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Les Forums d'Infoclimat

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Suivi de la secheresse


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Entre Toulouse et Montauban
il y a 8 minutes, jeantou63 a dit :

Bonsoir,

Ce que je comprends pas c'est que l'on s'alarme de la sécheresse des sols,  qui est tout à fait normal en fin d'été début d'automne.

 

Non pas d'accord, 15mm de pluie depuis le 20 Juillet ici dans le SE du 82 et pas de pluie en vue d'ici début Octobre avec des températures > 30°C (33°C un 20 Septembre !) c'est loin d'être normal !Pour ma part c'est la première fois que je vois ça ici.

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Bonjour,   Reprenons un peu le cours de ce topic dédié au suivi de la sécheresse, avec un petit point photo réalisé le week-end dernier et cette semaine sur le secteur des Vosges et du piémo

Bonjour,   Voici un état des lieux dans l'est de la Creuse et l'ouest du Puy-de-Dôme, où les vagues de chaleur et de sécheresse se succèdent depuis quatre étés.   Quelques chiffres

Situation désastreuse sur le piémont vosgien côté alsacien, après des semaines sans pluie significative et les fortes chaleurs de ce mois d'août. C'est donc depuis 2015 au moins le 5ème été qui voit l

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15 km à l'est de Dijon
Il y a 2 heures, jeantou63 a dit :

Bonsoir,

Ce que je comprends pas c'est que l'on s'alarme de la sécheresse des sols,  qui est tout à fait normal en fin d'été début d'automne.

Normal pas vraiment, surtout du Massif central auNord-est et Centre-est.

Voici par exemple l'indice d'humidité des sols pour la Côte d'Or comparée aux statistiques sur 1958-2017. Dans une dizaine de jour on sera vraisemblablement en-dessous de la référence de 1959. Bien sûr il y a toujours eu des sécheresses mais on peut dire que celle-ci, pour une fin septembre, à une durée de retour de plus de 60 ans.

 

humidité_sol_superficiel_cote_dor_2018.jpg

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Alès - St Hilaire de Brethmas (30)
Le 18/09/2018 à 22:37, jt75 a dit :

Précipitations à Paris, trouver l'erreur: 

image.png.72c3d6ad22281662eaadf2ec083fad02.png

Elles sont nombreuses les remarques sur ce graphique à mon avis.

 

1/ Déjà le cumul sur 12 mois glissants avec 700mm (à la louche) ce qui est > à la moyenne sur cette période (+10%) sur Paris.

 

2/ Ensuite ce qui peut sauter aux yeux ce sont les cumuls hivernaux de 12 et 01 avec pas loin de 220mm !

C’est tout simplement +111mm en 2 mois (+102%) en pleine période de recharge des nappes ! Ce qui enlève au déficit de 07, 08, 09 (en cours) avec -113mm sur 3 mois (-70%) tout son superbe… de plus, sur septembre, le temps d’écrire ce post et le cumul a déjà doublé… (-66% ; -108mm sur les 3 mois mais cette fois ci surement définitif à la vue des prévisions)

 

3/ Sur les 12 mois glissants 7/12 mois plus pluvieux que la norme (notable dans ces années où la pluie est dite toujours de plus en plus rare)

 

4/Comme énoncé plus haut, 07, 08, 09 n’ont reçu qu’1/3 des précipitations normales. Couplé aux températures, cela fait un bel été sur Panam ! Dommage que 05 et 06 aient cumulé +50%... y aurait-il eu de beaux orages ce printemps sur la capitale ?

 L'erreur est évidemment janvier 2018 qui avec 120mm au plus bas, cumul 70mm de plus que la norme soit +135% !!!

Pour les écarts j’ai pris des valeurs estimées à la lecture du graph, soit :

10 : 30mm

11 : 60mm

12 : 100mm

01 : 120mm

02 : 40mm

03 : 80mm

04 : 50mm

05 : 80mm

06 : 90mm

07 : 15mm

08 : 30mm

09 : 05mm

Pour les moyennes, j’ai pris la période référence 81/10

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons
il y a 20 minutes, Euphydryas a dit :

Elles sont nombreuses les remarques sur ce graphique à mon avis.

 

 

 

1/ Déjà le cumul sur 12 mois glissants avec 700mm (à la louche) ce qui est > à la moyenne sur cette période (+10%) sur Paris.

 

 

 

2/ Ensuite ce qui peut sauter aux yeux ce sont les cumuls hivernaux de 12 et 01 avec pas loin de 220mm !

