo habilis _ Homo erectus _ de se répandre dans toutes les zones d'Europe et d'Asie qui sont actuellement tempérées, mais qui étaient fraîches pendant les périodes glaciaires. Quant à Homo sapiens (c'est-à-dire nous-mêmes), il s'est installé partout, même dans les zones froides de l'Eurasie et des Amériques. Il est vrai qu'il y a probablement plus de quatre cent mille ans, Homo erectus avait réalisé le premier progrès technique capital : il avait acquis la maîtrise du feu qui lui permettait de se chauffer et de cuire ses aliments.

La " révolution néolithique "

Le maximum de la dernière période glaciaire s'est produit il y a environ dix-huit mille ans. Le réchauffement qui l'a suivi _ et dont nous bénéficions encore actuellement _ s'est fait en quelques milliers d'années. Il a permis à Homo sapiens de prospérer sur les cinq continents, tout en continuant à vivre de chasse (éventuellement de pêche) et de cueillette.

Vers 6000 avant notre ère, le réchauffement a été à son maximum. Les conditions climatiques étaient différentes de ce qu'elles sont actuellement : ainsi les pluies étaient-elles plus abondantes sur certaines régions jusque vers 3000 avant Jésus-Christ. Le Sahara, par exemple, à l'exception de petites zones désertiques, était une steppe où les lacs et les marécages étaient nombreux et où vivaient des éléphants, des rhinocéros, des hippopotames, des girafes, des grandes antilopes, tous gros mangeurs de matière végétale.

Au même moment, l'homme a mis à profit cet optimum climatique pour inventer un mode de vie tout différent de celui qu'il avait pratiqué pendant trois millions d'années. D'abord au Proche-Orient, puis en tache d'huile sur une grande partie de l'Ancien Monde, de prédateur il est devenu producteur en maîtrisant l'agriculture et l'élevage. Cette " révolution néolithique " a été le point de départ d'une accélération toujours plus rapide des progrès techniques. Ceux-ci ont abouti, il y a cent cinquante ans, à la " révolution industrielle ".

Grâce à celle-ci, 25 % des 5,2 milliards d'habitants actuels de la planète bénéficient d'un confort, d'agréments, d'un niveau et d'une espérance de vie tels que l'humanité n'en avait jamais connus auparavant. Mais tous ces progrès nécessitent l'emploi massif d'énergie dont la plus grande partie est fournie par les combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), gros producteurs de gaz carbonique. Ces 25 % priviligiés sont ainsi responsables de 75 % des émissions actuelles de gaz carbonique.

Il ne faut pas oublier qu'à côté de ces privilégiés les pays en voie de développement sont encore écrasés sous des conditions de vie où prévalent une pauvreté extrême, une agriculture archaïque et une industrie embryonnaire. Ainsi, les trois quarts de l'humanité n'envoient-ils dans l'atmosphère que le quart des émissions totales de gaz carbonique.

La démographie galopante

L'humanité, en fait, est confrontée à deux problèmes inséparables : d'une part l'élévation plus ou moins proche, plus ou moins rapide des températures à cause de l'utilisation des combustibles fossiles est due en grande partie au gaz carbonique, à l'extension des rizières et à la multiplication du bétail qui sont des sources importantes d'émissions de méthane ; d'autre part, la population humaine, surtout celle des pays en voie de développement, augmente à un rythme accéléré (1,6 milliard d'habitants en 1850, 2,5 milliards en 1950, 5,2 milliards actuellement, probablement 9 milliards en 2050). Cette explosion démographique ayant pour corollaire la création de monstrueuses mégapoles (1) ingérables, faites trop souvent de bidonvilles misérables, polluées à un niveau insoutenable (au sens littéral du terme) et la concentration d'hommes et d'activités variées sur les zones littorales où vit déjà la moitié de l'humanité.

Pendant les deux ou trois dernières décennies, personne n'osait parler ouvertement du problème démographique. L'actuelle conférence de Genève marque enfin la levée de ce tabou sur un problème qui est aussi graveque l'accroissement de l'effet de serre.

