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Forêts et réchauffement

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Dans "Le Monde" de vendredi

La diversité des forêts est une arme contre le réchauffement

A signaler :

25 équipes de 15 pays européens vont étudier la réponse des espèces sylvestres aux changements climatiques ( projet "Evoltree")

Après la dernière glaciation, les chênes ont reconquis la totalité du continent en 6000 ans, à la vitesse de 500 m/an...

Depuis le milieu du XXème siècle, le démarrage de la végétation a avncé de 5 à 22 jours selon les essences et les régions.

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Dans "Le Monde" de vendredi

La diversité des forêts est une arme contre le réchauffement

A signaler :

25 équipes de 15 pays européens vont étudier la réponse des espèces sylvestres aux changements climatiques ( projet "Evoltree")

Après la dernière glaciation, les chênes ont reconquis la totalité du continent en 6000 ans, à la vitesse de 500 m/an...

Depuis le milieu du XXème siècle, le démarrage de la végétation a avncé de 5 à 22 jours selon les essences et les régions.

L'homme par ses interventions a déreglé le climat, le rendant moins naturel. Un exemple vu en cours: l'installation de barrages le long de la vallée du rhône a fait diminuer le nombre de jours avec vents forts et au contraire a fait augmenter le nombre de jours de brouillards.

Aussi, il semblerait y avoir un lien entre le defriment de la forêt et l'augmentation des températures.

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25 équipes de 15 pays européens vont étudier la réponse des espèces sylvestres aux changements climatiques ( projet "Evoltree")

Après la dernière glaciation, les chênes ont reconquis la totalité du continent en 6000 ans, à la vitesse de 500 m/an...

Il serait intéressant de savoir si les chênes ont aujourd'hui des modifications phénologiques de l'ordre de 500m/an. Ou bcp plus, ou bcp moins, ou identiquement.

Amis forestiers, une idée ?

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L'homme par ses interventions a déreglé le climat, le rendant moins naturel. Un exemple vu en cours: l'installation de barrages le long de la vallée du rhône a fait diminuer le nombre de jours avec vents forts et au contraire a fait augmenter le nombre de jours de brouillards.

Aussi, il semblerait y avoir un lien entre le defriment de la forêt et l'augmentation des températures.

Tu cite là un cas intéressant de modification locale. Le plus dur est évidemment de distinguer ces effets locaux des effets globaux.

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Tu cite là un cas intéressant de modification locale. Le plus dur est évidemment de distinguer ces effets locaux des effets globaux.

Le recul des forêts est un phénoméne global (sauf en Europe, dont les forêts progressent généralement plus ou moins). Avec de très sérieux effets sur le climat des zones concernées.Ainsi, les pluies se raréfient sur le bassin de l'Amazone et le débit du fleuve géant tend très sérieusement à diminuer.

Même phénoméne en Afrique centrale : Au Cameroun, dans la province de la capitale (Yaoundé), les pluies se raréfient également en relation avec le défrichement. L'atmosphère est plus sêche, les pluies plus rares et les nuits plus froides qu'avant (mais les après-midi sont plus chauds).

On a donc un élément dont les effets s'ajoutent à ceux des GES (et à quelques autres) pour renforcer les modifications très nettes du climat. Il est même très possible que ces effets soient dominants dans les zones intertropicales...

Alain

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L'homme par ses interventions a déreglé le climat, le rendant moins naturel. Un exemple vu en cours: l'installation de barrages le long de la vallée du rhône a fait diminuer le nombre de jours avec vents forts et au contraire a fait augmenter le nombre de jours de brouillards.

Aussi, il semblerait y avoir un lien entre le defriment de la forêt et l'augmentation des températures.

Sur la vallée du Rhône : il n'y a pas de diminution du nombre de jours de vents forts, ceci est faux!

l'aménagement de la vallée du Rhône a eu plusieurs impacts :

1) diminution des lones, donc des surfaces d'évaporation . Partant de ce point les incidents cévenols intéressants l'Ardèche sont devenus moins violent qu'au XIXème et dans la première moitié du XXème siècle. Sur le sujet voir l'étude de de Mardigny datant de 1858.

2) élimination des crues trentennales

la fermeture de la centrale thermique de le mouche au Sud de Lyon et la mise en quasi sommeil de celle de Loire au sud de Givors ont eu un impact énorme sur la pollution en supprimant les conditions de formation des brouillards. inversement au Nord de lYon la multiplication des étangs dans les Dombes a eu un effet évident sur l'évaporatio, donc sur les brouillards ( et aujourd'hui sur le H5N1)

--

lc30

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Location : st yrieix le déjalat (19) 750 m / 1700 mm annuel

Le climat des forets équatoriales est tres lié à l'évaporation sur place par la foret donc ,là ou il n'y a plus de foret moins de pluie et rechauffement plus important car les terres nues se rechauffent plus vite.