 

C’est tout simplement +111mm en 2 mois (+102%) en pleine période de recharge des nappes ! Ce qui enlève au déficit de 07, 08, 09 (en cours) avec -113mm sur 3 mois (-70%) tout son superbe… de plus, sur septembre, le temps d’écrire ce post et le cumul a déjà doublé… (-66% ; -108mm sur les 3 mois mais cette fois ci surement définitif à la vue des prévisions)

 

 

 

3/ Sur les 12 mois glissants 7/12 mois plus pluvieux que la norme (notable dans ces années où la pluie est dite toujours de plus en plus rare)

 

 

 

4/Comme énoncé plus haut, 07, 08, 09 n’ont reçu qu’1/3 des précipitations normales. Couplé aux températures, cela fait un bel été sur Panam ! Dommage que 05 et 06 aient cumulé +50%... y aurait-il eu de beaux orages ce printemps sur la capitale ?

 

 

 L'erreur est évidemment janvier 2018 qui avec 120mm au plus bas, cumul 70mm de plus que la norme soit +135% !!!

Pour les écarts j’ai pris des valeurs estimées à la lecture du graph, soit :

 

10 : 30mm

 

11 : 60mm

 

 

12 : 100mm

01 : 120mm

 

02 : 40mm

 

03 : 80mm

 

04 : 50mm

 

05 : 80mm

 

06 : 90mm

 

07 : 15mm

 

08 : 30mm

 

09 : 05mm

 

Pour les moyennes, j’ai pris la période référence 81/10

 

Il te reste à convaincre la FNSEA ;)

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Alès - St Hilaire de Brethmas (30)
il y a une heure, bernardt60 a dit :

Il te reste à convaincre la FNSEA ;)

Peine perdue... je pense qu'en agriculture on serait prêt à faire pousser d'autres plantes tropicales hyper-gourmandes en flotte sous un climat à -600mm par an et à s'offusquer ensuite qu'il ne pleuve pas assez...

 

Avant l'agriculture c'était adapter la plante au climat mais désormais c'est se plaindre que le climat ne s'adapte pas à la plante.

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Entre Toulouse et Montauban

Bonjour,

 

Comme beaucoup, toujours la crise dans le SE du 82, après l'incroyable journée d'hier (tx 30,5°C), la piscine du voisin à 26°C, toujours la dèche côté pluie (0,3mm cette nuit), et rien en vu pour les 10 prochains jours ! 

 

Pour rappel, 14,8mm depuis le 20 Juillet soit 67 jours! La norme est de 100mm sur cette période.... Sécheresse de surface importante, tout est jaune,  aggravée par les fortes tx et ce vent qui assèche....

Edited by TwisterC
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Moncoutié 13kms au nord de Cahors(46)-350m

Le paramètre déficit de précipitations est une chose, on a toujours connu en période estivale un manque de flotte certaines années très prononcé, l'excédent du thermomètre qui s'enchaine mois après mois est a mon sens bien plus néfaste avec une évapotranspiration  plus marquée.

Les nappes sont dans un état on va dire classique d'une fin d'été, mais hormis quelques rares régions du pays la végétation de surface, y compris les arbres, n'ont pas leur système racinaire qui plonge jusque là...

En gros il peut te tomber l'équivalent d'une année les 6 premiers mois, mais lorsque le temps passe en mode estival combiné au réchauffement climatique "le bonus" hivernal et printanier s'évapore aussi sec en surface avec un assèchement accéléré, cela combiné a la raréfaction des précipitations et c'est banco.

Edited by cédric du Lot
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oui c'est un peu gênant cette confusion entre état des nappes,  état du sol et rr cumulées sur 12 mois , même si le déficit sur 12 mois en haute Saône n'est pas énorme  surtout pour des méditérranéens habitués à de bien  fortes fluctuations annuelles que dans le NE  ce n'est pas par hasard que des niveaux de crise sont décretés 

http://www.haute-saone.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Eau/Secheresse/Arretes-de-restriction-des-usages-de-l-eau2/Secheresse-en-Haute-Saone-niveau-crise

 

j'ai regardé du coté de la Suisse ce que ça donnait,  facilité d'accès aux données homogénéisées 

https://www.meteosuisse.admin.ch/product/output/climate-data/homogenous-monthly-data-processing/data/homog_mo_SMA.txt

  voici les 15 pires cumuls sur 6 mois avril à  septembre à Zurich  ( m'étonnerait que ça regonfle beaucoup d'ici au 30 cette année ) et les tm  d'avril à  Aout  (en attendant la tm de sept 2018 )  sur plus de 150 ans 

Avec l'évapotranspiration associée à de telles températures  il est clair que ce n'est pas la joie  pour celui qui ne peut pas pomper dans les nappes  ..

normales 81/2010   15° et 681mm

 

1947

    tm 16,6° RR 322 mm
1865   15,6 351
1949   15,2 358
1870   14,7 371
2018   17,9 404
1868   15,6 409
1911   15,1 425
1895   14,3 427
1864   13,2 442
1959   14,9 444
1919   13,0 455
2003   17,7 466
1893   14,9 468
1923   13,6 474
1921   14,4

