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La Provence révèle ce matin que MF devrait supprimer 32 CDM et 475 postes d'ici à 2022.

 

C'est une bien mauvaise nouvelle pour le service public qui ne cesse de diminuer dans ce domaine.

 

On apprend par ailleurs que si les centres de Briançon, Aix et Nice devraient rester, d'autres sont grandement menacés à savoir ( Dans le Sud-Est ) :

 

- Montpellier, Nîmes, Perpignan et même Marignane !

 

À l'avenir, c'est Nice et Bastia qui devrait s'occuper de la météo de l'aéroport.

 

Par ailleurs, ce sera aussi la fin de l'expertisation des données grands publics et aux services de l'état qui ne paye pas d'abonnement. Seul les pompiers, les préfectures et les gros clients conserveront une analyse humaine.

 

L'article devrait paraître sur le site de La Provence dans la journée.

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Montpellier Nîmes .....ET!!!! Perpignan ???? ah oui quand même :o

Pour Marignane est ce réellement une surprise ???  (ton fataliste) 

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il y a 24 minutes, un Troll a dit :

Montpellier Nîmes .....ET!!!! Perpignan ???? ah oui quand même :o

Pour Marignane est ce réellement une surprise ???  (ton fataliste) 

 

Plus aucun centre dans l'ex-région Languedoc-Roussillon ? Non, non, il n'y a aucun enjeux météorologique par là-bas : logique comptable implacable... ¬¬

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C'est pas beaucoup mieux dans les sociétés privées, les principaux acteurs européens dégraissent aussi pour opter vers l'ultra automatisation. Clairement, la météo est à un carrefour en terme d'évolution du savoir faire. La vraie question c'est pas tellement Météo France, c'est si le métier de météorologue existera encore dans 20 ans. A priori, les modèles sont à présent suffisamment performants pour se passer d'expertise. C'est un point de vue et un choix stratégique. En face, on voit fleurir les petites structures humaines locales/régionales qui tendant à faire exploser le marché, on verra bien vers quoi se tournent les acteurs sensibles et les clients. Une chose est sûr, en terme de stratégie commerciale, il est bien plus avantageux de vanter une expertise et une présence humaine à un client que de lui dire que sa prévision tourne dans le vide 24/24... 

Modifié par chris68
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Pour ceux qui veulent des informations complémentaires, les syndicats communiquent pas mal par rapport à ce qui se profil à MF

http://www.fo-meteo.fr/images/stories/com/snitm/CR_CAP22_16janvier2018.pdf

https://www.cgt-meteo.org/spip.php?article2531&var_mode=recalcul

Le jargon est peut-être un peu complexe à comprendre en étant externe à Météo-France mais l'essentiel assez explicite :/

 

Un petit résumé rapide de ce que va proposer le PDG au ministère (car rien n'est acté, on peut encore craindre quelque chose de pire):

- Suppression de l'ensemble des anciens "cdm" en conservant quelques centres thématiques (aéro, montagne...)

- Sous traitance en grande partie des activités informatiques

- diminution drastique des effectifs en CMIR (centres régionaux) et Toulouse/ Saint Mandé

- Automatisation à tout va

- fusion entre la recherche (CNRM) et l'école (ENM)

Comme cela a été dit précédemment, il faut s'attendre à environ -500 collègues en 5 ans (nous venons de passer sous la barre des 3000 cette année il me semble)

Des actions seront sans doutes menées en interne, mais vous pouvez toujours nous soutenir, ça apporte un peu de réconfort ;)

Modifié par Lavesnois
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Le 19/01/2018 à 11:36, chris68 a dit :

C'est pas beaucoup mieux dans les sociétés privées, les principaux acteurs européens dégraissent aussi pour opter vers l'ultra automatisation. Clairement, la météo est à un carrefour en terme d'évolution du savoir faire. La vraie question c'est pas tellement Météo France, c'est si le métier de météorologue existera encore dans 20 ans. A priori, les modèles sont à présent suffisamment performants pour se passer d'expertise. C'est un point de vue et un choix stratégique. En face, on voit fleurir les petites structures humaines locales/régionales qui tendant à faire exploser le marché, on verra bien vers quoi se tournent les acteurs sensibles et les clients. Une chose est sûr, en terme de stratégie commerciale, il est bien plus avantageux de vanter une expertise et une présence humaine à un client que de lui dire que sa prévision tourne dans le vide 24/24... 

