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Le dégel du permafrost est enclenché


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Je vais encore me faire haïr, mais voici d'abord deux extraits de mes prévisions argumentées d’évolution climatique (datant du printemps dernier) et pronostiquant le franchissement d’un seuil au cours de l’été 2005 :

1) Extrait de la conclusion de mon ouvrage « Terre, fin de partie ? » (Paru en Ebook en avril 2005) :

Un calendrier prévisionnel permettra de vérifier très vite le bien-fondé de mes calculs :

Eté 2005 (ou au plus tard été 2006) : Confirmation de la transformation des toundras de Sibérie, d’Alaska et du Nord Canada en « fontaines de carbone » à la suite de l’accélération du dégel du pergélisol.

2) Extraits de mes prévisions d’évolution climatique pour l’été 2005 (diffusées le 12 juin 2005) :

Liens avec l’évolution climatique : Une conséquence de tout cela serait l'accélération du dégel du permafrost et de la diffusion atmosphérique de gaz à effet de serre d’origine non anthropique (CO2 et CH4) qui en résulterait...

Le dégel de la toundra a déjà commencé l'été dernier dans certaines zones et il a été possible de constater des émanations de CO2 et de CH4 dans les régions concernées.

Il ne faut pas oublier que le permafrost des toundras est essentiellement composé de tourbières et de marécages gelés. Une énorme quantité de CO2 et de CH4 gazeux est piégée dans la glace, sans que l'on puisse vraiment parler de clathrates à leur sujet. Ces gaz commencent à se dégager dès lors que le dégel atteint quelques dizaines de centimètres. C'est ce qui m'amène à craindre que les toundras se transforment de plus en plus en fontaines de carbone, et cela dès cet été. Le phénomène pourrait s'aggraver année après année à partir de l’été 2005, jusqu'à toucher les clathrates eux mêmes après un temps plus ou moins long : de quelques dizaines à quelques centaines d’années, selon l’importance du réchauffement et la rapidité de sa transmission aux couches profondes. Or les clathrates – des molécules de méthane piégées dans de la glace d’eau – constituent des gisement considérables et le méthane est un puissant gaz à effet de serre…

Ce n'est pas spécialement réjouissant, mais cela pourrait fournir un excellent test de la validité - ou de la non validité - de mes prévisions d'évolution climatique...

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Je me suis fait attaquer extrêmement violemment pour ces prévisions par certains irresponsables qui préfèrent garder la tête dans le sable et qui tentent d’endormir gouvernements et populations en leur faisant croire que la dérive climatique ne présente aucun danger pour nos enfants et que nous n’avons pas à changer de politique ou d’habitudes. Ces gens là auront une grande part de responsabilité dans la catastrophe qui nous menace sans le moindre doute, si nous ne réagissons pas très vite…

Il est vrai que j’ai apparemment été le seul à oser présenter une analyse argumentée aboutissant à ces résultats et qu’aucun autre climatologue, même les plus réputés ou disposant de moyens importants ne s’y était risqué. Mais j’étais sûr de la validité de mes travaux sur l’évolution climatique en cours et je ne pouvais pas me taire devant l’importance du risque.

Voici maintenant deux articles nouvellement parus, dont une dépêche de l’AFP datée du 11 août 2005 et citant le New Scientist. Je vais tenter de trouver les références originelles, mais ce qui est écrit ici semble déjà confirmer totalement la partie de mon analyse concernant l’inquiétante évolution du permafrost des toundras.

Alain

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Climat: la fonte du permafrost sibérien pourrait accélérer le réchauffement

AFP 11.08.05 | 06h30

Une très grande partie de la Sibérie occidentale connaît actuellement un dégel sans précédent qui pourrait accélérer le réchauffement climatique, rapporte l'hebdomadaire britannique New Scientist. Des scientifiques de retour de cette région russe ont déclaré que la plus vaste zone gelée de la planète était en train de fondre, pour la première fois depuis sa formation il y a 11.000 ans. En fondant, le permafrost d'un million de kilomètres carrés - soit la superficie de la France et l'Allemagne réunies - pourrait libérer dans l'atmosphère des milliards de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre, indique le magazine sur son site internet. La découverte a été faite par Judith Marquand de l'université britannique d'Oxford et le botaniste Sergueï Kirpotine de l'université de Tomsk, en Russie. M. Kirpotine a estimé que ce phénomène était "probablement irréversible et sans aucun doute lié au réchauffement climatique".Toute la région sub-arctique de la Sibérie occidentale a commencé à fondre, a-t-il ajouté, et cela "s'est produit au cours des trois ou quatre dernières années".Des climatologues se sont inquiétés de cette découverte et ont averti que les prévisions concernant la hausse les températures à l'échelle planétaire pourraient avoir besoin d'être révisées."Quand vous commencez à perturber ce genre de systèmes naturels, vous pouvez aboutir à des situations où (le phénomène) ne peut plus être arrêté. Il n'y aucun frein que vous puissiez utiliser", a déclaré au quotidien The Guardian David Viner, chercheur à l'Unité de recherche sur le climat de l'université britannique d'East Anglia.Le comité intergouvernemental sur le changement climatique, dans son dernier rapport global de 2001, avait estimé que les températures pourraient augmenter dans le monde de 1,4 degré Celsius à 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100.

LE RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE

L'Arctique en plein dégel

Elizabeth Kolbert / Courrier international - n° 766 - 7 juil. 2005 - http://www.courrierinternational.com

The New Yorker

La journaliste américaine Elizabeth Kolbert a sillonné l'Alaska en quête de preuves du changement climatique. Elle a vu des îles qui disparaissent, du permafrost qui se craquelle, des glaces polaires qui fondent.

Le village de Shishmaref est posé sur l'île de Sarichef, à huit kilomètres au large de la péninsule de Seward, en Alaska. Sarichef n'est à vrai dire guère plus qu'un îlot. Ouvrant au nord sur la mer des Tchouktches, il est cerné sur ses trois autres côtés par le Parc national du détroit de Béring. Lors de la dernière glaciation, ce pont terrestre - apparu lorsque le niveau de la mer a baissé de près d'une centaine de mètres - s'étendait sur plus de 1 500 kilomètres de large. La réserve occupe la seule partie qui demeure émergée après une période chaude de plus de 10 000 ans. Shishmaref est habité, au moins de façon saisonnière, depuis plusieurs siècles. Ici comme dans bien d'autres villages inuits de l'Alaska, le mode de vie associe de façon souvent déconcertante des traditions venues de la nuit des temps à la modernité absolue. Tout le monde ou presque continue de vivre de la chasse de subsistance, traquant surtout le phoque barbu, mais aussi le morse, l'orignal et quelques espèces d'oiseaux migrateurs.

Lorsque je suis arrivée au village, en avril 2004, la débâcle de printemps était amorcée et la saison de la chasse au phoque était sur le point de débuter. Jusqu'à présent, pour aller chasser le phoque, les hommes de Shishmaref franchissaient l'étendue de glace de mer en traîneau à chiens ou, plus récemment, en motoneige. Mais, au début des années 1990, les chasseurs ont remarqué les premiers changements sur la glace de mer : elle commençait à se former plus tardivement à l'automne, et se disloquait plus tôt au printemps. Il fut un temps où l'on pouvait parcourir une trentaine de kilomètres en motoneige sur cette banquise. Mais, désormais, à la saison où les phoques reviennent, la glace est déjà ramollie à 15 kilomètres à peine de la côte.

Pour Tony Weyiouanna, le responsable des transports du village, elle a la consistance d'un "granité". Et, quand on arrive sur ce genre de terrain, ajoute-t-il, "on a les cheveux qui se dressent sur la tête, on ouvre bien grands les yeux et on n'ose même pas ciller". Comme il devenait trop dangereux d'aller chasser en motoneige, les hommes se sont mis à utiliser des bateaux à moteur. L'altération de la glace de mer allait bientôt provoquer d'autres problèmes.

Le point culminant de Shishmaref n'est qu'à 6,50 m au-dessus du niveau de la mer et les maisons, dont beaucoup ont été construites par l'Etat américain, sont de petits cubes qui n'ont pas l'air particulièrement résistants. A l' époque où la mer des Tchouktches gelait dès le début de l'automne, la couche de glace protégeait le village de la même façon qu'une bâche empêche le vent de ballotter l'eau d'une piscine. Mais, depuis que l'englacement commence plus tard, Shishmaref est plus vulnérable aux assauts des tempêtes.

