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un_Mauzunois

Quelques écueils dont il faut se méfier à l’heure de "l’indignation" climatique

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Location : Mauzun, Puy-de-Dôme (63), 600 m

Ne sachant pas très bien où poster ce genre de texte (je comprends bien que IC ne soit pas dédié aux questions relatives au "changements climatiques", mais c'est assez étrange de ne pas trouver sur le forum un petit endroit où l'on puisse réfléchir à ce sujet)

Comme ça pourrait intéresser malgré tout quelques-uns d'entre vous, je poste ce papier publié sur mon blog hier. Sa première partie concerne  non pas tant les médias mais la manière dont sont relayées les informations notamment sur les réseaux sociaux. (La suite, sur nos biais "ethnocentristes" et les métaphores "vitalistes", est un peu plus polémique mais touche aussi la communication autour des questions climatiques)

Le texte est relativement long, et m'est venu à la suite de ma "redécouverte" récente des réseaux sociaux (que j'avais laissé tomber il y a 5 ou 6 ans) + le succès qu'a rencontré un de mes papiers sur l'histoire des déforestations en Amazonie - je ne m'y attendais pas (et ce succès est plutôt inquiétant en réalité, vu que je en suis pas du tout un expert de la question)..

http://outsiderland.com/danahilliot/quelques-ecueils-dont-il-faut-se-mefier-a-lheure-de-lindignation-climatique/

 

Edited by un_Mauzunois
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Location : Aubagne (13400)

Salut,

Je le relierais volontiers au transhumanisme ; cette idée sotte de ne plus vouloir être un homme. Une idée jamais complètement définie en dehors de discours marketing destinés à la vendre, ou plus exactement, à la faire accepter au plus grand nombre (qui la rêvera sans jamais pouvoir l'atteindre). Le transhumanisme n'est pas nouveau, il devient seulement plus prégnant. Le transvivant le sous-tend : finalement « nous » (mais en fait, comme tu le précises, l'individu qui s'exprime) sommes en dehors du vivant. Nous pensons que nous pouvons régler nous-même les problèmes que nous constatons selon notre vision et notre point de vue sans l'aide de personne et surtout pas du monde vivant. Nos problèmes persos, ceux de l'humanité, ceux du monde vivant bien incapable de se défendre, et même ceux de la Terre (nous construirons un système pour défendre la Terre (sic) des astéroïdes par exemple).

Ce n'est pas se prendre pour un dieu, c'est simplement être déconnecté du monde réel. Finalement, ce monde réel nous appartient (nous nous estimons propriétaires par notre seul volonté déconnectée des Autres).

Notre société  est auto-centrée si bien que son seul échappatoire est la croissance : toujours aller encore plus loin (dans la richesse, dans la technologie, dans l'indépendance (... transhumanisme), etc).

Les luttes sont nombreuses, les prises de conscience sont nombreuses (peut-être hétéroclites ?), manquant de relais.

La lutte individuelle est nécessaire même si elle est tristement égoïste car elle mène à la lutte collective. Elle construit la conscience et permet(tra) lors de la phase collective, la cohésion indispensable face à la démesure de l'objectif et des réactions qui ne manqueront pas. Je suis un éternel optimiste ! ;)

 

L'information circule à vitesse grand V sans recul ni mise en perspective ? Oui. C'est fondé sur la croissance : plus le temps d'une action quelconque prend du temps, moins la croissance est importante. Nos sociétés se dotent de toutes sortes d'outils pour « raccourcir » le temps, voire l'effacer. Le temps est un ennemi, pas seulement parce qu'il permet la réflexion. Le temps est contre-croissant dans nos sociétés en permettant à toutes les temporalités de s'exprimer : métamorphose des insectes, végétaux, climat, géologie, rythme lunaire, autisme, ... toutes les échelles, tous les domaines ! Impossible à gérer ! Le climat, c'est long ... Le tweet, c'est rapide et on peut en créer des milliards en un instant !

 

 

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Location : St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79

Merci d'avoir partagé ton billet un_Mauzunois, et par de là même, ton blog. Tendance à franchement adhérer, une rareté pour moi lol, même si je vois à travers la métaphore aussi l'ouverture, le pluralisme, le rêve, l'espérance, la poésie et l'appréciation de ce qui entoure l'individu. 

Donc je ne suis pas convaincu que celle dont il est question dans ton article en soit réellement une.

 

Ainsi je me demande si "Les métaphores qui présentent la Terre comme un unique organisme vivant et ses parties comme des organes ont certainement joué un rôle important dans la prise de conscience des interactions écologiques et physiques au niveau planétaire", ne sont pas justement du dogme, en lieu et place de la métaphore, celle qui laisse la liberté au centre, celle-là même qui ne dirige pas mais qui détache aussi bien le destinateur que le destinataire, celle qui va donc tenir compte des composantes socio culturelles, en somme celle qui ne juge pas à partir de l'identité formatée des auteurs, en somme celle qui fait l'effort d'opposer immoral et amoral, celle qui à l'humilité du 'zététiste'.  Bref celle qui de par son inaction binaire, ne peut être victime de l'inaction en terme de résultat pratique.

 

C'est à dire celle qui va éviter d'opposer fin du monde et fin du mois. Faudra t'il, ou faudrait il juguler les 2? cela relève t'il de la capacité humaine, ou doit-on se focaliser sur l'espoir qui ne t'es pas cher, de la nébuleuse du transhumanisme effectivement? de la rythmique croissance communautaire aux effets actuels sur le climat,  à une gouvernance algorithmique décomplexée aux effets inconnus, je pose la question. 

