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Posté(e) - Lieu : Lyon la semaine, villard de lans le week end
Il y a 3 heures, dahu a dit :

Fred Decker a également mis à jour :

http://www.lameteo.org/index.php/previsions-meteo/tendances-saisonnieres

 

Pas d'évolution par rapport à la précédente version, à savoir un hiver assez froid, en particulier janvier.

Il prend un gros risque par les temps qui court ! 

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Posté(e) - Lieu : Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Oui c'est étrange de voir des prévisionnistes comme Fred s'avancer autant vers des déficits thermiques... Sûrement sur la base d'un risque de HP nordiques assez récurrentes, qui pourraient être un marqueur de cette année 2018 se prolongeant sur le début 2019.

C'est risqué, mais pourquoi pas, depuis quelques mois l'hémisphère Nord connaît nombre de situations atypiques... Il y aura bien encore des Hivers plus sensiblement marqués que les autres auxquels nous nous sommes habitués depuis les derniers "gros Hivers", il suffit d'une situation propice à la bonne période (de mi décembre à mi février, et non en mars :P ), pour que ça tourne bien ;)

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Posté(e) - Lieu : 60300 Senlis, 61170 Marchemaisons

Ce que je vois surtout c'est que depuis quelques années le bon vieux zonal est bien malade .

Est-ce que cela donnera forcément un hiver rigoureux, ça c'est une autre histoire . ;)

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Posté(e) - Lieu : Neuville-de-Poitou

Je remarque que novembre est annoncé assez frais à froid par beaucoup de sites. A voir...

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Posté(e) - Lieu : COLMAR OUEST (Haut-Rhin) Alt 192m
Il y a 23 heures, Lolox a dit :

Oui c'est étrange de voir des prévisionnistes comme Fred s'avancer autant vers des déficits thermiques... Sûrement sur la base d'un risque de HP nordiques assez récurrentes, qui pourraient être un marqueur de cette année 2018 se prolongeant sur le début 2019.

C'est risqué, mais pourquoi pas, depuis quelques mois l'hémisphère Nord connaît nombre de situations atypiques... Il y aura bien encore des Hivers plus sensiblement marqués que les autres auxquels nous nous sommes habitués depuis les derniers "gros Hivers", il suffit d'une situation propice à la bonne période (de mi décembre à mi février, et non en mars :P ), pour que ça tourne bien ;)

Salut Lolox !

Bin disons que c'est une idée qui, selon moi tient la route. Surtout quand nos années affichent des anomalies + record sur la planète.

De ce fait, et on en avait déjà parlé plusieurs fois depuis des années, les risques de bulles chaudes s'isolant sur le pôle grandit toujours un peu plus.

Vous vous rappelez, cette image de dire que le froid chassé du pôle dégouline sur les flancs...

Je pense que la théorie de proba d'hivers froid résultant du RC, aussi ambigu que cela puisse paraître pour certain, mécaniquement c'est tout à fait viable.

Ensuite il y a les inconnues X,Y, Z.... Quel seront les flux dominant, les couloirs de passages..... ??

 

 

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Baume-les-dames (25) 270 m.
il y a 40 minutes, judd a dit :

Salut Lolox !

Bin disons que c'est une idée qui, selon moi tient la route. Surtout quand nos années affichent des anomalies + record sur la planète.

De ce fait, et on en avait déjà parlé plusieurs fois depuis des années, les risques de bulles chaudes s'isolant sur le pôle grandit toujours un peu plus.

Vous vous rappelez, cette image de dire que le froid chassé du pôle dégouline sur les flancs...

Je pense que la théorie de proba d'hivers froid résultant du RC, aussi ambigu que cela puisse paraître pour certain, mécaniquement c'est tout à fait viable.

Ensuite il y a les inconnues X,Y, Z.... Quel seront les flux dominant, les couloirs de passages..... ??

 

 

 

Peut être qu'entre guillemet le forçage pour permettre l'arrivée de masse d'air froid sera présent, le problème étant que la masse d'air est radoucit, comme ont le voit chaque hiver avec de bon potentiel au niveau de la masse d'air, mais quand ont passe a 850hpa c'est déjà plus la même est a 2m c'est encore pire, d'ailleurs cette hiver je me rappelle que dans le nord est, ont avais de gros écart entre la t850 et t2m dans un contexte froid qui n'était pas expliquer par la direction du vent.