En octobre 1997, une bourrasque a balayé une langue de 38 mètres de large dans la partie nord du village. Plusieurs habitations ont été détruites, et une bonne dizaine d'entre elles ont dû être déplacées. Puis, en octobre 2001, lors d'une autre tempête, des vagues de plus de 3,50 m ont menacé d’engloutir le village. A l'été 2002, les habitants de Shishmaref ont voté à 160 voix contre 20 le transfert du village sur le continent. En 2004, l’Etat fédéral a réalisé un relevé des sites susceptibles d'accueillir un nouveau village. La plupart des emplacements envisagés se trouvent dans des zones au moins aussi reculées que Sarichef, sans aucune route d'accès. Les gens avec qui j'ai discuté à Shishmaref étaient très partagés sur ce projet de déménagement. Certains craignaient de perdre leur lien avec la mer et de se retrouver perdus en quittant leur petite île ; d'autres semblaient plutôt ravis à l'idée de bénéficier de certains services qui n'existent pas à Shishmaref, comme l'eau courante. Mais tous semblaient s'accorder à dire que la situation du village, déjà désastreuse, ne pouvait qu'empirer. Morris Kiyutelluk, 65 ans, a passé le plus clair de sa vie à Shishmaref. Je l'ai rencontré dans le sous-sol de l'église du village, qui héberge le siège de la Shishmaref Erosion and Relocation Coalition, le comité chargé de préparer le transfert du village. "La première fois que j'ai entendu parler de réchauffement, je n'ai pas voulu croire ce que racontaient ces Japonais, avoue-t-il. En fait, ils avaient de bons scientifiques et leurs prévisions se sont réalisées."

L'Académie nationale des sciences américaine a lancé la première étude rigoureuse sur le réchauffement de la planète en 1979. A l'époque, la modélisation climatique n'en était encore qu'à ses balbutiements et seuls quelques groupes, dont celui de Syukuro Manabe, de l'Agence nationale océanique et atmosphérique, et celui de James Hansen, de l'Institut Goddard d'études spatiales (qui dépend de la NASA), s'étaient intéressés en détail aux effets de l'augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère. Les résultats de leurs travaux étaient pourtant assez alarmants pour que le président Jimmy Carter demande à l'Académie des sciences de se pencher plus sérieusement sur le sujet. Un comité de neuf membres fut donc constitué et placé sous la direction de l'éminent météorologue Jule Charney, du Massachusetts Institute of Technology. Ce groupe d'étude ad hoc sur le dioxyde de carbone et le climat, plus connu sous le nom de comité Charney, arriva à des conclusions on ne peut plus claires. "Si les émissions de dioxyde de carbone continuent d'augmenter, le groupe d'étude ne voit aucune raison de douter que des changements climatiques en résulteront et aucune raison de penser que ces changements seront négligeables", écrivaient les experts dans leur rapport. Ils estimaient qu'un doublement des niveaux de CO2 par rapport à l'époque préindustrielle pourrait provoquer une hausse de la température moyenne à la surface du globe de l'ordre de 1,5 °C à 4,5 °C. Ils ne savaient pas exactement à quelle échéance les changements déjà amorcés commenceraient à se manifester, car, par définition, le système climatique réagit à retardement. Cela pouvait prendre "plusieurs décennies" , avançaient-ils. "Nous ne disposerons peut-être d'aucun signal d'alerte avant que la concentration de CO2 soit telle qu'un changement climatique significatif sera inévitable."

Une brume épaisse dégageait une odeur de caoutchouc brûlé

Vingt-cinq ans ont passé depuis que le comité Charney a rendu son rapport. Les émissions mondiales de CO2 n'ont cessé d'augmenter, passant de 5 milliards à 7 milliards de tonnes de carbone par an, et la température moyenne a continué de s'accroître à un rythme régulier, comme l'avaient prédit les modèles de Manabe et de Hansen. Le climat étant par essence variable, il est difficile de dire à partir de quand on peut affirmer que les évolutions naturelles cessent d'être l'unique cause du réchauffement.

L'American Geophysical Union, l'une des plus prestigieuses instances scientifiques américaines, a tranché en 2003. Elle affirmait cette année-là : "Les influences naturelles ne permettent pas d'expliquer la hausse rapide des températures à la surface du globe." Tout au plus peut-on constater que la planète est aujourd'hui plus chaude qu'elle ne l'a jamais été au cours des deux derniers millénaires et que, si la tendance actuelle se poursuit, elle sera probablement plus chaude d'ici à la fin du XXIe siècle qu'elle ne l'a jamais été dans les deux derniers millions d'années. De même que le réchauffement climatique a cessé d'être purement théorique, ses effets ne sont plus de simples hypothèses. Pratiquement tous les grands glaciers du monde sont en régression. Les océans se réchauffent mais deviennent aussi plus acides ; l'amplitude diurne se resserre ; les zones d’habitat des espèces animales se déplacent vers les hautes latitudes ; et les espèces végétales fleurissent plusieurs jours plus tôt, voire plusieurs semaines que par le passé. Ce sont là autant de signes du réchauffement contre lesquels le comité Charney nous avait mis en garde. En de nombreux points du monde, ils sont encore suffisamment discrets pour passer inaperçus, mais, ailleurs, ils sautent aux yeux. Il se trouve que les changements les plus spectaculaires se produisent dans des zones du globe très peu peuplées, comme Shishmaref. Les premiers modèles climatiques avaient prédit ce que l'on peut aujourd'hui mesurer et observer à l'œil nu, la fonte de l'Arctique. La plus grande partie de la masse continentale arctique et près du quart de l'ensemble des terres émergées de l'hémisphère Nord - soit quelque 22 millions de kilomètres carrés - reposent sur un socle de pergélisol (ou permafrost). Quelques mois après mon passage à Shishmaref, j'ai voyagé dans l'intérieur de l'Alaska en compagnie de Vladimir Romanovsky, un géophysicien spécialiste du pergélisol à l'Université de l'Alaska. Le jour où j'ai atterri à Fairbanks, où réside Romanovsky, la ville était enveloppée dans une brume épaisse qui ressemblait à du brouillard mais dégageait une odeur de caoutchouc brûlé.

Fairbanks, la deuxième ville d'Alaska, est entourée de forêts, qui sont quasiment tous les étés ravagées par des incendies causés par la foudre. L’air s'emplit alors de fumée pendant plusieurs jours ou, les mauvaises années, pendant plusieurs semaines. A l'été 2004, les premiers feux de forêt se sont déclarés très tôt, dès juin, et deux mois et demi plus tard les derniers foyers n'étaient toujours pas éteints. La violence de ces incendies était manifestement liée au temps, qui avait été exceptionnellement chaud et sec ; la température estivale moyenne de Fairbanks était la plus forte jamais enregistrée, et le niveau de précipitations n'avait été plus faible qu'à deux reprises par le passé. Le lendemain de mon arrivée, Vladimir Romanovsky vient me chercher à mon hôtel pour me faire visiter le sous-sol de la ville. Comme la plupart des spécialistes du pergélisol, Romanovsky est originaire de Russie. Tout sol qui ne dégèle pas pendant deux années consécutives, m'explique-t-il, est par définition du pergélisol. En Sibérie orientale par exemple, il atteint 1 500 mètres d'épaisseur. En Alaska, son épaisseur varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de mètres. Fairbanks est situé juste au-dessous du cercle Arctique, dans une région de pergélisol discontinu, ce qui veut dire que la ville est émaillée de zones de sol gelé. Romanovsky m'emmène tout d'abord inspecter un trou qui s'est ouvert dans une plaque de pergélisol à deux pas de chez lui. C'est un cratère de 1,80 m de diamètre et de 1,50 m de profondeur. Il me fait remarquer non loin de là les contours d'autres dépressions que les services de la voirie ont comblées de gravier. Appelés thermokarsts, ces trous sont apparus subitement lorsque le pergélisol a cédé, comme un plancher pourri.

"Il y a dix ans, le pergélisol n'intéressait personne", me confie Romanovsky. "Maintenant, tout le monde veut savoir ce qu'il en est." Les mesures qu'il a effectuées autour de Fairbanks avec ses collègues de l’Université de l'Alaska montrent que la température du pergélisol a tellement augmenté que, à certains endroits, elle n'atteint même pas - 0,5 °C. Là où le pergélisol a été dégradé par des routes, des maisons ou des pelouses, il a déjà largement commencé à fondre. Romanovsky effectue également un suivi de mesures du pergélisol de la région de la North Slope [qui s'étend du versant nord des monts Brooks jusqu'au rivage arctique] ; il s'est rendu compte que, là aussi, le permafrost frise par endroits les 0 °C. Il est très difficile de déterminer l'âge du pergélisol, mais Romanovsky estime qu'en Alaska l'essentiel de cette couche de glace permanente remonte au début de la dernière période glaciaire. Si elle fond, ce sera donc la première fois depuis plus de 120 000 ans. Le lendemain matin, Romanovsky passe me prendre à 7 heures. Nous partons pour Deadhorse, une localité située sur la baie Prudhoe, à quelque 800 kilomètres au nord de Fairbanks, relever les données des stations météo automatiques qu'il a installées. Pour l'occasion, il a loué une camionnette, car une grande partie du trajet se fera sur une route non goudronnée. Construite pour l’exploitation pétrolière en Alaska, la route suit tantôt sur sa gauche, tantôt sur sa droite l'oléoduc monté en surface sur des piliers qui l’isolent du permafrost. Au bout de deux heures de voyage, nous commençons à traverser des étendues de forêt qui ont brûlé récemment, puis d'autres en train de se consumer ou encore dévorées par les flammes. Le spectacle tient tout à la fois de l'Enfer de Dante et d'Apocalypse Now. Nous roulons au pas à travers la fumée. Passé le hameau de Coldfoot &endash; qui se résume en fait à une station-service, nous franchissons la limite des arbres. Enfin, vers 17 heures, nous atteignons l'embranchement qui mène à la première station météo. Il n'y a là que quelques poteaux plantés dans la toundra, un panneau solaire, un trou de forage de 60 mètres de profondeur duquel s'échappe un câble épais, et une grosse caisse blanche qui ressemble à une glacière et dans laquelle est rangé le matériel informatique.

