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Le permafrost menacé de disparition par le réchauffement

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Location : Avesnes-sur-Helpe (59, 174 m) / Bucey-lès-Gy (70, 220 m) / Sautin (Be, Hainaut, 271 m)

Un article -encore un- sur l'une des irritantes inconnues de l'évolution du climat mondial:

Les sols glacés du permafrost menacés de disparition par le réchauffement

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Un article -encore un- sur l'une des irritantes inconnues de l'évolution du climat mondial:

Les sols glacés du permafrost menacés de disparition par le réchauffement

Le dégel du permafrost est un fait maintenant avéré. Il n'était d'ailleurs une "inconnue" que pour les climatologues "spécialistes" des GES anthropiques qui avaient jusqu'ici totalement - et de manière invraisemblable, mais bien réelle - ignoré ce genre de rétroaction positive.Dans la seule Sibérie occidentale, plus d'un million de Km² ont dégelé cet été, soit 10% environ du total de la surface du permafrost de l'hémisphère nord !

Si il ne devait en rester que 2,5 millions de Km² en 2050 (je pense qu'il en restera encore moins), ce seraient les 3/4 du total qui auraient dégelé au cours de 45 prochaines années. On est tout à fait dans les ordres de grandeurs des prévisions que je développe dans "Terre, fin de partie?". De même quand l'article fait état d'une estimation selon laquelle 30% de la totalité du carbone terrestre se trouverait piégé dans le permafrost, on retrouve exactement l'estimation sur la quelle je me suis basée.

Et quand le pauvre Gerhard tente apparemment de se rassurer en écrivant que les sols dégelés émettront plus de méthane que de CO2, il rejoint rigoureusement mon raisonnement et ce n'est pas rassurant du tout.

Reste qu'il est vrai que le permafrost a une épaisseur variable selon les zones et qu'il est bien possible que le dégel n'atteigne le permafrost profond (à quelques centaines de mètres ?) que dans très longtemps. Mais ce permafrost profond n'occupe qu'une faible superficie du total. Le phènomène de disparition des lacs de fonte, traversant le sol pour disparaître en profondeur, phénoméne observé à grande échelle en Sibérie cet été, montre que soit on a surestimé l'épaisseur du permafrost, soit qu'il est plus fragile que prévu.

Même si le permafrost était peu épais sur de larges secteurs, celà n'arrangerait rien. Le méthane et le CO2 piègés sous le sol gelé se trouveraient libéré encore plus rapidement par son dégel...

En tout cas les climatologues qui - contrairement à moi - n'ont pour la plupart pas pris en compte ce risque jusqu'à l'an passé sont maintenant de toute évidence bien embarassés et ont encore du mal à en tirer toutes les conséquences. Leurs modèles ne sont manifestement plus bons qu'à jeter au panier.

Et le scénario sur lequel se fondent mes prévisions continue à se vérifier point par point avec une implacable logique...

Alain

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Un reportage sur le réchauffement de l'artique à travers les travaux d'une expédition cette après midi sur France 5 a parlé de ce permafrost.

L'équipe a observé sa fonte sur les côtes de la mer de Baffin, où de nombreux glissements de terrain avaient lieu. Ils l'ont vérifié de visu, impressionant, le sol est dégelé sur plusieurs dizaines de cm, les gens s'enfoncent dans la boue.

Il y a de quoi être alarmiste quand on voit ce que se passe, d'autant que ce reportage date de 2003...

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Un reportage sur le réchauffement de l'artique à travers les travaux d'une expédition cette après midi sur France 5 a parlé de ce permafrost.

L'équipe a observé sa fonte sur les côtes de la mer de Baffin, où de nombreux glissements de terrain avaient lieu. Ils l'ont vérifié de visu, impressionant, le sol est dégelé sur plusieurs dizaines de cm, les gens s'enfoncent dans la boue. Il y a de quoi être alarmiste quand on voit ce que se passe, d'autant que ce reportage date de 2003...

