Veranne

Gare aux tiques et à la maladie de Lyme

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Veranne   

Bonjour

Merci à la modération de publier ce sujet qui s'adresse à tous les passionnés de nature.

A minima, il a sa place ici car il y a un lien entre prévalence de la maladie de Lyme et climat. Cependant, mon objectif est surtout de faire de la prévention pour vous épargner les conséquences graves d'une infection chronique. En effet, ceux qui parmi vous fréquentent les forêts en tant que promeneurs, ramasseurs de champignons, campeurs sauvages sont particulièrement exposés.

A la fin du mois de juin, ma fiancée et moi avons contracté une infection bactérienne transmise par les tiques que l'on désigne sous le nom générique de maladie de Lyme. Cette maladie est en forte expansion depuis les années 90, notamment à cause du réchauffement climatique qui a augmenté la période d'activité et de reproduction des tiques, qui sont donc de plus en plus nombreuses. L'humidité de ce printemps fait également de 2012 une année à tiques.

Combien ? :

C'est la plus fréquente des maladies infectieuses transmises par les tiques. En Allemagne, le nombre de cas est estimé à 900000. En France, les enquêtes épidémiologiques locales (sous-évaluées) font état de plus de 300 et jusqu'à 700 cas pour 100 000 habitants dans les cantons forestiers les plus exposés des Alpes du Nord ou des Vosges. Au niveau national, la morbidité est certainement de plusieurs dizaines de milliers d'infections par an, même si la maladie est encore très sous-diagnostiquée, car ses symptômes évoquent d'autres pathologies pour les médecins français qui la connaissent encore globalement peu. Autrement dit, bien plus de chance d'attraper Lyme que le SIDA.

Où ?

Tout le territoire national est concerné, à l'exception de la zone méditerranéenne, où la tique vectrice est absente. Cependant, les régions forestières fraiches et humides sont les plus exposées : quart Nord-Est de la France (Ardennes, Jura, Vosges), Landes, Alpes du Nord (<1600m), Massif central "humide"... Les tiques affectionnent aussi les hautes herbes fraîches et ombragées.

Quand ?

Les tiques sont très peu actives quand il fait froid (<7°C) et très chaud (>28°C) donc peu de risque en hiver et lors de pleine canicule. La période de prédilection des infections est du printemps à l'automne. A adapter selon les endroits. Par exemple, dans les Vosges, ça commence plus tard qu'en plaine mais ça joue à plein au coeur de l'été en raison de la fraîcheur.

Comment ?

Transmise directement par morsure de tique (colonisée par la/les bactéries) ou indirectement par transmission mère-enfant ou transfusion sanguine. La transmission sexuelle n'est pas encore totalement admise mais les histoires de couples de "Lymés" sont très nombreuses et la coïncidence pour ainsi dire bizarre.

Symptômes

Pas de tableau clinique uniforme en raison du/des agents en cause et des réactions de chaque corps. Cependant, des récurrences :

- qq jours après la morsure : apparition d'une tâche rouge étendue (>2 cm) à l'endroit de la morsure. Cet érythème n'apparaît que dans 30% des cas. Dans notre cas, ça s'est matérialisé par l'apparition à J+14 de grosses tâches rouges qui vont et viennent à différents endroits du corps.

Etat grippal léger : gastro-enthérite (diarhées, nausées), petite fièvre, fatigue. Pour nous, cet état grippal a été le premier symptôme (J+5).

- un peu après : phase de dissémination avec douleurs articulaires évoquant l'arthrite. Pour moi, douleur au genou puis blocage à J+15, puis douleurs aux cervicales, aux lombaires, joue dure. Pour ma fiancée, pas de blocage mais douleurs migrantes aux poignets, cervicales, dos, chevilles, genoux.

- ensuite : symptômes neurologiques. Tressaillements légers (pour l'instant) inhabituels, douleurs aux tempes totalement inhabituelles pour moi qui n'ai jamais mal à la tête.

Pour les stades plus avancés, extra-systoles, grande fatigue, sensation d'esprit dans le brouillard, vertiges, pb cognitifs (inversion de mots, trous de mémoires), paralysie faciale, troubles du rythme cardiaque.

- Quand l'infection devient chronique, la vie devient très difficile et les malades souffrent aussi de tout un tas d'infections opportunistes difficiles à relier à Lyme. En effet, les borrelia et bartonella sont comme le VIH immuno-suppressives.

Il est aussi possible que les 1ères phases de la maladie passent inaperçues.

Conduite à tenir

S'inspecter et se faire inspecter minutieusement après chaque sortie (printemps-automne). Attention aux nymphes (petites tiques) qui sont toutes petites (1mm environ).

- si vous avez la chance d'apercevoir la tique plantée : la décrocher sans appuyer sur son abdomen ni utiliser de l'éther (pour ne pas qu'elle régurgite les bactéries de son estomac), désinfecter et aller de suite chez le docteur pour demander un traitement antibiotique préventif. Ignorants des dangers, nous ne l'avons pas fait et nous le regrettons bcp aujourd'hui. 3*100 mg de Doxycycline/jour pendant 28 jours, ça devrait aller.