Pour la même raison qu'il fait moite dans une mine de charbon (les flux thermiques remontent du centre de la Terre) , la température du pergélisol augmente avec la profondeur. Quand le climat est stable, les températures d’un trou de forage sont plus élevées au fond et elles diminuent à mesure que l'on se rapproche de la surface. La partie du pergélisol la plus froide se trouve donc en surface et, dans des conditions d'équilibre, le relevé des températures se traduira sur un graphique par une ligne inclinée. Ces dernières décennies toutefois, le profil des températures du permafrost d’Alaska donne une ligne qui ne cesse de s'infléchir. Désormais, on obtient une courbe qui ressemble à une faucille. Le permafrost est toujours le plus chaud dans ses couches les plus profondes, mais les températures les plus basses ne se trouvent plus en surface mais quelque part au milieu. C'est là un signe clair de réchauffement climatique.

"La température de l'air est trop variable pour qu'on puisse en déduire une tendance", m'explique Romanovsky tandis que notre camionnette cahote vers Deadhorse. "Si, par exemple, une année, on relève une température annuelle moyenne de 0 °C à Fairbanks, on pourrait être tenté de conclure aussitôt que c'est un signe qui confirme le réchauffement. Mais, les années suivantes, on peut tout aussi bien relever une moyenne annuelle de - 6 °C. Et là, tout le monde vous saute sur le poil et vous demande où est passé votre fameux réchauffement. La température de l'air émet un signal beaucoup plus faible que le bruit. Le pergélisol, lui, fonctionne comme un filtre passe-bas. C’est la raison pour laquelle on observe beaucoup mieux les évolutions à partir des températures du pergélisol que de celles de l'air." Dans la plus grande partie de l'Alaska, le pergélisol a gagné 1,6 °C depuis le début des années 1980 et jusqu'à 3,3 °C dans certaines zones. Lorsqu'on foule le sol de l'Arctique, on ne marche pas sur le pergélisol mais sur le mollisol, que l'on appelle aussi la couche active. Son épaisseur peut aller de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres ; le mollisol gèle en hiver et fond en été, et c'est lui qui offre un ancrage à la végétation, des grands conifères, sous les latitudes les plus favorables, aux buissons rabougris de la toundra et aux simples lichens des zones les plus inhospitalières. L'activité biologique se déroule de la même façon dans la couche active et dans les régions plus tempérées, mais à une différence près et de taille : les températures sont tellement basses que, lorsque la végétation meurt, elle ne se décompose pas totalement. Les plantes pourrissent à moitié et forment un terreau sur lequel poussent de nouvelles plantes, qui meurent à leur tour et amorcent un nouveau cycle. A la longue, par un phénomène dit de cryoturbation, la matière organique pénètre sous la couche active et s’infiltre dans le pergélisol, où elle peut rester en latence pendant des milliers d'années. De ce fait, comme les tourbières ou les mines de charbon, le permafrost fait office de réservoir pour le carbone accumulé.

450 milliards de tonnes de carbone emprisonnées dans le permafrost

L'un des dangers de l'élévation des températures, c'est que ce processus d’accumulation commence à s'inverser. Sous certaines conditions, la matière organique figée depuis des millénaires dans la glace se décomposera, dégageant du dioxyde de carbone, voire du méthane, un gaz à effet de serre encore plus redoutable. Dans certaines parties de l'Arctique, ce phénomène est déjà amorcé. En Suède, par exemple, des chercheurs mesurent depuis près de trente-cinq ans les émanations de méthane de la tourbière de Stordalen, aux environs de la ville d'Abisko. Ils ont constaté que, avec le réchauffement du pergélisol, ces émissions de méthane ont augmenté, une augmentation qui atteint jusqu'à 60 % par endroits. La fonte du pergélisol pourrait faire de la couche active un milieu plus accueillant pour les plantes, qui sont des puits de carbone. Mais même cela ne suffirait probablement pas à compenser les émissions de gaz à effet de serre. Personne ne sait exactement quelle quantité de carbone recèle le permafrost de la planète, mais certaines estimations avancent un chiffre allant jusqu'à 450 milliards de tonnes. "C'est un peu comme un mélange prêt à l'emploi : il suffit d'un peu de chaleur pour qu'il prenne", résume Romanovsky. Nous sommes à Deadhorse depuis la veille et nous roulons sous une petite pluie fine incessante pour rejoindre une autre station de suivi météo. "D'après moi, c'est une bombe à retardement, qui n'attend qu'une petite hausse de température pour exploser."

Chaque fois qu'il a eu des crédits, Romanovsky a ajouté de nouvelles stations de suivi à son réseau, qui en compte maintenant soixante. Pendant notre séjour dans la North Slope, il passe toute sa journée et une partie de la nuit (il fait jour jusqu'à au moins 23 heures) à naviguer de l'une à l'autre. Sur chaque site, il répète plus ou moins les mêmes gestes. Il connecte tout d'abord son ordinateur au collecteur de données, qui enregistre les températures du permafrost heure par heure depuis l'été précédent. Puis il sort une sonde métallique en T, qu'il enfonce dans le sol à intervalles réguliers pour mesurer la profondeur de la couche active. Mais, avec son petit mètre de long, la sonde ne va pas assez loin. L'été a été si chaud que la couche active s'est épaissie presque partout, de quelques centimètres par endroits, de bien plus ailleurs. Là où elle est particulièrement épaisse, Romanovsky improvise une nouvelle méthode de mesure, attachant une règle en bois au bout de sa sonde. La chaleur qui a épaissi la couche active finira par descendre encore plus, explique-t-il, et le permafrost se rapprochera du point de fusion. "Revenez l'année prochaine, vous verrez", me conseille-t-il.

Le 18 septembre 1997, le Des Groseilliers, un brise-glace de 98 mètres de long à la coque rouge vif, lève l'ancre du port de Tuktoyaktuk, en mer de Beaufort, pour faire route vers le nord sous un ciel bouché. En temps normal, le Des Groseilliers, qui est ancré à Québec, est utilisé par les gardes-côtes canadiens, mais cette fois-ci il emporte à son bord un groupe de géophysiciens américains qui envisagent de le laisser prendre dans les glaces flottantes de l'Arctique afin de réaliser une série d'expériences à mesure qu'ils dériveront. La préparation de l'expédition a pris plusieurs années et, durant cette phase, les organisateurs ont scrupuleusement étudié les résultats d'une autre expédition arctique qui avait eu lieu en 1975. A partir de ces données, ils ont décidé d'immobiliser le navire dans un floe [fragment de glace de mer relativement plat, de 20 mètres ou plus d’extension horizontale] de 2,50 à 3 mètres d'épaisseur. Or, arrivés sur le site prévu pour leur hivernage ( par 75 ° de latitude nord), ils découvrent avec stupéfaction que non seulement aucun floe n'atteint les 2,50 m d'épaisseur, mais qu'ils seraient en outre bien en peine d'en trouver un de 2 mètres.

Il y a dans l'Arctique deux types de glace de mer : la glace saisonnière, qui se forme en hiver et se disloque en été, et la glace pérenne, qui persiste toute l'année. Pour le néophyte, toutes les glaces de mer se ressemblent, mais il suffit d'en sucer un bout pour déterminer assez précisément s'il s'agit de glace jeune ou de vieille glace. En effet, quand l'eau de mer gèle, elle perd de sa salinité en expulsant le sel, qui n'a pas sa place dans la structure cristalline. A mesure que la glace s’épaissit, le sel rejeté s'accumule dans de petites poches de saumure trop concentrée pour geler. Ainsi, une glace qui ne flotte que depuis un an aura un goût salé. Mais, si la glace se maintient à l'état solide, ces poches de saumure migrent vers le bas, plus froid, et la glace est de plus en plus douce.

