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  1. 71 points
    Bon, je vais carrément sortir (sans non plus complètement couper les liens) avec le sujet central de ce topic, à savoir les perspectives à venir par chez nous l'hiver prochain. Mais je pense que le constat que je vais partager ici est assez fondamental dans les prévisions de nos hivers, et des hivers au sens large de l'hémisphère, à moyen et long terme. On parle régulièrement dans les topics de prévision saisonnière hivernale des réserves de froid, et de la vitesse à laquelle elles se constituent chaque automne. Ne rentrons pas dans l'éternel débat de savoir si cette année elles se mettent en place plus vite ou pas, si c'est intéressant ou pas de le savoir, et si c'est utile pour l'Europe occidentale ou pas en terme de conséquences. Car ce que je vais vous expliquer ici, dans les grandes lignes, c'est comment on a de toute façon probablement perdu une grosse partie du réfrigérateur qui sert à les fabriquer. L'une des particularités de l'Arctique, c'est que la base de son climat hivernal repose sur une inversion thermique marquée quasiment permanente. Pendant plusieurs mois le sol ne reçoit aucun rayonnement solaire du fait de la nuit polaire, au contraire il se refroidit par rayonnement particulièrement lors des nuits claires et calmes, qui sont particulièrement fréquentes en plein hiver aux hautes latitudes. L'air au contact de ce sol va aussi se refroidir fortement, refroidissement qui ne touche pas les couches supérieures de l'atmosphère. A l'image de ce que l'on observe souvent en hiver chez nous, particulièrement lorsque le sol est enneigé : c'est le bon vieux -5° que l'on va relever le matin au fond de la vallée vosgienne ou du Limousin, alors qu'il ne gèle pas à 850 hPa. Pour l'image, voici le profil de température relevé à Eureka (Canada) le 2 mars 2013 (bleu) et le 30 août 2012 (rouge) : Ce 2 mars 2013, on a relevé quasiment -50° au sol, pour une température de l'ordre de -32° à quelque chose comme 450 mètres d'altitude (ça c'est de l'inversion de luxe). Les conditions ne sont pas aussi intenses en permanence partout dans l'Arctique, mais c'était pour la démonstration. Bon, eh bien ça, on peut quasiment dire que c'était avant. Le réchauffement climatique, avec toutes les conséquences qui deviennent désormais très puissantes sur le sommet du globe, est en train de briser le cycle. Ne rentrons pas dans des considérations profondes pour lister toutes les causes en chiffrant leur part respective de contribution à ce bouleversement en cours. On se limitera au postulat que le recul de la banquise, le réchauffement des océans environnants et de l'océan Arctique (mers satellites incluses) lui-même, et la hausse de la teneur de vapeur d'eau dans l'atmosphère, en sont les causes principales. Dans l'Arctique réchauffé d'aujourd'hui, déjà le sol ce n'est plus forcément plusieurs mètres d'épaisseur de banquise refroidissant l'air par rayonnement. De plus en plus longtemps dans la saison, c'est de l'océan, de l'océan qui relâche au contraire énormément de chaleur et d'humidité dans les basses couches. Qui plus est, ce refroidissement par rayonnement est optimal, on l'a dit, sous un ciel clair - on observe d'ailleurs la même chose chez nous en hiver, il fait plus froid le matin quand la nuit a été dégagée que l'inverse. Or, l'afflux d'humidité implique une augmentation de la couverture nuageuse, ce qui brise ce potentiel de refroidissement du sol par rayonnement. Histoire de finir la boucle, le tout s'auto-entretien dans une rétro-action positive : le réchauffement des basses couches génère une augmentation du rayonnement dirigé vers le bas remplaçant celui qui est dirigé vers l'espace (refroidissement), avec en conséquence un réchauffement qui s'amplifie de lui-même. Donc, voici ce qu'il se passe quand on analyse la différence entre la température quasiment au niveau du sol (1000 hPa) et celle à 850 hPa au dessus de 70° de latitude nord depuis les années 1950 dans les réanalyses : J'ai inclus les données de l'hiver tel qu'on l'entend (décembre - janvier - février), et celles de l'hiver arctique qui inclus le mois de mars. Des années 1950 jusqu'à la fin des années 1990, on observe bien l'inversion systématique en hiver : la température près du sol (1000 hPa) était en moyenne systématiquement plus froide que celle à 850 hPa, de l'ordre de 3°. Cet écart étant en lente tendance à la réduction. Premier gros seuil à la fin des années 1990 et jusqu'en 2015, l'inversion a tenu le coup, mais s'est brutalement réduite. Il y a un certain plateau entre 1998 et 2015, mais jamais nous ne sommes revenus à des valeurs antérieures. Deuxième seul il y a deux ans, celui qui a brisé toute la climatologie de l'hiver en Arctique : l'inversion a volé en éclat. Sur 2015-2016, il n'y a pas eu d'inversion en incluant le mois de mars, on l'a sauvée de justesse sur DJF (-0.04°). 2016-2017 a achevé les choses : cet hiver (DJF) a été probablement été le premier (depuis des millénaires ?) sans inversion thermique en Arctique. Petite observation au passage : le fait d'avoir eu un seuil en 1998 et un autre en 2016, à la suite de deux gros épisodes El-Niño, n'est potentiellement pas un hasard. Je n'ai rien lu la dessus et je ne ferais donc aucune affirmation sur ce point, mais il ne paraîtrait pas incongru qu'il y ait un rapport de cause à effet vu la capacité des épisodes El-Niño à relarguer des quantités astronomiques de vapeur d'eau dans l'atmosphère, et qu'une partie non négligeable de cette vapeur soit allée se recaser en Arctique. Seconde petite observation : il n'y a jamais eu de retour aux "valeurs d'avant" après le choc de 1998. Avis placide aux potentiels amateurs de "ça va s'arranger" après celui de 2016. En résumé, on est en train de perdre le réfrigérateur Arctique. Ce n'est pas un effet de seuil en tant que tel, mais cette perte de l'inversion thermique hivernale est quand même un signal particulièrement fort de l'ampleur des changements qui s'effectuent la haut. Car quelque part, tout cela nous dit que l'on a largement entamé la capacité de l'Arctique a générer du froid de basses couches - et la, on retombe quelque peu sur le point de départ évoqué en début de message : pour les "réserves froides", c'est une sacrée baffe. Cela ne sert à rien d'espérer chez nous le grand flux de nord en provenance directe d'au delà de Svalbard, s'il nous draine en sortie d'Arctique du -10° humide au lieu d'un -40° sec. Un exemple