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Location : Aubagne (13400)

La zététique !! 😍

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Location : Mauzun, Puy-de-Dôme (63), 600 m
Il y a 12 heures, sebb a dit :

Merci d'avoir partagé ton billet un_Mauzunois, et par de là même, ton blog. Tendance à franchement adhérer, une rareté pour moi lol, même si je vois à travers la métaphore aussi l'ouverture, le pluralisme, le rêve, l'espérance, la poésie et l'appréciation de ce qui entoure l'individu. 

Donc je ne suis pas convaincu que celle dont il est question dans ton article en soit réellement une.

 

Ainsi je me demande si "Les métaphores qui présentent la Terre comme un unique organisme vivant et ses parties comme des organes ont certainement joué un rôle important dans la prise de conscience des interactions écologiques et physiques au niveau planétaire", ne sont pas justement du dogme, en lieu et place de la métaphore, celle qui laisse la liberté au centre, celle-là même qui ne dirige pas mais qui détache aussi bien le destinateur que le destinataire, celle qui va donc tenir compte des composantes socio culturelles, en somme celle qui ne juge pas à partir de l'identité formatée des auteurs, en somme celle qui fait l'effort d'opposer immoral et amoral, celle qui à l'humilité du 'zététiste'.  Bref celle qui de par son inaction binaire, ne peut être victime de l'inaction en terme de résultat pratique.

 

C'est à dire celle qui va éviter d'opposer fin du monde et fin du mois. Faudra t'il, ou faudrait il juguler les 2? cela relève t'il de la capacité humaine, ou doit-on se focaliser sur l'espoir qui ne t'es pas cher, de la nébuleuse du transhumanisme effectivement? de la rythmique croissance communautaire aux effets actuels sur le climat,  à une gouvernance algorithmique décomplexée aux effets inconnus, je pose la question. 

 

Ouf là :)

Suis pas sûr d'avoir tout compris sebb !

Dans mon papier je faisais effectivement des références assez vagues à des réflexions beaucoup plus approfondies qu'on trouvera dans toute la littérature philosophique sur ces sujets (disons la philosophie de l'écologie etc. notamment la distinction monde/vie telle qu'elle est développée par exemple chez M. Foessel - avec lequel je ne suis pas entièrement d'accord cela dit)

Quelques remarques pour préciser, très très succinctes :

1. Il existe un abîme intellectuel entre les théories philosophiques autour du concept de la Planète comme organisme, théorie globale et tout à fait rationnelle - popularisée par James Lovelock sous le nom de hypothèse Gaia en son temps, théorie qui n'a rien de perchée en fait, contrairement à ce que son intitulé laisse penser - et ses innombrables avatars dans le mainstream écolo. Certains (Frédéric Worms par exemple) défendent l'idée qu'il y ait une théorie "vitaliste" critique qui n'interdise pas la réflexion politique. En fait, je m'en prends surtout aux versions "grand public", l'écologisme neueneuh comme je l'appelle, complètement "apolitique" ou faisant montre d'un ignorance à peu près totale des problématiques politiques, morales, sans parler de la géographie, du climat, des complexités géopolitiques etc.. Souvent lié d'ailleurs à l'ethnocentrisme, écueil que je dénonce régulièrement (cf dans mon article la seconde partie). Pire encore, les "solutions", quelles soient tirées de cette écologie neuneuh (l'agroécologie pour tous par exemple, blague sinistre quand tu évalue le nombre d'habitants possiblement concerné à l'échelle de la planète)) ou promue au rang de "transition écologique" ou "capitalisme vert" et toutes ces conneries dont le but est de surtout continuer le business quoiqu'il en coûte, toutes ces "solutions"sont ridicules et ne sauveront que la gueule de ceux qui les adoptent, sacrifiant gentiment tous les autres.

2. Ma crainte au fond, c'est que le point de vue globalisant d'une écologie vitaliste (qui privilégie le fait d'être vivant plutôt que de "composer un monde" comme dirait Philippe Descola) mêlé au point de vue catastrophiste (version collapsomachin), c'est qu'il nous économise la peine de penser la question toujours actuelle de la justice. Si je devais me situer actuellement en philosophie de l'écologie, je dirais que je suis d'abord attaché à ce qu'on appelle (dans pas mal de pays mais peu en France, il y a de bonnes raisons à cela), la "justice environnementale" - qui considère qu'il est absurde d'envisager un "environnement" en excluant ceux qui y vivent (et en réalité contribuent à le fabriquer, pour le meilleur et pour le pire), humains et non-humains compris. Exemple de truc qui m'exaspère : "Notre poumon brûle" (en parlant de l'Amazonie) - je me contrefous de savoir si la métaphore est fondée scientifiquement ou non (la forêt comme poumon etc), non, ce qui m'insupporte, c'est l'ethnocentrisme qui se manifeste là, le souci des poumons des habitants des pays riches et tempérés d'Europe de l'ouest (lesquels devraient dans l'ensemble se tirer d'affaire même avec des dérèglements climatiques extrêmes - tandis que tous les autres crèveront et crèvent déjà la bouche ouverte)

3. Les zététiciens (des ultra-rationnalistes  dotées d'une épistémologie digne du positivisme version XIXè, à l'esprit obtus et incapables de sortir de leur scientisme et de leur réductionnisme à deux balles, qui jouissent surtout d'un scepticisme qui s'applique à tout mais surtout pas à eux-mêmes) me gonflent profondément, mais c'est un autre sujet.