 

Je suis d'accord, vu l'évolution de Météo France depuis les années 2000, on se dit que le métier de météorologue sera en voie de disparition d'ici quelques années...

 

C'est en tout cas triste de voir dans quoi s'embarque Météo France. A peine un plan de réduction budgétaire fini, on en crée un nouveau. On est quand même passé d'environ 100 CDM en 2008, à 50 actuellement avec le premier plan de réduction des coûts, et à une vingtaine d'ici 2022 si les infos sont bonnes.

Le recrutement, que ce soit pour les techniciens ou ingénieurs, a très sérieusement baissé à l'ENM, beaucoup de départs à la retraite ne sont pas renouvelés, ce qui représente des centaines de postes en moins sur les dernières années.

 

A terme, L’État recherche clairement une automatisation quasi complète des prévisions météo. Même si en regardant l'évolution des modèles météo ces dernières années, avec notamment Arôme et sa résolution redoutable de 1,3km, on peut le comprendre...

 

C'est également une mauvaise nouvelle pour les passionnés de météo voulant faire de leur passion leur métier. Moi même qui souhaitais il y a un peu plus d'un an devenir ingénieur météo à l'ENM, j'ai préféré choisir une autre voie, trouvant trop risqué de choisir ce métier qui n'a visiblement quasiment plus d'avenir...

Modifié par Matt76
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Et dans le Centre-Est aussi c'est la berezina: http://www.ledauphine.com/drome/2018/01/26/vers-la-fermeture-de-l-antenne-meteo-france-de-montelimar

 

La qualité des prévisions va clairement décliner, en plus de la maintenance du matériel en cas de panne d'une station par exemple, le délai sera plus long j'imagine car plus de personnes dans les CDM départementaux pour intervenir rapidement...

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Bonjour,

Voici l'évolution des effectifs de Météo France depuis 1994 jusqu'à 2017 et les prévisions (d'effectifs) de 2018 jusqu'en 2022 (-95 postes par an). On peut dire merci AP2022.

De plus, il paraitrait que l'objectif "final" serait de passer Météo France à 1500 personnes d'ici 2030-35. Pourvu que j'ai tort :ph34r:

 

Effectifs_MF.png

Modifié par Ventdautan
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En parallèle de tout cela, il va y avoir aussi du nettoyage au niveau des postes bénévoles MF. Leur nombre sera réduit passant actuellement de 2300 à 740  !. MF met notamment en avant le fait que la fermeture de nombreux centres de Météo France rend plus difficile la prospection et les visites permettant de maintenir la motivation des bénévoles. La sélection des postes conservés tiendra compte des séries existantes les plus longues, mais couvrant l'ensemble du territoire de manière homogène. Tous ces postes seront équipés de stations automatiques mesurant et transmettant en temps réel la température et les précipitations.

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Une vraie catastrophe qui se déroule sous mes yeux avec mon stage actuellement, l'automatisation conduit à des erreurs sur les minimales de + de 5°C du jour au lendemain, et quand on est dans le milieu viticole, 5°C c'est gigantesque...

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Il y a 1 heure, sylvainmeteo a dit :

Une vraie catastrophe qui se déroule sous mes yeux avec mon stage actuellement, l'automatisation conduit à des erreurs sur les minimales de + de 5°C du jour au lendemain, et quand on est dans le milieu viticole, 5°C c'est gigantesque...

 
Et bien.. Et encore ce ne sont que des températures ! Je n'imagine pas les conséquences sur du vent ou des pluies.

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Il y a 4 heures, sylvainmeteo a dit :

Une vraie catastrophe qui se déroule sous mes yeux avec mon stage actuellement, l'automatisation conduit à des erreurs sur les minimales de + de 5°C du jour au lendemain, et quand on est dans le milieu viticole, 5°C c'est gigantesque...

 

5°C entre une prévi à J-1 et une obs? S'agissant probablement d'un TAF,  cela n'aurait alors rien de surprenant, et je ne suis pas certain que l'on ferait beaucoup mieux avec une méga-expertise d'un prévi, qui de toute manière va se baser sur l'AS...