- si vous n'apercevez pas de tique (50% des cas) guetter la survenue de tout ou partie des 1ers symptômes décrits plus haut et filer chez le docteur. Dans notre cas, une gastro-grippe en plein été, c'est bizarre mais bon, ça arrive. Mais des douleurs articulaires à 29 et 26 ans et des tâches rouges, ce n'est plus une coïncidence ! Plus l'infection est traitée tôt et longtemps (1 mois au moins à ce stade) avec un traitement antibio adapté (Doxycycline) et suffisamment dosé (4*100 mg/jour) plus elle a de chance d'être jugulée. Il faut traiter jusqu'à disparition complète et durable des symptômes. A reprendre en cas de rechute.

- avertissement :

. les médecins ont du mal à diagnostiquer cette maladie qu'ils connaissent peu.

En effet, les sérologies sont peu fiables (30%) car basées sur les anticorps qui arrivent parfois jusqu'à 2 mois après infection ou sont même invisibles chez les patients infectés chroniques immuno-déprimés. Pour une infection récente, la sérologie reviendra donc négative. Le médecin doit avant tout se fonder sur la clinique. Le meilleur test est finalement de constater une amélioration de l'état du patient après 5 à 8 jours d'antibios bien dosés (avec svt dégradation temporaire les 1ers jours). On a vu des diagnostiqués SLA, autistes ou fatigue chronique (qui étaient en fait des Lymés) s'améliorer sous antibio !

. ils ont aussi tendance à administrer un traitement antibiotique pas assez dosé ou/et pas assez prolongé. Ce qui occasionne des rechutes (retour des symptômes en qq jours) et un basculement dans la chronicité. De nombreux infectiologues français croient à tort que 3 semaines d'antibiotiques suffisent à guérir une infection chronique et que les symptômes de rechute ne sont que des séquelles. A l'inverse, de très longues cures de cocktails d'antibiotiques (adaptés aux co-infections, différents tissus et différentes formes de bactéries), combinée à un renforcement du système immunitaire, améliorent significativement l'état du patient, avec possibilité de guérison à la clé.

Même si nous avons été diagnostiqués seulement 15-20 jours après, ma fiancée et moi sommes encore loin de nous être débarrassés de ce truc car d'abord traités avec la mauvaise molécule et pas assez dosée.

En espérant que cela puisse vous éviter la galère de nombreux malades.

Je reste, bien entendu, à votre entière disposition et remercie par avance les modérateurs de bien vouloir publier ce sujet, qui s'occupe pas trop de météo mais de la santé de ses passionnés.

Avec un p'tit clin d'oeil pour nos Vosgiens du névé !

Quelques références si vous souhaitez en savoir plus :

http://www.maladies-a-tiques.com/ Site médical du Dr George sur les maladies à tiques

. Le forum Lyme francophone, où vous pourrez voir la galère (et parfois la résurrection) de nombreux "Lymés" dont certains avaient pourtant été traités tôt (mais pas assez longtemps et pas assez fort).

Vous pouvez aussi vous adresser à l'Association de malades France Lyme.

. Les préconisations du Dr Petra Hopf Seidel (spécialiste allemande des borrélioses) sur la conduite à tenir du traitement de la piqure à l'infection chronique.

http://www.dr-hopf-s...ersion_7-11.pdf

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Lucas   

Ahhh saleté de bestioles ! Y'en a plein chez moi, surtout en forêt pinch.gif

Merci pour ces infos.

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jtomtom   

J'ai eu trois morsures de tiques dans ma vie, par très agréable de découvrir cette bestiole la tête fourrée dans la chair... Malheureusement, pour la première, j'ai fait ce qu'il ne faut pas, en voulant l'arracher elle a laissé sa tête dans ma jambe. Pour les deux autres j'ai réussi en les retournant, ça va assez bien.

J'ai guetté les symptômes de la maladie, mais j'ai eu de la chance par trois fois.

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j'y pense souvent a ces sale bête lors de mes randos dans le Diois, même si nous ne sommes pas la région la plus exposé un examens minutieux est requis après une longue ballade.

ces dommage que les médecins ne soit pas plus former que ça sur cette maladie, beaucoup de personnes sont apparemment sous diagnostiquer, une fatigue chronique ou encore une fièvre inexpliqué pour certaine personne ne sont que les seuls symptômes, lors d'un examens sanguins on devrait recherché cette maladie.

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Kuban   

Merci pour ces infos (je me suis déjà renseigné sur cette maladie, les tiques m'appréciant beaucoup pinch.gif ). Le must pour les retirer, c'est le tire-tiques (perso, je ne pars jamais en forêt sans). Surtout ne jamais leur mettre de produits dessus, vous ne feriez qu'augmenter vos chances d'être infectés par un agent pathogène.

Cette année, il y a des tiques depuis le mois de mars (j'en ai dégagé lors la longue période de beau temps qui a émaillé ce mois).

