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Tendance Hiver 2019-2020


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Bonsoir à tou(te)s,

 

Il y a aussi qu'on devient complètement déconnectés (moi le premier) des normales saisonnières avec le RC.

Moi aussi j'avais l'impression d'un mois de Novembre pas si doux, cet après-midi je me disais "peut-être que pour une fois on va avoir un mois en-dessous des normes" !

Comme quoi ...

Et puis maintenant il me revient que dans mon enfance à Evreux, à la fin des années 70, je voyais parfois de la neige mi-Novembre.

 

Rien ne remplace les chiffres !

 

Zonal 45

 

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Mise à jour des tendances saisonnières hiver 2019-2020                  Je n’ai pas proposé de mise à jour durant octobre car la situation incertaine en septembre ne s’est pas forcément plus

Tendances saisonnières hiver 2019-2020 : Un hiver ouvert               Je ne vais pas faire le discours d’introduction très long que j’ai déjà émis ces dernières années pour rappeler à quel

Dans le genre analogie ... Allez, faîtes de beaux rêves (et mini-jeu : trouvez l'année !)                              

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Le ‎07‎/‎11‎/‎2019 à 16:00, kéké a dit :

Oui enfin bon j'ai pas envie de faire l'avocat de l'ange (ou du diable ) mais en Novembre 2009 nous avions  cela :

image.png.406a75949298ed4415453eee95dc0f43.png

Donc les superstitions des fameux cycles ne créent pas forcément la réalité, tout comme notre été hors normes que nous n'avions absolument pas vu venir !

D'ailleurs pour l'hiver 2019/2010 nous n'avions rien vu non plus, pourtant le mois de Décembre fût très hivernal et Janvier n'en parlons même pas pour la moitié nord avec des épisodes neigeux à n'en plus finir...

Tout cela ne me convainc pas en tous cas, et d'ailleurs l’unanimité des modèles saisonniers à voir un mois de Décembre très doux ne m'inspire rien du tout surtout quand on sait quelle était la tendance pour Novembre.

Et c'est pas parce que le pôle se réchauffe vitesse grand V que nous ne pouvons plus connaitre de situation hivernale, au contraire, cela peut faire l'effet d'une boule de glace qui fond sur son cornet...

 

Désolé c'est juste pour rééquilibrer la morosité mainstream sur fond de RC.

C'est ce qu'on appelle la démonstration par le contre exemple (de nov-09….puisqu'il y en a toujours un)

Bref, pour moi la morosité n'existe guère RC ou pas RC...et si grand hiver vient à l'horizon 2020, franchement ça ferait plaisir car depuis 2012 y' a pas vraiment pas de quoi se mettre un vrai manteau en sortant le soir. ..Bon de là à sortir en short comme dirait un certain Claude A...y a encore qq décennies avant cela...

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Il y a 12 heures, zonal 45 a dit :

Bonsoir à tou(te)s,

 

Il y a aussi qu'on devient complètement déconnectés (moi le premier) des normales saisonnières avec le RC.

Moi aussi j'avais l'impression d'un mois de Novembre pas si doux, cet après-midi je me disais "peut-être que pour une fois on va avoir un mois en-dessous des normes" !

Comme quoi ...

Et puis maintenant il me revient que dans mon enfance à Evreux, à la fin des années 70, je voyais parfois de la neige mi-Novembre.

 

Rien ne remplace les chiffres !

 

Zonal 45

 

Effectivement le ressenti ne correspond pas toujours à la réalité implacable des chiffres et des statistiques ! Comme quoi, le RC dérègle un peu les sensations, on a maintenant l'impression d'avoir des T°C en-dessous des normales saisonnières alors qu'elles sont justes dans la norme voire au-dessus. Ceci dit on est encore en 1ère décade de novembre, et je ne pense pas que la deuxième décade fasse monter la moyenne, au contraire. Rééquilibrage en vue a priori, la fin de mois sera le juge de paix et risque fort de donner le ton pour décembre. Je trouve que les HP ont une tendance à s'élever facilement aux hautes latitudes contrairement à l'hiver précédent, ce qui est plutôt bon signe, mais est-ce que cela va durer ??

