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Alimentation et bilan carbone


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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Je ne crois pas que ce sujet ait été déjà abordé et quand je vois que le filet mignon de porc que j'achète chez le boucher-charcutier du coin (donc pas forcément acheté en supermarché) qui vient de Rungis, pouvant être conditionné en Roumanie, élevé et abattu en Belgique, né au Pays-Bas le tout orchestré par des traders néerlandais; en dehors de la qualité du produit que j'achète( et que beaucoup pense 100% français, Aie les bonnets rouges !) je me sens obligé quand même de me poser des questions sur le bilan carbone de ce fameux filet mignon avant de l'acheter(ce n'est qu'un exemple!)

Je pense que cette plaquette de l'Adème peut servir de base à une discusion intelligente, non militante et non polémiste :

http://ecocitoyens.ademe.fr/sites/default/files/guide_ges_assiette.pdf

Maintenant je n'en voudrai pas à l'équipe de modération si elle juge que j'ouvre une boite de pandore et que ce sujet est trop border-line et qu'elle le ferme immédiatement flowers.gif

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Bon sujet Bernard !

Hé hé, de mon coté, le "militantisme" s'exprime sous cette forme : Je mange du cochon dont je connais (presque) le prénom (en fait celui de l’éleveur) et qui a été élevé dans mon département.

Direct du producteur eu consommateur, avec (ou parfois sans) un seul commerçant intermédiaire, exit les couteux fâcheux de tout poil, une viande excellente, sans transport, et au meilleur bilan carbone possible.

Après faut parfois acheter par 1/4 de cochon, mais aujourd'hui, avec les congélo, ou est le pb ?

En tout cas, c'est pas plus cher que du mauvais au detail, élevé dans un cauchemar concentrationnaire, et qui a fait des milliers de km.

Pareil avec le Bœuf, le Veau, l'Agneau... la quasi totalité de la viande mangée à la maison a vécu toute sa vie à moins de 100 km, comme avant qu'on devienne schizophrène avec l’industrie agro-alimentaire.

Et c'est curieux, je n'ai même pas de médecin référent, de là à voire un lien de cause à effet, j'en sais rien... Mais la culture Chinoise le dit... Et d'autres aussi...

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Bon sujet Bernard !

Hé hé, de mon coté, le "militantisme" s'exprime sous cette forme : Je mange du cochon dont je connais (presque) le prénom (en fait celui de l’éleveur) et qui a été élevé dans mon département.

Direct du producteur eu consommateur, avec (ou parfois sans) un seul commerçant intermédiaire, exit les couteux fâcheux de tout poil, une viande excellente, sans transport, et au meilleur bilan carbone possible.

Après faut parfois acheter par 1/4 de cochon, mais aujourd'hui, avec les congélo, ou est le pb ?

En tout cas, c'est pas plus cher que du mauvais au detail, élevé dans un cauchemar concentrationnaire, et qui a fait des milliers de km.

Pareil avec le Bœuf, le Veau, l'Agneau... la quasi totalité de la viande mangée à la maison a vécu toute sa vie à moins de 100 km, comme avant qu'on devienne schizophrène avec l’industrie agro-alimentaire.

Et c'est curieux, je n'ai même pas de médecin référent, de là à voire un lien de cause à effet, j'en sais rien... Mais la culture Chinoise le dit... Et d'autres aussi...

Merci François,

Tu m'as fait peur en parlant du prénom, on sait que le cochon et l'homme c'est très proche mais quand même tongue.png !

Blague à part, malheureusement, on ne peut pas tous profiter de la vente directe producteur au consommateur, personnellement mon boucher-charcutier s'approvisionne directement dans l'Orne( mon département d'origine) pour la viande de porc soit à 200 km, j'ose donc espérer que le cochon que nous mangeons a eu au moins la chance d'éviter comme tu dis l'univers concentrationnaire et a pu profiter du plein air de la campagne normande, ce qui serait déjà un moindre mal sur le plan carbone; sur le reste concernant la qualité et la santé il n'y a pas photo et si cela côute plus cher on n'est pas obligé d'en manger autant !