L'ampleur, la rapidité et les conséquences de cet accroissement sont encore assez mal connues. Tous les scientifiques en conviennent. Tout comme ils sont d'accord sur la nécessité et l'urgence de " faire quelque chose ". Et d'autant plus que les fluctuations naturelles des climats se sont produites dans le passé au rythme des siècles ou des millénaires, ce qui a laissé aux espèces végétales et animales aussi bien qu'à l'homme le temps de s'adapter à des conditions nouvelles. Alors que le réchauffement attendu risque de se produire en quelques décennies, c'est-à-dire dans un laps de temps trop court pour que ces adaptations soient possibles. L'accord est acquis sur le besoin impérieux d'intensifier dans de multiples domaines des recherches, forcément interdisciplinaires, et d'y associer de plus en plus les pays en voie de développement.

En revanche, l'unanimité est loin d'être acquise sur les mesures concrètes à prendre dès maintenant.

Les pays pauvres ont le réflexe naturel de dire aux pays riches : vous êtes la source majeure des émissions de gaz à effet de serre, réduisez-les chez vous ; nous, nous avons besoin en priorité de nous développer, donc d'augmenter notre consommation d'énergie.

Les Etats industrialisés sont divisés. Ceux qui sont dépourvus de matières premières énergétiques et qui ont appris à économiser leur consommation (2) lors des deux chocs pétroliers de 1973 et de 1978 se disent prêts à stabiliser ou à réduire leurs émissions de gaz carbonique.

Tels sont notamment les douze pays de la CEE qui se sont engagés le 29 octobre à prendre d'urgence les mesures nécessaires et le Japon, au sujet duquel on peut noter que l'énergie chère n'a pas empêché le fantastique développement.

L'URSS, grande consommatrice d'énergie et énorme " pollueuse ", pense qu'elle a des problèmes plus urgents à régler. En outre, quelques Soviétiques espèrent _ sans aucune preuve _ qu'un réchauffement global permettra de transformer les immensités sibériennes en riches terres agricoles. Quant aux Etats-Unis, à la pointe de la lutte contre les gaz à effet de serre il y a deux ou trois ans, ils viennent de découvrir que les mesures nécessaires seront forcément impopulaires chez des consommateurs habitués à gaspiller une énergie bon marché et qu'elles coûteront cher en investissements ou en impôts. Ils s'appuient donc sur les incertitudes très réelles pour préférer ne pas prendre ces mesures avant que les recherches aient fait progresser les connaissances.

Ces divergences permettent de penser que les négociations sur une éventuelle convention destinée à limiter le réchauffement global seront difficiles. Mais, comme le dit M. Jean Ripert, diplomate et chef de la délégation française à l'IPCC : " Pour la première fois, l'humanité doit faire face à un danger global, même s'il est diffus. La réponse à ce danger ne peut être que concertée et mondiale. Elle implique la révision de modes de vie : c'est le début d'une grande aventure. "

REBEYROL YVONNE

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Pour un article de 1990 il est plutot pas mal, et pourrait sans doute être republié sans grande modification aujourd'hui. Il serait sans doute juste un peu plus affirmatif.

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Comme promis, voici une première courbe du réchauffement médiatique français, sur le journal "de référence" Le Monde.

Il s'agit du nombre d'articles parus chaque année et comportant l'expression "réchauffement climatique". Lolox54 n'avait pas tort de signaler que la médiatisation concerne plutôt les années 2000 (après un premier pic pour Kyoto en 1997). Je vais maintenant essayer de trouver les archives d'un journal anglo-saxon pour analyser l'éventuel décalage dans le traitement de l'info.

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Pour un article de 1990 il est plutot pas mal, et pourrait sans doute être republié sans grande modification aujourd'hui. Il serait sans doute juste un peu plus affirmatif.

Il y a quand même des phrases assez amusantes dans ce papier, comme celle-ci :

" L'ampleur, la rapidité et les conséquences de cet accroissement sont encore assez mal connues. Tous les scientifiques en conviennent. Tout comme ils sont d'accord sur la nécessité et l'urgence de 'faire quelque chose'".

Ce qui signifie : on ne sait pas bien de quoi l'on parle, mais on sait très bien qu'il est urgent d'agir. Assez curieux comme mode de pensée et méthode d'action.

Mais comme disait Michel Audiard, "une brute qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis". default_laugh.png

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Oui, sur ce coup là, je me sens plutôt brute.... Et en l'occurence, vu le temps de réponse de l'ensemble du bordel (politique, économie, société, ... ) il faut plutôt s'y prendre de bonne heure que trop tard.