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Entrelacs/Albens73410

super taf GUGO et comme indice plutôt valant NAO- je rajouterais les températures SST des mois respectifs d’été (juin juillet aout) derniers qui donne souvent une rétrospection pour l'hiver d'après avec les mois décembre janvier février et qui ont été particulièrement NAO-.

Voilà un indice qui vaut ce qu'il vaut mais qui en est un de plus.🤨

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L'AO chute en effet , même si d'après Cohen et al, il aurait normalement fallu attendre 1 à 2 mois pour imaginer que ça suive sa théorie des pulsions neigeuses d'octobre.

 

La NAO est repassée récemment en mode positif, plutôt rassurant après la très longue (et devenant anormale) période NAO-.  Le problème pour les fans d'hiver froid est que pour imaginer repasser en NAO- en début d'hiver, il faudrait imaginer une NAO annuelle très négative et c'est bizarre.

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Aubagne (Les Passons, à l'est) (13400)
Il y a 21 heures, gugo a dit :

J’avoue avoir pour le coup beaucoup de mal à croire à la tournure des modèles saisonniers. Comme vous l’avez vu ci-dessus la situation est quand même incertaine au niveau des indices et il n’y a pas de démarquages réels.  Ne choisiraient-ils pas la solution facile compte tenu de la complexité des tendances de cet hiver ? C’est possible.

 

Elle n'est pas incertaine, elle tend vers le neutre comme tu l'as mentionné à plusieurs reprises dans ton argumentation.

Neutralité des indices n'est, à mon sens mais je peux me tromper, pas synonyme de variabilité synoptique.

Tu n'as pas évoqué la « récurrence » que je nommerai plutôt dans ce contexte de prévisions saisonnières, « rémanence » (pour éviter le piège de l'extrapolation empirique). C'est peut-être également un élément dans la vision commune des modèles, notamment au niveau des conditions initiales (théoriquement subalternes à LT vs CT) et des réanalyses incluses.

Ensuite, le couplage océan - atmosphère est naturellement essentiel mais n'est sûrement pas suffisant à échelle saisonnière et même sous-saisonnière. Les changements majeurs au niveau de la glace de mer sont, je pense, source supplémentaire d'incertitudes au niveau de l'interprétation des sorties de ces modèles.

Enfin, certains indices (ex ENSO) sont typiquement issus des modèles (en tout cas pour celui produit par ECMWF directement lié à SEA S5). Difficile de les unlinker.

 

Surtout, encore bravo pour le travail que tu accomplis ! :)

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Yainville, Seine-Maritime, Normandie
Il y a 2 heures, Cotissois 31 a dit :

L'AO chute en effet , même si d'après Cohen et al, il aurait normalement fallu attendre 1 à 2 mois pour imaginer que ça suive sa théorie des pulsions neigeuses d'octobre.

 

La NAO est repassée récemment en mode positif, plutôt rassurant après la très longue (et devenant anormale) période NAO-.  Le problème pour les fans d'hiver froid est que pour imaginer repasser en NAO- en début d'hiver, il faudrait imaginer une NAO annuelle très négative et c'est bizarre.

 

C'est arrivée entre 2008 et 2013, la NAO a eu une période positive dominante entre 2013 et 2018, elle devrait connaître une période à tendance négative dominante d'ici à 2024 en autre à cause du cycle solaire 25 très faible.

