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Alain Coustou

Les événements climatiques violents

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"Katrina n'a rien d'exceptionnel"

NOUVELOBS.COM | 20.09.05 | 15:22

par Serge Planton,

météorologiste à Météo-France

Pouvez- vous nous dire ce en quoi consiste un cyclone et nous exposer les facteurs qui concourent à sa survenue ?

- Pour commencer il faut préciser que dans les cas de Katrina et d'Ophelia il s'agit de cyclones dits tropicaux. Ces cyclones tropicaux naissent au dessus des mers chaudes et dans des zones de forte humidité, autrement dit dans le Sud tropical, au-dessus des océans et dans l'Ouest des bassins océaniques.

Il faut préciser que les cyclones, s'ils naissent au niveau des latitudes sub-tropicales, ne peuvent se former sur l'équateur-même. En effet, un cyclone est un système tourbillonnaire entamé par la rotation terrestre. Or la force qui entraîne le cyclone est liée à cette rotation, qui s'annule sur l' équateur.

Le cyclone est favorisé par l'instabilité atmosphérique qui se produit quand la température en basse atmosphère est plus élevée que celle en haute atmosphère… ce qui est le cas au-dessus des mers. L'air chaud monte et en rencontrant un environnement plus froid son ascension s'accélère. Le phénomène s'auto-entretient.

Ce sont cette instabilité et l'inertie liée à la rotation terrestre qui constituent les phénomènes de base des cyclones.

Autre condition à la formation d'un cyclone, comme je l'ai déjà évoqué: la forte humidité… d'où la formation des cyclones au dessus des océans. Pendant son ascension, l'air chaud condense la vapeur d'eau. Ce phénomène de condensation est d'autant plus important quand on est en présence d'un cyclone car ce dernier libère une forte énergie et donc de la chaleur, qui favorise l'ascension de l'air. Ajouté à cela la rotation de l'air, se produit un tourbillon d'air et donc un cyclone.

Quelles sont donc concrètement les zones les plus menacées par de tels phénomènes climatiques ?

- Ces zones sont connues; il s'agit de celles se trouvant au-dessus des mers les plus chaudes comme le Pacifique et l'Océan Indien.

Ces régions ont d'ailleurs déjà connu des cyclones aux conséquences dramatiques, comme le Bangladesh en 1970. Le cyclone avait entraîné le mort de plusieurs centaines de milliers de personnes. Les ravages ont surtout été liés à la marée de tempête; une vague géante de 6 mètres de haut a submergé les terres, très basses.

Par ailleurs ces zones sont sujettes aux cyclones à des saisons spécifiques. Il y a déplacement de ce qu'on appelle "l'équateur météorologique".

Dans l'Atlantique nord, la saison des cyclones s'étend de juin à octobre. En ceci Katrina n' a rien d'exceptionnel. Pas plus que ne l'est sa trajectoire. Ce qui est exceptionnel c'est que le cyclone ait conservé sa force une fois au dessus du continent, où normalement il perd de sa vigueur.

En effet, au dessus des océans le cyclone est alimenté en eau, il y a condensation ce qui alimente la force du cyclone et la fait croître. Ce phénomène de condensation ne se poursuit plus au dessus des terres; de ce fait le cyclone faiblit, normalement. Ca n'a pas été le cas pour Katrina.

Risque-t-on d'assister dans les décennies à venir à une multiplication de phénomènes météorologiques d'une telle ampleur ? Et quels sont nos capacités à les prévenir et à y faire face ?

- Il est vrai qu'en terme de fréquence des cyclones, l'année 2005 a été exceptionnelle; en la moitié de la saison des cyclones, l'Atlantique a enregistré un nombre habituellement atteint en une saison complète.

Cela dit, on a observé pareille situation dans les années 1950, toujours pour ce qui est de l'Atlantique. Il y a des cycles cycloniques et les années 2004 et 2005 font partie de ces phases à forte fréquence.