En france les orages sont soit detournés par les barages soit tres renforcé, et la presence de barrage augmente la formation de brouillard car l'eau est toujours plus chaude que l'air en hiver.

Pour les chenes ,je n'ais pas vu de deplacement plus nord ou plus au sud ,mais je dirais que ce sera le hetre qui va etre soumis à ce type de deplacement car il est trés sensible à la montée des températures moyennes ainsi que la recrudescence des secheresses.Apres la canicule de 2003 de nombreux hetres ont séché ou trés affaiblit qui meurent quelques années apres par les champignons ou maladies.Le hetre devrait se recentrer vers les massifs plus humides ,mais surtout moins chaud.

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Le recul des forêts est un phénoméne global (sauf en Europe, dont les forêts progressent généralement plus ou moins). Avec de très sérieux effets sur le climat des zones concernées.

Ainsi, les pluies se raréfient sur le bassin de l'Amazone et le débit du fleuve géant tend très sérieusement à diminuer.

Même phénoméne en Afrique centrale : Au Cameroun, dans la province de la capitale (Yaoundé), les pluies se raréfient également en relation avec le défrichement. L'atmosphère est plus sêche, les pluies plus rares et les nuits plus froides qu'avant (mais les après-midi sont plus chauds).

Non, les pluies dans les régions équatoriales dépendent surtout de l'apport en air chaud et humide dû aux alizés, cad d'un apport EXTERIEUR (donc NON LOCAL). En prétendant que les conditions locales sont prédominantes, vous faites fi de la circulation atmosphérique et de ses rouages, et cela suggère que le moindre déboisement risque d'être rédhibitoire.Alors apprenez déjà comment fonctionne la dynamique du temps dans les zones intertropicales. Je vous recommande la lecture de l'ouvrage suivant : "Le climat de l'Afrique tropicale" (M.Leroux), disponible à médiathèque de la Villette (à Paris).

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Le climat des forets équatoriales est tres lié à l'évaporation sur place par la foret donc ,là ou il n'y a plus de foret moins de pluie et rechauffement plus important car les terres nues se rechauffent plus vite.

Voilà typiquement le raisonnement erroné : en effet, le climat de la forêt équatoriale ne fonctionne pas en circuit fermé ! Les alizés des deux hémisphères réalimentent sans cesse la zone équatoriale en humidité : les pluies qui tombent sur la zone équatoriale dépendent donc principalement d'apports EXTERIEURS, donc de conditions NON LOCALES. -> cf. la réponse faite à A.Coustou.

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Sur la vallée du Rhône : il n'y a pas de diminution du nombre de jours de vents forts, ceci est faux!

l'aménagement de la vallée du Rhône a eu plusieurs impacts :

1) diminution des lones, donc des surfaces d'évaporation . Partant de ce point les incidents cévenols intéressants l'Ardèche sont devenus moins violent qu'au XIXème et dans la première moitié du XXème siècle. Sur le sujet voir l'étude de de Mardigny datant de 1858.

2) élimination des crues trentennales

la fermeture de la centrale thermique de le mouche au Sud de Lyon et la mise en quasi sommeil de celle de Loire au sud de Givors ont eu un impact énorme sur la pollution en supprimant les conditions de formation des brouillards. inversement au Nord de lYon la multiplication des étangs dans les Dombes a eu un effet évident sur l'évaporatio, donc sur les brouillards ( et aujourd'hui sur le H5N1)

--

lc30

Que voulez-vous dire à propos de LA Dombes ( oui , c'est La et non LES contrairement à ce que bien des gens croient...).? J'habite à la limite de la Dombes et du Beaujolais. Ces étangs ont été aménagés entre le Moyen-Age et le XVIIème siècle. Ils sont intermittents (alternance d'assec et d'évolage).Il n'y a pas eu récemment multiplication des étangs ; des marais ( Les Echets ) ont été asséchés. On accusait ces étangs de favoriser les brouillards lyonnais. La fréquence de ces brouillards a considérablement baissé ( en gros, à Lyon-Bron de 60 j/an à 30); à Villefranche, même évolution; elle est moins nette à la station MF d'Ambérieu-en-Bugey ( à ne pas confondre avec Ambérieux-en-Dombes ! contrairement à ce qu'avaient fait les auteurs d'une carte pluviométrique de la Météo Nationale dans les années 40...)Tout à fait d'accord en ce qui concerne les vents de la Vallée du Rhône !

