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Oui, la probabilité que juin termine sous les normes est réelle ; ça n'est pas arrivé depuis.....1999 !!!

Attention tout de même, les tn, (comme pour les trois mois de printemps) sont toujours au dessus des normes...

Il faut donc profiter de cette situation, même si ce n'est pas une météo engageante, et pour le dire, pas estivale du tout.

Pour la suite, difficile de tirer des plans sur la comète, mais un épisode de canicule sévère, pour qu'il se produise, nécessite une transpiration des plus limitées permettant ainsi au thermomètre de s'envoler.

On n'en n'est pas encore là....

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A voir certains posts, plusieurs trouvent pourtant cet été tout à fait normal. Le climat change, mais beaucoup ne voient rien... De voir ces courbes qui montent, ça me rend malade...

Allez allez un peu d'humour en ces temps footballistiques!        

Un peu réducteur non?on met tout le monde dans le même panier puisque l'on est 60 millions a avoir le même niveau de réflexion,et hop a bomber Tu as probablement des choses a nous apprendre sur la

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Les possibilités sont relativement ouvertes en effet pour un mois de juin déficitaire, mais ce n'est pas encore fait et la balance penche même légèrement du mauvais côté pour le moment. On est à +0.2° au plan national sur les 6 premiers jours du mois, et même s'il restera somme toute modéré le petit coup de chaud des prochains jours devrait nous conduire à une anomalie d'environ +0.7° (prévision GFS) au 13 juin. C'est clair que ce résultat peut paraître étonnant au vu des conditions "réelles" de ces derniers jours, mais cela s'explique tout simplement par le fait que même s'il a fait très gris et souvent pluvieux sur les deux tiers nord du pays, les Tn restent à des niveaux très élevés et compensent largement le déficit sur les Tx. Orléans par exemple n'arrive même pas aux 20 heures d'ensoleillement depuis le début du mois, mais n'est pas loin des 3° d'excédent en Tn par rapport aux normes d'un début juin.

 

Par contre il semble clair que l'on s'oriente vers un réel coup de frais après le 13..

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Dans tous les cas, j'ai bien l'impression que ce mois de mai et première partie de juin ne fassent que le reflet de notre été à venir. Les eaux froides en Atlantique ne vont pas s'estomper rapidement et on a bien vu ces derniers mois que cette anomalie n'était pas inoffensive sur le régime atlantique très présent. Alors, je pense que ce mois de juin et très probablement juillet seront une continuité du temps actuel à savoir une alternance de coup de chaud temporaire suivi d'un temps rapidement instable à l'avant d'anomalies dépressionnaires nombreuses en Atlantique puis temps frais et perturbé ensuite avant une accalmie passagère et ainsi de suite... Je le vois comme ça depuis des semaines et pour l'instant on ne peut pas dire que cela semble prêt à s'estomper. Août, on aura le temps d'en reparler et en espérant pouvoir reparler d'un changement de prévision pour juillet...

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Je suis pas spécialiste mais il me semble que le fait que les eaux de surface soit plus froide que la normale ou que les sols soient gorgés d'eau ne présagent en rien de l'été qui nous attends (cf été 2013).

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On avait évoqué un peu plus haut dans ce fil les relations entre l'été Arctique et les conditions synoptiques européennes, que l'on peut (très grossièrement) résumer à ceci : plus l'été est anticyclonique et stable en Arctique (présence d'anticyclone polaires ou AP), plus il a tendance à être dépressionnaire, frais et humide sur l'Europe Occidentale. Et inversement bien entendu. Admettons l'hypothèse.

 

Par curiosité, j'ai utilisé les réanalyses pour avoir une estimation de l'anomalie de géopotentiel en Arctique (régions 70 à 90° nord) en juin depuis les années 1980, et j'ai fait la comparaison avec les synoptiques du mois de juillet suivant en Europe. Je précise les années 1980, car je considère que vu les changements profonds que connaissent ces régions, cela n'a pas d'intérêt de comparer à aujourd'hui sur des dates plus anciennes (déjà 1980 c'est loin...). L'Arctique de 2016 n'est hélas déjà plus celui de 1976.. Bref.

 

Outre l'année complètement hors norme de 1996 que j'ai volontairement retirée de l'échantillon (climatologiquement, ce fut une année très, trop atypique pour faire des comparaisons sérieuses, un peu à l'instar chez nous d'un février 1956 ou d'un décembre 2015), les huit années qui ont eu des mois de juin très dépressionnaires la haut sont 1983, 1986, 1989, 1992, 1994, 1999, 2000 et 2006. Voici, toujours d'après les réanalyses, les anomalies de géopotentiel à 500 hPa (gauche), de température au sol (milieu) et de précipitations (droite) qui ont été observées en Europe en juillet ces années la :

 

 

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Synoptiques à blocages anticycloniques britanniques, avec les résultantes classiques en climat français : c'est chaud surtout au nord (moins en Méditerranée avec entrées maritimes), sans être forcément sec car les flux d'est / nord-est peuvent être porteurs de très bonnes dégradations orageuses, ces derniers jours en sont une belle démonstration d'ailleurs. En gros, un temps souvent estival, chaud en journée, avant des séquences orageuses régulières.

