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Crue de la Seine - retours d'expériences


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Megève (1106 m)/Saint-Gervais (808 m) en semaine - Samoëns (716 m) les WE

Désormais, même si certaines communes en Normandie ne sont pas tirées d'affaires, le maximum des inondations est passé en ile de France. Je propose d'ouvrir ce sujet qui servira à parler des comptes rendus que l'on peut tirer de cet épisode exceptionnel. Un peu comme l'après Xynthia, il sera intéressant de voir si des mesures seront prises par le futur, si des projets de retenues d'eau près de Paris pourraient revenir concrets...

Egalement, il faudra regarder quelles ont été les conséquences sur le réseau de la SNCF/RATP d'une crue à 6.10 m à Austerlitz.

 

Comment améliorer la prévention ? Comment l'ile de France peut elle mieux se préparer à un 1910 bis ?

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Montreuil (93) ou Ciran (37)

Premier enseignement: il va falloir très sérieusement renforcer la robustesse des appareils de mesure linminmétrique - c'est bien beau les stations de mesure à ultrason, mais à priori c'est quand même pas hyper-robustes - entre les pannes et les mesures incorrectes sur la Marne mais surtout à Austerlitz, et quand on considère toutes les actions qui s'enclenchent sur le seul critère de la cote (là aussi, il doit y avoir matière à retours d'expérience d'ailleurs), il faudrait en effet sérieusement investir dans un matériel robuste et redondé. Je parle même pas des conséquences sur la prévision, car il en va en hydrographie comme en météo: mauvaises observations, très mauvaises prévisions!

 

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Charleville-Mézières (08, Ardennes) : alt 148m.

il y a 34 minutes, Sebaas a dit :

Premier enseignement: il va falloir très sérieusement renforcer la robustesse des appareils de mesure linminmétrique - c'est bien beau les stations de mesure à ultrason, mais à priori c'est quand même pas hyper-robustes - entre les pannes et les mesures incorrectes sur la Marne mais surtout à Austerlitz, et quand on considère toutes les actions qui s'enclenchent sur le seul critère de la cote (là aussi, il doit y avoir matière à retours d'expérience d'ailleurs), il faudrait en effet sérieusement investir dans un matériel robuste et redondé. Je parle même pas des conséquences sur la prévision, car il en va en hydrographie comme en météo: mauvaises observations, très mauvaises prévisions!

 

 

C'est clair que ça n'est pas très sérieux d'avoir une station hydrométrique qui dérive, surtout lorsque l'on a des enjeux aussi importants ! Comme Arkus faisait la réflexion dans le topic suivi IDF, il est étonnant qu'il n'y ait pas une ou deux autres stations hydrométriques sur le tronçon de la Seine dans Paris-intramuros pour parée à tout défaillance de l'échelle de référence d'Austerlitz.

 

Sinon, vu les prévisions données depuis le début de la semaine sur la côte maximale atteinte à Paris pour cette crue, il ne fait aucun doute que les modèles de prévision des crues ont encore quelques failles qu'il va falloir régler... Notamment à cause des affluents "secondaires" qui ont entretenu visiblement une certaine incertitude jusqu'à la fin sur l'évolution de la crue. Mais bon, justement, le retour d'expérience sera là pour faire le bilan de ce qu'il va falloir encore améliorer pour éviter les mêmes erreurs lors de prochains évènements.

 

Pour terminer, si la position de Paris à l'aval du BV permet d'anticiper de plusieurs heures voire même de plusieurs jours les actions à mener, sur l'amont & les têtes de BV, j'ai l'impression qu'il n'y a pas eu de place à l'anticipation (vigilances tardives ?) on verra les retours d'expériences...

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Ce que tu dis n'es pas faux, mais il faut toujours une catastrophe pour tout revoir. Le gros souci est l'argent.

Les dotations par Bop sont toujours à la baisse depuis 3 ans. Et encore les risques naturel sont moins impactées que les autres Bop.