Modifié par du 25
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Il y a 2 heures, judd a dit :

 

Je pense que la théorie de proba d'hivers froid résultant du RC, aussi ambigu que cela puisse paraître pour certain, mécaniquement c'est tout à fait viable.

 

C'est un raisonnement qui pourrait tenir

Mais on tarde vraiment à voir quelque chose...

 

En France, depuis les années 80, on perd un jour de gel tous les 3 ans, et si les 2 derniers hivers de la décennie continuent sur la lancée, la tnn de chaque station aura sur la dernière période trentenaire pris 6 à 8°C sur les anciennes périodes...

 

Je suis bien d'accord avec @du 25, le problème ne vient pas de l'origine du flux, mais que les masses d'air sont sacrément radoucies....

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Posté(e) (modifié) - Lieu : COLMAR OUEST (Haut-Rhin) Alt 192m
Il y a 3 heures, th38 a dit :

C'est un raisonnement qui pourrait tenir

Mais on tarde vraiment à voir quelque chose...

 

En France, depuis les années 80, on perd un jour de gel tous les 3 ans, et si les 2 derniers hivers de la décennie continuent sur la lancée, la tnn de chaque station aura sur la dernière période trentenaire pris 6 à 8°C sur les anciennes périodes...

 

Je suis bien d'accord avec @du 25, le problème ne vient pas de l'origine du flux, mais que les masses d'air sont sacrément radoucies....

Oui, c'est tout à fait juste, c'est à prendre en compte.

L'air est moins froid à sa source, indéniable.

 

Modifié par judd
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Excellent article Gugo très complet, un véritable plaisir à lire, bravo aux contributeurs pour ce travail.

Pour suivre chaque Run du CFS la tendance pour décembre semble ce confirmer après c'est beaucoup plus flou de voir une tendance se dégager, mais plusieurs alternance froide ponctué de gros coup de redoux semble tout de même être récurrent sur certains RUN de ce modèles, mais la fiabilité est vraiment faible, à suivre... 

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
Le 13/09/2018 à 21:13, th38 a dit :

Je suis bien d'accord avec @du 25, le problème ne vient pas de l'origine du flux, mais que les masses d'air sont sacrément radoucies....

 

"masses d'air sacrément radoucies" je ne sais pas ce que tu entends par "sacrément"

Si on prend la Sibérie occidentale, Scandinavie, les données NCEP donnent 0.28°C/décennie en plus pour la température moyenne.

En hiver on est passé de 1948 à 2018, en tendance, de -17°C à -15°C pour DJF, de température moyenne.

Ceci veut dire que si le flux est bien orienté on peut encore avoir de l'air froid qui dégringole.

Certes, moins froid de 2°C qu'en 1948, mais seulement moins froid de 1.5°C par rapport à l'hiver 1963.

Ceci donne tout de même, encore pour le moment, de belles opportunités hivernales, si on ne tient compte que de ce raisonnement sans doute simpliste, car, je n'apprends rien à personne, c'est surtout l'orientation des flux qui détermine la qualité hivernale de nos hivers et peu, à mon sens, la température d'origine des masses d'air.

Je regarderai ce qui vient plus du Nord-Ouest.

 

PS: pour le Nord-Ouest (bande de 10° de latitude entre 60 et 70N et entre 50W et 0E) on a encore moins de réchauffement que côté Est toujours selon NCEP.

En effet on a 0.15°C/décennie ce qui nous donnerait une augmentation tendancielle de 1°C depuis 1948.

Cette fois, comme on s'en doute, on est de toute façon plus doux que dans l'Est, puisque on passe de -5.3 à -4.3°C.

L'avantage de prendre des bandes de 10° de latitude au dessus de 60° c'est qu'elles intègrent ce qui vient d'au dessus ainsi que leur air natif.

Maintenant, comme d'habitude, à vérifier tout de même que NCEP représente une approche correcte de la vérité.

 

PS2: j'ajoute aussi que les chiffres plus haut concernent les T2m.

Faudrait voir à 850 hPa, mais bon si d'autres veulent s'y coller...

