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BIBICHE76

Le gulf stream ralenti

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Peut-être n'ai je pas bien fait attention mais, il me semble qi'il y'a une des causes du rechauffement climatique que l'on ne parle pas c'est le ralentissemnt du gulf stream qui du coup pourrait provoquer

l'effet inverse.C'est à dire, une periode glaciaire.Voici les propos du nouvel obs:

Le gulf Stream

Scénario noir à la Maison-Blanche. Si le Gulf Stream s’arrête...Le Nouvel Observateur n°2059, 22/02/05 par Gérard Petitjean

Réchauffement climatique plus fonte des pôles égale arrêt du courant océaniqueplus panique sur la planète. C’est l’équation remise par deux chercheurs américainsà George W. Bush, qui s’est empressé... de l’enterrer

Certains rapports font froid dans le dos. Celui qu’ont écrit Peter Schwartz et Doug Randall à la demande du Pentagone a pour titre: «Pensons l’impensable». On n’aurait normalement jamais dû en entendre parler: George Bush ne voulait pas qu’il soit publié. Mais il y a toujours des fuites. «L’impensable» a donc été dévoilé fin février. En deux mots: il va faire froid et ça va chauffer sur la planète. Le froid, c’est pour le climat. Le chaud, ce sont les énormes conflits que ce refroidissement risque d’entraîner.

A ceux qui croiraient naïvement que nous sommes dans une période de réchauffement climatique qui entraînera dans le futur des canicules à répétition, rappelons, comme le font Schwartz et Randall, que rien n’est simple en matière de climat. Et qu’il est déjà arrivé dans le passé que des épisodes de chaleur provoquent des températures sibériennes en Europe et ailleurs. C’était il n’y a pas bien longtemps: 12600 ans à peine, une période que les géologues appellent le Dryas récent. Le climat était alors à peu près le même qu’aujourd’hui, même si le niveau des mers était sensiblement plus bas. Mais les eaux chaudes du Gulf Stream baignaient déjà les côtes d’Europe jusqu’en Norvège, et tout allait bien. Trop bien, car avec la chaleur les glaces de l’Arctique se sont mises à fondre. Et se sont répandues d’un coup, gigantesque débâcle glaciaire, dans tout l’Atlantique Nord. Avec une conséquence inattendue: cet apport d’eau douce a bloqué le Gulf Stream, ce «gigantesque tapis roulant hydraulique» qui parcourt les océans de la planète tantôt en surface, tantôt en profondeur, selon l’expression du paléoclimatologue français Jean-Claude Duplessy (1). PublicitéRendues plus légères par cette pellicule d’eau douce, les eaux du Gulf Stream cessèrent de se mélanger avec les eaux plus denses des fonds marins. Le célèbre courant, qui ne pouvait plus plonger pour continuer sa course océanique, fut considérablement ralenti. Conséquences immédiates: en moins de soixante-dix ans, l’Europe se retrouva plongée en pleine période glaciaire. Les îles Britanniques connaissaient le climat de la Sibérie. Et les glaces, l’hiver, descendaient au large des côtes du Portugal! L’épisode dura un bon millier d’années, avant que le grand courant calorifère ne se remette en marche.

C’est exactement ce que nous annoncent les experts du Pentagone: un nouveau Dryas, un coup de froid sévère sur l’Europe, avec toutes les conséquences qui s’ensuivraient, dans le monde entier. Car le froid entraînerait la sécheresse, perturberait les moussons jusqu’en Asie du Sud-Est. La famine menacerait 400 millions de personnes. On se battrait alors pour la survie, y compris à coups de bombe nucléaire, pour l’eau, pour la nourriture, jusqu’à ce que la population mondiale, écrivent les auteurs, soit revenue à un niveau compatible avec les capacités alimentaires très altérées de la planète… On vous passe les détails de ce scénario catastrophe que Schwartz et Randall font démarrer en 2010. Leur préconisation: transformer les Etats-Unis en une sorte de forteresse capable de résister à l’assaut des populations affamées du reste de la planète. Mais pas un mot sur la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre dont les Etats-Unis sont les principaux responsables.

Ce silence pudique n’a pas suffi à George Bush, pour qui toute évocation des conséquences d’un réchauffement climatique global est une hérésie. Il a donc mis le rapport au panier, comme il le fait régulièrement – le député démocrate Henry Waxman a dénombré 21 cas au moins – quand des scientifiques payés par le gouvernement vont contre les idées ou les intérêts du président.

Faut-il redouter la quasi-guerre mondiale que nous annoncent les experts du Pentagone? Pas sûr. Eux-mêmes prennent quelques précautions, parlent d’hypothèses plausibles. Mais, ajoutent-ils, ils étudient tous les scénarios.

Jean-Claude Duplessy, lui, aurait tendance à qualifier ce genre de littérature de «délire militaire». Mais il reconnaît toutefois que «ça bouge dans l’Atlantique Nord». D’abord parce que la salinité des eaux y a baissé. Ensuite parce que dans un des trois détroits par lesquels s’engouffre le Gulf Stream dans la mer de Norvège, la vitesse du grand courant océanique a baissé de 20% depuis le milieu des années 1990. Ailleurs, les mesures n’ont pas encore été faites. Ajoutons à cela que les glaces du Groenland pourraient bien se mettre à fondre si les températures montaient de plus de 2 °C, prévision la plus optimiste pour cette fin de siècle... Allons-nous condamner nos petits-enfants à vivre un nouvel âge glaciaire? Difficile à dire. Comme le souligne Jean-Claude Duplessy: «C’est la première fois dans l’histoire connue de la planète que nous allons passer d’une période chaude à une autre, plus chaude encore. Et là, nous manquons totalement de repères!»