479

Edited by lothski
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Massif du Hohneck, 1220m
Il y a 3 heures, lothski a dit :

oui c'est un peu gênant cette confusion entre état des nappes,  état du sol et rr cumulées sur 12 mois , même si le déficit sur 12 mois en haute Saône n'est pas énorme  surtout pour des méditérranéens habitués à de bien  fortes fluctuations annuelles que dans le NE  ce n'est pas par hasard que des niveaux de crise sont décretés 

http://www.haute-saone.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Eau/Secheresse/Arretes-de-restriction-des-usages-de-l-eau2/Secheresse-en-Haute-Saone-niveau-crise

 

j'ai regardé du coté de la Suisse ce que ça donnait,  facilité d'accès aux données homogénéisées 

https://www.meteosuisse.admin.ch/product/output/climate-data/homogenous-monthly-data-processing/data/homog_mo_SMA.txt

  voici les 15 pires cumuls sur 6 mois avril à  septembre à Zurich  ( m'étonnerait que ça regonfle beaucoup d'ici au 30 cette année ) et les tm  d'avril à  Aout  (en attendant la tm de sept 2018 )  sur plus de 150 ans 

Avec l'évapotranspiration associée à de telles températures  il est clair que ce n'est pas la joie  pour celui qui ne peut pas pomper dans les nappes  ..

normales 81/2010   15° et 681mm

 

1947

    tm 16,6° RR 322 mm
1865   15,6 351
1949   15,2 358
1870   14,7 371
2018   17,9 404
1868   15,6 409
1911   15,1 425
1895   14,3 427
1864   13,2 442
1959   14,9 444
1919   13,0 455
2003   17,7 466
1893   14,9 468
1923   13,6 474
1921   14,4

479

 

 

J'étais en train de préparer un graph pour Strasbourg, sur le même concept.

J'ai pris le coeur de la période chaude, soit du 15 mai au 15 septembre, fait apparaître les moyennes des températures maximales et les cumuls de précipitations depuis 1970 sur les 4 mois les plus "chauds" de l'année. Ca donne ça:

 

180924023649704620.gif

 

EDIT: la période traitée sur le graphique, c'est bien 15mai/15septembre ( pas 15 mai/15octobre comme le titre l'indique...)

 

Les traits rouge et bleu horizontaux représentent respectivement la normale 1970/2018 des moyennes de maximas et de cumuls de précipitations.

Ca permet de pouvoir d'emblée comparer toute la série d'un simple coup d'oeil.

Moyenne des maximas ( courbe rouge) clairement à la hausse depuis le début des années 2000, ça n'est pas une surprise. Alternance de cycles secs et plus arrosés ( barres bleues), ça n'en est pas une non plus.

Comme le disait Cédric, l'élément nouveau ( suivant les régions) et a priori récurrent depuis le début des années 2000, quand la situation s'y prête, c'est le calage  anomalie positive thermique/déficit pluvio important. Le tout sur fond de recul de la pluviométrie 15mai/15 octobre

Ca n'est pas une surprise non plus, puisque cet excédent thermique on le doit évidemment à l'irruption de plus en plus fréquente de conditions anticycloniques durables.

On notera que certains étés précédant les années 2000 étaient parfois bien secs aussi, mais entre un été sec présentant alors jadis une moyenne des maximas de 23/24°c et un autre affichant aujourd'hui 26/27°c, ça fait une différence énorme pour la végétation.

Une végétation qui doit commencer à être en pleine "mutation" pour suivre le rythme imposé par ce climat qui évolue rapidement de manière pas forcément optimale pour elle ( si l'on considère les associations végétales comme plus ou moins figées, ce qui, sur une échelle de 3 ou 4 décennies, est théoriquement plutôt le cas en temps normal).

 

Edit:

Justement, puisqu'on parle de décennies, pas anodin de restreindre la moyenne de référence à 15 ans, au lieu des 48 utilisés précédemment.

C'est là que le changement de régime thermique/pluvio "estival"devient réellement surprenant et prend tout son sens  ( attention, ce n'est pas un bilan évaporation/pluviométrie/température)

 

180924060938449766.gif

 

Le résumé sera on ne peut plus simple: d'un point de vue climat et climax, étés d'avant 2000 plus frais et plus humides en moyenne, étés d'après 2000 plus chauds et plus secs.

Les écarts ne sont pas énormes non plus entre ces deux périodes, notamment au niveau de la pluviométrie ( surtout que l'existence d'alternance de  cycles est avérée), mais c'est bel et bien le changement dans la courbe des températures, dans ce contexte, qui a de suite de grandes conséquences au niveau du climax justement: comment et à quelle vitesse la végétation va réagir à cette tendance ( températures en nette hausse, pluviométrie de saison chaude en baisse)? A partir de quel seuil la hausse des températures ne sera plus "tolérable" pour la végétation présente aujourd'hui,  si jamais le cycle sec devait se poursuivre ou se renforcer? Vers quoi cela évoluerait-il? Est-ce qu'un retour à des saisons chaudes visiblement et durablement plus humides pourra retarder les effets pour le moment simplement dommageables de la hausse des températures?