assez concret, c'est le mois de janvier 2017. Durant ce mois, on a réussi à consolider un fort vortex troposphérique sur l'Arctique, avec un cœur froid particulièrement dense et compact en altitude. Sur les données à 850 hPa, il en résulte une valeur particulièrement basse pour un mois de janvier : Sauf que, indépendamment du refroidissement d'altitude, les basses couches sont restées empêtrées dans l'humidité douce, sortant avec la troisième valeur la plus élevée pour un mois de janvier : Au passage, avant 2017, jamais en janvier les basses couches (1000 hPa) n'avaient été plus douces que les moyennes couches (850 hPa) en Arctique, conséquence logique de l'inversion normale du climat arctique en hiver. L'inversion a explosé en janvier 2017, avec des basses couches plus chaudes de rien de moins qu'un demi-degré, c'est monumental. En conséquence, on a beau avoir réussi à se tirer des conditions extrêmement favorables pour le maintien de conditions froides sur l'Arctique avec un vortex troposphérique au taquet (AO quasiment à +1) et un refroidissement conséquent des moyennes couches, l'Arctique est quand même sorti en brun sur les anomalies de température de surface (ici GISS) : Illustration aussi avec les relevés quotidiens au sol de la station russe de Острове Визе (Ostrov Vize), qui a longuement plané 10 à 20° au dessus des normales de saison en pleine séquence de forte concentration du vortex troposphérique, conséquence de la "panne de frigo" : Comme le dit le proverbe, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Le potentiel de refroidissement de surface par rayonnement dans le grand nord reste bien présent et très puissant dans le nord canadien et surtout en Sibérie. Les conditions continentales garantissant que le risque de bouleversement de l'inversion thermique hivernale, dans ces régions, ne devrait pas être menacé de sitôt. Il continuera longtemps de faire très froid au sol à Irkoutsk. Mais n'empêche, on devine bien que le climat de notre hémisphère en général ne peut qu'être touché par la perte du moteur Arctique. Même si les moteurs canadiens et sibériens tiennent encore bien le coup, et garantissent que ce n'est pas de sitôt que le potentiel de vague de froid disparaîtra en Europe, on devine bien qu'il y aura des implications. Lesquelles, que ce soit pour cet hiver comme pour les prochaines années ? Je n'ai guère lu d'études répondant à cette question. Le message que je voudrais faire passer, c'est plutôt une interrogation sur la validité à continuer d'essayer de dresser des tendances qui se basent sur la climatologie des années passées, et la manière dont elle a réagi à un grand nombre d'indices particuliers tels que par exemple la QBO. J'ai fait pas mal d'analyses sur le forum ces dernières années pour toutes les saisons, en me basant en grande partie sur tous ces indices et leurs implications potentielles, en me posant chaque fois un peu plus cette question. Aujourd'hui, je ne suis que d'autant plus convaincu que le climat d'aujourd'hui n'est déjà plus celui d'hier, et que cela rend ces perspectives beaucoup plus fragiles, peut-être même à la limite dépassées ou obsolètes. Gugo a fait un excellent travail quelques pages plus haut. Mais quand on s'interroge : peut-on véritablement aujourd'hui, en 2017, essayer d'établir une correspondance par rapport à ce qu'il a pu se passer en (au hasard) 1972 ou en 1984 quand on avait tels ou tels indices similaires ? Certes, quand on avait la QBO comme ça et le soleil comme ça il y a exactement X années on a eu ça. Mais en 2017, avec une QBO qui a loupé un virage (ce qu'on ne pensait même pas possible il y a encore trois ans, rappelons-le !), un Arctique qui a débranché le frigo, et toutes autres joyeusetés de ce genre, la comparaison a t-elle un sens ? Je ne le crois plus aujourd'hui. Mais c'est un simple avis personnel.
  2. 38 points
    Quelle superbe journée ! Randonnée du col des Annes jusqu'au refuge du Gramusset dans et sous la neige, un vrai plaisir ! Départ du col des Annes à 1720 m ce matin avec un peu de neige : Dès 1900 m la couche est plus épaisse et quel plaisir de faire ma trace sur le sentier recouvert d'or blanc : A la faveur d'une trouée, une partie de la chaîne des Aravis se dévoile : Et voici l'autre partie : La pointe percée où je n'irais pas vu les conditions : Peu avant l'arrivée au refuge sous la neige, j'en profite car rien ne nous dit que l'on en verra en région parisienne cet hiver ! Après une bonne journée de randonnée, il faut se restaurer, départ vers la Clusaz et de belles couleurs au coucher du soleil :
  3. 35 points
    Situation début octobre pour l’hiver Où en sommes-nous début octobre ? C’est LA question qui tourmente tous les hivernophiles qui réapparaissent de plus en plus. Nous avions une situation assez favorable tout début septembre quand on prenait les indices mais en sommes-nous toujours là ? Les derniers postes plus ou moins sceptiques ont-ils déjà commencé à enterrer notre hiver ? Ou bien gardons- nous dans nos tête trop le négatif ? Voilà toutes les questions que bon nombre d’entre nous, nous nous posons. Un mois après un premier bilan de tendance, je vous propose un nouveau bilan. Malgré que le réchauffement climatique détraque le climat et donc les indices (comme l’avait démontré 13V il y a une semaine) qui sont pour rappel basé sur des statistiques du climat, ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter la prévision saisonnière et penser que tout est faussé. C’est surtout la progression de la fiabilité qui a bien augmenté ces dernières années, qui a maintenant plus de mal à augmenter à cause de ce facteur externe qui est le réchauffement. Alors malgré ça nous allons voir ensemble où en sont les choses dans la prévision de notre hiver tout en gardant une part de réserve comme toujours sur les prévisions des indices. I/ Les acquis déjà présent il y a un mois : On va tout d’abord faire un tour rapide de tous les acquis que nous avions, car on en parle peu vu qu’ils sont acquis alors que pourtant ils ont tout autant leur importance (voir plus) que les points non acquis. 1°) Le QBO : Nous allons passer notre hiver sous un QBO- sauf si l’on a une grosse surprise : 2014 : 13.13 12.68 11.72 7.15 -2.81 -13.98 -19.29 -21.64 -23.24 -23.86 -23.65 -25.38 2015 : -26.70 -28.62 -28.15 -24.38 -12.33 2.18 7.45 10.97 12.07 13.38 12.79 11.39 2016 : 9.34 6.77 3.16 0.64 2.37 3.86 6.25 10.07 10.48 12.83 14.16 15.09 2017 : 14.92 14.78 14.35 13.88 8.01 -3.18 -10.48 -14.42 Et pour rappel le QBO- revient à la tendance de NAO-, donc indice favorable pour notre hiver. Même si pour rappel, ce n’est pas un gage automatique comme pour tout indice il y a une part d’échec surtout en Europe de l’ouest à l’exemple de l’hiver 2014-2015, QBO- fort et pourtant l’hiver n’a pas été si joli…. Mais cet indice est favorable et on ne crache pas dessus ! 