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Seziou / Zarge ©

Stress thermique exceptionnel sur les végétaux à la suite de la canicule de 2019

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Location : Saint Gély (34) / Agropolis Montpellier-Nord

Bonjour,

 

Je suis docteur en agroclimatologie. Suite à la canicule exceptionnelles de juin 2019, des figures de stress thermique inédites ont été observés sur les végétaux (même les plus résistants). Celles-ci ont rapidement été relayées par les médias. 

 

Nous avons essayé d'apporter des hypothèses / explications à ces observations sur le blog d'ITK, là où je travaille :

http://labs.itk.fr/2019/07/11/canicule-que-sest-il-passe-le-28-juin-2019/

 

Cet article est accessible pour le grand public afin de comprendre ce qu'il s'est passé. Vu les figures de stress sur la forêt méditerranéenne, il va falloir sérieusement que les scientifiques se penchent sur la question. 

 

Bonne lecture !

N'hésiter pas à poser vos questions !

Serge

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  • Merci 18

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Location : Moncoutié 13kms au nord de Cahors(46)-350m

Très intéressant, merci Serge:)

  • Merci 1

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Location : Perpignan
Il y a 5 heures, Seziou / Zarge © a dit :

Bonjour,

 

Je suis docteur en agroclimatologie. Suite à la canicule exceptionnelles de juin 2019, des figures de stress thermique inédites ont été observés sur les végétaux (même les plus résistants). Celles-ci ont rapidement été relayées par les médias. 

 

Nous avons essayé d'apporter des hypothèses / explications à ces observations sur le blog d'ITK, là où je travaille :

http://labs.itk.fr/2019/07/11/canicule-que-sest-il-passe-le-28-juin-2019/

 

Cet article est accessible pour le grand public afin de comprendre ce qu'il s'est passé. Vu les figures de stress sur la forêt méditerranéenne, il va falloir sérieusement que les scientifiques se penchent sur la question. 

 

Bonne lecture !

N'hésiter pas à poser vos questions !

Serge

Bonjour Serge,

 

Merci pour cet article qui permet au moins de remettre à l'endroit certaines informations lues au lendemain de cet épisode, surtout en ce qui en est de l'utilisation du souffre.

 

La vigne a un certain métabolisme qui lui permet de supporter certains aléas climatiques mais pas ces extrêmes... Il ne faut pas oublier qu'elle n'est pas une plante méditerranéenne même si certains de ses cultivars s'y sont très bien acclimatés.

 

Au plaisir de relire de tels articles!

 

  • Merci 1

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Location : Saint Gély (34) / Agropolis Montpellier-Nord

Merci à vous !

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Location : 15 km à l'est de Dijon

On constate les dégâts.
 

Le cassis de Côte d'Or en a pris un sacré coup

voir ici: http://www.infos-dijon.com/news/dijon/dijon/cote-d-or-la-moitie-de-la-recolte-de-cassis-grillee-par-la-canicule.html

 

certains auraient trouvé des parades: http://www.infos-dijon.com/news/cote-d-or/cote-d-or/agriculture-coup-de-chaud-sur-le-cassis.html

 

le constat dans les Vosges où il est bien précisé que la mort exceptionnel en quantité des sapins (Abies) est la conséquence de la sécheresse de l'année dernière, nul doute que celle actuelle ne va pas arranger les choses. " bois mort comparable à la tempête de 1999...."

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/une-situation-inedite-les-sapins-des-vosges-victimes-de-la-secheresse-1175561.html

Lors de notre sortie en forêt de la Serre (Jura)  fin mai j'avais pu discuter avec les bûcherons qui coupaient des sapins secs suite à la même cause de sécheresse 2018.
En effet, le sapin n'aime pas la canicule ni la sécheresse, déjà en 2003 les Abies grandis avaient crever en plaine. Quid du Morvan ?

Concernant les épicéas qui meurent en nombre depuis quelques temps, c'est par les Scolytes que l'hécatombe se propage.

Edited by JOJO_KERMIT
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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

Un article très riche en observations et qui, de fait, invite sérieusement les scientifiques à explorer les pistes ouvertes dans ce document.  