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Non, les pluies dans les régions équatoriales dépendent surtout de l'apport en air chaud et humide dû aux alizés, cad d'un apport EXTERIEUR (donc NON LOCAL). En prétendant que les conditions locales sont prédominantes, vous faites fi de la circulation atmosphérique et de ses rouages, et cela suggère que le moindre déboisement risque d'être rédhibitoire.

Alors apprenez déjà comment fonctionne la dynamique du temps dans les zones intertropicales. Je vous recommande la lecture de l'ouvrage suivant : "Le climat de l'Afrique tropicale" (M.Leroux), disponible à médiathèque de la Villette (à Paris).

Je connais fort bien le Cameroun et je puis vous dire que les vents sont généralement très faibles dans ce pays, sauf tempêtes plutot rares (on passe alors d'un extrème à l'autre). L'asséchement du climat coïncide avec le déboisement massif comme dans beaucoup d'autres pays des régions équatoriales (on ne peux pas parler de "moindre déboisement" à ce sujet). Je sais qu'il en est de même en Amazonie et que la déforestation très importante y coïncide également avec la raréfaction des pluies et une réduction considérable du débit de l'Amazone et de ses affluents. Que le régime des Alizés ait été jadis de très loin l'élément essentiel est tout à fait exact (ses variations annuelles entrainant ainsi la succession des saisons sêches et des saisons des pluies), mais je crains fort qu'il n'en soit plus tout à fait de même. Partout où la forêt tropicale humide a été détruite sur de larges superficies, le climat s'en est ressenti et M. Leroux ferait bien de réactualiser ses données en tenant compte des observations de terrain.

D'ailleurs, même avant que la dégradation de la forêt n'atteigne son niveau actuel au Cameroun, la pluviométrie, bien que forte, était déjà nettement moins importante dans la région de Yaoundé que sur la cote (de 2 à 7 fois).

D'autres facteurs que les alizés intervenaient déjà, tels que le relief ou -surtout- le fait que les nuages s'étaient en grande partie dissipés à quelque deux cent kilomètres des cotes. Pourtant, la forêt de cette région était bien une forêt de type tropical humide....

Alain

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L'extension de la sécheresse dans les régions inter-tropicales est un phénomène d'ensemble : en particulier, dans l'hémisphère nord, les isohyètes se déplacent vers le sud, comme par exemple au Niger :

http://www.enpc.fr/fr/formations/ecole_vir...c0405/sahel.pdf (page 4)

L'extension de la sécheresse ne concerne pas donc que les régions les plus humides, mais aussi celles qui étaient déjà assez sèches. Le Sahel souffre particulièrement. A la page 4 du lien ci-dessus, on observe que la pointe nord du Cameroun, proche du lac Tchad, est concernée de la même manière par le déplacement des isohyètes vers le sud. D'autre part, la sécheresse est survenue en Afrique de manière brutale à la toute fin des années 60. En effet, les années 60 étaient globalement bien arrosées, tandis que les années 70 se sont avérées très nettement plus sèches. Cette extension de la sécheresse s'explique par l'extension des hautes pressions subtropicales en direction de la zone équatoriale. Au Sahel, la pression au sol augmente nettement à partir des années 70. Un changement si brutal (quelques années) des conditions atmosphériques en terme de précipitations et de pression ne peut pas s'expliquer par la déforestation. De même, on ne pourrait affirmer que le très fort réchauffement récent des étés en France (et notamment la canicule 2003) s'explique par des surfaces moins couvertes par la végétation (d'autant plus que la forêt a tendance à s'étendre sur notre territoire). Revenons à la zone intertropicale : qu'est-ce qui génère les précipitations dans cette zone ? Les ascendances dans la zone équatoriale. Mais le problème est que ces ascendances font partie de la boucle de Hadley et comme les alizés de surface se sont renforcés depuis cette période charnière de la fin des années 60, la partie supérieure de la boucle est également renforcée, ainsi que la subsidence qui y est liée. Malheureusement la zone de balayage de la cheminée équatoriale se réduit, cette dernière allant moins au nord qu'il y a 40 ans.

Je connais fort bien le Cameroun et je puis vous dire que les vents sont généralement très faibles dans ce pays, sauf tempêtes plutot rares (on passe alors d'un extrème à l'autre).

Ce n'est pas parce que les vents sont faibles dans ce pays qu'ils sont nuls et que le cycle de l'eau se fait en circuit fermé : évapotranspiration -> condensation -> précipitation. La structure verticale de l'atmosphère compte, ainsi que l'entrée et la sortie des flux.
L'assèchement du climat coïncide avec le déboisement massif comme dans beaucoup d'autres pays des régions équatoriales (on ne peut pas parler de "moindre déboisement" à ce sujet)

La coïncidence n'est pas forcément un lien de cause à effet. Il y a deux causes pour expliquer le déboisement : 1. l'asséchement dû la hausse de pression évoquée précédemment.

