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Petit retour sur quelques hypothéses de changement climatique


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Annoncer un nouvel âge glaciaire pour les prochaines années (2012 ou autres) ainsi que vient de l'annoncer le Russe Abdoussamatov en se basant sur une simple hypothése d'évolution de l'activité solaire me parait relever de la pure spéculation.

Pour être plus concret, ce que l'on peut essentiellement dire à propos des variables astronomiques susceptibles d'agir sur notre climat est qu'elles sont multiples.

Elles comprennent:

1) Le cycle solaire de 11 ans, durée approximative (marqué par la variation du nombre des taches).

Cet indicateur nous montre que l'activité solaire tend à baisser depuis 3 ans environ, ce qui n'a pas empêché l'année 2005 d'apparaître globalement comme une des deux plus chaudes en moyenne jamais enregistrées. La variabilité de 11 ans de l'activité solaire est en effet de très faible amplitude, bien plus faible en tout cas que celle de la tendance au réchauffement liée à l'émission de GES et à certaines rétroactions.

2) Le cycle solaire de 22 ans environ (= 2 cycles précédents, caractérisé par le basculement cyclique des pôles magnétiques du Soleil).

Ce cycle exerce effectivement une incidence périodique notable sur le climat, son minimum correspondant à des hivers plus froids que la moyenne. Nous aurions du entrer dans cette phase cet hiver pour y rester encore un an ou deux. Mais si l'hiver 2005-2006 est froid, il n'est globalement pas exceptionnel. L'accumulation des GES parait changer la donne...

3) Les paramètres orbitaux dits de Milankovitch:

- Une période de 100 000 ans découlant de la variation de l'excentricité de la Terre autour du Soleil. Cette périodicité est la principale en amplitude par ses effets climatiques. Elle apparaît extrêmement nettement dans la succession des périodes glaciaires et interglaciaires.

- Une période de 41 000 ans due à la variation de l'axe de rotation de la Terre sur son orbite.

- Une période de 21 000 ans liée à la précession des équinoxes.

4) À ces périodes régulières s'ajoutent peut-être les variations du barycentre du système solaire (certains pârticipants à InfoClimat ont beaucoup travaillé là dessus) et surtout des variations d'activité solaire pour l'instant assez mal expliquées et totalement imprévisibles, pouvant se traduire soit par un réchauffement relativement important pendant quelques dizaines d'années (exemple de "l'optimum climatique" du Moyen-Âge), soit par un mini âge glaciaire également de courte durée (exemple du "minimum de

Maunder"). En tout cas, il convient absolument de ne pas mélanger arbitrairement ces divers cycles et variations et de bien en préciser l'importance relative. La démarche d'Abdoussamatov me parait méthodologiquement bien peu scientifique...

Si l'arrivée imminente d'une nouveau petit âge glaciaire relève de la pure spéculation, l'observation nous montre par contre de nombreux éléments allant dans le sens inverse, c'est à dire dans celui d'une tendance au réchauffement global, voire même d'une aggravation de cette tendance, particulièrement en ce qui concerne les latitudes les plus élevées.

Je n'évoquerai pas ici l'accumulation des GES d'origine anthropique, mais les phénomènes de rétroaction (plus souvent positive que négative) et de synergie qui permettent de dire que 2005 aura probablement constitué une année charnière caractérisée par un effet de seuil climatique. L'évolution climatique tend en effet à changer de rythme et peut-être de nature. Et ce n'est guère réjouissant, car le danger est réel si nous en sous-estimons la gravité:

- L'année 2005 a été globalement en moyenne la plus chaude dans l'HN depuis qu'existent des relevés fiables de température.

- La banquise a reculé comme jamais en été et la surface réelle de ses glaces (area) est actuellement à environ un million de Km² au dessous de la moyenne pour les années 1979-2000 à la même date.