 

Faisons le cheminement inverse, en regardant cette fois les huit années avec les plus fortes anomalies anticycloniques en Arctique relevées en juin : 1985, 1993, 1998, 2005, 2007, 2011, 2012 et 2014 :

 

 

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On tire le chapelet de mois de juillets très dépressionnaires (gauche), globalement très frais sur tout le pays (centre), et bien évidemment assez humides surtout sur les deux tiers nord (droite). Ce n'est pas forcément un hasard.

 

J'ai dans l'idée que cette petite démonstration étant faite, vous vous dites que ce serait une bonne idée d'aller jeter un oeil sur la situation actuelle en Arctique et les prévisions des prochains jours. Je vais vous faire gagner du temps : après un mois de mai très anticyclonique sur le sommet du globe, la situation s'est déjà nettement inversée ces derniers jours et toutes les modélisations envisagent non seulement un renforcement mais également une main mise durable des bas géopotentiels en Arctique. Sur le CEP par exemple, on est déjà dans des conditions dépressionnaires :

 

 

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Et cela devrait durer et se renforcer :

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Sur les ensemblistes comme NAEFS, on retrouve cette trace dépressionnaire au pôle jusqu'à H+300, autant dire une éternité.

 

Alors bien entendu, il faut se garder des excès de certitudes : l'Arctique ne connaît peut-être qu'une parenthèse, même si elle semble quand même vouloir être très longue et que les ensemblistes sont dans l'ensemble plutôt resserés sur cette issue. Et les règles du genre "juin dépressionnaire en Arctique, juillet anticyclonique en Europe occidentale", même si elles apparaissent parfois très robustes, n'ont rien d'infaillible.

 

Il n'empêche qu'au vu de ces circonstances, autant il y a encore une semaine je n'aurais pas franchement misé sur une possibilité de beau mois de juillet, autant aujourd'hui j'aurais tendance à ne pas rejeter trop vite le potentiel d'un juillet finalement très estival.

 

 

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Sky Blue va aimer ceci.

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Mais pas Alaska.

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Paris 75105, LagardeFreinet-Var, Pontarlier-Doubs, Fresse/Moselle-Vosges

il y a une heure, TreizeVents a dit :

On avait évoqué un peu plus haut dans ce fil les relations entre l'été Arctique et les conditions synoptiques européennes, que l'on peut (très grossièrement) résumer à ceci : plus l'été est anticyclonique et stable en Arctique (présence d'anticyclone polaires ou AP), plus il a tendance à être dépressionnaire, frais et humide sur l'Europe Occidentale. Et inversement bien entendu. Admettons l'hypothèse.

 

Par curiosité, j'ai utilisé les réanalyses pour avoir une estimation de l'anomalie de géopotentiel en Arctique (régions 70 à 90° nord) en juin depuis les années 1980, et j'ai fait la comparaison avec les synoptiques du mois de juillet suivant en Europe. Je précise les années 1980, car je considère que vu les changements profonds que connaissent ces régions, cela n'a pas d'intérêt de comparer à aujourd'hui sur des dates plus anciennes (déjà 1980 c'est loin...). L'Arctique de 2016 n'est hélas déjà plus celui de 1976.. Bref.

 

Outre l'année complètement hors norme de 1996 que j'ai volontairement retirée de l'échantillon (climatologiquement, ce fut une année très, trop atypique pour faire des comparaisons sérieuses, un peu à l'instar chez nous d'un février 1956 ou d'un décembre 2015), les huit années qui ont eu des mois de juin très dépressionnaires la haut sont 1983, 1986, 1989, 1992, 1994, 1999, 2000 et 2006. Voici, toujours d'après les réanalyses, les anomalies de géopotentiel à 500 hPa (gauche), de température au sol (milieu) et de précipitations (droite) qui ont été observées en Europe en juillet ces années la :

 

 

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Synoptiques à blocages anticycloniques britanniques, avec les résultantes classiques en climat français : c'est chaud surtout au nord (moins en Méditerranée avec entrées maritimes), sans être forcément sec car les flux d'est / nord-est peuvent être porteurs de très bonnes dégradations orageuses, ces derniers jours en sont une belle démonstration d'ailleurs. En gros, un temps souvent estival, chaud en journée, avant des séquences orageuses régulières.