L'érythème migrant n'apparait que dans 30% des cas ? Ca me parait bien peu. Sur Wikipedia, on peut lire que c'est dans 80% des cas, ce qui confirme ce que j'ai pu lire ailleurs. C'est l'un des tous premiers symptômes et de loin le plus courant.

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Veranne   

Bonjour Kuban !

Et oui, ces sales bestioles commencent à faire couler de l'encre...

Comment expliquer l'écart entre ton chiffre et le mien (tiré du site du Dr George) ?

1ère hypothèse : aux Etats-Unis, où il n'y a pratiquement qu'une seule borrelia vectrice (borrelia burgdoferi), l'érythème migrant est quasi-systématique. Mais pas en Europe, où il y a plusieurs souches de borrelia.

2ème hypothèse : les spécialistes des borrélioses de l'université de Strasbourg (position officielle) ont une vision très restrictive des cas de Lyme. Pour reconnaître un cas comme avéré, ils comptent uniquement sur les sérologies (négatives pour les infections récentes) et l'érythème. En résumé, tous ceux qui sont réellement malades mais depuis peu (pas assez d'anticorps) et qui n'ont pas eu ou vu l'érythème ne rentrent pas dans les statistiques. Evidemment, si on n'inclut que des personnes qui ont l'érythème migrant, on a une part très forte.

3ème hypothèse : les co-infections qui sont la règle plus que l'exception (dès que l'on cherche un peu) brouillent les pistes. Les spécialistes de Strasbourg parlent de maladie de Lyme stricto sensu (borréliose de Lyme) et le grand public (dont moi) parle de maladie de Lyme au sens large de maladie transmise par les tiques (borrélia + bartonella + chlamidia et toutes leurs amies).

Mais pour le patient, peu importe de savoir dans quelle case il rentre, il est malade et a besoin d'être traité. Si son état s'améliore avec antibiotiques, ça veut dire que c'était bien une infection bactérienne (mais pas forcément un Lyme stricto sensu).

Malheureusement, je n'en sais pas plus car pour nous c'est encore tout récent.

En ce qui concerne les personnes du Forum Lyme Francophone (sans valeur statistique), c'est plus près de 30 que de 80. Les médecins ont souvent tendance à s'arrêter sur une sérologie négative ou le côté conventionnel des tâches. Il y a aussi des Lymes dont la sérologie est très positive mais qui n'ont jamais senti de rougeur ni de syndrôme grippal. C'est assez déroutant. Je pense qu'il faut surtout se demander "suis-je dans mon état normal ?". Quand on a une paralysie faciale, qu'on a mal partout et qu'on est tout le temps fatigué, on est en droit de critiquer le "hum, pourtant ma sérologie est négative, il l'a dit le messieur que j'ai pas Lyme". Peu importe si c'est borrelia garinii ou borrelia burgdoferia, il faut un traitement antibio.

J. Tomtom, tu fais peut-être partie des personnes immunisées : chanceux, va...

Bonnes balades à tous

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Tintin87   

si vous avez la chance d'apercevoir la tique plantée : la décrocher sans appuyer sur son abdomen ni utiliser de l'éther (pour ne pas qu'elle régurgite les bactéries de son estomac), désinfecter et aller de suite chez le docteur pour demander un traitement antibiotique préventif. Ignorants des dangers, nous ne l'avons pas fait et nous le regrettons bcp aujourd'hui. 3*100 mg de Doxycycline/jour pendant 28 jours, ça devrait aller.

Attention, ne dites pas aux gens qui se font piquer par une tique d'aller directos demander un traitement antibiotique préventif chez le docteur !

Car :

-si la tique est enlevée très tôt, le risque de transmission reste minime

-Ca conduit automatiquement les médecins à prescrire des antibios pour rassurer le malade, le plus souvent à des doses bien inférieurs à ce qui est de toute façon recommandé.

-Ces traitements antibios sont long et lourd, le risque d'effet indésirable n'est pas négligeable (que ce soit l'amoxicilline ou la doxycycline -encore plus la minocycline conseillée sur le PDF angry.png ), alors autant en prendre que si necessaire.

Un rappel sur la surveillance des symptomes dans les 4 semaines suivant la piqure (erythème, fièvre, arthralgies...) et leur apparition => Direction Docteur

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Veranne   

Bonjour Tintin !

Félicitations pour ton heureux évènement (ou alors je ne comprends rien).

Tout à fait d'accord avec toi sur "ça sert à rien d'avoir un traitement préventif sous-dosé" qui peut conduire à une résistance de la bactérie aux antibios. Cependant, je conseille vraiment le traitement préventif en cas de morsure, au moins dans les régions où la maladie est endémique. Certes, la Doxycycline a des effets indésirables comme la photo-sensibilité, ce qui est pas terrible en plein été. Certes, ce sont des semaines longues et contraignantes. Mais les effets indésirables sont bien peu de choses face aux conséquences d'une infection chronique. Si on avait su, on n'aurait pas hésité. Tu vois, malgré tout on s'était un peu mais mal renseignés et on guettait l'érythème migrant. Manque de bol, les plaques rouges sont arrivées après les douleurs articulaires et l'infection était déjà disséminée... C'est vraiment sournois cette maladie.