Bref! C'est le consommateur qui a toutes les cartes en main!

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Merci François,

Tu m'as fait peur en parlant du prénom, on sait que le cochon et l'homme c'est très proche mais quand même tongue.png !

Blague à part, malheureusement, on ne peut pas tous profiter de la vente directe producteur au consommateur, personnellement mon boucher-charcutier s'approvisionne directement dans l'Orne( mon département d'origine) pour la viande de porc soit à 200 km, j'ose donc espérer que le cochon que nous mangeons a eu au moins la chance d'éviter comme tu dis l'univers concentrationnaire et a pu profiter du plein air de la campagne normande, ce qui serait déjà un moindre mal sur le plan carbone; sur le reste concernant la qualité et la santé il n'y a pas photo et si cela côute plus cher on n'est pas obligé d'en manger autant !

Bref! C'est le consommateur qui a toutes les cartes en main!

En effet, c'est un privilège de département plutôt campagnard (encore que, le 63, avec la capitale du l'Auvergne, n'est pas si peu représentatif que ça de la répartition de la population française).

Mes approvisionnements en viande, quand ce n'est pas par la filière directe, passent par des artisans/commerçants qui se fournissent dans le département ou la région, comme les tiens), mais c'est vrai que je consacre un budget à la nourriture supérieur à la moyenne (par gout des bons produits, mais je vais assez peu au restaurant, ce qui limite pas mal les explosions de budget).

Ce sont mes parents et grand-parents qui m'ont toujours expliqué/acheté les bons produits, les produits du jardin, la saisonnalité, bien avant toute mode écolo, et bilan carbone.... L'apprentissage des le plus jeune age compte beaucoup, et ce n'est pas difficile d’intéresser les gamins jeunes, quand c'est bon, ils adorent (comme j'ai adoré), par exemple, les petits pois/carotte du jardin à la crème de qualité (du crémier), avec quelques échalotes, c'est simple, mais c'est un délice absolu !

C'est sur, ça va moins vite que les plats préparé de l'industrie agro-alimentaire, mais il faut faire des choix dans la vie :

-gagner du temps (et un peu plus d'argent ?) mais manger des produits douteux, avec une chaine d'exploitants agricoles et salariés mal payés (sauf quelques hauts patrons et cadres bien trop payés), des produits maltraités, malsains, très consommateurs de pétrole.

-Passez plus de temps à cela (et donc moins à autre chose), mais respecter les produits, respecter les humains qui travaillent tout le long de la chaine (agriculteurs, bouchers, transformateurs, artisans, commerçants), donc payer tout cela, mais moins de pétrole, moins de phytosanitaires (très couteux), moins de transport... A la fin, le prix n'est pas si différent, voire pas du tout, mais les gens qui ont gagnés leur vie ne sont pas du tout les mêmes, et de mon point de vue, je préfère les seconds !

Et enfin, probablement, à la fin, gagner gros en évitant quelques années de plus diverses maladies aux causes mal comprises.

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Beauvoir mt st michel

Sujet à mon avis consensuel, je ne vois pas de "porcinosceptique" susceptible de nier l'impact carbone de la recherche de la viande à bas coût sur longue distance.

Juste un point pour ne pas faillir à ma réputation de démolisseur d'émissions grand public établie par bernardhappy.png : hier soir, comme c'est curieux pas un mot de la Bretagne; les viandes pourries étaient toutes étrangères; particulièrement étonnant le coup du saucisson lyonnais. Il est clair que tant qu'à acheter de la viande moins cher, il vaut mieux s'adresser en Allemagne qu'en Bretagne (et même qu'en région toulousaine compte tenu du réseau routier de la France médiane) c'est un peu plus près. Ce qui n'est pas terrible justement dans l'émission, c'est qu'on faisait d'un problème de frontières ce qui est un problème parfois de distance. Or les 3/4 de la production porcine française se font en Bretagne. Du coup pas étonnant que le producteur sarthois ne recoure pas à l'Allemagne, lui, il a sa mauvaise viande pas loin; car enfin, toute une émission sur les filières douteuses du porc sans un mot pour la Bretagne, on voit que les "bonnets rouges" ont bien tort de se juger méprisés par Paris, le lobby breton, très puissant dans la capitale, veille, à 48 heures de l'inauguration du salon agricole par F Hollande, il ne s'agit quand même pas de prendre de risques en prononçant le mot "Bretagne"...