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Oui, sur ce coup là, je me sens plutôt brute.... Et en l'occurence, vu le temps de réponse de l'ensemble du bordel (politique, économie, société, ... ) il faut plutôt s'y prendre de bonne heure que trop tard.

Peuh, cette pensée est purement idéologique !
Comme promis, voici une première courbe du réchauffement médiatique français, sur le journal "de référence" Le Monde.

Il s'agit du nombre d'articles parus chaque année et comportant l'expression "réchauffement climatique". Lolox54 n'avait pas tort de signaler que la médiatisation concerne plutôt les années 2000 (après un premier pic pour Kyoto en 1997). Je vais maintenant essayer de trouver les archives d'un journal anglo-saxon pour analyser l'éventuel décalage dans le traitement de l'info.

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C'est marrant, on dirait la crosse de Hockey... default_laugh.pngouh j'ai peur default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20">default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20">

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C'est marrant, on dirait la crosse de Hockey... :!:

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Ah non, voyons, la crosse de hockey version originale n'aurait même pas eu le petit soubresaut de 1997 !

Souviens-toi de cette morne platitude du climat passé qui attendait seulement nos gaz pour se réveiller un peu default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Sinon, le réchauffement médiatique d'un journal aussi sérieux que Le Monde n'est pas très corrélé au réchauffement climatique : 1999 est une année fraîche (alors qu'on vient de faire le bilan de l'année la plus chaude de la décennie, du siècle et du millénaire), 2002, 2003 et 2004 se réchauffent sacrément, alors que ces années ne rejoignent pas le record de leur consoeur et qu'elles n'ont pas de tendances particulières.

C'est intéressant puisque la lecture de l'article de 1990 ne laisse planer aucun doute sur le fait que l'humanité met gravement en danger sa survie : il semble que cette menace de mort n'était pas trop digne d'intérêt avant une date assez récente.

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Puisque nous sommes dans les archives, voici deux entretiens avec Robert Kandel parus dans Le Monde en 1997 et 1999. Ils répondent partiellement à la question de LuNaTic sur le fait de savoir si les modèles avaient fait de grands progrès entre 1990 et 1995 et pouvaient statuer sur l'origine exacte des changements climatiques.

Si tous les experts du climat avaient la prudence de Kandel, les débats seraient bien moins vifs...

***

Robert Kandel, chercheur au laboratoire de météorologie dynamique

« Nous manquons de recul pour tirer des conclusions »

Article paru dans l'édition du 28.05.97

En climatologie, vous travaillez sur le "bilan radiatif" qui décrit les échanges de chaleur entre la planète et son atmosphère. Quels enseignements tirez-vous du dernier rapport de l'OMM ?

Ce rapport met en lumière d'importantes variations régionales. Ce sont elles qui m'intéressent avant tout, car elles permettent d'étudier avec précision certains phénomènes et, surtout, l'ampleur et l'étendue de leurs répercussions hors de la région où ils se produisent. C'est de cette manière que l'on a pu prouver l'importance du phénomène El Nino sur la météorologie d'une grande partie du globe. » On peut constater que les phénomènes régionaux et en particulier l'oscillation sur l'Atlantique nord connaissent des variations beaucoup plus importantes que ce que l'on peut voir ou attendre au niveau planétaire. Cela a conduit certains de mes collègues à avancer l'idée que l'accroissement des écarts entre les extrêmes pourrait constituer les premiers signes d'un réchauffement planétaire. Mais ce n'est pas réellement confirmé par les modèles informatiques.

La hausse régulière de la température moyenne du globe relevée depuis dix-huit ans n'est-il pas un signe clair de ce réchauffement ?

