Wilfried63

Suivi de la secheresse

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Dontreix - Creuse (23) - altitude : 720 m

Très bon dessin qui résume parfaitement mon état d'esprit actuel... 😎😨

 

Pour essayer d'en finir avec le mythe 1921, que @Antonio a remis sur le tapis, j'ai tenté quelques comparaisons entre les températures de l'époque et celles d'aujourd'hui.

 

Afin d'éviter les traditionnels écueils que sont l'urbanisation galopante et son corolaire l'ICU, les changements d'emplacement et de matériel, j'ai cherché sur le net la série de températures homogénéisées de Paris-Montsouris qui court de 1673 à 2008 : http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30038/meteo_2009_67_43.pdf

On y trouve les anomalies de température pour chaque mois de la période, par rapport à la moyenne des températures de 1801 à 1900.

 

Pour conserver une démarche cohérente, je n'ai pas comparé ces températures homogénéisées avec les moyennes brutes de la période 1981-2010, j'ai donc reconstitué la dernière moyenne trentenaire de la série homogénéisée : 1979-2008.

 

Voici le tableau correspondant avec les anomalies de température entre les périodes 1801-1900 et 1979-2008 :

 

746399138_Paris-Montsouris1979-2008.thumb.png.e40fef39a4eec64763e62a0f6c2a9bc7.png

N.B : décembre 2008 ne figurant pas dans la série homogénéisée, le calcul de la moyenne de décembre n'est fait qu'avec 29 années.

 

Venons-en maintenant à cette fameuse année 1921 et ses 267 mm de précipitations à Paris. Pour replacer cette année hors-norme et ses éventuelles conséquences sur la flore dans le contexte climatique de l'époque, j'ai élargi la période d'étude à 1920 et 1922.

Les résultats sont sans équivoque :

 

1878967398_Paris-Montsouris1920-21-22.thumb.png.fc2850d516c9f0b31b0ba2e732ae8983.png

 

La prétendue chaleur de l'année 1921 parait plutôt timorée au regard de ce que l'on vit depuis les années 90. En fait, par rapport à notre climat actuel, seuls janvier, juillet et octobre 1921 présentent de fortes anomalies positives. Août 1921 apparait même comme un îlot de fraicheur relativement humide au sein de cette année aride !

Puis vient 1922, et l'on arrive à la conclusion que les Parisiens oublièrent sans doute bien vite la sécheresse historique de l'année passée, avec un printemps humide et froid, seulement pondéré par le mois de mai, suivi d'un été ultra-pourri, totalement inconcevable aujourd'hui, qui provoquerait probablement une vague de suicides chez les professionnels du tourisme et les adorateurs de la chaleur sèche. De juillet à novembre 1922, la série d'anomalies négatives parait irréelle !

 

Bref, si la végétation a dû beaucoup souffrir  en 1921, on imagine que les chênes, hêtres, frênes et autres arbres typiques de notre climat tempéré humide n'eurent a priori pas trop de difficultés à se refaire une santé en 1922, entre précipitations nettement excédentaires et fraicheur très marquée.

 

Ce petit exercice me donne l'impression qu'il y a 100 ans, si la variabilité climatique était forte, on pouvait espérer retomber assez vite sur nos pattes. En 2018 le climat n'est plus le même, c'est indéniable, et les dépérissements généralisés observés depuis quelques années sur la végétation endémique des régions centrales prouve que nous entrons bien trop vite dans une nouvelle ère climatique.

1921 nous montre quels excès notre climat en apparence linéaire pouvait nous réserver hors RCA. Vu le niveau actuel des températures et les besoins en eau décuplés par rapport au début du 20ème siècle, on ose à peine imaginer les conséquences qu'aurait une période aussi sèche que celle qui prévalu entre août 1920 et décembre 1921... 😱

 

 

Modifié par paparazzi
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Posté(e) - Lieu : Massif du Hohneck, 1220m
Il y a 5 heures, paparazzi a dit :

 

Bref, si la végétation a dû beaucoup souffrir  en 1921, on imagine que les chênes, hêtres, frênes et autres arbres typiques de notre climat tempéré humide n'eurent a priori pas trop de difficultés à se refaire une santé en 1922, entre précipitations nettement excédentaires et fraicheur très marquée.

 

Ce petit exercice me donne l'impression qu'il y a 100 ans, si la variabilité climatique était forte, on pouvait espérer retomber assez vite sur nos pattes. En 2018 le climat n'est plus le même, c'est indéniable, et les dépérissements généralisés observés depuis quelques années sur la végétation endémique des régions centrales prouve que nous entrons bien trop vite dans une nouvelle ère climatique.

1921 nous montre quels excès notre climat en apparence linéaire pouvait nous réserver hors RCA. Vu le niveau actuel des températures et les besoins en eau décuplés par rapport au début du 20ème siècle, on ose à peine imaginer les conséquences qu'aurait une période aussi sèche que celle qui prévalu entre août 1920 et décembre 1921... 😱

 

 

 

Il est bel et bien là le coeur du problème, en effet ( pour la végétation, mais pour tout le reste aussi, ce qui implique énormément de choses, qui commencent tout juste à devenir, on va dire avec une largesse certaine, perceptibles pour le commun des mortels aujourd'hui).

Concrètement, dans les faits, le pire c'est que rien n'interdit plus de penser que l'on puisse continuer avec des conditions encore excessivement sèches jusqu'à l'an prochain. C'est réellement ça le pire! On pourrait se dire, l'automne, l'hiver, la descente du flux perturbé, le retour des perturbations, un comblement, même partiel, des déficits énormes constatés par endroits à ce jour. Que nenni!  Ca n'est plus aussi simple que ça maintenant ( cf un hiver à la 2016/2017 par exemple, un novembre/décembre 2015/ un octobre 2018 maintenant, etc, etc...)