Modifié par meteor
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Posté(e) - Lieu : Saint-Quentin-de-Baron (33) & parfois Castets (40)
Le 14/09/2018 à 11:36, meteor a dit :

 

c'est surtout l'orientation des flux qui détermine la qualité hivernale de nos hivers et peu, à mon sens, la température d'origine des masses d'air.

 

 

Tout à fait ! Je suis totalement d'accord avec ça.

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Nancy
Le 14/09/2018 à 11:36, meteor a dit :

 

"masses d'air sacrément radoucies" je ne sais pas ce que tu entends par "sacrément"

Si on prend la Sibérie occidentale, Scandinavie, les données NCEP donnent 0.28°C/décennie en plus pour la température moyenne.

En hiver on est passé de 1948 à 2018, en tendance, de -17°C à -15°C pour DJF, de température moyenne.

Ceci veut dire que si le flux est bien orienté on peut encore avoir de l'air froid qui dégringole.

Certes, moins froid de 2°C qu'en 1948, mais seulement moins froid de 1.5°C par rapport à l'hiver 1963.

Ceci donne tout de même, encore pour le moment, de belles opportunités hivernales, si on ne tient compte que de ce raisonnement sans doute simpliste, car, je n'apprends rien à personne, c'est surtout l'orientation des flux qui détermine la qualité hivernale de nos hivers et peu, à mon sens, la température d'origine des masses d'air.

Je regarderai ce qui vient plus du Nord-Ouest.

 

PS: pour le Nord-Ouest (bande de 10° de latitude entre 60 et 70N et entre 50W et 0E) on a encore moins de réchauffement que côté Est toujours selon NCEP.

En effet on a 0.15°C/décennie ce qui nous donnerait une augmentation tendancielle de 1°C depuis 1948.

Cette fois, comme on s'en doute, on est de toute façon plus doux que dans l'Est, puisque on passe de -5.3 à -4.3°C.

L'avantage de prendre des bandes de 10° de latitude au dessus de 60° c'est qu'elles intègrent ce qui vient d'au dessus ainsi que leur air natif.

Maintenant, comme d'habitude, à vérifier tout de même que NCEP représente une approche correcte de la vérité.

 

PS2: j'ajoute aussi que les chiffres plus haut concernent les T2m.

Faudrait voir à 850 hPa, mais bon si d'autres veulent s'y coller...

 

Sauf que des études prouvent le contraire.

 

Texte issue du Mémoire pour l’obtention du diplôme pour une Habilitation à Diriger des Recherches de Monsieur Christophe CASSOU.

 

« Dans Cattiaux et al (2010) publié dans Geophysical Research Letters, nous nous intéressons à l’hiver 2009-­‐2010. Nous montrons que (i) la sévérité de cet hiver à l’échelle européenne n’est pas extrême au regard des six dernières décennies et (ii) il aurait du être beaucoup plus froid par la simple considération de la dynamique atmosphérique qui elle, fut extrême (occurrence record de régimes NAO-­‐ sur la période instrumentale, Fig. 3.3). Cette conclusion repose sur les techniques d’analogues qui consistent à rechercher, parmi les hivers passés observés depuis 60 ans, les jours de circulation atmosphérique les plus proches de l’hiver 2009-­‐2010 (selon un critère de similarité donnée), puis à reconstruire une température virtuelle à partir de ces jours sélectionnés. Autrement dit, à circulation atmosphérique égale, la sévérité des descentes d’air sibérien et arctique induisant des conditions extrêmes froides sur l’Europe de l’Ouest, est moindre aujourd’hui ; les régimes NAO-­‐ et Blocage sont beaucoup moins « efficaces » pour générer des vagues de froid (Fig. 1.2). L’hiver 2009-­‐2010 est donc un cas d’école, celui d’un événement froid régional modulé par le réchauffement global de long terme. Même type de conclusions pour 2006-­‐2007 mais qui lui, est un hiver particulièrement doux sur l’ensemble de l’Europe. Les régimes atmosphériques excités durant cet hiver, sans être tellement atypiques (léger excès de régimes NAO+ et léger déficit de AR et BL), étaient plutôt favorables à des conditions chaudes, mais nous montrons dans Yiou et al. (2007) publié dans Geophysical Research Letters, qu’à eux seuls, ils ne peuvent expliquer les températures records observées cet hiver-­‐là. Les régimes NAO+ sont beaucoup plus « efficaces » aujourd’hui à produire des conditions chaudes sur l’Europe. »