 

Faisons le cheminement inverse, en regardant cette fois les huit années avec les plus fortes anomalies anticycloniques en Arctique relevées en juin : 1985, 1993, 1998, 2005, 2007, 2011, 2012 et 2014 :

 

 

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On tire le chapelet de mois de juillets très dépressionnaires (gauche), globalement très frais sur tout le pays (centre), et bien évidemment assez humides surtout sur les deux tiers nord (droite). Ce n'est pas forcément un hasard.

 

J'ai dans l'idée que cette petite démonstration étant faite, vous vous dites que ce serait une bonne idée d'aller jeter un oeil sur la situation actuelle en Arctique et les prévisions des prochains jours. Je vais vous faire gagner du temps : après un mois de mai très anticyclonique sur le sommet du globe, la situation s'est déjà nettement inversée ces derniers jours et toutes les modélisations envisagent non seulement un renforcement mais également une main mise durable des bas géopotentiels en Arctique. Sur le CEP par exemple, on est déjà dans des conditions dépressionnaires :

 

 

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Et cela devrait durer et se renforcer :

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Sur les ensemblistes comme NAEFS, on retrouve cette trace dépressionnaire au pôle jusqu'à H+300, autant dire une éternité.

 

Alors bien entendu, il faut se garder des excès de certitudes : l'Arctique ne connaît peut-être qu'une parenthèse, même si elle semble quand même vouloir être très longue et que les ensemblistes sont dans l'ensemble plutôt resserés sur cette issue. Et les règles du genre "juin dépressionnaire en Arctique, juillet anticyclonique en Europe occidentale", même si elles apparaissent parfois très robustes, n'ont rien d'infaillible.

 

Il n'empêche qu'au vu de ces circonstances, autant il y a encore une semaine je n'aurais pas franchement misé sur une possibilité de beau mois de juillet, autant aujourd'hui j'aurais tendance à ne pas rejeter trop vite le potentiel d'un juillet finalement très estival.

 

 

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Sky Blue va aimer ceci.

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Mais pas Alaska.

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Très intéressant. A suivre donc avec intérêt.

Mais je pense qu'il faudra attendre une bonne dizaine de jours pour voir le changement s'effectuer de par chez nous, vu les modèles actuels ...

 

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Guest Sky Blue

Citation

Sky Blue va aimer ceci.

Il va s'en dire que cela me va (pas le choix surtout), un sacrifice de Juin pour sauver Juillet-Aout pourquoi pas.

Pour le bassin Arctique tant mieux pour la dynamique, même si les anomalies positives thermiques pourraient perdurer par inertie.

Cela demande quand même confirmation sur la durée. 

En attendant, il va s'en couler de l'eau sous les ponts et ailleurs malheureusement.

Citation

j'aurais tendance à ne pas rejeter trop vite le potentiel d'un juillet finalement très estival.

Pas complétement convaincu mais bon, j'en accepte l'augure néanmoins.

Et puis, une pointe d'optimisme fait du bien dans une France morose et pas qu'en météo.

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Il y a 21 heures, Run999H a dit :

Dans tous les cas, j'ai bien l'impression que ce mois de mai et première partie de juin ne fassent que le reflet de notre été à venir.Les eaux froides en Atlantique ne vont pas s'estomper rapidement et on a bien vu ces derniers mois que cette anomalie n'était pas inoffensive sur le régime atlantique très présent. Alors, je pense que ce mois de juin et très probablement juillet seront une continuité du temps actuel à savoir une alternance de coup de chaud temporaire suivi d'un temps rapidement instable à l'avant d'anomalies dépressionnaires nombreuses en Atlantique puis temps frais et perturbé ensuite avant une accalmie passagère et ainsi de suite... Je le vois comme ça depuis des semaines et pour l'instant on ne peut pas dire que cela semble prêt à s'estomper. Août, on aura le temps d'en reparler et en espérant pouvoir reparler d'un changement de prévision pour juillet...

Ben moi je prefere l'avis de Run default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" title=":P" width="20" />....Sinon question a Treize vents ..vous parlez de Juillet seulement ?pas de Aout si?pas tout compris...

"""  j'aurais tendance à ne pas rejeter trop vite le potentiel d'un juillet finalement très estival. """

il y a 29 minutes, Sky Blue a dit :

un sacrifice de Juin pour sauver Juillet-Aout pourquoi pas.

 

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Salles (65) alt 630m (versant S du massif du Pibeste qui culmine à 1585m à l'aplomb du village)

Le 08/06/2016 à 23:38, Run999H a dit :

Dans tous les cas, j'ai bien l'impression que ce mois de mai et première partie de juin ne fassent que le reflet de notre été à venir. Les eaux froides en Atlantique ne vont pas s'estomper rapidement et on a bien vu ces derniers mois que cette anomalie n'était pas inoffensive sur le régime atlantique très présent. Alors, je pense que ce mois de juin et très probablement juillet seront une continuité du temps actuel à savoir une alternance de coup de chaud temporaire suivi d'un temps rapidement instable à l'avant d'anomalies dépressionnaires nombreuses en Atlantique puis temps frais et perturbé ensuite avant une accalmie passagère et ainsi de suite... Je le vois comme ça depuis des semaines et pour l'instant on ne peut pas dire que cela semble prêt à s'estomper. Août, on aura le temps d'en reparler et en espérant pouvoir reparler d'un changement de prévision pour juillet...