 

 

Edited by un_Mauzunois
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Location : Aubagne (13400)

1- La pseudo-écologie politique comble un vide (un double vide, en fait) :

- une prise de conscience « ébouriffée » (partielle, mal comprise / interprétée, fusante, ...) d'une part importante des populations. Cette prise de conscience doit être « canalisée » par les pouvoirs afin de ne pas être subversive. « On » propose toutes sortes d'astuces (le plus souvent des farces et attrapes) sensées améliorer l'environnement / la planète / les ressources / ... rayez les mentions inutiles au cas considéré) et permettant de donner bonne conscience (et minimisant par là même la prise de conscience).

- pour capter politiquement ces populations en quête de mieux-vivre (!) et éviter qu'elles n'explorent d'autres voies, des partis, mouvements et autres collectifs sont créés ex nihilo ou noyautés pour les dévoyer ; une méthode qui a fait ses preuves depuis des millénaires !

Ces deux modes se présentent différemment selon les sociétés mais sont présents en Europe, en Asie, en Afrique au moins.

 

Après, « cultiver son jardin », au sens propre comme au figuré, sauve rarement des individus, humains ou non, au-delà d'un périmètre géographique ou sentimental/émotionnel proche. Pour autant, ce n'est pas négligeable. Loin de moi l'idée du « c'est mieux que rien » qui rejoint le plus souvent les deux points énumérés ci-dessus. Au contraire, cela me paraît une nécessité innée de tout individu social et socialisé vis à vis des Autres.

De plus, la complexité des interactions et des rétroactions, de la sphère de causalité, etc rend la pensée et l'action « totales » (celles qui prennent en compte toutes les facettes et tous les vecteurs) éminemment insurmontable pour un individu. Sa pensée et son action partielles sur un périmètre réduit en tant qu'individu ne l'exonère pas de sa participation à une pensée et une action collective sur un périmètre global. Mais les deux sont fondamentaux.

L'erreur (voire la faute, mais c'est là une question morale, subjective) est de se contenter de formules prémâchées sans prendre le temps nécessaire de la critique.

Diviser, c'est régner. Abrutir aussi.

 

2- Oui.

Citation

c'est qu'il nous économise la peine de penser la question toujours actuelle de la justice.

 

3- Zététiciens d'un côté, zététique de l'autre.

Ce que j'apprécie particulièrement dans la zététique est qu'elle prend le temps comme allié et la critique comme guide. On revient ainsi à la fin de mon point 1.

C'est un levier, pas le seul, mais c'est un levier.

Quant aux zététiciens, ce sont des individus comme les autres. Certains discours vont m'emballer (ouvert, structurant, réflexif) alors que d'autres, pourtant prononcés par le même, m'insupportent (pédant, rhétorique, fermé, ...). C'est le jeu de la critique par un individu.

 

Sur le post de Sebb, il y a un point sur lequel je doute : celui de la liberté qui doit être au centre. La liberté ne peut pas être laissée seule car elle est individualiste. Au minimum, le « centre » doit être dual pour compenser les effets pervers de l'autre. Par exemple, liberté (individualiste) et fraternité (collectiviste *) ? 

(* rien à voir avec le collectivisme à la soviétique ni même au communisme)

 

 

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Location : St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79

Un_Mauzunois, intéressantes ces références, un bouquin à conseiller sur l'oeuvre de James Lovelock, histoire d'approcher un peu plus l'élaboration de cette  théorie?

Constatant que tu utilises beaucoup ce terme tête d'affiche "ethnocentrisme", pourrais-tu en donner une définition, si c'est déjà dans don blog, alors je m'en excuse, je cliquerai sur le lien avec plaiz'.

 

Oui la racine bien sûr, être centré sur ses racines, mais pourquoi ne pas être plus globalisant, en parlant d'anthropocentrisme? s'agit-il vraiment de 2 philosophies différentes, je veux dire l'ethnocentrisme est elle suffisante pour justifier du constat actuel, sur l'approche écologique? j'aurais tendance à la voir comme une des composantes de l'anthropocentrisme.

 

Par exemple, celle de wikipédia:

"L’ethnocentrisme est un concept ethnologique ou anthropologique qui a été introduit par W. G. Sumner. Il signifie « voir le monde et sa diversité à travers le prisme privilégié et plus ou moins exclusif des idées, des intérêts et des archétypes de notre communauté d'origine, sans regards critiques sur celle-ci »

 

Pour _sb, niveau zetetisme, rien à redire ^^ 

Concernant la liberté, il est clair et tu fais bien de le préciser, "centre" ne veut pas dire sans balises, sans cela on peut s'arranger d'à peu près tout sous couvert de liberté, on entre dans le dogme du "bon sens", le danger absolu.

 

Non, mine de rien la bonne vieille citation qui explique, " la liberté s'arrête là où commence celle d'autrui" reste encore exploitable de nos jours, et offre un compromis qui permet l'existence d'un ordre qui reste encore semble t'il accepté, en tout cas non fuit par les populations.

Evidemment le suite de Fibonacci ne bouclerait pas si on y intégrait pas de nouveau cet ethnocentrisme qui met en danger permanent cette liberté arbitrée.