2°) Activité solaire : On a une activité solaire en diminution mais encore haute favorisant une tendance au NAO+ au niveau de la réception des particules. Mais au niveau du pic du nombre de tache on a un schéma qui favorise plutôt un NAO- en France étant en année lag5- yr 3°) La TNA : Cette année nous sommes sous TNA+ ce qui donne un secteur tropical dans l’atlantique chaud et la TNA+ a tendance à favoriser les schémas NAO- : Pour plus de détail je vous invite à aller voir des postes anciens de membres du forum qui expliquent tous ces indices où en page 1 où j’explique plus en détail les prédictions. Quand on fait le bilan c’est clair et net 4 indices (4 car il y en a deux dans le solaire) et l’on a 3 de ces 4 indices favorables à un NAO- contre un au NAO+. Avantage au NAO- et donc aux conditions froides et possiblement neigeuse en France donc. II/ la Nina c’est presque acquis ! Semaines après semaines et réactualisation après réactualisation. On tend vers au moins une légère Nina de -0.8°C/-0.9°C vers novembre décembre. En effet quand on regarde les modèles de prévisions on se retrouve vers cette tendance : CEP (en noir moyenne des scénarios que j’ai réalisé) : Panel multi modèle avec le modèle MF qui voit une Nina à -1°C : BOM qui voit également une Nina à -0.8°C Et enfin CFS qui est le plus intense de tous les modèles: On a donc bien la tendance à une Nina en novembre-décembre mais qui devrait se prolonger jusqu’à janvier. En février la Nina devrait disparaître et revenir dans le neutre. C’est exactement les premières tendances que l’on pouvait donner il y a un mois. On observe donc pour rappel qu’une Nina est favorable en Europe à un NAO- d’octobre à décembre. A partir de janvier ceci devient défavorable : Donc encore un facteur favorable au NAO-, hormis en janvier (février n’étant pas touché par cet épisode selon les prédictions) et pourrait favoriser aussi les tendances à un hiver précoce avec un novembre sous Nina. Un voyant de plus au vert pour ceux qui ont peur de la patate en décembre… III/Le vortex polaire : On ne se la cachera pas le VP va mieux que nos dernières années petite comparaison : VP prévu le 7 octobre : VP le 7 octobre il y a un an : La différence est visible. Cependant cela n’empêche pas que l’on reste quand même au-dessus des normes sur l’arctique à z500 mais c’est bien moins grand que ces dernières années : Mais quand on regarde à TLT on voit bien qu’il aurait tendance à s’intensifier correctement sur plus des ¾ des scénarios, même sur les scénarios où il y aurait un anticyclone qui viendrait se poser en plein centre du VP (qui favorise les inversions en basse couche, ce qui est positif). Sur la rotation autour les BPs seraient particulièrement basse à côté des dernières années : L’année passée on avait ça, un VP bien plus faible: On va pas aller jusqu’à dire qu’on retrouve des schémas du passé mais on a une amélioration cette année et on ne crachera pas dessus, donc on pourrait quand même bien avoir une réserve de froid et un VP plus consistant à côté des dernières années… ce qui est un avantage de plus. Mais attention, si rien ne provoque des pulsions anticycloniques alors un VP consistant favorisera un NAO+. Mais dans le cas contraire où il y a du mouvement au niveau des HPs, un VP intense sera donc plus favorable pour nous. IV/ Mais le risque c’est que les dernières années sont favorable au zonal…. Comme l’a démontré 13V (voir en page 4), notre hiver semble favorable à une dynamique zonal quand on suit les tendances des dernières années : Donc avec un VP plus fort-cycle zonal fort, celà pourrait bien favoriser un NAO+. On peut mettre une nuance cependant, on voit que les pics ne sont que rarement long et on arrive sans doute en bout de course de ce pic d’intensité, à moins qu’il monte encore dans les années à venir…. Mais dans l’autre cas il pourrait entamer sa chute et on le voit que régulièrement les chutes sont particulièrement rapides. Mais ce n’est qu’une pure hypothèse. Il pourrait très bien continuer à monter. Il vaut mieux donc garder la conclusion avant ce paragraphe n’étant sûr de rien, tout en sachant que septembre aura été particulièrement zonal : V/ L’enneigement en Sibérie On observe que l’enneigement semble effectivement en avance sur l’est de la Russie. L’indice d’enneigement en Sibérie marche à partir du moment où la neige est sous la ligne rouge: Pour un tout début octobre c’est quand même assez notable d’avoir des secteurs enneigé comme ceci. Un facteur de plus donc favorable même s’il n’est pas encore validé. VI/Les statistiques de septembre : Pour rappel quand on fait les statistiques climatiques des températures de septembre puis des hivers (80-10) : - On a 9 situations où l'on passe d'une anomalie négative en septembre à une anomalie positive l'hiver -On a 8 situations où l'on passe d'une anomalie positive en septembre à une anomalie négative l'hiver -On a 5 situations où l'on passe d'une anomalie positive en septembre à une anomalie positive l'hiver -On a 6 situations où l'on passe d'une anomalie négative en septembre à une anomalie négative l'hiver Donc quand septembre est négatif on a 60% de chance que l'hiver soit au-dessus des normes et 40% de chances que l'hiver soit en dessous des normes. On aura eu un mois de septembre 1°C en dessous des normales ce qui est notable. Et on note que très souvent quand septembre atteint les -1°C d’anomalie, quand l’hiver est au-dessus des normes c’est très souvent de +1°C au-dessus des normales. Donc clairement une situation qui n’avantage pas vraiment un hiver froid. VII/ Le vortex polaire stratosphérique On observe depuis de nombreuses modélisation CFS un VP stratosphérique particulièrement faible par rapport à la normale en novembre c’est clairement non négligeable. Et le QBO- d’ailleurs n’y est surement pas pour rien. On va prendre l’exemple des 3 dernières années au 15 novembre le milieu de mois, qui représente un peu la moyenne du mois. 15 Novembre 2014, -80°C au centre : 15 novembre 2015, -76°C au centre : 15 novembre 2016, -80°C au centre : On tourne donc vers les -78°C en général en novembre. Et