Des questions qu'on ne se pose en temps normal pas réellement, les changements s'effectuant sur des décennies, voire plus, et l'évolution climatique normale n'ayant que peu d'impact visuel sur la végétation durant toute la vie d'un être humain.

J'ai l'impression que l'on fonce vers l'inconnu, sauf que l'inconnu ne sera pas temporel en l'occurrence. La question ne réside plus dans la durée mais dans l'intensité et les conséquences du changement attendu: à ce rythme, beaucoup d'écosystèmes pourraient avoir radicalement  évolué d'ici une ou deux générations.

Edited by Fil67
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Bourgoin-Jallieu (38)

Ici dans le CE, la végétation souffre progressivement. Les bouleaux sont dans un sale état, des arbres prennent déjà des couleurs d'automne bien avancés pour la saison. 

 

C'est un remake de l'année 1985, mais avec 2 ou 3° de plus sur le thermomètre. 

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Massif du Jura // La-Chaux-de-Gilley (25), 895m (Village Alt. mini/maxi : 880-1120m)

Un petit aperçu des effets de la sécheresse ici avec ces tristes photos du Doubs (prisent hier) juste après Ville du Pont (c'est pareil au niveau de Maison du Bois en amont), alors certes il y à aussi des failles qui ce sont ouvertes en amont et qui alimentent à priori la Loue (autre rivière) à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau mais la sécheresse à largement empiré le phénomène qui est bien connue dans la région et ce n'est pas les 19 mm tombés cette nuit (même si appréciable) qui changeront l'aspect de la rivière pour le moment !

Une seule poche d'eau assez profonde préserve encore quelques truites.

 

 

DSC_0630.JPG

 

 

DSC_0634.JPG

Edited by Big-Winter
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Massif du Jura // La-Chaux-de-Gilley (25), 895m (Village Alt. mini/maxi : 880-1120m)

Suite...

 

Les petits Totem dressés sont comme une prière pour que la pluie revienne ! 

 

https://photos.app.goo.gl/Ei29s41upabeVq43A

 

Edited by Big-Winter
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Aubenas en Ardèche méridionale

En effet c'est bien un effet cocktail entre T° plus élevées en été et absence d'eau sur cette même période qui met à mal les sols et la végétation.

et les éventuelles pluies, même diluviennes, ayant eu lieu 6 mois plus tôt n'ont aucun effet salvateur... 

quant au cap à franchir au delà duquel les végétaux ne tiennent plus, on l'a déjà franchit à plusieurs reprises.

comme je l'ai écrit dans le topic changement climatique en France, des arbres tués par la chaleur sèche et des forêt défigurées, on en a des exemples. 

dans les zones impactées, les prunelliers, aubépines, merisiers et autres sont morts par milliers depuis 15 mois, dans le nord comme dans le sud. 

en île de France j'ai vu des chênes pédonculés complètement roussis et dans le Gard, des chênes verts morts de soif.

et chez moi en Ardèche l'an  passé j'ai du arroser mes oliviers car les olives devenaient fripées et ratatinées, une grande première ! 

 

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Massif du Hohneck, 1220m
il y a 19 minutes, boubou07 a dit :

 

quant au cap à franchir au delà duquel les végétaux ne tiennent plus, on l'a déjà franchit à plusieurs reprises.

 

 

 

Oui c'est sûr, pour qui fait preuve d'un minimum d'attention, les conséquences de ces sècheresses qui se répètent sont déjà visibles ( au-delà de la simple herbe cramée l'été).

La question que je me pose, c ´est

combien de temps faudra t il avant que les paysages eux-mêmes ne commencent à changer si les tendances se maintiennent, et à partir de quand il ne faudra plus être spécialement attentif ou suffisamment sensible pour s'en rendre compte?

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En même temps, si on prend le temps d'imaginer ce que ça implique de passer des cartes de gauche aux cartes de droites, là où l'adaptation ne sera pas accompagnée, ça risque de ne pas être beau à voir :

 

image.thumb.png.ff893245016c3e2c5993918edb7a35f1.png

 

image.thumb.png.7bc12fa817d44763f232ee7407f69fdd.png

 

image.thumb.png.49c38b56f179b4a14ba190a0cfb5abc0.png

 

https://www.alterrebourgognefranchecomte.org/_depot_alterrebourgogne/_depot_arko/articles/454/adcc-mc-deconninck_doc.pdf

http://data.over-blog-kiwi.com/1/11/12/84/20180409/ob_1a00b5_reunionchangementclimatiqueblog.pdf

https://www.researchgate.net/publication/268445295_Le_hetre_face_au_changement_climatique

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Massif du Jura // La-Chaux-de-Gilley (25), 895m (Village Alt. mini/maxi : 880-1120m)

Actuellement par ici on voit de nombreux épicéas qui sèchent ce qui n'était pas le cas à mon altitude (900 à 1100 m) en 2003 ou cela avait été observé plutôt vers 700 m, la sécheresse, les températures élevées et une grosse attaque actuellement par le bostryches (qui y trouve de bonnes conditions) amplifie encore les dégâts. Partout je commence à voir les cimes desséchés et en quelques jours il sont entièrement dégarnies.