 

On (le monde) semble croire, se convaincre que ce yoyo de l'histoire est résolu, mais on ne passe pas de 0°C à 1°C sans faire de saut, et je ne vois pas de saut franchi ou en passe de l'être de la part de l'humanité. "L'avenir est un long passé" c'était Manau je crois, ou le "temps ne change pas au cours du temps sa façon d'être le temps", là c'est Klein,  restent malheureusement adaptable. Et derrière tout ça, notre sujet, la destruction de la biodiversité.

 

Un coup de pied dans le derrière envoyé par Dame Nature, quoique vu l'évolution des indices de religiosité, la Dame blanche aurait une meilleure réception <> lol,  mais je doute qu'un progrès en sortirait.

Le monde en équation, ouai ça peut marcher, mais à quel prix, selon quel process? On ne va quand même sombrer dans un pessimisme absolu qui voudrait qu'il n'y a que l'aliénation humaine qui puisse sauver l'environnement. 

 

Bref en attendant:  😃

http://www.scienceinfo.fr/canicule-saccoupler-avec-un-ventilateur-est-il-bon-pour-la-sante/

Cancers, catastrophes, guerres, surpopulation, nucléaire, famines, réchauffement climatique … Ce qui change au 1er septembre

 

 

Les scientifiques sont formels : il s’avère que finalement rien ne va changer au 1er septembre. Il y aura toujours autant de cancers, catastrophes naturelles, guerres,

 

surpopulation, famines et réchauffement climatique. Ce qui finalement est plutôt rassurant, les humains n’aimant pas spécialement le changement.

Edited by sebb
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Location : Aubagne (13400)

En marge mais c'est le commentaire sur l'ethnocentrisme qui m'y fait penser. Le monde vivant est illustré sous la forme d'une échelle :

l'herbe mange sur la terre, le gnou mange l'herbe, le lion mange le gnou.

Le lion est le roi.

Et l'homme est au sommet (quand il ne se considère pas en dehors, cf 1er post) en tuant ou en laissant vivre le lion par son choix propre.

 

C'est quelque peu réducteur pour une image de la biodiversité et du monde vivant en général.

S'il fallait l'illustrer, l'image d'une roue de vélos serait bien meilleure : pas de hiérarchies, pas de « tête » mais des cycles et des interactions à tous les niveaux.

Voir le monde vivant comme une échelle ordonnée est une vision anthropocentrée (ethnocentrée également s'il existe une différence entre les deux termes), prenant exclusivement en compte son propre référentiel (on n'est pas loin de l'allégorie de la caverne ...).

 

il y a une heure, sebb a dit :

le "temps ne change pas au cours du temps sa façon d'être le temps",

 

C'est l'un des problèmes majeurs. Nos sociétés croient qu'elles peuvent vaincre, sinon contrôler, le temps. Naturellement non, c'est une illusion qui peut coûter très très chère à l'Homme. Les changements dans les climats et le monde vivant en sont deux exemples.

Une autre illusion est portée par le technicisme exacerbé.

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Location : St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79

J'aime bien l'image de la roue de vélo, encore que la notion de cycle donne un aperçut linéaire, si tu poses ça sur une ligne, ça équivaut à supprimer la variable (t), une variable ô combien essentielle comme tu l'a rappelé.

Ainsi je veux bien admettre qu'on ne sache toujours pas définir ce qu'est le temps, comme celui qui concerne la chaîne d'interaction au présent, mais en revanche on sait parfaitement ce à quoi correspond une durée, soit l'évolution du vivant en ce qui nous concerne ici.

Peut-être ne l'est il pas, mais pour l'heure force est de constater que le process nous apparaît comme hétérogène, cyclé oblong,  sans cela la nature ne darwinnerait plus d'ailleurs, toujours est-il que nous sommes animés par le conservatisme par nature, il existe de la littérature sérieuse sur le sujet d'ailleurs, soit perdurer dans celui de préserver et celui de progresser, une fois de plus pour un % élevé de profil, je pense que la solution, en tout cas son début se cache derrière l'ignorance. 

Edited by sebb

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Location : Dijon

Merci Mauzunois d'avoir ouvert ce sujet, sur lequel beaucoup d'idées me viennent en tête mais de façon confuses et désordonnées.. et sans doute pas aussi construites que vos réflexions..j'ai couché quelques mots hier dans le train..😇

 

Les épaves,

Un vieux loco-tracteur jaune, une locomotrice pousseuse et poussiéreuse, abandonnée sur une voie de tampon annexe, recouverte de végétation, un figuier déjà robuste, témoin d’une remontée régionale des températures a envahit la cabine rouillée,

Sa coque blanche étincelante éventrée -  ses mâts enchevêtrés -- sa quille de voilier, brisée comme la canne de mon grand-père,le tout porté d’une main divine au dessus des terres et des palmiers, témoin échoué d’un déséquilibre brutal,

Deux épaves apparues au fil d’une seule journée, séparées de milliers de kilomètres et reliées par un seul témoin, Nous, une vision anthropocentrique assumée de ma part..

Mauzunois m’a donné accès à un fil de pensée, non démêlé, j’ai eu l’occasion en cette journée de pouvoir confronter ton approche de la singularité du vitalisme. Approcher aussi, très succinctement, et je l’avoue, j’ai découvert le terme en vous lisant, de la notion de « zététique »… Est-ce une entrave à notre imaginaire et innovation.. ?

J’ai été lors de cette journée, dans ce que Coluche nommait « les milieux autorisés ».. Comment construire une feuille de route politique face aux défis d’avenir (entendez réchauffement climatique, mais il ne faut plus le dire, il faut parler de défis d’avenir…mdr)..