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Alors, qui croire ????? default_crying.gif La santé, bonne ou mauvaise ??

Je pense que notre bon vieux gulf stream a du temps devant lui ! Il n'y a pas de soucis pour l'instant....

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Location : Bouffémont (95) Val d'Oise 

Article très intéressant merci!

Cela ne m'étonne pas que le gulf stream se serait accéléré depuis 1995 vue la deferlante des flux zonaux dans les années 90 qui nous montraient bien la puissance du gulf stream.

Ceci dit c'est dommage qu'il n'y est pas de chiffre dans cet article. Une autre chose qui me choque un peu, ce n'est pas très logique que le taux de salinité est gagné vers le nord sachant que la banquise tant à fondre! Bref je reste dubitatif sur cette étude même si quelquepart je pense que le gulf stream ne doit pas se comporter si mal que ça.

a+

Patric95

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Peut-être n'ai je pas bien fait attention mais, il me semble qi'il y'a une des causes du rechauffement climatique que l'on ne parle pas c'est le ralentissemnt du gulf stream qui du coup pourrait provoquer

l'effet inverse.C'est à dire, une periode glaciaire.Voici les propos du nouvel obs:

Le gulf Stream

Scénario noir à la Maison-Blanche. Si le Gulf Stream s’arrête...Le Nouvel Observateur n°2059, 22/02/05 par Gérard Petitjean

Réchauffement climatique plus fonte des pôles égale arrêt du courant océaniqueplus panique sur la planète. C’est l’équation remise par deux chercheurs américainsà George W. Bush, qui s’est empressé... de l’enterrer

Certains rapports font froid dans le dos. Celui qu’ont écrit Peter Schwartz et Doug Randall à la demande du Pentagone a pour titre: «Pensons l’impensable». On n’aurait normalement jamais dû en entendre parler: George Bush ne voulait pas qu’il soit publié. Mais il y a toujours des fuites. «L’impensable» a donc été dévoilé fin février. En deux mots: il va faire froid et ça va chauffer sur la planète. Le froid, c’est pour le climat. Le chaud, ce sont les énormes conflits que ce refroidissement risque d’entraîner.

A ceux qui croiraient naïvement que nous sommes dans une période de réchauffement climatique qui entraînera dans le futur des canicules à répétition, rappelons, comme le font Schwartz et Randall, que rien n’est simple en matière de climat. Et qu’il est déjà arrivé dans le passé que des épisodes de chaleur provoquent des températures sibériennes en Europe et ailleurs. C’était il n’y a pas bien longtemps: 12600 ans à peine, une période que les géologues appellent le Dryas récent. Le climat était alors à peu près le même qu’aujourd’hui, même si le niveau des mers était sensiblement plus bas. Mais les eaux chaudes du Gulf Stream baignaient déjà les côtes d’Europe jusqu’en Norvège, et tout allait bien. Trop bien, car avec la chaleur les glaces de l’Arctique se sont mises à fondre. Et se sont répandues d’un coup, gigantesque débâcle glaciaire, dans tout l’Atlantique Nord. Avec une conséquence inattendue: cet apport d’eau douce a bloqué le Gulf Stream, ce «gigantesque tapis roulant hydraulique» qui parcourt les océans de la planète tantôt en surface, tantôt en profondeur, selon l’expression du paléoclimatologue français Jean-Claude Duplessy (1). PublicitéRendues plus légères par cette pellicule d’eau douce, les eaux du Gulf Stream cessèrent de se mélanger avec les eaux plus denses des fonds marins. Le célèbre courant, qui ne pouvait plus plonger pour continuer sa course océanique, fut considérablement ralenti. Conséquences immédiates: en moins de soixante-dix ans, l’Europe se retrouva plongée en pleine période glaciaire. Les îles Britanniques connaissaient le climat de la Sibérie. Et les glaces, l’hiver, descendaient au large des côtes du Portugal! L’épisode dura un bon millier d’années, avant que le grand courant calorifère ne se remette en marche.

C’est exactement ce que nous annoncent les experts du Pentagone: un nouveau Dryas, un coup de froid sévère sur l’Europe, avec toutes les conséquences qui s’ensuivraient, dans le monde entier. Car le froid entraînerait la sécheresse, perturberait les moussons jusqu’en Asie du Sud-Est. La famine menacerait 400 millions de personnes. On se battrait alors pour la survie, y compris à coups de bombe nucléaire, pour l’eau, pour la nourriture, jusqu’à ce que la population mondiale, écrivent les auteurs, soit revenue à un niveau compatible avec les capacités alimentaires très altérées de la planète… On vous passe les détails de ce scénario catastrophe que Schwartz et Randall font démarrer en 2010. Leur préconisation: transformer les Etats-Unis en une sorte de forteresse capable de résister à l’assaut des populations affamées du reste de la planète. Mais pas un mot sur la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre dont les Etats-Unis sont les principaux responsables.

Ce silence pudique n’a pas suffi à George Bush, pour qui toute évocation des conséquences d’un réchauffement climatique global est une hérésie. Il a donc mis le rapport au panier, comme il le fait régulièrement – le député démocrate Henry Waxman a dénombré 21 cas au moins – quand des scientifiques payés par le gouvernement vont contre les idées ou les intérêts du président.

Faut-il redouter la quasi-guerre mondiale que nous annoncent les experts du Pentagone? Pas sûr. Eux-mêmes prennent quelques précautions, parlent d’hypothèses plausibles. Mais, ajoutent-ils, ils étudient tous les scénarios.