En revanche, pour la Roumanie, je n'ai pas compris en quoi c'est rentable d'aller chercher du porc si loin (facture d'essence quand même majeure) alors même que l'on montre une usine allemande pleine de travailleurs roumains. Là je m'étonne que le différentiel de salaire abattoir allemand, abattoir roumain permette de compenser l'éloignement routier de la Roumanie. (En revanche, les Grecs sont plus près, et surtout avec leur pouvoir d'achat...). L'un des points forts de l'économie allemande est d'être nichée au coeur de l'Europe, elle est une plaque de distribution de marchandises optimale sans aucune enclave. Le caractère excentré de la Roumanie devrait lui valoir quelque ennui le jour où le transport routier paiera vraiment ce qu'il coûte; encore faut-il pour cela que le consommateur que nous sommes accepte que 14% de ses dépenses du mois pour se nourrir, c'est pas tenable si on veut sauver le climat. Le seul point intéressant du reportage était l'explication des mélanges de jambons réclamés en fait par le consommateur qui ne veut plus de bouts de gras dans sa viande.

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Sujet à mon avis consensuel, je ne vois pas de "porcinosceptique" susceptible de nier l'impact carbone de la recherche de la viande à bas coût sur longue distance.

Juste un point pour ne pas faillir à ma réputation de démolisseur d'émissions grand public établie par bernardhappy.png : hier soir, comme c'est curieux pas un mot de la Bretagne; les viandes pourries étaient toutes étrangères; particulièrement étonnant le coup du saucisson lyonnais. Il est clair que tant qu'à acheter de la viande moins cher, il vaut mieux s'adresser en Allemagne qu'en Bretagne (et même qu'en région toulousaine compte tenu du réseau routier de la France médiane) c'est un peu plus près. Ce qui n'est pas terrible justement dans l'émission, c'est qu'on faisait d'un problème de frontières ce qui est un problème parfois de distance. Or les 3/4 de la production porcine française se font en Bretagne. Du coup pas étonnant que le producteur sarthois ne recoure pas à l'Allemagne, lui, il a sa mauvaise viande pas loin; car enfin, toute une émission sur les filières douteuses du porc sans un mot pour la Bretagne, on voit que les "bonnets rouges" ont bien tort de se juger méprisés par Paris, le lobby breton, très puissant dans la capitale, veille, à 48 heures de l'inauguration du salon agricole par F Hollande, il ne s'agit quand même pas de prendre de risques en prononçant le mot "Bretagne"...

En revanche, pour la Roumanie, je n'ai pas compris en quoi c'est rentable d'aller chercher du porc si loin (facture d'essence quand même majeure) alors même que l'on montre une usine allemande pleine de travailleurs roumains. Là je m'étonne que le différentiel de salaire abattoir allemand, abattoir roumain permette de compenser l'éloignement routier de la Roumanie. (En revanche, les Grecs sont plus près, et surtout avec leur pouvoir d'achat...). L'un des points forts de l'économie allemande est d'être nichée au coeur de l'Europe, elle est une plaque de distribution de marchandises optimale sans aucune enclave. Le caractère excentré de la Roumanie devrait lui valoir quelque ennui le jour où le transport routier paiera vraiment ce qu'il coûte; encore faut-il pour cela que le consommateur que nous sommes accepte que 14% de ses dépenses du mois pour se nourrir, c'est pas tenable si on veut sauver le climat. Le seul point intéressant du reportage était l'explication des mélanges de jambons réclamés en fait par le consommateur qui ne veut plus de bouts de gras dans sa viande.

Je voudrai bien savoir quand même Bruno comment tu penses qu'il faut informer le grand public sur les sujets de société, de santé, de changement climatique et autre .... si les médias nationaux écoutés par la majeure partie de la population ne sont bons qu'à faire de la téléréalité ou vendre du rêve!