2. le déboisement par l'homme qui n'est pas si massif que cela.

Je sais qu'il en est de même en Amazonie et que la déforestation très importante y coïncide également avec la raréfaction des pluies et une réduction considérable du débit de l'Amazone et de ses affluents.

Non, la déforestation amazonienne n'est pas si importante que cela. En hectares, les chiffres sont toujours impressionnants, mais ils ne le sont pas en pourcentage de la surface totale de l'Amazonie. D'autre part, la pauvreté des sols amazoniens explique en grande partie la difficulté qu'à la forêt à repousser là où elle a été coupée. La raréfaction des pluies en Amazonie a la même cause globale qu'en Afrique. En Inde également, d'ailleurs.

Que le régime des alizés ait été jadis de très loin l'élément essentiel est tout à fait exact (ses variations annuelles entrainant ainsi la succession des saisons sèches et des saisons des pluies), mais je crains fort qu'il n'en soit plus tout à fait de même.

C'est une crainte, mais pas un raisonnement.
Partout où la forêt tropicale humide a été détruite sur de larges superficies, le climat s'en est ressenti.

Ca n'explique pas la chute brutale des précipitations en quelques années autour de 1970. Si le déboisement avait un rôle si important (et encore, il est bien plus limité qu'on ne le dit), la baisse des précipitations aurait dû être progressive à cette époque... d'autre part, le déboisement ne peut pas expliquer la hausse de pression des régions subtropicales à la même période. Bref, vous donnez un rôle surdimensionné au déboisement.
D'ailleurs, même avant que la dégradation de la forêt n'atteigne son niveau actuel au Cameroun, la pluviométrie, bien que forte, était déjà nettement moins importante dans la région de Yaoundé que sur la cote (de 2 à 7 fois).

Qu'elle soit moins forte à Yaoundé que sur la côte n'a rien d'extraordinaire. Mais, à vrai dire, je ne vois pas ce que ça vient faire là.
D'autres facteurs que les alizés intervenaient déjà, tels que le relief ou -surtout- le fait que les nuages s'étaient en grande partie dissipés à quelque deux cent kilomètres des cotes. Pourtant, la forêt de cette région était bien une forêt de type tropical humide....

Oui, mais ces facteurs existent toujours. Or on l'a vu : l'extension de la sécheresse s'explique plus globalement. Les déforestations locales ont un effet mineur. Cela ne m'empêche pas de regretter le gaspillage du bois exotique pour nos ameublement.

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Voilà typiquement le raisonnement erroné : en effet, le climat de la forêt équatoriale ne fonctionne pas en circuit fermé ! Les alizés des deux hémisphères réalimentent sans cesse la zone équatoriale en humidité : les pluies qui tombent sur la zone équatoriale dépendent donc principalement d'apports EXTERIEURS, donc de conditions NON LOCALES. -> cf. la réponse faite à A.Coustou.

Les alizés alimentent les zones équatoriales en humidité, mais c'est la végétation qui réinjecte par évaporation l'eau de ces précipitations dans l'atmosphère.En entrée de continent par rapport aux alizés chaque metre cube d'eau de pluie qui s'infiltre dans le sol en dehors de la zone d'action des racines de la végétation est un m3 perdu pour les précipitations en aval des alizés.

Même s'il me semble que l'enracinement de la forêt équatoriale est relativement faible, c'est quand même cette végétation qui peut le mieux retenir l'eau dans la zone d'action des racines et la recycler ensuite dans l'atmosphère.

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Les alizés alimentent les zones équatoriales en humidité, mais c'est la végétation qui réinjecte par évaporation l'eau de ces précipitations dans l'atmosphére.

En entrée de continent par rapport aux alizés chaque metre cube d'eau de pluie qui s'infiltre dans le sol en dehors de la zone d'action des racines de la végétation est un m3 perdu pour les précipitations en aval des alizés.

Même s'il me semble que l'enracinement de la forêt équatoriale est relativement faible, c'est quand même cette végétation qui peut le mieux retenir l'eau dans la zone d'action des racines et la recycler ensuite dans l'atmosphère.

