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gxxiii

Le Groenland a déversé deux fois plus de glace dans l'Atlantique

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Atricle interessant....

Il me semble que le Groenland est loin de fondre partout, les parties intérieurs n'étant pas concernés par cette fonte et même au contraire. Quand je lis dans l'article que si le Groenland fondait entièrement le niveau des mers monterait de 7m.....comment peut on prévoir la fonte de toute la glace du Groenland ? Le Monde nous fait un article dans le sensationnalisme.

Il me semble que le fait de se retrouver avec des volumes de glace plus important dans l'atlantique provient plus d'un changement de vitesse d'écoulement des glaces que d'une fonte. Les glaciers du monde entier ont des sorte de pulsations on leur vitesse d'écoulement augmente, la fonte du Groenland me semble possible que sur les bordure maritime. Si des spécialsites peuvent confirmer default_laugh.png

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Pour la fonte des glaces au Groenland malheureusement cela ne va pas ralentir avec la Oscillation Nord Atlantique qui pourait continuer a etre plus souvent negatif pendant un bon moment. Ceci par ce que la Mer de la Labrador et les alentours de l'Islande sont plus chaud, et il fait plus chaud lors du NAO- comme on le voit sur la carte ci-dessous qui nous montre une anomalie tres froide en Europe et inverse au Quebec et en Islande

GHCN_GISS_HR2SST_1200km_Anom01_2006_2006_1971_2000.gif

Alors que lors du NOA+ c'est tout l'inverse comme ci-dessous :

GHCN_GISS_HR2SST_1200km_Anom02_1989_1989_1971_2000.gif

Williams

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Bien vu Williams, la symétrie des deux cartes est impressionnante.

Mais un détail me chiffone :

nao.sprd2.gif

la NAO n'a pas été négative en janvier 2006 !

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Location : Buhl-lorraine, Moselle ( 260 m )

TRES TRES BONNE REMARQUE DE tomar. La nao a été bien positive en janvier et non négative mais pk?

Pourtant l'Europe a eu froid. J'ai vraiment du mal à comprendre. Et moi je trouvais même que le groendande a eu froid ce mois de janvier 2006 après un mois de décembre très doux.

Il est vrai que les cartes que nous montrent William sont flagrantes mais celui du mois de janvier 2006 est completement en dehors de la plaque...

Et je tiens à signaler que si l'Europe a eu froid en janvier, c'est tout simplement grace à l'anticyclone Russe qui aura prédominé tous le mois alors qu'il y a eu aucun anticyclone centre sur l'islande et le groenlande!

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Williams,

Tu nous montres une carte d'anomalie de T° moyenne au mois de janvier 2006, faisant apparaître une anomalie positive d'environ 3 à 5 °C sur le Groenland. Une anomalie positive n'a jamais rien fait fondre...

La température à 2 m actuellement au Groenland est très fortement négative entre -10°C sur les cotes et -40°C

dans les terres, loin d'être assez chaud pour entamer la grande débacle.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Je me pose tout de même quelques questions à ce sujet.

En effet lorsque les glaciers avancent c'est plutôt lorsque le volume de glace augmente.

On connait bien ce phénomène avec les glaciers alpins qui ont bien avancé lors du PAG.

Il faudrait donc avoir le paramètre volume de glace pour pouvoir juger.

D'un autre côté le RC n'a pour le moment pas d'influence en dehors des franges côtières du Groënland.

On peut considérer par contre, qu'il a une influence sur les glaciers près des côtes, par le phénomène de lubrification de l'eau de fonte.

Cela peut-il avoir une influence sur les masses de glaces en amont et les faire glisser plus vite vers l'océan?

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Bien vu Williams, la symétrie des deux cartes est impressionnante.

Mais un détail me chiffone :

nao.sprd2.gif

la NAO n'a pas été négative en janvier 2006 !

Le NAO doit etre environ de 0.3 en janvier 2006 et il est de 3.61 en fevrier 1989. Mais pour avoir ceci il faut voir d'où viennent les donnees pour le calcul. Car il on fait un changement depuis quelque mois.