Pour ce qui risque de se produire dans le futur, nous disposons de peu d'études fiables ou du moins vérifiables. On sait juste que la tendance sera à l'augmentation non de la fréquence et donc du nombre de cyclones mais de leur intensité. Pour autant il ne s'agit que d'une potentialité; une seule étude le laisse penser mais nous de disposons pas des preuves statistiques ou des outils de simulation adéquats pour le certifier.

Pour ce qui est de l'intensité des cyclones, plusieurs études convergent pour laisser penser que les pluies liées à ces phénomènes risquent d'être plus importantes. Une intensification somme toute relative puisque de l'ordre de 10%.

Autre changement possible: le déplacement de la zone des cyclones plus à l' Est, pour ne parler que de la zone Atlantique; autrement dit le Golfe du Mexique pourrait être moins la cible à l'avenir des phénomènes qui le traversent actuellement.

Ce dont nous disposons pour pallier les cyclones, ce sont des dispositifs d'alerte cyclonique. Pour ce qui est des infrastructures, il faudrait en appeler aux compétences d'agents de la sécurité civile.

Cela dit, la vulnérabilité face à ces phénomènes augmente du fait notamment de la densification des populations sur les côtes et comme je l'ai déjà évoqué ce sont les marées de tempêtes qui créent le plus de ravage.

En France également nous sommes exposés aux cyclones. C'est le cas aux Antilles et à la Réunion où existent des dispositifs d'alerte, même si je conviens que ceci n'est pas suffisant.

Il est à noter que nous n'avons aucune preuve sur le lien entre les phénomènes cycloniques et le "réchauffement climatique". Dans ce domaine nous savons avec plus ou moins de certitude que la tendance sera à l'intensification des pluies et donc des inondations et à l'augmentation des épisodes caniculaires. En ceci, la canicule de 2003 n'est pas un événement isolé ou encore un signe de changement climatique… il préfigure le futur.

Propos recueillis par Nicole Dagher

(le Lundi 20 septembre)

Source : http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20...20.OBS9722.html

Florent.

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

En résumé c'est la langue de bois, "il n'y a pas de preuve, "on ne sait pas", "rien ne prouve que...".

Pourtant il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'une augmentation du gradient thermique au dessus des zones tropicales causé par le rechauffement climatique engendre obligatoirement des phenomènes convectifs encore plus puissants.

Autrement dit je trouve qu'il n'etait pas trés utile de poster cette "analyse" qui se limite à expliquer le fonctionnement des cyclones et qui refuse de se mouiller sur l'augmentation de la puissance des ouragans.

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En résumé c'est la langue de bois, "il n'y a pas de preuve, "on ne sait pas", "rien ne prouve que...".

Pourtant il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'une augmentation du gradient thermique au dessus des zones tropicales causé par le rechauffement climatique engendre obligatoirement des phenomènes convectifs encore plus puissants.

Autrement dit je trouve qu'il n'etait pas trés utile de poster cette "analyse" qui se limite à expliquer le fonctionnement des cyclones et qui refuse de se mouiller sur l'augmentation de la puissance des ouragans.

Je te trouve un peu sévére. C'est vrai que ce météorologiste de Météo-France ne fait pas preuve d'un grand courage. Il ne s'avance pas trop, comme si il se refusait à admettre ce qui semble pourtant évident (je suis bien d'accord avec toi là dessus). Mais son texte est quand même interessant par bien des cotés. Ceci dit, on a souvent l'impression dérangeante que les météorologistes ne s'impliquent pas suffisamment souvent dans la recherche climatique et que beaucoup se comportent de manière routinière, comme si des éléments tels que les émissions de GES, les changements d'albédo liés au recul des glaces le dégel du permafrost, les variations de l'activité solaire et le réchauffement des eaux de surface pouvaient être négligés.

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En résumé c'est la langue de bois, "il n'y a pas de preuve, "on ne sait pas", "rien ne prouve que...".

Pourtant il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'une augmentation du gradient thermique au dessus des zones tropicales causé par le rechauffement climatique engendre obligatoirement des phenomènes convectifs encore plus puissants.