Ce n'est pas le phénomène dominant. La zone équatoriale est une zone de convergence des alizés des 2 hémisphères, c'est donc une zone d'ascendances forcées (j'insiste sur le terme "forcées", cad que la cause des ascendances est extérieure à la zone équatoriale, que celle-ci soit couverte à 70 ou 80 % de forêts ne change pas grand-chose puisque l'eau vient essentiellement d'ailleurs). Le facteur clé qui détermine les quantités et la répartition des précipitations est la superficie d'influence de la subsidence d'altitude de la cellule de Hadley. C'est ce facteur qui est primordial, avant même la nature des sols. Or cette subsidence est d'autant plus étendue que la circulation est marquée entre pôle et équateur, et les alizés d'autant plus vigoureux. Or les alizés ne sont pas le prolongement de la branche descendante de la cellule de Hadley mais traduisent, par leurs impulsions, les pulsations d'air d'origine polaire dans les basses couches de l'atmosphère. De là, on peut distinguer deux modes (exemple de l'Afrique) :

1. un mode "froid" (par exemple : le Dernier Minimum Glaciaire, il y a 18000 ans environ) :

les alizés sont plus soutenus qu'aujourd'hui, la zone d'ascendance équatoriale a un balayage saisonnier (nord-sud) plus réduit, les vents d'altitude qui remontent vers le nord (partie supérieure de la cellule de Hadley) sont plus soutenus, la subsidence est accentuée et plus étendue, inhibant davantage les ascendances de surface. Bilan : une zone sèche plus étendue (extension du Sahara vers le sud), une zone humide réduite à peu de chose.

2. un mode "chaud" (par exemple : l'Optimum de l'Holocène, il y a 8000 ans environ) :

les alizés sont plus faibles qu'aujourd'hui, le vent de mousson pénétrant ainsi davantage dans l'hémisphère nord en direction du Sahara, les ascendances de surface sont facilitées car la subsidence d'altitude est plus faible. Bilan : la zone humide s'étend plus largement vers le nord (Sahara bien plus vert), la zone sèche étant réduite à une steppe moins étendue que le Sahara actuel. (résultats de multiples recherches paléoclimatologiques)

Ainsi, une accentuation de la sécheresse est due à un renforcement de la subsidence d'altitude elle-même due à un renforcement des alizés de surface, lui-même est dû à un refroidissement de surface dans les hautes latitudes. En particulier, le refroidissement de surface de l'Arctique à l'ouest du Groënland entre 1950 et 1990 s'est traduit par un renforcement des hautes pressions subtropicales de l'Atlantique nord (dite "anticyclone des Açores") (cela s'est traduit par une augmentation de l'indice NAO), la hausse de pression se propageant sur l'Europe et l'Afrique occidentale, renforçant ainsi les alizés nord-africain et racourcissant la saison des pluies au Sahel. Depuis 1993/1994 environ, en revanche, une certaine amélioration de la pluviométrie dans cette région traduit un réchauffement de la partie des hautes latitudes qui alimente l'anticyclone subtropical atlantique. Il faut bien avoir à l'esprit que tout est mobile, ainsi ce qui existe à l'échelle synoptique a une répercussion sur le long terme, la répétition des temps constituant le climat.

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En dehors des variations résultant de la circulation générale, les précipitations qui se produisent dans la partie centrale et surtout occidentale de l'amazonie, par exemple, proviennent principalement pour ne pas dire exclusivement de l'évaporation de la végétation en amont du flux.

Atténuer l'évaporation en remplaçant la forêt par des cultures à faible enracinement ou par de la prairie, réduit forcément les précipitations en aval. La même eau arrose plusieurs fois le continent d'est en ouest. 1 m3 perdu en infiltration en entrée de flux c'est 2,3,4 m3 ou même plus, de précipitations cumulées en moins sur le continent.

Petite comparaison chez nous:

Le gazon c'est 30 cm environ de racines soit en moyenne 50 litres d'eau disponible au m2. Dès le mois de juin le gazon n'évapore plus que les précipitations du moment. L'eau disponible dans les couches plus profondes n'est peu ou pas utilisée.

Une forêt c'est plusieurs mètres d'enracinement et des centaines de litres d'évaporation au m2 pendant la saison estivale. La majorité des pluies de l'année est évaporée.

En climat équatorial les données sont différentes mais le principe reste le même. Sauf à démontrer que l'enracinement de la canne à sucre par exemple est supérieur ou équivalent à celui de la forêt.

Un forçage rejette l'air chaud et humide en altitude et le remplace par de l'air subsident et plus sec. Cet air sec va devoir se recharger en humidité pour alimenter le forçage suivant. La forêt le fera plus efficacement et surtout plus longtemps dans la saison.

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En dehors des variations résultant de la circulation générale, les précipitations qui se produisent dans la partie centrale et surtout occidentale de l'amazonie, par exemple, proviennent principalement pour ne pas dire exclusivement de l'évaporation de la végétation en amont du flux.

[...]

