bernardt60

Portail Drias, les futurs du climat

Messages recommandés

"Le projet Drias a été mené en associant la Direction de la Climatologie de Météo-France et les laboratoires de recherche sur le climat (CERFACS, CNRM, IPSL), pour combiner l’expertise en production climatologique et sciences du climat. Le service Driasles futurs du climat est assuré par Météo-France avec le soutien des laboratoires....."

http://www.drias-climat.fr/

Voici le document pdf explicatif publié par Météo France:

/applications/core/interface/file/attachment.php?id=3632'>Document.pdf

Je viens de prendre connaissance de ce portail par les ondes, je n'ai pas encore eu le temps de le parcourir mais cela me paraissait opportun de le signaler.

Aux modérateurs : peut-être que ce sujet aurait sa place dans "Evolution du climat" flowers.gif

Document.pdf

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rvbo   

J'avais entendu une chronique relative à ce sujet dur france info.

Très intéressant tout ça.

Merci

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music85   

Très intéressant, merci pour le lien. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

En dehors des réalités « financières » au niveau des CDM notamment, j'ai une réelle impression de quelques efforts de la part de Météo-France ces derniers mois sur la publication d'informations. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Aldébaran:

Posté

06 janvier 2013 - 02:22

Merci Bernardt60 pour avoir communiqué la démarche de Météo-France de diffuser les projections climatiques de ce siècle sur le territoire national.

J'ai parcouru ce portail attentivement afin de découvrir quels pourraient être les changements à venir sur ma région. J'ai découvert les 9 modèles de projections, observé les températures et les pluviométries climatiques, sur des périodes annuelles et saisonnières, et sur les 3 horizons proposés (2021-2050), (2041-2070), et (2071-2100):

Et malgré ma curiosité et mon attention sur ce sujet, je me suis montré incapable à la lecture de toutes ces données de véritablement prendre conscience du changement à venir, dans l'hypothèse d'un scénario d'émission de carbone A1B...

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"Il faut vraiment tout faire, nous commençons à le faire, pour que les résultats, cette connaissance de notre climat futur, à l'échelle de 10, 20, 30, 50 ans, soit partagée avec tous les acteurs économiques, tous les décideurs politiques, soit partagée au maximum, et facilement accessible..."

Jean Jouzel, Climatologue, 2014

(Partie 5B)

Climat d'aujourd'hui, et climats de demain...

Étude sur les projections climatiques du Centre-Ouest

sur la période (2015-2100).

(Application du Portail Drias de Météo-France)

(Température moyenne, Pluviométrie, indice d'aridité de De Martonne)

(Angers-Beaucouzé, Le Mans, Tours, Poitiers-Biard)

excl.png Un sujet couplé avec la Partie complémentaire (5A) basée sur les observations:

Climats passés, et climat d'aujourd'hui...

Étude sur l'évolution climatique du Centre-Ouest

sur la période (1945-2015).

Accessible vers ce lien:

/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4

Ce sujet est une réactualisation du travail que j'avais commencé au cours de l'année 2012, et dont une ébauche avait pu être réalisée, et postée sur ce topic en 2013.

Néanmoins, cette première présentation au cours des 3 années qui ont suivi, au fil des idées pour l'améliorer, et au fil de nouvelles données climatologiques pour la préciser, a été progressivement remaniée, et modifiée dans sa forme. L'émergence des scénarios RCP au cours de l'année 2014, et une nouvelle présentation concernant les scénarios SRES, m'a incité encore une fois à reprendre cette étude afin de la compléter, et afin de pouvoir enfin finaliser l'ensemble.

En cette année 2015, dans le contexte de la survenue de la conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques à Paris, il me semble que l'occasion est enfin venue de vous la présenter dans sa version finalisée.

La présentation qui suit, est réalisée dans un esprit de sensibilisation, de vulgarisation, en tentant d'apporter de la pédagogie, et en la rendant, je l'espère, accessible à un public assez large, mais tout en restant rigoureux dans les données et les méthodes pour la réaliser.

Avec le recul, je considère que le travail posté depuis plus de 2 ans maintenant sur ce topic, ne mérite plus vraiment de rester affiché en l'état, vu que je ne suis plus vraiment satisfait de cette approche initiale. Donc l'intégralité des 5 messages de ce topic seront réédités au cours de cette année, tout en l'enrichissant d'avantage encore en infos, et moins en commentaires, vu que j'ai aussi fait un effort de synthèse, afin que les infos essentielles soit visibles de tous, en non noyées dans la masse de mes écrits.

Mais avant d'aborder pleinement le contenu, il ne me semble pas inutile de rappeler le contexte dans lequel l'ensemble de ce sujet s'inscrit, en prenant un peu de recul, et en visualisant les différentes évolutions climatiques observées sur le territoire national, au cours du 20eme siècle:

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[align=center]Méthodologie appliquée pour l’étude des projections futures

[/align]

de la région étudiée sur la période (2015-2100):

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Une projection climatique, définition et principe à travers la nécessité d’entrevoir le climat futur :

Une projection climatique est avant tout un signal exploré par de nombreux modèles climatiques, dans la perspective d’entrevoir les multiples tendances possibles des différents paramètres qui caractérisent un climat. Dans ce domaine, l’objectif n’est pas de réaliser des prévisions météorologiques, mais plutôt de mettre en évidence des scénarios sur de grandes échelles spatio-temporelles, afin d’esquisser les grandes tendances susceptibles de déterminer le climat futur. Les projections issues de modélisations de nombreux laboratoires combinant différents expertises en climatologie, bien qu’imparfaites du fait de la présence de certaines incertitudes, peuvent néanmoins mettre en évidence des signaux aux caractères plus robustes, à travers l’observation de certaines tendances plus ou moins marquées.

Ces projections sont une nécessité, dans la perspective d’un changement climatique en cours, afin de mettre en place dès aujourd'hui, des politiques d’adaptations sur le territoire, afin de limiter autant que possible notre vulnérabilité face aux changements susceptible de se produire au cours de ce siècle.

De même, la communication de ces projections à travers le public, en laissant entrevoir l’ampleur des changements susceptibles de se produire sur un horizon futur, peut participer à une sensibilisation de la population, dans la perspective de la mise en place de différentes politiques d’atténuations, afin de diminuer autant que possible nos impacts anthropiques susceptibles d’influencer le climat futur.

La réalisation des projections climatiques de la région à travers une seule perspective : donner du sens et de la visibilité, à l’ampleur des changements susceptibles de se produire au cours de ce siècle :

Une problématique ressentie :

Il est possible que la plupart des projections diffusées à travers le public ces dernières années, n’aient pu permettre d’atteindre une complète prise de conscience, sur l’importance des changements climatiques susceptible de se produire au cours de ce siècle. Tel serait le constat issu de mes réflexions, où moi-même, en tant que passionné en climatologie, et où malgré quelques lectures attentives, j’ai pu me rendre compte à quel point certains obstacles pouvaient encore altérer une compréhension claire et complète, sur le sens des évolutions affichées.

La principale difficulté est probablement liée à la communication réalisée autour des projections basées exclusivement sur des moyennes climatiques, alors que le ressenti, et l’illustration de ce genre de paramètre sur une période de 30 ans, est quasi-impossible. En effet, ces normales sont issues de périodes particulièrement longues, et également parcourues par de multiples fluctuations, altérant et troublant encore un peu plus leur représentation à travers un public non averti. Or, si le public ne peut pas s’approprier le véritable sens de ces valeurs, du fait de cet obstacle l’empêchant d’illustrer concrètement l’ampleur des évolutions futures, alors il est possible qu’il n’ait pas encore pris pleinement conscience des changements à venir.

C’est ainsi, dans la perspective de tenter d’apporter une approche pédagogique différente, dans un esprit de sensibilisation autour de la communication des scénarios entourant les projections climatiques, que la genèse de ce sujet a pu émerger.

D’une perspective globale un peu abstraite, à une réelle problématique régionale.

Même si cet exercice est délicat à cette échelle géographique, le premier objectif des projections de ce sujet, est de ramener la problématique du changement climatique global à travers des projections régionales.

En effet, si les perspectives des changements climatiques globaux ou nationaux, peuvent être parfois ressenties de façon très abstraites dans l’esprit de la plupart des personnes, en revanche la mise en avant d’impacts climatiques potentiels, à travers les besoins de notre agriculture, à travers les exigences de notre bocage, et à travers le cœur du quotidien de nos localités, est une approche probablement susceptible de mieux rendre visible cette problématique, et de donner d’avantage de sens aux risques potentiels à venir.

La région étudiée:

Dans la continuité de mes réflexions concernant ma région natale, et incluant désormais les évolutions futurs de notre climat, ce sujet sur les projections climatiques couvre un territoire incluant le Maine-et-Loire, la Sarthe, l'Indre-et-Loire, et la Vienne, en se basant sur les données moyennées issues des 4 stations de référence de la région: (Angers-Beaucouzé, Le Mans, Tours, Poitiers-Biard)

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Un outil indispensable, le portail Drias de Météo-France :

Apparu en 2012 avec la mise en évidence des scénarios SRES de 2007, ce portail indispensable pour la visualisation des évolutions climatiques sur le territoire national, a été également réactualisé en 2014, avec la mise en évidence des scénarios RCP. L’intégralité des projections de ce sujet, signalant l’évolution des normales climatiques de la température moyenne, et de la pluviométrie sur les périodes climatiques (2021-2050), (2041-2070), et (2071-2100), sont toutes issues de l’extraction de valeurs illustrant les cartes du Portail-Drias de Météo-France. Les projections des indices d’aridités ont été réalisées en associant les valeurs des paramètres respectifs obtenus sur chacun des modèles, et sur l’ensemble des projections des 3 périodes climatiques futures respectives.

