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Assombrissement global


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Assombrissement global

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En 1985, le chercheur Atsumu Ohmura a eu le choc de sa vie. Il mesurait le niveau d’énergie solaire disponible dans différents lieux en Europe, quand il constata que ces niveaux avaient baissé de plus de 10 % en comparaison des mesures identiques faites dans les années 1960. Quand il publia ses résultats en 1989, tout le monde l’ignora.

Tout changea en 2001 quand Gerry Stanhill, un scientifique anglais travaillant en Israël, trouva que l’énergie solaire reçue en Israël avait baissé de 22% depuis les années 1950.

Depuis, tout le monde se penche sur cette constatation: l’atmosphère s’obscurcit de plus en plus à cause de la pollution atmosphérique due à l’activité humaine. Et donc, l’énergie solaire nécessaire à la vie sur Terre est bloquée de plus en plus par l’opacité de l’atmosphère. L’image ci-dessus a été prise au-dessus de la Chine le 10 janvier 2003. L’atmosphère polluée est visible en gris.

Une conclusion du documentaire de la BBC sur ce sujet, c’est que, si on analyse le réchauffement climatique actuel, compte tenu du fait que la radiation solaire au sol a baissé de 10% aux USA, de 30% sur certaines parties de la Russie et de 16% dans les îles britanniques, les projections devraient en fait être revues dramatiquement à la hausse, pour atteindre une augmentation de la température de 10°C d’ici 2100. Ce point est débattu de façon très intéressante sur Real Climate.

Pour en savoir plus:

1. Goodbye sunshine (Guardian Unlimited)

2. Darkening Earth (Scientific American)

3. Global Dimming (BBC.co.uk)

4. Globe Grows Darker as Sunshine Diminishes 10% to 37% (Common Dreams)

5. Global Dimming II (RealClimate)

6. Pollution over China (earth observatory)

Crédit photo: NASA

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Le but de cet article, est de donner, dans un format condensé, une information importante qui ne sera développée dans les médias que dans quelques mois, voire quelques années. Vous remarquerez que sont donnés les liens vers des articles fort détaillés qui rentrent beaucoup plus en profondeur sur les études mentionnées dans cet article. Mais, comme très souvent, les articles de référence sont en anglais.

A l’attention de ceux qui ne lisent pas l’anglais, voici quelques précisions (détaillées enntres autres dans Scientific American):

L’énergie dont on parle est l’énergie solaire mesurée au sol. Elle s’exprime en watts par mètre carré. Et, bien évidemment, la plage de fréquence des rayonnements concernés est celle qui passe au travers de l’atmosphère à l’endroit de la mesure. Parler de trou de la couche d’ozone au dessus des USA, de la Russie et des Iles Britanniques, c’est méconnaître la l’emplacement du trou en question (au dessus du continent Antarctique, dans l’hémisphère sud).

Pour information, sur les zones citées, l’atmosphère ne laisse passer que le visible, bloquant tous les autres rayons cosmiques. pour être encore plus précis, la fenêtre en question s’étend de 3900 angströms à 7600 angströms.

Les mesures effectuées par Atsumu Ohmura et par Gerry Stanhill ont démontré une baisse très significative de l’énergie solaire disponible au sol dans un certain nombre de régions du globe. Ce phénomène s’appelle le "Global dimming" et a déjà des conséquences perceptibles. A titre d’exemple, et pour donner quelques chiffres, sur une énergie solaire au sol de 200 W/m2, Beate Liepert de la Columbia University a observé une baisse de 1,8 W/m2 par an en moyenne sur la période de 1961 à 1990. En Israël, Gerald Stanhill a observé une baisse de 0,5 W/m2 par an sur la période de 1958 à 1992. Ceci représente un tiers du réchauffement dû à l’augmentation du Co2 dans l’atmosphère.