puis pour notre novembre 2017, voici les modélisations CFS sur la moyenne du mois : On atteindrait même pas les -70°C et on tournerait autour des -66°C au centre du VPS et selon les runs (sachant que la moyenne de cette carte se fait sur 12 runs) on tourne autour des -64°C. Soit 14/16°C de plus que la normale! Et de plus on notera la dynamique assez chaude à l’est de la Russie-Chine, alors que en dessous sur le nord pacifique jusqu’au Japon les températures seraient plus froide. Cette situation est particulièrement intéressante, il ne faut pas faire de conclusion trop hâtive sur ce qu’il pourrait se passer. Mais un VPS moins intense sous QBO- ce sont de drôle de coïncidence et on pourrait mettre ça dans la case favorable pour des tendances NAO-/AO- particulièrement en décembre. Même si l’on doit encore garder une grande prudence et voir l’évolution de ces prédictions dans les semaines à venir. Conclusion : On note donc plusieurs facteurs favorables au schéma NAO- : -L’indice solaire au niveau du nombre de tache - Le QBO- -La TNA+ -Le VP à condition qu’il y est du mouvement chez les HPs. -L’enneigement en Sibérie Cas particulier : -La Nina très favorable en Novembre-Décembre. -Ce VP plus faible que la normale possiblement favorable en décembre. Mais des facteurs favorables au schéma NAO+ semblent apparaître : -L’activité solaire au niveau des réceptions des particules - La tendance zonal intense ces dernières années - La statistique de septembre clairement défavorable Cas particulier : -La Nina défavorable en janvier, elle sera normalement encore active au moins la première moitié de janvier. Donc ma tendance ne tient qu’à moi. Mais je continue de penser que décembre sera sans doute le mois le plus favorable de notre hiver hivernophilement parlant, ou si ce n’est pas lui ça sera la deuxième partie de novembre. C’est vrai que ça peut être risqué quand on voit la dynamique de nos 3 derniers décembres. Mais je continue à prendre le risque surtout quand on voit les prédictions CFS par rapport au VPS en novembre... Je reste également sur l’idée que janvier risques d’être moins favorable à des conditions froides et neigeuses. Pour février j’avoue être plus sceptique que début septembre, même si je trouve qu’il reste compliqué à prévoir. Car le mois de février est toujours ce mois un peu spécial de l’hiver. Des facteurs favorables sont là mais d’autres défavorables sont là. Je pense que ça se jouera pas mal sur l’activité stratosphérique ce mois de février, si elle est présente une corrélation avec les autres facteurs positifs pourront donner quelque chose d’intéressant. Mais s’il n’y a rien je tendrais plus vers du zonal sur ce mois de février. Merci de m’avoir lu. Gugo.
  4. 31 points
    Randonnée du jour dans la neige, départ du Col de la Colombière ce matin en direction du Lac de Peyre, puis du col de Balafrasse. Première traces de neige vers 1700 m, puis la couche s'épaissit rapidement en grimpant. Toujours en train de grimper vers le lac, en haut la Pointe Blanche et juste au-dessous le col de Balafrasse : Arrivé au lac gelé en surface : Les nuages remontent de la vallée, deux traces qui se rejoignent : Le col se rapproche et je regrette de ne pas avoir de raquettes, j'ai beau suivre des traces, de temps en temps je tombe dans un trou et 50 cm de neige , alors que l'épaisseur moyenne est de 15 à 20 cm : Encore quelques m et j'y suis ! Arrivé au col, je peux admirer la vue de l'autre versant : Je déjeune tranquillement au col, personne pour m'accompagner, l'arête n'a pas été tracée, donc je ne la ferais pas, ayant en plus le vertige ! En quelques minutes, je me retrouve dans les nuages et je rajoute un pull pour manger ! La descente après le lac devient glissante avec une soupe immonde, le soleil de Septembre chauffe encore bien. Il valait mieux faire la trajet ce matin que cet après-midi avec cette bouillasse ! Côté météo, plus aucune instabilité, des cumulus raplapla, mais avec la neige, tout va bien !
  5. 30 points
    Bonjour à toutes et à tous ! Dans le cadre de mes études j'ai eu la chance de partir une semaine en Ardèche du 18 au 24 septembre. L'occasion pour moi d'apprendre de nombreuses choses sur la géologie de la région. Je vous partage ici quelques photos prises durant mon séjour. 19 septembre : En ce premier jour nous partons à Jaujac afin d'observer l'impressionnante coulée de la Coupe de Jaujac âgée d'à peine 12 000 ans. 1) La coulée avec notamment de belles orgues basaltiques sur la partie inférieure : 2) La différence de roche est très nette ici : le Lignon marque la frontière entre la coulée (à droite) et le socle beaucoup plus âgé (environ 400 Ma) à gauche de l'image. 3) Les orgues basaltiques et leur forme hexagonale si caractéristique : 4) Une salamandre pointe le bout de son nez ! C'était la première fois que j'en voyais une. 5) Dans l'après-midi, le soleil décide de se montrer. Certains arbres ont déjà de belles couleurs : 6) Vue sur le volcan la Coupe de Jaujac (au centre droit de la photo où il y a les sapins) depuis le flanc du Grand Bois 20 septembre : Pour ce deuxième jour, excursion à pied autour de Jaujac et de Fabras à la découverte des roches que l'on rencontre là-bas. 7) Depuis le hameau de Plantemel la vue est sympa d'autant plus que le soleil est revenu ! 8) Pause pique-nique avant d'arriver à Fabras 9) Une jolie roche : de la migmatite en l’occurrence. Si vous voulez plus d'infos il suffit de demander mais je ne rentre pas dans les détails ici 10) Vu de plus près c'est encore plus beau : 21 septembre : Aujourd'hui, nous partons pour une visite de l'Aven d'Orgnac qui est un bel exemple de karst. 11) De jolies piles d'assiettes (ou de crêpes pour les plus gourmands ) 12) L'emblématique "pomme de pin" de l'aven d'Orgnac : 13) On trouve aussi d'impressionnantes draperies : 14) L'après-midi, nous allons à Thueyts afin d'observer là encore une imposante coulée de lave. 15) La vue est sympa depuis le panorama de la gueule d'enfer (la coulée n'est pas visible sur la photo et se situe plus à droite) 23 septembre : Pour ce dernier jour sur place nous retournons à Jaujac afin de réaliser une carte géologique. 16) Une dernière photo qui montre bien l'actuelle sécheresse qui touche toute la région. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! En espérant que ce petit reportage vous aura plu
  6. 30 points
    Et merci d'arrêter de faire de la pub à ce charlatan - ça me saoule que le forum IC relaie les articles putaclics de LCM!