Les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre :

Le choix du scénario d’émission sur ce siècle est particulièrement important, car celui-ci conditionne en grande partie les tendances susceptibles d’être observées sur les différentes modélisations climatiques.

En effet, l’influence de l’homme sur le système climatique est clairement établie, et ce, sur la base des données concernant l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le forçage radiatif positif, le réchauffement observé et la compréhension du système climatique. (IPCC 2013)

En 2014, afin de réactualiser les scénarios SRES, 4 nouveaux scénarios RCP ont été communiqués:

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Ce sujet étant principalement guidé à travers un esprit de sensibilisation, susceptible de donner du sens et de la visibilité sur la réalité qui pourrait émerger à travers nos vies quotidiennes, le choix des scénarios a ainsi été déterminé par leur probabilité de survenue, et en privilégiant ainsi les scénarios d’émissions les plus probables à travers les 4 trajectoires mentionnées, ci-dessus.

Réflexions sociétales du monde d'aujourd’hui et de demain :

[align=center]150520084443531561.jpg[/align]

[align=center] [/align]

RCP2.6 : Un réchauffement au-delà de 2 °C est improbable (degré de confiance moyen). (IPCC 2013)

Sur le document ci-dessous, chacun peut visualiser la dynamique des émissions de carbone anthropique sur la période (1980-2014), et constater que l'on observe ni baisse, ni stabilisation, ni même un ralentissement de cette hausse. Sur ce document, on peut visualiser les multiples scénarios possibles dans l'optique d'une probable limitation du réchauffement climatique globale à une hausse inférieure à 2° par rapport à la période (1850-1900), et représenté par le scénario RCP 2.6 et ses dérivés:

[align=center]150520091541477744.jpg[/align]

[align=center] [/align]

L’attentisme de notre société sur la dernière décennie, et les efforts désormais à réaliser au cours des décennies suivantes pour atteindre l’objectif de maintenir le réchauffement global à une augmentation inférieure à 2°C, éloigne progressivement la faisabilité de réaliser ce scénario.

RCP4.5 : Un réchauffement au-delà de 2 °C est plus probable qu’improbable (degré de confiance élevé).

Mes réflexions se sont alors orientées vers les scénarios RCP4.5 et SRES B1, et à la vue du document ci-dessus, cela signifie qu'il faudrait très rapidement stabiliser nos émissions à la valeur actuelle. Le problème est que l'on peut constater encore en 2015, une volonté assez déterminée à travers le monde, d'exploiter autant que possible la plupart des réserves d'énergies fossiles disponibles sous de multiples formes (Charbon, gaz, pétrole, pétrole bitumineux, pétrole de schiste, gaz de schiste, hydrate de méthane...), et avec une volonté d'aller toujours plus loin, et toujours plus profond. Il ne faut pas oublier que notre société, à l'instar du système climatique, possède également une inertie qui fait qu'entre une prise de conscience, une prise de décision, une volonté générale d’investir vers des politiques plus vertueuses, et la disparition progressive des technologies à base d’énergies fossiles, il risque de s'écouler encore un certain temps, avant de voir émerger un profond changement de tendance dans nos émissions globales de carbone d’origine fossile.

Donc du fait de cette perspective actuelle, d'absence de réelle prise de conscience globale, de la dynamique de nos émissions récentes où l'on n'observe aucun ralentissement de la hausse, avec une démographie encore en croissance dans les prochaines décennies, et le potentiel de développement de pays émergent comme l’Inde, il est probable que la trajectoire laissant entrevoir la possibilité d'un scénario RCP4.5/B1, puisse s’estomper progressivement également au fil des années qui suivront, et à l'instar du scénario RCP2.6, ces 2 scénarios ne me semblent pas les plus probables.

RCP6.0 : Un réchauffement au-delà de 2 °C est probable (degré de confiance élevé), mais improbable que

celui-ci dépasse 4 °C (degré de confiance élevé).

L’observation du monde, et de son évolution en 2015, me laisse parfois penser à une dualité entre l’émergence d’un nouveau monde aux idées nouvelles, qui fait toujours face à un monde aux racines profondément ancrées à travers les multiples sources d’énergies fossiles, et des politiques de développement toujours un peu plus culturellement ancré sur le passé.

En effet, en 2015, malgré un contexte difficile, on peut aussi constater à différentes échelles, de nombreuses initiatives individuelles ou collectives assez novatrices, s’orientant notamment vers le partage et l’échange de biens et de services, avec l’intégration de technologies nouvelles, pouvant amorcer toujours un peu plus des solutions progressivement plus crédibles et durables, que ce soit au niveau des transports, de la production d’énergie, et des habitations.

Ainsi le scénario RCP6.0/SRES A1B, est pour ma part, une référence que je juge probablement la plus plausible. En effet, malgré une certaine résistance d’une grande partie du monde d’aujourd’hui, on peut aussi constater sur le graphe ci-dessus, même si nos émissions actuelles sont supérieures, que ce scénario reste néanmoins très probablement abordable, dans la perspective d’une volonté d’aller vers une société plus sobre, avec une prise de conscience à moyen terme..

Malheureusement, le scénario récent RCP6.0 étant indisponible sur le portail Drias, je me suis orienté alors vers le scénario ancien SRES A1B quasi-équivalent, et dont son utilisation a été principalement concentrée à faire émerger des projections de la température moyenne, un paramètre climatologique dont la projection est peu susceptible d’évoluer malgré une présentation de celui-ci datant de 2007.

RCP8.5 : Un réchauffement au-delà de 2 °C est probable (degré de confiance élevé), et à peu près aussi

probable qu’improbable qu’il dépasse 4 °C (degré de confiance moyen).

En 2015, le contexte socio-économique mondial, l’instabilité géopolitique dans de nombreuses parties du monde, les perspectives de gouvernance à moyen terme d’un état comme les État-Unis, représentant environ 20% des émissions mondiales de CO2, semble orienter les états vers des politiques accentuant la libéralisation de l'économie de notre société. Cette perspective serait alors assez favorable à la poursuite de l’utilisation d’une énergie fossile abondante, bon marché, et avec un fort rendement énergétique, et qui serait alors peu propice à l'émergence à court terme d’un consensus global contraignant et efficace.

Ainsi, en 2015, notre société est toujours sur la voie d’un scénario RCP 8.5, et les perspectives actuelles ne peuvent occulter intégralement le fait que cette trajectoire puisse se maintenir.

Par conséquent, cet horizon assez représentatif de la situation mondiale en 2015, est rendu visible également, afin de sensibiliser et d’éclairer sur la voie empruntée actuellement par notre société.

D’une présentation sous forme de cartes, à une présentation graphique :

Les résultats des projections sur le portail Drias sont communiqués à travers le public, sous forme de cartes où sont incrustées les évolutions climatiques possibles sur l’ensemble du territoire national. Cependant, à travers ce sujet où la zone géographique est déjà définie, dans un esprit de pédagogie, une représentation graphique des projections futures a été privilégiée, afin de rendre plus accessible la visualisation de l’ensemble des projections des différentes modélisations sur ce siècle.

Méthode d’extraction des données du portail Drias de Météo-France :

Un balayage manuel minutieux et rigoureux a été réalisé sur les 4 départements mentionnés sur ce sujet, à travers des zones de surfaces identiques, et concernées également par les relevés des stations de Météo-France pour les observations, afin d’y rechercher sur chacune d'entre elles, l'anomalie la plus faible et l'anomalie la plus forte, et ainsi faire émerger une anomalie moyenne sur chacune de ces zones, de la manière suivante:

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Ainsi, la projection d’un seul paramètre climatologique, d’un seul modèle, pour une seule période, est encadrée par l’extraction de 8 relevés répartis à travers l’ensemble de la région. Cette méthode permet alors une obtention relativement rigoureuse d’une valeur moyenne représentative de la région étudiée, et ainsi susceptible d'être confrontée avec les valeurs moyennées issues des observations de ces 70 dernières années sur les 4 stations de référence.

Les anomalies moyennes ainsi obtenues, ont été ensuite intégrées aux valeurs issues des observations moyennées des 4 stations, et relevées sur les périodes de référence respectives mentionnées sur le portail Drias : ((1961-1990) pour les scénarios SRES, (1971-1990) pour les scénarios SRES des modélisations Cerfacs, et (1976-2005) pour les scénarios RCP).

Les projections ont ainsi été réalisées sur la base de l’extraction des anomalies correspondant à la différence entre les horizons futurs et les périodes de référence.

Les horizons futurs étudiés :

A travers les multiples modélisations, il est possible d’explorer 3 horizons temporels : L’horizon proche : (2021-2050), l’horizon à moyen terme : (2041-2070), et l’horizon à long terme : (2071-2100). Des particularités sont présentes sur certaines modélisations (Cerfacs) avec des horizons légèrement différents à moyen terme : (2046-2065), et à long terme : (2081-2100).

Afin de facilité l’émergence de scénarios moyens sur chacun des horizons, les résultats des périodes (2046-2065) et (2081-2100), ont été intégrés respectivement sur les périodes (2041-2070) et (2071-2100).