Ouais bof et ce ne serait pas un mois de juin assez banal et en phase avec les normes que l'on se coltine là !!!??? Sans certitude, je crois que la tendance haussière des températures et les exigences en phase de nos contemporains font perdre de vue la réalité climatique de nos contrées...à savoir des printemps aux sautes thermiques, humides et normaux quoi!!! Je crois que le bilan des mois de juin des 15 dernières années doit faire état d'un excédent thermique et d'ensoleillement sur les normes antérieures qui les placent dans le haut du panier des mois où la tendance haussière est la plus forte...d'où les attentes excessives des uns. Peut être...ou pas

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Guest Sky Blue

Puisque que bon nombres d'entre vous parle de Printemps normal, de perte de vue de la réalité des saisons de par chez nous.

En gros, il y a pleins de mytho dans la population et sur IC. 

 

MF confirme quand même que ce printemps 2016 est bien en déficit de soleil de T°, en excès de liquide en tous genres.

C'est écris en bien gros pour ceux qui ont des problèmes de vision, je ne parle pas d'autisme ou de mauvaise foi bien entendu.

Climat : Un printemps très arrosé, plutôt frais et peu ensoleillé

10/06/2016

 

Bilan climatique du printemps 2016

(Printemps météorologique : mars-avril-mai)

 

La fraîcheur a souvent dominé durant ce printemps. La fin du mois d'avril et le début du mois de mai ont notamment connu un net rafraîchissement avec de nombreuses gelées tardives. Les précipitations ont été fréquentes sur une grande partie de l'Hexagone et la fin mai a été marquée par un passage fortement pluvieux avec des cumuls de pluie exceptionnels dans le Centre, l'Île-de-France, la Picardie et la Bourgogne, provoquant crues et inondations. L'ensoleillement a quant à lui été peu généreux cette saison.

 

Températures

Les températures moyennes ont été inférieures aux normales sur la quasi-totalité du pays, à l'exception de la Côte d'Azur et de la Corse. Les gelées ont été fréquentes pour la saison fin avril. De plus, du Centre au Nord-Est, les températures maximales ont souvent été en dessous des valeurs de saison de plus de 1 °C. Moyennée sur la saison et sur le pays, la température a été inférieure de 0.3 °C à la normale*.

 

Précipitations

Sur l'ensemble de la saison, les précipitations ont été généralement plus fréquentes que la normale, excepté en Bretagne, en Provence et en Corse. Les cumuls de pluie ont été excédentaires du nord de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées aux frontières du Nord et du Nord-Est, avec des valeurs moyennes une fois et demie à deux fois supérieures à la normale dans le Centre, l'Île-de-France, la Bourgogne et la Picardie. En revanche, le déficit pluviométrique a été supérieur à 10 % en Bretagne et a dépassé 20 % en Provence et en Corse. En moyenne sur la France et sur la saison, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 25 %, plaçant ce printemps 2016 parmi les plus arrosés des cinquante dernières années. En Île-de-France et dans le Centre, avec un excédent supérieur à 70 %, il se classe même au premier rang des printemps les plus pluvieux.

 

Ensoleillement

Sur l'ensemble du printemps, l'ensoleillement a été inférieur à la normale** sur la majeure partie de la France à l'exception des côtes de la Manche, de la Côte d'Azur et du nord de la Corse. Le déficit a dépassé 10 % du sud-ouest au nord-est de l'Hexagone, atteignant localement 20 %. À Vichy (Allier) où le déficit a dépassé 20 %, avec seulement 405 heures d'ensoleillement, le soleil a brillé deux fois moins qu'à Nice (Alpes-Maritimes) où l'excédent a dépassé 10 % avec 794 heures.

 

Maintenant place à l'été, mais qui démarre bien dans la continuité de ce printemps au niveau rythmique du train d'ondes .

Je crains quand même que nous aurons le même débat fin Aout à la fin de l'été.

Reste la démonstration de 13V hier soir, pour garder une pointe d'optimisme estivale.

 

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Paris 4ème arrondissement

Il y a 4 heures, Sky Blue a dit :

Puisque que bon nombres d'entre vous parle de Printemps normal, de perte de vue de la réalité des saisons de par chez nous.

En gros, il y a pleins de mytho dans la population et sur IC. 

 

MF confirme quand même que ce printemps 2016 est bien en déficit de soleil de T°, en excès de liquide en tous genres.

C'est écris en bien gros pour ceux qui ont des problèmes de vision, je ne parle pas d'autisme ou de mauvaise foi bien entendu.