En ce qui concerne la conjecture développées par les journalistes de la BBC sur une augmentation de la température de 10°C d’ici 2100, leur argumentaire est le suivant. Le Global Dimming est dû vraisemblablements aux particules libérées dans l’atmosphère par l’activité humaine (voir photo de la Chine illustrant l’article). Si ces particules s’éliminent progressivement dans les prochaines décades, et que donc le rayonnement solaire arrivant au sol revient à la normale, le réchauffement global risque d’être beaucoup plus élevé que prévu, puisque actuellement cette énergie est bloquée par la pollution atmosphérique. Selon eux, il faut donc revoir à la hausse les previsions du réchauffement climatique, d’où leurs prévisions plutôt alarmistes.

J’espère que ces explications complémentaires satisferont ceux qui se posent des questions. La lecture des articles donnés en lien est recommandée pour les lecteurs qui parlent anglais et qui s’intéressent à cet important sujet.

Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7431

Florent.

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En ce qui concerne la conjecture développées par les journalistes de la BBC sur une augmentation de la température de 10°C d’ici 2100, leur argumentaire est le suivant. Le Global Dimming est dû vraisemblablements aux particules libérées dans l’atmosphère par l’activité humaine (voir photo de la Chine illustrant l’article). Si ces particules s’éliminent progressivement dans les prochaines décades, et que donc le rayonnement solaire arrivant au sol revient à la normale, le réchauffement global risque d’être beaucoup plus élevé que prévu, puisque actuellement cette énergie est bloquée par la pollution atmosphérique. Selon eux, il faut donc revoir à la hausse les previsions du réchauffement climatique, d’où leurs prévisions plutôt alarmistes.

Au contraire, nous allons continuer à libérer de plus en plus de particules dans l'atmosphère et je ne voit donc pas comment elle pourrait s'éliminer toute seule, cela veut donc dire que plutôt q'un réchauffement au sol, nous irions donc vers une baisse des températures en surface, la chaleur restant "coincée" dans l'atmosphère, les nuages, les particules, ce qui peut ici changer la dynamique du climat d'une façon que nous ne connaissons pas.
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Bonjour,

j-ai lu dans un article économique qu'on prévoyait d'installer des éoliennes sous marines en s'aidant des courants marins pour recuperer de l'energie electrique.

Pensez vous que cela peut entrainer une modification des courants marins (modif de trajectoire ou de forces)si on installait tout un parc d'éoliennes à certains endroits ? moi je ne le pense pas mais je ne suis pas expert sur la question!

par contre je crains que de nombreux poissons se prennent dans les helices de ces eoliennes

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Au contraire, nous allons continuer à libérer de plus en plus de particules dans l'atmosphère et je ne voit donc pas comment elle pourrait s'éliminer toute seule, cela veut donc dire que plutôt q'un réchauffement au sol, nous irions donc vers une baisse des températures en surface, la chaleur restant "coincée" dans l'atmosphère, les nuages, les particules, ce qui peut ici changer la dynamique du climat d'une façon que nous ne connaissons pas.

L'article signalerait que nous serons dans une totale impasse... D'après ces chercheurs, si nous continuons à émettre des particules, le réchauffement se produirait grossièrement dans l'échelle qui est prévu. Si nous en émettons moins : le réchauffement sera encore plus important.Encore une preuve que nous ne savons pas tout : qui sait si d'autres mécanismes de rétroactions positives ou négatives n'existent pas et si celui ci est bien évalué ??

Florent.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

Hé ! mais il y a un hic à tout cela et il est de taille !

Cherchez bien et vous comprendrez que le Global Dimming ne tient pas debout ..

C'est évident ! il n'y aura pas plus de chaleur dans l'amosphère parce que les poussières auront disparu et pour une raison bien simple, que se passe t il au niveau de ces poussières quand elles interceptent le rayonnement solaire quand elles sont présentes?

Les mesures au sol peuvent peut être bouger à la hausse mais surement pas la T° globale de l'atmosphère...

Je n'en dis pas plus, completez vous mêmes mon raisonnement ....

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Hé ! mais il y a un hic à tout cela et il est de taille !

Cherchez bien et vous comprendrez que le Global Dimming ne tient pas debout ..