Le NAO a aussi été en diminution le long du mois du a l'anticyclone de Russie.

Puis en janvier 2006 l'AO qui a des liens avec le NAO a ete de -0.10 alors qu'en fevrier 1989 il a ete de 3.27

pour l'index

Williams

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c'est curieux ceci me laisse froid default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> ; je repense à l'optimum climatique du début du deuxième millénaire, avec la colonisation du Groenland par les islandais, colonisation qui s'achève vers l'an 1500 en raison du refroidissement climatique. La mer ne semble pas avoir tellement monté au moment de l'optimum climatique dont on sait parfaitement qu'il a été général sur l'ensemble du globe.

par profession le catastrophisme ne m'inspire pas du tout ! default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

--

lc30

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

c'est curieux ceci me laisse froid default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> ; je repense à l'optimum climatique du début du deuxième millénaire, avec la colonisation du Groenland par les islandais, colonisation qui s'achève vers l'an 1500 en raison du refroidissement climatique. La mer ne semble pas avoir tellement monté au moment de l'optimum climatique dont on sait parfaitement qu'il a été général sur l'ensemble du globe.

par profession le catastrophisme ne m'inspire pas du tout ! default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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lc30

A voir, car en Norvège les ports Vikings de l'époque de la colonisation de l'Islande sont situés bien dans les terres, comme si le niveau des Oceans avait baissé, ou bien que le bouclier scandinave se soit relevé, ceci est exact, quelle est la part de l'un et de l'autre?

Mais ajoutons que les ruines de l'ancien Port Grec à Marseille sont situées à la Bourse c'est à dire 2 ou 3 mètres facilement au dessus des eaux du Vieux Port actuel.

Ensuite que la ville Grecque d'Agde est ajourd'hui à 3 km du littoral, là on peut accuser les alluvions de l'Herault, mais je doute quand même, la différence de niveau semble être du même ordre qu'à Marseille.

Et pour finir des fouilles dans le port de Bordeaux indiquent aussi une différence de niveau de 3m environ entre le Moyen Age et actuellement.

PS: dans des vignes proches de chez moi on trouve des fossiles d'ammonites, d'huitres et autres coquillages marins (altitude 50m) mais bon cela remonte à pas mal de millions d'années voire plus et là c'est bien le soulevement Cevenol survenu en même temps que le plissement Alpin qui en est la cause et qui a relevé le littoral.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

c'est curieux ceci me laisse froid default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> ; je repense à l'optimum climatique du début du deuxième millénaire, avec la colonisation du Groenland par les islandais, colonisation qui s'achève vers l'an 1500 en raison du refroidissement climatique. La mer ne semble pas avoir tellement monté au moment de l'optimum climatique dont on sait parfaitement qu'il a été général sur l'ensemble du globe.

par profession le catastrophisme ne m'inspire pas du tout ! default_innocent.gif

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lc30

L'inlandsis du Groënland n'a du être touché que très peu par l'Optimum Médiéval.

Les reconstructions de température de cette époque montrent que la température moyenne de l'HN était probablement inférieure à la température actuelle.

Bien sûr on n'est pas obligé de croire ces reconstructions mais c'est à mon avis le seul élément objectif que l'on ait pour comparer les époques entr'elles.

Quant à la "colonisation" du Groënland par les islandais ou autres Vikings, elle me semble avoir été limitée au franges côtières.

Ce n'est pas tant la question de montée du niveau de la mer qui nous occupe dans ce topic mais plutôt celle de l'injection d'eau douce dans les zones de plongée de la DNA.

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

L'inlandsis du Groënland n'a du être touché que très peu par l'Optimum Médiéval.

Les reconstructions de température de cette époque montrent que la température moyenne de l'HN était probablement inférieure à la température actuelle.

Bien sûr on n'est pas obligé de croire ces reconstructions mais c'est à mon avis le seul élément objectif que l'on ait pour comparer les époques entr'elles.

Quant à la "colonisation" du Groënland par les islandais ou autres Vikings, elle me semble avoir été limitée au franges côtières.