Jean-Claude Duplessy, lui, aurait tendance à qualifier ce genre de littérature de «délire militaire». Mais il reconnaît toutefois que «ça bouge dans l’Atlantique Nord». D’abord parce que la salinité des eaux y a baissé. Ensuite parce que dans un des trois détroits par lesquels s’engouffre le Gulf Stream dans la mer de Norvège, la vitesse du grand courant océanique a baissé de 20% depuis le milieu des années 1990. Ailleurs, les mesures n’ont pas encore été faites. Ajoutons à cela que les glaces du Groenland pourraient bien se mettre à fondre si les températures montaient de plus de 2 °C, prévision la plus optimiste pour cette fin de siècle... Allons-nous condamner nos petits-enfants à vivre un nouvel âge glaciaire? Difficile à dire. Comme le souligne Jean-Claude Duplessy: «C’est la première fois dans l’histoire connue de la planète que nous allons passer d’une période chaude à une autre, plus chaude encore. Et là, nous manquons totalement de repères!»

L'amalgame de la situation actuelle avec celle du Dryas récent (pas plus qu'avec l'événement de même nature survenu il y a 8200 ans environ) n'est en aucune manière recevable.

La masse de glace qui avait recouvert une grande partie de l'hémisphère nord avait atteint jusqu'à 70 millions de km3 (contre 2 millions actuellement pour le Groenland) à la fin de l'ère glaciaire. Un gigantesque volume qui avait entrepris de fondre. D'immenses lacs glaciaires se sont ainsi formés, séparés de l'océan arctique, du nord atlantique et du nord pacifique par les "digues naturelles" constituées essentiellement par les glaces restantes. Il suffit alors qu'une de ces barrières, fragilisée par le dégel qui se poursuivait, céde pour que des masses d'eau gigantesques se déversent, repoussant le GS de l'époque et faisant remonter brutalement le niveau de l'océan de plusieurs mêtres en quelques mois ou quelques années, répandant une chappe d'eau douce et glacée sur les océans de l'hémisphère nord et provoquant un retour provisoire du froid.

Le dernier épisode de ce type s'est déroulé il y a quelques 8200 ans (voir les travaux du Pr Bard) et a été provoqué par le déversement soudain dans l'Atlantique nord du gigantesque lac d'eau de fonte qui occupait une grande partie de l'actuel Canada.

Il n'existe plus actuellement AUCUNE réserve de glace (et encore moins d'eau) suffisante pour provoquer le retour d'un tel phénomène. Il ne s'agit donc pas d'autre chose que d'un fantasme basé sur des élucubrations fondées sur des événement géologiques mal digérés !

Schwartz et Randall n'ont d'ailleurs pas la moindre formation scientifique, n'étant que de simples administrateurs, des "mercenaires" du Pentagone chargés de rédiger un rapport totalement bidon dont aucun scientifique n'aurait accepté de se charger et dont les conclusions sont rejetées par la presque totalité des climatologues, des glaciologues, des océanologues et généralement de tous les scientifiques qui se sont donnés la peine de le lire et de tenter de vérifier ses affirmations. default_blink.png

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Guest Guest

C'est exactement mon sentiment, et c'est très bien argumenté par Alain (aspect "contextuel" ou "conjoncturel", du refroidissement local qui s'est produit il y a 8200 ans).

@+

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Bel effort d'Alain, hélas totalement inutile: le sujet ressortira sur le forum dans moins d'une semaine default_blink.png

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Guest Guest

Bel effort d'Alain, hélas totalement inutile: le sujet ressortira sur le forum dans moins d'une semaine default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Au contraire : c'est bien la preuve qu'il est utile, il n'y aurait pas a le faire autremement default_blink.png

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Location : La Ferrière (Haut Bréda - Belledonne Nord), 1100m

Ce n'est pas la peine d'être négationniste a ce point, l'ouverture d'esprit serait de considérer le sujet sans vouloir le clore dès son ouverture. Et celà même si l'on es fanatique du réchauffement, et surtout des thèses que l'on émet a son sujet.

Il n'est point besoin d'un déversement brutal d'eau douce pour avoir un impact sur le GS, il s'agit simplement d'un seuil de salinité en dessous duquel le maintien du courant en surface est aléatoire.

Le déversement d'eau douce peut se faire lentement, au fils des décennies et avoir un impact tout aussi important sur le GS.

Je ne suis pas un partisans du jour d'après, simplement je pense qu'échanger a ce sujet n'est pas inutile, c'est en tout cas plus enrichissant que de le taire...

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En fait personne ne sait, qu'elle sera l'imapact du réchauffement climatique sur le GS et encore moins son impact sur le climat....

On le sera peut être, quand on commencera à avoir des rhumatismes, quand on sera à la maison de retraite (si un jour on aura encore droit à la retraite) ou alors c'est nos petits enfants qui connaîtront la vérité, et nous on sera six pied sous terre!

Ou alors on le sera jamais, si l'espèce humaine disparait (épidémies, catastrophes mondiales.....), mais ça je ne le souhaite pas de tout mon coeur!

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Location : Bouffémont (95) Val d'Oise 

Marco P si quelqu'un ressort ce sujet dans une semaine ou même après ça sera un nouveau sur le forum qui n'aura pas lu ce sujet. Il faut se dire qu'en intervenant sur le forum vous enrichissez des passionnés et au fil du temps c'ets sure qu'il faudra peut être répéter ceci mais à d'autres passionnés.

En tout cas merci pour ces précisions Alain car je ne savais pas cela.

a+

Patric95

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Marco P si quelqu'un ressort ce sujet dans une semaine ou même après ça sera un nouveau sur le forum qui n'aura pas lu ce sujet. Il faut se dire qu'en intervenant sur le forum vous enrichissez des passionnés et au fil du temps c'ets sure qu'il faudra peut être répéter ceci mais à d'autres passionnés.