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Le 16/07/2019 à 13:25, JOJO_KERMIT a dit :

On constate les dégâts.
 

Le cassis de Côte d'Or en a pris un sacré coup

voir ici: http://www.infos-dijon.com/news/dijon/dijon/cote-d-or-la-moitie-de-la-recolte-de-cassis-grillee-par-la-canicule.html

 

certains auraient trouvé des parades: http://www.infos-dijon.com/news/cote-d-or/cote-d-or/agriculture-coup-de-chaud-sur-le-cassis.html

 

le constat dans les Vosges où il est bien précisé que la mort exceptionnel en quantité des sapins (Abies) est la conséquence de la sécheresse de l'année dernière, nul doute que celle actuelle ne va pas arranger les choses. " bois mort comparable à la tempête de 1999...."

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/une-situation-inedite-les-sapins-des-vosges-victimes-de-la-secheresse-1175561.html

Lors de notre sortie en forêt de la Serre (Jura)  fin mai j'avais pu discuter avec les bûcherons qui coupaient des sapins secs suite à la même cause de sécheresse 2018.
En effet, le sapin n'aime pas la canicule ni la sécheresse, déjà en 2003 les Abies grandis avaient crever en plaine. Quid du Morvan ?

Concernant les épicéas qui meurent en nombre depuis quelques temps, c'est par les Scolytes que l'hécatombe se propage.

 

Je pense forcément à ça :

http://climatologie.u-bourgogne.fr/

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Je viens de lire l'article fait par vous trois qui est très lisible (pas un "pavé"), bien présenté et illustré, clair, complet expliquant bien en détail les différents facteurs qui ont été responsables des dégâts sur la flore le 28 juin dernier et en particulier en ce qui concerne les vignes. Rien à redire, merci beaucoup. 

 

Petite question pour ceux qui ont un jardin : quand le gazon est fané et que le sol est sec comme c'était le cas ce jeudi, si il a plu mettons 20mm (à titre d'exemple), combien faut-il de temps (environ) pour que l'herbe deviennent bien verte ? (Sachant que les herbe fané peuvent être encombrant pour les jeunes pousses, en ne considérant qu'il n'y a pas d'autres pluies dans les 15 jours suivant). 20mm est-ce assez pour bien verdir l'herbe ?

 

Merci d'avance pour la réponse !

Edited by Nico41

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Location : Le Voide (49-Maine et Loire), à 35 km au sud d'Angers et à 135 mètres d'altitude.

Bonjour Serge, sur la suggestion de Sebaas, je poste une de mes observations concernant des conséquences observées sur la végétation de notre région sur ce sujet, après les 3 journées particulièrement chaudes que notre région a du traverser, et je serais également assez curieux d'en savoir plus.

 

Lors de la journée pluvieuse du 26 juillet 2019, j'ai pu voir le feuillage de frênes communs brunir de manière rapide et spectaculaire!

 

J'avais remarqué lors de la journée du 25 juillet, 3 eme journée d'affilée très chaude, mais en plus accompagné par un vent assez intense, que certains frênes semblaient avoir des feuilles fatiguées par la succession de journées sèches et très chaudes, et dont certaines feuilles flétrissaient tout en étant encore vertes. Au soir du 25 juillet, je n'ai remarqué aucun brunissement des feuilles, tout est apparu le lendemain.

 

Voici des images que j'ai fait en ce samedi 27 juillet 2019:

 

Le Voide, Le Maine-et-Loire, le 27 juillet 2019:

 

190727062249534260.jpg

 

190727062258701534.jpg

 

190727062202692531.jpg

 

190727062244492213.jpg

 

190727062223222694.jpg

 

190727062222973733.jpg

 

  Je n'avais encore jamais observé un tel phénomène sur des arbres, malgré mes 35 ans de présence sur cette localité. La seule certitude que je pourrais avoir, au vu des observations passées, c'est qu'un stress hydrique seul ne peut pas expliquer un dépérissement aussi brutal, rapide, et d'une telle ampleur. J'ai bien pensé à la Chalarose du frêne qui est présent depuis 2018 sur notre localité, mais il me semble que son évolution n'est pas aussi brutale que cet événement. Donc, j'ai tendance à privilégier que les 3 jours d'affilés particulièrement intenses que l'on a vécu cette semaine au niveau des températures maximales, ont été probablement assez déterminantes pour l'amorce d'un tel événement, où l'Anjou a connu respectivement, le 23, 24, et 25 juillet, 40.7°C, 37.9°C, et 39.8°C. 