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10km est de Lisieux. Limite 14/27.
Il y a 19 heures, Big-Winter a dit :

Un petit aperçu des effets de la sécheresse ici avec ces tristes photos du Doubs (prisent hier) juste après Ville du Pont (c'est pareil au niveau de Maison du Bois en amont), alors certes il y à aussi des failles qui ce sont ouvertes en amont et qui alimentent à priori la Loue (autre rivière) à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau mais la sécheresse à largement empiré le phénomène qui est bien connue dans la région et ce n'est pas les 19 mm tombés cette nuit (même si appréciable) qui changeront l'aspect de la rivière pour le moment !

Une seule poche d'eau assez profonde préserve encore quelques truites.

 

Dire que cette hiver la-bas il y avait des mecs qui faisaient du ski nautique sur le doubs avec un treuil au pont avant d'arriver sur Morteau (au carrefour qui mène vers les gras etc...)

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Dontreix - Creuse (23) - altitude : 720 m

Bonjour,

 

Voici un état des lieux dans l'est de la Creuse et l'ouest du Puy-de-Dôme, où les vagues de chaleur et de sécheresse se succèdent depuis quatre étés.

 

Quelques chiffres pour commencer. Les écarts à la norme sont calculés par rapport aux moyennes 1981-2010 de la station d'Auzances, à 7 km au nord-ouest d'ici, et à 13 km au nord de Mérinchal.

Je m'intéresse au trio Juillet-Août-Septembre, qui présente un déficit chronique depuis l'été 2015. Mes relevés pluvio, eux, ne datent que de 2016.

 

Auzances 1981-2010 :

  • J : 77.8 mm
  • A : 69.7 mm
  • S : 83.1 mm

Total : 230 mm

 

2016 à Mérinchal : 

  • J : 27 mm
  • A : 37.5 mm
  • S : 62.5 mm

Total : 127 mm, soit 55% de la norme

 

2017 à Dontreix :

  • J : 43 mm
  • A : 43.6 mm
  • S : 65.7 mm

Total : 152 mm, soit 66% de la norme

 

2018 à Dontreix :

  • J : 52 mm
  • A : 30.4 mm
  • S : 23.6 mm

Total : 106 mm, soit 46% de la norme

 

Depuis mon arrivée dans le coin il y a 4 ans, tous les ans, dans le courant du mois de juin, se produit un basculement très net qui du jour au lendemain nous fait passer de la saison humide à la saison sèche :

 

- 2015 : 19 juin. Sécheresse totale jusqu'au 19 juillet et fortes chaleurs récurrentes.

- 2016 : 25 juin. Pas de pluie notable (>2mm) jusqu'au 23 juillet, sécheresse totale du 21 août au 13 septembre + fortes chaleurs.

- 2017 : 6 juin. 8 mm du 6 au 25 juin et fortes chaleurs précoces, 8 mm du 12 au 29 août, très chaud en fin de mois.

- 2018 : 16 juin. Sécheresse totale du 16 au 30 juin, pas de pluie notable du 13 août au 11 septembre, chaleur/douceur quasi constante depuis le 19 juin...

 

Ces conditions entrainent des bouleversements de plus en plus visibles sur la végétation, je vais essayer de les détailler un peu ci-après.

 

Tout d'abord, un aperçu des paysages en ce mois de septembre 2018. C'est très sec. Comme on peut le voir sur cette première photo, le phénomène de roussissement précoce dû au stress hydrique gagne les forêts, ce qui n'était pas le cas les années précédentes. Les sapins commencent eux aussi à être touchés :

 

P1210761copie.thumb.jpg.51b9e0200b342079921f8bd1dd9bbe8d.jpg

Dontreix (23) 20-09-2018

 

Paysage typiquement creusois, le vert en moins :

 

P1210756copie.thumb.jpg.8b54be33946bf7315922abc38e9c9b50.jpg

Dontreix (23) 20-09-2018

 

P1210728copie.thumb.jpg.5be35eb68ad0f59fbfe6749627fb3bae.jpg

Dontreix (23) 20-09-2018

 

 

20180915_123225copie.thumb.jpg.d8c4f02f541302d2829197ca78c877d8.jpg

Dontreix (23) 15-09-2018

 

 

P1210776copie.thumb.jpg.fb628a3312c1e6a2404c4d9bf8ef57ee.jpg

Dontreix (23) 20-09-2018

 

 

Les haies du bocage, les arbres isolés et les bordures forestières sont souvent en grande souffrance :

 

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Villossanges (63) 20-09-2018

 