Ce n'est pas tant la question de montée du niveau de la mer qui nous occupe dans ce topic mais plutôt celle de l'injection d'eau douce dans les zones de plongée de la DNA.

Oui mais si on ajoute cette probable baisse du niveau des mers que je tiens pour quasi certaine cela change pas mal de choses, admettons que les reconstructions des T° de l'hemisphère Nord soient fiables cela signifie alors une chose c'est que depuis cette époque il y a eu une augmentation de la calotte glaciaire Antarctique d'un volume correspondant en gros à 40% du Groenland, car c'est ce qu'il faudrait pour faire monter le niveau des mers de 3m, donc à peu prés autant dans l'autre sens, peut être un peu moins mais n'empêche c'est quand même considérable.

Donc est ce qu'on a des données indiquant un refroidissement de l'HS depuis cette époque qui expliquerait les choses ou du moins une augmentation de l'Inlandsis Antarctique?

Par ailleurs j'ai un peu de mal à admettre que le Groenland n'ait pas bougé alors que des vikings s'y etaient installés sur la cote Sud Ouest et que cette communauté a abandonné le Groenland par la suite à cause d'un refroidissement marqué à partir du XIIIe siècle.

Je veux bien que les reconstructions des T° indiquent une chose, mais quand les faits historiques sont différents de ces courbes je m'interroge, sont elles vraiment fiables?

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c'est curieux ceci me laisse froid default_sad.png/emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20"> ; je repense à l'optimum climatique du début du deuxième millénaire, avec la colonisation du Groenland par les islandais, colonisation qui s'achève vers l'an 1500 en raison du refroidissement climatique. La mer ne semble pas avoir tellement monté au moment de l'optimum climatique dont on sait parfaitement qu'il a été général sur l'ensemble du globe.

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lc30

Le sud-ouest du Groenland bénéficiait probablement au XI/XIIèmes siècle d'un climat proche de celui du XXème, avant la période de réchauffement récent.Il y a de beaux paturages au SO du Groenland, on y trouve beaucoup de moutons et même des bovins. Et ils ne sont pas brusquement apparus depuis le rechauffement des années 90 ! Le Groenland est exportateur de laine et de viande.

Il y a toute une série de raisons et d'explications au lent déclin des colonies viking au Groenland, le refroidissement du climat est l'une d'entre elle avec le déclin des échanges puis coupure totale des liens avec la Scandinavie (dont les colons groenlandais dépendaient pour les métaux et d'autres produits) et donc isolement d'une petite population qui ne se renouvelait pas, la dégradations des terres agricoles trop exploitées et la disparition des arbres coupés pour le bois, l'arrivée des inuits par le nord avec qui ils se sont probablerment battus, peut-être des attaques de pirates européens et enfin la peste noire, dont on sait qu'elle a balayé les 2/3 de la population de l'Islande voisine au début du XVème siècle.

Un site intéressant qui récapitule tout ça :

http://www.archaeology.org/online/features/greenland/

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Justement je me demandais: quelqu'un a -t-il les moyennes climatiques d'une ville du sud de l'inlandsis?

Quelle température fait-t-il en gros pendant l'été?

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Autre article récent sur la fonte au Groenland:

http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L03000949.htm

Traduction rapide: Les glaciers de Kangerdlugssuaq et Helheim, bien que séparés de 300km, ont vu leur taux de fonte doubler ces deux dernières années (2004-2005), après une période de fonte réduite dans les années 1990. Le fait que ces deux glaciers présentent la même accélération suggère une cause d'origine climatique ou océanique, et non locale.

Suivent les mêmes considérations que l'article de Rignot et Kanagaratnam, cité dans le Monde (voir aussi http://www.liberation.fr/page.php?Article=360209)

Fred

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A voir, car en Norvège les ports Vikings de l'époque de la colonisation de l'Islande sont situés bien dans les terres, comme si le niveau des Oceans avait baissé, ou bien que le bouclier scandinave se soit relevé, ceci est exact, quelle est la part de l'un et de l'autre?