De toute manière, un Lymé chronique qui veut améliorer son état devra prendre des mois et des mois de traitement antibio. tous plus violents les uns que les autres. C'est un peu comme un feu finalement, il suffit d'un verre d'eau pour l'éteindre au début mais on n'est même pas sûr d'y parvenir si on attend.

++

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catlino   

Merci, Veranne, d'avoir lancé cette discussion.

Il faut prévenir un maximum de personnes des risques que font porter ces tiques.

Tout gamins, nous courions les bois, en short, torse nu, et jamais nous n'attrapions de tiques... Seul, le chien en ramenait dans sa fourrure.

Il a fallu les années 80 pour que j’attrape la première de ces bestioles. Depuis, pour nous qui travaillons en pleine nature, ce sont plusieurs par an qu'il faut nous enlever délicatement avec la pince à tiques. On se bombarde de lotion "anti-tiques", on sort habillés des pieds à la tète, bas de pantalons serrés sur les chaussures. Malgré toutes ces précautions, vérification soigneuse, douche savonneuse (de la blague car la bestiole installée, elle ne peut se détacher), il n'est pas rare de sentit une démangeaison le lendemain et d'en découvrir une , bien plantée dans la peau.

J’effectue un contrôle sanguin deux fois par an, sans y croire vraiment quand on sait que cette maladie met des mois ou des années à se révéler.

Témoignages:

J'ai des voisins qui sont très sérieusement atteints. Ils souffrent de toutes sortes de douleurs, paralysies partielles des mains, genoux gonflés, parce que trop tard diagnostiqué.

Un ami a récemment eu des vertiges, puis il a perdu l’ouïe d'une oreille: diagnostic: lyme. Ils n'avaient jamais vu l'auréole rouge ni découvert de tiques.

L'analyse officielle restait obstinément négative, il a fallu qu'ils aillent dans un laboratoire à Strasbourg pour confirmer la présence de borellia.

Le premier médecin à m'en avoir parlé, il y a 20 ans est hollandais. Les allemands sont très en avance sur nous. En désespoir de cause, une amie va se faire soigner outre-Rhin, et ça marche.

On a fait paniquer la France entière avec le H1N1, on ne parle jamais de cette maladie. Bizarre!

D'où vient cette (ces) maladie (s)?

Y aurait-il une relation avec le transport de gibier? le déplacement de chasseurs et chiens de chasse? La surpopulation de cervidés?

Y a t-il une relation entre la météo, l'évolution climatique?

Un ou plusieurs hivers rigoureux limiteraient-ils la population de tiques?

Ce sont de nombreuses questions, et d'autres que nous pouvons nous poser.

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Veranne   

Bonsoir Catlino,

Malheureusement, les Vosges donnent un aperçu de ce que sera sans doute la France dans quelques années car l'endémie s'étend.

Oui, il faut faire un maximum de prévention, surtout auprès des p'tit jeunes Gawo, Count, Judd, Paix et tous les autres, qui ne doivent surtout pas voir leurs vies pleines de promesses brisée par cette m**** (même si la maladie ne revêt pas forcément une forme très grave). Si ça pouvait en sauver qu'un seul, cela vaut le coup !

Oui, les pouvoirs publics et les médecins sont en retard en France par rapport aux Etats-Unis et à l'Allemagne. L'information est très déficiente. Moi-même, je ne connaissais absolument pas les dangers de Lyme il y a encore 5 semaines, alors que je me promenais quasi-quotidiennement dans les belles et très giboyeuses forêts du Pilat, que j'ai un chat et un chien (tous les facteurs de risque).

Et effectivement, même diagnostiqué tôt, trop souvent, 3 semaines d'Amoxicilline ne suffisent pas (+ 3 semaines de ceftriaxone en cas d'échec), contrairement aux croyances de la majorité des médecins français. Les malades chroniques sont nombreux et certains souffrent le martyr (perte d'emploi, handicap, désocialisation). A cette souffrance physique, s'ajoute un manque de reconnaissance car la majorité des médecins hospitaliers leur disent, "non, non, c'est pas Lyme, on vous a donné vos 3 semaines d'antibios (+3 semaines), vous êtes guéri, vous avez autre chose. Ou alors c'est des séquelles qui vont se résorber", alors que l'infection repart de plus belle. Alors comme tu le dis, bcp vont se faire soigner en Allemagne (notamment chez le Dr Hopf-Seidel). Ca marche mais ça leur coûte très cher. Cependant, il existe aussi des médecins français qui soignent pragmatiquement Lyme (le plus connu étant le Pr Péronne à l'Hôpital de Garches), même s'ils sont encore peu nombreux.

Pour répondre à tes interrogations sur l'augmentation du nombre de tiques. Peut-être :

- les hivers sont moins longs qu'avant, ce qui allonge la durée d'activité et de reproduction des tiques.