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Dontreix (23) 17-09-2018

 

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Villossanges (63) 20-09-2018

 

Par endroits, et c'est comme ça depuis début septembre, on pourrait se croire à quelques jours de la Toussaint :

 

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Auzances (23) 24-09-2018

 

En plus de ces feuillages brûlés, qui sont observés tous les ans (peut-être un peu moins en 2017), on distingue clairement un deuxième problème, moins spectaculaire car plus lent, mais pas moins inquiétant car il se répand comme un cancer dans les campagnes. Je veux parler du dépérissement progressif mais très net de quantité d'arbres, qui se traduit parfois par des descentes de cimes (l'arbre dépérit par le haut), mais plus souvent encore par un phénomène de mitage ou "effet dentelle" : l'arbre se dégarnit de façon homogène et finit par présenter un aspect dépouillé, son feuillage laisse abondamment passer la lumière.

 

Ce phénomène touche particulièrement les chênes pédonculés, à tel point qu'il devient difficile d'en trouver en parfaite santé.

 

Voici deux exemples, à un stade précoce, puis avancé :

 

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Dontreix (23) 04-09-2018

 

Des chênes comme ceux-ci sont légion dans le secteur. En isolé et en bocage, on doit pas être loin des 50% :

 

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Dontreix (23) 18-09-2018

 

 

Les merisiers sont décimés. Je me demande s'il y en aura encore dans 20 ans... Pratiquement tous les vieux merisiers sont déjà morts, ceux qui ne le sont pas encore font peine à voir :

 

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Dontreix (23) 20-09-2018

 

Les plus jeunes s'épuisent sous le soleil et finissent souvent par crever aussi :

 

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Dontreix (23) 15-09-2018

 

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Montel-de-Gelat (63) 15-09-2018

 

Pour les frênes, c'est la double peine. Déjà décimés par la maladie, les vagues de chaleur et de sécheresse finissent de les achever. Qu'en restera-t-il dans 20 ans ?

 

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Condat-en-Combraille (63) 15-09-2018

 

Je vois bien que les hêtres, qui jusque là m'avaient surpris par leur résistance, commencent aussi à sérieusement accuser le coup avec des défoliations totales de plus en plus  fréquentes :

 

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Dontreix (23) 15-09-2018

 

Le dépérissement touche aussi les bouleaux, surtout les vieux :

 

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Charensat (63) 13-09-2018

 

Et cette année, on peut ajouter à cette longue liste les aulnes, qui commencent eux aussi à subir des dépérissements massifs :

 

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Dontreix (23) 24-09-2018

 

Ceux qui résistent, car il y en a, ce sont les tilleuls, même si certains commencent à présenter les premiers signes de faiblesse, et les conifères dans leur ensemble malgré l'apparition de quelques symptômes caractéristiques chez les sapins (voir 1ère photo).

 

La strate arbustive est également touchée. Aubépines, prunelliers, sureaux, sorbiers, pommiers sauvages sont nombreux à subir des défoliations en plein été et à présenter des signes de dépérissement. Seuls les noisetiers semblent ne pas trop souffrir.

 

Le constat est amer et inquiétant. Un dépérissement brutal et généralisé de la flore locale peut-il s'inscrire dans le cadre de la variabilité climatique ? Personnellement j'en doute. 

Et dans la perspective d'un réchauffement qui n'a aucune raison de s'arrêter en si bon chemin, je me prépare de plus en plus à vivre un grand bouleversement paysager, d'autant plus déroutant que l'on ne sait rien de la façon dont ça va se passer et des conséquences que cela aura sur nos vies...

Une version cool avec implantation/acclimatation rapide d'essences mieux adaptées, sous un climat qui se réchauffe modérément avec des pluies qui restent suffisantes l'été malgré quelques années difficiles par-ci par-là ?

Une version cauchemardesque avec installation d'un nouveau climat en 20/30 ans se traduisant par une remontée systématique des hautes pressions nord africaines sur une moitié sud de l'Europe en été, entrainant des sécheresses estivales de plus en plus longues, couplées à des canicules de plus en plus fortes qui menaceraient nos centrales nucléaires et notre approvisionnement en énergie, provoqueraient une débâcle agricole,  et déclencheraient d'immenses incendies à travers tout le pays ?

Ce dernier scénario pourrait me valoir un procès en catastrophisme, pourtant, honnêtement, quand on voit l'indifférence relative face à l'urgence de la situation, quand on entend nos politiques nous dire, en 2018, que l'écologie c'est la chasse et que l'État c'est les lobbies, je finis pas me dire que l'avenir, c'est l'obscurité sous un soleil de plomb.

 

En attendant de voir comment ce 21ème siècle va évoluer pour nos sociétés du confort et des loisirs, nous débutons aujourd'hui la énième vague de chaleur sèche de l'été, sous un ciel tout bleu, et avec un taux d'humidité qui baisse à nouveau fortement après quelques journées de fraicheur à peine humide...