A mon avis, ça n'est plus qu'une question d'années avant que le pays ne connaisse une crise  de plus grande ampleur pour ce qui est de la gestion de l'eau. On n'entrera sans doute pas dans une ère de sécheresse structurelle ( il faudrait que l'on change radicalement de zone climatique pour ça), mais à force de jouer au feu comme on le fait de plus en plus souvent et de se dire que seules les précipitations estivales peuvent sauver les meubles dans certaines situations extrêmes, arrivera bien un moment où ça va coincer pour de bon.

Là actuellement, je pense même qu'on en est parfois déjà arrivés  au point  où les 8/10 prochains mois ( c'est rien à l'échelle climatique)  vont sans doute se révéler déterminants, vraiment déterminants, sur la façon dont les ressources en eau pourront être ou ne pas être utilisées, et ce dès le début de saison chaude 2019 dans l'hypothèse où les choses ne s'amélioreraient pas entre temps.

 

 

 

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Il y a 2 heures, Fil67 a dit :

 

Il est bel et bien là le coeur du problème, en effet ( pour la végétation, mais pour tout le reste aussi, ce qui implique énormément de choses, qui commencent tout juste à devenir, on va dire avec une largesse certaine, perceptibles pour le commun des mortels aujourd'hui).

Concrètement, dans les faits, le pire c'est que rien n'interdit plus de penser que l'on puisse continuer avec des conditions encore excessivement sèches jusqu'à l'an prochain. C'est réellement ça le pire! On pourrait se dire, l'automne, l'hiver, la descente du flux perturbé, le retour des perturbations, un comblement, même partiel, des déficits énormes constatés par endroits à ce jour. Que nenni!  Ca n'est plus aussi simple que ça maintenant ( cf un hiver à la 2016/2017 par exemple, un novembre/décembre 2015/ un octobre 2018 maintenant, etc, etc...)

A mon avis, ça n'est plus qu'une question d'années avant que le pays ne connaisse une crise  de plus grande ampleur pour ce qui est de la gestion de l'eau. On n'entrera sans doute pas dans une ère de sécheresse structurelle ( il faudrait que l'on change radicalement de zone climatique pour ça), mais à force de jouer au feu comme on le fait de plus en plus souvent et de se dire que seules les précipitations estivales peuvent sauver les meubles dans certaines situations extrêmes, arrivera bien un moment où ça va coincer pour de bon.

Là actuellement, je pense même qu'on en est parfois déjà arrivés  au point  où les 8/10 prochains mois ( c'est rien à l'échelle climatique)  vont sans doute se révéler déterminants, vraiment déterminants, sur la façon dont les ressources en eau pourront être ou ne pas être utilisées, et ce dès le début de saison chaude 2019 dans l'hypothèse où les choses ne s'amélioreraient pas entre temps.

 

 

Citation

tout à fait d'accord, le petit monde de agriculture croise les doigts, vu l'état de la flore, des rivières, des prairies... on en est au stade en effet où tout peut se casser la figure en quelques années seulement. beaucoup d'exploitations sont sur le fil du rasoir... 

perso ce que je crains le plus à court terme, ce sont les incendies de grandes ampleur comme on a pu en voir dans le sud-est en 2017. il y a tellement de bois mort partout, et de zones de friches complètement abandonnées ! 

j'ai peur que ça finisse comme en Californie..........  

 

 

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Il y a 3 heures, Fil67 a dit :

 

Il est bel et bien là le coeur du problème, en effet ( pour la végétation, mais pour tout le reste aussi, ce qui implique énormément de choses, qui commencent tout juste à devenir, on va dire avec une largesse certaine, perceptibles pour le commun des mortels aujourd'hui).

Concrètement, dans les faits, le pire c'est que rien n'interdit plus de penser que l'on puisse continuer avec des conditions encore excessivement sèches jusqu'à l'an prochain. C'est réellement ça le pire! On pourrait se dire, l'automne, l'hiver, la descente du flux perturbé, le retour des perturbations, un comblement, même partiel, des déficits énormes constatés par endroits à ce jour. Que nenni!  Ca n'est plus aussi simple que ça maintenant ( cf un hiver à la 2016/2017 par exemple, un novembre/décembre 2015/ un octobre 2018 maintenant, etc, etc...)

A mon avis, ça n'est plus qu'une question d'années avant que le pays ne connaisse une crise  de plus grande ampleur pour ce qui est de la gestion de l'eau. On n'entrera sans doute pas dans une ère de sécheresse structurelle ( il faudrait que l'on change radicalement de zone climatique pour ça), mais à force de jouer au feu comme on le fait de plus en plus souvent et de se dire que seules les précipitations estivales peuvent sauver les meubles dans certaines situations extrêmes, arrivera bien un moment où ça va coincer pour de bon.

Là actuellement, je pense même qu'on en est parfois déjà arrivés  au point  où les 8/10 prochains mois ( c'est rien à l'échelle climatique)  vont sans doute se révéler déterminants, vraiment déterminants, sur la façon dont les ressources en eau pourront être ou ne pas être utilisées, et ce dès le début de saison chaude 2019 dans l'hypothèse où les choses ne s'amélioreraient pas entre temps.