Cependant, en Russie, Allemagne, Pologne, où les hivers sont plus longs que chez nous, il y a encore plus de tiques mais ce sont surtout des pays forestiers, où il pleut bcp en été (orages du climat continental).

- les principaux supports des tiques prolifèrent et la forêt s'étend : gros gibier mais aussi petits mamifères comme les campagnols qui abritent l'essentiel des larves.

Cependant, je ne peux expliquer pourquoi la proportion de tiques infectées par borrelia augmente elle aussi. Peut-être le fruit d'une contamination de l'hôte (ex : une souris assymptomatique) à la tique. Et pourquoi ces borrelia sont plus sévères qu'il y a 30 ans ?

En tout cas, j'espère que ça aidera peut-être l'un d'entre vous à gagner du temps, le jour où il sera confronté à cette m****.

Bonne soirée.

Fabien

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mottoth   

Lorsque je m'était renseigné pour faire le voyage du transsibérien (pas encore fait mais j'ai toujours espoir) j'ai appris que le principal danger sanitaire en Sibérie vient des tiques: elle sont vecteur d'une variété de méningite et la vaccination est vivement recommandée.

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Où ?

Tout le territoire national est concerné, à l'exception de la zone méditerranéenne, où la tique vectrice est absente. Cependant, les régions forestières fraiches et humides sont les plus exposées : quart Nord-Est de la France (Ardennes, Jura, Vosges), Landes, Alpes du Nord (<1600m), Massif central "humide"... Les tiques affectionnent aussi les hautes herbes fraîches et ombragées.

heu... faudrait expliquer ça à ceux qui l'ont chopé ici...je ne connais pas la fréquence de cette maladie en zone méditerranéenne, mais elle y existe bien. je connais un botaniste qui l'a attrapé en Corse. arrivé au stade 3.

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Veranne   

Merci Grecale de l'avoir signalé.

Tu as raison, cela requiert sans doute une approche plus fine.

Peut-être l'a-t-il attrapée dans la Montagne corse, dont les caractéristiques ne sont pas méditerranéennes avec ses hêtraies humides, ses châtaigneraies, ses pins laricios, ses prés humides, etc. A mon sens, cela joue aussi pour les autres montagnes "méditerranéennes" : le Vallespir, les Corbières occidentales, les Cévennes, le Haut-Var, etc. En tout cas, cette tique apprécie les biotopes frais et humides et il y en a aussi dans la zone méditerranéenne (frais vallons, zones humides...). Il y a bien une très belle hêtraie sur le versant nord des Albères (Massane), alors que c'est en pleine zone méditerrannéenne, à moins de 10 km de la côte. Il est très probable qu'elle abrite aussi la tique vectrice de Lyme. Malheureusement, je n'en sais pas plus.

Il y a aussi une autre hypothèse : la tique est le vecteur principal de la bactérie mais d'autres vecteurs minoritaires existent. L'homme en est d'ailleurs un (transmission congénitale), la transmission par les taons, les moustiques est débattue mais pas (encore ?) communément admise. Il est tout de même frappant que la moitié des patients positifs à Borrelia n'aient aucun souvenir de piqure de tique.

Par ailleurs, Daniel G., qui a attrapé Lyme dans les années 90 à l'époque où c'était encore moins connu m'a dit qu'il avait fait une expérience. Il avait enfermé une tique enlevée de son chat dans un bocal hermétique, et bien un an après, elle vivait toujours lorsqu'il a rouvert le bocal. Pourtant, je m'étais rassuré en lisant que Ixode ricinus ne survit pas aux atmosphères trop sèches des maisons et meurt rapidement si elle ne trouve pas d'hôte. Ce qui est donc faux. A la vérité, ces bestioles sont hyper-adaptables et (presque) increvables.

Il existe aussi une autre espèce de tique en zone méditerranéenne, qui est adaptée à la sécheresse mais véhicule d'autres maladies, comme la fièvre boutonneuse méditerrannéenne (mais très rare).

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oui, il l'a probablement attrapée en montagne. mais bon, ici, on est souvent en montagne même à proximité de la mer... mdr! tongue.png

je ne sais pas vraiment jusqu'à quelle altitude elle peut descendre, ici.

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Un témoignage personnel, qui corrobore vos dires et sera peut être intéressant, car il se déroule sur plus de 30 ans.

Le Cadre

J’ai donc grandi en forêt, en Corrèze dans un secteur que l’on nomme « le plateau des étangs »

C’est un plateau entre 500/600 m d’altitude

Le substrat est globalement granitique,

Les bas-fonds, sont souvent occupés par des tourbières qui pour beaucoup ont été drainées au cours des siècles et transformées en pacages, ou en étangs.

Les hauteurs sont couvertes de forêts essentiellement des Pins Sylvestres, chênes, bouleaux, et plus récemment de Douglas ; de landes en régression, de prairies.