 

  J'ai recensé environ une vingtaine de frênes sur notre localité avec une atteinte significative, ce qui reste assez peu comparé à l'ensemble des frênes alentours. J'ai pu constater également dans un rayon de 5 km environ d'autres arbres isolés, avec le même feuillage atteint, et qui concernaient toujours des frênes communs.

Edited by Aldébaran
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Bonjour, chez moi c'est la haie de tuyas qui a souffert. Ce sont des THUYA  ATROVIRENS dont toutes les extrémités sont brulées comme si les feuilles étaient mortes.

J'espère que les arbres ne sont pas morts ?

 

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85
Il y a 11 heures, Nico41 a dit :

Je viens de lire l'article fait par vous trois qui est très lisible (pas un "pavé"), bien présenté et illustré, clair, complet expliquant bien en détail les différents facteurs qui ont été responsables des dégâts sur la flore le 28 juin dernier et en particulier en ce qui concerne les vignes. Rien à redire, merci beaucoup. 

 

Petite question pour ceux qui ont un jardin : quand le gazon est fané et que le sol est sec comme c'était le cas ce jeudi, si il a plu mettons 20mm (à titre d'exemple), combien faut-il de temps (environ) pour que l'herbe deviennent bien verte ? (Sachant que les herbe fané peuvent être encombrant pour les jeunes pousses, en ne considérant qu'il n'y a pas d'autres pluies dans les 15 jours suivant). 20mm est-ce assez pour bien verdir l'herbe ?

 

Merci d'avance pour la réponse !

Je dirais d'abord que tout va dépendre de:

- la nature du sol (+/- perméable) et donc de sa capacité en rétention d'eau,

- le temps d'ensoleillement, 

- la nature des graminées en question. (J'ai bien noté dans ma propre parcelle que les graminées semées pour une pelouse (mélange fetuque et raygrass) peinent beaucoup plus à reverdir que celles qui étaient natives. La championne toute catégorie pour sa résilience reste le chiendent.) 

Une dernière observation: les fleurs de prairie sont surprenantes. La mauve des prés s'est développée en pleine sécheresse et fleurit, comme la carotte sauvage et l'achillee millefeuille. Le plantain, grillé, a commencé à reverdir dès le matin suivant les 15mm tombés.

Pour répondre concrètement à ta question, et par expérience sur mon coteau situé plein sud, cette quantité d'eau ne suffira pas à reverdir ma pelouse. 

Edited by Flora
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Merci pour ta réponse Flora.

Oui beaucoup de paramètres entrent en compte. 

Oui si on plante sur un terre vierge, les graminées marcheront mieux que si c'est sur un sol qui a déjà été planté (même si c'est fané) à cause du problème de place et de la concurrence pour l'eau. 

Sur ta phrase "Le plantain, grillé, a commencé à reverdir dès le matin suivant les 15mm tombés. " tu veux dire que cela a reverdi les feuilles "grillées" (c'est à dire les réparer) ou/et que d'autres nouvelles pousses sont vite apparu reverdir le sol?

Dans le jardin de mes parents, en voulant tuer des parasites et mauvaises herbes, sur une parcelle de 1m2 environ (allongé),j'ai versé de l'eau bouillante, j'ai même mis un peu de sel et depuis 3 ans, cela a beaucoup de mal à repousser (même si de base cette parcelle n'était pas la plus favorisé pour l'humidité, avant l'été c'était vert autour et du rare gazon fragile sur la parcelle dont on voit 70% de terre.

L'eau bouillante voire le sel semble (ou semblait) pour moi être des moyens écologiques comme herbicide ou insecticide.