Le port du gilet de sauvetage était désormais obligatoire

Les mesures les plus précises des glaces marines de l'Arctique ont été réalisées par la NASA, avec des satellites équipés de capteurs à micro-ondes. Elles montrent qu'en 1979 les glaces de mer pérennes couvraient environ 5 millions de kilomètres carrés, à peu près la superficie des Etats-Unis sans l'Alaska. Ce domaine glaciaire évolue toujours d'une année sur l'autre, mais, depuis ces relevés, on constate qu’il a tendance à perdre très nettement du terrain. La glace de mer a reculé de façon particulièrement significative en mer de Beaufort et en mer des Tchouktches, ainsi qu'en mer de Sibérie orientale et en mer des Laptev. Au cours de la même période, le cycle de circulation atmosphérique, appelé oscillation arctique, est resté dans ce que les climatologues appellent sa phase "positive". Cette phase est marquée par de basses pressions sur l’Océan Arctique et a tendance à produire des vents violents et des températures plus chaudes dans le Grand Nord. Personne ne sait vraiment si le comportement actuel de l'oscillation arctique est indépendant du réchauffement planétaire ou s'il en est une conséquence. Toujours est-il que, à l'heure actuelle, l'étendue des glaces de mer pérennes a diminué de près de 1 million de kilomètres carrés. Les modèles mathématiques révèlent que même une oscillation arctique positive sur une longue période ne peut expliquer que partiellement ce recul. Les chercheurs embarqués sur le Des Groseilliers savaient que la glace de mer arctique régressait. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle ils avaient organisé cette expédition. Mais, à l'époque, on ne disposait pas de beaucoup de renseignements sur ce qui se passait dans l'épaisseur de la glace de mer. (Depuis, une petite quantité de données (recueillies à de tout autres fins par des sous-marins nucléaires) ont été déclassifiées.)

Les chercheurs ont fini par se résoudre à immobiliser la coque du navire dans le plus gros floe qu'ils trouveraient. Leur choix s'est porté sur un glaçon qui s'étirait sur environ 80 km2 et atteignait par endroits 1,80 m d’épaisseur, et moins de 1 mètre en d'autres points. Ils plantèrent des tentes sur la glace flottante pour y abriter les expériences et établirent un protocole de sécurité : quiconque s'aventurait sur la glace devait obligatoirement se faire accompagner et emporter une radio. Certains chercheurs se disaient que la glace, anormalement fine, ne pourrait que s’épaissir au cours de l'expédition. C'est le contraire qui se produisit. Le Des Groseilliers passa toute une année pris dans les glaces et, pendant ce temps-là, dériva sur près de 500 kilomètres vers le nord. Mais, à la fin de ces douze mois, la couche de glace s'était encore amincie, perdant par endroits jusqu'au tiers de son épaisseur. En août 1998, les chercheurs avaient si souvent vu la glace se dérober sous leurs pieds qu'une nouvelle obligation fut ajoutée au protocole de sécurité : le port d'un gilet de sauvetage.

Donald Perovich étudie la glace de mer depuis trente ans. A l'automne dernier, je suis allée lui rendre visite dans son bureau de Hanover, dans le New Ham****re [sur la côte Est des Etats-Unis]. Il travaille pour le Laboratoire d'ingénierie et de recherches sur les régions froides (CRREL), un service de l'armée américaine créé en 1961 dans la perspective d'une guerre très froide. (Les Etats-Unis partaient à l'époque du principe que, si l'Union soviétique attaquait, elle le ferait sans doute par le nord.) Son bureau est décoré de photos de l'expédition du Des Groseilliers, à laquelle il a participé en tant que directeur scientifique. Perovich travaille sur "l'interaction des rayonnements solaires et de la glace de mer", comme il est précisé dans sa biographie publiée par le CRREL.

Pendant l'expédition du Des Groseilliers, il a passé le plus clair de son temps à surveiller l'état du floe à l'aide d'un spectroradiomètre. Placé face au soleil, cet instrument mesure la lumière incidente, et, face au sol, la lumière réfléchie. Si l'on divise la quantité de lumière réfléchie par la quantité de lumière incidente, on obtient une valeur appelée albédo. En avril et en mai, lorsque les conditions sur le floe étaient relativement stables, Perovich prenait des mesures une fois par semaine, et en juin, juillet et août, au moment où elles évoluaient plus rapidement, il relevait l'albédo tous les deux jours. Cela lui a permis d'identifier très précisément les variations de l'albédo à mesure que la neige recouvrant la glace fondait, puis que cette neige fondue formait des flaques et, enfin, que certaines de ces flaques alimentaient les eaux de ruissellement. Une surface blanche idéale, qui renvoie la totalité du rayonnement solaire a un albédo de 1, tandis qu'une surface parfaitement noire, qui absorbe tous les rayonnements, a un albédo de 0. L'albédo global de la Terre est de 0,3, ce qui signifie qu'elle réfléchit un peu moins du tiers du rayonnement solaire. Tout ce qui modifie l'albédo de la Terre modifie du même coup la quantité d'énergie qu'absorbe la planète, ce qui est lourd de conséquences.

"L'albédo de la glace enneigée est non seulement élevé, mais c'est le plus élevé que l'on puisse trouver sur Terre, m'explique Perovich. Et l'albédo de l'eau est non seulement faible, mais c'est aussi le plus faible que l'on rencontre sur Terre. Et donc, quand la glace fond, on remplace la meilleure surface réfléchissante par la plus mauvaise qui soit." Plus l'étendue d'eau exposée à la lumière est vaste, plus l'énergie solaire réchauffe l'océan.

Cela se traduit par une rétroaction positive, comparable à celle qui résulte de la fonte du pergélisol et des émissions de carbone, mais plus directe encore. Cette rétroaction de l'albédo de la glace serait l'une des principales causes du réchauffement si rapide de l'Arctique. "En favorisant la refonte de cette glace, nous injectons encore davantage de chaleur dans le système, ce qui aboutit à faire fondre encore plus de glace, et, partant, à injecter davantage de chaleur, et dès lors le mouvement est enclenché", explique Perovich.

Des niveaux de CO2 jamais atteints depuis 420 000 ans

A quelques kilomètres à l'est du CRREL se trouve un petit parc appelé Madison Boulder Natural Area. La principale - sinon la seule - attraction du lieu est un bloc de granite de 11 mètres de large sur 25 mètres de long, haut comme une maison de deux étages et pesant plus de 4 500 tonnes. C'est un bloc erratique qui a été arraché de la chaîne des White Mountains et a été déposé à son emplacement actuel il y a 11 000 ans. Il illustre la façon dont des changements climatiques relativement insignifiants ont pu s’amplifier pour donner lieu à des bouleversements de grande ampleur.

Géologiquement parlant, nous traversons actuellement une période chaude qui succède à une phase glaciaire. Au cours des deux derniers millions d'années, d'immenses calottes de glace ont avancé dans l'hémisphère Nord, puis ont reculé plus d'une vingtaine de fois. L'avancée la plus récente, appelée glaciation du Wisconsin [ou, en Europe, glaciation de Würm], a débuté il y a environ 120 000 ans, avec la progression de langues de glace à partir de plusieurs glaciers en Scandinavie, en Sibérie et sur les hauts plateaux de la région de la baie d'Hudson. Ces calottes de glace étaient si lourdes qu’elles ont provoqué un affaissement de l'écorce terrestre, l'enfonçant dans le manteau.

On sait désormais, ou du moins est-il communément admis, que les cycles de glaciation sont initiés par d'infimes variations périodiques de l'orbite terrestre. Ces variations orbitales modifient la répartition du rayonnement solaire sous différentes latitudes aux différentes saisons, selon un cycle complexe qui dure 100 000 ans. Mais elles ne sauraient générer à elles seules d'énormes masses de glace comme l'inlandsis des Laurentides, qui a arraché le bloc erratique de Madison. L'immense inlandsis des Laurentides, qui s'étirait sur quelque 13 millions de kilomètres carrés, s'est formé à la faveur de rétroactions plus ou moins semblables à celles que l'on observe actuellement dans l'Arctique, mais opérant en sens inverse. A mesure que la glace gagnait du terrain, l'albédo augmentait, ce qui se traduisait par une moindre absorption de chaleur et le développement de nouvelles glaces. Dans le même temps, pour des raisons que l'on n'a pas totalement élucidées, plus la glace progressait, plus les niveaux de CO2 diminuaient : pendant chacune des dernières glaciations, les niveaux de dioxyde de carbone ont décru presque exactement proportionnellement aux températures. Et, pendant chaque période de réchauffement, alors que les glaces se retiraient, les niveaux de CO2 remontaient. Les carottes de glace prélevées en Antarctique fournissent une chronologie des conditions atmosphériques sur plus de quatre périodes glaciaires. Les chercheurs qui les ont étudiées en ont conclu que pas moins de 50 % des écarts thermiques entre les périodes froides et les périodes chaudes peuvent être attribués aux modifications des concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces carottages indiquent également que les niveaux de dioxyde de carbone atteignent aujourd'hui des valeurs beaucoup plus élevées qu’elles ne l'ont jamais été au cours des derniers 420 000 ans.