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Posté(e) (modifié)
Il y a 13 heures, Sebaas a dit :

 

5°C entre une prévi à J-1 et une obs? S'agissant probablement d'un TAF,  cela n'aurait alors rien de surprenant, et je ne suis pas certain que l'on ferait beaucoup mieux avec une méga-expertise d'un prévi, qui de toute manière va se baser sur l'AS...

Ils avaient prévu 5 à 7°C, il a fait entre -1 et 2°C sur la plupart des stations (même -2 à Troyes ce matin la), et ce n'était pas une question de TAF, c'était généralisé, heureusement que maintenant ils ont arrêté ça et sont revenus à une expertise humaine...

Modifié par sylvainmeteo
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2022, une étape de plus dans la destruction de Météo-France.

Rien ne semble protégé, même pas l'aéronautique que l'on croyait sanctuarisé. La communication est complètement rompue entre le personnel et la direction.

La prévision a été automatisée ce mois-ci au niveau des répondeurs téléphoniques et des bulletins internet sur plusieurs départements, je vous dis pas la catastrophe, les prévisionnistes en sont malades.

Le centre toulousain est très inquiet de voir partir à terme l'expertise local dans des régions comme les Alpes, là où les modèles ont été lamentables encore cet hiver malgré les puissants calculateurs mis en avant pour justifier l'automatisation. On va rigoler (de dépit)  pour la suite.

 

en 2022 plus aucun centre dans le nord-est à part Strasbourg et Bale-Mulhouse (et encore), adieu Besançon, Metz, Nancy. Adieu Dijon, Macon, Clermont, Aurillac s'accroche mais... Adieu Bourg-st-Maurice, Chamonix, que restera-t-il de Grenoble ?

Plus guère de postes climatologiques, les séries de mesures interrompues, le traitement des données fait quand on peut faute de temps, les commerciaux qui vendent mais n'ont personne pour produire, la climatologie réduite à peau de chagrin, les études développements qui quittent les régions, les informaticiens aussi. Une population meteo qui vieillit, une perte d'expertise définitive. Je vous entends parler des écarts sur les T mini, un super cas d'école où l'expertise est possible...mais pas depuis Toulouse ! Et la limite pluie-neige c'est pareil , cet hiver des écarts de 1000 m entre modèles et expertises sur le Massif central et les Alpes, si si je vous l'assure,  j'y travaille.

 

Heureusement qu'on a un ministre de tutelle soucieux du climat et de l'environnement sinon je ne sais pas ce qu'il serait advenu ( ironie !).

 

Bien sûr MF n'est pas le seul établissement public à déguster.

 

un extrait des travaux de la commission des finances pour 2018 : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/budget/plf2018/b0273-tIII-a16/(index)/rapports#P514_43016

 

Coquerel  n'était peut-être pas le défenseur idéal mais il n'a fait que rapporter les travaux de la commission mais en face c'était niet !

 

La Commission examine les amendements II-CF216 et II-CF220 de M. Éric Coquerel, portant articles additionnels après l’article 54.

M. Éric Coquerel rapporteur spécial. L’amendement II-CF216 vise à ouvrir le débat, y compris avec les parlementaires de la majorité, sur la mise en danger d’opérateurs cruciaux pour la transition écologique, notamment Météo-France. Cet opérateur subit depuis 2012 une baisse conséquente de ses effectifs – de 3 383 agents en 2012 à 3 020 en 2017 qui résulte de sa restructuration territoriale a conduit à la fermeture de 53 centres départementaux sur les 108 centres existants. La direction espérait une stabilisation des effectifs. Or, il est prévu une diminution à hauteur de 90 ETP par an sur le quinquennat, soit une baisse de plus de 350 agents jusqu’à 2022.

Dans cet univers très concurrentiel qu’est la météorologie, le risque est celui de la perte de compétences. Certains services ne pourront plus être proposés. Ne nous leurrons pas, Météo-France ne fera pas plus avec moins. Nous avons la chance d’avoir en France un fleuron de la météorologie mondiale, et celui-ci est mis en danger.