Notre espèce s’est modelée au cours de 3 M d’années d’évolution, débutant une conquête de territoire, il y a probablement 1.5 Ma, s’opposant à son premier semblable, il y a 30 000 ans (Neandertal ayant fait les frais de son angélisme…)et plus récemment en exterminant les dernières peuplades en harmonie avec le vivant en amazonie. C’est une évolution d’espèces anthropocentrée, cannibaliste.. effaçant même les dieux qu’elle se crée…effaçant les dieux-hommes (pharaon, incas) et aboutissant aux hommes-dieux.. demain les Sur-hommes : les 26 de la planète qui détiennent autant que les 50 % du total des plus pauvres n’en sont plus très loin…

Les épaves, le vieux pousseur disparaît en passant à 180km/h sur la voie de chemin de fer, ce témoin  d’un abandon  de notre part s’efface vite.. me concentrant sur le rail, la vitesse dessine un simple trait brun, couleur rouille, l’œil ne perçoit plus les modifications de courbures, les joints de dilatations, le passage d’une éclisses.. une voie supplémentaire apparaît, le passage s’opèrent comme une fusion des rubans d’acier, effaçant le relais d’aiguillage…à l’échelle des temps géologiques, les épaves disparaissent vite.. il nous reste à savoir si nous souhaitons marquer notre empreinte comme un simple aiguillage..

1 milieu autorisé…, je me sens comme un observateur, et pas comme autorisé à penser.. les discussions de Mauzunois sur les « petits gestes » qui ne sauveront que ceux qui les mettent en œuvre ont trotté dans ma tête lors de cette journée.. nous n’avons pas refait le monde mais débattu d’un sujet issu du Canard.. « 8 milliards d’aides publiques pour une énergie verte qui rejette du CO2 »… et la aussi, la zététique, la controverse scientifique d’un dispositif censé nous faire « transiter »…Alors, on fait, on fait pas.. petit pas.. pas en arrière, pas de côté..

Les épaves, elles, s’accumulent sur notre chemin….

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Location : Mauzun, Puy-de-Dôme (63), 600 m
Le 06/09/2019 à 15:12, Discolulu a dit :

Merci Mauzunois d'avoir ouvert ce sujet, sur lequel beaucoup d'idées me viennent en tête mais de façon confuses et désordonnées.. et sans doute pas aussi construites que vos réflexions..j'ai couché quelques mots hier dans le train..😇

 

Les épaves,

Un vieux loco-tracteur jaune, une locomotrice pousseuse et poussiéreuse, abandonnée sur une voie de tampon annexe, recouverte de végétation, un figuier déjà robuste, témoin d’une remontée régionale des températures a envahit la cabine rouillée,

Sa coque blanche étincelante éventrée -  ses mâts enchevêtrés -- sa quille de voilier, brisée comme la canne de mon grand-père,le tout porté d’une main divine au dessus des terres et des palmiers, témoin échoué d’un déséquilibre brutal,

Deux épaves apparues au fil d’une seule journée, séparées de milliers de kilomètres et reliées par un seul témoin, Nous, une vision anthropocentrique assumée de ma part..

Mauzunois m’a donné accès à un fil de pensée, non démêlé, j’ai eu l’occasion en cette journée de pouvoir confronter ton approche de la singularité du vitalisme. Approcher aussi, très succinctement, et je l’avoue, j’ai découvert le terme en vous lisant, de la notion de « zététique »… Est-ce une entrave à notre imaginaire et innovation.. ?

J’ai été lors de cette journée, dans ce que Coluche nommait « les milieux autorisés ».. Comment construire une feuille de route politique face aux défis d’avenir (entendez réchauffement climatique, mais il ne faut plus le dire, il faut parler de défis d’avenir…mdr)..

Notre espèce s’est modelée au cours de 3 M d’années d’évolution, débutant une conquête de territoire, il y a probablement 1.5 Ma, s’opposant à son premier semblable, il y a 30 000 ans (Neandertal ayant fait les frais de son angélisme…)et plus récemment en exterminant les dernières peuplades en harmonie avec le vivant en amazonie. C’est une évolution d’espèces anthropocentrée, cannibaliste.. effaçant même les dieux qu’elle se crée…effaçant les dieux-hommes (pharaon, incas) et aboutissant aux hommes-dieux.. demain les Sur-hommes : les 26 de la planète qui détiennent autant que les 50 % du total des plus pauvres n’en sont plus très loin…

Les épaves, le vieux pousseur disparaît en passant à 180km/h sur la voie de chemin de fer, ce témoin  d’un abandon  de notre part s’efface vite.. me concentrant sur le rail, la vitesse dessine un simple trait brun, couleur rouille, l’œil ne perçoit plus les modifications de courbures, les joints de dilatations, le passage d’une éclisses.. une voie supplémentaire apparaît, le passage s’opèrent comme une fusion des rubans d’acier, effaçant le relais d’aiguillage…à l’échelle des temps géologiques, les épaves disparaissent vite.. il nous reste à savoir si nous souhaitons marquer notre empreinte comme un simple aiguillage..

1 milieu autorisé…, je me sens comme un observateur, et pas comme autorisé à penser.. les discussions de Mauzunois sur les « petits gestes » qui ne sauveront que ceux qui les mettent en œuvre ont trotté dans ma tête lors de cette journée.. nous n’avons pas refait le monde mais débattu d’un sujet issu du Canard.. « 8 milliards d’aides publiques pour une énergie verte qui rejette du CO2 »… et la aussi, la zététique, la controverse scientifique d’un dispositif censé nous faire « transiter »…Alors, on fait, on fait pas.. petit pas.. pas en arrière, pas de côté..