En tout cas merci pour ces précisions Alain car je ne savais pas cela.

a+

Patric95

Demande à Alain de t'expliquer comment il interprete les données du courant de surface de Mercator cette année par rapport à l'an dernier.

Je prefère ne pas debattre de ce sujet ici sur Infoclimat pour ma part parce qu'à force les gens bardés de certitudes ca me tape sur le système et la situation actuelle dans le pays m'y tape deja assez.

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Location : La Ferrière (Haut Bréda - Belledonne Nord), 1100m

Je prefère ne pas debattre de ce sujet ici sur Infoclimat pour ma part parce qu'à force les gens bardés de certitudes ca me tape sur le système et la situation actuelle dans le pays m'y tape deja assez.

C'est vrai qu'il y a des prétendants, mais pas seulement ici...

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Un arrêt rapide du Gulf Stream est il possible ?

Il existe très fortes raisons d'estimer que le Gulf Stream, le grand courant océanique grâce auquel nous connaissons des hivers bien plus tempérés que le Canada, n'est pas susceptible de s'arrêter rapidement et encore moins de s'inverser. Pas question en tout cas d'apparition soudaine d'un nouvel âge glaciaire, contrairement à ce qui est imaginé de manière délirante dans le film « le jour d'après » !

Par contre, il est fort possible qu'il ralentisse, au moins dans certaines de ses branches. Il pourrait également dévier plus ou moins en raison de certains des effets de la tendance au réchauffement climatique sur l'Océan Arctique.

Si cela devait exercer une influence sur le climat, ce pourrait être à l'encontre des îles britanniques et de l'Europe du nord, assez peu en ce qui concerne notre pays et sûrement absolument pas envers l'Amérique du nord. Les vents d'ouest dominants justifient cette dernière prédiction.

De toute manière, vu l'inertie considérable de ce courant, le ralentissement ne pourrait être que progressif.

De plus l'arrêt total me parait improbable. La plongée profonde des eaux apportées par le GS provient de ce qu'elles se sont refroidies en cédant des calories à l'Arctique et surtout que leur salinité (et donc leur densité) est plus forte que celle des eaux de l'Arctique (le gel en surface des eaux accroît cette salinité)

Si le gel cesse en raison du réchauffement de l'Arctique, 2 phénomènes devraient au moins en partie compenser cela en maintenant un écart de salinité:

- 1°) La salinité des eaux du golfe du Mexique (d'où provient le GS) s'accroît avec le réchauffement climatique qui provoque une évaporation plus importante des eaux de surface, donc une tendance à l'accroissement de leur concentration en sel.

- 2°) La salinité (et donc la densité) des eaux de l'Arctique diminue (lentement) avec la fonte des glaciers, le dégel progressif de la banquise et l'accroissement du débit des fleuves se jetant dans cet océan (+7 à 10 % en quelques décennies).

Les eaux du GS auront donc tendance à passer sous les eaux progressivement moins salées mais encore très froides de la surface de l'Océan arctique.

Elles contribueront ainsi à en réchauffer la masse en profondeur (accélérant la fonte de la banquise et mettant ultérieurement en danger la stabilité des gigantesques gisements de clathrates repérés à relativement faible profondeur dans les mers périphériques de l'Arctique).

J'avais posté ce texte une première fois voici 6 mois. Je le reprends ici sans en changer un seul mot car je le crois toujours valable à quelques détails près.

La disparition qui aurait été constatée d'une partie des cheminées de plongée verticale d'une des branches terminales du GS peut laisser penser que le phénoméne envisagé est en train de débuter.

Bien sûr, tout cela reste encore en grande partie théorique.

Mais ça me parait suffisamment logique pour constituer un scénario vraisemblable et justifier une étude approfondie.

Des expéditions sur les lieux seront évidemment nécessaires pour disposer de plus de précisions.

Dernier point, sans grande importance, mais je tiens quand même à préciser les choses : que je redoute un réchauffement échappant à tout contrôle (au vu d'un certain nombre de faits) ne signifie bien évidemment aucunement que je sois un "fanatique du réchauffement" comme celà a été fort aimablement écrit. Pas plus que je sois un "négationiste" de toute influence de l'évolution climatique sur le GS !

Alain

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Je pense que l'hypothèse d'un changement de direction de la DNA est sans doute plus probable que l'arrêt decrit dans le jour d'aprés ...

Une inflexion du courant se portant davantage vers le Golfe de Gascogne et la peninsule Iberique est possible.

Je ne crois pas trop à un rechauffement acceleré des eaux du Golfe du Mexique, parce qu'aux basses latitudes le système climatique dispose d'un moyen de retroaction negative par les cyclones, on l'a bien vu cette année, Wilma par exemple avait à son sommet une T° de -87° alors que la T° de la tropopause est de -60°, il n'y a apparemment pas transfert de chaleur du niveau de la mer vers la tropopause dans un cyclone mais destruction de cette chaleur en la transformant en energie mecanique, les -87° au sommet de Wilma montrent que c'est bien ce qui se produit, la multiplication et l'intensité des cyclones est un facteur de rééquilibrage thermique, ceci dit il est vrai que cela n'existe pas en zone polaire ou il n'y a pas ce moyen de regulation.

Il y aura des conséquences climatiques à n'en pas douter sans parler d'un arrêt, un repit pourrait ainsi etre donné à l'Arctique.