 

J'ai trouvé un étude sympa sur le forçage solaire et la NAO en relation avec le poste de @gugo

https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/qj.2782

Edited by Julien764
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Aubagne (Les Passons, à l'est) (13400)

https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/qj.3676

Multiscale extratropical barotropic variability on the subseasonal‐to‐seasonal timescale (payant)

 

https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/qj.3690

The equatorial stratospheric semiannual oscillation and time-mean winds in QBOi models

Edited by _sb
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Entrelacs/Albens73410

Ce n'est pas très scientifique ce que je vous annonce, mais en tout cas sur "You Tube" de nombreux sites US avec leurs dernières mises à jour de début novembre annonce pour cet hiver une NAO- avec un bel anticyclone Atlantique faisant contournet le jet stream plein nord par Terre Neuve puis Labrador puis groenland et enfin Islande direction Grande Bretagne.

Autant dire j'aimerai savoir la différence entre les modèles européens et de chez eux car à la base les données sont les mêmes à moins que le vieux continent reçoive des données en retard.😀

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D'abord, je tenais à féliciter Gugo pour ses analyses particulièrement pertinentes, intéressantes et détaillées. Tu prends une option plus modérée, contrairement à la mienne, mais qui se tient remarquablement.

À ce propos, sur les indices de réception solaire, tu évoques un écart de 4 ans environ. Il me semble avoir lu une étude où on évoquait plutôt 1 à 2 ans... As-tu l'étude de référence en la matière... Et sur quel site trouves-tu la courbe d'indice de réception (avec les valeurs) afin de construire en parallèle la courbe avec les sunspots ou le solar flux...

Ensuite, sur les dynamiques atmosphériques en fonction de l'année post maxi solaire, aurais-tu les synoptiques mensuelles... j'en ai trouvé quelques-unes mais pas la globalité.

En tout cas, félicitations réitérées pour le travail fourni.

Enfin, j'ai retrouvé les détracteurs ancestraux (Virgile) des prévisions saisonnières. Raisons pour lesquelles je ne participe plus ici...

Mais beaucoup font un travail remarquable : 13V, Mike, Cirrus... et j'en oublie évidemment.

Je tiens à préciser que pour les prévisions saisonnières, il convient de ne pas trop s'attacher actuellement aux intensités, souvent modérées en hiver et accentuées en été au RC (environ 1°3 C d'excédent par rapport aux moyennes que j'utilise pour le NE de la France).

Et qu'il faut aussi s'attarder sur la version qualitative qui peuvent modérer telle ou telle tendance.

Quant à ceux qui peuvent reprocher les tentatives de précision, disons que l'exercice est plus difficile, contrairement à d'autres zones géographiques européennes... Albert Simon et Jean Breton y arrivaient... Par recoupement, singularités et analogies, cela reste une extrapolation. Mais évidemment, le conditionnel reste de rigueur...

 

Cordialement.

 

Stéphane Fievet

https://meteone.pagesperso-orange.fr

 

Edited by Crockett
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St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79

 

il y a une heure, Crockett a dit :

 

Enfin, j'ai retrouvé les détracteurs ancestraux (Virgile) des prévisions saisonnières. Raisons pour lesquelles je ne participe plus ici...

 

Cordialement.

 

Stéphane Fievet

https://meteone.pagesperso-orange.fr

 

Pourquoi vouloir fuir le débat?, tant qu'il n'y a pas d'efficacité, et en l’absence de réfutation, on a quand même le droit de considérer que cette tambouille est à première vue, aussi intéressante soit-elle sur la compréhension de la machine et de ses interactions, sans intérêt pragmatique prévisionnel côté résultat aux moyennes latitudes? 

 

Et si on se tourne vers l'avant, on a aussi le droit de miser sur la capacité d'entraînement de l'IA, plus que sur la votre, simplifiée à quelques effets corrélés de large échelle, lesquels sont  sensés faire ressortir une orientation du mix chaotique, non ?

 

Edited by sebb
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Ecommoy (80-140M d'altitude), Sarthe
Il y a 2 heures, Crockett a dit :

D'abord, je tenais à féliciter Gugo pour ses analyses particulièrement pertinentes, intéressantes et détaillées. Tu prends une option plus modérée, contrairement à la mienne, mais qui se tient remarquablement.