Cette série d'années chaudes ne peut pas, à elle seule, être considérée comme la confirmation d'un réchauffement planétaire durable. Il pourrait s'agir d'une variation « passagère » à l'échelle de quelques dizaines d'années. De plus, les variations régionales sont vraiment importantes. On sait, grâce aux forages dans les glaces polaires, que au moins localement des modifications climatiques rapides sur quelques décennies, voire quelques années, peuvent se superposer aux grandes tendances et les masquer. » Pour tirer des conclusions incontestables des relevés météorologiques planétaires recueillis par l'OMM, il faudrait donc pouvoir faire des comparaisons avec un échantillon des variations du climat sur plusieurs millénaires. C'est loin d'être le cas. L'analyse des glaces polaires ou des sédiments marins permettent un tel recul dans le temps. Mais ils ne nous renseignent que sur une zone géographique limitée. Quant aux premiers relevés météorologiques systématiques, ils remontent tout au plus à un siècle ou deux. Et ils sont loin de couvrir toutes les terres émergées et, encore moins, les océans. En fait, les mesures vraiment planétaires ne peuvent être réalisées que par les satellites, apparus il y a un peu plus de vingt ans. Ce manque de recul rend difficile toute interprétation.

Il n'en reste pas moins que le groupe intergouvernemental sur le changement climatique (IPCC) a, dans son rapport de 1995, dénoncé l'impact des activités humaines sur le climat.

Ce qu'a dit l'IPCC, c'est qu'un certain nombre d'activités humaines modifient la composition de l'atmosphère. C'est incontestable. Il est probable que cette pollution atmosphérique aura une influence sur le climat. Laquelle ? C'est ce que nous essayons aujourd'hui de déterminer. Le gaz carbonique accélère l'effet de serre et donc le réchauffement. Mais d'autres polluants comme les aérosols issus du dioxyde de soufre ont un effet inverse : ils augmentent le pouvoir réflecteur des nuages, diminuant d'autant l'efficacité du rayonnement solaire. Cela dit, leur durée de vie dans l'atmosphère est nettement inférieure à celle du gaz carbonique. Le fonctionnement thermodynamique du globe fait intervenir un très grand nombre de paramètres qui interagissent entre eux. Nous faisons beaucoup de progrès, mais sommes encore loin de maîtriser toutes les données. Nos modèles informatiques décrivant l'influence des gaz à effet de serre "collent" de mieux en mieux avec ce que l'on observe depuis vingt ans, mais ils restent encore très discutables. En attendant, gardons-nous de tirer des conclusions hâtives. Car s'il est une chose "normale" en matière climatique, c'est bien la variabilité. Il faut éviter de crier au record à chaque anomalie. Les paléoclimatologues, par exemple, soulignent au contraire que, comparativement aux périodes antérieures, le climat a été exceptionnellement calme et clément depuis dix mille ans !

La polémique entre ``pro`` et ``anti`` réchauffement climatique ne risque donc pas de s'éteindre de sitôt...

Les lobbies de tous bords préfèrent ignorer les incertitudes pour tirer parti du moindre indice susceptible de conforter leur point de vue. Cette polémique me semble stérile. Nous avons aujourd'hui la certitude que l'utilisation des combustibles fossiles modifie la composition de l'atmosphère et influe ou influera sur le climat. Les recherches permettront peut-être un jour de démonter ce mécanisme et d'en apprécier l'ampleur. Pourquoi attendre des confirmations scientifiques pour tenter de limiter les dégâts au maximum par des mesures concrètes souvent assez simples à prendre ? La convention sur le changement climatique, signée par 166 pays, est un premier pas dans la bonne direction. Est-il vraiment utile de se faire peur pour persévérer ?

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-PAUL DUFOUR

***

Comment débusquer l'empreinte de l'homme dans les caprices du climat

Article paru dans l'édition du 20.01.99

Dans un entretien au « Monde », le climatologue Robert Kandel estime qu'« il est urgent de se pencher sur les effets de la redistribution de l'eau » qu'induirait un réchauffement planétaire, plutôt que d'essayer d'interpréter une hausse des températures aux causes difficiles à cerner

[...]Directeur de recherche au CNRS, il travaille sur le « bilan radiatif » de la Terre et le climat terrestre au laboratoire de météorologie dynamique (CNRS, Ecole polytechnique, Ecole normale supérieure). Il vient de publier L'Incertitude des climats (Hachette, collection Pluriel, 206 p., 45 F, 6,86 ) et Les Eaux du ciel (Hachette, collection Sciences, 329 p., 120 F, 18,29 ).

- Le record de température moyenne observé en 1998 est-il un signe du réchauffement planétaire annoncé ?