Je n'ai pas les compétences nécessaires pour suivre et comprendre en détail le présent débat. Je signale juste cette étude (que j'avais précédemment signalé ici aussi, à un lecteur faisant son mémoire au Brésil) de la NASA, parue en 2004 dans le J. Clim.. Elle indique, de manière assez contre-intuitive, que la déforestation augmente les précipitations (et la chaleur) au lieu de les diminuer, au moins pendant la saison sèche (fin août). Il serait intéressant de voir si ce travail a depuis été confirmé ou infirmé.

Le premier paragraphe et lien du compte-rendu complet :

NASA DATA SHOWS DEFORESTATION AFFECTS CLIMATE IN THE AMAZON

NASA satellite data are giving scientists insight into how large-scale deforestation in the Amazon Basin in South America is affecting regional climate. Researchers found during the Amazon dry season last August, there was a distinct pattern of higher rainfall and warmer temperatures over deforested regions.

[...]

http://www.nasa.gov/centers/goddard/news/t...3amazondry.html

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En dehors des variations résultant de la circulation générale, les précipitations qui se produisent dans la partie centrale et surtout occidentale de l'amazonie, par exemple, proviennent principalement pour ne pas dire exclusivement de l'évaporation de la végétation en amont du flux.

C'est faux !La zone équatoriale bénéficie des apports constants des alizés des 2 hémisphères. La nature des sols joue un rôle secondaire.

Un forçage rejette l'air chaud et humide en altitude et le remplace par de l'air subsident et plus sec.

C'est faux également !La boucle de Hadley n'est pas un circuit fermé ! Je réexplique : la subsidence de l'air se fait dans les couches moyennes et supérieures, pas dans les basses couches ! Dans les basses couches, on a un apport sans cesse renouvelé d'air provenant des latitudes tempérées. Prenons l'exemple de la côte occidentale de l'Afrique : des vents de nord-est (alizés) soufflent en surface et amènent de l'air provenant des latitudes tempérées, ils ne véhiculent donc pas l'air subsident qui se situe, lui, au-dessus des basses couches. Un niveau d'inversion est d'ailleurs bien net : les basses couches sont humides, fraîches tandis qu'au-dessus de 1000 m environ, l'air est chaud et sec, avec deux composantes de vent : une composante verticale (de subsidence) et une composante horizontale. Plus on va vers l'équateur, plus le niveau d'inversion s'élève pour finir par disparaître. La couche inférieure qui se dirige vers l'équateur véhicule donc de l'air provenant en bonne partie des latitudes tempérées, et pas seulement (loin de là) de l'air subsident (dont une partie va d'ailleurs en direction des latitudes tempérées). Autrement dit, la boucle de Hadley est sans cesse alimentée (en surface) par de l'air extérieur humide provenant des latitudes tempérées. Sans doute porte-t-elle mal son nom : on devrait parler de semi-boucle de Hadley. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les images satellites, par exemple celles de l'Atlantique où l'on voit des lignes de nuages provenant des latitudes tempérées circuler en direction de l'équateur grâce aux alizés.

Sur l'image suivante, on voit les nuages bas (de couleur gris sombre ; c'est une image IR) issus des latitudes tempérées s'enfoncer vers le sud dans la partie Est de l'Atlantique.

http://www.nrlmry.navy.mil/archdat/mediter...hara_dust.x.jpg

Sur l'animation suivante, regarder le déplacement des nuages bas depuis l'ouest du Portugal jusqu'aux Canaries et au-delà :

http://oiswww.eumetsat.org/IDDS-cgi/listIm...241200#controls

choisir les options suivantes :

Satellite : 0° (Met-8)

Display : B&W

Channel : IR 10.8 (infra-rouge (IR) indispensable pour voir les nuages bas)

Sector : 2

Frames in animation : 24

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Trop fort l'animation. Merci pour ce beau cours de météo ! darkmavis.gif

(euh, il faut que je relise plusieurs fois qd même)

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Sur cette animation on devine mieux la circulation générale au moins en altitude.

Amérique du sud

L'humidité aborde le continent par l'est et les cellules se vident sur la Cordillère des Andes en sortie ouest. Vu du dessus, la circulation semble très rapide et les cellules convectives mettent moins de 2 ou 3 jours pour traverser le continent (quand elles arrivent à survivre). Vu du dessous, le courant maritime ne peut pas alimenter à lui seul l'ensemble des précipitations du continent. En attaque cotière les pluies sont exclusivement d'origine

maritime. Ensuite l'atmosphère a besoin du support de l'évaporation pour alimenter les cellules. Une masse d'air c'est comme la plus belle fille du monde, elle ne peut donner que ce qu'elle a default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

En fait, les précipitations sur cette zone, sont sur-évaluées. Si l'on fait un bilan humidité entrante à l'est - humidité sortante à l'ouest et en altitude l'on doit trouver une valeur bien inférieure au total des précipitations de la zone. Pourquoi? Parce que l'eau resquille et que l'on retrouve la même particule d'eau dans "plusieurs pluviomètres" au fil de la traversée du continent.