 

Enfin, le déficit de température n'est quand même pas très marqué : de l'ordre de 0.3°C par rapport aux normales 1981-2010 qui sont très élevées. A mon avis si on compare le bilan thermique de ce printemps aux normales 1971-2000 voire 1961-1990, on passe en excédent. En revanche sur les précipitations il n'y a pas photo sur le fait qu'elles ont été abondantes.

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Guest Sky Blue

Le themo n'est qu'une variante  du ressenti météo, le manque d'ensoleillement et les excès de flotte sont au moins aussi important.(plus au printemps et en juin avec des journées très longues_)

Une saison sèche et ensoleillé même en léger déficit thermique passe beaucoup mieux dans l'opinion que ce que nous subissons actuellement ou les lambdas oublieront très vite les 0.3° de déficit mais resteront marquer par les inondations par exemple. 

On s'aperçoit aisément depuis quelques années que le thermo est souvent soit largement en dessus quand les conditions synoptiques s'y prêtent, (Décembre 2015 par exemple), soit légèrement en dessous lors de conditions de BP récurrentes vers la France.(Printemps 2016)

La moyenne des deux restant largement en faveur du positif thermique sur la durée, avec probablement un marqueur du RC.

On note également une forme de lissage des saisons ou d'un décalage temporel, c'est peut être le cas pour notre été  en cours qui accuse une sorte de retard à l'allumage.

Telle est ma modeste vision d'amateur "climato-météo". 

 

Pour revenir à de la prévision estival, on note une remontée graduelle du champ de pression à J+7. 

IL va s'en dire que pour stabiliser le temps et assécher la masse d'air, le baro se doit de remonter.

Reste à savoir si cette embellie du champ de pression sera durable ou furtive.???

graphe_ens4_exn8.gif

graphe_ens3_oun2.png

 

 

 

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Il y a 10 heures, Benjamin GADRAT a dit :

Enfin, le déficit de température n'est quand même pas très marqué : de l'ordre de 0.3°C par rapport aux normales 1981-2010 qui sont très élevées. A mon avis si on compare le bilan thermique de ce printemps aux normales 1971-2000 voire 1961-1990, on passe en excédent.

La valeur de 0.3°c est moyennée sur le pays.

Ce qui est intéressent dans la climatologie, ce sont les écarts géegraphiques observés dans les moyennes relevées . D'ailleurs, ma pile de bois à pris une bonne claque pendant ces deux derniers mois printanniers et mes fruitiers ont connu une période de gel, une fois pendant la floraison et une fois quand le fruit était formé, résultat, ceinture cette année (30% de fruits restant et ils mûrissent à l'eau)...

Question shadockienne: faut-il créer des normes pour créer des anomalies ? Le climat doit-il répondre à des normes d'ailleurs ?

 

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Édit:  Et puis j'ai multiplié le nombre de mesures pour le moi mai en dehors des préconnisations de l'OMM. J'en ai ajouté deux autres pour établir le moyenne et le résultat est différent. Conclusion, la méthodologie de relevée influe les chiffres.

Modeste amateur météo, je ne suis pas qualifié pour établir les bases du RC et quantifier la part de l'homme dans celui-ci. Les scientifiques sont là pour expliquer et répondre à nos modestes questions quand bien sûr un regard neutre se pose sur cette intérrogation.

 

Bonne journée.

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Il y a 6 heures, tophe71 a dit :

La valeur de 0.3°c est moyennée sur le pays.

Ce qui est intéressent dans la climatologie, ce sont les écarts géegraphiques observés dans les moyennes relevées . D'ailleurs, ma pile de bois à pris une bonne claque pendant ces deux derniers mois printanniers et mes fruitiers ont connu une période de gel, une fois pendant la floraison et une fois quand le fruit était formé, résultat, ceinture cette année (30% de fruits restant et ils mûrissent à l'eau)...

Question shadockienne: faut-il créer des normes pour créer des anomalies ? Le climat doit-il répondre à des normes d'ailleurs ?

 

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Édit:  Et puis j'ai multiplié le nombre de mesures pour le moi mai en dehors des préconnisations de l'OMM. J'en ai ajouté deux autres pour établir le moyenne et le résultat est différent. Conclusion, la méthodologie de relevée influe les chiffres.

Modeste amateur météo, je ne suis pas qualifié pour établir les bases du RC et quantifier la part de l'homme dans celui-ci. Les scientifiques sont là pour expliquer et répondre à nos modestes questions quand bien sûr un regard neutre se pose sur cette intérrogation.

 

Bonne journée.

Les normes, c'est la période trentenaire, et c'est admis par tous et partout.

Aujourd'hui, avec le RC, c'est sûr que les normes sont toujours obsolètes car les écarts se font autour de la norme en cours, soit actuellement 2001/2030.

La valeur de -0.3°C est certes moyennée sur le pays, mais tu ne trouveras guère de régions qui dépassent les 1°C de déficit.