Pour revenir au thème, le producteur sarthois il peut trouver des cochons élevés sainement dans la campagne sarthoise comme dans la campagne ornaise voisine sans êre obligé de se fournir dans l'univers concentrationnaire de la Bretagne, du reste en Bretagne il en a aussi qui se sont tournés vers une production saine, non noyauté par les lobbies de l'agro-alimentaire.

Justement le coup du jambon, je crois que pas grand monde était au courant, et bien moi j'espère bien qu'on y reviendra à ce jambon traditionnel bien meilleur même si il faut enlever le gras du milieu et que c'est pas pratique pour faire des endives au jambon!

Je me répête mais c'est la prise de conscience du consommateur qui seule peut faire changer les choses.

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Beauvoir mt st michel

Je ne sais pas comment faire des émissions fiables pour le public, c'est très difficile et je suis sans doute trop sévère. Mais une prise de conscience doit se faire sur des bases saines; si la prise de conscience qui suit cette émission ou d 'autres consiste à dire que le porc français il est chouette et que les porcs étrangers c'est rien que de la cochonnerie (lol), je préfèrerais que les gens restent dans une certaine insouciance. Il faut parvenir à rendre compatible prise de conscience de la gravité d'une situation mais aussi sa complexité; or la télé n'est pas le lieu adapté pour faire du complexe, non pas à cause des vilains journalistes mais parce que c'est un format fondé sur l'image et l'émotion préférentiellement. A un moment, une prise de conscience consiste à avoir un niveau d'agronome, et nous n'avons pas le temps d'emmagasiner les connaissances nécéssaires au dépassement du stade de la révolte contre les ennemis de la viande saine. Or la majorité du contenu des émissions consiste à rechercher des responsables collectifs ou individuels plus qu'à réfléchir ensemble sur nos contradictions; le seul moment où il y a eu cette tentative a été, nous sommes d'accord, la mise en cause du quidam, moi ou d'autres, qui réclame un jambon tout rose. Mais c'est quelques minutes de vraie conscientisation...

Pendant ce temps nous sortons d'une période où très peu de media ont tenté de critiquer le mouvement des "bonnets rouges" dans ce qu'il avait de dénonciation des élites sans la moindre introspection sur un certain nombre de contradictions en Bretagne chez des gens qui réclament qu'on préserve leurs emplois dont un bonne part consiste à fabriquer du cochon à la chaîne. Ce sont les patrons des industries agro-alimentaires qui tapaient sur tous les gens qui "les empêchent de travailler"...A ces leaders là, je reste persuadé que le contenu de ton fil ferait l'effet d'une provocation. La même télé qui nous explique qu'il faut prendre en pitié ces gens là nous explique la semaine suivante que le bilan carbone du cochon est lamentable. Sur la plupart des cerveaux, cette succession de gens en révolte et de complots dénoncés empêche la prise de conscience, la vraie: celle non pas de traquer les responsables de nos malheurs, mais de nous remettre en question chacun à notre niveau de responsabilité. C'est mon côté américain "demande toi ce que tu dois faire pour ton pays et pas ce que le pays doit faire pour toi".

Pour ma part, mon compromis est l'achat de porc bio pour le breakfast de ma fille, (qui ainsi prend moins de céréales sucrées), mais en grande/moyenne surface car je ne vais pas multiplier les déplacements chez chaque détaillant bio, ce serait pour le coup consommateur de temps et d'essence (car il se trouve que mon épicier le plus proche est un super U dont la porte est à 5 minutes en voiture et moins de 10 à vélo). C'est mon compromis, si je peux l'améliorer un jour, je verrai. Par ailleurs je consomme plus de poissons minotiers (sardines et j'ai st gilles croix de vie pas trop loin) que de poissons à cycle long, et plus d'oeufs (bio) qu'auparavant, ne parvenant pas à faire un pas supplémentaire vers une alimentation plus végétale, mais je sais bien que cela devrait être ma prochaine étape.

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

D'ou l'intérêt de la plaquete de l'Adème pour la prise de conscience du grand public.

