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Posté(e) (modifié)

Lieu : Brison 07110 à 565m Souvent en HL à 1170m et à 9kms des Estables

Ouverture d'un nouveau sujet à l'occasion de la COP23 avec un article de l' AFP du 3/11.

"La 23e conférence climat de l'ONU (COP23) s'ouvre lundi à Bonn avec un pollueur historique, les Etats-Unis, à la fois hors jeu et omniprésent, et un objectif climatique toujours plus difficile à tenir.

Les délégués de près de 200 pays se retrouveront pour la première fois depuis l'annonce, en juin par Donald Trump, du retrait américain de ce pacte historique.

Pour la première fois aussi, un petit Etat insulaire, de ceux pour qui le réchauffement est une menace vitale, sera à la manoeuvre, présidant ces deux semaines de négociations: l'archipel des Fidji. "Vivant dans le Pacifique et subissant personnellement les impacts du climat, nous comptons apporter à Bonn un sens de l'urgence", "une histoire qui peut trouver écho partout dans le monde".

Loin de l'euphorie de l'accord de Paris, la 23e conférence climat de l'ONU (COP23) s'ouvre lundi à Bonn avec un pollueur historique, les Etats-Unis, à la fois hors jeu et omniprésent, et un objectif climatique toujours plus difficile à tenir.

Aux quatre coins du globe, 2017 a vu se répéter des désastres qui, selon les scientifiques, devraient s'intensifier avec les dérèglements du climat : super-ouragans aux Antilles et en Floride, feux d'une intensité inédite au Portugal ou en Californie, sécheresse durable en Afrique de l'Est...

Au point que ce "sera probablement une année record en terme de coût humain, social et économique des catastrophes naturelles," selon le Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE).

Adopté fin 2015, ratifié à ce jour par 168 pays, et même tout juste signé par le Nicaragua longtemps seul Etat réticent, l'accord de Paris stipule une maîtrise du réchauffement mondial sous 2°C voire 1,5°C, par rapport au niveau d'avant la Révolution industrielle.

Mais l'annonce du retrait américain est venue porter un coup à un processus complexe, qui demande de se détourner des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

A ce stade, les engagements volontaires pris par les Etats à Paris poussent encore le mercure à plus de 3°C. En dépit de progrès comme la stabilisation des émissions de CO2, l'écart entre l'action et les besoins est "catastrophique", a prévenu l'ONU dans un rapport publié cette semaine, appelant les pays à renforcer leur contribution.

- 'La dynamique s'essouffle' -

"A l'origine cette COP devait être assez technique, avec la négociation des règles d'application de l'accord de Paris. Mais étant donné la décision américaine, ça redevient un moment politique important, de réaffirmation du maintien de tous les pays dans l'accord", souligne l'ex-négociatrice Laurence Tubiana, cheville ouvrière du pacte de 2015.

"Ca va être très important d'écouter les gouvernements, de voir qu'il n'y a pas de lâchage - et j'ai l'impression que ce n'est pas le cas", dit la directrice de la European Climate Foundation.

D'autres sont moins optimistes, comme le ministre costaricain Edgar Gutierrez Espeleta, président de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, pour qui "la dynamique s'essouffle": "Washington dit que (l'accord de Paris) n'est "pas juste" pour les Etats-Unis. Or je me souviens, quand le président Trump l'a dit à New York à l'Assemblée générale (de l'ONU), d'autres pays ont applaudi. Alors on verra".

Washington, dont le retrait ne pourra être effectif avant novembre 2020 mais qui, en attendant, ne compte pas appliquer le plan d'action national présenté par Barack Obama, enverra quand même une délégation à Bonn. L'idée est de "protéger les intérêts américains" selon l'administration Trump.

Selon l'ambassadrice fidjienne, les délégués américains ont exprimé leur intention de "participer de façon constructive".

"Il ne faudra pas laisser les Etats-Unis se transformer en force destructrice à Bonn," prévient Mohamed Adow, de l'ONG Christian Aid, qui défend les pays en développement. "Ayant annoncé leur retrait, ils ne devraient pas influencer l'accord".

Cette 23e COP devrait réunir 20.000 personnes dans la cité rhénane siège de la convention climat de l'ONU. Plusieurs hauts responsables sont attendus la 2e semaine, notamment le 15 novembre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sera présent, ainsi que l'ancien maire de New York Michael Bloomberg et le gouverneur de Californie Jerry Brown, deux militants du climat engagés à compenser la défection américaine."