À ce propos, sur les indices de réception solaire, tu évoques un écart de 4 ans environ. Il me semble avoir lu une étude où on évoquait plutôt 1 à 2 ans... As-tu l'étude de référence en la matière... Et sur quel site trouves-tu la courbe d'indice de réception (avec les valeurs) afin de construire en parallèle la courbe avec les sunspots ou le solar flux...

Ensuite, sur les dynamiques atmosphériques en fonction de l'année post maxi solaire, aurais-tu les synoptiques mensuelles... j'en ai trouvé quelques-unes mais pas la globalité.

En tout cas, félicitations réitérées pour le travail fourni.

Enfin, j'ai retrouvé les détracteurs ancestraux (Virgile) des prévisions saisonnières. Raisons pour lesquelles je ne participe plus ici...

Mais beaucoup font un travail remarquable : 13V, Mike, Cirrus... et j'en oublie évidemment.

Je tiens à préciser que pour les prévisions saisonnières, il convient de ne pas trop s'attacher actuellement aux intensités, souvent modérées en hiver et accentuées en été au RC (environ 1°3 C d'excédent par rapport aux moyennes que j'utilise pour le NE de la France).

Et qu'il faut aussi s'attarder sur la version qualitative qui peuvent modérer telle ou telle tendance.

Quant à ceux qui peuvent reprocher les tentatives de précision, disons que l'exercice est plus difficile, contrairement à d'autres zones géographiques européennes... Albert Simon et Jean Breton y arrivaient... Par recoupement, singularités et analogies, cela reste une extrapolation. Mais évidemment, le conditionnel reste de rigueur...

 

Cordialement.

 

Stéphane Fievet

https://meteone.pagesperso-orange.fr

 

D'habitude je mets toute mes sources là j'ai oublié lol je vais les ajouter ;)

Mais pour ta question :

http://www.issibern.ch/teams/interplanetarydisturb/wp-content/uploads/2014/04/Mursula_03_2014.pdf

 

go4v.jpg

 

Édit :Par le passé ça a longtemps été 4-5 ans mais lors des années 2010 il y avait effectivement eu un raccourcissement à 2-3 ans à peine. J'avais lu un article (que je ne trouve plus) qui expliquait que c'était passagé (dû à diverses raisons) et que c'est revenu quasiment à la normale environ 3.5-4ans. 

@Crockett

 

Edited by gugo
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Merci beaucoup Gugo. Je l'avais peut être loupé aussi.

Je ne fuis aucunement le débat Sebb.  Je fais partie des premiers membres d'Infoclimat et même avant... Mais un peu usé en plus de 20 ans de prévisions saisonnières...

Certains évoquant du charlatanisme ou de la voyance dans mes prévisions...

Je n'ai rien contre les modèles ou l'IA en soi... D'ailleurs, adepte des cartes de Roëder dans le temps...

Je pense que tout est complémentaire ; les sciences du climat progressent évidemment.

Edited by Crockett
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Il y a 19 heures, Julien764 a dit :

J'ai trouvé un étude sympa sur le forçage solaire et la NAO en relation avec le poste de @gugo

https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/qj.2782

 

Merci Gugo pour l'analyse, à titre personnel je trouve assez intéressant d'avoir une certaine confrontation franche entre les modèles saisonniers et certains indices : au moins on a l'occasion de jouer un bon match entre les tendances par analogies et les calculs numériques basés sur les dynamiques. Le résultat définitif n'enterra vraisemblablement ni l'un ni l'autre, mais il permettra potentiellement soit de renforcer le constat que les raisonnements par analogies sont à reconsidérer dans un climat changeant, soit de renvoyer les chercheurs / modélisateurs à leurs programmes.