Si ce transfert de périodes ne créé pas de biais particuliers pour la période (2046-2065), en revanche dans un contexte de réchauffement progressif des températures, la période (2081-2100) est susceptible de posséder une anomalie chaude biaisée par rapport à la période (2071-2100). Ainsi, afin que les résultats soient les plus homogènes possibles sur la période (2071-2100) à travers l’ensemble des modèles, une légère correction a été apportée sur les températures issues des modèles Cerfacs de la période (2081-2100), en se basant sur les biais moyens observés lors des périodes de réchauffement dans les observations passées, avec une estimation moyenne de cette anomalie chaude de +0.16°C , [+0.13, +0.21] en fonction des périodes saisonnières étudiées.

En revanche, aucune correction n’a été apportée sur les anomalies pluviométriques de la période (2081-2100), du fait que la variabilité de ce paramètre ne mettait visiblement pas en évidence de biais significatifs sur une période de temps si courte.

Les modèles climatiques :

Pour répondre aux questions posées par le changement climatique et ses impacts, le GIEC utilise les modèles du système climatique et des études économiques et démographiques. Ils composent, non pas des prévisions, irréalisables à l’échelle de plusieurs décennies, mais des scénarios d’évolution du climat, supposés couvrir un large éventail d’évolutions possibles.

La mise en évidence des projections de ce sujet, a été limitée aux scénarios SRES A1B et RCP8.5, pour plus de clarté, et de lisibilité. Chacun de ces scénarios a été exploré par des multiples modèles afin de faire émerger un signal moyen issu de l’ensemble de ces modélisations. Les résultats issus de ces modélisations sont visibles sur les graphiques de projections, à travers le référencement simplifié des modèles, avec une numérotation, ci-joint :

[align=center] [/align]

Le référencement des modèles ayant exploré le scénario SRES A1B :

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Le référencement des modèles ayant exploré le scénario RCP 8.5 :

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Un graphique couplant les observations passées avec les projections futures :

Sur le portail Drias, la principale préoccupation qui ressort lors de la lecture d’une anomalie basée sur l’évolution d’une normale climatique future, est une très grande difficulté à pouvoir quantifier le sens réel de la valeur communiquée. Ainsi, l’ensemble des projections de ce sujet, intègre une partie des observations passées, afin de faciliter la visibilité de l’ampleur de ces évolutions possibles sur la région.

La visibilité des anomalies climatologiques récentes de la période (1991-2015):

La période (2015-2040) est explorée statistiquement, sur la base des anomalies climatologiques les plus récentes issues de la période (1991-2015):

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La genèse de cette démarche est issue de discussions, où visiblement à travers un public intéressé par le sujet, il y aurait une certaine nécessité d’entrevoir les évolutions à très court terme, afin de pouvoir confronter les observations actuelles aux projections modélisées futures.

Cette approche issue d’une réflexion personnelle, a principalement comme objectif de donner de la visibilité aux anomalies qui ont émergé sur la période récente (1991-2015), et dont les 5 séries présentées sur l’ensemble des paramètres climatologiques, esquissent en partie les valeurs des prochaines normales climatiques de la période (2015-2040).

A ces 5 séries d’observations, ont été intégrées, les variations les plus fortes ayant été observées sur l’ensemble des clôtures des périodes climatiques de la période (1945-2015), par rapport à des séries périodiques équivalentes à celles mise en évidence sur ce sujet.

Ces fortes variations illustraient sur les séries clôturant les périodes climatiques respectives, la survenue d’anomalies climatologiques parmi les plus marquées de ces 70 dernières années.

Les plus fortes amplitudes susceptibles de se produire, sur la base des observations passées, ayant été ainsi obtenues, leurs intégrations à leurs séries respectives a permis de mettre en évidence une incertitude haute et basse, afin de rendre visible la présence probable des prochaines normales climatiques, au sein de ces limites inférieures et supérieures.

Le choix de cette méthode a été déterminé dans le fait qu’elle représente le plus justement possible, la situation des anomalies récentes de la période (1991-2015), et qu’elle intègre, à la fois une prise en compte des tendances climatiques des observations passées, et qui sont susceptibles de se poursuivre sur un horizon très proche, et également la présence d’une variabilité naturelle du climat.

Ainsi dans les années à venir, la présence éventuelle de normales climatiques en dehors des limites les plus probables reste possible, mais cette éventualité serait alors conditionnée par la présence d’une série présentant une anomalie moyenne, parmi les plus fortes que la région ait pu connaitre au cours de ces 70 dernières années.

Par conséquent, cette approche peut aussi être utilisée à l’avenir, comme un outil permettant la détection d'anomalies marquées futures, car il est basé sur le principe que les évolutions à venir les plus probables, sont au moins celles qui ont été observées au cours de ces 70 dernières années. Dans le cas contraire, il s’agirait alors probablement d’une situation plus atypique, et qui serait alors facilement repérable à travers cette projection (2015-2040).

Un exemple plus concret et plus lisible de cette approche, est visible sur les projections climatiques de la période (2014-2017), ci-joint:

http://nsa38.casimages.com/img/2015/10/05/151005094629838063.jpg

Intégration de la variabilité interannuelle et décennale autour de la tendance moyenne des projections des normales climatiques, sur la période (2015-2100).

151011122105751630.jpg

Cette réflexion personnelle à but pédagogique, a pour objectif final de rendre les projections climatiques futures, plus accessibles, et plus compréhensibles à des personnes non averties, et leur donner ainsi plus de sens.

Cette approche ne doit pas être assimilée à une prévision, mais plutôt à une illustration susceptible de représenter le climat futur, en intégrant à la fois des observations récentes en référence, et également une partie de la variabilité naturelle climatique de la région, autour du signal issu de la moyenne des projections, afin de donner de la visibilité à l’ampleur des évolutions climatiques pouvant survenir au cours de ce siècle.

Ce sujet n’étant ainsi pas seulement exclusivement centré autour de l’évolution future de la normale climatique, il autorise également un regard sur certains événements climatologiques susceptibles de survenir à l’avenir.

Cette démarche est particulièrement importante, du fait qu’elle permet de rendre visible la plupart des anomalies susceptibles de survenir à travers une période climatique. Ainsi, certaines survenues d’anomalies froides parfois ressenties à tort à travers le public, comme étant en contradiction avec les évolutions attendues du changement climatique, pourraient trouver une explication cohérente avec la prise en compte de la variabilité interannuelle et décennale, autour de l’évolution d’une normale climatique.

Cette variabilité a été mise en évidence, avec les relevés des valeurs des anomalies annuelles ou décennales les plus marquées, autour de chacune des normales issues des 42 périodes climatiques glissantes respectives de ces 70 dernières années, sur chacun des paramètres étudiés.

La présentation des projections a été réalisée, avec la prise en compte des spécificités propres à chacun des paramètres climatologiques étudiés, expliquant ainsi la mise en évidence de 2 approches différentes :

-Avec une relative homogénéité de la distribution des températures saisonnières ou annuelles à travers une période climatique, et un signal futur particulièrement marqué à travers les 2 scénarios présentés, une variabilité interannuelle a ainsi été intégrée, autour de l’évolution future de ce paramètre climatique.

-Avec une pluviométrie qui présente à la fois une variabilité interannuelle plus élevée, et des scénarios futurs plus incertains, une variabilité décennale a plutôt été mise en évidence, autour de l’évolution future de ce paramètre climatique, ainsi que sur l’évolution des indices d’aridités de la région sur ce siècle.

Enfin, afin de faciliter l’analyse de ce genre de document, peu commun à travers le public, des vignettes commentées, et décrivant ces scénarios futurs, sont disponibles sur chacun des graphiques intégrant cette variabilité, avec une référence en rapport avec les observations du graphique. L’observation de chacune de ces vignettes, est rapportée à la période climatique associée par la présence d’une figure géométrique :

151015105609861923.jpg

Rappel des enjeux actuels:

[align=center]151111043637391741.jpg[/align]

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/selection-des-documentaires-public-senat-vod-814703

Ci-joint, un excellent reportage de Gilles Luneau de 52 minutes, traduisant assez bien l'ensemble des problématiques liées au changement climatique sur le territoire national, et disponible en replay à travers le lien ci-dessus.

Enfin, avant d'aborder le fond du sujet, il est également assez important de bien saisir les enjeux des négociations actuelles, de l'importance des décisions politiques qui seront prises ou pas sur les 10 prochaines années, et de l'importance de réaliser des modélisations, du fait que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, il nous faut anticiper et craindre un scénario qui ne sait jamais produit, et probablement faire en sorte qu'il ne se produise jamais:

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Ainsi si nous continuons sur cette voie incertaine, ce

risque au potentiel important de déstabilisation sociétale, et environnementale, n’est pas seulement une issue possible, c’est également le scénario le plus probable…

Et une approche intelligente d’une gestion des risques consisterait à prendre des mesures en tenant compte de la seule possibilité de ce scénario…

Toutes ces explications sur la genèse de ce sujet ayant été abordées, il est temps de pénétrer dans son contenu, en espérant que son accessibilité sera assez aisée pour la plupart des personnes intéressées:

[align=center] [/align]

[align=center]Les projections des années:[/align]

[align=center] [/align]

[align=center] [/align]

[align=center]151021121440814741.jpg[/align]

Projections des températures moyennes annuelles:

151021121611126110.jpg

Afin de limiter mes commentaires, et ainsi de donner de la visibilité aux données les plus intéressantes, la plupart des analyses que j'ai considéré comme parmi les plus importantes, sont expliquées, énoncées, et synthétisées à travers ce genre de document visible ci-dessous, et présentant une approche et des informations plus précises:

Analyse de la projection SRES A1B:

151021121705486592.jpg

Il faut savoir que si le document ci-dessus peut interpeller, il ne représente pourtant qu'un scénario moyen issu de la moyenne de l'ensemble des scénarios SRES A1B. Cette approche a été rendue possible du fait que les températures moyennes présentent souvent des distributions assez restreintes à travers une période climatique, et que le signal de cette projection climatique est assez marqué.