Autrement dit je trouve qu'il n'etait pas trés utile de poster cette "analyse" qui se limite à expliquer le fonctionnement des cyclones et qui refuse de se mouiller sur l'augmentation de la puissance des ouragans.

Serge Planton répond régulièrement aux journalistes dans des articles de presse exprimant ainsi la vision de Météo France. Il était donc intéressant de poster cette analyse pour savoir quel était l'avis de notre organisme national. Je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qui est dit, c'est un post d'information comme j'en diffuse beaucoup. Si j'ai quelque chose à dire, pour plus de clarté, je le fais dans un nouveau post écrit de mes mains cette fois.Florent.

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Location : Au NE de Pont de Beauvoisin 73 et à Chambéry en Savoie (Alt. 288 m à Pont, trajets réguliers étagés entre 260 m et 630 m d'altitude.)

En résumé c'est la langue de bois, "il n'y a pas de preuve, "on ne sait pas", "rien ne prouve que...".

Oui, cyclone ou pas, MF n'aime pas se mouiller.

Heureusement, le bon sens commun permet de se passer de ce genre d'avis assez inintéressants au final, avec tout le respect qu'on doit à son auteur qui essaie de ménager la chèvre et le choux, exercice périlleux.

C'est comme pour la Canicule, ils ont mis le temps pour reconnaitre que les étés seraient de plus en plus chauds : au début ils ne savaient pas, ils pensaient que non, ou peut-être si le hasard en décidai ainsi, ou peut-être pas... Bref. Depuis 2003 et les 15.000 vicitmes (!), le tabou a sauté et MF prévoit désormais des étés plus chauds.

Encore 5 ou 6 cyclones aussitragiques que ceux-ci, et ils auront franchi le cap.

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Oui, de plus c'est qu'on entend à longueur de journée à la radio ou à la télé.

Et moi, ces intitulés volontairement provocateurs m'irritent (allez donc dire aux habitants de la NO que Katarina n'avait rien d'exceptionnel...).

Par ailleurs, aucune explication concernant "Ce qui est exceptionnel c'est que le cyclone ait conservé sa force une fois au dessus du continent, où normalement il perd de sa vigueur". Oui et alors, pourquoi, justement ?

Quant à pallier les cyclones grâce aux dispositifs d'alerte cyclonique, c'est du même tonneau, passablement lamentable.

Je trouve que c'est grave, parce que c'est le même type de discours qui ne veut pas anticiper et tenir compte d'une réalité criante qui fait que rien ne se met en place. Alors c'est au dernier moment qu'on agit enfin, quand il est trop tard.

D'ailleurs le "peak oil" que nous allons certainement atteindre bcp plus tôt que soi-disant prévu va en être une bonne illustration. Rien n'a été vraiment mis en place et c'est dans la panique qu'il va falloir trouver des alternatives.

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Quant à pallier les cyclones grâce aux dispositifs d'alerte cyclonique, c'est du même tonneau, passablement lamentable.

Je trouve que c'est grave, ....

Je comprends pas vraiment le côté "lamentable" de la chose.Tu juges ce dispositif inutile? Il est sans doute pas parfait comme le monde d'ailleurs mais il a le mérite d'exister.

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Location : Chavagneux nord Isère 220m et Lyon 3ème en semaine

Excusez mes mauvaises bases en Anglais mais qu'est ce que le peak oil?

C'est de plus avoir de pétrol?

Sinon c'est clair qu'il est dans la nature de l'homme d'attendre la catastrophe pour réagir. Quand les eaux du golf du Mexique atteindront 35° et qu'il y aura 20 Rita ou Katerina par saison peut être que les américains commenceront à prendre en compte le réchauffement climatique et bon il n'y a pas que les américains d'ailleurs, il suffit de voire les objectifs du protocole de Kiotto quelques% de GES en moins sur 10 ou 20 ans, franchement je pense pas que ça endiguerait l'effet de serre. Mais bon il paraît qu'on a pas assez de recul pour tirer des conclusions sur la relation du réchauffement de la planète et les changements climatiques. Je pense qu'on estimera avoir assez de recul quand une catastrophe majeure sera arrivée. default_blink.png

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Par ailleurs, aucune explication concernant "Ce qui est exceptionnel c'est que le cyclone ait conservé sa force une fois au dessus du continent, où normalement il perd de sa vigueur". Oui et alors, pourquoi, justement ?