Modifié par bill07

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Lieu : Diemeringen 67 (235m)

Je ne voudrais pas créer de polémique surtout, pas taper hein...

 

Mais j'ai parfois l'impression dans cette affaire qu'il y a deux types de climato-sceptiques parmi nos grands dirigeants: les francs (genre Trump, qui n'est vraiment pas mon pote, un gros oligarque nuisible), idiots utiles de toutes nos industries et activités qui dégagent de toutes manières bien trop de GES mais qui au moins assument et les hypocrites (genre Merkel/Macron/Xi Jinping) qui nous mènent en bateau en jurant leurs grands dieux que l'on va nettoyer la planète alors que leur position pro-mondialisation libre-échangiste et tout le toutim rend tout ça totalement vain.

 

Bon voilà, je ne tiens pas à choquer mais il fallait que je le dise.

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Posté(e) (modifié)

Lieu : Brison 07110 à 565m Souvent en HL à 1170m et à 9kms des Estables
Il y a 7 heures, memen67 a dit :

...

Bon voilà, je ne tiens pas à choquer mais il fallait que je le dise...

...et tu as bien raison.

D'accord avec toi et je ne prendrai que le cas du gaz dit de schiste qui serait une bonne nouvelle (.....selon cet article) en étant un obstacle à la renaissance du charbon promise par Trump.

 

"Durant la dernière décennie, les Etats-Unis s'étaient préparés à devenir des importateurs massifs de gaz naturel liquéfié ; dix ans plus tard, ils émergent comme des exportateurs majeurs.

Points de forages en augmentation, production de gaz et pétrole de schiste dans la même ligne... les hydrocarbures américains vont-ils changer la face du monde ? A défaut, leur impact sur le marché n’est plus à prouver et devient de plus en plus un objet de pression géopolitique... 

La stagnation du prix du pétrole aux alentours de 50-60 $ le baril, soit moitié moins qu’en 2014 et après un point bas de 30 $ en 2016, doit beaucoup à la montée en puissance de la production américaine depuis dix ans. Les Etats-Unis aux côtés de l’Arabie Saoudite et de la Russie, ont durablement modifié les équilibres du marché pétrolier, contribuant à transférer plus de 1000 milliards de dollars des pays exportateurs vers les pays importateurs.

La forte croissance de la production de l’ensemble des hydrocarbures américains a pourtant une origine commune, à savoir le recours à la fracturation hydraulique.

Ces mêmes causes sont susceptibles de produire de mêmes effets : le gaz américain pourrait bouleverser les équilibres mondiaux, avec des conséquences non moins drastiques que pour le pétrole. Les ressources américaines de gaz sont abondantes et, en juillet 2017, le prix interne a atteint son point le plus bas depuis 12 ans, augurant de sa compétitivité à l’export.

60% des nouvelles capacités mondiales de gaz sont en développement aux US.

Pour juger du potentiel du marché du GNL, il suffit de noter qu’en 2005, 15 pays seulement importaient cette ressource, contre trois fois plus actuellement, dont des pays de l'est. Pour les Etats-Unis, se profile également un marché des « produits dérivés », avec notamment celui de l’éthane (élaboré à partir du méthane, c’est-à-dire du gaz naturel) qui entre dans la chaîne de la pétrochimie (avec un quasi doublement des exportations entre 2016 et 2017). 

Cette révolution conduit à transformer le gaz naturel en marché, tout comme la montée du pétrole américain avait contribué à rapprocher cette activité du fonctionnement classique d’un marché concurrentiel (en réduisant le pouvoir de l’Opep).

Si l’administration Trump trouve là un levier pour rogner le pouvoir de la Russie et de certains Etats du Moyen-Orient, la pression sur le prix du pétrole et du gaz, qu’elle contribue à exercer par ses encouragements aux forages (le fameux « drill, baby, drill !»), constitue un singulier cadeau pour les grandes zones importatrices (Europe, Chine et Inde en tête). Tout particulièrement en renforçant la compétitivité du gaz naturel qui constitue un atout dans la lutte contre le changement climatique et contre la pollution de l’air dans les mégapoles."