Le but de cette émission imparfaite était plus je pense de montrer que lorsque le consommateur achète un produit estampillé français, encore plus régional comme le sauccisson lyonnais chez son détaillant du coin ou en supermarché, bien souvent il ne se doute pas du voyage que la viande qui compose ce produit a fait entre les différents intermédiaires d'où la question que je pose du bilan carbone et pollution avant le problème évident de la qualité du produit.

Franchement je ne crois pas que c'était pour faire la promotion du porc breton, beaucoup sont maintenant conscients de la problématique posée par les élevages insdustriels concentrés en Bretagne et les nombreuses ambiguités du mouvement des bonnets rouges, cela a déjà été évoqué dans de nombreux documentaires aussi bien sur la chaîne publique que sur Arte, rapplelons nous du vent colère déclenché par Georges Pernoud lorsqu'il avait osé parlé des algues vertes dans Thalassa !

Enfin, j'espère car je croyais qu'il n'y avait plus de ministre de l'information stuart.gif

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Beauvoir mt st michel

Sur la plaquette ADEME parfait; c'est ce à quoi je faisais allusion en évoquant le caractère consensuel de ton fil; personne d'ailleurs pour le moment n'y a rien trouvé à redire. Mais l'audience de l'ADEME par rapport à celle de la télé ou de la radio...

En revanche, ça fait une décennie que les reportages expliquant que les yaourts font le tour de l'Europe se succèdent, et les revues de consommateurs en sont également pleines. Mais comme les mêmes multiplient les reportages vigilants sur le coût moyen du caddie...

Résultat: feu sur les intermédiaires; et puis après, reportage nous montrant telle usine agro alimentaire ou telle boîte de camions menacée de fermeture...

Les gens sont au courant ou sentent bien que le circuit long pose souvent problème; mais ils ne se sentent pas le courage d'en tirer pour eux-mêmes les conséquences (et je me mets dans "les gens" plus qu'à mon compte). Un exemple:la plaquette de l'Ademe demande de faire pression sur les gestionnaires des cantines pour des aliments de qualité et conformes à la norme carbone. Quelle fédération de parents est prête à accepter l'augmentation du prix moyen de cantine induit et à faire réélire sous les acclamations le notable qui le proposerait? Ca reste très rare. Il ne faut pas se raconter d'histoires, une baisse de la productivité agricole et un encouragement des paysans à s'y mettre, ça doit être rémunéré mieux que le cycle long, sinon ça ne passe pas, et les employeurs de viande traffiquée avec une main d'oeuvre sous-payée seront toujours là s'il y a une demande. On ne me fera jamais croire que les gestionnaires des cantines ne sont pas au courant que c'est ennuyeux d'importer de la viande de 3 000 kms pour les scolaires. Si ils persistent à le faire, c'est parce que "quelque chose " les y pousse. Il ne s'agit donc pas de les informer des inconvénients (cela fait dix ans qu'on le fait!) mais de voir pourquoi ils pensent que changer ne passerait pas; et à mon avis, on aurait des surprises...

"Ne roulez pas en voiture" suivi de "achetez les voitures faites en France sinon c'est du chômage"...sauf que une fois que, par extraordinaire, quelqu'un achète une voiture en acceptant d'en payer le vrai prix, il va chercher à remplir son caddie pas cher pendant des années!

Pris isolément, chaque reportage montre une parcelle du problème; mais n'est pas montré ou si peu le fait que le slogan pour résoudre un problème durcit très souvent les termes du problème voisin.

D'où la nécessité (défendue entre autres,par JM Jancovici qui est encore plus dur que moi avec les media sur son site!) que la lutte contre le carbone en trop soit menée partout à la fois, et que ce ne soit pas un objectif visant tour à tour tel secteur; or la logique des media (inévitable) c'est un problème sous le projecteur par jour, "the show must go on".