Projections de la pluviométrie moyenne annuelle:

151021121818709652.jpg

En revanche, concernant la pluviométrie, avec des projections plus incertaines, et des distributions climatologiques plus dispersées du fait d'une plus grande variabilité de ce paramètre, une approche différente a été mise en place, mais tout en restant dans le même état d'esprit que celui réalisé sur les températures moyennes.

Analyse des projections:

151021121925288632.jpg

Projections des indices annuels moyens d'aridité:

Il est intéressant de comparer les documents suivant avec ceux de la pluviométrie, afin de constater l'impact de la hausse de la température moyenne annuelle, qui du fait d'une plus grande évaporation, atténue l'impact de certaines hausses pluviométriques :

151021122018130553.jpg

Analyse des projections:151022085429573473.jpg [align=center] Vers une plus grande vulnérabilité du bocage forestier actuel de la région face aux changements climatiques futurs

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[align=center]Cette vidéo ci-dessus est un extrait d'un cours aux Mines de Paris par Jean-Marc Jancovici, expliquant et résumant assez bien l'impact des facteurs climatiques sur la végétation.

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[align=center]151003113004400145.jpg[/align]

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Une plus grande vulnérabilité des arbres liée à leurs exigences climatiques :

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Il ne faut pas minimiser l’impact du changement climatique sur la biodiversité régionale qui, quoi qu’il en soit, sera très probablement affectée, et je trouve que l'on n'insiste pas assez sur la possibilité de ce risque d'impact climatique, et qui est pourtant commenté à travers différents rapports assez bien détaillés, mais dont les sorties restent souvent assez confidentielles: 150523111244234825.jpg La grande longévité des arbres et la relative stabilité dans le temps des écosystèmes forestiers, en dehors de toute agression exceptionnelle (incendie, tempête…), réduisent d’autant leurs capacités à s’adapter aux modifications brutales des conditions du milieu et des facteurs extérieurs. Le temps de réaction souvent pluriannuel des arbres à tout changement fait que, dans un contexte de modification du climat mondial, il est urgent d’anticiper les risques induits. La fréquence des sécheresses estivales et l’augmentation des précipitations hivernales pourraient avoir de graves conséquences sur la pérennité des écosystèmes forestiers de notre région.

Donc je vous propose ci joint, un des rapports concernant notre région, et que j'ai trouvé particulièrement intéressant et assez complet:

CARACTERISATION ET EVOLUTION DU CLIMAT, QUELLES CONSEQUENCES POUR LA VEGETATION FORESTIERE ?- REGION PAYS DE LA LOIRE -: http://crpf-paysdelaloire.fr/sites/default/files/documents/Changements_climatiques.pdf 150523113305339785.jpg
15052311341254080.jpg[align=center] [/align]

Conclusion: "La région des Pays de la Loire se caractérise par une forte diversité des conditions climatiques locales, faisant de ce territoire un support très intéressant pour l’étude des conséquences du changement climatique annoncé sur la végétation forestière.[...]" "Cette diversité renforcée par d’autres facteurs climatiques tout aussi hétérogènes dans leur répartition spatiale tels que les radiations solaires, la vitesse et l’orientation des vents, l’hygrométrie, influence considérablement la répartition des espèces et leur adaptation aux conditions climatiques locales. Ainsi, certaines espèces patrimoniales comme les chênes, et notamment le chêne pédonculé, présentes sur tout le territoire et parfois donc dans des conditions pédoclimatiques marginales, peuvent rencontrer de grandes difficultés à l’occasion d’aléas climatiques défavorables. L’évolution climatique constatée ces 30 dernières années se concrétise localement par des débuts de dépérissement, voire de la mortalité sur ces stations les plus critiques."
"Si le taux de boisement régional n’est que de 10%, l’arbre reste une composante majeure de nos paysages avec un maillage bocager encore bien représenté malgré les agressions subies lors de ces dernières décennies. Il est aussi un support de biodiversité extraordinaire. Sous quelque forme qu’ils soient, nos arbres pourraient bien être rapidement menacés, et leur avenir hypothéqué par ces changements climatiques annoncés. Il est donc important de réagir rapidement pour limiter l’impact de tels changements, en sachant que quoi que nous fassions, ces changements climatiques auront un impact non négligeable sur la biodiversité régionale. Dans l’état actuel de nos connaissances, il semble très difficile aujourd’hui d’en mesurer l’importance." Une plus grande vulnérabilité des forêts liée à une probable accentuation de leurs sensibilités aux incendies de forêt:

Les résultats des simulations de l'IFM

(Indice Forêt Météo)

avec Arpege-climat communiquées par Météo-France indiquent une extension exponentielle de l'aléa : renforcement considérable là où il est déjà présent, et extension du niveau le plus élevé actuellement à la majorité du territoire métropolitain avant la fin du siècle.

151011015331725180.jpg

[align=center]151003110436325185.jpg[/align]

Les deux cartes ci-dessus pour les massifs de plus de 100 ha indiquent le degré de sensibilité actuel (à gauche), et pour l'horizon 2040 (à droite). Le niveau le plus élevé est en rouge, le niveau moyen en orange et en vert pâle le niveau faible. En blanc les zones sans massif forestier supérieur à 100 ha ou à sensibilité très faible. On peut ainsi visualiser sur notre région, une plus grande sensibilité aux incendies de forêt, vers 2040.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000494.pdf

online2long.gifPour en savoir plus sur les évolutions passées: Une présentation des observations climatologiques annuelles sur la période (1945-2015), est accessible vers ce lien:

/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4

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[align=center]462886098_570.jpg[/align]

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[align=center]Une vidéo pour mieux comprendre le principe d'une projection climatique et ses incertitudes:

https://vimeo.com/85531294[/align]

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"L'importance

de la variabilité inter-annuelle n'est pas nouveau pour la science du climat. Ce que cette recherche montre, c'est que si les scientifiques du climat veulent rendre leurs projections climatiques futures plus utiles et accessibles aux gens, il est important de prendre en compte la variabilité inter-annuelle autour du signal lié au changement climatique. De cette façon, les projections peuvent être présentées en termes d'extrêmes saisonniers, où les personnes non averties auraient plus de facilité à s'y retrouver, et en principe cette méthode pourrait être appliquée à d'autres régions"

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[align=right]Met Office, (Centre britannique de prévision météorologique et climatique), 2015

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[align=center]Les projections des hivers:[/align]

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[align=center]151111111828878618.jpg[/align]

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Projections des températures moyennes hivernales:

151022114906845066.jpg

Ayant omis de le préciser précédemment, je tiens à avertir que pour les graphiques utilisant la méthode de projection sur la période (2015-2040), et pour une analyse correcte de la situation, que si l'on peut lire de manière exclusive les incertitudes hautes et basses, en revanche la lecture des 5 valeurs indicatives doit absolument être associées aux incertitudes respectives.

Analyse de la projection SRES A1B:

excl.png Des températures printanières possibles en hivers vers la seconde moitié du 21eme siècle:

151022114953325239.jpg

Malgré le travail rigoureux nécessaire pour les réaliser, les données (dates et valeurs des anomalies au delà de 2040) de la partie "Projection", sont avant tout indicatives, car issues de moyennes, et ont comme principal objectif de mettre en évidence un scénario moyen, afin de prendre conscience de l'ampleur des événements climatologiques susceptible de se produire dans l'hypothèse d'un scénario A1B.

Les résultats des événements étant étroitement liés à l'évolution de la normale climatique, il est probable que ceux-ci soit susceptibles de subir des décalages, soit à travers des fluctuations climatiques liées à la variabilité naturelle, soit à travers une tendance plus ou moins sensible aux facteurs anthropiques, soit à travers un scénario d'émission différent de celui mentionné ci-dessus.

Ainsi, il est déconseillé d'avoir une lecture trop littérale de ces graphiques, principalement au niveau des dates qui servent avant tout à guider le lecteur, et à m'éviter de faire des remarques trop longues dans un espace restreint. Mais également, étant tout de même basés sur des éléments assez concrets, si le scénario d'émission A1B venait à se réaliser, il serait aussi probablement illusoire de penser que tous ces événements climatologiques soient purement fictifs, surtout pour les températures dont les tendances semblent assez robustes.

Par conséquent pour être plus rigoureux dans mes approches, le conseil que j'aurais à donner au moment de la visualisation d'une date, est de penser aux diverses incertitudes, et de les associer dans son esprit aux formules suivantes: "Vers le milieu du siècle", "Vers la seconde partie du siècle", "Dans la première partie du siècle", "Vers le milieu de la seconde partie du siècle"...

Projections de la pluviométrie moyenne hivernale:

151022115038406555.jpg

J'avoue être assez perplexe sur le signal particulièrement marqué du scénario RCP8.5 du graphique ci-dessus, d'autant plus que les observations récentes sur la période (1991-2015) ne semblent pas en l'état, forcément privilégier ce scénario. De même, il m'est difficile de pleinement concevoir des valeurs pluviométriques possibles vers la fin du siècle concernant ce scénario.