Au CRREL, Perovich me présente son collègue John Weatherly. Sa porte est ornée d'un autocollant destiné à être plaqué en douce sur les 4 x 4 et proclamant : "Je change le climat. Demandez-moi comment je fais !" Weatherly et Perovich s'emploient depuis plusieurs années à traduire les données recueillies par l'expédition du Des Groseilliers en algorithmes informatiques destinés aux prévisions météo. Weatherly m'explique que certains modèles climatiques - une quinzaine sont opérationnels dans le monde entier - prédisent que la glace de mer pérenne de l'Arctique aura totalement disparu d'ici à 2080. A ce moment-là, même si, en hiver, des glaces saisonnières continuent de se former, l'été, l'océan Arctique sera totalement libre de glaces. "Cela n'arrivera pas de notre vivant, mais nos enfants le verront."

Impact

- Le réchauffement touche l'Arctique plus durement que toute autre région du globe.

- Une élévation des températures entraînera un risque accru d'incendies de forêts et de tempêtes.

- Les glaciers, la banquise et le pergélisol se mettront à fondre, contribuant à l'élévation du niveau des océans.

- L'impact sera énorme sur les 4 millions d'habitants de l'Arctique, tant en termes d'habitat que d'alimentation et de santé.

- La fonte des glaces, en réduisant le rôle de l'Arctique comme réflecteur du rayonnement solaire, accélérera le réchauffement global.

Voici quelques-unes des conclusions de l'Evaluation de l'impact sur le climat de l'Arctique (ACIA).

Publiée le 8 novembre 2004, cette étude internationale a été réalisée par 250 chercheurs, à l'initiative du Comité arctique international de la science (IASC, www.acia.uaf.edu) et des huit pays du Conseil de l'Arctique (Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie, Suède).

Liens :

La Sibérie occidentale connaît actuellement un dégel sans précédent qui pourrait accélérer le réchauffement climatique : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,...581@7-58,0.html

L'Arctique en plein dégel : http://www.ecolo.org/documents/documents_i...icque-degel.htm

Un dernier mot :

Libre aux autruches de continuer à garder la tête enfoncée dans le sable (ou dans le permafrost), mais messieurs les oiseaux, n'entraînez pas les autres dans votre imprévoyance !

Alain

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Je vais encore me faire haïr, mais voici d'abord deux extraits de mes prévisions argumentées d’évolution climatique (datant du printemps dernier) et pronostiquant le franchissement d’un seuil au cours

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Paris 75105, LagardeFreinet-Var, Pontarlier-Doubs, Fresse/Moselle-Vosges

Et bien oui, il faut reconnaître que cela fait froid dans le dos, si j'ose dire.

D'autant que quand le processus est engagé, cela semble sans appel. On pourra pas refroidir des millions de Km2.

On rentre dans une espèce de cercle vicieux où le déclenchement de ces phénomènes renforce lui même la cause qui les a déclenchés!

Ya des phénomènes comme cela qui s'apparente à ceux dits de capilarité je crois:

Une gouute en plus dans le vase plein et ça le fait totalement déborder.

Voir aussi cet autre lien qui confirme ici

C'est effrayant si c'est confirmé les autres années ...

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

merci à Alain pour ces très beaux récits et extraits et à jt75 pour le lien sur le permafrost canadien.

En fonction de tout cela , je suis persuadé qu'il faut commencer à suivre la concentration du CH4 dans l'atmosphère afin de commencer un peu à quantifier l'effet sur le climat.

à plus

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Voilà un article que j'attendais, ou l'on apprend pleins de choses sur le climat de notre planète, merçi pour votre soucis de clarté (pour un néophyte comme moi dans le domaine du climat)!

Autrement dit, nous entrons dans une ère climatique totalement inconnue ou l'on ne pourra pas changer cet emballement du climat (pour une fois, l'homme ne pourra pas intervenir)!

Je remerçie infiniment monsieur Alain coustou de nous faire part des ces informations, mais surtourt, de leurs clartés, car j'ai personnelement appris des choses intéressantes en plus, alors que les informations que je découvre dans les médias, à la télévision, ne sont pas toujours d'une grande clarté voir trop simpliste, et rend moins crédible l'argumentation, içi, grâçe à ces articles, on a des news concrètes, basé sur des observations effarentes sur la fonte de la glaçe pérenne, du pergélisol et des dégagements gazeux (méthane par exemple qui est un puissant gaz à effet de serre), tout celà n'est guère réjouissant alors, et on ne peut rester insensible à de tels constatations qui sont désormais des signatures incontestables du réchauffement de la planète, c'est surtout nos petits enfants qui vont hériter (si on peut appeler ça un héritage) de cette météo particulière, et même si il est désormais trop tard pour agir sur notre planète, l'homme aura donc prit conscience (peut être un peu trop tardivement) qu'il à un rôle particulier dans cette mécanique climatique, qui un jour pourrait bien s'emballer, et là, comme l'article le mentionne très précisément, nous n'aurons pas de frein pour arrêter celà, je dois dire sans aucune modestie, que le plus horrible n'est pas derrière nous (l'été 2003) mais très vraisemblablement devant nous, bigre! default_wacko.png

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tu parles,vos prévisions seront démenties des cette hiver qui s annonce glacial.vous ne pouvez pas utilisé cette anomalie pour accréditer vos previsions.c est cmme si j avais prédit le refroidisement de l hemisphere sud et que j avais utilisé les chutes de neige en australie.

ceci traduit je crois votre ignorance total de la dynamique du climat.si il fait anormalement froid a un endroit du globe,il fait forcement anormalement chaud ailleurs.cette fonte pourra etre expliqué apres l analyse rigoureuse de la situation climatologique en siberie durant cette été,ainsi que sur l ensemble du continent eurasiatique,et des oceans l entourant.

il y a eut peut etre un été anormalement chaud,mais pas plus anormal que l été glacial de 2004 aux usa!

et oui,ca arrive monsieur coustou,c est comme les canicules et les vagues de froid,ravi que vous vous en soyez rendu compte!

les anomalies de pression sur l atlantique,telle que nous en connaissons actuellement,se répercute forcément ailleurs sur le globe d une maniere ou d une autre, mais vous,vous le prenez comme argent comptant, preuve irréfutable de vos bonnes prévisions.scandaleux!

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pas mal le recit de Alain default_wacko.png . C'est toujours le même charabia qu'on nous donne et ca continue de plus belle. Votre rechauffement à deux balles JE N'Y CROIS PAS. Il y a rechauffement c'est une kasi certitude mais nous dire que les étés caniculaires vont augmenter, les hivers de plus en plus doux alors ca j'y crois rien du tout car dans les siècles derniers, il y a toujours eu des étés caniculaires voire meme plus pire qu'en 2003 par exemple, les secheresses dans l'ouest bien plus pire dans les 1500-1600 que aujourd'hui., il y a eu des hivers doux comme aujourd'hui et inondations. En 2000 ( je vais le rapeller encore une fois pour ceux qui le savait pas), on nous parlais d'augmentation d'inondations et des hivers encore plus doux. Et comment expliquer la secheresse qu'on connais actuellement, ils sont passés ou les inondations tant attendu??

Et encore une chose, cette sécheresse qu'on connais actuellement sévit essentiellement sur le sud de l'europe ( france-espagne-portugual et une partie de l'italie), ailleurs sur l'europe il y a aucune secheresse notamment sur l'allemagne où l'été 2005 est pourri. En 1976 la secheresse avait sevit sur l'europe du nord et du nord-est ( nord de la france avec). Alors que le sud de l'europe avait connu un été humide et orageux, on parlais meme de fraicheur en mediterannée à cette epoque.

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Jean Noel > Et il est ou le froid exeptionnel dans l'hémisphère nord cette été ???? Tu sais celui qui compense le réchauffement exeptionnel de la Sibérie....

je vais essayer (je reve je pense) de te faire comprendre : justement la fonte du permafrost ne prend pas en compte les "coups de chaud" expectionnels et transitoires de l'été sibérien (ou alaskayien...), c'est pas 15 jour, ni 2 mois très chaud d'une année qui le font fondre....

Mais c'est la traduction de pusieurs années plus chaude que la "normale" (l"ancienne normale...) qui petit à petit provoque le réchauffement du sous-sol....

c'est expliqué dans l'article... Et compréhensible facilement et intuitivement si tu as un légère culture scientique ou technique... Très bon d'ailleur la comparaison avec un filtre passe bas....

Mais bon... Je sais bien que tu vas pas vouloir comprendre, c'est peine perdu....

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J'attend alors une réfutation de cette argumentation solide basé sur des faits observables, ceux qui accréditent d'autant plus la thèse du réchauffement climatique!

Cependant (ce n'est pas le sujet mais bon), votre irrascibilité et votre nihilisme me laisse quand même perplexe, vous ne faîtes pas de l'argumentaire scientifique, mais une conversation de marchand de foire qui s'engueule entre eux j'ai l'impression, un peu de décence et de politesse n'a jamais tué personne je crois!