- Le permafrost des toundras a commencé à dégeler massivement sur des millions de Km² durant l'été 2005(contre quelques milliers au cours des années précédentes. D'immenses territoires de Sibérie, d'Alaska et du Nord du Canada se sont transformés en fontaines de méthane, avec la reprise de la fermentation bactérienne (réaction puissamment exothermique).

- Les sols de certains pays (exemple l'Angleterre) ont également commencé à émettre plus de carbone qu'ils n'en absorbent. De même pour de nombreuses forêts, aux arbres stressés par la chaleur et la sécheresse.

- La saison cyclonique... Vous l'avez tous en mémoire et je n'ajouterai rien.

- En ce qui concerne le Gulf Stream, il se passe des choses étranges mais il me semble encore bien prématuré d'annoncer sa disparition. Que la majorité des cheminées de plongée de ses eaux à l'extrémité d'une de ses branches aient disparu, ne signifie pas obligatoirement son arrêt et celui de la circulation thermohaline.

D'autres hypothèses peuvent être envisagées. Ainsi, il peut fort bien se produire une diffusion oblique et plus diffuse de ses eaux, ce qui contribuerait à réchauffer l'Arctique à faible profondeur, voire à faire prendre du retard à l'extension hivernale de la banquise en Mer de Barents (ce qu'on constate effectivement actuellement). Ce serait d'ailleurs plutôt souhaitable, parce que c'est la circulation thermohaline qui permet le renouvellement de l'oxygène des profondeurs tout en améliorant l'efficacité du puits de carbone océanique.

Plus sérieux, l'importance que semble devoir afficher le phénomène de la Niña selon plusieurs prévisionnistes du climat et de la météo.

Ce renforcement de la Niña pourrait - selon un des participants à InfoClimat - se traduire par une très notable remontée d'eaux froides des moyennes profondeurs dans des secteurs importants de l'océan global. Et donc par une forte tendance provisoire au refroidissement dans ces secteurs. Mais il se produirait aussi le remplacement de ces eaux froides de moyenne profondeur par des eaux de surface moins froides et - possiblement - une accélération désastreuse du réchauffement de la masse océanique. Désastreuse parce que certains gisements d'hydrates de méthane ne sont plus très loin de leur température de déstabilisation.

Ainsi un phénomène de rétroaction négative pourrait finir par engendrer une rétroaction positive encore plus importante sur le climat.

Il ne s'agit bien sûr pour l'instant que de pistes d'études que d'autres parcourent avec moi et j'emploie prudemment le conditionnel. Je compte bien approfondir ma réflexion au cours des prochains mois, tout en recalibrant mon modèle climatique. Quoi qu'il en soit, il est actuellement de très loin celui qui colle le mieux avec les faits observés en 2005 (il est le seul à avoir prévu et intégré l'évolution des banquises et du permafrost qui a été ensuite effectivement confirmée).

Alain

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Ainsi un phénomène de rétroaction négative pourrait finir par engendrer une rétroaction positive encore plus importante sur le climat.

bon résumé, Alain, des causes astronomiques connues de variation climatique.

Je suis plus circonspect au sujet d'un supposé cycle de 22 ans concernant les hivers.

Lorsqu'on étudie les températures DJF, il n'y a pas de cycle très très évident.

Et puis on parle de quoi ? de l'hiver en Asie, en Europe , en France, global...?

Concernant la Nina, ce n'est pas une rétroaction négative au sens qu'elle est indépendante, à priori, du réchauffement climatique, comme El Nino d'ailleurs.

à plus

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34230 Paulhan - Centre Hérault

Ce post appelle deux remarques, et je suis d'accord avec ce que dit Alain, sauf que je ne suis pas en mesure de prévoir de quel ordre sera la période de calme du Soleil, logiquement elle devrait être du même ordre que lors du Minimum de Maunder, aura t elle les mêmes effets? c'est plus douteux en raison du taux de GES dans l'atmosphère.