 

 

 

 

Pour le moment les nappes phréatiques sont dans la norme. Il n(ya rien d'alarmant sur la majeur partie du pays, c'est ce que montre le dernier bulletin de la BRGM :

 

http://www.meteo-paris.com/actualites/bulletin-de-niveaux-des-nappes-phreatiques-au-1er-octobre-17-octobre-2018.html

 

 

http://www.brgm.fr/publication-presse/etat-nappes-eau-souterraine-1er-septembre-2018

 

La sécheresse actuelle n'a pas beaucoup de conséquence humaines (pas de surmortalité constatées), ni même agricoles pour le moment (un vin excellent s'annonce !). Dans le massif du Jura en raison de la nature du terrain certaines communes sont ravitaillées en eau. Mais la bas aussi c'est temporaire car c'est une région très humide et la sécheresse sera rapidement estompée, bien plus rapidement qu'e dans le bassin parisien ou la plaine d'Alsace, des zones naturellement soumises régulièrement à la sécheresse en raison des faibles précipitations moyennes annuelles.. je ne suis pour ma part pas du tout inquiet pour l'avenir et cette sécheresse fait partie de la variabilité climatique comme au siècle dernier et fera bientôt partie du passé.

 

C'est surtout spectaculaire en surface avec des herbes complètement grillées, mais l'herbe ça repousse très vite et je prend les parie que au printemps prochain le gazon aura repoussé dans la majorité des régions. je prend le parie aussi d'une année 2019 humide notamment au printemps et été prochain après un hiver froid et sec, allons soyons fou.

 

 

Modifié par Antonio
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Posté(e) - Lieu : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons
il y a 42 minutes, Antonio a dit :

 

Pour le moment les nappes phréatiques sont dans la norme. Il n(ya rien d'alarmant sur la majeur partie du pays, c'est ce que montre le dernier bulletin de la BRGM :

 

http://www.meteo-paris.com/actualites/bulletin-de-niveaux-des-nappes-phreatiques-au-1er-octobre-17-octobre-2018.html

 

 

http://www.brgm.fr/publication-presse/etat-nappes-eau-souterraine-1er-septembre-2018

 

La sécheresse actuelle n'a pas beaucoup de conséquence humaines (pas de surmortalité constatées), ni même agricoles pour le moment (un vin excellent s'annonce !). Dans le massif du Jura en raison de la nature du terrain certaines communes sont ravitaillées en eau. Mais la bas aussi c'est temporaire car c'est une région très humide et la sécheresse sera rapidement estompée, bien plus rapidement qu'e dans le bassin parisien ou la plaine d'Alsace, des zones naturellement soumises régulièrement à la sécheresse en raison des faibles précipitations moyennes annuelles.. je ne suis pour ma part pas du tout inquiet pour l'avenir et cette sécheresse fait partie de la variabilité climatique comme au siècle dernier et fera bientôt partie du passé.

 

C'est surtout spectaculaire en surface avec des herbes complètement grillées, mais l'herbe ça repousse très vite et je prend les parie que au printemps prochain le gazon aura repoussé dans la majorité des régions. je prend le parie aussi d'une année 2019 humide notamment au printemps et été prochain après un hiver froid et sec, allons soyons fou.

 

 

Va expliquer ça au milieu agricole, et résumer ça à la qualité du vin je n'aurai jamais osé ! :P

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Posté(e) - Lieu : Altenbach (68) - 705 m - sur le versant Sud du Grand Ballon (1424 m)
il y a 36 minutes, Antonio a dit :

La sécheresse actuelle n'a pas beaucoup de conséquence humaines (pas de surmortalité constatées), ni même agricoles pour le moment (un vin excellent s'annonce !).

 

Euh, si tu ne connais pas le monde agricole (qui ne se résume pas à la production de vin), tu as quand même la possibilité de te renseigner….

J'oriente tes recherches vers les éleveurs qui sont obligés d'utiliser le fourrage destiné à l'alimentation hivernale et se séparer d'une partie du cheptel faute de pouvoir payer leur alimentation. On pourrait parler aussi de certains céréaliers qui n'ont pas la possibilité d'irriguer dans les nappes souterraines "bien" pourvues ou qui n'ont tout simplement pas la possibilité d'irriguer du tout.  

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Massif du Hohneck, 1220m

 

il y a une heure, Antonio a dit :

 

Pour le moment les nappes phréatiques sont dans la norme. Il n(ya rien d'alarmant sur la majeur partie du pays, c'est ce que montre le dernier bulletin de la BRGM :

 

http://www.meteo-paris.com/actualites/bulletin-de-niveaux-des-nappes-phreatiques-au-1er-octobre-17-octobre-2018.html

 

 

http://www.brgm.fr/publication-presse/etat-nappes-eau-souterraine-1er-septembre-2018

 

La sécheresse actuelle n'a pas beaucoup de conséquence humaines (pas de surmortalité constatées), ni même agricoles pour le moment (un vin excellent s'annonce !). Dans le massif du Jura en raison de la nature du terrain certaines communes sont ravitaillées en eau. Mais la bas aussi c'est temporaire car c'est une région très humide et la sécheresse sera rapidement estompée, bien plus rapidement qu'e dans le bassin parisien ou la plaine d'Alsace, des zones naturellement soumises régulièrement à la sécheresse en raison des faibles précipitations moyennes annuelles.. je ne suis pour ma part pas du tout inquiet pour l'avenir et cette sécheresse fait partie de la variabilité climatique comme au siècle dernier et fera bientôt partie du passé.

 

C'est surtout spectaculaire en surface avec des herbes complètement grillées, mais l'herbe ça repousse très vite et je prend les parie que au printemps prochain le gazon aura repoussé dans la majorité des régions. je prend le parie aussi d'une année 2019 humide notamment au printemps et été prochain après un hiver froid et sec, allons soyons fou.

 

 

 

Il n'est pas rare de voir des gazons maintenant beaucoup plus denses et verts en plein hiver qu'au printemps et en été...De ce côté là, le pari n'est pas franchement audacieux.

Le second pari est déjà plus téméraire, surtout pour le coup de l'hiver sec, qu'on ne peut plus trop se permettre.

