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Suivi de la secheresse


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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons
il y a 36 minutes, sebb a dit :

Désolé Bernard, ne le ferme pas, punir tout le monde est d'une injustice qui m'échappe.

Venu prendre des mesures tout seul comme un grand en quelques sortes, je sais qu'on ne dirait pas que la bio fait partie de mon taff lol.

C'est noté, on repasse en mode constat.

Bonne journée'

 

 

Je n'ai jamais eu l'intention de fermer de façon arbitraire ce topic .

Ce que je n'aime pas c'est la pratique de l'outrance et de la caricature , je pense qu'il n'y pas besoin de développer plus .

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Bonjour,   Reprenons un peu le cours de ce topic dédié au suivi de la sécheresse, avec un petit point photo réalisé le week-end dernier et cette semaine sur le secteur des Vosges et du piémo

Bonjour,   Voici un état des lieux dans l'est de la Creuse et l'ouest du Puy-de-Dôme, où les vagues de chaleur et de sécheresse se succèdent depuis quatre étés.   Quelques chiffres

Situation désastreuse sur le piémont vosgien côté alsacien, après des semaines sans pluie significative et les fortes chaleurs de ce mois d'août. C'est donc depuis 2015 au moins le 5ème été qui voit l

Posted Images

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Marseille (13) (alt : 40m) et Gap (05) (alt : 780m)

En tout cas, certains médias commencent à s'emparer de la sécheresse qui arrive... Bon ou mauvais signe difficile à dire !

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Les pluies récentes de début mai ont légèrement amélioré la situation côté sécheresse mis à part sur l'extrême nord de la France où les sols restent très secs et où les précipitations sont restées discrètes ces derniers temps. Moins de 5 mm pour certains coins du Nord et du Pas-de-Calais entre le 1er et le 17 mai. La station MF du Cap Gris-Nez (62) relève même uniquement 2,4 mm pour mai 2020 à ce jour. Même cumul pour Dunkerque (59) qui affiche un déficit de 95%.

 

Plus au Sud, on retrouve les cumuls importants notamment du côté des Landes et du Tarn avec plus de 150 mm localement. De manière générale, la moitié sud a été plus arrosée que la partie nord en cette première quinzaine de mai comme l'illustre cette carte. 

 

IMG_0519.thumb.jpg.b110e4849c6468d019a53e8f3967a20e.jpg

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Moncoutié 13kms au nord de Cahors(46)-350m
il y a 18 minutes, gerardt a dit :

Plus au Sud, on retrouve les cumuls importants notamment du côté des Landes et du Tarn avec plus de 150 mm localement. De manière générale, la moitié sud a été plus arrosée que la partie nord en cette première quinzaine de mai comme l'illustre cette carte. 

 

 

En effet, cela dit il y'a aussi deux autres cartes qui montrent la très relative amélioration, même là ou il a plut ce n'était clairement pas assez, et bien souvent là ou il a beaucoup plut ça n'était pas forcément là qu'il y'en avait le plus besoin.

 

1848214139_Capturedcran2020-05-2516_27_50.png.9b073701affa7e48299bdc608fc71599.png

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J'ai hésité entre ce topic et celui des anomalies climatiques nationales, mais je pense que ça a pas mal sa place ici en complément des discussions sur les facteurs liés aux différents épisodes récents de sécheresse.

J'évoquais il y a quelques temps, d'une part le fait qu'on n'observe pas de tendance long terme significative (ni à la hausse, ni à la baisse) sur les précipitations en France, et d'autre part qu'on observe en revanche une baisse générale de l'hygrométrie moyenne, en plus de la hausse déjà bien documentée des températures.

 

Afin de synthétiser ces considérations, j'ai calculé quelques statistiques long terme d'évapotranspiration potentielle sur un panel de 13 stations métropolitaines (Besançon, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont-Ferrand, Lyon-Bron, Marignane, Nice, Orly, Perpignan, Strasbourg, Toulouse, Tours). Le calcul est fait au pas journalier avec l'ensemble des paramètres (température, humidité, ensoleillement et vent) en suivant l'approche de Penman-Monteith, à l'aide du package R "‘Evapotranspiration". J'ai validé les résultats avec les fiches climatiques MF qui donnent des statistiques mensuelles d'ETP, et je retombe sur des valeurs assez cohérentes.