Mais il est bon de rappeler tout de même que toute période froide a toujours vu un pic de chaleur avant qu'elle commence, c'est l'observation des periodes glaciaires antérieures qui nous le montre, ceci dit même le Minimum de Maunder n'est pas une periode glaciaire.

Ensuite une autre remarque sur la circulation thermohaline et son rôle de puits de carbone, elle ne peut jouer ce rôle que si la plongée en eaux profondes est effective et je ne pense pas que le GS soit un tres bon puits de carbone etant donné sa temperature, les courants froids jouent bien plus efficacement ce rôle.

Pour la destabiliation des hydrates de methane il faudrait une augmentation de la T° des océans de 2 ou 2,5° à 1000 m de profondeur, ceci ne pourrait avoir lieu que dans une destabilisation de la thermocline massive, j'espère que nous en sommes loin.

Une information à ce sujet quant aux perspectives que caressent certains milieux économiques d'exploiter à terme ces hydrates c'est quasi infaisable car lors de sondages on a trouvé parfois des masses d'hydrates et en sondant 10m à coté il n'y avait rien, le plus souvent ils sont repartis en poches diffuses le long des plateaux continentaux donc il est trés douteux qu'il soit possible d'en faire une exploitation industrielle comme subsitut au pétrole, et je considère que ceci est une trés bonne nouvelle.

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Bonsoir,

Je suis un peu intervenu sur la discussion concernant la Nina sans reprendre tous les points qui me semblaient non pertients, et comme souvent très excessifs.

Comme tu y viens aussi, Alain, j'aimerais attirer votre attention sur le fait qu'il est extrêmement fréquent que simultanément à la Nina des anomalies négatives apparaissent dans l'Atlantique équatorial et l'Océan Indien.

voir ici, archives de fnmoc :

https://www.fnmoc.navy.mil/PUBLIC/

les 2 dernières Nina montraient le même type d'anomalies dans les autres océans, voir en janvier 1997 et janvier 1999.

Tout comme il y a quelques mois avec les anomalies de T négatives en mer de Norvège qui étaient sensées nous annoncer une avancée très précoce et marquée de la banquise arctique, c'est un faux problème.

Meme pendant les épisodes la Nina, il y a dans le Pacifique équatorial des anomalies chaudes de T mais qui sont masquées, elles se situent un peu sous la surface :

http://www.cpc.noaa.gov/products/analysis_...pdate/sstxz.gif

La nina va durer quelques mois, peut être jusqu'à l'hiver prochain. Plus elle sera longue et marquée, plus le Nino qui suivra sera significatif.

Attendons.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

La nina va durer quelques mois, peut être jusqu'à l'hiver prochain. Plus elle sera longue et marquée, plus le Nino qui suivra sera significatif.

Je ne crois pas du tout que ce soit une règle verifiée ce que tu évoques là, ce serait même plutôt le contraire, une Niña faible semble suivie d'un Niño fort et une Niña forte semble suivie d'un Niño faible comme le montre ce lien.

ts.gif

Source : http://www.cdc.noaa.gov/people/klaus.wolter/MEI/

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assez d'accord avec la remarque de Torrent, ce qui semble bien montrer, pour l'indice composite qui règle la perception de la Nina/El Nino, une apparence de cycle de l'ordre de 25 ans entre les épisodes différents ( La nina dominant/ El nino dominant).

j'utilise le terme d'apparent, car comment aller plus loin que la période des cinquante cinq ans portée sur le diagramme.

Si j'essaye d'interpréter on aurait mais sur une seule période une "pseudopériodicité" de l'ordre de 50/55 ans ...

Là on se satisferait de considérations qui ne sont pas anodines sur l'influence de la position du centre du soleil par rapport au barycentre du système solaire et donc sur une variation du rayonnement solaire en fonction de ce paramètre. on ne peu pas fermer la porte à cette interprétation, on ne peut pas l'admettre immédiatement car on n'a pas le recul du temps.