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85
il y a une heure, vincentnico a dit :

Bonjour, chez moi c'est la haie de tuyas qui a souffert. Ce sont des THUYA  ATROVIRENS dont toutes les extrémités sont brulées comme si les feuilles étaient mortes.

J'espère que les arbres ne sont pas morts ?

 

Quel âge ont ils?

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

@Aldébaran

Voici une fiche bien explicative sur le frêne. 

Il pousse partout en France, sauf en région méditerranéenne, car c'est une essence qui ne supporte pas la sécheresse. Sa moelle est très poreuse - ce qui le rend plus sujet aux embolies causées par une chaleur soudaine. 

Quant à savoir pourquoi l'un en est mort, et pas son voisin... question d'exposition au soleil, à ce vent tout droit sorti d'un four le 23/07, à sa disponibilité en eau et aussi à l'expérience de chaque arbre (certains contrôlent mieux que d'autres leur mécanisme de fermeture des stomates pour réguler une embolie). 

Fiche_Le frene.pdf

Edited by Flora
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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85
Il y a 9 heures, Nico41 a dit :

Merci pour ta réponse Flora.

Oui beaucoup de paramètres entrent en compte. 

Oui si on plante sur un terre vierge, les graminées marcheront mieux que si c'est sur un sol qui a déjà été planté (même si c'est fané) à cause du problème de place et de la concurrence pour l'eau. 

Sur ta phrase "Le plantain, grillé, a commencé à reverdir dès le matin suivant les 15mm tombés. " tu veux dire que cela a reverdi les feuilles "grillées" (c'est à dire les réparer) ou/et que d'autres nouvelles pousses sont vite apparu reverdir le sol?

Dans le jardin de mes parents, en voulant tuer des parasites et mauvaises herbes, sur une parcelle de 1m2 environ (allongé),j'ai versé de l'eau bouillante, j'ai même mis un peu de sel et depuis 3 ans, cela a beaucoup de mal à repousser (même si de base cette parcelle n'était pas la plus favorisé pour l'humidité, avant l'été c'était vert autour et du rare gazon fragile sur la parcelle dont on voit 70% de terre.

L'eau bouillante voire le sel semble (ou semblait) pour moi être des moyens écologiques comme herbicide ou insecticide.

Pour le plantain, il a reverdi des feuilles dessechees.  Pour le sel... je déconseille fortement. Le sodium reste dans le sol et peu de plantes acceptent cela. J'utilise du vinaigre ménager (14%), à 10% de dilution, lorsque  les adventices indesirables ont super soif. Elles absorbent tout et meurent. 

Ceci dit, il faut que je te signale une chose ou deux, par honnêteté: 

- les gravillons, où je traite (voie carrossable) sont un véritable labo. Y poussent certains plants que j'aime récupérer (erigeron, fetuque, gaura, myosotis, etc...). Sans compter les plantes hôtes des chenilles que je veux sauvegarder - question de sauvegarde de la diversité papillonaire, on va dire.... Donc j'ai tendance à arracher à la main pour bien choisir.

- cet endroit, ou l'endroit le plus difficile sur un terrain (le plus ingrat et inculte, sec et pauvre) indique quelles familles de plantes poussent le mieux sur ton terrain, avec ton exposition et ta pluviometrie - en bref, le meilleur indicateur si l'on accepte d'observer une année, deux années, sans intervenir. 

Il nous est encore parfois difficile de passer d'un jardin à la française "au cordeau" à un jardin durable et vivant dans son biotope bien respecté. Mais grâce à lui, je n'ai jamais autant appris...

J'en suis rendue à laisser tomber la pelouse. Peine perdue pour mon climat, ma terre et mon exposition. En revanche, une prairie fleurie, où je passe la tondeuse juste pour cheminer dans le jardin, fonctionne non seulement bien mais d'autant mieux. Et j'ai plein de parterres aussi. C'est un jardin. Quand même 😉

Edited by Flora
Orthographe et precisions
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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85
Il y a 17 heures, vincentnico a dit :

 

 

Ils ont trente ans.