Je le vois bien, je suis prévu d'appui et comptable pour les risques naturels et surtout pour le spc. Ce n'est pas un secret que les dotations baissent. 

Depuis plus de 20 ans que je suis fonctionnaire de l'État et occupe dès postes en autre en rapport avec les digues ou barrages à  un moment, jamais les budgets ont été  aussi serrés.

Par exemple, on a laissé  les digues dans un état lamentable, il aura fallu Xinthya pour remettre en état  les digues...

Et encore, il y'a des REX, mais en France on a des idées mais jamais d'argent.

Sur les tronçons du SPC 86, toutes les stations principales sont doublées au caou une station tombe en panne lors d'une inondation majeurs.

Les stations à installer coûtent très cher, les démarches  administratifs sont le parcours du combattant pour les autorisations d'installation dans une commune ou un propriétaire privé.

Mais il ne faut pas oublier quand les progrès  énormes réalisés depuis 8 ans environs. Avant, il fallait des observateurs, aller sur place pour voir où  en était la crue etc... avant, on ne faisant que de l'observation de crue alors que maintenant avec les progrès on parle de prévisions de crue. Il y a encore d'énormes chantiers qui sont en cours pour améliorer le système déjà en place.

Aussi attention, prévoir une crue est bien plus dur à prévoir qu'on le croit. On est en train de tout revoir tôt le système de réaction des rivières. On a besoin d'intégrer encore plus de facteurs en fonction de la saison dans les programmes de logiciel. Car on s'est aperçu que les logiciels de prevision n'étaient pas assez précis en fonction des saisons, de l'urbanisation qui est en cours en autre. Les progres informatiques va nous permettre de faire un système de prévision bien plus précis.

Quand je vois les critiques envers vigicrue parfois, je trouve cela bien injuste. Il faut bien comprendre que les chantiers sont encore énormes et même  si cette inondation est catastrophique pour la population, j'espère ques les pouvoirs publics vont enfin mettre les moyens pour avoir une système vigicrue digne de ce nom. 

Et pour finir, vigicrue ne sait pas se vendre. Quand je vois une inondation comme celle ci, et que les gens croit que c'est Mf qui gère  ces crues, ça me fait mal aux coeur. On les entends peu...ne se mettent peu en avant.

Il y'a à encore tant à dire, mais je n'ai pas le temps aujourd'hui. Je pose les bases d'une discussion.😃

 

 

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Montreuil (93) ou Ciran (37)

Concernant la station d'Austerlitz: http://information.tv5monde.com/en-continu/crue-comment-l-unique-station-de-mesure-de-paris-est-devenue-aveugle-111142

 

Crue: comment l'unique station de mesure de Paris est devenue aveugle

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La Seine près de Notre-Dame à Paris le 4 juin 2016

afp.com - DOMINIQUE FAGET

04 juin 2016

Mise à jour 04.06.2016 à 14:30

AFP

© 2016 AFP

 



  •  

Pourquoi la crue de la Seine a-t-elle été sous-estimée pendant des heures ? La faute à deux petits capteurs, les seuls à mesurer la Seine à Paris, que des déchets ont probablement aveuglés et, avec eux, les pouvoirs publics.

Jeudi soir, l'unique station de mesure de la Seine à Paris, installée au pont d'Austerlitz, a commencé à cafouiller, en sous-évaluant le niveau de la crue d'une trentaine de centimètres.

Ses deux capteurs ont toute la nuit envoyé leurs relevés automatiques trompeurs.

Le ministère de l'Environnement est donc resté jusqu'à vendredi midi sur une prévision de pic de 5,30 à 5,90 mètres. L'erreur ne sera détectée que vendredi matin, et l'estimation de pic relevée à 6,30 m - 6,50 m à la mi-journée par le ministère.

Car c'est dans la matinée de vendredi que les analystes se sont rendu compte de l'écart avec les mesures en amont et en aval de la capitale : "ça paraissait bizarre", a raconté Jérôme Goellner, directeur de la Direction régionale de l'Environnement.