  7. 30 points
    Salut, C'est mon premier post sur le forum, je suis pilote d'avion (au smic, pour me justifier), passionné de météo et d'ouragans, et je me suis inscris dans le but de trouver des informations sur les types de modèles de prévision entre autres... J'habite à Saint-Martin et ai vécu de nombreux ouragans et l'oeil d'Irma... J'ai lu un peu vos réponses... Je veux juste vous apporter mon témoignage comme ça un peu en vrac. Tout d'abord, j'ai été choqué d'entendre de personnes en métropole "ces îles de riches", "je ne m'en fais pas trop pour ces milliardaires" et j'en passe. Tout d'abord je précise qu'à Saint-Martin nous payons nos impôts. Nous vivons du tourisme, et à Saint-Barth surtout, du tourisme de luxe. C'est Saint-Martin qui bénéficie des 90% de l'aide de l'armée et autre. Saint-Barth ne demande rien et a même officiellement envoyé chier Macron si ca peut vous faire plaisir. Nous n'avons aucune industrie, aucune rivière, aucune exploitation agricole, rien. Les touristes moyens, riches, ou très riches, voire extrèmement riches sont le COEUR de notre économie. Il est déjà dommage d'avoir ce genre de réflexion, comme si les "riches" n'avaient pas d'émotions, pas de peurs, pas de désespoir face à leurs bâtisses éventrées... Mais c'est encore plus dommage car c'est donner une image des ces îles complètement fausses. Nous n'avons pas de tabou avec l'argent ici. Et tout le monde cohabite, même les plus pauvres, même les plus différents. Nous comptons 120 nationalités ici. N'importe qui avec la volonté de visiter l'île sera accueilli sans distinction de classe ou autre. N'importe qui souhaitant s'y installer et faisant preuve de volonté trouvera sa place et fera partie de tous ces gens qui n'ont pas reçu d'aide pour créer de A à Z leurs business. Les premiers acteurs du tourisme à saint martin avant et après l'ouragan Luis à Saint-Martin ont travaillé d'arrache pied pour en arriver là. Ceux qui étaient là pour la défisc' se sont cassés depuis longtemps. Il est resté à Saint-Martin ce tempérament de marin, de navigateur débrouillard qui trouve toujours une solution et qui trouve la même force pour bâtir que celle pour accepter que tout s'envole avec le mauvais temps. Les vrais Saint-Martinois, même d'adoption ont été rarement vus à la télé... Le positivisme n'est pas vendeur. Nous sommes la France. Nous ne sommes pas AUTONOMES. Comment une île de 10km sur 12km comptant 80000 habitants (hollandais+français) peut-elle être autonome, qui plus est quand la seule centrale de déssalanisation d'eau de mer est hors service? Nous vivons habituellement des autres, nous sommes le lieu de vacances des centaines de milliers de touristes, métropolitains notemment qui profitent tranquilement de nos plages chaque année. Saint-Martin est le SEUL endroit en FRANCE où je vois des maisons décorées de drapeaux français. Il y en a même sur les voitures. Hissés fièrement par les Saint-Martinois peu importe leur classe sociale ou couleur de peau. OUI nous méritons ces moyens exceptionnels car sans eux nous serions morts. Nous les méritons car nous sommes français. Et car Irma était exceptionnel. Encore une fois, il faut voir de ses yeux l'état des infrastructures pour réaliser ce qu'il se passe. Il y a des tonnes de gravas à évacuer on ne sait comment, sur une île déjà bondée. Les réseaux d'égouts ont besoin d'électricité pour les nombreuses pompes de relevage. Ils débordent aujourd'hui. Des kilomètres de réseaux d'égouts, d'eau et d'électricité et d'évacuation d'eaux pluviales sont à refaire, pas à remplacer... à refaire! On doit brûler nos poubelles par quartiers, la route qui mène à la déchetterie n'existe plus. L'île est une décharge et fume de toute part. Et rajoutez à ça le deuxième ouragan: les pillages. Tout le monde veut voir le côté du verre vide en se demandant si on a besoin de tant de moyens? Moi je vois l'autre côté: Un des plus grand mouvement militaire français depuis 39-45 sert à reconstruire et pas à démolir... On n'avait jamais vu ça. Personne ici n'était préparé. Je ne pense pas qu'il faille mettre trop de responsabilité sur le dos de l'état. Il ne faut pas accorder d'importance non plus aux pleurnichards en mal de buzz sur les réseaux sociaux. Personne n'est mort de faim ou de soif, l'armée a fait un travail incroyable et continue encore aujourd'hui. C'est un miracle qu'il n'y ai pas plus de morts. J'en ai vu 2. Je pense néanmoins que l'état sous-estime ce nombre, mais pas par plaisir, juste par absence de données. Car oui il y a des disparus, J'en connais personellement, des personnes habituées des réseaux sociaux et qui n'ont toujours pas donné signe de vie après 20 jours. Quelques personnes cherchent également des nouvelles de leurs proches. Non il n'y a pas eu plein de cadavres qui flottaient. Les gens racontent vraiment n'importe quoi. Il faut quand même savoir qu'il y a 5000 sans papiers estimés en partie française, vivant comme vous l'imaginez dans des habitations vétustes, loin de l'image des îles de riches que certains ont. Et ceux là ... Et bien on ne saura jamais. Une centaine de morts au total ne m'étonnerait pas. Concernant les dégâts, j'ai vu des gens douter de la violence des vents. Beaucoup de constructions ici n'étaient pas aux normes. Mais ayant initialement une formation d'ingénieur dans le BTP, je peux vous assurer que les images que j'ai pu voir dans les médias, récemment d'ailleurs faute de connection internet, ne rendent rien. Quasiment tout ce qui est encore debout et qui paraît joli sur les écrans, même aux normes, a été traversé d'une façon ou d'une autre par le vent ou la mer. Il faut s'approcher des portes, fenêtres, ouvertures pour constater avec quelle force l'ouragan a vrillé du béton armé, défoncé des volets anticycloniques aux normes, enfoncé des poutres de plusieurs centaines de kilos dans des facades en béton, projeté des containers dans les hauts des collines ou sur des maisons... Les charpentes qui ont tenu ont souvent bougé de plusieurs centimètres et sont à refaire malgré tout. Une voiture sur 50 a toute ses vitres. TOUTES ont des stigmates. C'est hallucinant. C'est pesant. TOUT ce qui nous entoure a des stigmates d'Irma. Il y a des bus pliés en 2. Pleins de véhicules HS dont ceux des pompiers ect. On voit des officiels rouler dans des voitures défoncées abandonnées par ceux qui ont été évacués avec tagué dessus "pompiers" ... "médecin", des militaires roulent dans des peugeots 106 sans vitres et sans phares, arrachés par le vent. C'est vraiment incroyable à voir de ses yeux. J'ai vu une pelle mécanique à chenilles de 14 tonnes à l'envers sur un parking (en hauteur loin des vagues je précise). Sur le même parking une chargeuse de 15T a glissé latéralement sur 30 mètres. Il y a des poutres de charpente empalées dans ce qui reste des palmiers. Notre anémomètre à l'aéroport de Grand Case a cédé au dessus de 230Km/h 3h avant le passage de l'oeil. Donc personellement, je suis convaincu de la véracité des données envoyées par l'avion des hurricane hunter (297km/h et 360km/h en rafales, voir plus à Grand-Case par exemple où les collines forment un venturi bien connu des pilotes). 