Les épaves, elles, s’accumulent sur notre chemin….

 

C'est assez beau les épaves quand on met entre parenthèse les sombres perspectives climatiques, surtout sous ta plume : ça me fait penser au très beau livre de Jacques Lacarrière, ce Bel aujourd'hui (qui est ressorti plus tard sous le titre : "Ne lâchons pas la proie du soleil pour l'ombre des écrans", où cet infatigable randonneur transfigurait littéralement les ruines et les épaves de nos mondes industrialisés avec sa poésie.

 

Sinon, oui, les défis d'avenir et les milieux autorisés. Ça pour un défi c'est un défi. Mais je dirais que le plus grand défi, c'est comment ces zigues vont faire avaler à la population et aux pays du sud que leur projet c'est de sauver leur gueule en sacrifiant tous les autres.  Comme je suis un prophète de malheur, je ne vois pas d'autres solutions que de se préparer surtout militairement. Parce que ça va chauffer, et pas seulement au niveau du climat. Mais bon. J'ai le pessimisme congénitalement chevillé au corps donc je dois pas être un bon "milieu autorisé" je suppose.

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

Une dictature à prétexte écologique est, pour moi aussi, cette épée au-dessus de nos nuques, et ce qui, finalement, ferait plus de dommages que le DC lui-même. 

À l'image des épidémies, la maladie fait son lot et les hommes s'occupent d'encore mieux achever son oeuvre.

"Homo homini lupus", ou "deus"? 

Le choix est encore là. 

(Pessimiste par découragement, optimiste par révolte). 

Edited by Flora
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Location : Dijon

Pour produire une bonne concertation et emporter un consensus, il faut des optimistes et des pessimistes ..tu aurais donc toute ta place, d'autant plus à la lecture de tes écrits et de ta culture poétique. Je l'ai déjà évoqué dans un autre post mais il n'est plus question aujourd'hui dans les politiques qui vont être mise en oeuvre " demain" de "sauver la gueule des autres". Les mesures d'adaptation prennent largement le dessus sur celles d'atténuation... et dans "adaptation" il y a une notion de concurrence qui se développe , comment s'adapter mieux que son voisin  ( pays, région, ville) .. comment je mise sur une plus-value du changement (bénéfice coût-risque)...j'ai lu la double page du monde sur Thomas Piketty...une injonction pour les économistes à intégrer davantage de social...un vrai utopiste-optimiste... 

Je me considère agnostique-pessimiste-climatoGieciste. Nouveau courant de pensée que je propose d'incarner...😆. .. Quand aux pays du Sud, tout dépend la classe sociale de la population, j'ai été assez frappé du "rapide" désintérêt pour le drame Bahaméen quand les médias occidentaux ont compris que l'essentiel de la population concernée était pauvre, issue de bidon ville composé de "réfugiés" (la-bas aussi il y en a !)...Donc, je ne vais pas te rassurer mais ces zigues ont déjà commencé à mettre la tête sous l'eau (au propre comme au figuré ) à ceux du Sud... et On cautionne ou on ferme les yeux... la mondialisation a eu pour effet de lisser la puissance des Etats et au sein de tous les États, une oligarchie dominante préserve le système... Entorse à mon agnosticisme; je ne crois pas à un conflit militaire .. il faut être  deux et la faction "pauvres" qui devraient prendre les armes n'en  a ni les ressources, ni la coordination ni la strategie. Un mur de bonnes intentions et de conventions onusiennes inappliquées protègent bien plus efficacement ..

un Cauchemar me revient souvent.. une porte sombre.. pas engageante, je sais, je sens que je ne dois pas l'ouvrir .. que la pièce est ideuse, sale, morbide.. et pourtant je l'ouvre.. le "rêve " ne va jamais plus loin.. mythe de pandore auquel mes jeunes lectures "Kingeste" se rattachent ou sentiment de rejet de ma propre situation de privilégiés. .. je pense que des psychologues en parleraient mieux que moi.

 

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Location : Perpignan
Il y a 11 heures, Discolulu a dit :

une oligarchie dominante préserve le système...

 

 

Cette phrase résume la situation aujourd'hui ainsi que tous les freins au changement qu'elle rencontre.

J'ai la vague (pas trop en fait) impression que le système (au sens trèèèèèèès large) dans lequel on vit est en bout de course. Du point de vu écologique bien sûr, on en est tous conscient ici. Du point de vue économique aussi, il y a une décorrélation entre les richesses produites et celles distribuées, les états sont aujourd'hui dans l'incapacité la plus totale d'absorber le prochain choc, les taux d'intérêts deviennent largement négatifs (aucune théorie économique n'a été développée avec des taux négatifs). 

Au niveau social aussi. Les classes moyennes sont écrasées. Et c'est là que la phrase que j'ai extrait de ta prose prennent leur sens. L'oligarchie dominante fera tout pour que le système ne change pas, et ça ne me paraît pas trop compliqué pour elle. Les politiques sont à sa botte car ils ont l'impression que sans eux ils ne peuvent rien faire et surtout pas être réélus. Et ils doivent également y trouver leur compte... La classe populaire (à l'occidentale j'entends) n'a pas (plus?) les moyens de lutter sans se faire descendre dans les médias (il y aurait beaucoup à dire sur eux aussi...). Que reste-t-il? Le vote? Dans nos démocraties, et surtout en France, jamais un mouvement (au sens des réformes proposées) radical (de droite, gauche, écolo) ne sera élu. La masse "molle" aura toujours raison et au final rien ne changera. Ah si! Les riches seront encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres.