 

D'autre études en parle,  ici par exemple : https://www.umr-cnrm.fr/IMG/pdf/cattiaux2010phd.pdf

 

page 182 "Les sections précédentes montrent que l’hiver 2009/10 constitue en Europe un extrême froid d’un climat « déjà plus chaud ». En d’autres termes il semblerait que le récent réchauffement européen ait empêché l’hiver 2009/10 d’être glacial ! Nous avons en effet vu que les analogues des circulations NAE de cet hiver étaient par le passé associées à des anomalies de tempé-rature bien plus froides (proches de celles de l’hiver glacial de 1962/63, Figure 5.6), et decouvertures de neige qui auraient pu faire de l’hiver 2009/10 le plus enneigé depuis cinquant ans (Figure 5.16)...."'

 

Modifié par thib91
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Posté(e) (modifié) - Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Oui comme je disais, il faut se garder de simplisme.

Cependant, la circulation atmosphérique a un rôle primordial.

Si on compare 2 hivers au même stade de réchauffement global, par exemple, l'hiver 57 et l'hiver 63.

L'hiver 57 est à +0.8°C d'anomalie alors que l'hiver 63 est à -3.3°C, soit 4.1°C d'écart entre les deux.

Si on compare maintenant l'hiver 63 avec le 2010, pour ce dernier on est à -0.5°C, soit 2.8°C d'écart entre les deux.

Concernant les circulations atmosphériques qui seraient analogues entre 1963 et 2010, sans doute, mais "analogues" ne veut pas dire "identiques".

"analogues" est  synonyme de "semblables"...

Comparer deux hivers entre eux est un exercice difficile et en tirer des conclusions fiables encore plus.

Ce qu'on peut dire c'est que de 1948 à 2013, les hivers se sont réchauffés, d'après Berkeley, en France, de 0.13°C/décennie, encore moins, finalement, que les valeurs trouvées plus haut (0.28 et 0.15°C/décennie).

Modifié par meteor

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il y a 7 minutes, meteor a dit :

 

Ce qu'on peut dire c'est que de 1948 à 2013, les hivers se sont réchauffés, d'après Berkeley, en France, de 0.13°C/décennie, encore moins, finalement, que les valeurs trouvées plus haut (0.28 et 0.15°C/décennie).

 

Ces deux bornes n ont guère de sens pour quantifier le réchauffement. 

Entre 48 et 68 il n'y a eu aucun réchauffement, cela va sans dire, et au niveau plus large à l échelle hémisphérique, un léger refroidissement même . 

Prendre 2013 c'est faire l impasse également sur les derniers hivers parfois très doux, avec décembre 2015 le mois de décembre le plus doux jamais enregistré, et janvier 2018, idem. 

 

Après heureusement qu un hiver à configuration favorable est encore plus froid qu un hiver doux des années 50, sinon ça voudrait dire que l on a pris 4 ou 5  degrés. 

Pour ça, on va attendre un peu... 

 

Mais les études citées montrent bien que les configurations sur la décennie 2003/2012 ont été très favorables aux hivers et que le résultat a été très loin des années "favorables"  également type décennies 40 ou 60.

Cela n exclu pas évidemment, que si l hiver qui vient veut se mettre en ordre de bataille, on aura bien froid !

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
il y a 48 minutes, th38 a dit :

 

Ces deux bornes n ont guère de sens pour quantifier le réchauffement. 

Entre 48 et 68 il n'y a eu aucun réchauffement, cela va sans dire, et au niveau plus large à l échelle hémisphérique, un léger refroidissement même . 

Prendre 2013 c'est faire l impasse également sur les derniers hivers parfois très doux, avec décembre 2015 le mois de décembre le plus doux jamais enregistré, et janvier 2018, idem. 

 

 

1963, dont les études parlaient plus haut, est bien dans l'intervalle 1948 (borne inférieure de NCEP) et 2013.

Ensuite, BEST ne va pas au delà de 2013.

De plus, de 1948 à 2013 on est à 0.122°C/décennie et de 1968 à 2013 on est à 0.123°C/décennie.