Pendant l'été 2005, la situation s'est considérablement aggravée par rapport aux années antérieures. On a en fait changé d'ordre de grandeur en ce qui concerne le dégel du permafrost (ou pergélisol). Par rapport à 2003 et 2004, l'épaisseur du dégel se mesure maintenant en mètres et non plus en décimètres, atteignant ainsi des strates plus riches en carbone, tandis que les surfaces concernée ne se comptent plus en milliers mais en millions de Km². Et le phénoméne n'est pas près de s'interrompre. En de très nombreux secteurs, la violence de la remontée du méthane et le caractére exothermique des réactions de méthanisation empéchent désormais le sol de regeler, même en plein hiver. De plus les infiltrations estivales de l'eau des lacs de fonte, réchauffée par le soleil, contribuent à accélérer et à étendre le dégel en profondeur. Et cela d'autant plus efficacement que ces eaux "récupérent" au passage une partie des calories dégagées par la fermentation des matières organiques dans la partie des sols déjà dégelée. Situation qu'absolument aucun - je dis bien aucun - climatologue du GIEC n'avait prévu.

C'est - entre autres - la prise en compte de ces mécanismes (que j'avais été probablement le seul à pronostiquer) qui m'avait amené à dramatiquement accélérer et amplifier mes prévisions d'évolution du réchauffement et de ses conséquences par rapport à celles des experts en GES anthropiques du GIEC.

Alain

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En de très nombreux secteurs, la violence de la remontée du méthane et le caractére exothermique des réactions de méthanisation empéchent désormais le sol de regeler, même en plein hiver.

Peux-tu nous donner la source de cette information ?

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Et le phénoméne n'est pas près de s'interrompre. En de très nombreux secteurs, la violence de la remontée du méthane et le caractére exothermique des réactions de méthanisation empéchent désormais le sol de regeler, même en plein hiver. De plus les infiltrations estivales de l'eau des lacs de fonte, réchauffée par le soleil, contribuent à accélérer et à étendre le dégel en profondeur. Et cela d'autant plus efficacement que ces eaux "récupérent" au passage une partie des calories dégagées par la fermentation des matières organiques dans la partie des sols déjà dégelée. Situation qu'absolument aucun - je dis bien aucun - climatologue du GIEC n'avait prévu.

Donc l'important dégel du permafrost observé agirait comme un "détonateur" susceptible de libérer des quantités de méthane telles que l'on rentrerait dans un véritable cercle vicieux: plus de méthane donc effet de serre accru donc dégel plus important du permafrost qui entraînerait une plus grande libération de méthane etc....

C'est ce que tu voulais dire Alain non ?

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En ce qui concerne la violence des remontées de méthane qui empêche les sols de regeler, l'info a été donnée avec ses sources voici deux ou trois mois sur un des forums d'Infoclimat. En fait il s'agit de l'extension à la Sibérie occidentale d'une observation déjà faite en 2004 en Sibérie orientale.

En ce qui concerne le caractère exothermique des réactions de méthanisation, il est bien connu que la fermentation bactérienne est une très efficace source de calories (pouvant provoquer ainsi des phénomènes de combustion spontanée de tas de fourrage ou de paille humide).

La combinaison de ces deux mécanismes en renforce logiquement l'efficacité pour empêcher ou limiter le regel et pour favoriser le dégel en profondeur. Dans ce dernier cas, les calories peuvent être efficacement transmises au pergélisol sous-jacent par l'eau d'infiltration, surtout en été, quand cette eau provient de lacs et d'étangs d'eau de fonte réchauffés par le soleil. Ce dernier point ne constitue d'ailleurs pas de la spéculation: Au cours de l'été 2005, on a effectivement constaté la disparition de nombreux plans d'eau en Sibérie, littéralement aspirés par le sol.

Il m'a paru logique de relier ces différentes séries d'éléments, ce qui se traduit par un effet de synergie susceptible d'accélérer le dégel et, partant les émissions de CH4 et de CO2, avec des conséquences probables sur le rythme du réchauffement climatique au cours des prochaines décennies.

Alain

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Donc l'important dégel du permafrost observé agirait comme un "détonateur" susceptible de libérer des quantités de méthane telles que l'on rentrerait dans un véritable cercle vicieux: plus de méthane donc effet de serre accru donc dégel plus important du permafrost qui entraînerait une plus grande libération de méthane etc....

C'est ce que tu voulais dire Alain non ?