Et afin de mieux prendre conscience de la valeur des évolutions possibles, voici avec plus de détails, la signification possible d'une normale climatique hivernale à 270 mm vers la fin de ce siècle:

Analyse des projections:

151022115127887087.jpg

En proie à quelques doutes face à de telles valeurs, je me suis replongé dans le travail qu'avait effectué l'ONERC en 2014 sur les scénarios d'évolution du climat en France pour ce siècle, et sous la direction de Jean Jouzel, et avec cette fois ci l'ensemble des scénarios récents RCP.

150627114235506626.jpg

On peut constater qu'une augmentation des précipitations semble effectivement probable sur la saison hivernale, mais avec une certaine prudence concernant l'ampleur de celle-ci au cours de ce siècle. Les valeurs hautes du modèle WRF pour le scénario RCP8.5 à l'horizon (2071-2100) semblent confirmées, mais en étant tout de même un peu à l'écart de la plupart des autres modélisations.

Projections des indices annuels moyens d'aridité:

Il est intéressant de comparer les documents suivant avec ceux de la pluviométrie, afin de constater l'impact de la hausse de la température moyenne annuelle, qui du fait d'une plus grande évaporation, atténue l'impact de certaines hausses pluviométriques, ou aggrave l'effet d'une stabilisation pluviométrique, comme c'est le cas pour le scénario A1B sur cette saison.

151022115412713255.jpg

Analyse des projections:

151022115508545813.jpg

Sera t-il encore possible de pouvoir visualiser des épisodes neigeux significatifs sur la région en hiver, au cours de la période climatique (2071-2100), dans l'hypothèse d'un scénario A1B ? santa.gif

J'avais envie de finir ce post sur l'hiver en posant cette question légère et d'apparence anodine, à la réponse peut être parfois évidente pour certaines personnes averties, mais dont je peux aussi constater un certain doute, ou une plus grande hésitation à travers un public plus large. Les épisodes neigeux disparaîtront ils avec la hausse de la température moyenne hivernale? Les bonhommes de neige sont ils des créatures en voie de disparition? Une réponse est elle possible?

Avant de répondre à cette question, il faut savoir que j'ai une certaine sensibilité sur l'émergence de ces épisodes dont les paysages éphémères, et les créatures associées susceptible d'apparaître mystérieusement, ont été dans la mesure du possible, à chaque fois immortalisé sur photo.

Ainsi, j'ai en ma possession depuis 1991, à travers mes archives photographiques, la plupart des épisodes neigeux s'étant produit sur notre localité, et ainsi une assez bonne idée de leurs survenues ou pas sur certains hivers. Une donnée supplémentaire qui m'a permis de me guider dans mes réflexions afin de tenter de répondre à cette question.

Tout d'abord, dans mes archives photos, l'hiver 2007 répond en grande partie à cette question. En effet, cet hiver en étant parmi les 5 hivers les plus chauds de la période (1986-2015), avec une température assez proche de ce que pourrait être la normale climatique vers la fin de ce siècle sur l'hiver, avait tout de même pu subir une incursion froide durant un nombre de jour suffisant, pour qu'un épisode neigeux ait pu émerger:

La preuve en image:

150627114915540498.jpg

Cependant, cette image très encourageante pour la survenue des épisodes neigeux vers la fin de ce siècle, ne dois pas non plus occulter un autre fait: Parmi les 5 hivers les plus chauds de la période (1986-2015), seul l'hiver 2007 possède un épisode neigeux...

Ainsi, afin de répondre sur le caractère exceptionnel ou pas de la présence de neige sur un hiver aussi chaud, je me suis replongé dans la dernière période climatique hivernale (1986-2015) afin de signaler sur chacun des hivers, la présence ou non de précipitations neigeuses dans la région, et ayant pu engendrer une couche de neige au sol. Pour cela, j'ai utilisé avec un regard critique, les données issues des données climatologiques du site: Infoclimat, en prenant le soin d'écarter certaines données très improbables, lorsque la conviction d'une erreur se présentait. (D'ailleurs, il n'y en a pas eu tant que cela)

J'ai relevé sur chacun des hivers classés du plus chaud au plus froid, l'intégralité des précipitations des épisodes neigeux ayant généré une couche de neige au sol, et dont voici ci joint les relevés sur les 4 stations de références:

150627115025366510.jpg

Sur ce relevé, comme vous pouvez le lire, j'ai introduit également des niveaux représentant les normales climatiques (1986-2015), et celle probable de (2071-2100), ainsi que pour chacune de ces normales, la limite de la distribution moyenne de la survenue de leurs 5 hivers les plus froids respectifs:

Analyse des épisodes neigeux des hivers susceptibles d'être parmi les 5 hivers les plus froids de la période (2071-2100) du scénario A1B:

Si durant la période (1986-2015), les 5 hivers les plus froids possèdent tous au moins un épisode neigeux, cela ne sera probablement pas forcément le cas pour les 5 hivers les plus froids de (2071-2100), avec une probabilité qu'un ou 2 hivers puissent ne pas être neigeux, à l'image des caractéristiques des hivers ci-dessus situés entre 6.1° et 4.2°.

Analyse des épisodes neigeux des hivers susceptibles d'être parmi les hivers thermiquement déficitaires, et parmi les 20 hivers avec des anomalies proches de la normale (2071-2100) du scénario A1B:

Si sur la période (1986-2015), 7 hivers thermiquement déficitaires sur 8 avaient pu être neigeux, il faut s'attendre à ce que sur la période (2071-2100), que cette probabilité d'avoir de la neige en hiver puisse chuter probablement entre 1 hiver sur 2, à 1 hiver sur 3 seulement, à l'image des caractéristiques des hivers ci-dessus situés entre 7.5° et 6.1°.

Analyse des épisodes neigeux des hivers qui posséderont des anomalies thermiques supérieures à la normale (2071-2100) du scénario A1B:

Il y a une grande incertitude sur la caractéristique de ces hivers, vu qu'il n'existe à ce jour, aucun hiver dans notre région ayant franchi ce seuil au cours de ces 70 dernières années, mais je pense qu'il est probablement encore possible que des épisodes neigeux isolés puissent encore apparaître, mais probablement de manière plus exceptionnelle, alors que cette possibilité est encore de 1 hiver sur 2 sur la période (1986-2015).

Bilan des épisodes neigeux de l'ensemble des hivers de la période (2071-2100) du scénario A1B:

Sur la période (1986-2015), l'émergence d'épisodes neigeux ayant généré des couches de neige sur la région est survenu tout de même sur 2 hivers sur 3, alors qu'il est possible que l'exposition de la région à ces épisodes neigeux sur la période (2071-2100), ne soit plus que de 1 hiver sur 3, à 1 hiver sur 5, sur la base des analyses ci-dessus.

Je ne parle pas des cumuls de neige au sol, mais chacun peut constater également, que le potentiel moyen d'une couche de neige au sol, baisse de manière assez significative avec une hausse de la température moyenne hivernale.

Conclusion:

Si des épisodes neigeux semblent encore possibles sur la période (2071-2100) avec un scénario A1B, notamment sur les hivers présentant des anomalies thermiques inférieures à cette normale climatique, il semble néanmoins probable que l'exposition à ces épisodes puisse baisser de manière assez significative, comparé à celle de la période climatique actuelle (1986-2015).

La méthode présentée ci-dessus n'est probablement pas parfaite, mais dans un esprit de vulgarisation, je pense qu'elle illustre assez bien tout de même, la façon dont pourrait évoluer les épisodes neigeux à travers nos futurs hivers.

online2long.gifPour en savoir plus sur les évolutions passées: Une présentation des observations climatologiques hivernales sur la période (1945-2015), est accessible vers ce lien: /topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4

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[align=center]"Maintenant, on ne peut plus plaider l'ignorance, nous savons, donc nous avons une responsabilité historique, parce que les générations futures pourront nous dire:[/align]

[align=center]Vous saviez, qu'avez vous fait?"[/align]

[align=center] [/align]

[align=center]Michel Jarraud, Secrétaire général de l'OMM (Organisation Météorologique Mondiale)[/align]

[align=center]Les projections des printemps:[/align]

[align=center]151023102307292172.jpg[/align]

Projections des températures moyennes printanières:

151023103045562029.jpg

Concernant les modélisations des températures moyennes printanières, pour la première fois, j'ai dû écarter le résultat d'une modélisation. En effet, le résultat des anomalies de températures printanières provenant du modèle n°7, donnait une distribution très anormale par rapport à tous les autres modèles, et qui de plus allait à l'encontre de la tendance générale attendue sur ce 21eme siècle. Par conséquent, j'ai estimé que cette valeur était probablement due à un dysfonctionnement divers, et je n'ai ainsi pas conservé cette valeur pour le calcul de la projection moyenne des modélisations obtenue sur la période (2041-2070).

De plus, la forte augmentation des températures climatiques sur la saison printanière au cours de ces 10 dernières années dans notre région, probablement plus élevée qu'entrevu par les modèles par rapport à leur période de référence, créé un raccordement pas très homogène entre les observations et les projections. Ainsi pour le graphique suivant, l'analyse des évolutions des températures, sur la base des moyennes des modélisations, a été concentrée sur la seconde partie du 21eme siècle, contenant probablement des modélisations plus crédibles.