Mais ajoutons que les ruines de l'ancien Port Grec à Marseille sont situées à la Bourse c'est à dire 2 ou 3 mètres facilement au dessus des eaux du Vieux Port actuel.

Ensuite que la ville Grecque d'Agde est ajourd'hui à 3 km du littoral, là on peut accuser les alluvions de l'Herault, mais je doute quand même, la différence de niveau semble être du même ordre qu'à Marseille.

Et pour finir des fouilles dans le port de Bordeaux indiquent aussi une différence de niveau de 3m environ entre le Moyen Age et actuellement.

PS: dans des vignes proches de chez moi on trouve des fossiles d'ammonites, d'huitres et autres coquillages marins (altitude 50m) mais bon cela remonte à pas mal de millions d'années voire plus et là c'est bien le soulevement Cevenol survenu en même temps que le plissement Alpin qui en est la cause et qui a relevé le littoral.

Je me souviens effectivement d'un article du Monde il y a un an très éloquent sur les variations brutales du niveau marin observée sur le port de Bordeaux (cf ci-dessous). J'ignore en revanche si des études à plus grande échelle ont été menées ou si des explications compatibles avec les reconstructions officielles de t° du dernier millénaire peuvent être avancées.

Quand la Garonne submergeait les quais du port médiéval de Bordeaux

LE MONDE | 14.02.05 | 09h31

Bordeaux de notre correspondante

L'histoire commence sur les quais de Bordeaux, durant l'hiver 2001. Les pieds dans la boue et les mains dans la terre, trois scientifiques bordelais travaillent sur les fouilles du tramway de Bordeaux. Le géomorphologue Thierry Gé, l'archéologue Wandel Mingeon, dépendant de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), et Béatrice Szepertyski, du laboratoire privé d'analyses et d'expertises en archéologie (LAE), se connaissent depuis longtemps pour s'être croisés sur d'autres chantiers.

Pendant les travaux, chacun se pose, de son côté, les mêmes interrogations, à partir de constats différents : pourquoi certaines plates-formes portuaires découvertes sur les quais, datées de la période antique et du XIIIe siècle, se retrouvent près de 1 mètre en dessous de celles plus récentes (du XIVe et du XVIIe siècle) mises au jour au même endroit ?

Pourquoi une marée haute sur deux noyait à l'époque ces ports médiévaux ? Pourquoi l'analyse de la croissance des arbres du Moyen Age retrouvés sur place montre un réchauffement climatique entre le XIIe et le XIVe siècle, c'est-à-dire au moment où le port de Bordeaux se retrouve périodiquement submergé ?

OPTIMUM CLIMATIQUE

Faut-il y voir le signe d'une élévation du niveau de la mer, locale ou plus globale, liée ou non à l'augmentation du rayonnement solaire ? La littérature soulignait cet optimum climatique médiéval en Europe mais aucun modèle scientifique n'était validé.

Durant quatre ans, les trois Bordelais vont donc chercher une explication scientifique et un modèle fiable à ces questionnements. Les échanges sont permanents. "Notre force fut qu'on était ensemble dans une démarche pluridisciplinaire", insiste Wandel Mingeon, l'archéologue. Ils se servent des relevés des fouilles, soit des dizaines de stratigraphies sur les rives portuaires de Bordeaux. Ils s'appuient également sur un modèle mathématique en dendroclimatologie - l'étude de la croissance des arbres - mis au point par le LAE depuis 1993, sur la base de milliers d'arbres recensés en Aquitaine. "Ce modèle fournit un étalon représentatif de la fluctuation climatique annuelle de la façade atlantique sur 6 000 ans", assure Béatrice Szepertyski, directrice du LAE.

Tous les critères pouvant avoir un impact sur l'élévation du niveau de la Garonne sont analysés par les trois chercheurs : la morphologie de l'estuaire, les marées de l'époque, l'impact de l'activité humaine, la tectonique, etc.