Oui, mais avec une nuance. Je ne cherche absolument pas à faire des annonces catastrophistes (la réalité est déjà suffisamment alarmante pour ne pas avoir à en rajouter) et nous n'en sommes pas encore arrivés à la veille d'une "explosion" des températures. La diffusion du méthane des toundras et du pergélisol devrait approximativement doubler celle du méthane d'origine anthropique d'ici quelques années et donc accélérer de quelque 20% le rythme du réchauffement climatique. C'est beaucoup, mais on restera encore à des niveaux maîtrisables pendant quelques années. Je ne veux donc absolument pas parler de "détonateur" à propos de ces émanations (j'emploie plus volontiers l'expression "second seuil climatique"). Par contre il en serait tout autrement si, comme je le crains, les gisements de clathrates océaniques commençaient à être déstabilisés, dans une vingtaine d'année environ. David Archer, qui connaît mes thèses à ce sujet, vient de diffuser un texte reprenant pratiquement l'essentiel de mon raisonnement mais n'ose pas être aussi précis que moi et pronostique le début de ce phénomène dans "des décennies". Il est quand même le premier climatologue professionnel à commencer à intégrer enfin cette perspective dans son raisonnement, même si il sous-estime encore très probablement l'accélération du réchauffement, tout en la considérant comme une possibilité "effrayante" ("scary").Entre-temps, un véritable point de non-retour aurait été atteint avec l'accélération de la réduction estivale de la banquise arctique, puis sa disparition presque totale en été, aux environs de 2017 selon mes estimations, à 2 ans près.

Il est vrai que je n'aurais pas avancé cette date dans mon ouvrage si je n'avais pas pris en compte l'évolution du permafrost, de l'albédo et de l'industrialisation de NPI comme la Chine ou l'Inde et - de manière plus générale - l'ensemble des phénomènes de rétroaction et de synergie jusque là ignorés ou minorés par les climatologues du GIEC, spécialistes - trop spécialistes - des GES d'origine anthropique.

Dernier rappel : En 2001, les climatologues du GIEC n'imaginaient pas possible une disparition estivale de l'essentiel de la banquise arctique avant le 22ème siècle. En 2004, plusieurs équipes ont avancé la date de 2070. Voici un mois, une équipe a parlé de "2050, voire plus tôt". Encore un an ou deux et vous verrez que les mêmes vont reprendre ma prévision de 2017 à quelques années près (ils ont déjà fait la plus grande partie du chemin qui les séparait de moi).

En fait, ils le savent déjà probablement, mais personne n'ose encore le dire...

Too scary, comme l'écrit Archer...

Alain

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Oui, mais avec une nuance. Je ne cherche absolument pas à faire des annonces catastrophistes (la réalité est déjà suffisamment alarmante pour ne pas avoir à en rajouter) et nous n'en sommes pas encore arrivés à la veille d'une "explosion" des températures. La diffusion du méthane des toundras et du pergélisol devrait approximativement doubler celle du méthane d'origine anthropique d'ici quelques années et donc accélérer de quelque 20% le rythme du réchauffement climatique. C'est beaucoup, mais on restera encore à des niveaux maîtrisables pendant quelques années. Je ne veux donc absolument pas parler de "détonateur" à propos de ces émanations (j'emploie plus volontiers l'expression "second seuil climatique"). Par contre il en serait tout autrement si, comme je le crains, les gisements de clathrates océaniques commençaient à être déstabilisés, dans une vingtaine d'année environ. David Archer, qui connaît mes thèses à ce sujet, vient de diffuser un texte reprenant pratiquement l'essentiel de mon raisonnement mais n'ose pas être aussi précis que moi et pronostique le début de ce phénomène dans "des décennies". Il est quand même le premier climatologue professionnel à commencer à intégrer enfin cette perspective dans son raisonnement, même si il sous-estime encore très probablement l'accélération du réchauffement, tout en la considérant comme une possibilité "effrayante" ("scary").

Entre-temps, un véritable point de non-retour aurait été atteint avec l'accélération de la réduction estivale de la banquise arctique, puis sa disparition presque totale en été, aux environs de 2017 selon mes estimations, à 2 ans près.

Il est vrai que je n'aurais pas avancé cette date dans mon ouvrage si je n'avais pas pris en compte l'évolution du permafrost, de l'albédo et de l'industrialisation de NPI comme la Chine ou l'Inde et - de manière plus générale - l'ensemble des phénomènes de rétroaction et de synergie jusque là ignorés ou minorés par les climatologues du GIEC, spécialistes - trop spécialistes - des GES d'origine anthropique.