Analyse de la projection SRES A1B:

151023103251869587.jpg

Projections de la pluviométrie moyenne printanière:

151023103450583291.jpg

Analyse des projections:

151023103551617573.jpg

Projections des indices d'aridité moyens printaniers:

151023103729254479.jpg

Analyse des projections:

151023104027367259.jpg

online2long.gifPour en savoir plus sur les évolutions passées: Une présentation des observations climatologiques printanières sur la période (1945-2015), est accessible vers ce lien: /topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4

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[align=center]"L'individu vraiment seul à toujours du mal à se motiver, mais je pense qu'il y a quand même un rôle des communautés locales, je pense aux municipalités, je pense au région qui peut être très important.[/align]

[align=center] [/align]

[align=center]Et je crois aussi que s'intéresser à ce qui peut se passer localement, ça permet d'avoir un regard sur ce que peut être le changement climatique. Il y a une difficulté à imaginer ce que ça peut être, s'intéresser à ce qui peut se passer près de chez soi, dans un but d'anticiper, de s'adapter, par anticipation, en même temps qu'on réduit les gaz à effets de serre, ça peut aider à cette démarche là."[/align]

[align=center] [/align]

[align=right]Hervé Le Treut, climatologue français, membre de l'Académie des sciences,

2015

[/align]

[align=center]Les projections des étés:[/align]

15091304163644715.jpg

Au sein de la déstabilisation climatique actuelle, je fais souvent un parallèle entre la saison estivale, et les forts coefficients de marées océaniques.

En effet, c'est dans ces 2 situations similaires où des scénarios extrêmes sont susceptibles de se produire, que les changement perçus comme anodins dans des situations banales, peuvent dans ces 2 situations générer des risques importants.

Les changements en cours actuellement sur la température et le niveau des océans, sont souvent perçus de manière générale comme négligeables, ou peu visibles, avec seulement quelques centimètres par décennies de hausse du niveau des océans, et quelques dixièmes de degrés par décennie de hausse de la température moyenne climatique.

Cependant que la forte marée soit associée à une onde de tempête, et que l'été soit accompagné d'une forte vague de chaleur, et ce sont ces hausses supplémentaires, que nous ressentions comme anodins, qui peuvent dans ces situations, générer des risques supplémentaires importants, en amplifiant toujours d'avantage les scénarios extrêmes, aujourd'hui pourtant déjà dangereux...

Ainsi, c'est sur la saison estivale que la problématique de la hausse des températures globales, devrait être pleinement illustrée, et cette saison doit ainsi méritée une attention toute particulière.

A l'instar de cette sécheresse de 1996, qui m'avait déjà interpellé suffisamment, au point de l'immortaliser à travers mon regard, un petit appareil argentique à la main, et mes 16 petites années...

Projections des températures moyennes estivales:

150913093630128094.jpg

Analyse de la projection SRES A1B:

150923095234203717.jpg

[align=center]Vers une plus grande exposition à des épisodes de chaleur, et à la survenue plus fréquente d’épisodes caniculaires

[/align]

[align=center] [/align]

Quel que soit le scénario d’émission de gaz à effet de serre retenu, les projections climatiques prévoient qu’une augmentation du risque de canicule se produira avec une très grande certitude dans les années et les décennies à venir.

Le document ci-joint illustre le potentiel important des vagues de chaleur susceptible de se produire en France au cours de ce 21eme siècle :

[align=center]150914114843414813.jpg[/align]

Les dangers liés à la survenue de fortes vagues de chaleurs sur les organismes:

L'exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l'organisme. C'est la transpiration qui permet au corps de maintenir sa température. Lorsque le corps ne contrôle plus sa température et qu'elle augmente rapidement, une personne peut être victime d'un « coup de chaleur », qui peut être mortel. Les nourrissons et les personnes déjà fragilisées (âgées, celles atteintes d'une maladie chronique) sont particulièrement vulnérables. Lors d'une canicule, elles risquent une déshydratation, l'aggravation de leur maladie chronique ou encore un coup de chaleur.

Vers une plus grande exposition à des risques professionnels liés au travail par fortes chaleurs en été :

[align=center]151003101535580766.jpg[/align]

Le travail par fortes chaleurs et notamment au-dessus de 33 °C présente des dangers… La canicule ou des conditions inhabituelles de chaleur sont à l’origine de troubles pour la santé voire d’accidents du travail dont certains peuvent être mortels. Les risques liés au travail par fortes chaleurs en été doivent être repérés et le travail adapté.

Les salariés qui travaillent à l’extérieur comme les jardiniers, les salariés du BTP, les ouvriers agricoles, les employés d’entretien et de maintenance des bâtiments… peuvent être exposés à des contraintes thermiques fortes. En période de canicule, l’ensemble des salariés travaillant ou se déplaçant hors des bâtiments est particulièrement concerné par les risques liés aux fortes chaleurs.

[align=center] [/align]

[align=center]151003104452735076.jpg[/align]

[align=center] [/align]

Coup de chaleur : (température corporelle supérieure à 40,6 °C, peau sèche et chaude, pouls rapide et fort, perte de conscience possible), décès possible par défaillance de la thermorégulation.

Projections de la pluviométrie moyenne estivale:

150913093729272533.jpg

Ce graphique concernant les projections de la pluviométrie estivale, a particulièrement attiré mon attention lors de sa réalisation.

En effet, on peut visualiser sur la période récente (1991-2015), que des anomalies excédentaires en précipitations sont très présentes, et particulièrement sur la dernière décennie, et sur ces 5 derniers étés.

Ces anomalies récentes sont tellement importantes, qu'il serait possible dès aujourd'hui, d'entrevoir sur ces 20 prochaines années, un scénario probable qui laisserait présager que la normale climatique de la pluviométrie estivale, pourrait durablement présenter une anomalie excédentaire par rapport à la normale (1951-2010).

En effet, sur la période (2015-2035), même si le scénario de pouvoir observer des anomalies climatiques déficitaires par rapport à la normale (1951-2010), reste possible, cela nécessitera tout de même de faire émerger des séries estivales avec des anomalies pluviométriques déficitaires, parmi les plus marquées de ces 70 dernières années.

Possible, certes, mais également improbable dans l'état actuel des données statistiques, d'où l'illustration des limites de la projection probable issues de l'analyse des observations passées.

Ainsi au cours de ces 20 prochaines années, soit la normale pluviométrique estivale présentera effectivement des anomalies climatiques excédentaires par rapport à la normale (1951-2010), ce qui n'a plus été durablement observé depuis 30 ans, soit nous assisterons à l'émergence de séries estivales avec des anomalies qui présenteront sur la clôture de leur période climatique respective, des influences sans précédent sur la période (1945-2015). Bref de quoi rendre le suivi de ces 20 prochaines années assez passionnant sur cette saison! tongue_smilie.gif

Également intéressant, malgré la thèse énoncée en 2013, sur la possibilité d'une influence d'un réchauffement de la zone arctique, qui pourrait accroître la probabilité d'une hausse de la pluviométrie estivale, sur la partie occidentale du nord de l'Europe, il semble qu'en Juillet 2015, le Met Office continue de privilégier un scénario qui laisserait entrevoir une baisse des précipitations estivales: excl.png

http://www.metoffice.gov.uk/research/news/2015/variability-in-climate-projections

Analyse des projections:

150914104021863783.jpg

Une diminution de la pluviométrie estivale qui serait également entrevue sur le territoire national à travers le document de synthèse de l'ONERC, paru en 2014:

150914104448818055.jpg

A noter que l'augmentation de la pluviométrie estivale observée sur la projection sur la France du modèle WRF (2), pour le scénario RCP8.5, à l'horizon (2071-2100), ne semblait pas concerner le centre-ouest du pays, d'où l'impression d'une divergence avec mes graphiques concernant ce modèle, qui projette bien une diminution des précipitations estivales sur notre région.

Projections des indices d'aridité moyens estivaux:

150915091312971187.jpg

Analyse des projections:

150919101358195634.jpg

[align=center]Les projections sur le semestre (Printemps-Été): Un risque important pour l'agriculture:[/align]

[align=center] [/align]

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[align=center]151023105240403787.jpg[/align]

[align=center] [/align]

[align=center] [/align]

Le semestre (Printemps-Été), où se côtoie certains semis printaniers, une grande partie de la pousse de l’herbe dans les pâturages, les récoltes fourragères et céréalières, est probablement le semestre le plus influent, et le plus important pour l’agriculture.

Ainsi, dans notre région, la plupart des semestres (Printemps-Été) qui ont présenté dans le passé, des caractères climatologiques particulièrement défavorables, ont souvent également accentué les difficultés au sein des exploitations agricoles. Et les semestres qui sont restés particulièrement mémorables dans ce milieu, sont principalement ceux qui ont été exposés à d’importants épisodes de sécheresse, et qui ont été parfois accompagnés, et aggravés par de fortes vagues de chaleurs.

Par conséquent, à la vue de l'importance des résultats des projections pour ce semestre, et de l'importance de celui-ci sur l'agriculture, je vous présente ci-joint, les projections des indices d'aridités pour le semestre (Printemps-Été):

Projections des indices d'aridité moyens des semestres (Printemps-Été):

1510031221115611.jpg

Analyse des projections:

151001104543422415.jpg

Il faut savoir que ces projections particulièrement inquiétantes pour l'agriculture dans notre région, sont plutôt cohérentes avec la plupart des lectures que j'ai pu avoir sur des analyses, ou des synthèses publiées par l'ONERC, ou Météo-France, et dont je vous présente ci-joint quelques graphiques assez pédagogiques issus de ces rapports de synthèse:

A l’horizon (2071-2100), une forte hausse des températures moyennes est attendue, avec pour le scénario RCP8.5, une hausse comprise entre 2,6 °C et 5,3 °C [3,2 °C/5,1 °C] en été.