 Par Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes et professeur à l’université Paris-Dauphine (oct.2017)

 

Avec un baril à 65$ aujourd'hui tout le monde y trouve son compte et on peut racler tout ce qui se trouve sur la planète en énergies fossiles et faire un bon paquet !

A terme, la hausse du prix du CO2 (+70% depuis le début de l'année) si elle se confirme, profitera aux actifs gaziers au détriment du charbon et du lignite.

Une étude cosignée par l’ADEME et RTE montre qu’un prix de la tonne du CO2 au dessus de 30 euros et progressant vers 100 euros permettrait de diminuer les émissions du secteur électrique de 15% par an. Un avantage certain pour les énergies vertes et le nucléaire, mais qui en veut ? d'autant que le système des quotas est ubuesque.

Mais pour en revenir à l'article précédent, est-ce une bonne nouvelle pour la planète ? j'en doute fort, et serai encore plus réservé sur les conséquences pour les régions concernées qui vont continuer à subir les désastres environnementaux de la fracturation hydraulique et prudent également sur l'impact global en terme de GES. Même si l'on manque de données récentes, certaines études (en particulier celle de R.Howarth*) démontrent que le bilan du gaz de schiste est autrement plus impactant en termes de  GES, le méthane représente 10 % des émissions de gaz à effet de serre aux US. Certes en 2012 la substitution du charbon par le gaz de schiste a démontré une légère baisse des émissions de CO2 aux US, mais quid du reste des GES ?

A ce jour, malgré une nette amélioration des pertes méthane depuis 2012, je reste persuadé que les énergies dites de schiste restent ce que l'on a fait de pire depuis l'avènement du charbon. Voici cette étude*, qui n'y allait pas de "main morte"

 

" L'empreinte du gaz de schiste est plus importante que celle du gaz conventionnel ou du pétrole, quelle que soit l'échéance, mais en particulier sur vingt ans », assure cette étude menée par R. Howarth, de l'Université de Cornell (Etat de New York) et publiée dans Climatic change letters.

Par rapport au charbon, l'empreinte du gaz de schiste est plus importante d'au moins 20 %, et peut-être même deux fois plus importante, sur 20 ans, et est comparable sur 100 ans », ajoutent les auteurs.

Ces conclusions vont à l'encontre des arguments parfois avancés par les industriels qui estiment que le gaz de schiste, moins émetteur de CO2 que le charbon, est utile dans une phase de transition vers une économie générant moins de gaz à effet de serre.

Selon cette étude, l'empreinte importante du gaz de schiste à court terme est due au méthane, un gaz ayant un fort impact en termes d'effet de serre, qui s'échappe dans l'atmosphère au cours de l'extraction de cet hydrocarbure non conventionnel qui nécessite la fracturation de la roche.

Le méthane est un gaz à effet de serre ayant un impact beaucoup plus important que le CO2 (de l'ordre de 20 fois plus), mais il ne dure dans l'atmosphère que de 9 à 15 ans, contre un siècle ou plus pour le CO2.

Selon l'étude, pendant le cycle de vie d'un puits moyen de gaz de schiste, entre 3,6 et 7,9 % de la production totale du puits s'échappent dans l'atmosphère en méthane, notamment en raison de fuites." 

 

En conclusion: avec les importations massives du gaz US depuis 2016, on va se gargariser de substituer charbon/lignite par du gaz qui certes diminuera les émissions en Europe mais avec un bilan global pour la planète nul voire pire... mais business is business et comme tu le soulignes ces traités de libre-échange (qui s'apparentent plus à une partouze économico-politico-financière) n'envoient pas un signal positif.

 

 

Modifié par bill07

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Citation

D'accord avec toi et je ne prendrai que le cas du gaz dit de schiste qui serait une bonne nouvelle (.....selon cet article) en étant un obstacle à la renaissance du charbon promise par Trump.

 

Ecouter un économiste c'est 99% du temps écouter un technicien qui vous décrit toute une chaîne de cause à conséquences, totalement arrangée, pour crédibiliser, comme par hasard, une conclusion optimiste.

:D

La raison est connue, aberrante, mais on n'insistera pas dessus.

Il faut juste comprendre que ça fait rigoler (un peu jaune) les scientifiques, qui eux savent prévoir le futur, le vrai. Quand on prévoit un risque de tempêtes à J+7 et qu'on incite les assurances à préparer des frais de remboursement sur une région large, ce n'est pas un jeu, c'est le vrai futur.