Nous traîter d'ignare, ça c'est fort, je m'en souviendrais, n'est-ce pas Khirkhammet???

Je n'ai peut être pas assez de culture en climatologie, car entre nous c'est pas mon domaine de prédilection, mais ce n'est pas une raison d'insulter les gens de la sorte, c'est une attitude que je tolère difficilement et qui à chaque fois me donne envie d'envoyer des baffes; les gens autour de moi qui m'ont contoyés s'en souviennent crois moi!

Respectons cette argumentation, elle me paraît solide, et je suis sur que tu ne l'as pas entièrement lu entre nous, il n'ya rien de plus pire que de nier les faits, un fait, ce n'est pas une hypothèse, mais bel et bien une constatation, et laisse moi te renvoyer ta baballe dans ton camp en te disant que tu ne connais pas bien ton français; un fait n'est pas une hypothèse attention à la confusion!

Si tu as d'utres arguments plus solide qui réfutent cette thèse, basés sur des faits observables, des articles, ou revus scientifiques qui montrent ton argumentation moi je suis preneur, mais du moment que l'on apprend des choses, comme monsieur Coustou qui vient de le faire si admirablement, je trouve cette démarche, non pas audacieuse, mais naturelle et responsable (car il est bien naturel d'essayer d'expliquer aux gens et d'avoir une attitude pédagogique pour se faire une opinion sérieuse et non une opinion du parti prit, de celui qui fait la politique de l'Autruche)! default_wacko.png

N'inondez pas ce forum de querelles inutiles, de mon côté, en ce moment, je fais de gros efforts car j'ai pris sur moi même (avant je ralais qu'il ne pleuvait pas souvent dans mon coin, qu'il ne neigeait pas souvent et que j'en avais marre du mistral), j'ai fini par me raisonner, en me disant : "tu est dans un climat mediterranéen donc il est bien normal d'avoir un ensoleillement plus important une bonne partie de l'année", la résignation conduis à un état de prise de conscience et la prise de conscience ammène la sagesse mais surtout l'humilité. Or toi Khirkammet et quelques personnes (rassures toi tu n'est pas le seul), tu ignores la résignation, donc tu t'obstines involontairement à nier les faits qui te sont présentés (n'oublie pas un fait est une observation !), ça te fait un peu peur je crois le réchauffement, moi aussi on est deux, mais il faut aller de l'avant!

Certe, il y'a un autre débat qui parle du refroidissement probable en Europe à cause du probable arrêt du Gulf stream, trouves moi des faits qui montrent une telle évolution en arctique et en antarctique, tu as peut être une autre explication intéressante à nous fournir mais il faudra d'avantage l'illustrer par des exemples concrets pour réfuter cette thèse qui est très convaincante, mais ce n'est pas la peine de te montrer si acerbe que ça, on est pas dans un forum de marchand de foire ou de poissonerie içi (clin d'oeil à Uderzo dans Astérix)! default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">default_ohmy.png/emoticons/ohmy@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Bonsoir , qu' Alain est tort ou raison , qq chose me géne (entre autre) dans l'argumentaire de Jean-Noel :

"

si il fait anormalement froid a un endroit du globe,il fait forcement anormalement chaud ailleurs.

"

Celà suppose si cette régle est censé être immuable depuis la nuit des temps une

parfaite stabilité climatique de la Terre !

Or justement la question du changement climatique est de savoir si nous sommes les témoins d'une rupture climatique comme la Terre en a connu bien avant nous :

grandes pèriodes glaciaires et inter glaciaires , périodes trés chaudes de l ' éocène ou de l' ére Secondaire , etc etc .

Qu'on le veuille ou non les modifications climatiques et leur rapidité sont une des

causes principales des extinctions de masse (couplés avec les évenements géologiques qui les provoquent )

Salutations

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Salutation, en ce qui concerne le sujet :

-> OBJECTIVEMENT :

Je répéte ce que j'ai dit en partie seulement dans "Le terrible hivers 2005-2006" ( partie : prévision saisonnière ). Il y a des faits qui accréditent la thèse du réchauffement climatique, et qui sont certes incontestables, et je ne vais pas me lancer dans une énumération exhaustives des faits, car il suffit juste de se documenter un peu, de lire et de naviguer de-ci de-là. En effet les présentations des nouvelles infos ( envoyés par les satellites par ex), leur exploitation et les thèses qui en découlent vont alors bon train de nos jours ( c'est dans l'ère du temps; ce qui se comprend puisqu'il est normal de se préoccuper de l'avenir de notre maison qu'est la Terre). Nous n'avons cependant pas assez de recul vis à vis de notre existance si ridicule face à la lente évolution du climat ( qui parait rapide en ce moment ). Nos données climatiques précises enregistrées ne remontent pas à longtemps ( pas plus d'un siècle ), un plus longtemps pour les premières personnes qui commencent à prévoire le temps pour les bateaux et à noter leurs observations aléatoires sur des carnets. Quand aux carrotages aux pôles, ils ne fournissent hélas pas assez de donnés pour remplacer les précieuses observations dont nous faisons preuves grâce à la débauche de moyens technologiques aujourd'hui... Par prudence justement, respectons tous sans modération la planète, si vous voyez ce que je veux dire,...

Il faut encore faire preuve de patience au niveau modélisation et observation avant d'amener toute conclusion, car la "sagesse" c'est avant tout la prudence dans les mots que l'on avance.

-> SUBJECTIVEMENT :

La terre à connu des crises, elle a subi de nombreuses blessures et je pense que l'on se dirige inévitablement vers un changement climatique majeur. Maintenant, la terre a ses propres secrets, comment peut-elle réagir ( avec l'ensemble de ses être vivants) face à celui-ci, qui risque, comment laisse supposer les indices, d'être brutale à l'échelle temps de la terre ? nul ne le sait, ou plutôt certain observent et pensent. Je ne vais pas en dire plus, puisque par exemple nous ne sommes pas encore sûre qu'un réchauffement global ( augmentation moyenne des températures ) peut engendrer un froid en Europe. Et est-ce l'homme qui accélère le réchauffement du climat ou une conséquence totalement indépendante de notre volonté... Là aussi, même si de nouveaux articles ont parus condamnant l'homme ( science-et-vie par ex, je n'ai pas le numéro sous la main dslé ). Bref, we'll see default_wacko.png

docu info :

Il pourrait faire 4°C de plus en moyenne d'ici à 2100!

Sans mesures radicales de maîtrise des émissions de CO2, le thermomètre mondial risque de grimper de 4°C d'ici à 2100. Une élévation considérable car il s'agit d'une moyenne planétaire. Ainsi s'accordent -avec d'importantes différences quant aux valeurs locales- les deux grands modèles informatiques français d'études du climat dont les simulations viennent d'être présentées par l'Insitut Pierre-Simon Laplace (IPSL) et par le Centre national de recherche météorologique (Météo-France). Attention, ce résultat correspond à un scénario qui prévoit le doublement du CO2 dans l'atmosphère. Un scénario hypothétique mais qui n'a rien d'invraisemblable. Quant aux conséquences d'un tel réchauffement, elles restent difficilement évaluables. " Nos études ne montrent pas de disparition du gulf stream et, donc, pas de coup de froid en Europe, explique Pascale Braconnot, responsable de la modélisation du climat à l'IPSL. On s'attend en revanche à une banalisation des canicules et à une différenciation plus nette du climat en Europe de l'Ouest, avec un Nord plus humide et un Sud plus aride. Reste à savoir où passera la réparation..."A noter que même en cas de réduction des émissions (satbilisation du C02 à550 ppm en 2100), le thermomètre s'éléverait tout de même de 2°C d'ici à 2100.

-> 0 à 50cm, c'est la montée prévisible des océans par dilatation thermique.

->  de 7% de précipitations à prévoir sur l'ensemble du globe, avec de fortes variations d'une région à l'autre.

-> 300 ans seront nécessaire afin de stabiliser la température même si le Co2 n'augmente plus à partir de 2100.

Science et vie N°1055, édition d'Aout 2005

De quoi contenter tout le monde dans cette revue que je vous conseille d'obtenir pour en savoir plus, avec les autres numéros qui ont concernés le climat, sans vouloir faire de promo (merci de votre compréhension) .

PS : Des gens comme Alain Coustou peuvent faire évoluer l'état d'esprit de certaine personne, et la conception de notre monde. C'est grâce à ces personnes que l'on pourra un jour dire avec certitude au yeux du monde la vérité sur notre avenir. Je respecte donc éternellement son engagement. Merci Alain

N4SH

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Jean Noel :

"

il y a eut peut etre un été anormalement chaud,mais pas plus anormal que l été glacial de 2004 aux usa! "

Peux tu donner des précisions même sommaires sur l 'été glacial des usa .