--

lc30

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Ce post appelle deux remarques, et je suis d'accord avec ce que dit Alain, sauf que je ne suis pas en mesure de prévoir de quel ordre sera la période de calme du Soleil, logiquement elle devrait être du même ordre que lors du Minimum de Maunder, aura t elle les mêmes effets? c'est plus douteux en raison du taux de GES dans l'atmosphère.

Mais il est bon de rappeler tout de même que toute période froide a toujours vu un pic de chaleur avant qu'elle commence, c'est l'observation des periodes glaciaires antérieures qui nous le montre, ceci dit même le Minimum de Maunder n'est pas une periode glaciaire.

Ensuite une autre remarque sur la circulation thermohaline et son rôle de puits de carbone, elle ne peut jouer ce rôle que si la plongée en eaux profondes est effective et je ne pense pas que le GS soit un tres bon puits de carbone etant donné sa temperature, les courants froids jouent bien plus efficacement ce rôle.

Pour la destabiliation des hydrates de methane il faudrait une augmentation de la T° des océans de 2 ou 2,5° à 1000 m de profondeur, ceci ne pourrait avoir lieu que dans une destabilisation de la thermocline massive, j'espère que nous en sommes loin.

Une information à ce sujet quant aux perspectives que caressent certains milieux économiques d'exploiter à terme ces hydrates c'est quasi infaisable car lors de sondages on a trouvé parfois des masses d'hydrates et en sondant 10m à coté il n'y avait rien, le plus souvent ils sont repartis en poches diffuses le long des plateaux continentaux donc il est trés douteux qu'il soit possible d'en faire une exploitation industrielle comme subsitut au pétrole, et je considère que ceci est une trés bonne nouvelle.

Je parlais explicitement de puits de carbone à propos de la circulation thermohaline en général. Mais si le GS se portait mal, celà aurait certainement des répercutions sur l'ensemble de la circulation.

En ce qui concerne les hydrates de méthane, 96 % seraient répartis dans la "strate" marine de 200 à 1000 m de profondeur. Les moins profonds (à moins de 200 m dans l'arctique) sont parfois à peine à un demi degré de leur température de fusion. D'autres sont plus à l'abri pour l'instant.

Ce qui pourrait surtout limiter les dégats (sur le plan climatique) serait que leur dégazage soit suffisamment progressif et diffus pour que le CH4 dégagé reste dissous par la pression dans les profondeurs (comme le CO2).

Resterait le risque d'anoxie des océans lié à la possible saturation des eaux par ces deux gaz...

Quand à l'aspect plus diffus et irrégulier des gisements que ce qui avait précédemment décrit, ce pourrait être en effet une excellente nouvelle ! Une des meilleures que l'on puisse imaginer !

On peut même espérer que la masse globale des hydrates de CH4, voici encore peu de temps évaluée entre 10 000 et 24 000 gigatonnes (ou milliards de tonnes) de carbone, soit plus faible que ce qu'on croyait jusque là.

En tout cas, une récente réestimation des gisements du golfe du Mexique semble aller dans ce sens.

J'en arrive maintenant à commencer à croire - ou du moins à fortement espérer - que l'évolution climatique des prochaines décennies se situera autour de la partie basse de ma fourchette d'évaluation. Ce serait encore gravissime, mais infiniment moins dramatique que mon hypothése moyenne (sans parler de la partie haute de la fourchette).

Et une action humaine pour limiter encore les dégats reste du domaine du possible. Aux States, Bush n'en a plus pour longtemps avant de finir son second mandat et les sondages sont catastrophiques pour ses complices du parti "républicain"...

Alain

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Je ne crois pas du tout que ce soit une règle verifiée ce que tu évoques là, ce serait même plutôt le contraire, une Niña faible semble suivie d'un Niño fort et une Niña forte semble suivie d'un Niño faible comme le montre ce lien.

Bien vu Torrent, j'ai tapé trop vite.J'avais en mémoire ce qui apparait en effet sur ta courbe en tous cas après 75 : lorsque une Niña est faible, le Niño qui suit est court et le temps de retour de la Niña est réduit.