En guise d'avertissement, je ferai un commentaire sur les résultats avant de rentrer dans le vif du sujet : à première vue, je trouvais les valeurs d'ETP assez élevées. Par exemple en moyenne sur la France, l'ETP est supérieure à la pluviométrie, cela peut sembler étonnant. Je pense que c'est lié aux hypothèses dans l'estimation de l'évapotranspiration potentielle : on considère des conditions très précises qui ne sont pas forcément représentatives de chaque point du territoire à tout moment. En l'occurrence, la formulation "standard" est valable pour une prairie humide. On se doute bien que si les sols sont secs, l'évaporation réelle sera moindre car il y aura moins d'eau à évaporer. Dans le cas d'une forêt ou d'une végétation haute, cela sera encore différent. Bref, il faut garder en tête que l'ETP est un chiffre qui montre le caractère desséchant d'un ensemble de paramètres météo, sans forcément être calqué sur ce que les sols vont réellement évaporer.

 

Cela étant dit, voici la moyenne annuelle d'ETP sur la France depuis 1963 : sans surprise, on a une tendance significative à la hausse.

 

image.thumb.png.26492acbc92d13c6e96fea3fa2e78cf2.png

 

Pour rappel, voici ce que donnent sur la même période avec le même jeu de stations les précipitations annuelles. Pas de réelle tendance ici, les récentes valeurs basses devraient se prolonger encore plusieurs années avant que l'on puisse considérer ça comme significatif :

 

image.thumb.png.75f12fca9a55df863d947f99727a16cb.png

 

Si on fait l'exercice de faire la différence des deux (que je nomme un peu abusivement "bilan hydrique"), on se retrouve donc avec une tendance significativement à la baisse, et ce n'est pas à cause des précipitations :

 

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Étant donné que c'est la saison estivale qui concentre principalement les problèmes de sécheresse, et où l'ETP est maximale, il est intéressant de se pencher plus en détail sur cette saison. En descendant au pas mensuel sur les 3 mois d'été, voici ce que donne la même analyse.

 

Deux choses à noter :

  • Juillet 2019 correspond au mois record d'ETP, d'une bonne marge devant 2015 et 1976
  • La dernière tendance sur 30 ans nous donne une pente d'environ 5 mm / mois d'ETP supplémentaire chaque décennie. Cela veut dire que sur chaque mois d'été il faudrait qu'il tombe 5 mm de plus que 10 ans plus tôt pour éviter l'apparition de nouveaux problèmes de sécheresse. Évidemment, ce n'est pas ce que l'on observe.

 

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La pluviométrie pour rappel. Là encore, pas de réelle tendance, même si il y a eu des périodes plus sèches pendant les derniers étés justement chauds.

 

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Et le bilan, avec comme on a vu, la hausse d'ETP qui n'est pas compensée par les précipitations. Et donc les bilans les plus déficitaires qui ont eu lieu en juillet 2019 et juillet 2015.

 

image.thumb.png.623c5b12142e749afb8a5b420f066a7f.png

 

 

Pour finir, un petit florilège sur cette année 2019, avec le mois déficitaire record. On peut noter l'automne particulièrement arrosé qui aura seulement permis un retour à la normale sur la bilan annuel.

 

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Dans les cas locaux intéressants, on a par exemple Clermont-Ferrand, avec un été particulièrement chaud et à faible hygrométrie, donc ETP record mensuelle, mais on échappe au record de déficit grâce aux orages :

 

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Le cas de Toulouse est intéressant aussi, avec record d'ETP et de déficit, mais je me concentrerai sur les valeurs quotidiennes, où on note un record absolu avec 12 mm d'ETP le 26 juin 2019, cette fameuse journée sèche-cheveux avec 36°C de Tx par 40 km/h d'autan :

 

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Bravo pour tes méthodes et ton développement, c'est du très gros travail.

 

Comme dans toute conférence ou peer-reviewing, on pose ce genre de questions, je me permets de te les poser.

As-tu regardé :

- en excluant les stations méditerranéennes

Edited by Cotissois 31
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Il y a 1 heure, Cotissois 31 a dit :

 

Comme dans toute conférence ou peer-reviewing, on pose ce genre de questions, je me permets de te les poser.

As-tu regardé :

- en excluant les stations méditerranéennes

 

Merci, pour te répondre sur ce point, c'est assez simple, je ne vois pas de différence significative entre les zones océanique et méditerranéenne. Si les événements marquants ne sont pas forcément aux mêmes dates, la tendance de fond est assez similaire.

Voici les séries annuelles avec les 10 stations océaniques (à gauche) et les 3 stations méditerranéennes (à droite) :

 

image.thumb.png.482209d23f51d94692b556cf174148f5.pngimage.thumb.png.63a63bb18984c5d44b4c247fd105073e.png

 

Concernant le creux prononcé en zone méditerranéenne sur 92-93, il semble que ce soit réellement une période grise et humide mais dans le même temps j'ai quelques doutes sur les mesures d'HR de Perpignan. Comme il n'y a que 3 stations, si erreur il y a, ça peu peser un peu.