 

Extrait du bulletin du 01/09/2018:

 

" Les effets de la période de recharge hivernale (octobre 2017 à mai 2018) qui s’est même prolongée en juin, et des pluies d’été (orages) ont été significatifs pour de nombreux secteurs. Les pluies des premiers six mois de l’année 2018 ont compensé le déficit de la fin d’année 2017 et la période estivale n’a pas posé, globalement, de problèmes important de gestion des nappes "

 

Autrement dit, ça laisse sous-entendre quand même qu'un bis repetita de la saison froide 2017/2018 est désormais indispensable pour la période hivernale à venir, si on veut que, globalement, la période estivale 2019 ne pose pas de problèmes importants de gestion des nappes.

 

Quant au reste de ton message, ma foi, si tout va bien maintenant, à part les deux trois pécores qui sont ravitaillés en eau depuis quelques semaines, et ces "satanés paysans" qui ne sont jamais contents, il n'y a aucune raison de se faire du souci pour l'avenir, surtout si le vin est bon en plus!  ;)

 

 

Modifié par Fil67
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ouf ! j'ai faillit tomber de ma chaise en lisant le message d'Antonio !!!

il faudrait qu'il vienne expliquer ça a tout mes collègues qui voient leurs exploitations au bord de la faillite à cause de la sécheresse...

plus de fourrage en effet, des arbres fruitiers à l'agonie, des abeilles qu'il faut nourrir à l'eau sucrée depuis 4 mois pour les faire survivre sans certitude qu'elles passent l'hiver à cause des carences en pollen, sans parler des forêts qui sont dans un état catastrophiques avec beaucoup d'arbres pour lesquels il est déjà trop tard.

quand à parler de variabilité naturelle du climat ça me parait limite vu que la sécheresse récurrente de ces dernières années est un phénomène jamais vu. 

chez moi l'an passé des sources se sont tarie alors que personne, jamais, même en 1976 ou 2003, ne les avait jamais vu à sec.

difficile de croire que ces messages du genre "dormez braves gens" puissent encore exister !

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Posté(e) - Lieu : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons
Il y a 1 heure, boubou07 a dit :

ouf ! j'ai faillit tomber de ma chaise en lisant le message d'Antonio !!!

il faudrait qu'il vienne expliquer ça a tout mes collègues qui voient leurs exploitations au bord de la faillite à cause de la sécheresse...

plus de fourrage en effet, des arbres fruitiers à l'agonie, des abeilles qu'il faut nourrir à l'eau sucrée depuis 4 mois pour les faire survivre sans certitude qu'elles passent l'hiver à cause des carences en pollen, sans parler des forêts qui sont dans un état catastrophiques avec beaucoup d'arbres pour lesquels il est déjà trop tard.

quand à parler de variabilité naturelle du climat ça me parait limite vu que la sécheresse récurrente de ces dernières années est un phénomène jamais vu. 

chez moi l'an passé des sources se sont tarie alors que personne, jamais, même en 1976 ou 2003, ne les avait jamais vu à sec.

difficile de croire que ces messages du genre "dormez braves gens" puissent encore exister !

 

Peut-être en 1921 ! :P

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Posté(e) - Lieu : Gambais (78) - Altitude : 100 m et Guyancourt (78) pour le travail
Il y a 2 heures, Antonio a dit :

je prend le parie aussi d'une année 2019 humide notamment au printemps et été prochain après un hiver froid et sec, allons soyons fou.

C'est bien beau de parier, mais tu paries quoi ? 

 

Si tu perds, tu rembourses tous ceux à qui la sécheresse aura été nuisible  ou des bouteilles de champagne à tous les Icéens ? :P

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Il y a 2 heures, Ralala78 a dit :

C'est bien beau de parier, mais tu paries quoi ? 

 

Si tu perds, tu rembourses tous ceux à qui la sécheresse aura été nuisible  ou des bouteilles de champagne à tous les Icéens ? :P

 

Je paye une bouteille de vin 2018 a tout le monde si l'année 2019 est aussi sèche que 2018.

 

Par contre si c'est une année humide et froide tout les iceens m'en paye une, histoire d'avoir une belle cave bien remplie. 

 

Il y a 4 heures, boubou07 a dit :

ouf ! j'ai faillit tomber de ma chaise en lisant le message d'Antonio !!!

il faudrait qu'il vienne expliquer ça a tout mes collègues qui voient leurs exploitations au bord de la faillite à cause de la sécheresse...

plus de fourrage en effet, des arbres fruitiers à l'agonie, des abeilles qu'il faut nourrir à l'eau sucrée depuis 4 mois pour les faire survivre sans certitude qu'elles passent l'hiver à cause des carences en pollen, sans parler des forêts qui sont dans un état catastrophiques avec beaucoup d'arbres pour lesquels il est déjà trop tard.

quand à parler de variabilité naturelle du climat ça me parait limite vu que la sécheresse récurrente de ces dernières années est un phénomène jamais vu. 

 

 Je me mefie des 'jamais vu'. La memoire humaine est courte, très courte. Quand a l'agriculture, de nombreuses aides ont été débloqué par le gouvernement très reactif (merci Edouard) et a l'union européenne des le début de l'été 2018 pour faire face a la secheresse. 

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Posté(e) - Lieu : Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)
il y a 48 minutes, Antonio a dit :

 Je me mefie des 'jamais vu'. La memoire humaine est courte, très courte. Quand a l'agriculture, de nombreuses aides ont été débloqué par le gouvernement très reactif (merci Edouard) et a l'union européenne des le début de l'été 2018 pour faire face a la secheresse. 

 

J'ai l'impression que tu parles sans savoir… Comme résumer l'agriculture à la production viticole !!! :rolleyes:

 

Petit topo pour les Vosges, où la situation est très contrastée selon les secteurs, et surtout en fonction des orages qui ont concerné plutôt certaines vallées que d'autres entre mai et juin 2018.