 

J'ai déjà eu l'occasion de le dire (mais cela n'engage que mon avis !), j'ai de moins en moins confiance envers les raisonnements par analogie (d'où le fait d'ailleurs que j'aurais nettement préféré qu'on inverse les rôles, à savoir des résultats de modèles penchant pour le froid et des indices laissant supposer le contraire). Pour la curiosité et faire un essai sur ce point, je me suis un peu amusé à "tester" sur les dernières années les calculs de concordance entre les pressions en Europe en hiver et les cycles solaires, en utilisant la même méthodologie que les chercheurs du lien ci-dessus rappelé par Julien. 

 

Pour rappel, voici ce qu'ils ont mis en relief sur février (mois où l'impact est le plus significatif dans leur étude) sur la période 1870-2010 au niveau des différences de pression entre les années de maximum solaire et les années de minimum solaire avec lag de 1 et 2 ans - extrait de la figure 5 de l'étude :

 

Figure.png.384524ed28aec19a05bac1520f975000.png

 

 

Je ne fais pas le choix de tester les lags 1 et 2 au hasard, je profite que nous sommes justement tout juste en sortie d'un minimum solaire au sens du nombre de tâches (je colle à la même méthodologie que dans l'article). Premier test, via les réanalyses NCEP, avec les différences de pression en lag 1 et 2 entre le minimum de 1964 jusqu'au maximum de 1990 :

 

1014230432_Lag1a.png.0a914bb58f716ea3dce74bb109166bec.png

 

 

Franchement, rien à redire, on retombe largement sur le schéma attendu. Second test, mais sur période récente (minimum 1996 à maximum 2013) :

 

 

739349680_Lag1b.png.2de046a711bd8a0fa541a95bfb387b81.png

 

 

Bon, ce n'est pas non plus une sortie de route complète. Mais quand même : alors que l'Europe est la zone où la corrélation est la plus sensible dans l'étude (les points sur l'image extraite de l'article indiquent les secteurs où la tendance est la plus statistiquement significative, ou dit autrement qu'elle sort du "bruit" climatologique et qu'on a donc le plus de confiance), on y trouve sur les dernières années un résultat inverse que celui qui est attendu.

 

Je vais bien me garder de prétendre que du coup toute l'étude est à jeter à la corbeille, elle met en relief un lien réel sur les siècles passés. Je ne prétends pas davantage que ce lien est définitivement cassé et qu'on ne peut plus s'en prévaloir pour dresser des tendances sur le futur : des sorties de route temporaires sur période courte cela existe aussi, et je pense qu'on pourrait en trouver bien d'autres entre 1870 et aujourd'hui. Toujours est-il que, à une époque où les "sorties de route" se multiplient, on en devient forcément ... méfiant.

 

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St Pierre Du Chemin Centre Est 85 en limite 79
Il y a 2 heures, Crockett a dit :

Merci beaucoup Gugo. Je l'avais peut être loupé aussi.

Je ne fuis aucunement le débat Sebb.  Je fais partie des premiers membres d'Infoclimat et même avant... Mais un peu usé en plus de 20 ans de prévisions saisonnières...

Certains évoquant du charlatanisme ou de la voyance dans mes prévisions...

Je n'ai rien contre les modèles ou l'IA en soi... D'ailleurs, adepte des cartes de Roëder dans le temps...

Je pense que tout est complémentaire ; les sciences du climat progressent évidemment.

C'est ça que je trouve dommageable, c'est de se priver de venir apporter sa prévision pour le motif que certains s'y opposent de manière probablement limite parfois, même condescendante, quand bien même aucune méthode domine aujourd'hui.

 

Tant qu'on sait pourquoi untel ou untel en arrive à telle ou telle conclusion, on peut objecter, trouver la démarche incomplète, peu robuste ou que sais-je, mais il n'en demeure pas moins que je ne doute pas que l'immense majorité d'entre nous la lise avec un réel engouement.