 

Maintenant pour bien comparer, une superposition des 2 graphes, en rapport à la moyenne :

 

image.thumb.png.bbfa061081e03fcf086a610ccfb5b61e.png

 

 

Concernant ton autre question sur ce qu'il se passe avant 1960, je crois que 2 mots méritent d'être dits là-dessus. J'aurais bien sûr aimé pouvoir remonter plus tôt et surtout voir ce que ça donne sur la période des années 40-50 avec ces étés chauds, mais tout simplement je manque de données disponibles et fiables.

Niveau ensoleillement, je n'ai que très peu de données avant 1963, et niveau vent j'avais simplement estimé qu'il était déraisonnable d'utiliser les données brutes avant 1960. Ce n'est pas que c'est parfait après, mais c'est encore pire avant. Voici ce que donne la moyenne annuelle du panel depuis 1945, on voit bien qu'il y a un gros biais sur le début de la série.

 

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Je ne parlerai même pas de données d'avant 1940, car il n'y quasiment plus rien d'exploitable en brut en dehors des précipitations. J'aurais peut-être l'occasion de m'étendre plus sur le sujet mais par exemple sur les début des séries de températures dans les années 20-30, plusieurs stations ont des amplitudes aberrantes, incohérentes entre elles et avec le reste de la série.

 

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Posted (edited)

OK super.

 

Le changement de climat autour de 1990 est bien marqué, même en France "océanique" en effet.  La dernière période chaude maintient possiblement la tendance, on verra si c'est vrai ou pas.

Par contre, je posais cette question de séparation océanique/med car j'avais en tête la pluviométrie.  C'est peut-être sur les graphiques de bilan hydrique qu'on doit voir une différence. Hors de Méditerranée, la pluie ne baisse pas voire même augmente, même en été.

 

Pour les données avant 1960, je comprends bien le manque d'observations directes, j'avais même supprimé la question.

C'est un biais pour se comparer aux modèles climatiques mais on ne peut qu'attendre.

Edited by Cotissois 31
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Chatou (78)

Les 4 grands lacs-réservoirs de Seine Grands Lacs sont difficiles à remplir, Marne et Pannecière sont en baisse et en-dessous des objectifs de gestion, Aube et Seine frôlent les objectifs mais les débits de prise ne cessent de diminuer. Plus d'infos graphiques à http://www.seinegrandslacs.fr/

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Kernascléden (56) - 25 km au nord de Lorient. Pombières-les-Dijons et alentours jusque mi-décembre

 

 

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Le 26/05/2020 à 10:11, Cotissois 31 a dit :

Par contre, je posais cette question de séparation océanique/med car j'avais en tête la pluviométrie.  C'est peut-être sur les graphiques de bilan hydrique qu'on doit voir une différence. Hors de Méditerranée, la pluie ne baisse pas voire même augmente, même en été.

 

 

En fait en y repensant je montrais que la hausse d'ETP est comparable entre les deux zones, en valeur relative. Mais comme les valeurs absolues d'ETP sont plus hautes en zone méditerranéenne, ça fait bien une hausse un peu plus forte.

Du coup j'ai quand même regardé côté précipitations :

- A l'année je ne vois de tendance dans aucune des deux zones, mais au niveau du bilan ça baisse quand même un peu plus vite en Méditerranée  avec ce que je disais au dessus.

- En été je vois en revanche une légère différence avec toujours aucune tendance en zone océanique, mais une orientation en effet plutôt à la baisse en zone méditerranéenne. Du coup dans cette dernière zone, la combinaison des deux effets donne un bilan qui décroît franchement, tandis que la baisse est plus modeste en zone océanique.

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Wépion (Namur) - BELGIQUE
Posted (edited)

En image ça donne ça en Belgique ('fin, chez moi, mais j'imagine que c'est la même partout) :

Un résultat de 33 mm depuis le 15 mars, avec un cumul de +- 530 h d'ensoleillement depuis le 1er avril, de nombreuses journées de vent de Nord-Est desséchant depuis mi-mars et l'arrivée de la chaleur (malgré un mois de mai comportant un excédent peu marqué par ici, à cause des matinées) :

 

Photo prise hier :

200530080751440997.jpg

 

photos prises aujourd'hui aprem :

200530080755964978.jpg

 

(regarder de l'autre côté du fleuve, on voit que les pelouses sont cramées)

200530080758125773.jpg

 

Les paysages ont la même tronche que mi-juillet 2018, été exceptionnel de part sa chaleur constante et sa sécheresse (22°C de tm au lieu de 18°C, 8 mm sur le mois).