Pour les hivers 2014 à 2018 je n'ai pas les données, si tu les as, je suis preneur.

Attention ces "andouilles" de BEST, qui ne mettent même pas à jour leurs données, présentent des anomalies par rapport à 1951-1980.

PS: bon en rafistolant un peu ma base avec les données MF, je trouve une tendance pour les hivers en France de 0.2°C/décennie, de 1968 à 2018, soit sensiblement plus que les 0.12°C plus haut.

PS2: pardon c'est un peu décousu, mais en prenant la même période partout c'est à dire, 1968-2018, je trouve pour les parties Nord-Est et Nord-Ouest au dessus de la France entre 60 et 70°N, 0.5 et 0.35°C/décennie.

ceci illustre encore d'avantage la déconnexion, pas pour des hivers particuliers, mais pour la tendance, entre les températures des origines supposées des courants atmosphériques et ces courants eux-mêmes, comme si finalement l'orientation des courants compensait, en tendance, le réchauffement très important de ces parties septentrionales e hiver.

Modifié par meteor

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Posté(e) - Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
Il y a 6 heures, thib91 a dit :

 

Sauf que des études prouvent le contraire.

 

 

Ah oui, mais il n'en reste pas moins que les situations synoptiques, des deux hivers 63 et 2010, si elles présentent des similitudes ne sont pas, loin s'en faut, identiques.

Sont-elles mêmes analogues, on peut avoir des doutes.

En effet, si on regarde les géopot 500hPa en JF 1963 et JF 2010, on s'aperçoit de différences notables, surtout en ce qui concerne les régions au dessus de l'Europe:

 

d'abord 1963:

 

63.jpg

puis 2010:

 

10.jpg

Rien que le dipôle Islande/France est bien plus prononcé en 1963 qu'en 2010, sans parler d'une situation complètement dissemblable au NE de la Scandinavie et en Sibérie occidentale...

 

 

 

 

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Posté(e) - Lieu : Nanterre Parc / Grande Arche (92)

Je trouve ce débat très intéressant, mais je me garderais bien de trancher.

 

Nous avons indéniablement une tendance au réchauffement de nos hivers. Il suffit de consulter la température hivernale moyenne lissée sur plusieurs décennies pour s'en convaincre. Maintenant, ce constat étant fait, au moins 2 tentatives d'explications:

 

1)  Les flux nous seraient moins souvent favorables ? de plus, et c'est à mon sens le plus important, ces dernières années quand les flux nous étaient favorables, le manque de dynamisme était aussi souvent au rendez-vous, atténuant ainsi les effets des meilleures configurations hivernophiles. On ne peut pas comparer les blocages nord-atlantiques type début janvier 1985 avec un coeur de HP à 1035 hp, avec, par exemple, les blocages mous à répétition de l'hiver dernier.

 

2) L'impact du réchauffement global. L'hiver dernier, par exemple, les températures observées dans les régions arctiques étaient en très forte anomalie positive. Même en cas de flux favorable et de dynamisme suffisant, les conséquences concrètes d'une telle synoptique autour du 45ème parallèle en auraient été probablement atténuées.

 

Perso, j'ai du mal à quantifier les impacts respectifs de ces différents facteurs, et c'est bien là, la difficulté.

 

 

 

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Posté(e) (modifié) - Lieu : Nancy
Il y a 3 heures, meteor a dit :

Ah oui, mais il n'en reste pas moins que les situations synoptiques, des deux hivers 63 et 2010, si elles présentent des similitudes ne sont pas, loin s'en faut, identiques.

Sont-elles mêmes analogues, on peut avoir des doutes.

En effet, si on regarde les géopot 500hPa en JF 1963 et JF 2010, on s'aperçoit de différences notables, surtout en ce qui concerne les régions au dessus de l'Europe:

 

d'abord 1963:

 

63.jpg

puis 2010:

 

10.jpg

Rien que le dipôle Islande/France est bien plus prononcé en 1963 qu'en 2010, sans parler d'une situation complètement dissemblable au NE de la Scandinavie et en Sibérie occidentale...