Je reprends la question qui me paraît cruciale : comment ça se fait qu'un cyclone ait pu garder toute sa vigueur même à l'intérieur des terres ? Un facteur purement météorologique qui contribue évidemment à l'aggravation des dégâts, indépendamment de l'augmentation de la population et de la densité de l'habitat qu'on invoque habituellement comme raisons pour expliquer cette augmentation.

Est-ce quelque chose de totalement inédit ou est-ce déjà arrivé par le passé ?

Autrement concernant les alertes, c'est sûr que les humains font ce qu'ils peuvent. Et les alertes cycloniques, c'est quand même mieux que rien...

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Excusez mes mauvaises bases en Anglais mais qu'est ce que le peak oil?

C'est de plus avoir de pétrol?

Le Peak-oil est expliqué dans le grand sujet sur le pétrole du forum météo général que je vous conseille même si il est très long./index.php?showtopic=10370'>Crise mondiale après 2015 : LE PETROLE est le problème

Le peak-oil correspond au moment où la production devient inférieure à la demande en pétrole. Donc, il peut rester du pétrole et même beaucoup au moment où il est atteint, mais il y en a plus pour tout le monde car on ne sait plus l'extraire assez vite : crise économique mondiale assurée...

Ce point de non retour serait atteint entre 2008 et 2013.

Florent.

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Le peak-oil correspond au moment où la production devient inférieure à la demande en pétrole. Donc, il peut rester du pétrole et même beaucoup au moment où il est atteint, mais il y en a plus pour tout le monde car on ne sait plus l'extraire assez vite : crise économique mondiale assurée...

Ce point de non retour serait atteint entre 2008 et 2013.

Florent.

Ce n'est qu'une coïncidence, mais la date calculée pour le peak oil (entre 2008 et 2015) correspond pratiquement avec celle que j'ai estimée pour le troisième seuil climatique (au plus tard entre 2010 et 2015), c'est à dire le moment à partir duquel il ne sera plus possible d'éviter une catastrophe climatique majeure avec les technologies actuelles, mais seulement d'en réduire les conséquences.Ceci dit, Paul Alary et moi travaillons actuellemnt sur une technique radicalement nouvelle et totalement différente de ce qui a été jusqu'alors envisagé pour bloquer la croissance de l'effet de serre. Je pourrais certainement en dire plus d'ici un an ou deux.

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Alain, vas tu présenter quelque chose dans le cadre de AMA dont des annonces sont faites régulièrement ici et certainement dans ton université?

Ce serait l'occasion de confronter tes résultats avec ceux obtenus de manière plus complète?

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Location : Chavagneux nord Isère 220m et Lyon 3ème en semaine

Merci devos réponses sur le Peak Oil.

Twister38

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Je comprends pas vraiment le côté "lamentable" de la chose.

J'avais écrit "passablement" pour exprimer que c'est loin d'être suffisant, mais surtout que c'est du ressort de la politique de l'autruche. Se focaliser sur les moyens de se protéger disons, est finalement dans le même temps fataliste.

Ca serait du style : la criminalité augmente ? Alors barricadons-nous et sortons armés...Ce faisant on ne tente aucunement de s'attaquer aux causes réelles.

Ceci dit, Paul Alary et moi travaillons actuellemnt sur une technique radicalement nouvelle et totalement différente de ce qui a été jusqu'alors envisagé pour bloquer la croissance de l'effet de serre. Je pourrais certainement en dire plus d'ici un an ou deux.