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  • 1 month later...
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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

En marge de cette discussion un rapport très instructif de l' Oxfam(ONG luttant contre la faim et la pauvreté dans le monde) à mon sens sur le problème du réchauffement climatique qui complique la lutte contre la faim dans le monde :

http://www.lafranceagricole.fr/var/gfa/storage/fichiers-pdf/Docs/2014/Oxfam-rapport.pdf

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Beauvoir mt st michel

ermm.gif ...On le sentait venir, mais la théorie de la compensation (d'éventuelles mises en culture là où il pleut et fait moins froid) est officiellement rangée par le GIEC au catalogue des rêves pour enfants! pire, le rapport confirme bien que l'augmentation des pluies se fait dans des modalités mauvaises pour l'agriculture (la moitié du sol agricole en terre inondable au UK) et aussi le manque de récupération de la faune marine entre des cyclones violents plus fréquents, (point que je ne connaissais pas, je croyais la mangrove plus résistante et plus résiliente). Pour nous, pays riches, ça sent le sapin pour la viande massive, et en général l'avenir gastronomique est de plus en plus aux insectes grillés; pour le reste, les carottes sont cuites...ou à cuire!

Ceci n'est qu'une première impression après lecture rapide: ce bilan hélas! solidement argumenté ( merci Bernardthumbup1.gif : en un document écrit de quelque 20 pages sobrement rédigées on a dix fois plus d'infos en densité et en sérieux que dans la meilleure émission de TV/radio possible!), est à macérer et à digérer avant de faire le point sur le menu de la semaine pour la familleunsure.png.

Le risque d'un tel document est, pour les politiques, un véritable découragement (auquel on aura compris ce matin que je ne parviens pas à échapper!) devant l'ampleur de la tache, et un va-tout pour seule solution de sortie vers une réduction drastique de la population en espérant ainsi contourner les modifications d'ampleur dans notre alimentation. Dans les réformes sociétales en cours sur la famille, l'insistance sur la contraception l'avortement et la procréation contrôlée (qui explique en grande partie l'empathie de la majorité des dirigeants pour les demandes des couples de même sexe en la matière) relèvent certes d'un souci d'émancipation des individus, mais aussi, et c'est un paradoxe, d'une promotion de contrôle des naissances, plus facile à obtenir si cette naissance devient une prouesse technique et non un acte autonome, donc avec dépendance du couple envers l'Etat et la contrainte technico-économique en situation environnementale de décrochage.

La grande question va être de positionner le curseur entre une politique agronomique assez révolutionnaire pour nos pratiques alimentaires (=pas populaire du tout !) et une politique renforcée de contrôle des naissances (=beaucoup moins difficile à populariser: soyez moins nombreux et tout ira mieux!). Or les choses ne sont pas si simples (à commencer par les dégâts des contraceptifs hormonaux dans les nappes d'eau!): les processus d'emballement décrits par le GIEC ne permettraient pas à l'humanité de s'en sortir même avec la population actuelle.

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Oui Bruno, beaucoup de choses justes dans tes commentaires, le pb numéro 1 est bel et bien démographique et vendre une baisse de la population mondial pour contrôle des naissances est sans doute une des moins mauvaise et moins douloureuse façon d'aborder le pb.

Sinon, lutte à outrance contre le CO2, c'est à dire en très grosse partie, comme l'explique très bien et sans parti-pris idéologique stupide Jancovici, développement de la filière atomique...

Bon, c'est pas tout ça, mais la lecture de ce genre d'horreur ne me donne qu'une envie : une bonne grosse cote de bœuf.

Et oui, on reste humain....

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Beauvoir mt st michel

françois le risque de confier à un Etat le droit d'interdire d'avoir des enfants ou de laisser tomber financièrement les gens ayant un désir d'enfant est nettement plus important que celui de taxer plus cher notre cote de boeuf. Or je ne vois pas ce que pourrait être d'autre une politique non nataliste. Simplement, la vie de famille des élus étant généralement peu prioritaire dans leur vie (je ne pense pas avoir à développer!), et la plupart des occidentaux n'ayant pas envie de faire des efforts, mettre l'accent sur la démographie est un confort pour les Européens: il n'ont qu'à montrer du doigt les autres et c'est facile.