 

 

 

 

 

Je ne comprend pas vraiment où vous souhaitez en venir ni ce que vous voulez démontrer. Encore heureux qu'il y ait des différences entre ces deux hivers, mais on parle de similitude dans les circulations avec une forte récurrence de flux nordiques et continentaux sur l'Europe occidentale. Et malgré cela on se retrouve avec une différence de presque 3°, c'est bcp et semble inexplicable en dehors du forcage lié au RC.

 

D'autre part, depuis le milieu des années 80, soit bientôt 35 ans, aucune VDF n'a eu l'intensité, l'étendue géographique et un durée équivalente à celles que l'on trouvait auparavant tout les 15 à 20 ans (1942, 1956, 1963, 1985, 1987).  Il semble que désormais  les valeurs "planchers" en termes d'hiver et de VDF soient bien moins sévères qu'auparavant. Un hiver 2009/2010 pourrait être le nouvel hiver référence pour les 30 prochaines années, tout comme février 2012 pour les VDF.

 

Les études et publications menées en ce sens me semblent sérieuses et issues d'un  travail scientifique poussé, l’absence d'hivers ou VDF équivalents au passé depuis 35 ans va également dans le sens de ces travaux. J'ai donc tendance à y porter un crédit important.

 

Modifié par thib91

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Posté(e) - Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
il y a 19 minutes, thib91 a dit :

 

Je ne comprend pas vraiment où vous souhaitez en venir ni ce que vous voulez démontrer. Encore heureux qu'il y ait des différences entre ces deux hivers, mais on parle de similitude dans les circulations avec une forte récurrence de flux nordiques et continentaux sur l'Europe occidentale. Et malgré cela on se retrouve avec une différence de presque 3°, c'est bcp et semble inexplicable en dehors du forcage lié au RC.

 

 

 

 

C'est pourtant très simple.

Ce que j'essaie de montrer c'est que l'orientation des flux a au moins autant d'importance que la température d'origine de ces flux.

Cela ne voulant évidemment pas dire que cette dernière n'a aucune importance.

La "démonstration" est dans mes posts plus hauts.

 

 

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Posté(e) - Lieu : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)
Il y a 1 heure, RidersOnTheStorm a dit :

Je trouve ce débat très intéressant, mais je me garderais bien de trancher.

 

Nous avons indéniablement une tendance au réchauffement de nos hivers. Il suffit de consulter la température hivernale moyenne lissée sur plusieurs décennies pour s'en convaincre. Maintenant, ce constat étant fait, au moins 2 tentatives d'explications:

 

1)  Les flux nous seraient moins souvent favorables ? de plus, et c'est à mon sens le plus important, ces dernières années quand les flux nous étaient favorables, le manque de dynamisme était aussi souvent au rendez-vous, atténuant ainsi les effets des meilleures configurations hivernophiles. On ne peut pas comparer les blocages nord-atlantiques type début janvier 1985 avec un coeur de HP à 1035 hp, avec, par exemple, les blocages mous à répétition de l'hiver dernier.

 

2) L'impact du réchauffement global. L'hiver dernier, par exemple, les températures observées dans les régions arctiques étaient en très forte anomalie positive. Même en cas de flux favorable et de dynamisme suffisant, les conséquences concrètes d'une telle synoptique autour du 45ème parallèle en auraient été probablement atténuées.

 

Perso, j'ai du mal à quantifier les impacts respectifs de ces différents facteurs, et c'est bien là, la difficulté.

 

 

 

Tout à fait d'accord.

Très difficile de trancher dans un sens ou dans l'autre c'est pourquoi je trouve que mettre entièrement sur le dos du RC, au niveau unique des températures, la différence entre 1963 et 2010 n'est pas justifiée.

Par contre effectivement il est possible que le RC ait une influence sur la mollesse constatée de la circulation.

Mais là on en est encore dans la conjecture...

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Posté(e) - Lieu : Paris 75105, LagardeFreinet-Var, Pontarlier-Doubs, Fresse/Moselle-Vosges

Et pour être encore plus dans la conjecture, j'irai bien vers les probabilités:

Après ces 9 premiers mois de l'année quasiment en excédent de température important sur toute l'Europe, on peut conjecturer  que pour "rentrer plus ou moins  dans les clous des stats annuelles" les mois suivants, ceux de l'autome et l'hiver prochain),  ces excédents diminuent, voire s'inversent.

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