Il s'agit surtout d'une conséquence de la fin du El Niño de1997-1998, le plus important depuis cinquante ans. La présence de ce phénomène climatique s'est traduite par un hiver nettement plus doux, en particulier sur l'Amérique du Nord. Il a disparu totalement fin juin et son absence actuelle peut expliquer en partie les chutes de neige et les records de froid du début de ce mois aux Etats-Unis. De la même manière, l'oscillation de l'Atlantique nord [NDLR : phénomène un peu similaire à El Niño, mais de périodicié plus longue détermine la sévérité des hivers sur l'Europe. Dans tous les cas, il s'agit de phénomènes cycliques. En climatologie, il convient d'avoir de la mémoire, avant de parler de tendance nouvelle.

- L'effet d'El Niño semble quand même se superposer à une tendance marquée à la hausse des températures.

C'est vrai : les températures moyennes ont augmenté, au total, d'environ 0,9 degré depuis 1910. Mais, en y regardant de plus près, on constate un réchauffement significatif entre 1910 et 1940, suivi d'une période à peu près stationnaire, voire d'un très léger refroidissement jusqu'en 1975. La hausse n'est donc franche que depuis vingt-cinq ans seulement. Or le taux de dioxyde de carbone d'origine humaine (CO2) a monté régulièrement depuis le début du siècle. Si son influence sur l'effet de serre avait été aussi directe que certains le pensent, les températures auraient dû suivre. En fait, nous sommes encore incapables d'expliquer l'épisode 1910-1940 et, plus généralement, pourquoi le climat a changé entre 1850 et 1950.

- Cela n'a pas empêché les experts du Groupement intergouvernemental sur l'évolution du climat, mis en place par l'ONU, d'affirmer, dès 1996, qu'une influence humaine sur le climat était détectable.

Ce qu'on a vu, c'est, tout d'abord, une hausse du taux de CO2 dans l'atmosphère. Son analyse isotopique a confirmé, que, depuis un demi-siècle, une part importante de ce gaz carbonique provenait de la combustion du charbon et du pétrole. L'étude des variations climatiques du passé ayant montré que les réchauffements, après les glaciations, se sont accompagnés d'une augmentation du CO2 dans l'atmosphère, on peut craindre que cet ajout d'origine humaine n'accélère un éventuel réchauffement. On a pu aussi vérifier l'influence régionale des émissions de dioxyde de soufre dues à la pollution industrielle. Cet effet « parasol » n'est pas direct : le dioxyde de soufre entraîne la formation d'aérosols (gouttelettes d'acide sulfurique) qui modifient les propriétés des nuages. Cela accélère le refroidissement et compense en partie, mais dans certaines régions seulement, le renforcement de l'effet de serre. Ces observations justifient tout à fait les précautions annoncées lors des conférences de Rio et de Kyoto. Mais l'inquiétude légitime qu'elles peuvent provoquer ne justifie pas, pour autant, de présenter la tendance actuelle à la hausse comme le réchauffement planétaire attendu : on est encore incapable de mesurer précisément la réactivité du climat aux activités humaines.

- Sera-t-il possible, un jour, d'isoler l'empreinte de l'homme dans la hausse des températures ?

La question est mal posée. Parler de « réchauffement planétaire », c'est caricaturer le changement climatique. Les variations de températures seront très variables selon les régions. Sur les continents, elles augmenteront surtout la nuit en hiver. Cela devrait diminuer les périodes de gel sans différences marquantes durant la journée. En fait, l'aspect important du changement climatique n'est pas la température, mais la modification des échanges entre l'océan et l'atmosphère, de la nébulosité et de la pluviométrie. Il est urgent de se pencher sur les effets de cette redistribution de l'eau. Ces recherches présentent un double intérêt. Elles aideront, d'abord, à mieux évaluer les conséquences d'un réchauffement pour les hommes et l'agriculture. Elles nous permettront, surtout, de mieux comprendre le fonctionnement du climat. L'eau contenue dans l'atmosphère joue un rôle important dans les échanges thermiques. L'effet de serre est extrêmement sensible à la quantité de vapeur d'eau en altitude. Les nuages, en revanche, peuvent, selon les circonstances, amplifier ou minimiser fortement le réchauffement. Mais d'énormes lacunes subsistent dans nos connaissances des propriétés des nuages, des aérosols et de leur répartition.

Comment comptez-vous combler ces lacunes ?