L’autre enjeu concerne la montée en puissance de leur nouveau supercalculateur. L’appel d’offres doit être lancé à partir de 2018 pour une livraison espérée en 2019. Or les budgets ne sont pas assez précis sur ce sujet-là. Il est à craindre qu’ils ne soient pas à la hauteur de ce qu’il faudrait pour permettre une modélisation optimale.

Pour fournir les financements nécessaires à Météo-France, nous proposons que 5 % des revenus issus du système communautaire d’échange de quotas d’émissions de CO2 lui soient affectés, dans la limite de 550 millions d'euros par an. Nous reprenons ici une proposition du rapport de 2016 du Conseil général de l’environnement et du développement durable, dit rapport Lavarde.

L’amendement II-CF220 propose quant à lui la remise d’un rapport d’information du Gouvernement sur les moyens alloués à Météo-France.

La Commission rejette successivement les amendements II-CF216 et II-CF220.

 

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Il y a aussi cette question écrite d'un sénateur au ministre de la transition écologique et solidaire sur l'avenir de l'établissement public  Météo France dont  "sa mission première consiste à assurer la sécurité météorologique des personnes et des biens" qui sauf erreur de ma part est toujours sans réponse :

 

https://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180102919.html

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Personnellement, je trouve cette situation, et surtout cette décision de supprimer ces postes, aberrante.

Et encore plus de vouloir tout automatiser, lorsque l'on sait qu'il existe de nombreuses particularités du climat, dans chacune des régions françaises. L'expérience de l'homme reste, et restera indispensable en météo. 

D'autant plus dans les années à venir, nous sommes dans une période de changement climatique, où les décisions à prendre seront ô combien importante. Tout  comme la sécurité des personnes et des biens..

 

Tout ça pour dire que c'est une bien triste nouvelle, à une époque où le climat est un vaste point d'interrogation. 

En espérant, que dans quelques années, les personnes ayant décidé ceux-ci, sans mordent les doigts.

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Il ne faut pas se leurrer, partout ou l'automatisation pourra permettre de réduire des effectifs humains, elle est déjà ou sera déployée, peu importe les pertes de qualité. La vision dominante "en haut" étant que l'on peut accepter cette perte au regard de l'objectif politique car le choix est assumé ; au pire on se rassure et/ou on se donne bonne conscience en considérant que ce n'est que passager car l'amélioration technique gommera à court ou moyen terme cette perte de départ.

Ce n'est pas un cautionnement, c'est un constat.

 

Météo France est loin d'être le seul organisme concerné par cette vision, demandez aux copains de l'IGN dont certaines missions viennent d'être confiées à une boite privée en toute discrétion.

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Avec Bercy au pouvoir ce n'est pas terminé...la SNCF suivra sans doute ADP avant bien d'autres surprises.  «La haut» tout est regardé sous un prisme comptable bien emballé par une novlangue detestable.

On se dirige vers un Etat se concentrant sur ses missions régaliennes minimales (polices, impôts, armée...) tout le reste sera laissé au marché privé sans visions et régulations autres que faire du blé. 

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Bonsoir,

 

Ben dis-donc, intéressant, mais pas réjouissant tout ça. Je ne pensais pas que c'était autant la cata dans les emplois/observations MF...

 

Bonne soirée!

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Ce qui me rend personnellement le plus malade, c'est l'hypocrisie au plus haut niveau de l'Etat entre les coups de comm' et jolies punchlines du genre Make our planet great again, et de l'autre la destruction (le terme est fort mais le constat de @JOJO_KERMIT est lucide) d'un service météo national de référence, à un niveau tellement brutal qu'il y a un état de sidération chez de nombreux collègues.  On attend l'arbitrage du ministère concernant AP2022 mais il n'y a aucune raison d'être optimiste.

Je vous invite à lire le rapport montagne où les termes "automatisation" et "abandon" sont récurrents > http://www.solidaires-meteo.org/IMG/pdf/mission_montagne_rapport_final_05.pdf

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Bonsoir à vous,

 

En lisant globalement ce rapport on peut effectivement dire qu'il annonce tout ce que les entreprises publiques sont en train de devenir où même ce qu'elles sont déjà.

 

Je ne suis pas de la montagne.