Je me souviens de la redondance des cyclones en AOUT 2004 dans le Sud Est des Etats Unis mais pas de cet été glacial (mis à part les chutes de neige exceptionnelles de fin Aout notamment sur Winnipeg )

Celà dit les moyennes thermiques mensuelles n'ont pas été extrémement basses en Aout , ni sur l'ensemble de l ' été : j'accepte volontiers des chiffres qui réfutent mes dires.

Par contre le mois de Juin 2003 caniculaire notamment en France a connu un été trés frais en Nouvelle - Angleterre si mes souvenirs sont exacts.

En attendant de vous lire.

Bonne soirée à tous

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tu parles,vos prévisions seront démenties des cette hiver qui s annonce glacial.vous ne pouvez pas utilisé cette anomalie pour accréditer vos previsions.c est cmme si j avais prédit le refroidisement de l hemisphere sud et que j avais utilisé les chutes de neige en australie.

ceci traduit je crois votre ignorance total de la dynamique du climat.si il fait anormalement froid a un endroit du globe,il fait forcement anormalement chaud ailleurs.cette fonte pourra etre expliqué apres l analyse rigoureuse de la situation climatologique en siberie durant cette été,ainsi que sur l ensemble du continent eurasiatique,et des oceans l entourant.

il y a eut peut etre un été anormalement chaud,mais pas plus anormal que l été glacial de 2004 aux usa!

et oui,ca arrive monsieur coustou,c est comme les canicules et les vagues de froid,ravi que vous vous en soyez rendu compte!

les anomalies de pression sur l atlantique,telle que nous en connaissons actuellement,se répercute forcément ailleurs sur le globe d une maniere ou d une autre, mais vous,vous le prenez comme argent comptant, preuve irréfutable de vos bonnes prévisions.scandaleux!

Cumulonimbus capitallus incus m’a devancé, je n’écris pas donc le même genre de message encore une fois.Vous vous permettez de nous traiter d’ignorant de la dynamique du climat, vous avez certainement raison en ce qui me concerne, et effectivement je suis quelqu’un ayant une formation des sciences de la Terre et c’est un aveu, je n’y connais pas grand-chose.

Cela dit, petite question, en quoi un hiver prochain rude ou chaud a t’il une influence sur ce qui est avancé par Mr Alain Coustou ?

Le climat est-il donc le synonyme de météorologie, ou plutôt l’évolution des différents paramètres météorologiques sur une longue période (je crois qu’il est admis de considérer une période de 30 ans).

Ceci pour dire qu’un hiver prochain froid n’est en aucun cas selon moi (un ignorant)un argument permettant de remettre en cause ce qui a été avancé dans les articles proposés.

Par contre si vous avez des vrais arguments ou sources à me proposer, je suis preneur, même si on trouve pas mal de chose sous google.

Cordialement.

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pas mal le recit de Alain default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> . C'est toujours le même charabia qu'on nous donne et ca continue de plus belle. Votre rechauffement à deux balles JE N'Y CROIS PAS. Il y a rechauffement c'est une kasi certitude mais nous dire que les étés caniculaires vont augmenter, les hivers de plus en plus doux alors ca j'y crois rien du tout car dans les siècles derniers, il y a toujours eu des étés caniculaires voire meme plus pire qu'en 2003 par exemple, les secheresses dans l'ouest bien plus pire dans les 1500-1600 que aujourd'hui., il y a eu des hivers doux comme aujourd'hui et inondations. En 2000 ( je vais le rapeller encore une fois pour ceux qui le savait pas), on nous parlais d'augmentation d'inondations et des hivers encore plus doux. Et comment expliquer la secheresse qu'on connais actuellement, ils sont passés ou les inondations tant attendu??

Et encore une chose, cette sécheresse qu'on connais actuellement sévit essentiellement sur le sud de l'europe ( france-espagne-portugual et une partie de l'italie), ailleurs sur l'europe il y a aucune secheresse notamment sur l'allemagne où l'été 2005 est pourri. En 1976 la secheresse avait sevit sur l'europe du nord et du nord-est ( nord de la france avec). Alors que le sud de l'europe avait connu un été humide et orageux, on parlais meme de fraicheur en mediterannée à cette epoque.

"Votre rechauffement à deux balles JE N'Y CROIS PAS" "Il y a rechauffement c'est une kasi certitude"T'y crois ou pas? c'est confus. default_wacko.png

"il y a toujours eu des étés caniculaires voire meme plus pire qu'en 2003 par exemple, les secheresses dans l'ouest bien plus pire dans les 1500-1600 que aujourd'hui"

Dis donc ça te fait quel age? default_ohmy.png/emoticons/ohmy@2x.png 2x" width="20" height="20"> car tu m'as l'air d'être au courant précisément de cette période. C'est vrai que les relevés officiels de MF à cette époque sont édifiants. default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">

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tu parles,vos prévisions seront démenties des cette hiver qui s annonce glacial.vous ne pouvez pas utilisé cette anomalie pour accréditer vos previsions.c est cmme si j avais prédit le refroidisement de l hemisphere sud et que j avais utilisé les chutes de neige en australie.

ceci traduit je crois votre ignorance total de la dynamique du climat.si il fait anormalement froid a un endroit du globe,il fait forcement anormalement chaud ailleurs.cette fonte pourra etre expliqué apres l analyse rigoureuse de la situation climatologique en siberie durant cette été,ainsi que sur l ensemble du continent eurasiatique,et des oceans l entourant.

il y a eut peut etre un été anormalement chaud,mais pas plus anormal que l été glacial de 2004 aux usa!

et oui,ca arrive monsieur coustou,c est comme les canicules et les vagues de froid,ravi que vous vous en soyez rendu compte!

les anomalies de pression sur l atlantique,telle que nous en connaissons actuellement,se répercute forcément ailleurs sur le globe d une maniere ou d une autre, mais vous,vous le prenez comme argent comptant, preuve irréfutable de vos bonnes prévisions.scandaleux!

"tu parles,vos prévisions seront démenties des cette hiver qui s annonce glacial"J'espère de tout mon coeur qu'on va connaitre un hiver bien doux juste pour te déloger de ce forum. Pas la peine de me retourner la situation puisque je ne prévois rien pour cet hiver (au passage, tu peux continuer à m'insulter en pv comme tu le fais, il y a la fonction message effacé qui est très utile).

"c est cmme si j avais prédit le refroidisement de l hemisphere sud et que j avais utilisé les chutes de neige en australie."

Pourtant c'est ce que tu fais à longueur de posts. Tu passes ton temps à chercher la moindre vague de froid partout dans le monde même dans les coins les + paumés pour ne pas accepter le réchauffement climatique.

"ceci traduit je crois votre ignorance total de la dynamique du climat"

Si on est ignorants, je me demande comment on pourrait te qualifier car tu n'as jamais été capable d'apporter des arguments viables que ce soit contre le réchauffement climatique ou les AMP.

"il y a eut peut etre un été anormalement chaud,mais pas plus anormal que l été glacial de 2004 aux usa!"

En quoi l'été 2004 a été glacial aux states? default_laugh.png Apporte nous les relevés des 4 coins du pays, on va encore rigoler 5 minutes.

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Paris 75105, LagardeFreinet-Var, Pontarlier-Doubs, Fresse/Moselle-Vosges

site américain de l'association permafrost.org qui est vraiment trés riche avec plein d'infos (en anglais) concernant le phénomène et de la pégagogie bien faite ... permafrost.org

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Paris 75105, LagardeFreinet-Var, Pontarlier-Doubs, Fresse/Moselle-Vosges

Pour Kirkhammet & consor quelques jeux éducatifs sur le 'global warming'

ici

Sans oublier l'association permafrost

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C'est très inquiétant ! default_laugh.png

Voici un article de libre belgique:

Dégel

Malgré tout, voici quelques avis issus de cet article pour relativiser tout ça :

Pour Gauthier Chapelle, conseiller scientifique de la Fondation polaire internationale, la fonte du permafrost «était une nouvelle attendue» et la question du méthane a déjà été évoquée dans plusieurs rapports internationaux. «Mais il n'existe pas d'unanimité scientifique quant à savoir si cela a un effet global négatif ou non sur le réchauffement. Certes, la fonte de la glace va relâcher du méthane dans l'atmosphère, mais les tourbières qui apparaissent vont aussi permettre, en se réchauffant, une croissance plus importante de la végétation. Et cette végétation contribue quant à elle à capter du CO2 . Tous ces phénomènes sont très complexes».