 

 

 

Edited by paparazzi
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Merci pour ce petit reportage très concret sur les conséquences des dernières saisons chaudes sur notre végétation.

Cela change de l'enthousiasme insouciant parfois exprimer par rapport à l'empilement des records de chaud ou à l'allongement de la saison des terrasses, barbecues, baignade etc.

 

J'ai l'impression que la mutation est rapide, plus que prévue même. En 4 ans nous avons connus pour certaines régions 3 étés hors normes. Sur Nancy par exemple les étés 2018, 2015 et 2017 se placent en 2ème, 3ème et 4ème place des plus chauds, et ce sur un panel de 90 étés.

 

A voir pour ta région mais c'est vraiment ce paramètre de la température qui est je pense à l'origine du bouleversement en cours. J'avais regardé pour Nancy, il n'y a pas forcément plus de séquences sèches qu'auparavant, même en saison chaude. Mais lorsque ces séquences sèches interviennent il fait désormais 2/3° de plus, ce qui a un impact immense sur les milieux et l'évapotranspiration.

 

 

 

Edited by thib91
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Merci @paparazzi pour ce constat bien documenté, effrayant et en même temps peu surprenant...

 

Les dernières études sur les arbres indiquent une sensibilité plus grande que prévu de ces derniers aux effets du RC (variabilité des précipitations accrue dommageable (comme en 2015 lors des précipitations intenses en Mai-Juin suivi d'une grosse sécheresse (pourrissement des racines en profondeur qui assurent normalement le soutien hydrique de l'arbre en été), sécheresse plus importantes notamment dû à la hausse de l'évapotranspiration, hausse du parasitisme qui trouve également un terrain plus favorable lorsque l'arbre est en souffrance (boucle de rétroaction positive), sensibilité accrue aux gels si réserves en sucres insuffisante dû à l'impossibilité de faire suffisamment de photosynthèse à cause des sécheresses (fermeture des stomates), risque d'embolie des arbres accrue, mortalité des champignons mycorhiziens assurant un apport en eau et en nutriments primordial aux arbres à cause de la sécheresse superficielle dû à la surexploitation des forêts (on laisse de moins en moins de rémanents) et à cause également de la pollution atmosphérique, etc...).

De nombreux effets conjugués avec d'autres causes anthropiques qui incitent à douter de l'effet boost sur la croissance des arbres de la hausse de la teneur en CO2 de l'atmosphère, en tout cas à plus ou moins court terme...

 

Au sujet de l’embolie d'ailleurs qui peut amener l'arbre à rentrer en phase de sénescence à cause d'un manque d'eau trop important (phase irréversible vers la mort de l'arbre qui peut d'ailleurs arriver lorsque l'arbre est jeune et dont un des premiers indicateurs est la descente de cime, le raccourcissement des rameaux et l'apparition de jeunes rameaux issus de bourgeons dormants sur le tronc, comme une réaction désespérée mais vaine de l'arbre) voici des articles intéressants qui n'incitent guère à l'optimisme et qui vont dans le sens de ton interrogation sur une catastrophe potentielle à venir...

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/23/les-deux-tiers-des-arbres-menaces-de-deperissement_1795160_3244.html

 

http://agrisur.fr/bois-forets/les-forets-en-danger-face-la-secheresse

 

Travaillant dans le domaine de l'agroforesterie, cela me désole mais je suis déjà en train de parler autour de moi de la nécessité de semer et planter des arbres/arbustes de zones climatiques plus au sud (en évitant par contre les essences venant d'autres continents).

 

Ce qui serait intéressant c'est que tu reviennes sur les mêmes sites tous les ans en prenant des photos à l'automne et au printemps (au printemps 2019, tu pourras déjà observer si l'arbre a subi un gros stress et s'en est remis ou si c'était le stress de trop, en espérant qu'il n'y ait pas d'hiver froid comme l'annonce certains...).

 

Edited by Yoann44
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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Oui très bonne démonstration que l'on peut étendre à d'autres régions qui montre qu'il ne faut pas s'en tenir qu'aux données brutes ( j'étais frappé aussi au début du mois de l'état des prairies et des arbres en faisant la route entre le Mans et Morlaix) :$

Effectivement même si sur une année on a plutôt l'impression d'être en excédent au niveau précipitations et que les nappes sont à un niveau satisfaisant la nature souffre régulièrement en été par la disparition de toute circulation zonale qui peut apporter les pluies les plus bénéfiques ( même si ça ne plait pas aux amateurs de bronzette, de piscines et de barbecues qui seuls semblent retenir l'intérêt de nos chaines d'Info entre le 1er juillet et le 31 août, c'était  quand même dans la norme de voir de temps en temps passer des perturbations océaniques en été); et ce n'est sûrement pas le type d'orages diluviens que l'on a connu en mai et début juin qui vont compenser, puisque  pour des raisons de productivisme agricole et d'urbanisation à outrance on a éliminé tout ce qui pouvait retenir l'eau un temps soit peu,  maintenant ces pluies d'orages ne font que ruisseler sur des terres transformées en béton et ravager en  eaux boueuses les villages où submerger  des villes avec des cours d'eau déviés et canalisés incapables de supporter une hausse de débit brutale .