Dernier rappel : En 2001, les climatologues du GIEC n'imaginaient pas possible une disparition estivale de l'essentiel de la banquise arctique avant le 22ème siècle. En 2004, plusieurs équipes ont avancé la date de 2070. Voici un mois, une équipe a parlé de "2050, voire plus tôt". Encore un an ou deux et vous verrez que les mêmes vont reprendre ma prévision de 2017 à quelques années près (ils ont déjà fait la plus grande partie du chemin qui les séparait de moi).

En fait, ils le savent déjà probablement, mais personne n'ose encore le dire...

Too scary, comme l'écrit Archer...

Alain

Ta théorie suppose plus qu'une accélération de 20% du réchauffement climatique... Il reste encore presque 8 millions de Km2 de glace en été actuellement. Observons l'image ci-dessous :

seasonal.extent.updated.jpg

Vous voyez la limite de l'image à droite hors du graphe ? Cela signifierait qu'en 2017 correspondant au bord de l'image en prolongeant le graphe, nous soyons à 0 millions de Km2... AU rythme actuel et qui est le même depuis 1960, on en arriverait à 7 millions de Km2. Même en faisant une courbe en cloche avec une accélation exponentielle, cela donnerait entre 2030 et 2040 pour atteindre ce niveau, ce qui est très rapide, mais peut paraître plus raisonnable dans cet hypothèse de réduction des glaces.

Quels sont les éléments qui plaident en faveur d'une telle accélération de la fonte des glace, toujours pas perceptible actuellement d'ailleurs ??? J'ai entendu certains arguments, mais 2017 me semble très exagéré : 2030 vraiment au plus tôt peut sembler plus réaliste...

Florent.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Vous voyez la limite de l'image à droite hors du graphe ? Cela signifierait qu'en 2017 correspondant au bord de l'image en prolongeant le graphe, nous soyons à 0 millions de Km2... AU rythme actuel et qui est le même depuis 1960, on en arriverait à 7 millions de Km2. Même en faisant une courbe en cloche avec une accélation exponentielle, cela donnerait entre 2030 et 2040 pour atteindre ce niveau, ce qui est très rapide, mais peut paraître plus raisonnable dans cet hypothèse de réduction des glaces.

Quels sont les éléments qui plaident en faveur d'une telle accélération de la fonte des glace, toujours pas perceptible actuellement d'ailleurs ??? J'ai entendu certains arguments, mais 2017 me semble très exagéré : 2030 vraiment au plus tôt peut sembler plus réaliste...

Florent.

la surface des glaces de mer n'est que la partie émergée de l'iceberg, si j'ose dire.Tant qu'on aura pas d'info sur la variation d'épaisseur on ne peut donner de conclusions définitives mais faire des hypothèses.

En effet si l'épaisseur a varié de 40% depuis 40 ans avec une variation de la surface de 20%, cela fait une diminution de masse de glace de mer de 52% depuis 40 ans.

Si c'est 10% de variation d'épaisseur cela ne fait "que" 28% depuis 40 ans.

La diminution de la quantité de glace et non pas de la surface n'est peut-être pas linéaire et subit peut-être une accélération , on n'en sait rien, faute de mesures fiables.

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la surface des glaces de mer n'est que la partie émergée de l'iceberg, si j'ose dire.

Tant qu'on aura pas d'info sur la variation d'épaisseur on ne peut donner de conclusions définitives mais faire des hypothèses.

En effet si l'épaisseur a varié de 40% depuis 40 ans avec une variation de la surface de 20%, cela fait une diminution de masse de glace de mer de 52% depuis 40 ans.

Si c'est 10% de variation d'épaisseur cela ne fait "que" 28% depuis 40 ans.

La diminution de la quantité de glace et non pas de la surface n'est peut-être pas linéaire et subit peut-être une accélération , on n'en sait rien, faute de mesures fiables.

Non, on en sait rien et c'est bien le problème... C'est pour ça que je trouve la prévision d'Alain Costou très osée étant donné qu'en surface en tout cas, on n'a pas noté d'accélération de la décroissance de la banquise arctique. Soit il dispose d'informations supplémentaires quant à leur épaisseur devant se traduire effectivement pas un phénomène visible en surface à court terme, ou alors la prévision des experts donnant un pôle dégagé des glaces au plus tôt vers 2050, que l'on peut ramener au pire des scénarios à 2030 est plus raisonnable qu'une fonte estivale totale dans 11 ans seulement !Florent.