Il faut concilier la dimension microscopique - celle des gouttelettes et des cristaux composant les nuages - avec l'observation à l'échelle planétaire, tout en observant ce qui se passe réellement in situ. La seule solution, c'est d'installer sur un satellite des instruments permettant à la fois de mesurer le bilan radiatif et d'observer ce qui se passe à l'intérieur des nuages. Le rayonnement infra-rouge et visible est mesuré couramment depuis l'espace. Mais il ne fournit qu'un résultat global de l'énergie rayonnée au-dessus de l'atmosphère. Pour sonder les nuages, il faut des radars, ou des lidars, sortes de radars utilisant la lumière laser au lieu des micro-ondes. Les lidars ont été très peu utilisés depuis l'espace. Leurs résultats sont spectaculaires pour l'observation des cirrus (écharpes nuageuses très fines), mais ils ne parviennent pas à percer les nuages épais. Les radars météorologiques, plus efficaces dans ce dernier cas, n'ont été employés qu'au sol, pour des observations forcément localisées. Mais les choses évoluent. Plusieurs projets sont à l'étude. La NASA et le CNES viennent d'annoncer leur association pour la mise au point d'un satellite d'étude des nuages et des aérosols doté d'instruments d'imagerie infrarouge et d'un lidar, qui devrait être lancé en 2003. A plus long terme, les Japonais et les Américains envisageraient de mettre également un radar météorologique en orbite. » Pour notre part, nous travaillons à un projet plus ambitieux, que nous avons présenté à l'Agence spatiale européenne (ESA) : un satellite doté des instruments classiques d'observation en optique visible et infrarouge, d'un lidar et aussi d'un radar. Cela permettrait de combiner, en un même point et simultanément, l'analyse de la répartition verticale de l'eau à l'intérieur des nuages avec la mesure de l'énergie rayonnée à leur sommet. De telles données nous permettraient d'améliorer considérablement nos modèles de simulation du climat. Malheureusement, cette mission est chère - actuellement, plus de 300 millions d'euros - et la France et l'Allemagne viennent d'indiquer qu'elles souhaitent diminuer de 50 % leur contribution aux programmes d'observation de la Terre en préparation à l'ESA.

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-PAUL DUFOUR

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C'est marrant, on dirait la crosse de Hockey... default_pinch.gif

ouh j'ai peur default_pinch.gifdefault_pinch.gif

c'est d'autant plus marrant que la réalité d'un réchauffement entre 1960 et 1990 est peu contestable, et que depuis au mieux il y a stagnation, sinon léger décrochement quoiqu'en pense Guy Blancher ....

les glaciers néozélendais et norvégiens avancent : donc ils se réchauffent ( il ets bien connu que sous l'effet de la chaleur les matériaux se dilatent - exactement comme ma rate default_pinch.gif lorsque je lit certains propos dans le forum environnement default_whistling.gifdefault_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20">default_pinch.gif )

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lc30

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Kandel est prudent certes, mais il dit aussi ceci :

"

Pourquoi attendre des confirmations scientifiques pour tenter de limiter les dégâts au maximum par des mesures concrètes souvent assez simples à prendre ? La convention sur le changement climatique, signée par 166 pays, est un premier pas dans la bonne direction. Est-il vraiment utile de se faire peur pour persévérer ?

"

Charles qu'en penses tu ?

Par opposition Jean Noel pense que Kyoto est la pire des choses...

A+

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

c'est d'autant plus marrant que la réalité d'un réchauffement entre 1960 et 1990 est peu contestable, et que depuis au mieux il y a stagnation, sinon léger décrochement quoiqu'en pense Guy Blancher ....

les glaciers néozélendais et norvégiens avancent : donc ils se réchauffent ( il ets bien connu que sous l'effet de la chaleur les matériaux se dilatent - exactement comme ma rate default_blink.png lorsque je lit certains propos dans le forum environnement default_blink.pngdefault_mad.gif :!: default_blink.png )

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lc30

De 1990 à 2005 l'augmentation de température est de 0.366°C pour la NOAA et de 0.365°C pour la NASA.

Où est donc la stagnation, sinon le décrochement?

A moins que la NASA et la NOAA fassent partie du complot, il faudrait un peu vérifier avant de balancer de telles énormités.