J'habite l'Ile-de-France et avant même de découvrir tout cela je trouve que les bulletins d'alerte météo concernant ma région donnent l'impression d'êtres rédigés à grande vitesse. Ils ne sont pas toujours bien détaillés, les phrases sont courtes et on trouve des fautes d'orthographe.

 

J'imagine que si le météorologue ne sort pas sont bulletin dans les délais il doit se faire taper sur les doigts. C'est ce que je ressens en tout cas...  

 

 

 

 

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Un autre cas concret: ce week-end j'ai procuré l'assistance au rassemblement de montgolfières (50) qui a lieu chaque année au week-end de Pentecôte à Châlon-sur-Saône. 5 vols prévus.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la montgolfière, ballon à air chaud, elle ne peut voler que par conditions calmes, sans convection, pas plus de 10 kt de vent au sol, pas de rafales, pas de pluie, pas de Cb dans le voisinage.

Le problème ce week-end était la bise qui soufflait à 40 km/h en journée avec grosses variations.

 

L'enjeu était de trouver l'heure pour autoriser le décollage du soir , l'heure à ne pas dépasser pour atterrissage du matin.

En effet le matin il y avait l'inversion de température (nuit claire) donc peu de vent mais dès 8 ou 9 h ça reprenait. Le soir problème inverse, le vent  se calme peu à peu avec la baisse de la température.

 

Maintenant, tous les pilotes pianotent sur leurs téléphones et tablettes scrutant les sites météos diverses et adaptés à l'aéronautique. Par exemple meteoblue. Moi j'ai ma prévision élaborée avec les modèles bien sûr, Arome notamment mais corrigée par mon expertise (+20 ans d'aéro). Et la discussion commence: j'ai vu sur le site untel que le vent soufflait trop fort jusqu'à 23h, le site machin met de l'orage, le site truc dit que ça tourne au sud, .... et moi, là au milieu, j'essaye de leur expliquer que certes la prévision numérique (essentiellement GFS pour ces sites) donnent des résultats intéressants mais malheureusement n'ont pas encore atteint l'échelle qui nous intéresse, l'échelle aérologique !

 

Si je n'avais pas tempéré le désordre ambiant on aurait raté au moins 2 vols. On a effectué les 5.

 

Ainsi, avec l'expérience on sait que le vent de nord (la bise) met bien plus de temps à tomber le soir que le vent de sud. Pourquoi, j'en sais rien mais je le sais ! C'est l'expérience !

Quand le vent tombe cela se passe en guère plus de 10 minutes alors qu'aucun modèle ne sait le faire en moins de 2 heures.

 

L'épaisseur de la couche limite sous inversion est mal estimée par les modèles, les vents très faibles sont souvent mal estimés en direction , etc...

 

J'effectue donc encore ma mesure de vent en basses couches avec théodolite et ballon gonflé helium (mesure Pilot) pour affiner la prévision, je compare bien sûr le résultat, la réalité aux prévisions numériques. Tout cela ne fait que compléter mon expérience, calibre les défauts du modèle qui il ne faut pas l'oublier, évolue fréquemment, ses biais évoluant aussi.

 

Tout cela pour vous dire que de la prévi tout auto ne permettra plus de corriger les biais des modèles faute d'avoir suffisamment de prévisionniste pour comparer chaque jour la réalité aux prévisions et ceci sur chaque portion de territoire. Elle n'apportera pas la même qualité de réponse dans pas mal de cas comme ce dernier présenté ici en raison des limites spatio-temporelle de la modélisation.

 

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Je suis en parfait accord avec ce qui est dit au dessus.

Malheureusement, je crois que seule une succession de catastrophes locales, non anticipable par les modeles et mal gérés à l'instant T, faute d'observation et de retour d'experience humaine pourrait peut être (et je dis bien peut etre) enrayé cette folle course en avant de reduction de personnel.

 

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De manière un peu cynique, c'est en effet la réflexion que je me suis faite en te lisant @JOJO_KERMIT - dans le cas présent, l'absence de ton expertise aurait fait louper des créneaux possibles pour des vols, mais j'attends le jour où les vols se feront (parce que l'appli smarphone "super précise qui donne la météo heure par heure à 15j, c'est dire si elle est précise!" (sic) mais qu'un Cb bourgeonnera subitement mettant tout ce petit monde en déroute...

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