 

Edited by Juju4795
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  • 2 weeks later...
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Labroye 62140 dans la vallée de l'Authie à 10km au sud de Hesdin et à 200 mètres de la somme

Bonjour,

J'ai fais un tour des stations météo et surpris que Beauvais est encore à 0 mm sur le mois. 28 jours sans pluie pour l'instant.

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montois (Donnemarie-dontilly) dans l'Est 77, paris 7 parfois

Oui très grosse récurrence sèche au nord de la Seine. On a une série incroyable à Tillé (sauf erreur de transmission) alors que globalement la France doit être correctement arrosée. Quelles inégalités en ce printemps ! Le midi vert fluo et la Picardie jaune paille... 

 

Je constate aussi que la récente période dépressionnaire à été très sèche en Picardie, malgré les BP. Les modèles ont largement surestimé les pp à proximité du cœur de dép. 

 

Sinon merci beaucoup Louis pour ces tendances et explications claires. Ça serait bien que ça soit traité de la sorte dans les médias.

 

Edited by edd
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montois (Donnemarie-dontilly) dans l'Est 77, paris 7 parfois
Le 29/05/2020 à 14:47, Romain56 a dit :

 

 

Il y a quand même des choses qui m'échappent. Comment peut-on avoir une sécheresse superficielle de surface au moins quinquennale dans les Savoies ou en haute-Marne par exemple en fin de mois avec des cumuls mensuels honorables (au moins dans les normes) et bien répartis (et dans le temps et dans l'espace). 

 

Edited by edd
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La Ravoire (280m, en savoie)

Je me pose la même question que toi Edd,  A Chambéry la pluviométrie est très régulière, de l'ordre de 100mm par mois en moyenne. Elle a été inférieure aux normale de janvier à fin avril, mais rien d'inquiétant.

 

Hormis la période très sèche de 40j pdt le confinement avec 0mm, il avait correctement plu avant cette période avec une fin février début mars pourrie, et même après avec une première quinzaine de mai pourrie également, sans compter novembre décembre 2019 extrêmement arrosés avec des chutes de neiges importantes en altitude. La floraison  a été très précoce et exceptionnelle cette année en moyenne montagne ! Les foins sont abondants...

 

Avant même la mi-juin,  nous avons déjà atteint pour juin les cumuls moyens mensuels à chambéry, on est bien  parti pour les 200mm mensuels !

 

Pour l'instant, pas un jour sans pluie depuis le 1er juin à la station chambéry-aix... Et ça sera pareil toute la semaine prochaine...

 

Nous sommes en général peu exposé à la sécheresse dans le 73-74 avec les orages estivaux,  et déjà l'an dernier nous y avons largement échappé par rapport aux secteurs plus à l'ouest avec les précipitations d'août qui ont  corrigé les gros déficits du début d'été, et le début d'hiver 2019-2020 a vite rattrapé la période sèche du début d'automne.

 

Il doit y avoir pas mal de départements  qui aimeraient être dans notre situation ...

 

 

Edited by pg73
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Domicile : Gonnehem (62-Bethunois) Travail : Lille (59)

Le préfet du Nord vient de passer le bassin de l’Yser (Flandres intérieures) en alerte renforcée.

 

https://www.google.fr/amp/s/www.francebleu.fr/amp/infos/environnement/la-vigilance-secheresse-est-renforcee-dans-le-nord-trois-bassins-places-en-alerte-1592312275

Edited by M4x
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Frontonas (230 m)
Le 13/06/2020 à 11:39, pg73 a dit :

 

Nous sommes en général peu exposé à la sécheresse dans le 73-74 avec les orages estivaux,

et la moyenne mensuelle qui n'est pas la même, la vraie différence avec l'ouest de Rhône-Alpes c'est à la fois la proximité des massifs qui n'est pas étrangère à cette différence en terme de précipitation (le fameux effet orographique évidemment, qui à la fois accentue le risque d'orage en été, mais aussi - et surtout je dirais, compte tenu du caractère extrêmement localisé des pluies orageuses - renforce les RR le restant de l'année) et la position géographique favorable à quasiment tous types de flux (O, SO, NO) : à l'exception des remontées de sud, le Rhône est quasiment systématiquement moins touché que les Savoies. par conséquent les Savoies sont à l'abri d'une période de sécheresse prolongée, réchauffement ou pas d'ailleurs, l'effet orographique existera toujours... et "sauvera" ces secteurs.