La probabilité du climat futur, en ne faisant rien, on la connaît de mieux en mieux.

La probabilité de faire bientôt des réunions sérieuses et de soutenir officiellement les projets de géoingénierie, on la connaît aussi.

Mais ce n'est pas une surprise, donc c'est leur problème.

Modifié par Cotissois 31

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Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
Il y a 2 heures, bill07 a dit :

le méthane représente 10 % des émissions de gaz à effet de serre aux US.

 

euh c'est pas clair.

10% en masse, en ES?

 

en masse: comme les USA émettent environ 5Gt/an de CO2, 10% ça fait 500Mt/an de CH4: les émissions mondiales sont estimées, selon les sources de 370Mt/an  à 500Mt/an

Ils ne peuvent évidemment  pas émettre tout ça.

en ES: le CH4 représente déjà 25% du forçage radiatif total anthropique, donc ils diluent, à la limite.

 

pour mémoire, 2012 jancovici donnait à peine 50Mt/an de CH4 issu de l'exploitation du gaz, en général.

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Lieu : Brison 07110 à 565m Souvent en HL à 1170m et à 9kms des Estables
Il y a 1 heure, meteor a dit :

euh c'est pas clair.

10% en masse, en ES ?

Bonsoir,

En équivalent CO2 oui mais tu m'as fait douter, j'ai donc refait quelques petites recherches:

Sources:

- Wikipédia (Sujet: gaz de schiste) extrait: le méthane représente 10 % des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis selon Fred Krupp, président du Fonds pour la défense de l'environnement, ces fuites polluent autant que le feraient 180 centrales à charbon.

- Le chercheur Bruno Franco, en appliquant une valeur médiane, évaluait les émissions annuelles de méthane liées à l'éthane à 35 millions de tonnes en 2014 pour le continent nord-américain. Le méthane ayant un pouvoir de réchauffement climatique 25 fois supérieur au dioxyde de carbone on tombe sur 0.8 Gt éq. CO2

- Alex Turner affirme que les émissions totales de méthane sur le territoire américain ont grimpé de plus de 30% entre 2002 et 2014. Cette augmentation implique que le pays serait responsable de 30 à 60% de la hausse des émissions mondiales constatée lors de la dernière décennie.

- D’après une étude de la National Oceanic and Atmospheric Administration aux Etats-Unis, les fuites de méthane liées à l'extraction du gaz de la roche représenteraient 9% de la production !

- Extraits du site Actualitix :  EN 2010  les  émissions de méthane aux Etats Unis (en kt d’équivalent CO2) étaient de : 524 688  kt éq CO2  soit 0.52 Gt

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Posté(e) (modifié)

Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Ok merci.

Sinon voici le graphique présenté par JMJ concernant les émissions de CH4 (ça date un peu...):

 

GES_graph22.png

 

Ceci relativiserait les émissions dues à l'exploitation de GN.

Mais est-ce que ça tient bien compte des nouvelles évaluations que tu mentionnes, notamment concernant les gaz de schiste et autres?

Modifié par meteor
  • Merci 1

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Lieu : Brison 07110 à 565m Souvent en HL à 1170m et à 9kms des Estables

Second avertissement, à force on va bien y avoir droit ! mais j'ai l'impression que l'AFP nous ressort la même fin d'article (mot pour mot) que celui de l'an dernier.

"Des arrêts de centrales non prévus ou des conditions climatiques hors normes "pourraient fragiliser l'alimentation électrique des Français" pendant les mois les plus froids, indique RTE ce mardi 7 novembre dans son bilan prévisionnel. La sécurité d'approvisionnement électrique du pays est particulièrement sensible l'hiver, du fait de la place importante de l'électricité dans le chauffage des Français.

L'offre de production énergétique sera supérieure à celle de l'hiver dernier, lorsqu'un nombre important de centrales nucléaires d'EDF avait été fermé, souligne RTE. Toutefois, le gestionnaire du réseau a placé l'hiver qui arrive "sous surveillance",

En tout dernier recours, RTE pourrait décider de "coupures de courant momentanées, localisées et tournantes". Une alerte, via les médias et les réseaux sociaux, pourrait être diffusée la veille pour le lendemain, encourageant les Français à réduire leur consommation pendant les heures de pointe (entre 8h et 13h, puis entre 18h et 20h).