Alors je ne m'inquieterais pas. Les parties roussies doivent correspondre aux jeunes pousses de l'année - plus fragiles et, en même temps, plus exposées. Le reste devrait bien s'en sortir. 😉

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Location : Perpignan
Le 28/07/2019 à 12:48, Flora a dit :

Je dirais d'abord que tout va dépendre de:

- la nature du sol (+/- perméable) et donc de sa capacité en rétention d'eau,

- le temps d'ensoleillement, 

- la nature des graminées en question. (J'ai bien noté dans ma propre parcelle que les graminées semées pour une pelouse (mélange fetuque et raygrass) peinent beaucoup plus à reverdir que celles qui étaient natives. La championne toute catégorie pour sa résilience reste le chiendent.) 

Une dernière observation: les fleurs de prairie sont surprenantes. La mauve des prés s'est développée en pleine sécheresse et fleurit, comme la carotte sauvage et l'achillee millefeuille. Le plantain, grillé, a commencé à reverdir dès le matin suivant les 15mm tombés.

Pour répondre concrètement à ta question, et par expérience sur mon coteau situé plein sud, cette quantité d'eau ne suffira pas à reverdir ma pelouse. 

 

C'est quand même la température qui déclenche tout...

Par ici, une espèce typiquement méditerranéenne a horriblement souffert après le coup de chaud du 28 juin. Le chêne Kermès. On le trouve partout dans les garrigues au dessus de Perpignan.

Ce sont des hectares qui ont grillés. Quelle que soit son orientation ou le sol sur lequel il a poussé, même s'il préfère très largement le calcaire au schiste.

Je doute énormément qu'ils reverdissent dans les mois/années qui viennent.

Comme l'a très bien expliqué @Seziou / Zarge ©dans son article, au delà d'une certaine température (variable selon les végétaux), les stomates se ferment et la plante se met "en apnée" et bloque son cycle végétatif. Et encore au delà, afin d'éviter l'embolie, elle va, pour faire simple,  retirer l'eau des parties vertes afin de sauver ce qu'elle peut sauver, quitte à ne pas pouvoir se reproduire l'année N mais pouvoir le faire sur l'année N+1. On voit très bien ce phénomène dans les vignes échaudées. Ce sont les bourgeons de l'année prochaine qui sont repartis. Le problème va être la taille cet hiver...

 

Edited by slo
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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

Je parlais de graminées en rapport avec le post de Nico, pas d'arbres.

Bien sûr j'eusse du mentionner la température avec l'ensoleillement, mais elle demeure moins importante que la quantité d'eau disponible et l'humidité. C'est la conjonction canicule+sécheresse qui provoquent les embolies ou, au mieux, les retards de croissance. Un terrain calcaire, ou schisteux, est beaucoup plus perméable qu'un terrain argileux - de ceux que nous avons notamment en Anjou Sud. Humidite et eau d'abord. Sinon... comment expliquer la croissance fulgurante des végétaux situés sur l'équateur...? (30-40 degrés de moyenne estivale...)

Je décèle une inquiétude dans ton post. Le décès de tous ces chênes doit faire bien mal au coeur. J'en suis désolée. Le RC a des effets dévastateurs au sud 😕

Edited by Flora
Ortaugraffe

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C'est pour cela que l'on utilise l'argile pour l'enfouissement des déchets! Le terrain sableux est encore plus perméable que le calcaire mais à l'excès çe qui assèche le sol.

 

@Flora J'eviterai desormais le sel! Même si utilisé pour le dégel des routes l'hiver.

tu veux en faite un jardin à l'anglaise ?

 

@slo "les bourgeons de l'annee prochaine qui sont repartis" tu veux dire qu'ils sont arrivés trop vite a cause de la chaleur (avec risque de mourir cette hiver) ou que les traces des bourgeons de l'annee N+1 disparaissent (compromettant l'anne prochaine)?

 

ce qui est sure c'est que dans certain cas, plusieurs annee peuvent être necessaire face aux dégâts de la sécheresse. Pour la grele c'est pis.

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Location : Perpignan
Il y a 10 heures, Flora a dit :

Je parlais de graminées en rapport avec le post de Nico, pas d'arbres.