Mais même s'il est court,le Niño qui suit une Niña faible peut être plutôt intense, tu as raison, et ma formulation était erronée.

Mais j'en reste quand même à mon principe de ne pas trop chercher de signification aux anomalies de SST sur des périodes relativement limitées, quelques semaines voir un peu plus, et cela qu'on fasse le lien avec le gulf stream, ENSO ou le rechauffement du climat. On ne connait pas forcément précisément les dynamiques globales (le balancier Niño/Niña est connu, mais le timing et l'intensité du phénomène n'est toujours pas prévisible au dela de quelques mois ; pour le GS, il semble bien y avoir aussi un effet périodique de balancier entre la branche DNA et la branche subtropicale, mais on en sait quasiment rien). Et on a vu que les anomalies de T peuvent être très différentes entre la surface et quelques metres ou dizaines de mètre plus bas mais ces T sous la surface sont beaucoup moins bien connues que les SST.

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Annoncer un nouvel âge glaciaire pour les prochaines années (2012 ou autres) ainsi que vient de l'annoncer le Russe Abdoussamatov en se basant sur une simple hypothése d'évolution de l'activité solaire me parait relever de la pure spéculation.

[..]

- En ce qui concerne le Gulf Stream, il se passe des choses étranges mais il me semble encore bien prématuré d'annoncer sa disparition. Que la majorité des cheminées de plongée de ses eaux à l'extrémité d'une de ses branches aient disparu, ne signifie pas obligatoirement son arrêt et celui de la circulation thermohaline.

D'autres hypothèses peuvent être envisagées. Ainsi, il peut fort bien se produire une diffusion oblique et plus diffuse de ses eaux, ce qui contribuerait à réchauffer l'Arctique à faible profondeur, voire à faire prendre du retard à l'extension hivernale de la banquise en Mer de Barents (ce qu'on constate effectivement actuellement). Ce serait d'ailleurs plutôt souhaitable, parce que c'est la circulation thermohaline qui permet le renouvellement de l'oxygène des profondeurs tout en améliorant l'efficacité du puits de carbone océanique.

[..]

Je n'ai pas trouve de reference a ce Russe, notamment des papiers quelconques, ce qui n'aide pas pour accorder un poids a ses dires.

Pour ce qui est du Gulf Stream, peut-etre serait-il plus avise de ne pas etablir ouvertement un lien direct entre celui-ci et la circulation thermohaline. En effet, le Gulf Stream est une circulation horizontale forcee par le vent, tandis que la circulation thermohaline (meridienne) n'est pas directement affectee par ce forcage. Neanmoins, il existe plusieurs liens indirects entre les deux. D'une part, le transport meridien de chaleur conditionne la structure 3D de l'ocean, notamment aux des hautes latitudes, ce qui conditionne la circulation geostrophique dont depend le Gulf Stream. D'autre part, un changement de la repartiion de la chaleur en surface oceanique affecte le conditions atmospheriques moyennes, qui en retour jouent sur la circulation de surface, dont le gulf Stream depend.

Par ailleurs, j'aimerais attirer l'attention sur le fait que la circulation thermohaline peut se comparer a un moteur.

Son carburant est bien connu puisqu'il s'agit des conditions halines et thermiques qui sont responsables des plongees locales d'eaux profondes. Mais sans le moteur, cette circulation ne serait rien. Ce moteur est le melange vertical dans l'ocean, qui permet une connexion entre le transport profond des eaux froides et le chauffage constant des eaux de surface par le soleil. Un point interessant est que ce melange est plus fort pret des regions accidentees de l'ocean, comme par exemple sur les montagnes oceaniques, le long des rifts, pres des cotes et des talus continentaux. Et ce melange est lui meme fortement force par la maree et sa dispersion dans ces zones, et donc du niveau de la mer et du pourtour des cotes. Ce moteur, indenpendant de la formation des eaux profondes, est susceptible de varier en intensite dans le temps et plus de l'etre localement dans l'espace, ce qui ajoute une donnee importante au debat sur la circulation thermohaline.