Quant à Kandel, s'il fait part de ses incertitudes à certains points de vue, citer ce qu'il pense de certaines théories fumeuses serait aussi très intéressant.

Mais la polémique, personnellement, cela ne m'intéresse pas.

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Location : Les Estables (1350m)

c'est d'autant plus marrant que la réalité d'un réchauffement entre 1960 et 1990 est peu contestable, et que depuis au mieux il y a stagnation, sinon léger décrochement quoiqu'en pense Guy Blancher ....

les glaciers néozélendais et norvégiens avancent : donc ils se réchauffent ( il ets bien connu que sous l'effet de la chaleur les matériaux se dilatent - exactement comme ma rate default_happy.png/emoticons/happy@2x.png 2x" width="20" height="20"> lorsque je lit certains propos dans le forum environnement default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> :!: default_blink.pngdefault_blink.png )

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lc30

Oui une sacré stagnation !

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A contrario si tu aurais dit qu'entre 60 et 80 ce n'est pas très significatif j'aurais été d'accord, mais là si entre 90 et 2006 ca ne monte pas, c'est que tu as besoins de dillater tes occulaires.

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Mais comme dit Meteor, la NASA et la NOAA doivent faire partie du complot avec le GIEC et l'horrible gouvernement américain.

Sinon comme charles.muller à dit, le réchauffement climatique est à la mode chez les journalistes et cela reste du journalisme, comme pour la grippe aviaire par exemple.

Si des agriculteurs se sont retrouvés sur la paille c'est à cause des chaînes de télé qui entretenaient la psychose.

Ca on y peut rien malheureusement, si c'est pas assez grave ca fait pas vendre.

Actu c'est l'affaire clearstream..

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c'est d'autant plus marrant que la réalité d'un réchauffement entre 1960 et 1990 est peu contestable, et que depuis au mieux il y a stagnation, sinon léger décrochement quoiqu'en pense Guy Blancher ....

les glaciers néozélendais et norvégiens avancent : donc ils se réchauffent ( il ets bien connu que sous l'effet de la chaleur les matériaux se dilatent - exactement comme ma rate default_laugh.png lorsque je lit certains propos dans le forum environnement default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> :!: default_cool.pngdefault_cool.png )

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lc30

C'est incroyable d'écrire qu'il y a stagnation ou décrochement depuis 1990 ! Au risque de me répéter:EN 11 ANS (1995-2005), ON TROUVE LES 9 ANNEES LES PLUS CHAUDES DEPUIS 1860...Dans l'ordre:

1998

2005

2002

2003

2004

2001

1997

1995

1990

1999

Source: NCDC-NOAA

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Kandel est prudent certes, mais il dit aussi ceci :

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Pourquoi attendre des confirmations scientifiques pour tenter de limiter les dégâts au maximum par des mesures concrètes souvent assez simples à prendre ? La convention sur le changement climatique, signée par 166 pays, est un premier pas dans la bonne direction. Est-il vraiment utile de se faire peur pour persévérer ?

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Charles qu'en penses tu ?

Par opposition Jean Noel pense que Kyoto est la pire des choses...

A+

Je n'ai aucun avis référencé sur Kyoto, qui est de plus un choix souverain des politiques. N'ayant pas beaucoup de tendresse pour le fossile, j'apprécie plutôt ce qui accélère sa sortie - même si je préférerais nettement une politique volontariste, sans alibi inutile du réchauffement.

Quant à l'effet de Kyoto sur le climat, je crains qu'il ne soit très faible (à la fois parce qu'à mon avis, le CO2 ne compte pas pour bcp dans le réchauffement et parce que les résolutions genre Kyoto ne pèseront pas lourd dans la balance face à la nécessité de plus en plus impérieuse de nourrir et donner du travail à 1 milliard d'Indiens, 1 milliard de Chinois, etc.) Je vois un peu cela comme un gadget d'Européens à faibles ressources fossiles, faible démographie et forte économie tertiaire, qui ont de toute façon délocalisé leurs activités polluantes et ne prennent donc pas bcp de risques.

Mais une fois de plus, c'est un avis très "café du commerce" car je n'ai pas creusé la question. Ce qui est certain, c'est que Kyoto ne m'empêche pas de dormir et que j'achèterai la première voiture électrique à prix abordable et place suffisante :-).

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