Autre exemple pour illustrer l'importance de l'évaporation:

En France début juillet 1 ha de blé c'est de la paille avec une évaporation insignifiante inférieure à 1 ou 2 mm par jour. Par contre, 1 ha de maïs irrigué c'est jusqu'à 10 mm et parfois plus d'évaporation par jour, soit 100 m3 d'eau libérée dans l'atmosphère par ha et par jour.

On peut même se demander si l'augmentation de la surface forestière en France et l'introduction de cultures irriguées à forte évaporation ne pourrait pas expliquer des phénomènes comme l'apparition de pluies cinquantenales 1 fois tous les 10 ans sur certaines stations françaises?

Maintenant, ce sujet porte sur la forêt et le réchauffement. Si l'on compare l'état thermique au dessus d'une forêt équatoriale (en gros 30 degrés de températures avec un point de rosée de 24 degrés) et celui d'un désert (50 degrés sur 10 de point de rosée par exemple) le désert semble plus chaud en théorie mais dans la pratique c'est la zone forestière qui est potentiellement la plus chaude avec 25,5 degrés environ de température du thermomètre mouillé contre 23 degrés pour la zone désertique. Le desert est sec et il favorise le rayonnement. La forêt renforce l'effêt de serre avec la vapeur d'eau mais peut augmenter la nébulosité et donc l'albédo tout en fixant le CO2 ce qui diminue l'effêt de serre. Rien n'est simple default_crying.gif

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Je n'ai pas les compétences nécessaires pour suivre et comprendre en détail le présent débat. Je signale juste cette étude (que j'avais précédemment signalé ici aussi, à un lecteur faisant son mémoire au Brésil) de la NASA, parue en 2004 dans le J. Clim.. Elle indique, de manière assez contre-intuitive, que la déforestation augmente les précipitations (et la chaleur) au lieu de les diminuer, au moins pendant la saison sèche (fin août). Il serait intéressant de voir si ce travail a depuis été confirmé ou infirmé.

Le premier paragraphe et lien du compte-rendu complet :

NASA DATA SHOWS DEFORESTATION AFFECTS CLIMATE IN THE AMAZON

NASA satellite data are giving scientists insight into how large-scale deforestation in the Amazon Basin in South America is affecting regional climate. Researchers found during the Amazon dry season last August, there was a distinct pattern of higher rainfall and warmer temperatures over deforested regions.

[...]

http://www.nasa.gov/centers/goddard/news/t...3amazondry.html

Bonsoir,J'ai trouvé cette étude ou simulation brésilienne (fin avril 2006) visant à modéliser l'évolution climatique suivant différents degrés de déforestation de l'amazonie (y compris déforestation totale) avec remplacement de la forêt par de la prairie.

Simulation de déforestation

Je suis une tanche en anglais mais il me semble que les résultats de cette modélisation vont dans les 2 sens.

Les conclusions sont d'abord un peu "étranges" puisqu'elles ne mentionnent pas le cadre géographique correspondant (qui semble être la moitié est de la zone de déforestation totale 6 nord 6 sud 45 ouest 63 ouest):

4 – CONCLUSIONS

We used CPTEC global atmospheric

model to assess the effects of Amazonian

deforestation on the regional climate. We used

four projected distinct scenarios of land cover

change: 1) land cover scenario for year 2025;

2) scenario for year 2050; 3) scenario for year

2100 and 4) replace all the Amazonia

rainforest by pasture (deforested case). The

results shows increase in surface temperature:

0.8 °C for 2025 experiment to 2.5°C for

deforested case, a decrease in

evapotranspiration: 4.4% for 2025 experiment

to 16.1% for deforested case and a decrease

in precipitation: 2.2% for 2025 experiment to

14.5% for deforested case.

Donc, dans cette zone, une déforestation totale pourrait provoquer, selon le modèle, une augmentation de 2,5 °C des températures moyennes, une diminution de 16 % de l'évapotranspiration ( -360 à -730 mm par an) et de 14,5 % des précipitations ( -400 à -900 mm par an)

Dans ce passage:

The reduction of the vegetation cover

caused an increase in runoff, but not caused a

decrease in soil moisture, on the contrary,

there was an increase in soil moisture in all

experiments relative to the control case. This

is because the reducing evapotranspiration

that is associated with the reduction of

roughness, that decrease the surface latent

heat fluxes through the decreased in drag

coefficient (Hahmann and Dickinson, 1997;

Oyama, 2002) when replaces a tropical forest

by pasture, and this may to drive a reduction in

precipitation. By reducing evapotranspiration,

deforestation results in less water being

pumped in

the atmosphere, thereby

contributing to the decrease in precipitation.