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Non, on en sait rien et c'est bien le problème... C'est pour ça que je trouve la prévision d'Alain Costou très osée étant donné qu'en surface en tout cas, on n'a pas noté d'accélération de la décroissance de la banquise arctique. Soit il dispose d'informations supplémentaires quant à leur épaisseur devant se traduire effectivement pas un phénomène visible en surface à court terme, ou alors la prévision des experts donnant un pôle dégagé des glaces au plus tôt vers 2050, que l'on peut ramener au pire des scénarios à 2030 est plus raisonnable qu'une fonte estivale totale dans 11 ans seulement !

Florent.

Sur le graphe que tu as envoyé, On constate une évidente rupture de rythme vers 1950. Je pronostique que nous observerons une autre rupture dans les prochaines années. Et je ne serais pas surpris que 2005 apparaisse alors comme ayant été une année charnière...Par ailleurs, l'accélération de 20% n'est qu'un minimum, ne concernant que les quelques prochaines années et ne mettant en jeu que le méthane du pergélisol. D'une part, parce qu'il est possible que la responsabilité réelle du CH4 dans le réchauffement ait été sous-estimée, ainsi que l'affirment certains (mais je ne table pas là-dessus), d'autre part et surtout parce que le phénomène ne peut que s'accélérer et s'accompagnera d'autres effets de rétroaction et de synergie, sans compter la possible aggravation des émissions anthropiques de GES avec la croissance de la Chine, de l'Inde et des autres NPI.

Ceci dit, je reconnais (je le précise même à plusieurs reprises dans mon livre) qu'il subsiste une part d'incertitude non négligeable dans certaines données et donc dans les prévisions qui en découlent. C'est pourquoi je les assortis d'une "marge de sécurité" plus ou moins importante selon les cas...

De petites variations dans les conditions initiales peuvent aboutir à des résultats sensiblement différents dix ou vingt ans plus tard.

Mais je maintiens mon pronostic : En 2017, à 2 ans près, il risque fort de ne plus rester grand chose de la banquise arctique à la fin de l'été...

Et quoi qu'il en soit, même si le phénomène ne se manifestait qu'une ou deux décennies plus tard, il n'en serait pas moins lourd de conséquences. Nous aurions seulement bénéficié d'un sursis plus long, ce qui ne serait tout de même pas négligeable. Un plus grand étalement dans le temps permettrait à une plus grande partie des molécules de CH4 de s'oxyder et nous donnerait la possibilité de réagir plus efficacement. Croisons les doigts !

Alain

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Sur le graphe que tu as envoyé, On constate une évidente rupture de rythme vers 1950. Je pronostique que nous observerons une autre rupture dans les prochaines années. Et je ne serais pas surpris que 2005 apparaisse alors comme ayant été une année charnière...

pour l'instant on ne peut effectivement pas le dire.Ceci dit, étant donnée la relativement faible connaissance, en tous cas très peu partagée, des clathrates de CH4 océaniques arctiques, personne ne peut dire qu'on ne pourrait pas assister à une accélération du phénomène.

En tous cas la banquise arctique semblant bien être un amplificateur des variations climatiques, sa parfaite connaissance devient une nécessité absolue.

Il faudrait donc qu'on soit rapidement fixé sur ses variations d'épaisseur.

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Alors qui avait lu que le réchauffement climatique aurait l'effet inverse sur l'hemisphère Nord donc avec des températures de plus en plus froides??! Enfin bon j'ai l'impression que personne ne sait grand chose et qui vivra verra, et pour conclure ce que la nature veut la nature l'obtient et elee reprend toujours ses droits default_flowers.gif

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Alors qui avait lu que le réchauffement climatique aurait l'effet inverse sur l'hemisphère Nord donc avec des températures de plus en plus froides??! Enfin bon j'ai l'impression que personne ne sait grand chose et qui vivra verra, et pour conclure ce que la nature veut la nature l'obtient et elee reprend toujours ses droits default_w00t.gif

ouais...C'est l'effet sur le Gulf Stream dont tu parles.

C'est pas exclu non plus.

Enfin il est vrai que pour l'instant on a des pistes, que rien n'est parfaitement figé et que même si la Nature fait ce qu'elle veut, il est pas interdit d'essayer de la comprendre de mieux en mieux.

non?