La température moyenne annuelle est d’environ 10°C

Printemps : 9°C / Eté : 17°C / Automne : 11°C / Hiver : 4°C

Le Cumul de précipitations est en moyenne de 1250mm annuel

Printemps : 300mm / Eté : 200mm / Automne : 350 mm / Hiver : 350 mm

Les évolutions

D’un point de vue climatique, aucun changement notable, aussi loin que je me souvienne, en gros de la sècheresse de 76 à aujourd’hui.

La Faune,

Arrivée du chevreuil à la fin des années 80 et des cervidés au milieu des années 90.

Aujourd’hui, on peut les observer quasi quotidiennement, alors qu’adolescent, c’était rarissime.

Effectif des mustélidés et renards, à peu près stable

Apparition des loutres

La Flore,

Aucun changement notable sur mon secteur.

La forêt, quasi inexistante au début du 20ème siècle avait conquis 80% du territoire dès la fin des années 60.

L’évolution tient plutôt à la nature des peuplements (enrésinement) ainsi qu’à la reforestation naturelle (aulnes, bouleau, pins ) des pacages abandonnés.

Lyme

Nous avons vécu la forêt jusque dans les années 90 sans aucune morsure de tiques et pourtant, nous ne prenions aucune précautions : couché dans l’herbe, ou cachés dans les fougères en short et torse nu en été, juste des bottes à cause des aspics, …

Sans traitement, nos animaux, chiens et chats étaient exceptionnellement atteint.

Aujourd’hui, toutes activités en forêt se traduisent par la présence de tiques sur nos vêtements.

Nous avons modifié nos comportements :

Eviter la végétation hautes ( 1m) et particulièrement les fougères

Vêtements couvrants, permettant aux tiques de « glisser », personnellement : Treillis et Rangers

A la fin de la journée : douche obligatoire puis inspection minutieuse seul (bonjour les contorsions !) ou à 2, tous les vêtements partent au lave-linge.

Malgré ces précautions, les nombreuses morsures de tiques que j’ai pu subir (en moyenne 4 à 5 par an depuis 15 ans) présentent des constantes :

Abdomen, entrecuisses, cou, intérieur des cuisses des bras des genoux

En général, les endroits « tendres » et dépourvus de pilosité.

Cela pourra paraitre curieux, mais si je passe une nuit avec une de ces jolies suceuses sans m’en apercevoir, je «sais » qu’une tique est en train de mordre : nuit agité, speed au réveil. Commence alors une recherche souvent couronnée de succès, la belle ayant pris du poids durant la nuit.

J’ai aussi remarqué que certaines personnes fixaient plus fréquemment les tiques que d’autres. Pourquoi ? Epaisseur de la peau, pilosité, odeur ??

Ma mère habite toujours ce secteur, et n’a pratiquement pas modifier son style de vie.

Jusqu’au début des années 2000, quelques morsures sans conséquences. Depuis, elle a contracté 3 fois la maladie de Lyme, avec des conséquences articulaires malgré les traitements. Ma tante 1 fois. A l’heure actuelle, nous sommes en attente de ses dernières analyses qui ont été envoyée sur Paris.

En conclusion,

S’il est vrai que sur ce secteur, les populations de tiques ont explosé depuis 15 ans, je ne pense pas que cela soit du a une modification climatique ni de façon directe une modification du Biotope ; mais je m’interroge sur une possible corrélation avec les cervidés.

J’ai aussi remarqué, qu’en forêt nous avions tendance à utiliser inconsciemment les mêmes sentiers qu’eux.

Pour ceux que ça intéresse, le 1er cas documenté de la maladie de Lyme dans l’histoire de l’humanité date de …..5300 ans ! Suivez notre cher Ötzi !

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Je viens de découvrir ce sujet très intéressant et qu'il est opportun de parler même si ce n'est directement météo.

J'ai une personne de ma famille qui s'est fait piquer par une tique dans les cheveux et qui a aussi attrapé la maladie de Lyme et qui a galéré aussi ensuite.

En janvier 1989 lors de la vdf qui frappait le nord de la France, je suis allé au jour de l'an à Bergerac où il faisait doux(plus de 10°C, et j'ai fait pas mal de balades dans les vignes avec mon fox qui avait 14 ans, et je réalise que nous avions vu plusieurs fois des chevreuils.

4 jours après, à notre retour à Senlis, notre chien très dynamique malgré son âge devient amorphe, tient à peine debout et a des yeux tout vitreux , sur le coup je pense que c'est le début de la fin vu son âge, cependant il a 41°C de fièvre et le veto après une heure de recherche nous dit d'abord que nous avons du aller dans le sud de la France, le chien a la piroplasmose et qu'il fait trop froid dans le nord pour attraper des tiques, il fait une recherche assidue sur le chien et ne trouve pas de tiques, le lendemain je repère la tique avec la boule dans le cou du chien qui se remet bien ensuite malgré son âge avec les antibiotiques.

J'ai passé quinze jours en rando dans le Vercors ce mois de Juillet avec notre jeune chien et presque tous les jours nous avons repéré un ou deux tiques dans son pelage non accrochés et même une journée 2 déjà accrochée dans l'oreille.