C'est évident ! il n'y aura pas plus de chaleur dans l'amosphère parce que les poussières auront disparu et pour une raison bien simple, que se passe t il au niveau de ces poussières quand elles interceptent le rayonnement solaire quand elles sont présentes?

Les mesures au sol peuvent peut être bouger à la hausse mais surement pas la T° globale de l'atmosphère...

Je n'en dis pas plus, completez vous mêmes mon raisonnement ....

Ce raisonnement ne tient pas une seule seconde.

Les poussières présentes dans l'atmosphère ont bien sûr un rôle réflecteur de la lumière solaire qu'elles renvoient dans l'espace sous forme de rayonnement.

C'est tout simplement l'augmentation de l'albédo qu'elles provoquent.

Et donc la diminution du rayonnement capté par le sol.

L'atmosphère ne transforme que très peu du rayonnement visible et IR solaire.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

Ce raisonnement ne tient pas une seule seconde.

Les poussières présentes dans l'atmosphère ont bien sûr un rôle réflecteur de la lumière solaire qu'elles renvoient dans l'espace sous forme de rayonnement.

C'est tout simplement l'augmentation de l'albédo qu'elles provoquent.

Et donc la diminution du rayonnement capté par le sol.

L'atmosphère ne transforme que très peu du rayonnement visible et IR solaire.

L'Albedo je veux bien si ces poussières etaient blanches comme les nuages ou de la neige, ou de la vapeur, mais en géneral les fumées sont grises ou ocres ou noires, dans ce cas les particules absorbent l'energie solaire et la restituent aux molécules d'air environnantes, donc il fait moins chaud au sol mais plus chaud à 1000 m ou à 1500m là ou ces saletés sont en suspension.

On les supprime c'est simple cela chauffe plus au sol mais moins en altitude.

Ton histoire d'Albedo ne tient que si les poussieres donnent une teinte vu du ciel plus claire que le sol lui même, ce qui n'est pas certain, surtout avec des fumées noires, cela assombrit vu du sol mais aussi vu du ciel vers le sol, donc ca chauffe sur plus d'epaisseur au lieu de chauffer sur la surface.

Tu sais trés bien que lors d'eruptions massives comme le Pinatubo, si la troposphère s'est refroidie la stratosphère s'est rechauffée parce que les poussières se trouvaient dans la stratosphère, pas eu tellement d'albedo dans cette affaire.

Cette histoire de global dimming ne joue que sur la répartition, c'est donc nul et non avenu.

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Non, même noires les poussières n'absorbent pas à 100%.

Un morceau de charbon parait "noir brillant" car il réfléchit quand même une partie du rayonnement. Et les poussières ne sont pas noires.

Autre exemple : on voit très bien les poussières, même foncées, passant dans un faisceau laser : une partie du rayonnement est réfléchie vers nos yeux.

Donc le bilan est bien négatif sur toute l'épaisseur lorsque le taux de poussière en haute altitude augmente, il y a plus de rayonnement réfléchi, ce qui baisse la T globale.

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

L'Albedo je veux bien si ces poussières etaient blanches comme les nuages ou de la neige, ou de la vapeur, mais en géneral les fumées sont grises ou ocres ou noires, dans ce cas les particules absorbent l'energie solaire et la restituent aux molécules d'air environnantes, donc il fait moins chaud au sol mais plus chaud à 1000 m ou à 1500m là ou ces saletés sont en suspension.

On les supprime c'est simple la chauffe plus au sol mais moins en altitude.

Ton histoire d'Albedo ne tient que si les poussieres donnent une teinte vu du ciel plus claire que le sol lui même, ce qui n'est pas certain, surtout avec des fumées noires, cela assombrit vu du sol mais aussi vu du ciel vers le sol, donc ca chauffe sur plus d'epaisseur au lieu de chauffer sur la surface.

Tu sais trés bien que lors d'eruptions massives comme le Pinatubo, si la troposphère s'est refroidie la stratosphère s'est rechauffée parce que les poussières se trouvaient dans la stratosphère, pas eu tellement d'albedo dans cette affaire.