[align=center] [/align]

Et cette hausse des températures est associée à une forte augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été, qui pourrait dépasser les 20 jours pour le scénario RCP8.5 (Source :ONERC, 2014)

150914114843414813.jpg

Les graphiques suivant projettent sur le territoire national, qu'une sécheresse météorologique de type 1976 pourrait devenir fréquente vers la fin du siècle, et qu'une sécheresse agricole de type 1990 pourrait devenir fréquente dès le milieu du 21eme siècle. (Source :Météo-France, 2011)

150914114729964799.jpg

Des graphiques qui illustrent le projet de recherche CLIMSEC, coordonné par Météo-France, et qui avec différentes simulations effectuées à l’aide de modèles climatiques régionalisés sur la France, ont permis d’apporter des informations capitales sur les sécheresses du 21eme siècle :

-« Lors du premiers tiers du siècle, les simulations montrent une probabilité d’apparition de sécheresse légèrement plus importante en toute saison. Cette tendance s’accélère rapidement dès le milieu de siècle.»

-« En termes d’intensité comme de fréquence, les sécheresses agricoles seront bien plus touchées par le changement climatique que les sécheresses météorologiques. »

-« Les sécheresses seront probablement plus étendues géographiquement, et plus longues. L’évolution sera plus marquée dans les zones aujourd’hui plus humides. »

-« Enfin, l’aggravation générale touchera plus fortement les sécheresses les plus intenses. »

-« Dès le milieu du siècle, des épisodes de sécheresse d’une sévérité sans égal pourraient ainsi apparaître… »

(Source :Météo-France, 2011)

Pour plus de renseignements, je vous partage ci-joint, les liens faisant référence au projet d'étude sur les sécheresses en France, et issu du projet: CLIMSEC, coordonné par Météo-France, et publié en 2011:

CLIMSEC : les simulations françaises:

Coordonné par Météo-France, le projet de recherche Climsec, financé grâce à la fondation MAIF, s'est penché de 2008 à 2011 sur les sécheresses en France métropolitaine. Après l'élaboration d'une base de données sur l'humidité des sols et les débits de rivière pour la période 1958-2008, puis la construction de nouveaux indices pour évaluer l'intensité des sécheresses, les scientifiques se sont intéressés aux impacts du changement climatique sur les sécheresses futures. Le projet Climsec s'est particulièrement concentré sur les sécheresses agricoles, jusqu'alors très peu étudiées.

151003103808790851.jpg

http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/changement-climatique/impacts-du-changement-climatique-sur-les-phenomenes-hydrometeorologiques/changement-climatique-et-secheresses

Le rapport complet CLIMSEC:

http://www.drias-climat.fr/public/shared/rapport_final_CLIMSEC.pdf

Une présentation plus pédagogique sur les évolutions climatiques en France, et évoquant également le rapport CLIMSEC:

http://www.institutdesactuaires.com/docs/2013091180000_MeteoFranceChangementClimatique.pdf

online2long.gifPour en savoir plus sur les évolutions passées: Une présentation des observations climatologiques estivales sur la période (1945-2015), est accessible vers ce lien: /topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4

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[align=center]

[/align]

[align=center] [/align]

[align=center]"Je me souviens qu'il y a 21 ans, j'étais dans un débat à la télévision, où l'on expliquait le changement climatique, les conséquences qui allaient arriver, et on espérait ne pas devoir attendre de voir les conséquences concrètes de ce changement, pour que des mesures soient prises. Hélas on est 20 ans plus tard, et on n'a pas beaucoup avancé..."[/align]

[align=right]Martine Rebetez, Climatologue, 2015[/align]

[align=center]Les projections des automnes:[/align]

[align=center]151024092545545394.jpg[/align]

Projections des températures moyennes automnales:

151024092706177624.jpg

Analyse de la projection SRES A1B:

excl.png Des températures estivales possibles en automne vers la fin du 21eme siècle:

151028113530172727.jpg

Projections de la pluviométrie moyenne automnale:

151028102519915579.jpg

Analyse des projections:

151029101041202117.jpg

Projections des indices d'aridité moyens automnaux:

151028102749248497.jpg

Analyse des projections:

151029101333648813.jpg

[align=center]Vers un assèchement des sols de plus en plus important

[/align]

au cours du 21eme siècle sur la région.

[align=left]Vers un assèchement climatique susceptible d’assécher les sols:

[/align]

[align=left] Visible sur les projections de la plupart des saisons, à travers l’évolution des indices d’aridités, il est probable que notre région puisse observer un assèchement climatique sur ce siècle, impactant alors le cycle d’humidité du sol, par un assèchement significatif de celui-ci. Une projection qui est confirmée par la communication récente du cycle annuel d’humidité du sol par Météo-France, par la rubrique : ClimatHD :

[/align]

151028105554746918.jpg

[align=left] La comparaison ci-dessus, du cycle annuel d'humidité du sol sur les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, et la région Poitou-Charentes, entre la période de référence climatique (1961-1990), et les horizons temporels proches (2021-2050), ou lointains (2071-2100) sur le XXIe siècle (selon un scénario SRES A2), montre un assèchement important en toute saison.

[/align]

[align=left] [/align]

[align=left] En termes d'impact potentiel pour la végétation et les cultures non irriguées, cette évolution se traduit par un allongement moyen de la période de sol sec (SWI inférieur à 0,5) de l'ordre de 2 à 4 mois tandis que la période humide (SWI supérieur à 0,9) se réduit dans les mêmes proportions.

[/align]

[align=left] [/align]

[align=left] On note que l’humidité moyenne du sol en fin de siècle pourrait correspondre aux situations sèches extrêmes d’aujourd’hui. (Source : Météo-France, ClimatHD, 2015)

[/align]

[align=left] [/align]

[align=left]http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/climathd

[/align]

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[align=left] [/align]

[align=left] [/align]

[align=left]Un assèchement important des sols au cours de ce siècle, susceptible de menacer des habitations sur notre région, lié au retrait et au gonflement des argiles:

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[align=left] [/align]

[align=left]151110122823103141.jpg[/align]

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151110123920389707.jpg

[align=left] [/align]

[align=left] En France, sous un climat tempéré, les argiles sont souvent saturées en eau, si bien que leur potentiel de gonflement est limité. En revanche, elles sont ainsi éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique que les mouvements les plus importants sont observés en période sèche. Les sécheresses, caractérisées par des températures élevées et une très forte évapotranspiration, ont pour répercussion d’assécher les sols. L’alternance sécheresse-réhydratation des sols entraîne des mouvements de terrain induit par la rétractation et le gonflement des argiles, qui se traduisent par des fissurations sur les habitations. Il est devenu en France depuis 2002, la deuxième cause d’indemnisation après les inondations. Générant de sérieux dégâts sur l’habitat, c’est ainsi près de 4,5 milliards d’euros qui ont été dépensés depuis 1989, pour indemniser les propriétaires, et limiter ce phénomène.

(Source:BRGM) [/align]

[align=left] [/align]

[align=left] [/align]

[align=left] [/align]

[align=left] Enfin, à travers les 2 documents ci-dessous datant de 2011, et illustrés par l’exploration de ce siècle à travers un scénario SRES A2, on peut visualiser de nouveau l’impact que pourrait générer la hausse de la température moyenne. En effet, on peut constater que la diminution des précipitations sur certaines saisons, visible sur les cartes utilisant l’indice SPI3, est aggravée par un assèchement supplémentaire lié à la hausse attendue de la température, accentuant ainsi les impacts au niveau du sol, et visibles sur les cartes utilisant l’indice SSWI3.

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[align=left] [/align]

[align=left]151028110007673394.jpg

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[align=left]15102811010247234.jpg

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online2long.gifPour en savoir plus sur les évolutions passées: Une présentation des observations climatologiques automnales sur la période (1945-2015), est accessible vers ce lien: /topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4'>http://forums.infoclimat.fr/topic/78866-etude-climatologique-du-centre-ouest-de-2002-2011-a-1945-2014/page-4

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Le portail Drias comprend désormais Climsec qui permet de simuler les risques de sécheresses ces prochaines décénnies.

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Merci pour cette étude, c'est très bien fait et expliqué.

Merci, mais avec du recul, j'ai fini par me rendre compte que je pouvais encore améliorer mon approche.

Je vous présente donc à nouveau ce sujet avec une toute nouvelle actualisation probablement définitive, avec la réédition du message 4. online2long.gif

Quand aux anciens messages suivant, avec du recul, ils ne présentent plus beaucoup d'intérêt pour moi, donc vous pouvez les laisser tranquille, ils seront actualisés également dans les prochains mois.

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Réactualisation terminée.

En espérant que cette approche alternative et pédagogique, dans la manière de présenter des projections climatiques, puisse contribuer à mieux illustrer, et ainsi mieux sensibiliser sur les impacts susceptibles de se produire au cours de ce siècle.

En résumé, les projections de ce sujet intègre:

-Une approche régionale, afin de se rapprocher autant que possible des problématiques des citoyens, dont le territoire étudié leur serait représentatif.

-Une partie destinée aux observations, afin de donner plus de sens aux évolutions futures de la normale climatique.

-La visualisation des anomalies récentes de la période (1991-2015), afin d'entrevoir une esquisse probable de l'évolution possible de la normale climatique à un horizon très proche.

-l'intégration de la variabilité naturelle du climat, telle qu'elle s'est manifestée sur la période (1945-2015), autour du signal issu de la moyenne des projections. A noter, que cette approche a été préconisée par le Met Office en juillet 2015.