Par rapport au passé, c'est sûr que c'est ridicule et je rejoint Benjamin : en 1962 ou 1970, le printemps, moyenné sur la France était de -2.4°C par rapport à la norme actuelle ! Possible que ta pile de bois n'existerai plus...

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Les normes, c'est la période trentenaire, et c'est admis par tous et partout.

Aujourd'hui, avec le RC, c'est sûr que les normes sont toujours obsolètes car les écarts se font autour de la norme en cours, soit actuellement 2001/2030.

La valeur de -0.3°C est certes moyennée sur le pays, mais tu ne trouveras guère de régions qui dépassent les 1°C de déficit.

Par rapport au passé, c'est sûr que c'est ridicule et je rejoint Benjamin : en 1962 ou 1970, le printemps, moyenné sur la France était de -2.4°C par rapport à la norme actuelle ! Possible que ta pile de bois n'existerai plus...

 

Merci pour tes explications. Ceci dit, j'entrevois un sophisme pur et simple. À suivre ton raisonnement, on arrive immanquablement à un moment ou il fallait le double de bois, donc au début du 20ème siècle, il était normal de chauffer au mois de juillet... Donc ça ce réchauffe, c'est logique et les moissons n'existaient pas au 18ème siècle, il faisait trop froid. Au 17ème, les salades gelaient en plein mois de août, mince, Louis 14 éructait!

Bref, je ne peux que renvoyer à des lectures historiques dont regorge les blibliothèques (non scientifique pour le coup) dans lesquelles les extrêmes du climat faisaient déjà parler d'elles dans les temps passés et dans les deux sens d'ailleurs. En revanche ce que je ne consteste pas, c'est le possible sens crescendo, reste juste à déterminer son ampleur avec des méthodes précises et non spéculatives.

En d'autre terme, le débat serait certainement plus intéressent avec un historique de relevé sur une période de 100ans au rythme de un relevé/minute avec les avancées technologiques d'aujourd'hui.

 

J'arrête là sinon un modo va me tirer l'oreille puisque nous sommes sur un topic prévi mais parfois la provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds. (Bertolt Brecht) :þ.

 

Sinon, pour en revenir aux prévisions, je verrais bien un mois de juin et juillet similaire à nos deux mois de récurrences, c-a-d instable, T° dans les normes entrecoupées de périodes plus fraîches et assez longues. Une véritable stabilisation de notre atmosphère ce ferait vers la mi-aout, laissant présager une arrière saison, belle, anticyclonique et sèche.

 

L'avenir nous le dira.

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Pour ma part (toujours plus ou moins HS par rapport au topic), le fait marquant de  ce printemps aura été le niveau de précips., et même plus précisément le faible d'ensoleillement.

Les températures ne se sont pas trop écartées des normales (après, que valent-elles, on peut en débattre...)

 

Zonal 45

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Ouais bof et ce ne serait pas un mois de juin assez banal et en phase avec les normes que l'on se coltine là !!!??? Sans certitude, je crois que la tendance haussière des températures et les exigences en phase de nos contemporains font perdre de vue la réalité climatique de nos contrées...à savoir des printemps aux sautes thermiques, humides et normaux quoi!!! Je crois que le bilan des mois de juin des 15 dernières années doit faire état d'un excédent thermique et d'ensoleillement sur les normes antérieures qui les placent dans le haut du panier des mois où la tendance haussière est la plus forte...d'où les attentes excessives des uns. Peut être...ou pas

Je ne dis pas, certains ont peut-être des exigences et qui sont parfois excessives par rapport à ce que l'on peut attendre en juin. Néanmoins je n'ai pas parlé des temperatures particulièrement dans mon post. Pour moi une saison s'apprécie tout autant en terme de durée d'ensoleillement et du cumul de précipitations que des temperatures. 3 notions bien distinctes et pour le coup ce printemps réuni ces 3 notions en faveur d'une printemps assez morose :

- temperatures légèrement déficitaires 

- précipitations supérieures aux normales et parfois considérablement 

- ensoleillement déficitaire globalement et parfois fortement déficitaire en allant vers le nord-est

 

On peut alors légitimement dire que certains ont connu un printemps pourri et globalement il en est ainsi pour tous ce qui relève deja de l'exploit comparé aux dernières années ! 

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Guest Sky Blue

La NAO- revient systématiquement par bloc de 7-8 jours depuis le 15/04 date de bascule en mode été des régimes Cassou.

Il faut pour sauver notre été du moins pour ceux qui aiment la belle saison que cette rythmique s'amenuise ou s'échelonne dans le temps pour laisser passer des répits de plus longue durée que ceux que nous connaissons actuellement.

Pour les estivophobes, la continuité de cette rythmique leur garantie des pauses fraicheurs humides fréquentes et de longues durées. 