Par exemple, sur le secteur de Remiremont, nous n'avons pas eu beaucoup d'eau à ce moment, et aujourd'hui ça se ressent (d'où l'article sur l'étang de la Demoiselle) qui est un indicateur de l'état des écosystèmes inféodés aux zones humides et milieux aquatiques dans la région (en bas de la première page du journal de ce matin). Même en 2003 cet étang ne s'était pas retrouvé asséché  :

 

doc13899020181018174027_001.thumb.jpg.1b852381af0b1d34fa02ac369b44bcfb.jpg

 

 

doc13898920181018173154_001.thumb.jpg.52c74707b14669ebc8ed0b6318a9648e.jpg

 

 

Enfin, pour ma pat, au niveau thermique, je ne trouve pas pertinent de comparer des relevés d'avant-guerre, avec ceux qui ont été réalisés à l'issue de la seconde guerre mondiale, car niveau matériel les surchauffes n'étaient pas rares sur pas mal de station, et cela se ressent forcément sur les séries de relevés de 1921.

Pour ma part, j'estime qu'elle n'ont qu'une valeur indicative pour la comparaison avec notre époque. Cela peut, à la rigueur, permettre de comparer les relevés de l'époque entre eux, mais qui n'ont rien de commun avec la précision des relevés dont nous bénéficions actuellement. Il en va de même pour les "archives" de cartes liées à des synoptiques remontant à la période de l'entre deux guerre car il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit de reconstitutions à partir d'un réseau d'observation qui était bien moins étoffé que celui qui s'est mis en place après guerre, ou à fortiori avant les relevés satellites !

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Posté(e) - Lieu : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons
il y a une heure, Antonio a dit :

 

Je paye une bouteille de vin 2018 a tout le monde si l'année 2019 est aussi sèche que 2018.

 

Par contre si c'est une année humide et froide tout les iceens m'en paye une, histoire d'avoir une belle cave bien remplie. 

 

 Je me mefie des 'jamais vu'. La memoire humaine est courte, très courte. Quand a l'agriculture, de nombreuses aides ont été débloqué par le gouvernement très reactif (merci Edouard) et a l'union européenne des le début de l'été 2018 pour faire face a la secheresse. 

 

Je commence à bien pressentir le fond de ta pensée et où tu veux en venir malgré le peu de messages postés .

Chacun à ses opinions et c'est légitime, mais là on est dans un domaine quelque peu scientifique et il faut argumenter ses dires avec des preuves et ne pas se contenter de déclaration de coin de bistrot et de balancer gratuitement comme ça des choses : il n' y pas à plaindre  il y a eu pire avec 1921, la mémoire humaine est courte, l'agriculture va bien car le vin est bon et les agriculteurs ont reçu plein d'aides et j'en passe et des meilleures .....

 

Donc que pour la preview soit prochainement levée c'est assez mal parti . ;)

 

 

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Posté(e) - Lieu : Gambais (78) - Altitude : 100 m et Guyancourt (78) pour le travail
Il y a 1 heure, Antonio a dit :

Par contre si c'est une année humide et froide tout les iceens m'en paye une, histoire d'avoir une belle cave bien remplie. 

Tu n'aurais mis qu'humide, tu avais quelques chances, mais tu as mis froide, donc c'est perdu d'avance, d'autant que tu as utilisé "et" et non "ou".

 

Pour le vin, j'ai une préférence pour le Bourgogne (un petit Chassagne Montrachet ou Puligny Montrachet me conviendrait). :D  

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Posté(e) (modifié) - Lieu : La-Chaux-de-Gilley (25), 895m (880-1120m)

Ben moi un La Tâche pour le Bourgogne ou un Pétrus pour le Bordeaux… 1921 bien sûr tant qu' à faire 😛 😔

 

 

petrus-1921-chateau-petrus.jpg

Modifié par Big-Winter
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Posté(e) - Lieu : asserac 44
Il y a 3 heures, Antonio a dit :

 

 Quand a l'agriculture, de nombreuses aides ont été débloqué par le gouvernement très reactif (merci Edouard) et a l'union européenne des le début de l'été 2018 pour faire face a la secheresse. 

Bonsoir

Toujours les mêmes clichés . Si tu étais agriculteur tu saurais que c'est une grosse enfumade comme a chaque

fois qu'il y a ce genre d'annonce. Le retard du paiement des aides (contrat MAEC, conversion Bio ...) est encore de plusieurs années

pour certains alors faut arrêter de dire des conneries.

Chez nous cette années on ne souffre pas trop  de cette sécheresse grâce au orage mais ça reste malgré tout tendu et

a quelques kilomètres c'est plus compliqué. 

Je suis de tout cœur avec les éleveurs car c'est pour eux que c'est le plus dur, on est majoritairement attaché a nos animaux

et on ne peut supporter d'imaginer c'en  séparer parce que on ne peut plus les nourrir et moi je sais de quoi je parle pour avoir

subit ces conditions ces dernières années .

Mais en ce moment la grande inquiétude  c'est le risque de manquer de "frites" et de "bière"  ça me fait penser a cette réplique

"y'a plus de café" (histoire de rigoler.....)

https://www.youtube.com/watch?v=wz-O1umsFkI

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Posté(e) - Lieu : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons

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Posté(e) (modifié) - Lieu : asserac 44

https://www.youtube.com/watch?v=82yAmxyP6FM  (le pinard c'est obligatoire!!!)

Plus sérieusement , ces situations météorologique pour ne pas dire climatique deviennent compliquées

pour nombre de métiers, cela va trop vite pour qu'on puisse s'adapter a ce changement et tout les ans on

est stressé de ce qui va arriver.