5% des habitations complètement détruites, LOL! Oui, si on admet qu'une habitation détruite n'est plus qu'un reste de dalle en béton. Et il y en a beaucoup, surtout en bord de mer. Ca ne veut strictement rien dire. 65% des habitations aujourd'hui sont inhabitables, ca c'est un chiffre qui parle plus. 65% des gens aujourd'hui sont sans toît. J'ai fait ma petite enquête et je retrouve ces chiffres quant au nombres de "rescapés" vivant en collocation de fortune un peu partout sur l"île. Et oui 95% de l'île est endommagée, à plus forte raison après les pillages! On n'ouvre pas une pharmacie qui fuie à la moindre pluie, ni un médecin, ni n'importe quel bâtiment public. On ne vit pas là où les égouts débordent. On n'envoie pas ses enfants étudier dans une école avec un toît bancal. Il y a des animaux perdus ou abandonnés partout qui commencent à creuver. Ca pue. Je vais aujourd'hui encore chercher mes bidons d'eau aux marines américains sur ce qu'il reste de la plage d'orient bay, pour me laver, rincer mes vêtements et tirer la chasse. Je sais que je n'aurais pas d'eau chez moi avant 3 bons mois. Dans d'autres coins c'est pire. Alors oui, on va bien, Enormément de gens s'entraident, sourient, positivent même si c'est extrêmement pesant. Je suis heureux à Saint-Martin même si c'est déchirant tous les matins au réveil. La majorité des habitants ici ont eu les larmes aux yeux en voyant le BPC Tonnerre, bateau militaire au large de Grand-Case. Personne ne pourra jamais vous décrire Irma et l'après Irma assez bien pour que vous puissez imaginer ce qu'on a vécu et ce qu'on vit encore aujourd'hui. Nous avons besoin d'aide. Nous avons besoin de tourisme, très vite. Nous n'avons pas besoin de polémiques en tout genre. Et ce dont le monde entier a besoin, notamment les DOM-TOM, et les zones exposées aux tempetes style Xinthya, ce sont des nouveaux plans d'action et de prévention ouragan/cyclones/tempêtes.
  8. 30 points
    On refait quelques guerres ce week-end sur le forum d'IC, mais je vais profiter pour essayer de faire rebondir le débat en ouvrant une réflexion sur une des batailles de la prochaine à mener. Ce n'est pas un secret, l'élément fondamental de notre climat de bout de continent, c'est quand même l'activité zonale sur l'Atlantique. On ne rentre pas l'essentiel de notre pays dans la case des climats océaniques pour rien, et c'est encore plus vrai en hiver qu'en toute autre saison. L'élément que je trouve assez remarquable depuis désormais quatre ans, c'est le retour en grâce confirmé de ce bon vieux zonal, celui-là même que l'on a annoncé, à raison, si moribond durant une bonne décennie. Les images valant toujours mieux qu'un long discours, j'ai réalisé un petit graphique représentant l'anomalie de vigueur flux d'ouest à 850 hPa exprimé en m/s à depuis Quebec jusqu'à la Baltique, à nos latitudes et jusqu'en Ecosse. Les données sont lissées sur 3 ans, pour amortir le bruit. Désolé pour le graphique un peu dégueulasse, j'ai pas forcément le temps de faire de l'esthétique, mais au moins cela fait passer le message sur les données. L'activité zonale en Atlantique a connu une période globalement creuse entre 2003 et 2013, avec d'ailleurs une séquence exceptionnellement faible centrée autour de 2009/2011 (et je rappelle que ces données sont lissées sur trois ans). Les choses ont bien changé depuis, avec sur les dernières années une séquence que seule la "terrible" période super-zonale des années 1990 ne parvient à surclasser. C'est remarquable. Notez que je n'ai pas pris l'indice NAO pour illustrer cette activité zonale, c'est volontaire. Tout simplement car une forte activité zonale à nos latitudes en Atlantique , c'est de la NAO- en été et de la NAO+ en hiver. Quand on veut extraire des moyennes annuelles de cette activité, c'est quand même pas le plus idéal. Remarquez, si, c'est très idéal. Voici le schéma NAO des dernières années, qui se résume très clairement à des périodes hivernales (H) à NAO+ et des périodes estivales (E) à NAO-, cela en deviendrait presque grotesque tellement c'est parlant : C'est pour ça d'ailleurs qu'il y a un juste milieu entre faire des statistiques bateau du genre "on a eu tant de mois avec NAO+ donc statistiquement il va falloir compenser" (Franck), ou à l'inverse prétendre qu'elles ne servent à rien (Judd). La NAO peut être très parlante avec un peu de hauteur de vue. Bien entendu, je suis bien incapable de dire si cela va durer ou non. Bien entendu, cela n'exclut pas d'avoir des séquences d'un mois ou deux allant à l'inverse d'une tendance lourde. Il n'empêche que pour ceux qui veulent essayer de tirer des tendances saisonnières, c'est quand même pas inutile comme constat. On sait, par expérience, qu'il existe pas mal de grands cycles en climatologie, qu'ils soient naturels et/ou de plus en plus forcés par les changements anthropiques, des cycles dont on ne sort pas d'un claquement de doigts. Je ne saurais pas dire si ce qu'il se passe avec ce retour brutal de l'activité zonale en Atlantique témoigne d'un tel cycle, et quelle pourrait être sa durée de vie potentielle. Mais il n'empêche qu'on devine bien que si on ne se sort pas de cette tendance à avoir une activité zonale renforcée en Atlantique, le prochain hiver qui bénéficie d'indices pour le moment favorables voire très favorables hivernophilement parlant sera quand même bien menacé. Cet automne, où nous avions des indices climatiques très favorables à des blocages à répétition et de forts échanges méridiens, et qui nous sort pourtant un mois de septembre qui se classera vraisemblablement comme l'un des voir le plus "océanique" depuis plus de 20 ans, sonne d'ailleurs comme un sévère avertissement.