Monsieur Coustou (j'ai du mal à vous tutoyer pour l'instant...) s'agit-il de votre aéro-générateur ? (je n'y connais pas grand chose en technique, mais ça a l'air vraiment révolutionnaire !) Ou bien de tout autre chose ? Ca va être dur de patienter un ou deux ans avant d'en savoir plus !

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Je comprends pas vraiment le côté "lamentable" de la chose.

J'avais écrit "passablement" pour exprimer que c'est loin d'être suffisant, mais surtout que c'est du ressort de la politique de l'autruche. Se focaliser sur les moyens de se protéger disons, est finalement dans le même temps fataliste. ....

Ce faisant on ne tente aucunement de s'attaquer aux causes réelles.

Concernant les catastrophes naturelles, il faut se rendre à l'évidence, il y a un certain fatalisme à avoir dans la mesure où on les évitera pas toutes sauf à déplacer des populations entières pour leur dire d'aller habiter dans des zones moins risquées.Maintenant, il faut effectivement essayer de mettre tout en oeuvre pour se protéger de ces catastrophes.

Concernant les causes réelles, j'espère que tu ne penses pas au réchauffement climatique car les cyclones ne l'ont pas attendu pour exister et faire des victimes directes ou indirectes. (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire pour enrayer ce réchauffement).

Je rappelle quant même que la topographie du terrain a joué son rôle dans cette histoire et que ça, ce n'est pas dû au réchauffement climatique.

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Monsieur Coustou (j'ai du mal à vous tutoyer pour l'instant...) s'agit-il de votre aéro-générateur ? (je n'y connais pas grand chose en technique, mais ça a l'air vraiment révolutionnaire !) Ou bien de tout autre chose ? Ca va être dur de patienter un ou deux ans avant d'en savoir plus !

Non, il ne s'agit pas des tours aérogénératrices (dont je suis le concepteur), mais d'une technique dérivée et dont l'idée initiale est de Paul Alary.Mais pour l'instant, le suivi du dossier des tours aérogénératrices est ma priorité absolue.

Ce dossier avance maintenant très vite et très favorablement. Il a été acceuilli avec beaucoup d'intérét jusqu'au niveau le plus élevé.

La validité scientifique du projet a été vérifié par la socièté probablement la plus compétente en France pour ce genre d'installation.

Sa faisabilité technique semble également ne pas poser de difficulté insurmontable. On en est au niveau de la vérification du calcul du rendement, du calcul du coût de construction d'un prototype de 150 ou 200 m de haut et du prix de revient du Kw/h en fonction de diverses hypothèses. Si tout se passe bien, une décision de financement pourrait être prise avant la fin de l'année...

Ah, un dernier mot: je suis un peu géné d'être vouvoyé alors que j'ai l'habitude de tutoyer la majeure partie de mes interlocuteurs sur Internet, même quand, comme ici, je me présente sans utiliser de pseudo. Et puis sur ce forum, nous sommes tous sur un pied d'égalité. Alors, Laure, il ne faut pas hésiter...

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Bravo pour votre (ton..) invention! D'après ce que je viens d'en lire, c'est tres tres prometteur! J'ai tout de même une petite question: Y a-t-il des risques en cas de vents tres violents de déstabiliser l'édifice, idem en cas de séisme de 6 par exemple?

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Alors...merci Alain de ta réponse.

Voici donc une très bonne nouvelle.

Pour ma part, même si la hauteur des tours aérogénératrice est quand même impressionnante, je pense a priori que leur rendement serait bien meilleur que par exemple celui des éoliennes ? (quand même pas spécialement esthétiques, surtout quand elles sont regroupées en "champ").

Par ailleurs, en cas de séisme ou autres, je pense que les dégâts seraient sans commune mesure avec qu'ils seraient dans le cas d'une centrale nucléaire (ou dans le cas d'IPR).

Concernant les causes réelles, j'espère que tu ne penses pas au réchauffement climatique car les cyclones ne l'ont pas attendu pour exister et faire des victimes directes ou indirectes. (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire pour enrayer ce réchauffement).