Alors on essaie de faire le mieux possible pour nos animaux d'élevages et aussi pour la faunes et la flores qui nous

entourent et ça sans attendre de nos dirigeants (comme la nouvelle Danone) pour prendre des décisions, mais on

a le sentiment que l'on est pas beaucoup a vouloir allez dans ce sens.

Mais bon faudra bien que ça change a un moment sinon l'humain aura peut de chance de survie.

Modifié par marco44
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Il y a 14 heures, marco44 a dit :

Mais bon faudra bien que ça change a un moment sinon l'humain aura peut de chance de survie.

Trois remarques :

- Personne n'évoque la période 1989 - 1993, pourtant cette longue sécheresse avait beaucoup fait parler d'elle à l'époque, surtout dans le sud.

- Derrière les propos, on sent une extrapolation du genre "l'assèchement du climat vient du sud" et pourtant les régions méridionales ont été les plus arrosées cette année (voir aussi ce que l'Espagne et l'Italie ramassent comme flotte cette année). Ca sent un peu le régionalisme sur ce topic (disons nord-est, hum).

- L'humanité a survécu à de grandes sécheresses et de grandes chaleurs dans les précédents siècles, et ce malgré de bien plus faibles moyens à sa disposition. On peut citer les nombreuses années chaudes et sèches du XIIIème siècle ou des séquences plus isolées comme par exemple le couple d'années 1718-1719. Les chroniques parlent, pour certaines années, de moisson en juin, d'arbres qui donnent plusieurs fois des fruits au cours d'une même année, d'absence de pluie entre Pâques et la Toussaint, de traversée des grands fleuves à pied sec, etc. Il faut relire les ouvrages de Leroy-Ladurie. Enfin il faut rappeler que ce qui a tué (et tue encore) le plus c'est le froid et ses conséquences, c'est historiquement et médicalement prouvé.

 

Extrait de https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article644 :

 

Une belle série :

"En 580, les arbres fleurirent une seconde fois aux mois de septembre ou d’octobre. Des pluies abondantes et des inondations terribles avaient précédé cette floraison inaccoutumée ; et la chaleur, dont elle était la suite, fut accompagnée de tremblements de terre, d’incendies et de grêles, spécialement à Bordeaux, à Arles et à Bourges. Cette seconde floraison fait supposer au moins une température printanière prolongée, soit 12° à 14° de chaleur moyenne, et 24° à 25° de chaleur extrême.

La chaleur de l’année 582 fit fleurir les arbres au mois de janvier. En 584, on eut des roses en janvier : une gelée blanche, un ouragan et la grêle ravagèrent successivement les moissons et les vignes ; l’excès de la sécheresse vint consommer ensuite les désastres de la grêle passée : aussi ne vit-on presque pas de raisins cette année ; les cultivateurs désespérés livrèrent leurs vignes à la merci des troupeaux. Cependant les arbres, qui avaient déjà porté des fruits au mois de juillet, en produisirent une nouvelle récolte au mois de septembre, ce qui implique régulièrement 20° à 24° de chaleur moyenne, et 32° à 34° au moins de chaleur extrême ; quelques-uns refleurirent encore au mois de décembre, et les vignes offrirent à la même époque des grappes bien formées, augurant 12° à 14° de chaleur moyenne, et 24° à 25° de chaleur extrême. Les arbres refleurirent au mois de juillet 585 ; ils refleurirent encore au mois de septembre 586, et un grand nombre de ces derniers, qui avaient déjà porté des fruits, en produisirent une seconde fois jusqu’aux fêtes de Noël. Au mois d’octobre 587, après la vendange, les vignes présentèrent de nouveaux jets avec des raisins bien formés. Les arbres refleurirent pendant l’automne de 589, et ils donnèrent ensuite d’autres fruits : on eut aussi des roses au mois de novembre."

 

"Les deux années de 1718 et 1719 eurent l’une et l’autre des chaleurs sèches, violentes, longues et soutenues. A Paris, le 7 août 1718, le thermomètre de Lahire, malgré son exposition défavorable, indiqua néanmoins vers trois heures de l’après-midi 35° ou 36° : il s’éleva aux mêmes chiffres le 11, le 21 et le 23. Un hiver très doux succéda à ces chaleurs. La plupart des arbres se couvrirent de fleurs dès le mois de février et de mars 1719.

Les fortes chaleurs reparurent avec le mois de juin. Plus intenses que celles de l’année précédente, elles durèrent aussi beaucoup plus longtemps. A Paris, le thermomètre de Lahire indiqua au maximum une température de 37° ; en outre, la table de Cassini attribue à cet été quarante-deux jours d’une température de 31° ; enfin, les chaleurs ont persévéré trois mois et demi, depuis le mois de juin jusqu’à la moitié du mois de septembre. L’extrême abaissement des eaux de la Seine au pont de la Tournelle, durant cette année si sèche, donna le zéro des mesures pour les hauteurs variables de ce fleuve. Le père Feuillée, cité par Maraldi, écrivait en même temps de Marseille que des chaleurs insolites y avaient fait refleurir les arbres au mois d’octobre, et qu’ils s’étaient plus tard chargés de nouveaux fruits. Les froids survenus au mois de décembre empêchèrent ces fruits de grossir comme à l’ordinaire, mais ils ne les empêchèrent pas d’aboutir à une parfaite maturité. Le père Feuillée ajoute qu’il a cueilli, le 18 décembre, des cerises et des pommes complètement mûres."

 

Par conséquent, je ne partage pas le catastrophisme ambiant, surtout parce que ses arguments historiques s'arrêtent au siècle précédent.