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Location : Les Estables (1350m)

Voici un lien de l'université qui est cité dans l'article de planète bleu.

http://www.nersc.no/~helge/Science/hoved.htm

Et le lien traduit.

http://translate.google.com/translate?hl=f...cial_s%26sa%3DG

http://translate.google.com/translate?hl=f...cial_s%26sa%3DG

J'ai l'impréssion qu'ils disent presque l'inverse de ce que dit ton article planète bleue.

Enfin j'ai plutôt l'impréssion qu'ils ne prennent aucun position.

Encore un coup des journalistes ?

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Il est incroyable de voir que la fixation du film Le Jour d'après se fait sur le GS alors que la base du film se fait sur un contraste des températures au sol et dans la stratosphère. Aurions nous vu le même film ?

Le film est tiré du livre : "La Super Tempête". Nous savons précisément que de fortes baisses de températures ont lieu dans la stratosphère depuis 10 ans pendant que le sol se réchauffe.

Il est aussi incroyable de lire qu'il n'y a rien de comparable avec les lacs canadiens déversés il y a 8200 ans. Alors on oublie tout le réchauffement actuel des glaces, qui entraine le permafrost, la fonte de la banquise, la fonte des glaciers, les inondations à répétissions qui grossissent les fleuves, l'augmentation des précipitations sur l'Arctique, bref tout un gros lot d'apport en eau douce. Il est vrai que la durée est différente mais l'apport en eau douce est bien réel. Qui peut être assez malin pour dire quand la dérive nord pourra changer de cap ?

De plus dans ce rapport norvégien ne précise pas spécialement où l'étude a été faite. Il parle également de 10 ans, mais 10 ans c'est demain. Je pense même qu'elle confirme un fait. Le Gulf Stream pourrait bien se renforcer sur la mer de Norvège, car elle s'affaiblit sur l'ouest. Le gulf stream ne s'arrête pas, mais il est en train de s'en détourner comme le précise Torrent. Les colonnes de descente sont devenues quasiment inexistantes.

La Méditerranée joue un role majeur qui est totalement occulté par beaucoup. C'est elle qui pourrait aider le Gulf Stream a changé d'orientation.

Avec tout ceci la chimie de l'atmosphère, des terres, des océans et du cycle des eaux semble vraiment compromise quoiqu'il arrive !

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Il est incroyable de lire qu'il n'y a rien de comparable avec les lacs canadiens déversés il y a 8200 ans. Alors on oublie tout le réchauffement actuel des glaces, qui entraine le permafrost, la fonte de la banquise, la fonte des glaciers, les inondations à répétissions qui grossissent les fleuves, l'augmentation des précipitations sur l'Arctique, bref tout un gros lot d'apport en eau douce. Il est vrai que la durée est différente mais l'apport en eau douce est bien réel. Qui peut être assez malin pour dire quand la dérive nord pourra changer de cap ?

Ce qui est incroyable, c'est d'imaginer une seule seconde que des phénomènes dont l'importance relative est dans un rapport voisin de 1 à 5000, voire plus, puissent exercer les mêmes effets !

Actuellement, la hausse annuelle du niveau des océans se mesure en millimètres (environ + 2 mm) et n'est due que pour une partie mineure - nettement moins d'1 mm - au déversement des eaux de fonte en provenance du Groenland et des glaciers nordiques ou de l'augmentation du débit des fleuves qui se jettent dans l'Arctique. L'essentiel provient de la dilatation océanique liée à la transmission progressive du réchauffement à leurs eaux.

Or l'événement de - 8200 (fort bien étudié par le Pr Edouard Bard) a entrainé en quelques mois une hausse du niveau des mers de plusieurs mètres! Ce qui donne une idée du volume d'eau mis alors en jeu...

Toujours s'en tenir aux faits, même dérangeants, pour fonder le raisonnement !

C'est tout.

Référence et lecture conseillée: Edouard Bard, Evolution du climat et de l'océan, coll. des Leçons inaugurales du Collège de France, Editions Fayard, Paris, 2003.

Je consacre également plusieurs pages à cette question dans mon récent ouvrage (lien sous ma signature).

Alain

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Ne le prends pas mal Alain, mais je ne te vois jamais evoquer cette affaire de refroidissement stratospherique d'une part, ni et même surtout l'augmentation de la frequence et de l'intensité des cyclones en zone tropicale.

Or il est bien évident que le rechauffement des pôles est du au transfert d'energie, ce n'est surement pas l'ensoleillement aux pôles qui est capable de les rechauffer.

Tu preux prendre une carte des SST actuelles, tu verras la conséquence de l'activité cyclonique intense cette année sur le Golfe du Mexique, il s'est considerablement refroidi et est en anomalie négative!

Je vois mal comment dans ce cas cela peut donner un GS plus puissant, par ailleurs tu sais trés bien que la circulation thermohaline a besoin d'un courant de retour pour exister.

Personne ne t'a parlé d'une retroaction comme celle de l'épisode Laurentis et encore moins d'une grande glaciation.

Il existe et les preuves sont là dans les carottages de boue du fond de l'ocean comparées aux carottages de glace du Groenland qu'il y a eu des arrêts brusques du GS par le passé, et pas seulement dans le cadre d'un evenement comme celui du deversement du lac de fonte de la calotte Laurentis, bien plus récents comme vers 1650 par exemple.

Il convient d'explorer les pistes qui peuvent expliquer ces phénomènes sans à priori et ne pas se braquer sur des modèles de fonctionnement qui sont peut être et même sans doute incomplets.

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bien plus récents comme vers 1650 par exemple.

Tu as des publications indiquant cet arret du GS pendant le petit age glaciaire?