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Alors qui avait lu que le réchauffement climatique aurait l'effet inverse sur l'hemisphère Nord donc avec des températures de plus en plus froides??! Enfin bon j'ai l'impression que personne ne sait grand chose et qui vivra verra, et pour conclure ce que la nature veut la nature l'obtient et elee reprend toujours ses droits default_laugh.png

Si on se souvient bien des previsions à ce sujet, il y a encore peu de temps beaucoup niaient la possibilité d'un ralentissement du GS, pas avant 2100 disaient les climatologues en bureau, contredisant les climatologues qui avaient etudié cette hypothèse sur le terrain, puis ensuite ils ont admis que cela pourrait provoquer un refroidissement en Europe mais disaient ils le reste de la planète continuerait à se rechauffer.

Maintenant et là je trouve la transition un peu rapide d'ailleurs ils parlent d'un refroidissement generalisé sur l'ensemble de l'Hemisphère Nord, c'est possible en effet si l'albedo augmente grace à ce refroidissement Européen, faut attendre et voir.

Mais les mêmes disent que dans ce cas comme le rechauffement global continuerait ce serait l'hemisphère Sud qui se rechaufferait fortement...

Oui les données de SST ne montrent pas cela en tout cas ..

anomnight.1.3.2006.gif

La presque totalité de l'Ocean Glacial Antarctique est en SST négative, même s'il existe une immense anomalie chaude de l'Australie à l'Amerique du Sud dans le Pacifique je n'ai pas trop l'impression de visu qu'il y ait un déséquilibre entre les anomalies positives et negatives dans l'Hemisphère Sud et encore je pense que cette grosse anomalie chaude est due à la compensation plus au Sud de l'ENSO qui est en mode négatif.

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ouais...

C'est l'effet sur le Gulf Stream dont tu parles.

C'est pas exclu non plus.

Enfin il est vrai que pour l'instant on a des pistes, que rien n'est parfaitement figé et que même si la Nature fait ce qu'elle veut, il est pas interdit d'essayer de la comprendre de mieux en mieux.

non?

Tout à fait d'accord avec toi Meteor, le seul soucis c'est à force de lire des hypothèses à propos du réchauffement on commence à se sentir perdu, mais je reconnais qu'il faut toutes les étudier, mais attention de ne pas s'égarer. default_laugh.png

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Tout à fait d'accord avec toi Meteor, le seul soucis c'est à force de lire des hypothèses à propos du réchauffement on commence à se sentir perdu, mais je reconnais qu'il faut toutes les étudier, mais attention de ne pas s'égarer. default_laugh.png

oui c'est tout le problème, il faut savoir prendre du recul et analyser.C'est pas donné à tout le monde surtout qu'on n'a pas que çà à faire.

Il manque vraiment dans ce forum, et en particulier sur ce point précis, un spécialiste, disponible, permettant de recadrer les choses, et désireux de partager vraiment son savoir.

Il y a bien Alain Coustou évidemment, mais il est bien seul.

Alors faut se débrouiller dans ce méli-mélo de vérités et de contre-vérités.

C'est vrai aussi dans d'autres rubriques de ce forum, hélas.

à plus

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oui c'est tout le problème, il faut savoir prendre du recul et analyser.

C'est pas donné à tout le monde surtout qu'on n'a pas que çà à faire.

Il manque vraiment dans ce forum, et en particulier sur ce point précis, un spécialiste, disponible, permettant de recadrer les choses, et désireux de partager vraiment son savoir.

Il y a bien Alain Coustou évidemment, mais il est bien seul.

Alors faut se débrouiller dans ce méli-mélo de vérités et de contre-vérités.

C'est bien gentil, mais si je dois être gratifié de la qualité de spécialiste, ce sera alors plutot en tant que spécialiste des analyses de synthèse et adepte convaincu de l'utilité de la pluridisciplinarité. J'utilise mes compétences méthodologiques pour opérer la synthèse entre l'ensemble des données, tout en faisant appel au savoir et aux éléments apportés par divers spécialistes. Ce qui m'a permis de découvrir ou de prendre en compte des corrélations, des rétroactions et des effets de synérgie jusque là négligés ou ignorés dans la plupart des ouvrages de climatologie et de les intégrer dans une synthèse générale de l'évolution climatique.Ma participation à Infoclimat m'a d'ailleurs beaucoup apporté, en m'amenant à revoir certains points de mes travaux ou à les compléter par la prise en compte d'éléments que j'avais initialement négligés Ainsi, je ne parlais pas des variations de l'activité solaire dans "l'effet Vénus", alors que je les ai prises en compte dans "Terre, fin de partie?", après avoir été convaincu par les interventions de plusieurs d'entre vous.