Les tentatives de bouffées brulantes ne tenant pas plus de 3 jours environ, car rapidement balayé par les thalwegs atlantique.575ebab27117c_Capturecassou10062016.JPG.d33cb258c4ea7668b9a4357e746fb036.JPG

Sinon, il reste la théorie de 13V, avec un sursaut républicain des BP Polaires garantissant une rémission fragile du grand corps malade nordique.

En version simple voir simpliste, plus frais et perturbé en haut (BP), plus sec et stable de par chez nous.(HP)

Faites vos jeux, pour ma part, tant que je laisse mon escargot en avatar c'est que le changement durable n'est pas en vue.

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Bonsoir,

 

Oui, Philippe, l'été est bien parti pour un premier mois frais et humide.

Quant aux deux autres ........ j'ai ma petite idée, c'est la même qu'en début de sujet (page 3 en avril confirmé en juin page 5) default_rolleyes.gif

En fait notre été sera bien beau, chaud et sec en septembre default_laugh.png

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http://www.meteo-paris.com/france/previsions-saisonnieres.php

 

actualisation de météo paris qui voit un été chaud et sec pour juillet; aout et septembre...

 

qu'en pensez-vous?

 

Bonsoir,

 

Pour septembre, je cautionne.

 

Aout, oui mais sans canicule ni excès de sécheresse.

 

Juillet, plus mitigé. Je trouve Guillaume Séchet très (trop) optimiste, même si le mois pourrait quand même être meilleur que juin ou mai.

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Guest Sky Blue

La tendance pour la suite pourrait être un peu plus sereine, mais ceci est loin d'être gagné. 

il se garde un peu de marge quand même, et il a bien raison.

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NB : Pour préalable, je précise que ce post ne vise personne particulièrement, il ne se veut pas agressif ou injurieux avec quiconque, simplement je sais qu'il n'est pas toujours facile de faire passer un ressenti ou un sentiment aux travers d'un écrit sans être certain que cela ne pourra pas être mal interprété. C'est simplement quelque chose que j'avais un peu sur le cœur à partager, une opinion différente en somme, après que vous soyez ou non d'accord avec moi ce n'est pas grave je ne me prétends certainement pas détenteur d'une vérité unique et j'aurais au moins fait naître une réflexion default_happy.png/emoticons/happy@2x.png 2x" title="^_^" width="20" />

 

 

Cette précision étant faite, je vais donc m'atteler au fond de ma réflexion, que l'on pourrait résumer à ceci : une chose qui m'a toujours surpris sur les forums d'IC, c'est la profonde dichotomie entre les sujets où l'écrasante majorité des membres veut défendre une vision rigide et même limite de pureté de la science et de son vocabulaire, et d'autres, qui parfois d'ailleurs vont se confronter dans un même topic, où au contraire tout le monde s'accorde pour laisser flotter certaines conceptions qui ont été largement démontrées comme fausses depuis longtemps. Traduit en orthographe, cela donne des fois l'impression qu'un verbe mal conjugué dans une phrase peut déclencher une vendetta terrible, alors que tout le monde compatira sur un mauvais accord au mot suivant.

 

L'exemple le plus clair de cette volonté de vouloir parfois imposer une version rigide et droite, c'est celui de la mini-tornade. Chaque emploi par un journaliste de cette terrible formule déclenche de manière systématique des torrents de récriminations sur le forum, sur les réseaux sociaux, pouvant aller jusqu'à l'envoi de mails ou de messages personnels plus ou moins diplomates au malheureux mini-journaliste qui a commis l'affront d'utiliser cette formule maudite. On pourrait croire que je force le trait, mais pourtant pas tant que ça. Alors, comprenons-nous bien : je ne prétends en rien que c'est à tort : il existe des termes précis pour définir de manière scientifique les phénomènes météorologiques, et dans ces grilles officielles le terme mini-tornade n'existe pas. Et c'est donc effectivement triste de le voir autant utilisé dans les médias.

 

A côté de cela, il existe un autre sujet qui a fait l'objet de recherches scientifiques depuis très longtemps, et pour lequel aujourd'hui la science est unanime sur sa non existence mathématique. Et qui pourtant, est utilisé, de manière très régulière et sans véritable interrogation ou remarque de quiconque, sur les forums d'IC (ou ailleurs) : la théorie de la compensation. La météorologie et le climat sont chaotiques par nature : on a (et on aura toujours) des périodes froides, des périodes chaudes, des périodes sèches, des périodes humides, des périodes lumineuses, des périodes grises, et partant de la il est facile dans nos conceptions personnelles de tirer des liens entre toutes ces séquences dans un jeu de "qui compense qui". La réalité, et c'est autant démontré scientifiquement que la non existence des mini-tornades, c'est que personne ne compense personne.