 

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Location : Aubagne (13400)

Ce qui me rend optimiste, c'est le système à bout de course. Ceux qui en profitent essaient bien ŝur de le sauver pour en profiter  toujours plus et léguer à leurs progénitures de quoi rester « en haut » de l'échelle (et pas uniquement sociale).

L'adaptation que vous citez entre dans ce cadre : considérer le DC reviendrait forcément à déconsidérer le système, chose impossible pour ceux qui dirigent. La solution, la même utilisée depuis des siècles, est alors d'adapter le système à une nouvelle problématique. Cette fuite éperdue en avant couplée avec une évolution fulgurante des sociétés ne peuvent qu'amener à l'effondrement de ce système. Quand, comment, je ne sais pas, avec quels dégâts directs et indirects, je ne sais pas.

Ce qui me rend moins optimiste est l'éducation de plus en plus marginalisée. Pas l'école en elle-même, mais tout ce qui concoure à l'éducation d'une personne : ses capacités d’analyses, d’observations, de réflexions et de décisions. Et donc ses capacités critiques. Un monde à la Idiocraty ...

Edited by _sb
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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

2044: année où les blancs deviendront minoritaires aux États Unis. 

2019: il est "urgent" de construire un mur entre les US et le Mexique. 

😅😅😅

2012-... : 25 500 réfugiés de guerre, politique et/ou climatiques ont traversé la Méditerranée.  1/5ème s'y est noyé, le reste se fait mal accueillir - si accueilli du tout.

11/09/2019: création du poste de Commissaire à la Protection du Mode de Vie Européen. 

😅😅😅

Poutine, Orban, Jinping, Trump, Johnson, Erdogan, Salvini, Duda, Bolsonaro, Modi ... 

La 50/60aine. Hommes. Conservateurs, nationalistes, populistes, jusquauboutistes et caricatures d'intolérance. 

 Les fins de règne sont toujours les plus pathétiques, dans le dérisoire des sursauts d'agonie d'une idée du monde pourtant déjà finie. 

Reste l'humour. Toujours une belle politesse du désespoir. 😊

Edited by Flora
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Location : Mauzun, Puy-de-Dôme (63), 600 m

NON !

Il reste encore un espoir !

Un homme, et ses disciples, peuvent encore nous sauver !

 

Reviens Benoît Frappé (sic), la France, que dis-je, le MONDE,  a besoin de toi !

 

(désolé, je sais qu'on n'a pas le droit de faire du prosélytisme religieux et/ou politique sur IC, et là je fais les deux à la fois, bing !)

Edited by un_Mauzunois
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Location : Montreuil (93) ou Ciran (37)

OK alors ne transformons pas ce très intéressant topic en tribune politique, merci.

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

Ok. 

J'arrête de parler des dinosaures. 

De toutes façons, il y a eu extinction. 

Edited by Flora
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Location : Dijon

Vous savez, on prépare des politiques 2021-2027, c'était 28 Mds  € sur la période 2014-2020...moi je veux bien que cela n'interroge personne .. il y aura moins sur la prochaine période qui accesoirement va se décider dans le plus grand foutoir politique entre Brexit, majorité parlementaire européenne vacillante, commissaire française financée par un thinkthank américain, et monté des populismes à travers de prochaines élections. .. . Oui le réchauffement climatique modifie nos comportements  (ou orientés via les sciences comportementales) , il modifiera nos gouvernements. .. . C'est un signal comme un autre dans le bruit généralisé du  RC ... 

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Location : Montreuil (93) ou Ciran (37)

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Et ça fait 15 ans qu'on n'y transige pas, alors n'espèrez même pas dériver sur ce terrain là, sur ce topic ou un autre. Et comme c'est déjà le 2ème rappel à l'ordre, je peux très vite devenir encore plus désagréable.... J'épargnerai à nos lecteurs le contenu totalement HS que j'ai dû modérer - étant entendu, avant qu'on me traite de censeur, de partisan, de vendu, que sais-je encore,  que j'ai déjà viré l'approche très exactement inverse à la votre par le passé, et sur des contributeurs bien plus capés.

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Location : Dijon

Ok c'est noté. . Loin de moi l'idée de vous donner plus de travail ou d'abjurer mes pensées. Mauzunois disait qu'il fallait en finir avec le nous ethnocentriste, en brandissant un glaive du combat du réchauffement climatique .. chacun de nous , européen, vont avoir pendant les années qui viennent des injonctions à adopter certains principes évoqués par Mauzunois.. soit pour réellement participer à la réduction de nos GES soit pour permettre à une autre partie de conserver le plus longtemps possible un mode de vie contraire .. 2050, beaucoup de stratégie publique se fixe cette horizon (je ne les evoquerai plus. .?) .. d'ici là Chacun jugera des écueils à éviter dans ses comportements..

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Location : Aubenas en Ardèche méridionale

 

manque une question : qui sommes nous et d'où venons-nous ?

il me semble que notre espèce homo sapiens porte en elle ce qui lui tombe sur la tête aujourd'hui depuis sont origine.

c'était inéluctable. 