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Je ne crois pas du tout que ce soit une règle verifiée ce que tu évoques là, ce serait même plutôt le contraire, une Niña faible semble suivie d'un Niño fort et une Niña forte semble suivie d'un Niño faible comme le montre ce lien.

ts.gif

Source : http://www.cdc.noaa.gov/people/klaus.wolter/MEI/

Pour La Nina peut etre que le phenomene sera pas trop eleve et pas trop faible soit comme vers 2000. Car El Nino et La Nina sont plus ou moin important suivant le PDO. Justement le PDO est une oscillation de 20 a 30 ans environs.

De 1900 a environ 1925 PDO-, 1925 a environ 1945 PDO+, 1945 a environ 1980 PDO- justempent lors de La Nina tres fort en 1955 et 1975,puis de 1980 a environ 2000 PDO+ justement lors du El Nino 1983 et 1998 tres important. Et depuis 2000 le PDO s'affaiblit.

assez d'accord avec la remarque de Torrent, ce qui semble bien montrer, pour l'indice composite qui règle la perception de la Nina/El Nino, une apparence de cycle de l'ordre de 25 ans entre les épisodes différents ( La nina dominant/ El nino dominant).

j'utilise le terme d'apparent, car comment aller plus loin que la période des cinquante cinq ans portée sur le diagramme.

Si j'essaye d'interpréter on aurait mais sur une seule période une "pseudopériodicité" de l'ordre de 50/55 ans ...

Donc le cycle de 25 ans doit etre le PDO qui a un effet sur ces 2 phenomenes climatiques.

Pour plus d'infos sur le PDO

Williams

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Juste une petite question aux nombreux spécialistes pationnant à lire de ce forum. Je sais que les phénomènes Nono et Nina sont responsables de très grand bouleversement météo (secheresse ou inondation) et que certaines corrélations ont été prouvées entre le phénomènes et les conditions météo aux US. Lorsque je regarde votre graph il apparait que les grans hivers européens sont situés dans des période Nina (1956,1963,1985), Est ce qu'une étude prouvant que le phénomène Nino Nina joue sur les conditions climatiques européennes a déjà été menée ? si oui quelles en sont les conclusions ?

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Juste une petite question aux nombreux spécialistes pationnant à lire de ce forum. Je sais que les phénomènes Nono et Nina sont responsables de très grand bouleversement météo (secheresse ou inondation) et que certaines corrélations ont été prouvées entre le phénomènes et les conditions météo aux US. Lorsque je regarde votre graph il apparait que les grans hivers européens sont situés dans des période Nina (1956,1963,1985), Est ce qu'une étude prouvant que le phénomène Nino Nina joue sur les conditions climatiques européennes a déjà été menée ? si oui quelles en sont les conclusions ?

Lors de l'hiver froid 1985/86 il y a un El Nino de 1986 a 1987 precede d'un La Nina en 1984. L'hiver 1955/1956 est precede d'un La Nina de 1954 a 1955. Par contre l'hiver froid 1962/63 est plutot suivi d'un La Nina comme il a lieu en 1964.

Lors de l'hiver 1974/75 qui aurait été le plus chaud du siècle il y avait un La Nina.

Donc il est difficile de dire les causes de la Nina et El Nino sur le climat Europeen ou Francais.

Williams

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34230 Paulhan - Centre Hérault

C'est ce que je pense aussi, il est difficile d'établir un lien entre le climat Européen et la phase de l'ENSO, par contre il est tout à fait possible qu'il y ait un lien entre les moyennes mondiales enregistrées selon la phase positive ou negative de l'ENSO vu que cela affecte quand même une grande partie du globe et un grand nombre de pays, donc les mesures au sol et par satellites peuvent trés bien indiquer un rechauffement en phase El Niño ce qui est logique et un refroidissement ou une hausse moindre en phase La Niña.