-l'intégration de vignettes illustrant des situations susceptibles de survenir au cours de siècle, afin que l'analyse de ce genre de graphique puisse être accessible à un public plus large.

-La mise en évidence d'impacts concrets, à travers les articles accompagnants les graphiques, et en rapport avec la région concernée.

A travers ce sujet complexe, l’objectif est de donner de la visibilité, et plus de sens aux augmentations de températures pouvant aller de +2° à +5° au cours de ce siècle. En effet, même si ces valeurs sont souvent partagées et communiquées, elles restent pourtant particulièrement abstraites pour un public non averti, et donc peu susceptible de le sensibiliser réellement, avec ainsi le risque au fil du temps, de banaliser une situation, qui n’a strictement rien de banal.

Merci de l'attention ou de l'intérêt que vous pourriez porter à cette partie.

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CP3   

Une des premières choses qui pourrait etre dite suite à la publication de cette étude , c' est que la france ou au moins , la région concerné par cette etude ( centre-ouest de la france ) a plutot de la chance ( niveau elévation des temperatures ) par rapport à la plupart de l' ensemble des lieux émergés de la planète .En effet, car , d' après ces résultats , la région concerné ne se rechaufferait donc pas d' avantage (voir plutot moins ) que le rechauffement moyen prévus à la surface des terres et mers confondus .Alors qu' en fait, l' air à la surface des terres à l' echelle du monde ( le centre-ouest c' est dans les terres ) ait prévus de se rechauffer plus de 1.5X plus vite que l' air à la surface des terres et mers confondus .Ainsi ,par exemple, un rechauffement prévus de 2°c en moyenne à la surface du globle , correspondrait donc à un rechauffement de plus de 3°c , à la surface des terres seules . Les zones à climat plus continental se rechauffant d' avantage que les zones de terre sous influence maritime . Les auteurs de cette etude n' ont donc peut etre pas totalement choisis cet endroit par hazard , pour peut etre éviter qu' ils leur soient reprocher de trop faire de sensationalisme . .

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th38   

En tous cas merci Aldebaran pour ce beau travail.

Très pédagogique, voire passionnant !

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Une des premières choses qui pourrait etre dite suite à la publication de cette étude , c' est que la france ou au moins , la région concerné par cette etude ( centre-ouest de la france ) a plutot de la chance ( niveau elévation des temperatures ) par rapport à la plupart de l' ensemble des lieux émergés de la planète .En effet, car , d' après ces résultats , la région concerné ne se rechaufferait donc pas d' avantage (voir plutot moins ) que le rechauffement moyen prévus à la surface des terres et mers confondus .Alors qu' en fait, l' air à la surface des terres à l' echelle du monde ( le centre-ouest c' est dans les terres ) ait prévus de se rechauffer plus de 1.5X plus vite que l' air à la surface des terres et mers confondus .Ainsi ,par exemple, un rechauffement prévus de 2°c en moyenne à la surface du globle , correspondrait donc à un rechauffement de plus de 3°c , à la surface des terres seules . Les zones à climat plus continental se rechauffant d' avantage que les zones de terre sous influence maritime . Les auteurs de cette etude n' ont donc peut etre pas totalement choisis cet endroit par hazard , pour peut etre éviter qu' ils leur soient reprocher de trop faire de sensationalisme . .

Merci pour ton intérêt CP3, mais je pense que tu oublies que les périodes de références issues de ce sujet pour mesurer l'augmentation des températures moyennes, ne sont pas les mêmes que celles utilisées à l'échelle globale.

Ainsi, sur la base d'un scénario SRES A1B, ou RCP 6.0, l'augmentation globale de températures moyennes attendues sur la période (2081-2100), serait de l'ordre de 2.2° [1.4°; 3.1°] par rapport à la période (1986-2005), soit un scénario moyen autour de par rapport à la période (1850-1900).

Alors que sur la région concernée, avec ce même scénario, une augmentation de de la température moyenne est projetée sur la période (2071-2100), mais aussi par rapport à la période (1961-1990), soit une augmentation régionale bien plus forte que sur l'ensemble de la planète.

Le choix de la région a été déterminé dans le fait que je souhaitais approfondir les projections de la région où je vis, donc en fait cela tiens un peu du hasard.

En revanche, il est vrai que la zone concernée est probablement une des zones où le réchauffement des températures moyennes en France, serait relativement atténué par rapport à la partie Est du territoire national, et visible sur la carte ci-dessous:

151111040403432206.jpg

Enfin, l'illustration du climat futur à travers la température moyenne de la région, a été réalisée sur la base d'un scénario SRES A1B/ RCP 6.0, afin de me rapprocher autant que possible du scénario sociétal qui me parait le plus plausible, aujourd'hui. Ainsi, la hausse affichée à travers cette projection peut aussi être amoindrie, par rapport à celles susceptible d'être communiquées autour d'un scénario RCP 8.5.

Le choix d'un scénario SRES A1B/ RCP6.0 pour les températures moyennes, a aussi été déterminé dans le souci d'apporter une projection qui serait jugé crédible par rapport à ce que l'on peut observer du monde en 2015. Alors qu'un scénario RCP 8.5, pouvant sembler particulièrement marqué et fort, pourrait être considéré comme peu plausible, et ainsi la pédagogie réalisée autour de ce scénario pourrait manquer son objectif.

Enfin, pour ne pas être accusé de faire dans le sensationnalisme, j'ai privilégié des descriptions issues du signal moyen de l'ensemble des modélisations, et non à partir des modélisations les plus marquées.

Cependant, il ne faut pas oublier que la voie actuelle de notre société est sur la trajectoire d'un scénario RCP 8.5, ainsi ce scénario est également visible à travers de nombreuses projections, et est susceptible d'amplifier la hausse des températures moyennes attendues sur la seconde partie du siècle.

Voilà les informations complémentaires que je peut apporter, afin de répondre à tes réflexions, CP3.

Et Merci th38 pour tes compliments! flowers.gif

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CP3   

Bonjour Aldebaran ! Merci pour tout cet exposé et ces précisions . Les graphiques sont très bien faits et compréhensibles . A priori , je pensais que cette etude sur la région considérée avait été réalisé par Météofrance ou un autre organisme . En tous cas les données sont probablement issus d' un organisme de recherche .

Au sujet de l' evolution des temperatures indiquées par ces données sur la région étudiée ,après y avoir revérifié de nouveau , il me semble bien que ce secteur se rechaufferait bien moins que la moyenne prévus à la surface des terres seules au niveau global ( Même si dans l' absolu, cela se rechaufferait quand même bcp ). Ceci en se basant sur les scenarios d' evolution de la concentration en CO2 retenus pour cette étude . En effet , les Scenarios moyens Rcp 8.5 et A1 b qui correspondent à la fourchette haute , indiquent respectivement un rechauffement moyen à l' echelle globale Mer et terre confondus de 4.3 °c ( par rapport à 1850-1900 ) pour Rcp 8.5 et environ 2.9 pour A1b soit environ 3.6 °c pour Rcp 8.5 et 2.2 pour A1b , en se basant sur les moyennes de temperature récentes . Ce qui correspondrait donc pour la surface des terres seules à l' echelle du globe, à un rechauffement par rapport à la période récente de 5.4 °c pour Rcp 8.5 et 3.3 °c pour A1b , ce qui est donc sensiblement plus chaud que le rechauffement qui serait enregistré sur la seule région du centre ouest de la france ( a partir des scenarios d' emissions retenus dans cette étude) . Néanmoins ,cette etude permet ,en effet ,de se representer à quoi concretement correspondrait le rechauffement ,même si la région étudiée dans ce cas précis , ne ferait probablement pas partie et de loin des régions de la planète se rechauffant le plus .

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D'accord, Merci pour tes précisions CP3, j'avais oublié que tu parlais de la hausse moyenne sur les terres émergées seulement, d'où ton constat. C'est une information qui n'est pas souvent communiquée, d'où ma confusion.

Les données des observations sont issues de données moyennées issues de 4 stations de relevés de Météo-France sur la période (1945-2015), et les données issues des projections sont issues du portail Drias de Météo-France également.

Et Merci pour tes compliments également!

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sebb   

Oui, par contre je pense qu'il a raison d’essayer de reconnaître dans son second message qu'il y est allé un peu fort:

"Du grand MF, déni de la réalité, déni du RC, déni d'un peu près tout sauf des éblouissantes réussites de MF dans un monde totalement virtuel ou les données mesurées n'ont pas leur place. Bienvenue dans la tour d'ivoire de Toulouse. "

C'est quand même peu de considération pour des gens qui font parti d'une institution, dont certains sont peut être plus calés que lui..., ce côté altermondialiste qui ne sert aucune cause finalement... mais pour le reste, son exposé est intéressant comme la plupart du temps venant de lui.

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Le portail Drias continue de s'améliorer au fil du temps avec l'ajout des simulations climatiques concernant l'indice de risque de feux de forêt
Les nouvelles ne sont d'ailleurs guères réjouissantes avec un scénario vraiment pessimiste si aucune politique climatique n'est mise en place, en effet, on remarque d'après les cartes ci-dessous une forte augmentation de l'indice moyen du risque de feux de forêt en été, mais aussi durant l'automne ! Au printemps, cette hausse serait moindre mais non négligeable notamment sur le Sud-Ouest et les régions méditerranéennes d'après le modèle Arpège-v4.6
La situation est quand même inquiétante...

 

drias.png

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