Il faudrait peut-être aussi enfin une remise en question de ceux qui réclament aujourd'hui de creuser des retenues d'eau alors qu'à une époque ils ont tout fait pour éliminer toutes les retenues naturelles .

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Massif du Hohneck, 1220m

Situation en effet très alarmante dans la Creuse, au vu des photos. C'est vraiment très mauvais signe, de voir la végétation dans un tel état...au sortir de 3/4 saisons chaudes éprouvantes! Et ça fait vraiment mal au coeur pour qui accorde un minimum d'importance à son environnement immédiat.

Le gros problème est bel et bien dans la répétition des situations extrêmes, sans période de "convalescence" entre.

Non seulement les populations adultes sont effectivement mises à mal à des niveaux différents, mais tous préoccupants a minima voire comme dit alarmants pour certains, mais en plus, on peut douter de la qualité de la régénération naturelle de ces populations: que peut endurer un jeune plant de quelques années face à ces semaines de sécheresse totale et d'excédents thermiques démesurés, qui sont devenus presque prévisibles désormais?

Le mythe d'une transition douce et harmonieuse vers des associations mieux adaptées pour compenser le départ forcé des essences déjà installées?

SI nous ne sommes pas en ce moment effectivement dans un cycle bref particulièrement défavorable qui sera suivi bientôt d'un retour de conditions plus propices, mais si au contraire la machine s'emballe pour de bon, non, ça va bien trop vite pour une transition! Ce à quoi l'on assiste en ce moment, c'est du matraquage en règle de l'environnement, qui va laisser des traces visibles suffisamment longtemps avant qu'un autre type de végétation commence à s'installer.

La première photo datée du 24/09 laisse pantois. J'ai vu ça en balade sur le piémont vosgien côté Alsace début Août 2015, en sols ingrats ( affleurement rocheux en grande partie), au même stade: petits arbres totalement déplumés de manière extrêmement précoce ( ça n'était sans doute pas les mêmes espèces cependant).  2/3 saisons estivales stratosphériques par dessus ça les années qui ont suivi ont suffi, et le verdict est tombé sans appel: tronçonnage pur et simple du secteur, avec des arbres/arbustes à moitié, aux 3/4  ou totalement péris, reprises de végétation laborieuses ici ou là, finalement de nouveau grillée dans la foulée . Et on se retrouve en lieu et place avec une espèce de broussaille herbacée épineuse inculte au sol, plus apte à passer la mauvaise saison en état de dormance forcée si il le faut, pour mieux redémarrer aux premières pluies.

Oui, le changement pourrait aller infiniment plus vite que prévu, si la multiplication des sécheresses estivales actuelles (hors zone méditerranéenne) devait devenir un premier indice de ce qui nous attend dans les décennies à venir.

 

 

 

 

Edited by Fil67
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Posted
Troche - Altitude 410m / Montmorillon - Altitude 100m / Lagrand - Altitude 600m

70mm depuis le 1er Juillet sur mon secteur et à quelque chose près sur le Nord-Ouest de la Corrèze. La terre et bien sèche, l'herbe commence à jaunir.

Néanmoins après un printemps très pluvieux, les effets sont limités niveau sécheresse avec environ 600mm sur les 6 premier mois. Pas beaucoup d'eau à prévoir jusqu'à la 1ère quinzaine d'Octobre voir pas du tout.... En attendant, si l'hiver va dans cette continuité, on pourra s'inquiété au printemps par contre

Edited by ggdu19
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Même état et conséquence dans le Poitou.

Sans faire de catastrophisme, mais plutôt une grosse inquiétude de ses sécheresses et records de températures quasi annuel depuis 2 à 3 ans, je trouve que Paparazzi, a fait un excellent etat des lieux.

Mais bon, comme tu le dis bien Bernard, pour le moment, pas d'inquiétude, on profite du soleil, c'est génial. Mon collègue vient de se prendre une claque en ouvrant sa facture d'eau, il gueule. Mais pas contre le soleil, mais le gouvernement. Il a un magnifique jardin. 

Je lui ai dit de mettre des fleurs ou arbustes non consommatrice d'eau. Mais pourquoi faire, le réchauffement climatique, c'est de la connerie. Ce sont les pouvoirs publics qui te font croire ça, pour faire marche le BTP pour l'isolement thermique etc...

On a toujours eu du soleil l'été. La mémoire météorologique s'oublie vite. Car moi, je me rappelle d'été qui avaient du mal à démarrer, avec des juillet zonal. 

Bref, Quid dans quelques années, de ses interrogations que nous nous posons...

 

 

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