"Nous sommes passés jeudi soir, tout fonctionnait. C'est vendredi matin qu'on a vu l'écart", explique Bruno Janet, chef du pôle de modélisation de Vigicrues.

"Nous n'avons qu'une seule station à Paris car des mesures dans un autre endroit de la Seine ne présenterait pas de gros écart".

Aussitôt, un opérateur manuel a pris le relais. Depuis vendredi matin c'est lui qui, jour et nuit, l'oeil rivé sur une échelle, surveille le niveau de l'eau, centimètre par centimètre, même si c'est "un peu moins fiable" que les boîtiers.

"Nous avons dans toute la France 1500 de ces boîtiers, gros comme des compteurs EDF, équipés d'un capteur et d'un petit ordinateur qui envoient régulièrement les données", précise Bruno Janet. Mais ils sont soumis à rude épreuve, car ils se trouvent dans le lit de cours d'eau en crues violentes, avec aussi de grosses variations de températures".

Même s'ils sont placés dans des puits pour être protégés de l'impact des matériaux charriés par les eaux, ce sont probablement des débris qui les ont bloqués, estime-t-il.

"Le puits s'est-il bouché ? On ne peut pas encore y aller car c'est trop dangereux. On ne connaîtra la cause de la panne qu'à la décrue".

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Comme je l'expliquait, à l'ancienne, un observateur avec l'oeil sur la mire. La question à  se poser, pourquoi la station n'a pas été doublé  par sécurité comme c'est la seule sur Paris...

Après, même bien installé, le matériel reste fragile et tombe parfois en panne.

Sans oublier les dégradations volontaires, gratuites pour certains ou volontaires comme les agriculteurs surtout l'été quand les quotas d'irrigation sont limités. Ne sont pas d'accord avec l'endroit de la station pour mesurer le niveau et debit pour l'etiage...

Et on se retrouve avec des stations démontées .

Bref, concernant Paris, l'intérêt est de mettre des stations en amont et c'est sur que cettains affluents  doivent être surveiller quand ceux là apportent beaucoup lors des crues.

Après beaucoup disent, mon petit ru n'est pas surveillé. Comme dit dans mon première message. Pas assez d'argent pour tout surveiller ( et bien sûr plus de fonctionnaires) et pas toujours d'intérêt quand il n'y a aucune ville où habitations qui amène un danger. Ou traversant une ville sans danger immédiat ou apportant peu de dégâts, il faut priorisé.

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Montreuil (93) ou Ciran (37)

Citation

J’ai d’ores et déjà décidé de renforcer le réseau de capteurs sur la Seine à Paris, pour créer une redondance de mesures afin de les fiabiliser davantage.

 

Merci, Mme la Ministre.

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globalement d'accord avec ce que dit Papy Boyington. Pour ce qui est du manque de visibilité de vigicrues et du schapi c'est vraiment pas normal. N' y a t-il pas de service de communication ? A la place des gens qui bossent dans les SPC et qui entendent "Météo-France a décidé ..." j'aurais vraiment les boules...

Pour ce qui est des moyens j'ai peur qu'après cet épisode la Seine soit bardée de capteurs (effets d'annonces) mais que pour le reste pas grand-chose ne change lorsque l'effet médiatique aura disparu ...

Côté critique, mais c'est peut-être une méconnaissance de ma part, on a du mal à comprendre l'organisation entre SPC et SCHAPI. Qui décide des passages en vigilance ? Quelle modélisation pour la prévision des crûes (y a t-il un ou plusieurs modèles numériques (un équivalent à GFS-CEP-ARPEGE) ?) ? Les observations (quant il y en a) sont elles "assimilées" à la manière de ce qui se passe pour l'atmosphère ?

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Comment améliorer la prévention ? Comment l'ile de France peut elle mieux se préparer à un 1910 bis ?

 

De façon générale, le réchauffement global doit nous inciter à reculer devant toutes les rivières et côtes OU accepter de se faire inonder.