Éteindre la lumière dans les pièces vides, baisser la température d'un ou deux degrés dans le logement... Selon RTE, ces "gestes simples" permettraient d'avoir au minimum 2.000 à 3.000 MW de consommation d'électricité réduite", soit l'équivalent de deux à trois réacteurs nucléaires.

En novembre 2016, RTE avait alerté pour la première fois sur les risques pour l'approvisionnement en électricité durant l'hiver en cas de grand froid. Le gestionnaire avait envisagé de demander à 21 sites industriels volontaires d'arrêter leur activité, le temps de passer une pointe sur la demande.

DIFFICULTÉ" À RÉDUIRE LA PART DU NUCLÉAIRE À 50%,  RTE a pointé également pointé ce mardi la "difficulté" à réduire la part du nucléaire à 50% de la production de courant française d'ici à 2025 pour respecter l'objectif de baisse des émissions de CO2. La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoit de ramener de 75% à 50% d'ici à 2025 la part de l'atome dans la production d'électricité française.

Selon les calculs de RTE, pour y parvenir dans ce délai, il faudrait fermer 24 réacteurs nucléaires d'une capacité de 900 mégawatts en parallèle d'un fort développement des énergies renouvelables (avec environ 10.500 éoliennes terrestres et 750 en mer dans le pays).

Ce scénario implique aussi que la fermeture des centrales à charbon devrait être repoussée au-delà de 2025. Il suppose en outre la construction d'un "nombre significatif" de nouvelles centrales au gaz."

Nouvelles centrales au gaz: au gaz de schiste ?  

Réduire la part du nucléaire pour respecter l'objectif de baisse des émissions de CO2... ???... à oui, suis-je bête : en construisant des centrales à gaz et en ne fermant pas les centrales à charbon, c'est con hein ? mais il fallait y penser...

Dernière minute:

La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoit (prévoyait) de ramener de 75% à 50% d'ici à 2025 la part de l'atome dans la production d'électricité française: 

Réaliste, N. Hulot en annonçant, ce jour, que cela n'était pas possible a expliqué qu'il préférait prendre le temps pour trouver une "date réaliste" pour que le nucléaire descende à 50%. Il a  en revanche maintenu la date butoir de 2022 pour la fermeture des centrales à charbon. Il va se faire taper dessus par quelques uns, mais c'est bien de retrouver un peu de lucidité .

Modifié par bill07

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Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
Il y a 15 heures, bill07 a dit :

La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoit (prévoyait) de ramener de 75% à 50% d'ici à 2025 la part de l'atome dans la production d'électricité française: 

Réaliste, N. Hulot en annonçant, ce jour, que cela n'était pas possible a expliqué qu'il préférait prendre le temps pour trouver une "date réaliste" pour que le nucléaire descende à 50%. Il a  en revanche maintenu la date butoir de 2022 pour la fermeture des centrales à charbon. Il va se faire taper dessus par quelques uns, mais c'est bien de retrouver un peu de lucidité .

 

Pardon, mais Hulot n'est pas réaliste ni lucide, d'autres le sont pour lui.

Il faut lire son CV pour comprendre qu'il ne peut appréhender certaines choses et il ne le pourra jamais.

 

N'oublions pas que, dans ses projets, il y a aussi l'arrêt de la production, en 2030  2040, de tout véhicule à pétrole au sens large, même hybride.

C'est bien d'être volontariste, mais ne pas dire n'importe quoi, c'est pas mal aussi.

Je trouve qu'il devrait se consacrer à la défense de la cause animale, mais là, que dalle, au contraire.

 

Modifié par meteor

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Lieu : Brison 07110 à 565m Souvent en HL à 1170m et à 9kms des Estables
Il y a 1 heure, meteor a dit :

 

Pardon, mais Hulot n'est pas réaliste ni lucide, d'autres le sont pour lui.

 

9_9+1

Je viens de visionner la vidéo (après 30s de pub).... des élèves bien décontractés sous l'œil du  surgé qui veille au grain xD

https://fr.news.yahoo.com/nicolas-hulot-142607628.html

 

Modifié par bill07

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Lieu : Diemeringen 67 (235m)

Sur la vidéo, le surgé, c'est Castaner qui cornaque Hulot...