Professeur de climatologie à l'Université de Liège, Michel Erpicum estime pour sa part que la fonte du permafrost est effectivement la conséquence du réchauffement rapide que nous connaissons actuellement mais, nuance-t-il, «ce réchauffement est un phénomène qui se manifeste par paliers».«Le réchauffement climatique est conditionné par deux types de causes : d'une part, des causes liées aux activités humaines et, d'autre part, des causes naturelles irrégulières que l'on ne s'explique pas encore bien. Il est un fait acquis que l'amplification du réchauffement climatique est liée en partie aux causes anthropiques qui s'amplifient de façon continue, mais je pense que l'accélération particulière de ce phénomène constatée depuis une quinzaine d'années ne restera pas aussi soutenue. Elle est due aux causes naturelles qui sont actuellement dans un cycle élevé. Ces dernières vont toutefois se tasser et le rythme actuel du réchauffement devrait ralentir et se stabiliser, avant de recommencer à s'accélérer dans quelques années.» De la même manière, estime-t-il, la fonte du permafrost devrait donc aussi être freinée et avec elle le risque de voir d'importantes quantités de méthane libérées dans l'atmosphère.

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34230 Paulhan - Centre Hérault

Je crois au contraire que les conséquences seraient encore plus redoutables au vu de l'emission de la BBC hier à Contre Courant, dans ce cas ce n'est ni plus ni moins que l'hypothèse d'un rechauffement au delà des 10° qui est possible d'ici 2100 avec comme conséquence la mise en cause même de la survie de l'humanité.

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oui, et sa disparition en 2025.finalement c est pas compliqué comme prévisions à retenir,c est tellement spectaculaire!

J'espère de tout mon coeur qu'on va connaitre un hiver bien doux juste pour te déloger de ce forum. Pas la peine de me retourner la situation puisque je ne prévois rien pour cet hiver (au passage, tu peux continuer à m'insulter en pv comme tu le fais, il y a la fonction message effacé qui est très utile).

oh tu sais,tu n est pas sorti de l auberge car tu as de grandes chances d etre démenti par mes certitudes,et si vraiment,a cause d un dramatique accident l hiver est doux,je prends la releve pour l hiver 2006/2007 qui lui aura de tres tres grandes chances d etre rigoureux

moi ca n e m inquiete pas du tout cet arcticle car il n est basé sur aucune autre étude du passé, et il n y a qu une équipe qui à fait ce travail.on connait tous les interets du grossissement de résultats d une étude.pour se faire connaitre quoi...

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N’ayant pas d’avis tranché concernant le réchauffement climatique, je vais tenté ici une petite réflexion d’ignare.

Il est vrai que la Terre notre planète âgée de 4,55Ga a connu tout au long de son histoire des crises géologiques, biologiques,climatiques.

Ces phénomènes peuvent être reliés à différentes hypothèses souvent citées (météorite, éruption volcanique de grande ampleur donnant des trapps,…) conduisant aux extinctions d’espèces animales et/ou végétales, notamment à la fin du Permien et celle plus connu de la fin du Crétacé (les dinosaures).

Concernant les périodes glaciaires, les mieux analysées, sont bien sûr celles du tertiaire et du quaternaire qui sont mises en évidence par l’étude des proportions des isotopes de l’oxygène dans les carbonates sédimentaires (tests de foraminifères). Ce type de travail fin n’est pas possible par manque de données pour des périodes plus anciennes. Cependant des glaciations ont aussi été mises en évidence au Précambrien, au début du Cambrien et au Carbonifère.

Il y a donc toujours eu succession de périodes glaciaires et d’interglaciaires, ces périodes ont un lien étroit avec ce que l’on appelle les cycles de Milankovitch(excentricité, obliquité, précession des équinoxes).

Aujourd’hui nous sommes donc dans ce qu’on appelle une période interglaciaire, alors pourquoi s’inquiète t-on du réchauffement ?

Il est vrai que sans effet de serre, nous ne serions pas là pour débattre de ce sujet, la vie serait impossible.

Qui nous dit que la terre n’a jamais été plus chaude au cours de son histoire ?, personne, bien entendue parce qu’à sa formation il ne faisait certainement pas froid, mais peu importe la vie n’était pas possible.

On nous parle des effets du soleil, grand pourvoyeur de chaleur ce qui est vrai, mais la terre est une planète vivante qui elle aussi fournit de la chaleur par désintégration radioactive, et depuis le début de son histoire, cette énergie radioactive n’a cessé de décroître. Et oui l’intérieur de la terre se refroidit et cela depuis sa création.

Bien d’autres arguments seraient faciles à trouver, tous aussi gros les uns que les autres.

Mais le point que je voulais soulever est le suivant :

-Le Temps

Selon moi, tout le monde ne se rend pas compte que les variations climatiques de la terre se font à l’échelle des temps géologique, ce qui se passe aujourd’hui est à l’échelle humaine.

Je ne dis pas que nous courrons à la catastrophe, mais nier que l’homme est partiellement responsable de ce qui se passe est irresponsable.

Pour preuve, l’Homme est un animal, tiens il y a en d’autres sur terre, mais connaissez vous d’autres animaux qui utilisent les combustibles fossiles et libèrent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère de façon non naturelle ?

Moi non, mais enfin les dinosaures ont disparu quand même, tout cela pour dire que des catastrophes peuvent toujours arriver.

Peut-être aussi que notre planète trouvera d’elle-même l’équilibre et que finalement l’effet de l’homme qui existe c’est certain, est minime. Je n’en sais rien.

Mais ce qui m’inquiète n’est pas le réchauffement en lui-même, mais sa vitesse.

Un risque de réaction en chaîne ne peut être exclu.

Le problème des hydrates de gaz en est la preuve, tout simplement par ce que thermodynamiquement (fonction de la température et de la pression)le champ de stabilité des hydrates de gaz est assez restreint. Des variations de température et de pression pourraient alors avoir des conséquences très graves en libérant des quantités de CH4 importantes dans l’océan et l’atmosphère. Et là l’effet de serre anthropique serra accentué, vous connaissez la suite.

Cordialement.

ps: Mr Alain Coustou ou d'autres personnes pourraient ils nous en dire plus sur le réchauffement et les conséquences qu'il pourrait avoir sur les hydrates de gaz se trouvant dans les océans?

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Paris 75105, LagardeFreinet-Var, Pontarlier-Doubs, Fresse/Moselle-Vosges

<>

Mais si il faut regarder sur une période humaine.

Si la terre s'en sort car elle a des moyens de lutter, de contre-carrer les agressions et de continuer sa vie de vieille planète: OK tant mieux.

Mais pour moi la terre sans les humains c'est quand même autre chose !

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Ce qui me choque, c'est que cette information qui est peut être très grâve n'a été relayée que par quelques journaux, je n'ai rien entendu à la télé ni à la radio.

Je pense que la popupation est très mal informé et ne réalise pas l'ampleur que pourrait prendre le réchauffement.

Tout ce qu'on entend régulièrement sur les conséquences du réchauffement, c'est :

il y aura des canicules plus souvent, plus de sécheresses et des hivers plus doux...

Si ce n'était que ça, ce ne serait pas si grâve.

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St Genis les Ollières (69), Aeroport St Exupery (69)

tu parles,vos prévisions seront démenties des cette hiver qui s annonce glacial.

[blablabla...]

.scandaleux!

(au passage, tu peux continuer à m'insulter en pv comme tu le fais, il y a la fonction message effacé qui est très utile).

Ah tiens y'a pas que moi qui reçoit des PM "indésirables"... default_flowers.gif
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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Ce problème de début de dégel du permafrost, s'il est confirmé, est à replacer dans le cadre plus général du réchauffement de la zone arctique.

Il faut savoir que les zones arctiques océaniques renferment à relativement faible profondeur dans leurs planchers océaniques, des quantités considérables de CH4 et surtout de matières organiques.

Si le CH4 est en quantité importante les matières organiques le sont en quantité bp plus grandes.

J'ai lu , à confirmer , que les 100 premiers m de ces planchers océaniques contiendraient la quantité colossale de 10000 Gt de mat organiques.

Il apparaîtrait également que des bactéries méthanogènes seraient encore vivantes à l'état ralenti actuellement et n'attendraient qu'un réchauffement pour commencer leur travail de transformation des MO en CH4.

En admettant que seulement 1 % de ces MO puissent être transformées en CH4 et en admettant que les 100 premiers m soient réchauffés en 50 ans seulement cela ferait 2 Gt/an de CH4 mis à l'atmosphère , soit au bout de 14 ans une quantité restante supplémentaire dans l'atmosphère de 14 Gt.

Soit encore une teneur de CH4 multipliée par 4.

Rappelons que l'effet de serre du CH4 est considérable et on oublie volontiers qu'il est responsable de la moitié de l'ES du au CO2.

Je ne vais pas m'amuser à chiffrer l'effet sur la température mais il serait de l'ordre de 1 à 2°C supplémentaires rien que pour et effet de méthanogénèse, sans compter le relarguage direct du CH4 contenu dans les clathrates.

Tout cela pour dire que la zone arctique est extrèmement sensible et qu'il semble bien que sa déstabilisation trop rapide entraîne un bouleversement climatique encore mal apprécié à sa juste mesure.

La surveillance des teneurs de CH4 dans l'atmosphère des zones concernées est vraiment cruciale pour confirmer ou infirmer ces hypothèses.

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