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Marco, le gulf stream ne s'est pas arrêté lors du dernier petit âge glaciaire. Par contre la DNA a été fortement ralentie, entraînant une T° environ 1.5° inférieure à celle que l'on observe actuellement. Des corrélations entre l'activités du GS et l'activité solaire ont été faites, mais il reste beaucoup de choses à éclaircir.

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Guest Guest

Voici un lien de l'université qui est cité dans l'article de planète bleu.

http://www.nersc.no/~helge/Science/hoved.htm

Et le lien traduit.

http://translate.google.com/translate?hl=f...cial_s%26sa%3DG

http://translate.google.com/translate?hl=f...cial_s%26sa%3DG

J'ai l'impréssion qu'ils disent presque l'inverse de ce que dit ton article planète bleue.Enfin j'ai plutôt l'impréssion qu'ils ne prennent aucun position. Encore un coup des journalistes ? default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

Extrait du texte publié sur ce site norvégien (Nansen Environmental and Remote Sensing Center) : (...) On the one hand, the high salinity of the water masses will secure that the strength of the Gulf Stream system is maintained in the upcoming decades. On the other hand, the high temperatures will enhance [augmenter] the impacts of global warming on the climate of the Northern Hemisphere (...) Snowman, où est la contradiction dont tu fais écho ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Il indiquent même que cette bonne santé du Gulf Stream risque d'augmenter l'impact du réchauffement climatique en Europe du nord...

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en quelques mois une hausse du niveau des mers de plusieurs mètres! Ce qui donne une idée du volume d'eau mis alors en jeu...

Toujours s'en tenir aux faits, même dérangeants, pour fonder le raisonnement !

C'est tout.

Bonjour Alain, j'admire vos recherches sur les hydrates de méthane que je soutiens avec vigueur. Mais avez vous sérieusement réfléchi sur le quantitatif en mêtre cube d'eau qu'il faudrait pour faire monter les océans de plusieurs mêtres ?

Pour moi, ca me dérange de dire que c'est monté de plusieurs mêtres en quelques mois, suite au relachement d'un grand lac intérieur du Canada.

Par contre, si on précise que ce lac a créé un paradoxe dans l'Atlantique nord, créant aussi une fonte des autres glaciers, voir du relachement d'autres lacs au niveau de la Baltique par exemple, je serai un peu plus pret à y croire. Mais le quantitatif mondial d'une monté des eaux ne peut se faire sur un seul lac. A mon idée c'est impossible ! Il aurait fallu que ce lac est une profondeur de plusieurs milliers de mêtres sur une superficie grande comme le Canada entier. Ensuite que veut dire exactement plusieurs mêtres ? 3 mètres, 15 mêtres, 120 mêtres ??

Ici quelque chose me dérange très sérieusement.

Merci et en toute amitié car nous avons le même but default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Guest Guest

Il est incroyable de voir que la fixation du film Le Jour d'après se fait sur le GS alors que la base du film se fait sur un contraste des températures au sol et dans la stratosphère. Aurions nous vu le même film ?

Le film est tiré du livre : "La Super Tempête". Nous savons précisément que de fortes baisses de températures ont lieu dans la stratosphère depuis 10 ans pendant que le sol se réchauffe.

Peux-tu nous indiquer des références scientifiques concernant la relation de cause à effet entre refroidissement stratosphérique et glaciation globale terrestre ? Merci.Une interview de Roland Emmerich (où il explique que c'est le rapport du pentagone intitulé Imagining the Unthinkable qui l'a inspiré pour The day after tomorrow) est accessible ici : http://www.atmosphere.mpg.de/enid/0,55a304...__tude_2mr.html

Je confirme que ce film a comme origine une extrapolation d'un évènement de refroidissement local (Atlantique nord) qui s'est produit il y a 8200 ans alors que la terre sortait d'une période glaciaire, se réchauffait et se dirigeait vers l'interglaciaire actuel. Il semble que ce refroidissement temporaire soit lié à l'arrêt du Gulf Stream, arrêt consécutif à la fonte des glaces liée au réchauffement et à la baisse de la salinité de l'eau qui en a résulté (système du tapis roulant) - La nature n'a pas peur des paradoxes : un réchauffement global peut entrainer un refroidissement local

A propos du film, question d'un internaute sur Futura Sciences :

Les effets dûs au réchauffement climatique montrés par le film " le jour d'après " sont ils plausibles ? ( car après tous, ce n'est qu'un film ! ). Plus explicitement, on doit notre climat tempéré au courant atlantique nord. Est ce que la fonte accéléré de la calotte glaçière risque d'interrompre ce courant, et puisse provoquer ainsi non plus un réchauffement, mais un refroidissement climatique ?

Réponse de Valérie Masson Delmotte (sa biographie ici ) :
Bonjour,

Je résume le scénario du film : à cause des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, le climat se réchauffe, les glaces de l'Antarctique se disloquent, fondent brutalement, changent la densité de l'eau de mer et entrainent brutalement un arrêt du Gulf Stream et générent une glaciation en 8 jours.

Est-ce probable? Je vous dirai tout de suite : non.

L'histoire du climat nous montre cependant que lors de la dernière période glaciaire, l'instabilité des glaces présentes sur le nord de l'Europe et de l'Amérique s'est accompagnée en effet d'arrêt de la circulation océanique dans l'Atlantique du nord, avec des coups de chaud et de froid en Europe ou au Groenland, et une bascule entre nord et sud (arrêt du transport de chaleur = + de chaleur en Antarctique et refroidissement dans le nord). Ce sont les évènements de Dansgaard Oeschger enregistrés dans les glaces du Groenland et les évènements de Heinrich enregistrés dans les sédiments marins. Cela montre que la circulation dans l'Atlantique du nord est vulnérable à des changements du cycle de l'eau et présente des effets de seuil.