Cette histoire de global dimming ne joue que sur la répartition, c'est donc nul et non avenu.

Tout d'abord il ne s'agit pas de poussières uniquement mais d'aérosols au sens large.

Les aérosols ont une influence qui varie suivant leur nature.

Dans la grande majorité des cas, ils augmentent l'albédo de l'atmosphère.

Les aérosols ont un effet direct (augmentation de l'albédo) ou indirect (augmentation de la condensation qui augmente à son tour l'albédo.

C'est ce dernier effet qui semble le plus important.

Ci-joint un extrait d'une traduction d'un article, à ce sujet, sur Realclimate

...

Les “contrails” (ces traînées en panache que laissent les jets à haute altitude) ont augmenté durant cette période, et ceci pourrait être important. Mais, les estimations de leur effet global restent faibles, même en faisant des hypothèses très généreuses quant à leur propagation (Minnis et al, 2004). Il est également connu que les aérosols ont augmenté durant cette période, ce qui en fait des candidats naturels. Néanmoins, les simulations utilisant en première approximation l’ “effet direct” des aérosols (l’accroissement de l’albédo de la planète dû à la brillance des particules), ne cadre pas avec les changements observés. Les candidats restants sont finalement les interactions nombreuses entre les aérosols et les nuages, qu’on appelle les “effets indirects”.

Le nombre de ces “effets indirects” augmente sans cesse, mais les deux les plus cités sont l’interaction aérosols / opacité nuageuse (l’accroissement des aérosols apporte un plus grand nombre de sites de condensation de l’eau en nuages, et donc les gouttelettes nuageuses sont plus petites, et les nuages deviennent plus opaques), et la durée de vie des nuages (des gouttelettes plus petites grossissent plus difficilement pour se transformer en pluie, et donc les nuages durent plus longtemps). Les estimations de l’importance de tels effets varient largement, et, bien qu’on les considère comme significatifs, l’incertitude qui leur est associée reste très large. Ces effets constituent néanmoins une partie de la série des forçage d’origine humaine qu’il faut estimer afin de comprendre le climat du 20ème siècle.

....

D'autre part il n'y a pas compensation entre stratosphère et troposphère.

Tout dépend de la longueur d'onde du rayonnement et des molécules absorbantes.

Le rayonnement réémis par les aérosols n'est pas intégralement, loin s'en faut, absorbable par les molécules absorbantes de la stratosphère.

Pour aller plus loin il faut faire l'étude de bilan radiatif complet.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

Pour Meteor mon exemple avec les eruptions comme celle du Pinatubo n'etait qu'un exemple de demonstration je n'ai pas dit qu'il y avait equivalence entre la troposphère et la stratosphère en termes de compensation.

Mais il y a une enorme difference entre disons 1000m d'altitude et 11000m, soit entre 925hpa et 200 hpa en termes de composition de l'air (présence de vapeur d'eau ou non) et de densité de molecules.

Je pense que si on veut calculer ca avec précision il faut aussi faire un calcul differentiel de niveau de teinte, et là on peut avoir differents niveaux d'albedo.

Exemple si le nuage de pollution se situe au dessus d'une forêt qui a un albedo faible car déja sombre et absorbant une bonne partie de l'energie solaire il doit y avoir un albédo positif car il y a de bonnes chances que le nuage de pollution soit plus clair que la forêt en dessous, donc il y aura une reflexion supérieure des rayons du soleil vers l'Espace, dans ce cas je suis d'accord, c'est aussi à etendre aux oceans qui sont des surfaces sombres, dans ce cas moins d'energie est absorbée dans l'air environnant dont la temperature baisse.

Autre exemple si le nuage de pollution se trouve au dessus de surfaces enneigées ou de deserts qui ont donc un albedo fort et renvoient eux mêmes une bonne partie de la lumière solaire vers l'Espace, le nuage offre une surface plus sombre que ce qu'il y a en dessous, plus d'energie est absorbée dans l'air environnant dont la temperature augmente.