Ainsi il est rare d'observer des mois plus humides à Lyon qu'à Chambéry, et d'ailleurs je dirais même plus, les écarts sont parfois colossaux (plus de 100 mm de différence, comme en novembre dernier!) ;  le dernier mois plus sec à Chambéry qu'à Lyon, après recherche, remonte à août 2019.

sur ce mois de juin 2020, pas de gros écart entre Bron et Chambéry, 106 contre 114 mm.

de la pluie sur un mois d'été c'est toujours ça de pris, mais il n'y a sans doute vraiment pas de quoi régler la sécheresse de profondeur dans le Rhône, il aurait fallu le même cumul un mois plus tôt, et même celle de surface, bien que résorbée, au premier épisode de chaleur, la végétation n'aura même pas le temps de savourer que je pense qu'on reviendra rapidement à la situation de fin mai...

Edited by sebinnis
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il y a 35 minutes, sebinnis a dit :

et la moyenne mensuelle qui n'est pas la même, la vraie différence avec l'ouest de Rhône-Alpes c'est à la fois la proximité des massifs qui n'est pas étrangère à cette différence en terme de précipitation (le fameux effet orographique évidemment, qui à la fois accentue le risque d'orage en été, mais aussi - et surtout je dirais, compte tenu du caractère extrêmement localisé des pluies orageuses - renforce les RR le restant de l'année) et la position géographique favorable à quasiment tous types de flux (O, SO, NO) : à l'exception des remontées de sud, le Rhône est quasiment systématiquement moins touché que les Savoies. par conséquent les Savoies sont à l'abri d'une période de sécheresse prolongée, réchauffement ou pas d'ailleurs, l'effet orographique existera toujours... et "sauvera" ces secteurs.

Ainsi il est rare d'observer des mois plus humides à Lyon qu'à Chambéry, et d'ailleurs je dirais même plus, les écarts sont parfois colossaux (plus de 100 mm de différence, comme en novembre dernier!) ;  le dernier mois plus sec à Chambéry qu'à Lyon, après recherche, remonte à août 2019.

sur ce mois de juin 2020, pas de gros écart entre Bron et Chambéry, 106 contre 114 mm.

de la pluie sur un mois d'été c'est toujours ça de pris, mais il n'y a sans doute vraiment pas de quoi régler la sécheresse de profondeur dans le Rhône, il aurait fallu le même cumul un mois plus tôt, et même celle de surface, bien que résorbée, au premier épisode de chaleur, la végétation n'aura même pas le temps de savourer que je pense qu'on reviendra rapidement à la situation de fin mai...

 

Tout à fait d'accord Sebinnis

Et encore, Lyon est un poil plus haut en latitude que Chambéry qui est plutôt au niveau de Vienne

Et l'effet vallée du Rhône joue à plein en été au fur et à mesure que l'on part vers le sud

Si Lyon est à 106 mm depuis le début de ce mois, Roussillon est à 49 mm...

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Les Ormes (25km à l'ouest d'Auxerre)

Le Vrin est à sec! 

 

102_6981.thumb.JPG.a4a4023af49c660d9e07b4da32220ca9.JPG

 

Bon, c'est ponctuel (2 km en aval, l'eau est bien présente) et pas exceptionnel (ça arrive quasi tous les ans); c'est quand même le signe que les dernières semaines ont été relativement peu généreuses en précipitations sur le bassin versant de cet affluent de l'Yonne.

 

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Bonsoir, 

Je me permets de vous partager une petite série de tweet de climatologue M. Christophe Cassou expliquant la secheresse des sols sur l'Europe notamment une en marge de l'Est de la France qui frappe une grande partie de l'UE. 

 

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Altenbach (68) - 705 m - sur le versant Sud du Grand Ballon (1424 m)

Capture.PNG

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Et ils peuvent être secs après 3 mois et demi de température excédentaires et de vent de NE régulier.L'ETP est donc excédentaire, quant aux précipitations elles ont été déficitaires et/ou irrégulières.

 

En conséquence,et comme chaque année lorsque se profile le premier besoin agricole important en eau,le niveau des nappes dans l'Est de la Somme s'effondre:

 

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Cette année certaines ressources de l'Est de la Somme ont battu un record:jusqu'à 1m de baisse en 1 mois!Bravo!!

 

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Heureusement la Préfecture de la Somme anticipe une situation tendue cette été en prenant les dispositions qui s'imposent pour préserver la sécuri ..

 

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Ah ben non en fait.

 

Source de la carte.

 

 

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