Sans oublier bien sûr qu'à l'Ouest du bassin Pacifique une Niña entraine de fortes hausses des T° en y repoussant les eaux chaudes, je suis assez bien placé pour le savoir, mon beau frère et ma soeur au Vanuatu m'ont indiqué qu'en ce moment ils ont des T° proches de 40° en journée ce qui est penible d'ailleurs et assez inhabituel dans un archipel qui est quand même temperé par le Pacifique mais les eaux sont deja bien chaudes de ce fait et ils risquent de voir plus d'un Cyclone leur tomber dessus dans les mois qui viennent.

J'espère que ce que j'avais préparé là bas avec mon beau frère, les panneaux de bois de 25 mm en protection des fenêtres seront suffisants pour leur eviter des dégats dans la maison au cas ou ...

Ce qui me préoccupe c'est de penser à tous ces gens qui à Port Vila sont dans des baraques en tôle et qui eux n'auront qu'une protection bien faible en cas de desastre.

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Merci Torrent,

Juste une remarque, tu dis : par contre il est tout à fait possible qu'il y ait un lien entre les moyennes mondiales enregistrées selon la phase positive ou negative de l'ENSO vu que cela affecte quand même une grande partie du globe et un grand nombre de pays, donc les mesures au sol et par satellites peuvent trés bien indiquer un rechauffement en phase El Niño ce qui est logique et un refroidissement ou une hausse moindre en phase La Niña.

Je pensais que les eaux froides d'un coté du pacific lors de La Nina étaient compensées par des eaux chaudes de l'autre coté, le phénomène étant pour moi une sorte de balancier des eaux du pacific entre les pays du sud asiatique et l'amérique du sud. Je ne comprend pas pourquoi la Nina aurrait alors un impact global puisque compensé par une annomalie chaude de même ordre.

Pour Williams on observe sur le graph précedent une corrélation presque parfaite entre les pics de Nina et les hiver rigoureux 1956,1963 et 1985. Je parle bien des pic de phénomène Nina puisque chaque Nina est suivi du Nino et inversement. Je précise mes observation sur les hivers en question l'hiver 63 est froid sur toute la durée mais ce n'est pas le cas des deux autre pour 1956 c'est le mythique mois de février et pour 1985 c'est le mois de janvier qui décide de la rigeur de l'hiver. La Nina pourrait elle alors être un phénomène de puissance suffisante pour décalé les centre d'actions à l'échelle planétaire et donc nous produire ces fameuses vagues de grand froid.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

Merci Torrent,

Juste une remarque, tu dis : par contre il est tout à fait possible qu'il y ait un lien entre les moyennes mondiales enregistrées selon la phase positive ou negative de l'ENSO vu que cela affecte quand même une grande partie du globe et un grand nombre de pays, donc les mesures au sol et par satellites peuvent trés bien indiquer un rechauffement en phase El Niño ce qui est logique et un refroidissement ou une hausse moindre en phase La Niña.

Je pensais que les eaux froides d'un coté du pacific lors de La Nina étaient compensées par des eaux chaudes de l'autre coté, le phénomène étant pour moi une sorte de balancier des eaux du pacific entre les pays du sud asiatique et l'amérique du sud. Je ne comprend pas pourquoi la Nina aurrait alors un impact global puisque compensé par une annomalie chaude de même ordre.

Pour Williams on observe sur le graph précedent une corrélation presque parfaite entre les pics de Nina et les hiver rigoureux 1956,1963 et 1985. Je parle bien des pic de phénomène Nina puisque chaque Nina est suivi du Nino et inversement. Je précise mes observation sur les hivers en question l'hiver 63 est froid sur toute la durée mais ce n'est pas le cas des deux autre pour 1956 c'est le mythique mois de février et pour 1985 c'est le mois de janvier qui décide de la rigeur de l'hiver. La Nina pourrait elle alors être un phénomène de puissance suffisante pour décalé les centre d'actions à l'échelle planétaire et donc nous produire ces fameuses vagues de grand froid.