Ben si, désolée de te décevoir, je pense effectivement au réchauffement climatique. Je ne sais pas si je dois répéter ce qui a déjà été dit ? default_w00t.gif Si ? Alors...ne sont pas les cyclones en tant que tels qui sont significatifs, mais leur fréquence, leur violence, blablabla etc, etc...et bien d'autres phénomènes encore, blabla, etc...

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Bravo pour votre (ton..) invention! D'après ce que je viens d'en lire, c'est tres tres prometteur! J'ai tout de même une petite question: Y a-t-il des risques en cas de vents tres violents de déstabiliser l'édifice, idem en cas de séisme de 6 par exemple?

Il n'y aura strictement aucun risque. La structure sera auto stable de par sa forme. De plus, les semi-cloisons courbes qui doivent initier la mise en rotation de la colonne d'air, à la base de l'édifice, jouent aussi le role de structures porteuses. Donc, aucun risque de basculement ni d'éffondrement sur elle même.De plus, l'installation devant générer un courant ascendant de l'ordre de 500 Km/h (avec possibilité d'aller jusque vers 700 ou 750 Km/h) et une vitesse de rotation de l'ordre de 200Km/h, voire plus, même un éventuel cyclone de force 5 ne lui ferait aucun mal. Les éléments les plus fragiles seraient éventuellement le carénage supérieur anti bruit et anti turbulences) en métal léger et les serres périphériques. Mais là aussi, rien n'empêche de construire solide...

La structure de la base serait en béton armé et la partie quasi cylindrique serait en acier.

Quant à la tornade captive générée par le dispositif, elle ne peut s'échapper, son énergie étant absornée pour plus des trois quarts par les turbines à pas variables en haut de la tour. Ceci ralentira la vitesse de sortie de l'air, ralentissement compensé par l'évasement supérieur de la structure.

Par ailleur, des volets en périphérie permettront le contrôle du flux d'air entrant, voire l'arrèt de la tour.

Les tours aérogénératrices rendraient inutiles les tours de refroidissement des centrales (thermiques ou nucléaires) dont elles pourraient par la suite prendre le relai. il suffira alors, soit d'attirer des activités industrielles génératrices de basses calories, soit d'étendre la surface des serres...

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Ben si, désolée de te décevoir, je pense effectivement au réchauffement climatique. Je ne sais pas si je dois répéter ce qui a déjà été dit ?  default_w00t.gif Si ? Alors...ne sont pas les cyclones en tant que tels qui sont significatifs, mais leur fréquence, leur violence, blablabla etc, etc...et bien d'autres phénomènes encore, blabla, etc...

Il va falloir plus que des bla bla bla pour prouver tes dires.Même si ici, c'est monnaie courante de prendre des raccourcis et d'établir des corrélations entre les choux et les carottes.

Le réchauffement climatique c'est sur plusieurs dizaines d'années et comme un peu tous les journalistes à sensation, tu aimerais en voir les effets tout de suite.

Alors au moindre évènement, hop, on fait le raccourci, ce qui est bien plus facile que de faire une étude longue et fastidieuse sur le phénomène.

C'est ton droit le plus strict mais alors évite de vouloir donner des leçons à ceux qui bossent dessus sérieusement eux.

J'ai encore vu un climatologue du CNRS qui disait qu'on ne pouvait établir de lien à l'heure actuelle car pas assez de recul.

C'est son boulot, il fait ça tous les jours.

Ceci dit, tu devrais peut-être aller lui exposer ton étude qui établit le lien entre la fréquence des cyclones et le réchauffement climatique. J'aimerais bien voir quant même comment tu vas prouver que katrina et rita ont pour cause ce même réchauffement.

Alors même si je t'accorde qu'il faut savoir prendre ses distances par rapport à ce qu'on entend, il faut aussi savoir prouver ses dire quand on apporte la contradiction par autre chose que des bla bla bla.

Car avec ce genre d'argument, je peux revisiter la physique du sol au plafond et établir des théories toutes plus farfelues les unes que les autres.