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Posté(e) - Lieu : Dontreix - Creuse (23) - altitude : 720 m

T'as oublié les pluies de grenouilles de juillet 1234 et l'épidémie de loups-garous en novembre 722 ! 😮

 

🙈🙉🙊

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On oublie trop souvent les milieux aquatiques dans ces situations de sécheresse, certaines rivières vosgiennes subissent une crise d'étiage très sévère ! Or une rivière ça abrite plein d'espèces, et comme pour la végétation, il est à parier que de profond changements auront lieu dans les écosystèmes aquatiques. Cette année, 10 km du Rhin (entre le lac de Constance et Bâle) ont été totalement vidé avec la mort de milliers de poissons (dont les ombres) par asphixie et température trop élevée de l'eau. L'ombre commun, espèce à faible marge de tolérance concernant les températures et le taux d'oxygène est probablement condamné à terme dans le bassin du Rhin et du Doubs. D'ailleurs, la canicule de 2003 avait déjà fortement impacter les populations dans le Rhin où il avait quasi disparu, et 15 ans n'ont pas suffit à redresser les populations... 

 

Dans les rivières vosgiennes, les étiages sévères stressent les truites fario et les chabots (espèce endémique et à forte valeur patrimoniale), beaucoup de têtes de bassins sont à secs. Sur la Lauch, on a constaté plusieurs "à secs" ces dernières années, et depuis 5 ans, la biomasse de la rivière diminue (poissons moins nombreux et de plus petite taille). 

J'espère que très vite, il y aura interdiction de pomper le moindre litre dans nos rivières que ce soit à des fins agricoles ou domestiques. 

Modifié par chris68
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Posté(e) - Lieu : Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)
Il y a 2 heures, anecdote a dit :

Trois remarques :

- Personne n'évoque la période 1989 - 1993, pourtant cette longue sécheresse avait beaucoup fait parler d'elle à l'époque, surtout dans le sud.

- Derrière les propos, on sent une extrapolation du genre "l'assèchement du climat vient du sud" et pourtant les régions méridionales ont été les plus arrosées cette année (voir aussi ce que l'Espagne et l'Italie ramassent comme flotte cette année). Ca sent un peu le régionalisme sur ce topic (disons nord-est, hum).

- L'humanité a survécu à de grandes sécheresses et de grandes chaleurs dans les précédents siècles, et ce malgré de bien plus faibles moyens à sa disposition. On peut citer les nombreuses années chaudes et sèches du XIIIème siècle ou des séquences plus isolées comme par exemple le couple d'années 1718-1719. Les chroniques parlent, pour certaines années, de moisson en juin, d'arbres qui donnent plusieurs fois des fruits au cours d'une même année, d'absence de pluie entre Pâques et la Toussaint, de traversée des grands fleuves à pied sec, etc. Il faut relire les ouvrages de Leroy-Ladurie. Enfin il faut rappeler que ce qui a tué (et tue encore) le plus c'est le froid et ses conséquences, c'est historiquement et médicalement prouvé.

 

Extrait de https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article644 :

 

[…]

 

Oué, bref, il a déjà fait chaud et sec, c'est ça le message ? :rolleyes:

 

A part que beaucoup de ces récits, rien que sur des principes botaniques liés à la dormance de certains bourgeons (notamment fruitiers), constituent un tissu d'âneries il est important de les garder en référence.

Exemple : Le Père Feuillée, cité par Maraldi, qui évoque le fait d'avoir cueilli le 18 décembre des pommes et des cerises complètement mûres, ça doit un peu mettre la puce à l'oreille. Le délais entre la floraison et la fructification de ces deux espèces s'étend de 1.5 mois pour les cerisiers à 5 mois pour les pommiers, ça devrait mettre la puce à l'oreille à ceux qui cherchent à conserver un minimum de sens critique ! De même, un peu plus haut dans le texte, il est écrit que les arbres ayant donné des fruits en juillet, en redonnèrent en septembre… On parle de quoi là ?! :dodgy: En 2 mois les arbres qui avaient déjà donné, ont eu le temps de produire une nouvelle floraison et une fructification en 2 mois de temps. Mais ce sont des rendements à tomber par terre, même dans les laboratoires où sont produits de nouvelles variétés botaniques on n'envisage pas de telles possibilités, parce que c'est tout bonnement impossible.

Maintenant, il est possible qu'à proximité de ces arbres certains aient vu apparaitre la Vierge, ce qui donnerait un poil plus de crédit à ce type de récits. J'ai moi même été amené à travailler sur ce genre de recueils, et franchement on y trouve à boire et à manger même si c'est très intéressant et permet de se faire une idée du malaise populaire que l'on pouvait rencontrer dans certaines régions.

 

La première chose que l'on apprend aux étudiants en Histoire, c'est de prendre du recul par rapport à de tels récits souvent issus de registres paroissiaux dans lesquels se mêlent régulièrement des histoires de diable et de saints venus contrecarrer les plans du Malin ! N'oublions pas que ces documents, tenus par des religieux, avaient également comme vocation de maintenir, ou plutôt assoir, les croyances qu'ils prêchaient dans un Royaume où les rites païens avaient encore une large place.

C'est dire le niveau d'exactitude que l'on peut leur attribuer, en particulier sur l'évolution du climat !

 

Enfin ta phrase : [Derrière les propos, on sent une extrapolation du genre "l'assèchement du climat vient du sudet pourtant les régions méridionales ont été les plus arrosées cette année], toi qui t'intéresse à la météo, tu n'y vois pas une certaine logique, non ?! 

Les régions Méditerranéennes sont au sec quand le flux est à l'Ouest voire au Nord, et connaissent un plus grand nombre de séquences humides lorsque le flux bascule au Sud et se charge d'humidité au dessus d'une grande flaque que l'on nomme pompeusement "Mer Méditerranée" : il n'y a aucune contradiction là dedans.