Le fait que l'altitude ne soit pas la même joue dans des limites faibles puisque c'est la zone 0 à 1500m qui est surtout concernée par les emissions de fumées ou de polluants, en atmosphère libre bien sur, il est evident que dans les cols des Alpes la pollution des autoroutes cause des degats à une plus haute altitude, c'est d'ailleurs en partie une des causes du recul des glaciers, en salissant la neige qui les recouvre les poussières diminuent l'albédo des neiges eternelles et les mettent en danger.

Je crois donc qu'avant d'affirmer que les nuages de pollution créént necessairement un albedo superieur il faut donc être prudents, au niveau du sol l'effet est incontestable, mais le chauffage de l'atmosphère uniquement depuis le sol n'existe que si elle est d'une transparence quasi totale.

Ce qui n'est pas le cas si elle comporte des poussières ou des impuretés en suspension.

Quant à la présence des aerosols comme c'est la partie invisible de l'iceberg je suis d'accord mais comme elle est invisible je ne pense pas qu'on en emette moins, on a assez vu les campagnes hysteriques contre le moteur diesel à cause de ses fumées donc visibles alors que le moteur à essence est plus polluant en termes de Co2 mais invisible.

Bien sur les GES vont jouer leur rôle mais les GES sont présents sans doute en plus grande quantité prés du sol mais aussi jusqu'à des altitudes élevées.

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Je crois donc qu'avant d'affirmer que les nuages de pollution créént necessairement un albedo superieur il faut donc être prudents, au niveau du sol l'effet est incontestable, mais le chauffage de l'atmosphère uniquement depuis le sol n'existe que si elle est d'une transparence quasi totale.

Effectivement tous les aérosols ne créent pas de forçage négatif sur le climat.

Certains aérosols comme le noir de carbone peuvent même créer un forçage positif.

Il s'avère pourtant qu'en majorité les aérosols d'origine anthropique (sulfurés entr'autres) sont à forçage négatif de façon directe ou indirecte (nuages).

Ne pas oublier qu'il est assez "facile" pour des aérosols d'avoir un albédo > 0.15 qui est l'albédo des océans.

Pour que leur forçage soit négatif il faut cependant que l'ES qu'il provoque soit suffisamment bas.

C'est tout le problème des nuages et des particules d'eau qui les composent.

Quant à "le chauffage de l'atmosphère uniquement depuis le sol n'existe que si elle est d'une transparence quasi totale" c'est partiellement vrai.

Les nuages(surtout les bas) qui absorbent le rayonnement IR terrestre participent bien à l'ES général et donc au chauffage de l'atmosphère depuis un rayonnement issu du sol.

Pourtant ils ne rendent pas l'atmosphère particulièrement transparente.

C'est un bilan entre le + et le - .

Le chauffage de l'atmosphère est assuré par la convection (issue du sol), par l'absorption du rayonnement incident solaire par les molécules gazeuses et les aérosols et par l'absorption du rayonnement IR terrestre (issu de la transformation du rayonnement solaire) par d'autres, ou les mêmes, molécules gazeuses et aérosols.

Donc c'est clair qu'il faut être prudent.

J'ai surtout réagi sur le principe.

Par contre, je ne pense pas, au vu de mes lectures diverses, qu'il faille accorder une importance démesurée à ce phénomène de global dimming.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

C'est ce que je pense aussi, effet non nul mais difficilement appréciable en tout cas bien moins evident que les auteurs ne le laissent penser ou croire.

J'ai réagi surtout contre le coté catastrophiste et cataclysmique de ces affirmations, aussi j'ai donc refléchi non pas aux moyens de la demanteler mais j'ai cherché à en trouver les failles et les faiblesses.

En résumé, retroactions positives et négatives difficilement quantifiables et mesurables, sauf à démonstration et études plus poussées dans divers environnements, nature des poussières et des aerosols trouvés.

Donc pour le moment je ne considère pas le Global Dimming comme nouvelle verité revélée.

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