ÉLÉVATION DE L'ACTIVITÉ SOLAIRE

En comparant l'étalon dendrochronologique pour l'Aquitaine qui fournit des données annuelles avec la courbe du rayonnement solaire réalisée à travers l'étude des carottes glaciaires, ils constatent des similitudes sur un millénaire (entre 1 100 et 1 800 ans). "Cette comparaison montre que l'élévation de l'activité solaire est la cause de l'augmentation du niveau marin", précise Mme Szepertyski.

La confrontation de leurs résultats a mis en évidence un processus global d'élévation du niveau marin - de 1 mètre environ sur les quais de Bordeaux - lié à un changement climatique brutal. Cette élévation s'explique par une légère variation du rayonnement solaire. La méthode a ensuite été utilisée à l'échelle régionale, nationale et européenne : "Au port de Londres et sur le littoral méridional de la mer du Nord, des études ont permis de dater un phénomène de même ampleur", explique Thierry Gé.

Selon eux, des similitudes existent entre cette période médiévale et le réchauffement actuel : la faible augmentation du rayonnement solaire, une élévation du niveau marin observée depuis la fin du XIXe siècle dans les principaux ports européens de la façade atlantique et une embellie climatique constatée par dendrochronologie.

"Il semble que les facteurs naturels se surimposent aux facteurs humains comme explication au réchauffement de la planète, sans en connaître exactement le pourcentage, poursuivent-ils. Il ne faut pas nier l'impact des gaz à effet de serre. Mais, dans les modèles actuels, il ne faudrait pas occulter la part des processus naturels."

Claudia Courtois

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Voila, merci Lozère, cet article que j'avais lu il y a quelque temps etait la chose qui me manquait, j'ai avancé des chiffres superieurs à 1 mètre, tout en me demandant si je visais juste, en fait j'ai avancé des chiffres au pif trop elevés, 1m est plus raisonnable et est je pense aussi suffisant pour expliquer les variations constatées sur les villes du littoral Mediterrannéen que j'ai citées egalement.

Pour les ruines du port Viking vu dans un documentaire qui retraçait l'epopée d'Eric le Rouge je n'ai pas de precisions, peut être c'est plus mais il faut ajouter le lent soulèvement tectonique du bouclier Scandinave qui remonte depuis la disparition de l'immense Inlandsis qui etait présent il y a 20 000 ans.

Une autre chose me vient à l'esprit, c'est vers le XIVe siècle qu'un emir venu d'Oman s'est installé et a amené des populations aux iles Maldives dans l'Ocean Indien, est ce que ces îles ont emergé à cette époque là aussi? ce n'est pas impossible.

Quant à la cause je pense évidemment aussi à l'activité solaire et à ses variations dont je repète que leur impact est sous estimé, ce qui ne veut pas dire que je nie l'impact des GES.

La courbe d'augmentation du taux de GES projete une élevation du niveau des mers et oceans d'1m d'ici 2100, si comme je le pense l'impact de l'activité solaire a ete sous estimé, ce qui ne veut pas dire que l'impact des GES est surestimé l'addition des 2 pourrait porter cette élévation à un niveau bien plus elevé que les projections des seuls GES ne le laissent penser s'il n'y a pas de pause dans cette augmentation de l'activité solaire.

Par contre si ces cycles solaires longs sont liés aux variations du barycentre comme je l'espère nous pourrions avoir une remission en cas de baisse de cette activité, chose que j'espère mais evidemment ne peux garantir.

Un post de Florent76 indique que la Terre a un excédent thermique de 0,85w/m2 actuellement, de combien devrait être la baisse de l'activité solaire pour annuler cet excédent? sans doute plus de 0,85W vu l'impact des GES dans l'energie qui est retenue.

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Comme au port de Bordeaux, les fouilles du vieux port à Marseille ont montré que le niveau des eaux était bien supérieur à l'actuel du temps des grecs ( 2500 B.P.).

--

lc30

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Comme au port de Bordeaux, les fouilles du vieux port à Marseille ont montré que le niveau des eaux était bien supérieur à l'actuel du temps des grecs ( 2500 B.P.).