 

Vous êtes marrants à vouloir nier la réalité du terrain en vous réfugiant derrière des écrits tenus par des gens illettrés, des relevés météo approximatifs (ou du moins dont la pertinence est discutable), rien que pour pouvoir tenir une position selon laquelle "tout est normal". Sauf qu'à un moment ça relève du pathétique tant les éléments endurés par les gens qui pratiquent le terrain au quotidien (gestionnaires de milieux aquatiques comme moi, agriculteurs, etc.) convergent vers des conclusions qui froissent les fausses certitudes que vous vous êtes construits depuis des années.

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Posté(e) - Lieu : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons

Et c'est aussi qu'ils sont obnubilés par le fait que l'on va ramener ça  au réchauffement climatique !

Le sujet est " Suivi de la sécheresse" de la rubrique climatologie et que nous sommes en  2018 et qu'il est normal que l'on parle donc des problèmes actuels que cela entraîne pour l'agriculture et le ravitaillement en eau dans les régions soumises à cette sécheresse .

Maintenant si vous  voulez remonter à 1921, le Moyen-Age ou  l'age des cavernes pour nous dire que ce n'est que de la variabilité naturelle, et au lieu de culpabiliser les gens qui se plaignent et qui ont à subir cette sécheresse à l'instant présent, allez en parler avec les arguments scientifiques (qui tiennent la route bien sûr) dans la rubrique "Évolution du climat"

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il y a 47 minutes, Lolox a dit :

 

Oué, bref, il a déjà fait chaud et sec, c'est ça le message ? :rolleyes:

 

A part que beaucoup de ces récits, rien que sur des principes botaniques liés à la dormance de certains bourgeons (notamment fruitiers), constituent un tissu d'âneries il est important de les garder en référence.

Exemple : Le Père Feuillée, cité par Maraldi, qui évoque le fait d'avoir cueilli le 18 décembre des pommes et des cerises complètement mûres, ça doit un peu mettre la puce à l'oreille. Le délais entre la floraison et la fructification de ces deux espèces s'étend de 1.5 mois pour les cerisiers à 5 mois pour les pommiers, ça devrait mettre la puce à l'oreille à ceux qui cherchent à conserver un minimum de sens critique ! De même, un peu plus haut dans le texte, il est écrit que les arbres ayant donné des fruits en juillet, en redonnèrent en septembre… On parle de quoi là ?! :dodgy: En 2 mois les arbres qui avaient déjà donné, ont eu le temps de produire une nouvelle floraison et une fructification en 2 mois de temps. Mais ce sont des rendements à tomber par terre, même dans les laboratoires où sont produits de nouvelles variétés botaniques on n'envisage pas de telles possibilités, parce que c'est tout bonnement impossible.

Maintenant, il est possible qu'à proximité de ces arbres certains aient vu apparaitre la Vierge, ce qui donnerait un poil plus de crédit à ce type de récits. J'ai moi même été amené à travailler sur ce genre de recueils, et franchement on y trouve à boire et à manger même si c'est très intéressant et permet de se faire une idée du malaise populaire que l'on pouvait rencontrer dans certaines régions.

 

La première chose que l'on apprend aux étudiants en Histoire, c'est de prendre du recul par rapport à de tels récits souvent issus de registres paroissiaux dans lesquels se mêlent régulièrement des histoires de diable et de saints venus contrecarrer les plans du Malin ! N'oublions pas que ces documents, tenus par des religieux, avaient également comme vocation de maintenir, ou plutôt assoir, les croyances qu'ils prêchaient dans un Royaume où les rites païens avaient encore une large place.

C'est dire le niveau d'exactitude que l'on peut leur attribuer, en particulier sur l'évolution du climat !

 

Enfin ta phrase : [Derrière les propos, on sent une extrapolation du genre "l'assèchement du climat vient du sudet pourtant les régions méridionales ont été les plus arrosées cette année], toi qui t'intéresse à la météo, tu n'y vois pas une certaine logique, non ?! 

Les régions Méditerranéennes sont au sec quand le flux est à l'Ouest voire au Nord, et connaissent un plus grand nombre de séquences humides lorsque le flux bascule au Sud et se charge d'humidité au dessus d'une grande flaque que l'on nomme pompeusement "Mer Méditerranée" : il n'y a aucune contradiction là dedans.

 

Vous êtes marrants à vouloir nier la réalité du terrain en vous réfugiant derrière des écrits tenus par des gens illettrés, des relevés météo approximatifs (ou du moins dont la pertinence est discutable), rien que pour pouvoir tenir une position selon laquelle "tout est normal". Sauf qu'à un moment ça relève du pathétique tant les éléments endurés par les gens qui pratiquent le terrain au quotidien (gestionnaires de milieux aquatiques comme moi, agriculteurs, etc.) convergent vers des conclusions qui froissent les fausses certitudes que vous vous êtes construits depuis des années.

 

On vit une triste époque où l'histoire est foulée aux pieds et les modèles climatiques adorés.

Ça sent la dictature par la science, et ça fait peur

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Posté(e) - Lieu : Vélizy, Yvelines (semaine) / Rougemont & Besançon, Doubs (WE)
il y a 52 minutes, Lolox a dit :

De même, un peu plus haut dans le texte, il est écrit que les arbres ayant donné des fruits en juillet, en redonnèrent en septembre… On parle de quoi là ?! :dodgy: En 2 mois les arbres qui avaient déjà donné, ont eu le temps de produire une nouvelle floraison et une fructification en 2 mois de temps. Mais ce sont des rendements à tomber par terre, même dans les laboratoires où sont produits de nouvelles variétés botaniques on n'envisage pas de telles possibilités, parce que c'est tout bonnement impossible.

 

Découvrez leur méthode qui va vous étonner !

Les médecins la détestent !

 

Pendant ce temps...

 

tut5.png

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