 

Le site internet c'est bien, mais quand son auteur  vient nous en parler ici, c'est autre chose :) .

 

Donc au plaisir de te lire Crockett !  

 

Edited by sebb
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Ecommoy (80-140M d'altitude), Sarthe
Il y a 3 heures, TreizeVents a dit :

 

Merci Gugo pour l'analyse, à titre personnel je trouve assez intéressant d'avoir une certaine confrontation franche entre les modèles saisonniers et certains indices : au moins on a l'occasion de jouer un bon match entre les tendances par analogies et les calculs numériques basés sur les dynamiques. Le résultat définitif n'enterra vraisemblablement ni l'un ni l'autre, mais il permettra potentiellement soit de renforcer le constat que les raisonnements par analogies sont à reconsidérer dans un climat changeant, soit de renvoyer les chercheurs / modélisateurs à leurs programmes.

 

J'ai déjà eu l'occasion de le dire (mais cela n'engage que mon avis !), j'ai de moins en moins confiance envers les raisonnements par analogie (d'où le fait d'ailleurs que j'aurais nettement préféré qu'on inverse les rôles, à savoir des résultats de modèles penchant pour le froid et des indices laissant supposer le contraire). Pour la curiosité et faire un essai sur ce point, je me suis un peu amusé à "tester" sur les dernières années les calculs de concordance entre les pressions en Europe en hiver et les cycles solaires, en utilisant la même méthodologie que les chercheurs du lien ci-dessus rappelé par Julien. 

 

Merci pour les compliments.  

Et pourtant l'an dernier les modèles se sont gourés royalement .... Alors que si l'interprétation des indices aurait été mieux fait par les professionnels ou passionné il est possible que les indices auraient largement mieux prévu l'hiver qui était en vu.... (pour les erreurs voir mon post en juin sur le topic 2018-2019). A mes yeux les modèles ont encore beaucoup de boulot... tout comme le fonctionnement avec ma méthode analogique évidemment. On verra bien cet hiver mais un hiver tout entier NAO+ j'avoue ne pas y croire une seconde. Enfin on verra bien :D 

Pour ton exemple personnellement je ne prends pas cette étude, je considère que le mois par mois est beaucoup trop précis pour un indice très généraliste qui est l'indice solaire, c'est fort logique que ça favorise par le fait une marge d'erreur plus grande sur des exemples précis comme tu as pris.  Et encore plus si on regarde pour un secteur comme l’Europe de l'ouest alors que ça reste plus une étude à échelle de l’hémisphère.

Après à voir avec un panel plus large d'exemple? J'avoue pas le courage de faire ceci xD (surtout que je n'utilises pas leur méthode mois par mois).

 

Mais quand on compare les années aux années référence de l'étude que je prends les ressemblances sont quand même en général troublante sur pas mal d’aspect. Bien que fort logiquement avec le RC quelques déviations subsistent avec plus de rouge en général sur la carte... (j'avais fait quelques tests)

 

Sinon la réactualisation  de ECMWF correspond avec ce que je semble dire pour décembre, chute des blocages du  1 au 5 puis tournure NAO+ ^^

 

utlu.jpg

 

 

Il l'a fait un peu avec du retard xD

Méthode humaine indice 1 point , modèle saiso 0

Le match est lancé :D

 

 

Edited by gugo
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Aubagne (Les Passons, à l'est) (13400)
Il y a 1 heure, gugo a dit :

Méthode humaine indice 1 point , modèle saiso 0

 

J'ai commencé la prévision avec l'observation, les cartes de surface et les RS. Il y a 20 ans, j'ai eu accès aux modèles numériques (moins nombreux et moins étoffés ! ;) ) et, par effet de nouveauté et par déformation professionnelle, j'ai privilégié cette approche. Lorsque je suis revenu à la prévision il y a quelques années, j'ai repris cette logique. Pourtant, depuis quelques temps, même à court et moyen terme, je trouve que j'attache bien trop d'importances aux sorties numériques d'une part, et que je deviens de plus en plus paresseux d'autre part.