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lc30

Oui et c'est ca qui m'interpelle, et il n'y a pas 36 alternatives, soit les courbes de reconstruction des T° de l'HN sont erronées soit il y a eu un trés gros refroidissement de l'Antarctique et cela a piégé sous forme de glaces la difference de niveau constatée.

Ou le phénomène a ete localisé sur le super Inlandsis Antarctique ce qui peut suffire vu sa taille, ou alors il s'est globalement réparti, si c'est le premier cas cela signifie qu'il y a eu durant des siècles de fortes précipitations sous forme de neige sur l'Antarctique, or normalement ces contrées ont une pluviometrie (sous forme de nivosité) faible, soit la répartition a ete plus globale.

Il y a une interrogation à lever quand même là, et elle pose un problème de taille, celui de la reconstruction des climats passés, parce que le niveau des mers et océans est un élément indissociable et le meilleur marqueur des évolutions climatiques globales.

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Voila, merci Lozère, cet article que j'avais lu il y a quelque temps etait la chose qui me manquait, j'ai avancé des chiffres superieurs à 1 mètre, tout en me demandant si je visais juste, en fait j'ai avancé des chiffres au pif trop elevés, 1m est plus raisonnable et est je pense aussi suffisant pour expliquer les variations constatées sur les villes du littoral Mediterrannéen que j'ai citées egalement.

Pour les ruines du port Viking vu dans un documentaire qui retraçait l'epopée d'Eric le Rouge je n'ai pas de precisions, peut être c'est plus mais il faut ajouter le lent soulèvement tectonique du bouclier Scandinave qui remonte depuis la disparition de l'immense Inlandsis qui etait présent il y a 20 000 ans.

Une autre chose me vient à l'esprit, c'est vers le XIVe siècle qu'un emir venu d'Oman s'est installé et a amené des populations aux iles Maldives dans l'Ocean Indien, est ce que ces îles ont emergé à cette époque là aussi? ce n'est pas impossible.

Quant à la cause je pense évidemment aussi à l'activité solaire et à ses variations dont je repète que leur impact est sous estimé, ce qui ne veut pas dire que je nie l'impact des GES.

La courbe d'augmentation du taux de GES projete une élevation du niveau des mers et oceans d'1m d'ici 2100, si comme je le pense l'impact de l'activité solaire a ete sous estimé, ce qui ne veut pas dire que l'impact des GES est surestimé l'addition des 2 pourrait porter cette élévation à un niveau bien plus elevé que les projections des seuls GES ne le laissent penser s'il n'y a pas de pause dans cette augmentation de l'activité solaire.

Par contre si ces cycles solaires longs sont liés aux variations du barycentre comme je l'espère nous pourrions avoir une remission en cas de baisse de cette activité, chose que j'espère mais evidemment ne peux garantir.

Un post de Florent76 indique que la Terre a un excédent thermique de 0,85w/m2 actuellement, de combien devrait être la baisse de l'activité solaire pour annuler cet excédent? sans doute plus de 0,85W vu l'impact des GES dans l'energie qui est retenue.

Voila un post oarticulièrement intéressant et réfléchi.Je ne suis pas loin de partager les interrogations de Torrent et je pense qu'effectivement l'influence des variations de l'activité solaire a pu dominer celle de l'accroissement des GES jusque vers le milieu des années 2070. Je pense aussi qu'une réduction de cette activité peut nous accorder un sursis de quelques années. Je ne peux en dire plus, car étant incapable de prévoir la durée et l'importance future de l'actuelle tendance à la réduction de l'activité solaire. Tout au plus puis-je constater que cette baisse, entamée voici environ 3 ans, n'a pas empéché 2005 d'apparaitre comme une année charnière - seuil climatique - dans le réchauffement et ses conséquences possibles.

Alain

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Voila un post oarticulièrement intéressant et réfléchi.