à partir du moment où l'on évolue en permanence (outillage, mode de vie, techniques, mode de pensée....) on bascule irrémédiablement dans le non-durable avec pour horizon lointain mais incontournable : le crash.

chaque innovation engendre de nouvelles contraintes poussant à de nouvelles innovations, etc... 

socialement c'est le même cercle vicieux. à partir du moment où un type défriche et met en culture 1 hectares et qu'à sa mort son fils possède de droit cet hectare qui sera dûment cloturé, on entre dans un système dont les conséquences tomberont en cascades sans que jamais aucun équilibre juste et pacifié ne surgisse (action-réaction, violence-vengeance, l'homme exploite l'homme, on réprime l'exploité ou le lésé pour qu'il ne puisse pas nuire et en vient à la violence d'état et ainsi de suite...) 

vis à vis de la nature c'est la même chose. il est intéressant de constater que seuls certains peuples dit "primitifs" aient conservé un mode de vie infiniment durable car laissant l'écosystème qu'il occupe intact (globalement). ces peuples (j'ai eu la chance d'en cotoyer certains en des coins reculés du monde) on en commun de respecter des règles strictes afin justement d'observer le mode de vie de leurs ancêtres qui se perpétue depuis la nuit des temps.

par cela ils maintiennent à travers le temps, la seule manière de vivre en garantissant à la descendance un avenir non seulement viable mais aussi sans crise. 

et donc : respect des équilibres naturels, respect du vivant. 

mais ses peuples ne sont guère représentatifs d'homo sapiens. 

la plupart des autre sont partis sur une pente glissante. pour eux, faire comme ses ancêtres est contre productif, voire dangereux car cela peut  vous mettre à la merci d'un ennemis (ou concurrent...). donc on invente et on "progresse" (c'est à dire ?).

les nomades animistes prennent les dureté de la nature comme une fatalité douloureuse mais nécéssaire (la mortalité infantile par exemple, atroce mais garante d'un équilibre démographique et d'une population saine, au sens premier du terme) 

les agriculteurs sédentaires même s'ils font des offrandes aux dieux et mouillent leurs culottes, travail en même temps à se prémunir des outrances de la nature et tentent (vainement) de la dominer. ils ont aussi tendance, parfois par simple contact, à détruire les modes de vie des nomades animistes. 

le bilan est la catastrophe que l'on observe aujourd'hui.

nous avons mis en route un engrenage que nul ne peut arrêter.  et cette propension à évlouer est propre à notre espèce.

les abeilles, les requins ou crocodiles ont rigoureusement le même mode de vie que leurs ancêtres depuis toujours. ils sont sur terre depuis plusieurs dizaines de millions d'années. sans faire de dégâts...

nous sommes des innovateurs, des explorateurs, des colons et des guerriers. perpétuellement insatisfaits. le temps et l'acquisition de nouvelles connaissances et des nouvelles techniques qui vont avec ne peuvent, à terme, mener qu'à des dérèglements majeurs et in fine dramatique.

notre faible capacité à résoudre les crises que nous engendrons devrais nous amener à considérer comme sage non pas d'éviter un épilogue funeste mais de ne pas provoquer de dérèglement au départ. 

donc qui sommes nous ? qu'elle est notre origine exacte (toujours mystérieuse pour les paléoanthropologues) et pourquoi avons nous cette nature, visiblement différente des autres espèces humaines qui nous ont précédé ou accompagné ? 

ça ne répond pas à la question que peut-on faire, car si on suit cette logique on ne peut rien faire. ce qui me conforte dans cette hypothèse puisqu'en regardant de plus près et comme écris plus haut, il semble qu'on ne puisse rien faire... 

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Location : Dijon

J'ai des points d'accords et de désaccords avec toi boubou mais peut-être que les mots ne reflètent pas toute ta logique de réflexion.

Postulat scientifique oblige, à l'heure actuelle d'un GIEC des paléontologues, tous les individus humains sur terre sont issus d'Homo-sapiens... Le dernier représentant d'une ligné phylogénétique différente (Neandertal) a disparu entre 60  et 30 000 ans (peut-être de notre fait).. les origines exacte sont parfaitement retracés avec homo ergaster comme point de départ, reste quelques points débattus sur le rattachement de tel ou tel sous groupes...

Après, je suis d'accord que notre comportement d'Homo sapiens, nous amène là où nous en sommes aujourd'hui.. prédation sur notre environnement, sur notre semblable, protection de la descendance et  défendre son "pré carré".. j'ai lu que les archéologues constatait déjà il y a 200 000 ans un comportement d'exploitation totale de la ressource autour des zones archéologiques...dans les comportements d'explorateurs et d'innovateurs, c'est sans doute cette caractéristique qui a permis que nous soyons encore là.. là aussi j'avais lu l'équilibre entre nomadisme et sédentarisme des grandes migrations humaines qui a forgé (darwinisme) cette capacité de production /consommation dans laquelle nous nous nous inscrivons..j'ai lu Aurélien Barrau, il ne dit pas que des conneries quand il parle de nouveau récit mais il renverse 2Ma d'évolution.....

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Location : Torfou, à la jonction 44-49-85

Croissance économique = croissance de CO2. Et a contrario, décroissance du CO2 = décroissance économique. 

Je ne vois, au niveau énergétique - le vrai noeud de la guerre - qu'un seul débouché technologique gardant le mode de vie "comme avant" : la fusion nucléaire.

...Graal... ou mirage...

Edit: je voulais signifier par le "comme avant", garder la même avidité.

Edited by Flora

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