 

Cela fait longtemps que le sujet a été étudié, on ne redécouvre donc pas l'eau tiède en 2016 : il y a eu beaucoup de recherches surtout dans la première moitié du XXè siècle la dessus, et les chercheurs avaient même pendant un temps développé des modèles de prévision qui se basaient en partie sur cette notion de compensation pour essayer de prévoir le temps futur, que ce soit à l'échelle hebdomadaire comme mensuelle. Vous n'avez probablement jamais entendu parler de ces modèles, simplement parce que leurs résultats étaient si mauvais qu'il n'y en a plus. La seule exception que je connaisse, c'est pour les prévisions de l'ENSO (Niño/Niña) avec ce que l'on appelle les modèles statistiques, mais leurs résultats sont presque systématiquement moins bons que ceux des modèles dynamiques. Aujourd'hui, si vous voulez savoir le temps qu'il va faire la semaine prochaine, préfèrerez-vous vous fier à GFS ou au CEP, où à celui qui va vous dire, le doigt levé, "oh il a plu cette semaine donc cela devrait être sec la prochaine" ? La seconde solution ne vous viendrait même pas à l'esprit, elle a même du vous faire sourire. Pourtant, le fait est que GFS comme le CEP ou comme tous les autres modèles se moquent éperdument du temps qu'il a fait hier, s'il a plu en avril, ou qu'on ait eu un mois de décembre estival. Et cela ne les empêche pas d'avoir des résultats qui sont largement exploitables à J+5. D'ailleurs, les prévisionnistes avertis savent par expérience que quand les modèles pêchent, c'est plus souvent parce qu'ils ont loupé le coche d'une récurrence que d'un changement de régime parce qu'il faudrait compenser quelque chose. Regardez l'exemple de ces dernières semaines : il y a encore trois jours on avait des modélisations robustes sur un éventuel retour de l'anticyclone, au final les modèles sont en train de tourner en rabotant cet anti au profit d'une énième goutte froide pile sur notre tête. Si je compte bien, cela fait juste quatre fois d'affilée en quatre semaines qu'on a droit au retour de bâton dans ce sens.

 

Quelque part, il y a un peu aussi le poids de notre conception occidentale de la société dans cette vision de compensation : nous vivons dans un monde qui veut toujours une raison à ce qui se passe, qui doit toujours avoir une explication, un responsable à ce qu'il s'est passé. Mince, Nemours est inondé, il faut savoir de suite si c'est la faute au réchauffement qui fait davantage pleuvoir, à l'urbanisation qui s'est trop étalée, aux fossés qui sont mal curés, etc, mais dans un monde chaotique par nature il ne peut pas toujours y avoir un responsable. Dans cette conception des choses, il faudra toujours compenser ce que l'on a, payer pour ce que l'on a eu, parce que rien n'est gratuit : le fait même que l'on parle de "payer l'addition" quand on a eu un mois météorologiquement intéressant est quand même révélateur. On s'imaginerait presque le serveur qui vous apporte la petite note avec le café après une belle séquence ensoleillée en terrasse, mais fondamentalement est-ce si différent des gens qui il y a deux millénaires se représentaient un vieux barbu en colère sur son nuage quand ils voyaient tomber la foudre ?

 

Sauf qu'en météorologie, si on a eu un beau mois de décembre ensoleillé et très doux, ben on va pas forcément avoir de la flotte pour compenser quelque part ensuite. On aura de la flotte tôt ou tard, mais parce qu'on aura de flotte. Quand la foudre est tombée sur des mômes dans un parc de Paris, on se dit pas que le prochain arc en ciel c'est pour compenser et panser les plaies. Il n'y a pas eu de canicule l'été 1956 pour compenser février ni de vague de froid sibérienne l'hiver 2003/2004 pour compenser le mois d'août précédent. En 2006, on a eu le second été le plus chaud depuis le début des mesures, puis l'automne le plus chaud, puis le second hiver le plus chaud (battu cette année), puis le printemps le plus chaud, qui compensait qui ? Toute l'Europe a bénéficié d'un hiver anormalement doux et clément, avec un mois de décembre exceptionnel en figure de proue, il n'empêche que bien des régions de l'est de l'Europe ont par dessus un printemps exceptionnellement chaud et ensoleillé. Dans certains coins de Pologne ou des Pays Baltes, décembre et février ont fait exploser les compteurs, et cela fait deux mois qu'on a des températures qui planent au dessus des normes et qu'il n'a quasiment pas plu.

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Un grand merci 13V pour tes interventions de grandes qualités !! On apprends beaucoup default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" title=";)" width="20" />

 

 On peut, et cela a déjà été dit je crois, souligner que de la même façon que l’Arctique se réchauffe plus vite que les régions tempérés, du fait des placements des centres d'action combiné au réchauffement climatique, les régions d'europe de l'est se réchauffent plus vites que les régions d'europe de l'ouest, l'atlantique faisant office de ventilateur permanent.

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