Je ne suis pas loin de partager les interrogations de Torrent et je pense qu'effectivement l'influence des variations de l'activité solaire a pu dominer celle de l'accroissement des GES jusque vers le milieu des années 2070. Je pense aussi qu'une réduction de cette activité peut nous accorder un sursis de quelques années. Je ne peux en dire plus, car étant incapable de prévoir la durée et l'importance future de l'actuelle tendance à la réduction de l'activité solaire. Tout au plus puis-je constater que cette baisse, entamée voici environ 3 ans, n'a pas empéché 2005 d'apparaitre comme une année charnière - seuil climatique - dans le réchauffement et ses conséquences possibles.

Alain

Je pense que si en 2005 les temperatures on encore augmenté malgré la réduction de l'activité solaire, que c'est par ce que les temperatures vont encore augmenté ces prochaines annees mais bp, bp, moins rapidement et en se stabilisant au fur et mesure comme je le disais.

Donc il doit avoir l'effet du cycle solaire du au barycentre mais avec l'effets des GS cela ne voit vraiement pas trop.

Williams

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"Les glaciers groenlandais se jettent à l’eau"

Pour réactualiser ce débat, je reproduis ci-après un résumé signé Fabienne LEMARCHAND des derniers travaux des glaciologues Eric RIGNOT & Pannir KANAGARATNAM (Science, 311, 986, 200), paru dans La Recherche, N° 396, avril 2006, p.14. Je fais suivre ce texte de mon propre commentaire.

« La contribution des glaciers groenlandais à l’élévation du niveau des mers a doublé ces dix dernières années. Et pour cause : non seulement ils fondent, mais en plus, ils glissent de plus en plus rapidement vers l’océan.

Les glaciers du Groenland fondent à vue d’œil en raison de la hausse des températures (+ 3°C en certains points de l’île depuis vingt ans). Mais ce n’est pas tout : la vitesse à laquelle ils glissent vers la mer ne cesse d’augmenter.

Eric Rignot, du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena, en Californie, et Pannir Kanagaratnam, du Centre de Télésurveillance des calottes polaires de l’Université du Kansas, ont utilisé les données d’interférométrie radar fournies depuis 1996 par les satellites Radarsat-1, Envisat, ERS-1 et ERS-2 pour calculer les variations de vitesse d’écoulement de trente-trois glaciers. Ceux situés sur la côte sud-est du Groenland se déplacent aujourd’hui deux fois plus vite qu’en 1996, drainant des quantités croissantes de glace vers la mer. Depuis 2000, cette accélération touche également les glaciers localisés au nord de l’île.

Résultat : la calotte groenlandaise maigrit. Selon les calculs des deux chercheurs, elle a perdu 91 kilomètres cubes en 1996, 138 kilomètres cubes en 2000 mais 224 kilomètres cubes en 2005 !

Ces pertes sont dues pour deux tiers à l’accélération des vitesses d’écoulement des glaciers, pour l’autre tiers à leur fonte. « C’est une surprise, observe Frédérique Rémy, de l’Observatoire Midi-Pyrénées, à Toulouse. Jusqu’à présent, on pensait que l’amincissement observé en périphérie de la calotte groenlandaise était essentiellement dû à la fonte des glaciers. »

Comment expliquer une telle accélération ? « En s’infiltrant jusqu’à la base du glacier, l’eau issue de la fonte des glaces joue le rôle de lubrifiant. Mais le réchauffement de l’océan intervient aussi : lorsqu’elles y plongent, les glaces fondent plus vite, ce qui réduit la résistance frontale à l’écoulement. Et le glacier accélère », explique Eric Rignot.

Comme cette accélération de traduit par un déversement massif de glace dans l’océan, Eric Rignot et Pannir Kanagaratnam ont évalué la contribution de la calotte glaciaire groenlandaise à l’élévation moyenne du niveau marin (3 millimètres par an) : celle-ci est passée de 0,23 millimètres en 1996 à 0,57 millimètres en 2005.