Seul moyen effectivement pour les enlever: la pince à tiques, qui ne nous quitte plus.

J'ai vécu ma jeunesse à la campagne(en Basse-Normandie), les animaux avaient des tiques réguilèrement et moi-même j'en ai attrapé aux endroits expliqués plus haut et sans suite, je ne me souvenais pas que l'on parlait autant de la maladie de Lyme ou piroplasmose, j'aurais donc aussi tendance à penser que la présence de cette maladie serait plus liée à une population de cervidés où d'animaux sauvages plus importante que le changement climatique.

C'est clair qu'il y a une sensibilsation à faire pour les balades en campagne ou en forêt sur la présence de ces tiques et les risques qu'elles peuvent faire encourir.

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Veranne   

Je viens de découvrir ce sujet très intéressant et qu'il est opportun de parler même si ce n'est directement météo.

J'ai une personne de ma famille qui s'est fait piquer par une tique dans les cheveux et qui a aussi attrapé la maladie de Lyme et qui a galéré aussi ensuite.

Merci pour vos témoignages et merci aux modérateurs d'IC d'avoir fait preuve d'ouverture en validant ce sujet "hors sujet" !

Grecale, moi non plus, je n'en sais rien. Je ne sais même pas si c'est une question d'altitude. Certainement plus de biotope. Ptet bien que tu risques ta vie dans ton hamac en attendant que les châtaignes tombent happy.png.

Orphrydium, ta mère souffre-t-elle seulement de maux articulaires ou a-t-elle aussi de la grande fatigue et des conséquences neurologiques (pertes de mémoire, etc.) ? Est-ce que ça évolue positivement ou non ?

Il y a au moins deux solutions : soit l'infection est éteinte mais a causé des lésions qui se répareront lentement (c'est le credo des spécialistes de Strasbourg), soit l'infection est encore active et son état pourrait s'améliorer avec une antibiothérapie plus prolongée. Si elle a été traitée peu de temps après la piqure, il faut pencher pour la seconde solution. En effet, les traitements courts de 3 semaines améliorent l'état du patient mais ne suffisent pas toujours pour les infections récentes. Quant aux infections chroniques, n'en parlons pas : aucune chance de guérison en 3 semaines. Il faudrait aussi savoir à quoi elle a été infectée car les tiques fournissent souvent un package de bactéries : borrelia bien sûr, mais aussi babesia, bartonella, chlamydia, etc. S'en débarrasser requiert souvent un cocktail d'antibio. selon les tissus colonisés, les formes de bactérie, etc.

Orphrydium, Bernardt et Catlino, votre raisonnement convaincant permettrait d'écarter la responsabilité du facteur "extension de la forêt" au profit de la cause "gibier-hôtes". En tout cas, nous sommes plus exposés qu'avant car il y a plus de tiques et que ces tiques sont plus souvent contaminées. Cette maladie a toujours existé (Otzi!) mais elle est aujourd'hui en pleine explosion avec de plus en plus de formes sévères. La priorité reste quand même d'assurer une prévention et une prise en charge médicale à la mesure des enjeux. La politique de prévention menée contre le SIDA dans les années 90 est pour moi un modèle à répliquer.

Sinon, pour la question de Catlino, "à quoi est due cette maladie ?", je ne sais pas. Voici l'une des causes, dont j'ignore l'importance pour l'Europe. Pour les Etats-Unis, elle pourrait être prépondérante.

Plum Island (Massachussetts) abritait un programme de recherche sur les armes bactériologiques, reconverti en centre de recherche sur les maladies animales. Des fuites accidentelles de bactéries et de virus ont eu lieu à plusieurs reprises.

http://en.wikipedia...._Disease_Center

En 1975, le comté de Lyme, tout près de là, sur la côte du Connecticut a été le théâtre de nombreux cas d'un syndrôme arthrique non-identifié, qui prendra le nom de maladie de Lyme. La bactérie en cause est isolée en 1982 : elle est nommée borrelia burgdorferi, en l'honneur de son "découvreur". Ce qui était une maladie inconnue il y a 35 ans, concerne maintenant une bonne partie du territoire américain. Ca c'est à peu près sûr.

Mais de nombreuses questions se posent : borrelia burgdorferi est-elle une souche européenne importée par les Américains à des fins d'expérimentations ? Où est-elle une souche de borrelia "boostée" qu'ils ont créée et qui s'est retrouvée en Europe par la suite (les aptitudes de colonisation des borrelia ne sont plus à démontrer) ? En tout cas, en Europe, nous avions déjà de nombreuses souches : borrelia afzelii, borrelia garinii. etc.

Malheureusement, tout ça est un peu "conjecturel". Peut-être que l'explication principale repose tout simplement, comme nous le pensions, dans l'explosion du nombre de tiques et de leurs hôtes. Ce qui maximise les possibilités d'infection.

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Damien49   

C'est clair que quand j'étais plus jeune on se choppait plein de tiques, surtout à jouer dans les fougères, mais on ne parlait jamais de maladie lié à ça, et on ne s'en inquiétait pas plus que ça. Ca semble donc assez récent...