  9. 28 points
    D'après Kéraunos, demain c'est dimanche.
  10. 28 points
    Je me demande pourquoi j'ai pris du temps à vous présenter, juste une page plus haut, un rapport scientifique paru il y a quelques semaines et démontrant qu'en fait l'enneigement sibérien n'a qu'un rôle mineur...
  11. 26 points
    Voyant les prévisions, je suis monté du côté d'Andorre samedi pour tâter de l'orage de neige... ça n'a pas raté ! Vers 16 h je voyais la convection se mettre en place depuis Axe-les-Thermes où il faisait 16 °C. Arrivé au Pas de la Case, quelques flocons se mettaient à tomber par 4 °C alors qu'il restait des traces des chutes de neige de la veille. Puis, au sommet du Port d'Envalira à 2 408 m, le brouillard tombe peu après mon arrivé et la neige avec. La température passe rapidement de 1 °C à -3 °C sous une neige de plus en plus soutenue et un tonnerre qui se fait par moment continu ! Moment assez épique à vivre pour un mois de septembre même si à cette altitude, ça n'a rien d'exceptionnel je présume. Neige plus ou moins soutenue et continue jusqu'à environ 22 h, apportant une petite dizaine de centimètres au sommet du col, je dirais 5-6 cm au Pas de la Case et des traces jusqu'à 1 600 m environ. Dégagement total du ciel sur les coups de 23 h me laissant apprécier la Voie Lactée sur fond de montagnes enneigées, au dessus du Port d'Envalira vers 2 500 m. La visibilité parfaite me permettait d'admirer de nombreux flashs issus des orages qui étaient au large de Barcelone ! - 4 °C au moment de la photographie, heureusement que le vent était faible car la transition était rude après des mois de chaleur au bord de la Méditerranée
  12. 25 points
  13. 25 points
    Salut à tous ! C'était en projet depuis l'été 2016, voici la chose réalisée. En compagnie de @Néant27, @Arkus et de notre expérimenté pilote suisse @Flieg, nous sommes partis faire un court mais intense séjour en Corse du 27 au 31 juillet dernier, à partir de notre petit coucou, un Robin DR400. Affrété par Airflieger () depuis l'aérodrome de Muret-Lherm (sud de l'agglomération Toulousaine), nous projetions un atterrissage du côté de l'aéroport de Calvi – Sainte-Catherine dans l'après-midi du 27. Objectif phare du séjour, réaliser un survol de l'île et plus notamment une approche du Monte Cinto, plus haut sommet Corse (2706m). Bref, mettons nous quelques instants en mode Yann Arthus-Bertrand pour un petit tour de la côte Méditerranéenne « vue du ciel ». Après préparation de la nav, nous voici embarqué depuis Lherm en début d'après-midi. La crasse nuageuse matinale se morcèle, le soleil s'impose, la chaleur prend le dessus (plus de 23°C à l'« embarquement »), léger vent d'Ouest... Bref des conditions optimales. Nous montons alors aux alentours de 9000ft (2700m). Passage par la face nord de la montagne noire et du Pic de Nore, nous arrivons alors dans l'intérieur Héraultais avec une vue sur le parc national du Haut-Languedoc. A la faveur de la tramontane, nous avons droit à la présence de magnifiques lenticulaires sur notre trajet. 1) De l'autre côté, c'est la Méditerranée qui se présente déjà. Une première vue sur l'étang de Thau ainsi que du mont Saint-Clair, signature de la présence de Sète. 2) Une vue d'ensemble alors que nous laissons l'étang sur notre droite. En arrière-plan ressort timidement le massif des Albères (partie la plus orientale des Pyrénées). 3) Nous avançons et arrivons désormais aux abords de Montpellier. Une vue intéressante sur l'immense chantier conjoint du dédoublement de l'A9 (désormais terminée) et de la construction de la future ligne LGV Nîmes-Montpellier au sud de la ville. 4) Le trajet se poursuit vers l'Est et le Gard. Nous survolons maintenant Aigues-Mortes, ses remparts, mais surtout ses fameux salins, perceptibles en altitude depuis plus d'une centaine de kilomètres, grâce à leur teinte particulièrement rougeâtre. 5) Aigues-Mortes, c'est aussi la baie qui porte son nom. Au premier plan ressort Le-Grau-du-Roi, seule commune littorale du département du Gard, mais également La-Grande-Motte en fond. 6) Nous sommes désormais au dessus du parc naturel régional de Camargue, composé essentiellement de rizières et étangs. Apparait d'ailleurs l'étang de Vaccarès (plus gros étang de Camargue) ainsi que les méandres du Petit-Rhône liées à la faible déclivité du delta. Pour ceux qui ne le savent pas, le Rhône se divise en effet en deux bras en amont d'Arles : le Petit-Rhône se jetant dans la Méditerranée au niveau des Saintes-Maries-de-la-Mer, tandis que le Grand-Rhône (cours principal) se jette lui sur la commune de Port-Saint-Louis-du-Rhône. 7) En parlant du Rhône, voici donc le bras principal tout juste en amont de port-Saint-Louis, ainsi que d'autres salins, les salins de Giraud (appartenant cette fois à la commune d'Arles). 8) Une vue d'ensemble sur la réserve naturelle, totalement vierge d'habitations. C'est lorsque l'on prend de la hauteur que l'on peut constater l'ampleur de la beauté de ces paysages naturels... 9) Et pourtant, contraste saisissant à seulement quelques kilomètres de là, puisque se présente la zone industrialo-portuaire particulièrement lourde et polluante de Fos-Sur-Mer... 10) Le trajet se poursuit par le survol de Martigues et de son île. A l'Ouest de la ville ressort très nettement l'imposant viaduc autoroutier de l'A55. 11) Voici désormais le cordon du Jai, tout près de l'aéroport de Marseille-Marignane. Celui-ci fait office de délimitation entre l'étang de Berre (haut) et l'étang de Bolmon (bas) où sa couleur plus verdâtre trahit la présence notable d'algues. 12) Nous longeons la côte Méditerranéenne depuis les abords de Montpellier. Nous arrivons maintenant sur le secteur de Saint-Tropez et de son golfe, chargé par un nombre incalculable d'embarcations en tout genre (et oui, c'est l'été...). Un imposant lenticulaire viendra se caler idéalement, avant de prendre définitivement un cap Sud-Est pour notre traversée de la Méditerranée. 