C'est sans doute compensé en profondeur oui dans l'Océan Pacifique mais pas en surface ou quand El Niño est présent les anomalies chaudes recouvrent une plus grande surface que les anomalies froides et inversement dans c'est la Niña.

Le processus appartient aux oscillations de type Thermocline, à savoir les eaux des profondeurs plus froides viennent à la surface et repoussent les eaux chaudes qui vont à l'autre bout plonger en profondeur et provoquer un mouvement de balancier mais sous marin, il y dans le cas d'une Niña plus de surfaces froides que chaudes donc inverse d'El Niño ou il y a etalement des surfaces chaudes, le bilan thermique de surface n'est donc pas le même.

Par ailleurs lors de l'extension d'eaux chaudes sur une zone, quand la T° devient superieure à 26° alors les phenomènes convectifs de tempête tropicale puis de Cyclones peuvent se produire, dans ce cas le Cyclone transforme la chaleur en energie mecanique et en vents violents, il y a destruction partielle de la chaleur, une concentration trop forte de chaleur aboutit donc à une perte partielle, plus que si cette chaleur est etalée et que les eaux restent en dessous de 26 ou 27°.

Il est difficile d'établir quelle quantité de chaleur est détruite dans un Cyclone, on parlait de 3% seulement mais je pense que c'est quand même bien superieur à cette valeur.

Le bilan thermique est donc en faveur d'une baisse thermique globale sur la zone Pacifique complète en cas d' ENSO négative appelée plus communément La Niña.

Même si cela se traduit par des hausses de T° en Indonesie, Vanuatu et Australie et eventuellement la peninsule Indochinoise et la Chine Meridionale.

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Je pensais que les eaux froides d'un coté du pacific lors de La Nina étaient compensées par des eaux chaudes de l'autre coté, le phénomène étant pour moi une sorte de balancier des eaux du pacific entre les pays du sud asiatique et l'amérique du sud. Je ne comprend pas pourquoi la Nina aurrait alors un impact global puisque compensé par une annomalie chaude de même ordre.

Elles se compensent en effet mais pas forcément seulement en surface, jette un oeil ici

/index.php?showtopic=13430&st=14'>http://forums.infoclimat.fr/index.php?showtopic=13430&st=14

Les anomalies de T de surface (négative pendant la Niña) peuvent être compensées par des anomalies (positives) de T sous la surface.

En période la Niña les eaux de surface du Pacifique tropical, dans leur ensemble, sont plus froides ce qui a bien un effet sur la T globale.

Pour Williams on observe sur le graph précedent une corrélation presque parfaite entre les pics de Nina et les hiver rigoureux 1956,1963 et 1985. Je parle bien des pic de phénomène Nina puisque chaque Nina est suivi du Nino et inversement. Je précise mes observation sur les hivers en question l'hiver 63 est froid sur toute la durée mais ce n'est pas le cas des deux autre pour 1956 c'est le mythique mois de février et pour 1985 c'est le mois de janvier qui décide de la rigeur de l'hiver. La Nina pourrait elle alors être un phénomène de puissance suffisante pour décalé les centre d'actions à l'échelle planétaire et donc nous produire ces fameuses vagues de grand froid.

Il y a aussi beaucoup d'hivers doux pendant des épisodes la Niña et souvent des Niña intenses (74, 75, 89, 99, 2000, 2001...), et des hivers froids pendant des Niño (79, 87, 91, 97...) avec des vagues de froid intenses :

http://www.wetterzentrale.de/archive/ra/19...00219870112.gif

Pulsation froide exceptionnelle, une des rares fois où la T est descendue sous les -20°C au géo 850hPa sur une large part de la France, avec près de -25°C dans le NE, et pourtant en plein Niño.

Difficile d'en faire une règle.

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