Et c'est vrai qu'il est dommage qu'aucun climatologue reconnu ne consacre un peu de son temps à intervenir sur InfoClimat et à partager des éléments de son savoir avec nous... La "tour d'ivoire" dans laquelle s'enferment beaucoup de chercheurs est véritablement tout à fait regrettable.

Cordialement et bon week-end,

Alain

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Si, si il y a un climatologue sur le forum, mais il n'intervient plus dans les débats (il le faisait il y a quelques années), mais étant donné que le débat tourne en rond la plupart du temps, sans compter qu'à l'époque ou il intervenait, les deux sceptiques du forums étaient bien plus virulents qu'aujourd'hui (pour ne pas dire insultants et insolants), l'ont surement découragé d'intervenir, et de ce fait il ne poste plus que des articles de journaux. Tout le monde sait de qui je parle, donc si un jour il veut bien rejoindre à nouveau le débat, j'en serais le premier ravi.

petite anecdote: J'étais écroulé de rire lorsque l'un de nos deux compères (ignorant visiblement qui il était), lui disait que visiblement il ne comprenait pas grand chose à la climatologie, ou bien qu'il ne connaissait pas ce domaine, obligeant notre cher Gbl offusqué à sortir ses références. Quel moment de bonheur.... default_laugh.png

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Un nouvel article sur le degel et la disparition possible du permafrost, on en entend de plus en plus parler ...

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_841.php

J'ai pu me connecter depuis Agen où je donne des cours mardi et mercredi.Très intéressé par cet article, vous vous en doutez.

Pour la première fois, une équipe reconnue de scientifiques admet que plus de 50% des sols composés de permafrost pourraient complétement dégeler "d'ici 50 ans", ce qui constitue un nouvel élément allant nettement dans le sens de mon analyse de l'évolution climatique et de mes prévisions à l'horizon 2050.

Le même article considére un peu plus loin que sur les 9,5 millions de Km² de permafrost "s'enfonçant jusqu'à 3,4 m de profondeur" (curieuse limite, tout de même), il pourrait n'en rester guére plus de 1,5 million de Km² d'ici 2050. Même si - selon Lawrence - la couche la plus profonde ne sera guère touchée par le réchauffement avant quelques siècles (ce que je conteste en partie, parce qu'on a constaté en 2005 une très efficace transmission des calories de surface vers les couches plus profondes par le biais des lacs et étangs d'eau de fonte, réchauffés par le soleil estival et qui sont "aspirés" en profondeur avec une rapidité et une fréquence qui a surpris tout le monde au cours de l'été dernier).

C'est donc, en dépit de ce bémol, une confirmation très nette de la validité de ma thése à ce sujet, avec en plus un calcul précis des surfaces concernées, ce que je ne pouvais obtenir moi-même avec précision par modélisation, faute de données suffisamment complétes. J'avais donc du introduire une fourchette d'estimation temporelle dans mes calculs (fourchette qui englobait les prévisions qui viennent d'être communiquées par le NCAR, au moins pour les premiers mètres de la couche de permafrost).

Après la confirmation déjà globalement obtenue au sujet de l'année 2005, tout se met donc - hélas - progressivement en place pour confirmer - élément après élément - la justesse de mon modèle synthétique d'évolution climatique. Après leur confirmation, je compte d'ailleurs intégrer ces nouveaux résultats d'ici quelques mois (en y intégrant également les conséquences de la transmission des calories aux couches plus profondes par l'infiltration des eaux de surface) pour reprendre mes calculs et resserer ma fouchette d'évaluation.

Un autre point intéressant est que le NCAR admet maintenant que le dégel du permafrost pourrait amener un volume d'eau supplémentaire "considérable" "dans les océans" (d'après Slater). Et donc contribuer à accélerer la montée du niveau des océans...

J'ajouterai que le même phénoméne contribuera probablement à la réduction relative de salinité de l'Arctique et ne sera peut-être pas sans conséquence sur la circulation thermohaline.

Alain

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