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Lieu : Brison 07110 à 565m Souvent en HL à 1170m et à 9kms des Estables

Résumé d'un article du 13.11 (paru dans différents journaux)

"Derrière les promesses de décarbonation de l’économie, le greenwashing et les paroles politiques, la réalité est toujours là, impitoyable. Après trois années de stagnation, les émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2) sont reparties à la hausse en 2017, ruinant les espoirs de voir l’humanité sur le point d’entamer la décrue de ses émissions. C’est le constat majeur des travaux publiés, lundi 13 novembre dans la revue Earth System Science Data par le consortium scientifique Global Carbon Project (GCP). 

La publication devrait faire office de piqûre de rappel aux délégués des Etats parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunis pour la COP23 à Bonn.

Selon les projections, l’année en cours devrait se clôturer sur un total d’environ 41 milliards de tonnes de CO2 (gigatonnes, ou GtCO2) émises par la combustion de ressources fossiles, les activités industrielles et l’utilisation des terres – essentiellement la déforestation. Soit un bilan en hausse de quelque 2 % par rapport à l’année précédente. La principale raison à cette hausse  qui met fin à un plateau de trois ans est le redémarrage des émissions chinoises, en hausse d’environ 3,5 %, ­tirées par la croissance économique. « La croissance des émissions de 2017 est fondée sur l’augmentation projetée de la consommation chinoise de charbon (+ 3 %), de pétrole (+ 5 %) et de gaz naturel (+ 12 %) ». Les émissions de la Chine représentent près du 1/4 des émissions mondiales*

Les données rassemblées par les scientifiques suggèrent en outre que le découplage entre croissance économique et croissance des émissions de carbone est possible : au cours de la décennie 2007-2016, vingt-deux pays représentant un cinquième des émissions mondiales ont ainsi vu leurs productions de CO2 décroître tout en parvenant à faire croître leur économie. C’est toutefois encore loin d’être une règle générale. Au cours des dix dernières années et dans la majorité des cas, pour 101 pays représentant la moitié des émissions, faire grimper le produit intérieur brut entraîne mécaniquement la production de CO2.

« En dépit de la hausse de 2017, il est peu probable que les émissions mondiales reviennent à des taux de croissance durablement élevés, comme ce qui a été observé dans les années 2000 avec des augmentations de plus de 2 % par an, écrivent les chercheurs. Il est plus probable que les émissions vont se stabiliser, ou croître légèrement, grosso modo en accord avec les engagements nationaux soumis dans le cadre de l’accord de Paris. » Cependant, ces engagements sont encore loin de mettre l’atmosphère terrestre sur la trajectoire des 2 °C de réchauffement.

Une semaine avant le début de la COP23, une autre synthèse, supervisée cette fois par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), jugeait insuffisants les engagements nationaux pris fin 2015 pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. A supposer que les 195 Etats signataires de l’accord de Paris respectent l’intégralité de leurs promesses, la planète s’achemine vers une hausse du thermomètre d’au moins 3 °C à la fin du siècle.

A Bonn, les délégations des pays en développement attendent donc des pays riches, très émetteurs de gaz à effet de serre, qu’ils rehaussent leurs ambitions climatiques, mais aussi qu’ils respectent leur parole donnée. Pendant la première semaine de négociations a notamment resurgi la question des objectifs fixés dans le cadre du protocole de Kyoto, exigeant des efforts de réduction d’émissions des seuls Etats développés. Or, de nombreuses régions du Nord, à commencer par l’Union européenne, n’ont toujours pas ratifié la seconde période d’engagement de Kyoto, qui court de janvier 2013 à décembre 2020."

 

On voit que des pays comme l'Inde ont encore un "potentiel" à venir non négligeable et qu'un chinois pollue guère plus qu'un européen lorsque l'on ramène cela aux émissions/hab.

Emissions par pays: estimées par GCP

Chine                             10,2*            7.4**

Etats-Unis                       5,3           16.5

Europe                              3,5            6.9

Inde                                    2,4            1.8

Russie                                1,6          11.4

Japon                                 1,2            9.5

Allemagne                     0,82            9.9

Corée du sud                 0.6            11.7

Canada                             0.56          15.5

Arabie Saoudite           0.63          19.7

Australie                          0.4             16.3

....