Par ailleurs, l'outil est instable: nous sommes paradoxalement autant en danger d'extinction démographique que de surpopulation, la marge d'action sur la natalité est donc délicate vu la hausse alarmante de l'infertilité (sans doute en grande partie en liaison avec nos modes agricoles) dont ne ne sait pas jusqu'où elle va aller; nous sommes dans un monde à la fois d'avortements et de contraceptions massifs et malgré cela en risque de surpopulation pas du tout écarté. L'action dans ce domaine me paraît beaucoup plus risquée que les recommandations des agronomes et autres scientifiques.

Enfin, un seul enfant, ça donne un déséquilibre de parité (les femmes en Asie, qui sont parfois carrément éliminées même après la naissance, il suffit de ne pas les nourrir ni les soigner,mais dans d'autres civilisations ça pourrait être l'inverse un jour)

En revanche, l'équation de Kaya citée par Jancovici entre autres remet en cause l'argument majeur des natalistes des années 50/70, qui s'appuyaient sur un constat alors vrai: augmentons d'abord la croissance et la natalité "de précaution" chutera. Avec une croissance ralentie, il est sans doute nécessaire de ne plus faire de propagande nataliste, mais elle est pratiquement terminée depuis au moins deux décennies. La seule question est le positionnement métaphysique que nous adoptons dans cette histoire, notamment parce que dans deux religions majeures, la natalité abondante est toujours ressentie comme positive, et que dans certaines civilisations, la polygamie reste un fondamental or elle accroît mécaniquement la natalité. Mais ce positionnement ne peut être abordé qu'en interne surtout dans une société laïque.

Donc pour la démographie, on peut et on doit en discuter plus qu'on ne le fait dans un contexte physique nouveau, mais pour l'action immédiate, il me semble que les leviers "agronomie" et "consommation" sont prioritaires. Ils sont plus fiables mais certes plus désagréables très vite! à court terme, l'électorat européen préférerait entendre ses élus dire aux autres continents d'avoir moins d'enfants qu'aux Européens de manger moins de boeuf...C'est pourtant moins risqué à moyen et long terme que de courir l'aventure dénataliste ou euthanasiste.

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Oui Bruno, c'est effectivement tres compliqué, j'en ai bien conscience, mais ne rien faire serait (est) tellement pire.

C'est bien le mur de difficultés énormes qui fait reculer les politiques du monde entier...

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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Justement le GIEC vient de publier son rapport sur les conséquences à attendre du réchauffement climatique, notamment le problème de la sécurité alimentaire, le texte original (en anglais) est à la fin de l'article.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203407600080-les-severes-consequences-du-rechauffement-climatique-se-confirment-660778.php

On voit que les enjeux à venir à long terme pour les politiques dépassent tout ce dont l'on parle actuellement ( crise économique, conflits ethniques, religieux, petits bouts de frontières à défendre, mégalomanies, cuisine électorale....) et leurs actions ou inactions dans ce domaine ne seront pas sanctionnées par les urnes mais par nos petits enfants et arrière-petits enfants et resteront elles à jamais gravées dans l'histoire de l' humanité.

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  • 1 year later...
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56800 Taupont, 61170 Marchemaisons

Problème de la sécurité alimentaire qui est à l'odre du jour de l'exposition universelle à Milan avec deux visions de l'agriculture qui s'affrontent pour faire face à l'augmentation de la population mondiale et des changements climatiques qui impactent l'agriculture :

http://www.lemonde.fr/climat/article/2015/04/30/nourrir-la-planete-le-defi-de-l-exposition-universelle_4625647_1652612.html

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  • 11 months later...

Non non Bernard, je trouve ce sujet très pertinent.

 

C'est à mon sens, et de façon plus générale, LA justification de la taxe carbone : il est moins cher de transporter tout autour du globe des produits à bas coût (donc en ajoutant celui du transport) plutôt que de produire de façon plus respectueuse de l'environnement et de la dignité humaine, avec des circuits courts. 

 

J'étais voici quelques semaines tombé un peu par hasard sur un docu sur le transport maritime (porte-containers), entre "secret défense", carburant extrêmement polluant (mazout, rebut des raffineries avec toutes les saloperies chimiques)... C'était édifiant !!

 

Zonal 45 (né à Alençon default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" title=";)" width="20" /> il y a ... un peu trop longtemps).

 

 

 

 

 

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