Pour finir, évite quant même de prendre mes remarques de trop haut car pour l'instant tu ne sembles pas avoir vraiment étudié le sujet à fond et que j'ai eu l'occasion de faire un peu de science durant mes études pour savoir sous quelle forme une étude sérieuse se présente.

Un petit lien d'info qui peut interresser:

http://www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/...tatistiques.htm

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Allons Houyo, un peu d'humour que default_devil.gif !

Je voulais juste dire que d'autres sur ce forum ont déjà largement développé ce thème et avec certainement beaucoup plus de brio et de connaissances que je n'aurais su le faire.

Mais je te fais un aveu : je suis en réalité beaucoup plus intéressée par le "jamais vu" que par des phénomènes sur lesquels on peut épiloguer jusqu'à plus soif.

Et le jamais vu entre autres, c'est par exemple la fonte des glaciers de l'Arctique et également ce dont on commence à s'apercevoir concernant le Gulf Stream.

Quant à supposer que j'aimerais en voir les effets tout de suite...oui, mais alors il faudrait me supposer dans le même temps un masochisme frôlant la folie...

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Le réchauffement climatique c'est sur plusieurs dizaines d'années et comme un peu tous les journalistes à sensation, tu aimerais en voir les effets tout de suite.

Alors au moindre évènement, hop, on fait le raccourci, ce qui est bien plus facile que de faire une étude longue et fastidieuse sur le phénomène.

Je ne peux qu'aquiescer.Houyo est la voix de la sagesse.

La seule chose qu'on puisse dire, à mon sens, c'est que l'augmentation des SST suite au réchauffement climatique, de l'ordre de 0.45°C en moyenne sur les océans du globe peut être responsable d'une toute petite partie de la puissance actuelle des cyclones et ceci de façon statistique.

Personne ne peut démontrer que Katrina, Rita et autres sont dus au RC.

Simplement on peut supposer qu'il est possible qu'une toute petite partie de leur puissance le soit.

Mais ce n'est qu'une supposition pas une démonstration.

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Meteor, tu oublies une chose en ne prenant qu'un seul paramètre, celui de l'elevation de la T° des oceans, il y en a au moins deux autres:

La T° de la basse atmosphère et la T° de la tropopause et de la stratosphère, ca fait bien plus que le coefficient de 0,45° constaté à la surface des océans.

Pour Houyo, j'ai l'impression suivante, la plupart des scientifiques actuels sont trés forts pour analyser chaque phenomène dans le detail mais manquent de sens de synthèse.

De plus ce que tu exposes revient à raisonner comme si la courbe du GW (ou du RC en French) etait lineaire, or elle est exponentielle.

Cela revient aussi à nier qu'il y a des seuils ou des paliers.

On decoupe en tranches, on decoupe en tranches, ca on sait trés bien le faire et ensuite on ne sait plus reconstituer un ensemble theorique coherent à partir des extrapolations des données decoupées en tranches.

Autrement dit ce qu'il nous faudrait c'est un nouvel Albert Einstein.

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(...)

Ceci dit, Paul Alary et moi travaillons actuellemnt sur une technique radicalement nouvelle et totalement différente de ce qui a été jusqu'alors envisagé pour bloquer la croissance de l'effet de serre. Je pourrais certainement en dire plus d'ici un an ou deux.

A ce propos, que penses-tu, Alain, du projet de capture et d'enfouissement du CO2. Je sais que l'IFP a fait de nombreuses recherches la-dessus.D'autre part, le renchérissement du pétrole et donc de l'essence devrait pousser les constructeurs à proposer des solutions alternatives, et notamment proposer de plus en plus de modèles à moteurs hybrides. Il faudrait déjà inerdire les 4x4 en ville, ça serait pas mal. Cependant, je pense que même si la consommation de matieres fossiles est abaissé de 10%, je ne pense pas que ça change fondamentalement les choses, le protocole de Kyoto sert-il vraiment à quelque chose ou seulement à se donner bonne conscience?

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