Aujourd'hui, il ne reste de glaces essentiellement qu'au Groenland et en Antarctique. Pour l'instant, la Peninsule Antarctique se réchauffe très vite, de même que l'Arctique et les côtes du Groenland. On mesure également un ralentissement du débit du "Gulf Stream".

Pour le futur, les modèles numériques de climat prévoient un réchauffement au cours du 21ème siècle, en réponse à l'augmentation des teneurs atmosphériques en gaz à effet de serre, et un ralentissement de la circulation océanique, puis un retour à une circulation océnanique plus intense : aucun de ces modèles ne prévoit un arrêt pour le 21ème siècle. Cependant, ces modèles ne résolvent pas toute la complexité de la circulation océanique fine (ils ont des grandes "mailles" pour calculer l'évolution climatique à long terme), et n'incluent pas tous les aspects du cycle de l'eau (débit des fleuves arctiques en réponse au dégel du pergélisol; fonte du Groenland).

La réponse à votre question est donc : pour l'instant, nous ne pouvons pas exclure ce type de réaction brutale (ralentissement de la circulation dans l'Atlantique nord), mais nous n'avons pas la démonstration que cela pourrait avoir lieu au cours du 21ème siècle. Un sondage réalisé par un collègue allemand auprès des scientifiques spécialistes de la circulation océanique a donné une estimation de ce risque de l'ordre de 5% pour le 21ème siècle.

Si ce type de mécanisme se mettait en place, irions nous vers une glaciation? Certainement pas! Là, le film est archi faux.

Dans un monde plus chaud, il y aurait un refroidissement très local sur les zones où la plongée des eaux profondes s'arrêterait (mer de Norvège, nord de l'Europe), de quelques degrés, pendant quelques dizaines d'années, et un surplus de réchauffement ailleurs. La variabilité climatique serait modifiée à beaucoup d'endroits de la planète mais cela n'entrainerait pas une glaciation.

L'histoire du climat montre en effet que les glaciations ont été causées par la périodicité des variations de l'orbite de la terre, à des échelles de temps de l'ordre de 10 000 ans, suite à une diminution importante de l'énergie solaire arrivant à la surface des hautes latitudes nord en été. Jamais par une augmentation de l'effet de serre (naturel), jamais à cause d'un arrêt de circulation océanique. Les derniers résultats issus des forages dans les glaces polaires montrent même que la dernière entrée en glaciation, il y a environ 120 000 ans, s'est d'abord manifestée par un refroidissement simultané en Antarctique et au Groenland pendant près de 5000 ans avant que le premier "coup de froid" (premier évènement de Dansgaard-Oeschger) ne soit enregistré.

Enfin, on doit notre climat tempéré à la fois à la dérive nord atlantique ("Gulf Stream") mais également à la circulation atmosphérique, qui se réchauffe à la surface de l'océan et nous apporte de l'air doux et humide en hiver...

Pour finir, je vais reprendre la perspective sur l'histoire du climat : chaque grand changement climatique passé n'a pas été "un long fleuve tranquille" mais s'est accompagné de changements rapides et importants, pas uniquement dans l'atlantique nord mais également dans les régions de mousson... Le risque climatique, à mon avis, n'est pas que le risque d'un réchauffement moyen, mais surtout un risque de changement climatique régional abrupt, pour lequel nous sommes très vulnérables.

SphinxFred :

Il est aussi incroyable de lire qu'il n'y a rien de comparable avec les lacs canadiens déversés il y a 8200 ans. Alors on oublie tout le réchauffement actuel des glaces, qui entraine le permafrost, la fonte de la banquise, la fonte des glaciers, les inondations à répétissions qui grossissent les fleuves, l'augmentation des précipitations sur l'Arctique, bref tout un gros lot d'apport en eau douce. Il est vrai que la durée est différente mais l'apport en eau douce est bien réel. Qui peut être assez malin pour dire quand la dérive nord pourra changer de cap ?

Je suis d'accord avec ce qu'indique Alain : il n'y a rien de comparable.SphinxFred :

De plus dans ce rapport norvégien ne précise pas spécialement où l'étude a été faite. Il parle également de 10 ans, mais 10 ans c'est demain. Je pense même qu'elle confirme un fait. Le Gulf Stream pourrait bien se renforcer sur la mer de Norvège, car elle s'affaiblit sur l'ouest. Le gulf stream ne s'arrête pas, mais il est en train de s'en détourner comme le précise Torrent. Les colonnes de descente sont devenues quasiment inexistantes. La Méditerranée joue un role majeur qui est totalement occulté par beaucoup. C'est elle qui pourrait aider le Gulf Stream a changé d'orientation.

Non, il ne s'agit d'une seule décade mais de plusieurs décades (il y a eu une perte d'information à ce sujet dans l'article publié sur http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29997.htm ) - Extrait du texte publié sur le site norvégien (Nansen Environmental and Remote Sensing Center) : (...) On the one hand, the high salinity of the water masses will secure that the strength of the Gulf Stream system is maintained in the upcoming decades. On the other hand, the high temperatures will enhance [augmenter] the impacts of global warming on the climate of the Northern Hemisphere (...) En l'état actuel des connaissances scientifiques, rien n'indique un affaiblissement du Gulf Stream pour aujourd'hui et les décades à avenir, c'est tout ce que l'on peut affirmer. Après, on ne sais pas, pas plus que l'on va savoir s'il va pleuvoir ou pas à tel endroit exactement dans 30 ans... Même si bien sûr la science ne peut pas tout prévoir, il n'y a aujourd'hui AUCUN argument scientifique, et AUCUNE donnée du passé qui peut nous laisser penser qu'une glaciation globale affectera la terre dans les prochaines décennies : Le jour d'après, c'est pour moi de la totale science fiction. Mais bon, chacun est libre de spéculer sur ce qu'il veut, moi je prévois que les hommes vont devenir responsables default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

SphinxFred :

Avec tout ceci la chimie de l'atmosphère, des terres, des océans et du cycle des eaux semble vraiment compromise quoiqu'il arrive !