Et cette tendance pourrait s’amplifier. « Plus un glacier glisse vite, plus il tire la glace en amont et plus la dissipation thermique est importante. Et en se réchauffant, il fond et avance encore plus vite », précise Frédérique Rémy. » / Fabienne Lemarchand

Commentaire :

Nous nous trouvons ici face à un mécanisme comparable à celui qui accélère le dégel en profondeur du permafrost : l’infiltration de l’eau qui joue ici le rôle de lubrifiant et là celui de transmetteur de calories. Dans les deux cas, à l’exception de James Hansen (et de moi), les climatologues sont presque tous pris au dépourvu, leurs modèles n’ayant pas intégré une telle accélération.

Et il n’existe selon moi aucune raison de penser que le phénomène ne va pas connaître un accroissement de son taux d’accélération, d’autant plus qu’il va sans nul doute gagner des glaciers groenlandais plus septentrionaux et jusque là épargnés.

Pour cette raison, et aussi parce que le dégel du permafrost accroît le ruissellement vers les océans et que ces deux mécanismes devraient gagner de nouveaux territoires, la montée des océans devrait largement dépasser les prévisions du GIEC. On pourrai ainsi atteindre – et peut-être même dépasser - le mètre prévu par James Hansen pour le milieu de ce siècle, ainsi que je l’écris dans « Terre, fin de partie ? ».

De plus, la responsabilité du Groenland dans la montée des eaux devrait s’accroître, sa contribution se développant actuellement de manière exponentielle au rythme de 62,3 % tous les cinq ans.

En admettant que cette croissance exponentielle ne s’accélère pas (mais en réalité il existe une forte probabilité qu’elle s’accélère nettement avec le réchauffement), les glaciers groenlandais devraient perdre près de 9 500 Kilomètres cubes par an en 2050. De quoi multiplier par cinq l’importance de la hausse du niveau des océans par rapport à l’actuel rythme de hausse : on atteindrait 15 millimètres par an (= un centimètre et demi) contre 3 actuellement. Un rythme de 15 cm par décennie au milieu de ce siècle, sans même tenir compte des autres causes d’aggravation de la hausse du niveau des mers (dégel du permafrost, fonte de la périphérie de l’Antarctique, fonte des autres glaciers, dilatation thermique des eaux, etc.) et sans tenir compte de la probable accélération du phénomène. Il est quasiment impossible que la hausse du niveau des mers ne dépasse pas (en 2050) le niveau actuel d’au moins une cinquantaine de cm - en étant très optimiste - et plus probablement d’environ un mètre, ainsi que l’a écrit Hansen voici déjà deux ans,

Une autre interrogation soulevée par cette accélération de la fonte des glaciers du Groenland - et du dégel du permafrost et du recul de la banquise - concerne la tendance qui en découlera à la réduction de la salinité des eaux. A ce niveau, l’élément déterminant sera la capacité des mers à brasser les eaux avec suffisamment d’efficacité pour éviter le développement et le maintien en surface d’une couche d’eau faiblement salée. Ce brassage devrait être facilité par le recul de la banquise et la vraisemblable augmentation de la violence des vents, mais il n’est pas certain que cela soit suffisant. Mais si, au contraire, une telle couche apparaissait et se maintenait, la banquise pourrait cesser de reculer (l’eau douce gèle plus facilement que l’eau salée), le GS pourrait être plus perturbé qu’actuellement et l’hypothèse d’un refroidissement relatif et provisoire du nord de l’Europe pourrait se vérifier… Cette dernière éventualité ne constitue pourtant qu’une hypothèse, mon modèle d’évolution climatique ne me permettant pas d’apporter de précision à ce sujet sans la disposition de données plus précises.

Alain – 13 juin 2005

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Oui, c'est l'étude de Rignot (2006), dont on a tant parlé. Voir Zwally (2005), Johannessen (2005) et Alley (2005) pour des nouvelles beaucoup moins inquiétantes sur le Groenland.

Pour info : d'après Jouzel (colloque du CNRM, 2005, cf. autre discussion "Mesures récentes..." pour référence), le Groenland sera "au centre" du rapport IPC 2007. Ceci explique peut-être cela ?

Sinon, voir aussi sur RealClimate les discussions de ces travaux récents, et notamment pour Rignot (2006) certains commentaires sur la physique des glaces.

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