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Veranne   

Bonsoir,

Après lecture de cette page du site du Dr George...

http://www.maladies-a-tiques.com/Ecosysteme.htm

... je me rallie à la thèse défendue par Orphrydium, Bernardt et Catlino : la forte augmentation des effectifs des espèces-hôtes, et en premier lieu des cervidés, est certainement la cause principale de la prolifération des tiques et donc de l'explosion récente des cas de Lyme. Les facteurs climatiques jouent un rôle important dans les variabilités inter-annuelles (années humides=années à tiques) mais le trend s'explique d'abord par la prolifération des hôtes.

Détail intéressant, les jardins bien tondus et sans tas de feuilles mortes ne sont pas un habitat favorable aux tiques.

@Leon 13 : rassure-toi, très peu de chances de contracter un Lyme dans les corniches désséchées des Alpilles. default_happy.png/emoticons/happy@2x.png 2x" width="20" height="20">

Par contre, tu as un truc sympa (mais rare) par chez toi, transmis par une autre tique : ça s'appelle la fièvre boutonneuse méditerranéenne.

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Très intéressant merci, les gens sont peu informés des risques pourtant non négligeables que peuvent apporter les tiques avec la bactérie spiralée Borrelia (pas courant comme morphotype au passage). La thèse est en effet bien défendable !

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Miaow   

Les tiques sont un redoutable vecteur de la maladie de Lyme, borreliose and Co.

Cela peut entrainer également des maux de têtes chroniques forts ou très forts durant des années ainsi que des complications cardiaques graves.

http://oatao.univ-to...1/picco_175.pdf

http://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/disease/docs/lyme.pdf

Les tiques propagent également des encéphalites virales redoutables, non traitables par antibiotiques ( normal pour un virus ).

Cela provoque des violents maux de tête similaires, en plus fort, à une grippe pendant plusieurs semaines ou mois nécessitant souvent une hospitalisation et entrainant des séquelles lourdes ou parfois mortelles.

http://www.bag.admin...ex.html?lang=fr

Ici, parmi mes chats, j'en ai un qui revient habituellement chargé de tiques ( -> séances de tire-tique... ). J'ai la forêt à proximité.

La propagation des tiques par les cervidés ou les chevreuils ( ou sangliers ? ) me parait plausible.

Je vais souvent en forêt, j'aime bien mettre des bottes en cuir quand il ne fait pas trop chaud, aussi contre les vipères aspic et péliade ( vu une fois ). Je ne prend pas beaucoup de précautions mais je n'ai pas attrapé de tiques qui se soient implantées pour autant. J'en ai eu qui se promenaient sur moi, pas encore implantées et je les ai écrasées ( elles sont très coriaces ) entre les ongles.

J'aimerais bien renouveler mes bottes confortables et légères en cuir, qui sont fatiguées, mais dur à trouver. Les bottes de chasse ou de cavalier sont un peu pénibles.

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Veranne   

Brrr, ta thèse sur l'élevage des tiques !

Pour les encéphalites à tiques, on est heureusement moins exposés qu'en Europe centrale.

Borrelia, bartonella et chlamydia sont en revanche bcp plus fréquentes.

Pour les borrélioses et ses co-infections (qui sont la règle), tu as plein d'autres symptômes puisque ces sales bêtes s'attaquent à tout l'organisme : douleurs arthriques, pb neurologiques, épuisement, vertiges, destruction de la thyroïde, perte de l'ouïe, de la vue, hypertension cranienne, infections "opportunistes", etc. Bref, plus l'infection est ancienne, plus les symptômes sont variés et nombreux. Tellement que les médecins ont bcp de mal à diagnostiquer les Lyme phase 3 car ils ont tendance à s'enfermer dans le monisme 1 symptôme = 1 maladie = 1 médicament.

D'où ce petit sujet, dont le but est de vous inciter à vous informer sur ces infections, pour réagir de manière adéquate le moment venu.

Il est aussi à mon avis très important de savoir que la majorité des médecins les connaissent peu, pour éviter de subir une erreur de diagnostic ou un traitement inadapté.

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Ca fait peur tout ça...

Surtout que quand j'étais scout, je gambadais partout dans la forêt, et je ne compte plus les tiques que j'ai eues...

J'avais entendu parler de cette maladie, mais je ne savais pas qu'elle était aussi fréquente...

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Miaow   

Ces maladies ( Lyme et encéphalite ) sont devenues plus fréquentes qu'il y a quelques dizaines d'années.

On pouvait se faire piquer par les tiques sans grand risques, mais maintenant le risque d'infections est bien plus grand. Même si l'on a été auparavant souvent piqué par des tiques sans problèmes par la suite, cela peut très bien maintenant, avec un gros risque, avoir des conséquences sérieuses.

Avoir eu de multiples piqures de tiques par le passé, sans qu'il en résulte de conséquences fâcheuses, donne une fausse et dangereuse impression de sécurité pour les piqures récentes.

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