Bien sûr j'eusse du mentionner la température avec l'ensoleillement, mais elle demeure moins importante que la quantité d'eau disponible et l'humidité. C'est la conjonction canicule+sécheresse qui provoquent les embolies ou, au mieux, les retards de croissance. Un terrain calcaire, ou schisteux, est beaucoup plus perméable qu'un terrain argileux - de ceux que nous avons notamment en Anjou Sud. Humidite et eau d'abord. Sinon... comment expliquer la croissance fulgurante des végétaux situés sur l'équateur...? (30-40 degrés de moyenne estivale...)

Je décèle une inquiétude dans ton post. Le décès de tous ces chênes doit faire bien mal au coeur. J'en suis désolée. Le RC a des effets dévastateurs au sud 😕

 

Je vais préciser mon propos alors :) C'est, je pense, l'inadéquation entre la température et la végétation en place qui ont créé ces dégâts. Des sécheresses, il y en a eu ici quasiment tous les ans. Et comme tu le dis très bien, les roches calcaires et le schiste ne retiennent quasiment pas l'eau (à cause de la quasi-absence d'argiles) et ces végétaux en place depuis des centaines d'années sont habitués et adaptés à ce manque d'eau. De plus, pour des plantes annuelles comme les graminées dont tu parles, la sensibilité est sans doute importante que pour des arbustes pérennes. Concernant la croissance des plantes tropicales, c'est leur adéquation au couple chaleur/humidité qui font qu'elles croissent vite et beaucoup. Si tu y mets un végétal de nos contrés, il ne poussera pas. Mais je suis d'accord avec toi, le maximum d'humidité+chaleur est optimal pour le stockage du carbone :ph34r:

C'est plus que de l'inquiétude. Je suis de plus en plus persuadé qu'on fonce droit dans le mur. Et ces épisodes pourtant révélateurs n'ont aucun effet...

 

Il y a 10 heures, Nico41 a dit :

 

C'est pour cela que l'on utilise l'argile pour l'enfouissement des déchets! Le terrain sableux est encore plus perméable que le calcaire mais à l'excès çe qui assèche le sol.

 

@Flora J'eviterai desormais le sel! Même si utilisé pour le dégel des routes l'hiver.

tu veux en faite un jardin à l'anglaise ?

 

@slo "les bourgeons de l'annee prochaine qui sont repartis" tu veux dire qu'ils sont arrivés trop vite a cause de la chaleur (avec risque de mourir cette hiver) ou que les traces des bourgeons de l'annee N+1 disparaissent (compromettant l'anne prochaine)?

 

ce qui est sure c'est que dans certain cas, plusieurs annee peuvent être necessaire face aux dégâts de la sécheresse. Pour la grele c'est pis.

 

Oui. En fait, les bourgeons qui ne devaient pousser qu'au printemps prochain et qui renferment les embryons des grappes de la récolte 2020 ont déjà poussé. Il faudrait peut-être que je fasse une photo pour être plus explicite... Mais de mon bureau à côté de la gare de Perpignan, ça ne va pas être simple!!! :D

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

Bien vu, Nico 😅. Ce serait mon rêve, un jardin à l'anglaise, mais c'est utopique ici, vu la quantité de précipitations qui se réduit comme peau de chagrin depuis 10 ans. En revanche, je suis une adepte du dicton de Gertrude Jeckyll: "the right plant in the right place". Et c'est bien le problème qui nous préoccupe tous. Puisque les espèces types de nos régions continuent de souffrir, quel végétal planter désormais, face à ces changements climatiques? 

Je me sens aussi angoissée que Slo devant l'inaction générale. 

téléchargement.jpeg

téléchargement (1).jpeg

Edited by Flora
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Location : Aube (10)

Une molécule naturelle permet aux plantes de résister plus longtemps à la sécheresse. Il n'y aurait que des avantages (naturelle, non toxique, facilement synthétisable,  biodégradable). A voir si une utilisation massive dans les champs sur tout type de culture est viable. 

 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/des-plantes-rendues-resilientes-a-la-secheresse_138156

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