Personne ne dit le contraire : les menaces du réchauffement global sont réelles. Mais la terre ne subira pas de glaciation avant plusieurs milliers d'années (pas avant 60 000 ans vraissemblablement) - A quand la prochaine glaciation ? Réponse ici : http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosc...glaciation.html (Ecole Normale Supérieure de Lyon)

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Bonjour Alain, j'admire vos recherches sur les hydrates de méthane que je soutiens avec vigueur. Mais avez vous sérieusement réfléchi sur le quantitatif en mêtre cube d'eau qu'il faudrait pour faire monter les océans de plusieurs mêtres ?

Pour moi, ca me dérange de dire que c'est monté de plusieurs mêtres en quelques mois, suite au relachement d'un grand lac intérieur du Canada.

Par contre, si on précise que ce lac a créé un paradoxe dans l'Atlantique nord, créant aussi une fonte des autres glaciers, voir du relachement d'autres lacs au niveau de la Baltique par exemple, je serai un peu plus pret à y croire. Mais le quantitatif mondial d'une monté des eaux ne peut se faire sur un seul lac. A mon idée c'est impossible ! Il aurait fallu que ce lac est une profondeur de plusieurs milliers de mêtres sur une superficie grande comme le Canada entier. Ensuite que veut dire exactement plusieurs mêtres ? 3 mètres, 15 mêtres, 120 mêtres ??

Ici quelque chose me dérange très sérieusement.

Merci et en toute amitié car nous avons le même but default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Données de Radia Canada :
(...)À son apogée, le Aggasiz s'étendait de l'ouest du Manitoba au Québec, et vers le sud jusqu'au Dakota du Nord et au Minnesota, soit une superficie d'environ 350 000 kilomètres carrés. Il était plus de deux fois plus grand que les actuels Grands Lacs à la frontière américano-canadienne.Il y a 8500 ans, les glaciers nord-américains reculaient rapidement et le lac Agassiz rétrécissait mais couvrait encore les plaines au sud de la Baie d'Hudson et au nord des Grands Lacs. Ses eaux ont commencé à déborder d'abord dans le fleuve Mississippi vers le Golfe du Mexique, puis dans le Saint-Laurent à destination de l'Atlantique.Mais il y a environ 8200 ans, les eaux du lac se sont soudain répandues dans la Baie d'Hudson et en quelques mois pratiquement tout le lac s'est vidé dans l'Atlantique Nord.

Les chercheurs estiment que ce colossal déversement d'eau douce a peut-être perturbé les courants de l'Atlantique Nord, car l'Europe, où le climat est tempéré par les eaux chaudes du Gulf Stream, a connu un brusque refroidissement.

Suite : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Sante...ue-europe.shtml

La transgression générale de l'époque (=élévation du niveau marin) est, d'après ce que j'ai lu sur le sujet, due au réchauffement global : dilatation thermique + fonte glaciers. La baisse de salinité rapide à l'origine de l'arrêt du gulf Stream (et corrélativement du refroidissement local rapide ) semble bien due au déversement local de grandes quantités d'eau douce issus du lac Agassiz (Baie d'Hudson). Ce déversement s'accompagne d'une élévation du niveau de la mer.

Un peu de calculs :

Données ENS Lyon : La surface des océans représente à peu près 70% de la surface terrestre (rayon 6 370 kilomètres, soit surface totale = 4 x pi x 6370 x 6370 = 510 millions de kilomètre-carrés) c'est-à-dire 357 millions de km2...

Lac Agassiz : 350 000 km2 soit 0,35 millions de km2

Le lac Agassiz, c'est donc environ un millième de la surface océanique mondiale. Pour une élévation d'un mètre du niveau moyen des océans suite au déversement de l'intégralité de l'eau contenu dans ce lac, il faudrait qu'il ait une profondeur de 1000 mètres. Conclusion : c'est tout à fait cohérent avec la profondeur observée des lacs actuels (le lac supérieur atteint 405 mètres). N'oublions pas la fonte des glaciers qui a aussi contribué en parallèle à augmenter le niveau marin (addition des effets).

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

La transgression générale de l'époque (=élévation du niveau marin) est, d'après ce que j'ai lu sur le sujet, due au réchauffement global : dilatation thermique + fonte glaciers.

La baisse de salinité rapide à l'origine de l'arrêt du gulf Stream (et corrélativement du refroidissement local rapide ) semble bien due au déversement local de grandes quantités d'eau douce issus du lac Agassiz (Baie d'Hudson). Bien sur, le déversement de ces eaux douces a aussi fait monter le niveau marin (et ceci brutalement - Je n'ai pas de chiffres plus précis que "quelques mètres", soit environ 2 à 3 mètres je pense).

Ca ne tient pas debout ton truc, le Groenland qui fait 2 millions de km2 avec une moyenne d'altitude de l'Indlandsis de 1500 m environ provoquerait en cas de fonte totale une elevation du niveau des oceans de 7m.

Comment un lac 5 fois moins etendu et sans doute pas d'une profondeur de 1500 m mais surement plutot de 200 à 300m soit environ un volume 30 fois moindre à première vue peut il provoquer une hausse du niveau des oceans de 2 à 3m?

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