On peut faire un énorme plan pour  sauver Paris, mais le plus raisonnable serait de répartir l'argent pour améliorer la situation de toutes les grandes villes françaises menacées, aussi bien par des crues plus fortes qu'une attaque du littoral plus forte. Améliorer veut dire réhausser quelques digues, protéger les quartiers clés, relocaliser d'autres. Une partie de l'argent doit aussi rester pour réparer les dégâts des inondations, lorsqu'elles seront inévitables. Mais on a aussi le droit d'accepter de se faire inonder s'il y a les moyens de réparer rapidement.

 

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  • 2 months later...

Un dossier dans S&V sur cet épisode.

 

Ce dossier est porté par un discours objectif d'experts, donc sans doute très intéressant.

On ne sera pas surpris d'entendre qu'aucune faute majeure n'a été commise, et ce n'est pas du fatalisme que der promouvoir la politique de la résilience face à une tendance climatique qui favorise les extrêmes.

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  • 1 month later...
  • 1 month later...

RETEX par la Fédération Française de l'Assurance (et signature convention avec l'État) :

http://www.ffa-assurance.fr/content/suivi-des-evenements-climatiques-majeurs-signature-une-convention-entre-la-ffa-et-le-0

Lien direct vers le bilan des inondations de fin mai-début juin 2016 :

http://www.ffa-assurance.fr/file/925/download?token=gjlSjRS2

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Moins un RETEX qu'un dessous des cartes...

Parution Annonce aujourd'hui de l'IGN Magazine n°84 (lien -lenteur par moment) : en page 4 un article intitulé Alerte Vigicrue : le SAA (Service des Activités Aériennes) sur le pied de guerre.

 

Maintenant ils sont à Beauvais-Tillé.

Derniers vols de la flotte de l'IGN [c'est le dernier qui est mentionné dans l'article] :

https://planefinder.net/data/aircraft/F-GALN
https://planefinder.net/data/aircraft/F-GALP
https://planefinder.net/data/aircraft/F-GMLT

Edited by Thundik81
correction date
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  • 1 year later...
Le 07/11/2016 à 16:42, Thundik81 a dit :

Moins un RETEX qu'un dessous des cartes...

Parution Annonce aujourd'hui de l'IGN Magazine n°84 (lien -lenteur par moment) : en page 4 un article intitulé Alerte Vigicrue : le SAA (Service des Activités Aériennes) sur le pied de guerre.

 

[...]incomplet d'ailleurs[...]

 

Dans la dernière livraison d'IGN Magazine, ce jour :

 

Crues de printemps : le SIA en alerte


À la demande du Service central d'hydrométéorologie et d'appui à la prévision des inondations (Schapi), le service de l'imagerie et de l'aéronautique de l'IGN (SIA) a effectué des prises de vues d'urgence le 12 juin sur la Vilaine en crue en amont de Rennes et, le 13 juin, sur la Seiche au sud de Rennes, ainsi que sur la Sarthe, la Charentonne et l'Avre. Ces vols ont été effectués sous couvert nuageux, à une hauteur de 2 000 à 3 000 pieds (soit 650 à 1 000 mètres). Les orthophotographies correspondantes ont été mises à la disposition du SCHAPI. Ces images, acquises en situation de crue, fournissent au Service de prévention des crues (SPC) la réalité terrain pour calibrer leurs modèles de prévision des inondations. Cette cartographie s'appuie non seulement sur les orthophotographies d'urgence de l'IGN, mais aussi sur des observations réalisées sur le terrain au voisinage du pic de crue et sur l'exploitation d'un modèle numérique de terrain (MNT) précis des zones inondables. Ces MNT sont également produits par l'IGN, à partir d'acquisitions lidar, dans le cadre d'une convention avec la Direction générale de la prévention des risques (DGPR). Le chantier d'acquisition de données altimétriques de précision autour de zones inondables initié en 2017 sera poursuivi en 2018 et 2019 afin de répondre aux nouveaux besoins des services de la prévention des risques naturels.

 

Pour en savoir plus
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/prevision-des-inondations

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  • 3 months later...

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