France                                0.34            5.3

Koweit/

Emirats A.U/Qatar       0.27            35

.....

 * en GtCO2  L'Europe (-0,2% en 2017 après -0,3% en 2016) suit la même tendance que les Etats-Unis. 

** GtCO2 /habitant/an

 

EDIT je viens de m'apercevoir que l'info a déjà été donnée sur le forum voisin :(

Modifié par bill07

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Lieu : asserac 44

Bonsoir 

On en est a la COP24 a ce jour et j'ai pas retenu beaucoup d'avancée dans tout les domaines.

Mais ma grande question du jour, c'est comment la France peut  encore participer a cette commission et 

que le conseil d'état approuve la pratique de la chasse a la GLU. Décision prise aujourd'hui.

Cela me révolte et me conforte dans l'idée que nos "dirigeant" (terme qui d'ailleurs me dérange) sont

très loin d'aller dans le bon sens.

Je pleure ces pauvres oiseaux  qui disparaissent a toutes vitesses ainsi que le reste de notre biodiversité.

Comme disait Desproges: "Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien"

😡  

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Lieu : Diemeringen 67 (235m)

Comme je l'ai déjà dit par ailleurs, tous nos dirigeants sont climatosceptiques au-delà des discours convenus. Seul Trump le dit au moins officiellement et franchement, ce qu'il ne le rend pas plus sympathique.

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Lieu : Aix en Provence
Il y a 6 heures, memen67 a dit :

Comme je l'ai déjà dit par ailleurs, tous nos dirigeants sont climatosceptiques au-delà des discours convenus. Seul Trump le dit au moins officiellement et franchement, ce qu'il ne le rend pas plus sympathique.

Concernant Trump : qq'un qui t'annonce la vérité en face peut le rendre largement plus sympathique qu'un autre qui cherche à t'embrouiller à n'en plus finir. Et désolé du cynisme mais faire de l'anti-trumpisme pour se rassurer soit-même sur sa propre bonne conscience ne rassurera pas la planète elle-même (au sens de l'équilibre de son eco-système).

Concernant les autres dirigeants, et je ne parlerai ici que de nos français (pour les autres il y a bcp d'intérêts que je ne connais pas forcément) : de Sarkozy à Macron et même en passant par Hollande, aucun d'eux n'est climatosceptique et je ne vois pas ce qui pourrait faire penser cela.

Au contraire, le global warming est un argument pour eux pour bomber le torse (quand ils sont en position de le bomber) vis à vis des pays bcp trop carbonés.

Faut arrêter un peu de faire de l'anti système sur la base ecolo-agressive...ils ont assez à faire avec les vrais anti-ecolos du moment dans les rues ...

Et par la même occasion, la soi-disant affaire du siècle évoquée dans un post 'société-environnement" est sacrément opportuniste en ce sens : quand l'état est devenu faible, il est plus facile d'aller chercher des signatures pour tenter d'assigner cet état souffrant en justice. Pathétique comme démarche, sans même parler du contenu très ecolo bobo complètement à contre courant du moment. Mais bon, une comédienne complotiste du 9/11 comme appui médiatique en dit long sur cette vidéo de propagande totalement délirante.

Notre société est vraiment malade.

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Lieu : asserac 44

Nos dirigeants ne sont pas climato-sceptique effectivement parce que ce ne serait pas politiquement correcte,

mais la plus par du temps ils s'en tamponne le coquillard.

Quand on parle de base écolo-agressive pour faire de l'anti système par rapport a une décision sur la chasse

a la GLU je dois dire que ça m'hérisse un peu les poils parce que là au niveau agressivité ça dépasse l'entendement.

Faire plaisir a quelques "charognard" pour gagner quelques voies effectivement ça peut faire douter du système!!!!!

Je m'étonne de si peu d'empathie envers ces oiseaux que l'on va coller mais j'ai pas fait l'ENA alors je ne dois pas comprendre

certaines subtilisées, une chose est sure, j'en collerais bien quelques uns (des énarques bien sur!)  a la GLU pour voir se qu'ils ressentent histoire de 

comparer. 

La perte de la biodiversité est toute aussi importante que le RC et doit se combattre en même temps, c'est d'ailleurs le rôle de la COP  ne

l'oublions pas. 

 

 

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