Trop d'importances parce que j'ai cet axiome partagé par beaucoup qui affirme qu'un modèle a forcément raison sur mon intelligence.

De plus en plus paresseux parce que je ne prends plus le temps d'évaluer les paramètres (voire d'en calculer certains même empiriquement, l'exemple flagrant est la CAPE) et de prendre les calculs numériques pour argent comptant.

Heureusement, la pluralité des modèles et de leurs sorties imposent encore un regard critique, forçant ainsi à jauger et juger et, in fine, à cogiter.

Certes, la méthode analogique est mise à mal par l'afflux d'informations nouvelles complémentaires ou contradictoires (dues au RC ou non) mais la méthode numérique sous-tend ce même biais, les modèles tentant eux aussi de rattraper leur retard, autant que nous ! Les deux approches sont complémentaires et non supplémentaires : on a besoin de l'une comme de l'autre. L'IA c'est bien, l'humain, c'est mieux avec l'IA comme outil ! :)

Au-delà de la prévision saisonnière, il y a cet aspect fondamental et méthodologique dans les posts de Gugo.

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Il y a 2 heures, gugo a dit :

Pour ton exemple personnellement je ne prends pas cette étude, je considère que le mois par mois est beaucoup trop précis pour un indice très généraliste qui est l'indice solaire, c'est fort logique que ça favorise par le fait une marge d'erreur plus grande sur des exemples précis comme tu as pris.  Et encore plus si on regarde pour un secteur comme l’Europe de l'ouest alors que ça reste plus une étude à échelle de l’hémisphère.

 

Les auteurs ont fait du mois par mois justement parce qu'ils ont trouvé un résultat plus solide que lorsqu'ils ont traité la saison hivernale complète (DJF). Cela est notamment du au fait que les débuts d'hivers sont moins sensibles à ce genre de paramètres que les fins d'hiver. Du coup, cela n'a pas de sens de dire que l'échelle du mois est trop petite alors que c'est justement celle qui donne, au cas particulier, les meilleurs résultats. C'est vrai qu'on a (trop) souvent tendance à vouloir lisser un maximum dès qu'on parle de prévision saisonnière, mais ce n'est pas toujours rigoureux : il existe des mécanismes qui ne produisent leurs effets que sur des échelles de temps très courtes, et dont on va noyer le signal si on veut les observer sur une échelle de temps trop longue. De la même manière qu'il existe des modèles qui sont fait pour l'étude fine temporellement et/ou régionalement (genre on n'utilise pas Arôme pour l'analyse d'une dynamique de large échelle), certains indices climatologiques doivent être interprétés sur des échelles fines faute de quoi ils seront noyés. Les dynamiques stratosphériques en sont aussi un exemple : le signal stratosphérique est tellement faible en décembre qu'il n'est pas décelable, et il est au maximum sur février et mars, et quand on le regarde sur le trimestre hivernal (DJF) on a un résultat médiocre car lissé.

 

Du coup, idem pour la remarque sur l'Europe : dans l'étude présentée, les auteurs ont travaillé sur un lien à l'échelle régionale qu'ils ont d'ailleurs volontairement appuyé en y rajoutant les zones où le lien était statistiquement le plus significatif (fiabilité à 95/99 %). Si le résultat indique une telle confiance localisée sur l'Europe continentale, c'est la marque que ne doit pas s'attendre à ce que selon les années le positionnement de l'anomalie puisse jongler tantôt sur l'Oural, tantôt sur l'Atlas.