According Foley et al. (2003), the reduction in

these huge cleared areas is also a

consequence of the changes in the energy

and water balance.

Il me semble qu'il est indiqué que c'est bien la réduction de l'évaporation qui serait responsable de la diminution des précipitations.

De toute façon ce n'est pas la réduction des pluies qui provoque la diminution de l'évaporation puisque (contrairement à ce que je pensais default_w00t.gif ) toutes les simulations aboutissent à une augmentation de l'humidité dans le sol, donc à une plus grande disponibilité de l'eau à l'évapotranspiration. Mais bon, l'un n'implique pas forcément l'autre.

Maintenant d'un autre coté, et l'étude n'en fait pas mention, la moitié ouest de la zone de déforestation totale voit ses précipitations augmenter de 200 à 800 mm par an tout en connaissant une réduction d'évaporation de 200 à 400 mm par an.

dft1bu.jpgetp3ed.jpg

??????

Ce qui vient plus ou moins casssseeeeeer la démonstration précédente. default_w00t.gif

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Il me semble qu'il est indiqué que c'est bien la réduction de l'évaporation qui serait responsable de la diminution des précipitations.

De toute façon ce n'est pas la réduction des pluies qui provoque la diminution de l'évaporation puisque (contrairement à ce que je pensais default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> ) toutes les simulations aboutissent à une augmentation de l'humidité dans le sol, donc à une plus grande disponibilité de l'eau à l'évapotranspiration. Mais bon, l'un n'implique pas forcément l'autre.

Maintenant d'un autre coté, et l'étude n'en fait pas mention, la moitié ouest de la zone de déforestation totale voit ses précipitations augmenter de 200 à 800 mm par an tout en connaissant une réduction d'évaporation de 200 à 400 mm par an.

dft1bu.jpgetp3ed.jpg

??????

Ce qui vient plus ou moins casssseeeeeer la démonstration précédente. default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Si dans cette zone les precipitations ont augmenter c'est surtout a El Nino comme l'evolution du ENSO est la principale cause de l'evolution des precipitations dans cette zone. Car l'evaporation doit augmenter dans le pacifique ouest.

Williams

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Si dans cette zone les precipitations ont augmenter c'est surtout a El Nino comme l'evolution du ENSO est la principale cause de l'evolution des precipitations dans cette zone. Car l'evaporation doit augmenter dans le pacifique ouest.

Williams

Ces cartes permettent de visualiser par modélisation l'évolution des pluies et de l'évapotranspiration entre la situaton forestière actuelle et une déforestation totale.Situation initiale: 15 octobre 2002.

Période de calcul : 62 mois.

Seuls les résultats des 36 derniers mois ont été retenus pour chaque scénario.

Les conditions d'ENSO sont donc supposées être les mêmes.

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Le défrichement de l'Amazonie provoquant, comme cela est assez logique, moins de nuages, cela entraîne un réchauffement général de la zone (effet albédo prépondérant)

Météor, si tu n'y vois pas d'inconvénient, je poursuis la conversation intéressante sur les précipitations amazoniennes ici pour ne pas massacrer le /index.php?s=&showtopic=14623&view=findpost&p=493987'>sujet sur la banquise qui est jusqu'à présent bien ciblé.Il y a en tout et pour tout 29 stations météo* intégrés dans le réseau de mesure du GHCN (qui sert à alimenter les modèles en données) pour TOUT le Brésil dont aucune pour l'Amazonie. Alors quand je vois des affirmations aussi "affirmatives" sur un "réchauffement en Amazonie", ça me laisse dubitatif. Ce qu'on sait à coup sûr, c'est qu'on ne sait strictement rien dans cette région là pour ce qui est de la température au sol.

Si on regarde la température par satellite de la troposphère (clic & drag sur la zone qu'on veut sur la carte), on ne voit AUCUNE hausse de température dans la région.

P.S. le Brésil, c'est 60% de forêt alors ne parlons pas comme si la forêt est en extinction là bas. En Europe, la France, c'est 30%, l'Angleterre, 10%, et zéro forêt primaire en Europe. Alors on est mal placé pour dire aux Brésiliens ce qu'ils doivent faire de leur forêt.

* utiliser ce lien http://mi3.ncdc.noaa.gov/mi3qry/search.cfm?PleaseWait=OK puis chercher Country/Brazil et cliquer sur le bouton "map stations" et voyez par vous-même. Que l'Amazonie ne soit pas couverte par des stations de mesure intégré dans les modèles climatologiques, ce n'est ni une blague, ni un scoop.

image55at4.png

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