 

 

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Je corrobore les propos de chacun évidemment. Même si j'ai analysé les modèles saisonniers depuis 1996, j'avoue qu'avoir baigné aux sons d'Albert Simon durant ma jeunesse, et d'avoir eu la chance d'avoir eu la chance de connaître Jean Breton, cela m'a ouvert différentes portes. Dotées d'une bonne bibliothèque, et grâce à internet cela a permis de capitaliser pas mal de connaissances ou d'obtenir des informations précieuses...

Ainsi, 2003, 2005-2006, les hivers de 2010 ou les étés chauds de 2018 ou 2019 sont plus faciles à détecter même plusieurs années à l'avance.

Néanmoins, le RC rebat les cartes, diminue les intensités et les durées des périodes froides (les hivers 2008-2009 à 2012-2013 sont des exemples notables à comparer aux séries précédentes)... Les vagues de chaleur atteignent des intensités incroyables... Il faut quand même remarquer que lorsqu'on prend les archives depuis 1880, aucune n'atteint l'intensité à 850 HPa de juin ou juillet 2019.

Pour revenir aux prévisions saisonnières, je m'appuie avant tout sur le climat que je connais bien (le grand quart NE dont je suis natif) et ensuite je tente de faire une légère extrapolation. Néanmoins, chaque grande région a ses propres spécificités et modes de fonctionnement aussi... d'où effectivement les limites de l'exercice. Robert Grappe de MF avait bien circonscrit les zones il y a plus de 60 ans !

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Saint-Hilaire-de-Riez (corniche vendéenne)

En résumé (pour nos amis qui seraient rétifs à trop de lecture experte), on s'orienterait vers un mois de décembre marqué par le flux perturbé océanique. C'est à dire doux, pluvieux, venteux sur la majeure partie de la France.  Régime plus sec près de la Méditerranée. 

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Buhl-lorraine, Moselle ( 260 m )
il y a 4 minutes, Ciel d'encre a dit :

En résumé (pour nos amis qui seraient rétifs à trop de lecture experte), on s'orienterait vers un mois de décembre marqué par le flux perturbé océanique. C'est à dire doux, pluvieux, venteux sur la majeure partie de la France.  Régime plus sec près de la Méditerranée. 

 

et ca c'est clairement pas gagné. Quand on voit la très forte déconnexion entre la stratosphère et la troposphère et où les vents zonaux très haut actuellement devraient sérieusement chuter à la fin novembre, je suis fortement perplexe quand au flux zonal et la NAO+ en décembre. Ah si décembre se passe comme je le pense ( AO très négatif/NAO neutre), ca déjouerait tous les modèles qui voyaient une NAO+ enragée et même cas pour MF.  On peut d'ailleurs déjà remarqué la grossière erreur du modèle  Gloséa concernant le trimestre aout/sep/oc où une NAO+ devait fortement prédominé et c'est l'inverse qui s'est produit, une NAO- qui dure depuis avril avec des interruptions de maximum deux semaines

 

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Regardons maintenant les prévisions pour le trimestre dec/jan/fevr

 

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Etant donné les erreurs dans ce modèle depuis l'été, il convient d'être extremement prudent sur sa prédiction hivernale surtout que pour l'automne tout a été autant faux concernant la NAO où les blocages sur les hautes latitudes ont prédominé

 

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Il y a 21 heures, mike a dit :

On peut d'ailleurs déjà remarqué la grossière erreur du modèle  Gloséa concernant le trimestre aout/sep/oc où une NAO+ devait fortement prédominé et c'est l'inverse qui s'est produit, une NAO- qui dure depuis avril avec des interruptions de maximum deux semaines

Pardonne moi si je me trompe, mais il me semble que la NAO a tendance à remonter naturellement à l'approche de l'hiver aidé la re concentration du vortex polaire et le retrait de l'anticyclone des acores sur ses bases.

En tout cas, je ne suis pas surpris que cet indice ou l'AO soient plutôt dans le négatif pendant la saison chaude et inversement en saison froide, ce qui n'exclue pas des sorties de route bien sûr. 

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