13) La traversée pour rejoindre la Corse prendra environ 45 minutes, et nous voici déjà à près de trois heures de vol. Nous abordons à présent Calvi et sa citadelle où nous attend notre hôtel. 14) Mauvais timing puisque nous sommes mis en attente par la tour de contrôle de Calvi, afin de laisser passer un avion commercial. Le temps de faire deux boucles au dessus de la pointe de la Revellata et de son phare, ouvrant la ville à son Nord-Ouest. 15) Alors que nous sommes toujours au dessus des eaux, parfois turquoises au niveau de certaines criques, nous avons une vue imprenable sur les impressionnants sommets Corse, s'élevant à plus de 2000m d'altitude. 16) 17) Non sans difficultés avec un vent latéral particulièrement turbulent (facteur 3, n'est-ce pas Vincent ? Vent moyen 7km/h pour des rafales >35km/h), nous arrivons sur la piste de l'aéroport sous le soleil et les fortes chaleurs (31°C). Commencent alors les véritables vacances autour de quelques spécialités Corses, notamment sa fabuleuse bière à la châtaigne, la « mythique » Pietra (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé les enfants, mangez juste la châtaigne ) Le lendemain, mode touriste à 100%. Un trajet en voiture Calvi-Ajaccio par les petites routes de l'intérieur des terres, en passant notamment par les fameuses calanques de Piana. Sans oublier de faire une petite trempette dans les chaudes eaux du golfe de Porto... Une soirée sur Ajaccio puis autour des îles Sanguinaires pour un petit pique-nique à l'heure bleue (puis en nocturne). Le tout sous les regards de la Lune et de … Vénus ? (je n'y connais rien en astronomie, à vous de me dire). 18) Après la côte, les terres. La troisième journée sera consacrée à la randonnée avec une montée jusqu'au lac de Bastani (2092m) puis du monte Renoso (2352m), ce dernier n'étant pas faisable pour moi ayant perdu … mes deux semelles à quelques minutes d'intervalle... Manque de chance en ce terrain de jeu très caillouteux ! Une nuit sympathique à Corte avant une quatrième journée qui nous emmène faire une nouvelle baignade, cette fois en rivière dans les gorges de l'Asco. Puis retour à notre point de départ de Calvi afin de préparer pour la fin d'après-midi notre tant attendu survol de l'île ! Nous sommes alors le 30 juillet et les conditions sont idéales : grand et beau soleil, température fluctuant autour de 30°C, et un léger vent du Nord cette fois beaucoup plus laminaire. C'est parti pour un vol d'environ 1h40 au départ de Calvi. Après y être passé par la route 48 heures auparavant, nous y voici par les airs, avec un survol du golfe de Galéria (premier plan) et de la baie de Crovani (arrière-plan). 19) Les premiers sommets s'offrent à nous. Malgré des recherches, il m'est encore impossible de déterminer à quelle verticale a été pris ce cliché... 20) Voici enfin le Monte Cinto (2706m) qui se présente. Nous pouvons également apercevoir le lac de Calacuccia encaissé en vallée. 21) Les divers sommets sont frôlés (tout en restant à une distance respectable bien évidemment) et nous pouvons chacun profiter de vues splendides à chaque instant. 22) 23) Sans grande certitude cette fois... Il me semble que nous avons affaire au col de Muratello (ou Bocca Muratello), faisant la frontière entre Haute-Corse et Corse-du-Sud (2020m). 24) La partie la plus méridionale de notre trajet nous emmène aux abords des aiguilles de Bavella, alors que le coucher de soleil s'amorce. 25) Notre remontée vers le nord nous fait repasser autour du Monte Cinto. Nous voici donc près du sommet, avec une vue imprenable sur le massif du Monte Rotondo situé à son Sud-Est. 26) Sous le forme d'une dent, passage en limite du Paglia Orba (2525m), à tout juste 3/4km du Monte Cinto. Les couleurs se font alors de plus en plus orangées... 27) Il est désormais temps de rentrer, la luminosité ambiance chutant sensiblement. Passage obligatoire par la côte occidentale, à nouveau au dessus du golfe de Galéria, puis de la baie de Crovani. 28) 29) Voici que s'achève notre nav tant attendue, suivi d'un restaurant bien mérité pour notre dernière soirée sur l'île. Nous repartions dès le lendemain, sous une chaleur encore plus accablante (34°C au départ, 36°C de maximale). Trajet identique pour un peu plus de trois heures de vol, bien au frais en altitude alors que les températures battent des records au sol (jusqu'à 39°C ce jour là en basse vallée du Rhône). Pas de photos, seulement des vidéos réalisées lors de ce trajet retour, dont je vous ferais profiter dans quelques temps. Bref, voilà donc pour ce séjour agrémenté de 3 nav aériennes, le tout pour un total d'un peu plus de 8 heures de vol cumulés. Je remercie une nouvelle fois Vincent sans qui tout ceci ne serait possible ! Il n'en a pas l'air, mais il maîtrise ! La preuve, je suis toujours vivant après la plupart des plus gros trajets
  14. 25 points
    Comme j'ai posé ma matinée, j'ai repris mes pinceaux http://www.infoclimat.fr/bulletin-special-331-cyclone-maria-categorie-5.html#slider-acc-bs02 Dans quelques jours, interro surprise pour tout le monde sous forme d'une carte des Antilles à remplir
  15. 24 points
    C'est étonnant comment le passage d'Ophélia semble finalement ouvrir la voie à une séquence zonale automnale pas vue depuis longtemps. GEM, GFS et UKMO sont en accord sur ce point. Le courant zonal serait forcé à descendre en latitude par la formation d'un pseudo-blocage centré sur l'Atlantique Nord, entre Islande et Norvège. Après l'été "indien", l'automne humide et venteux frappe aux portes du septentrion. Cette séquence perturbée pourrait connaître son apogée le week-end prochain, avec un risque croissant d'épisode potentiellement (très) venteux. Nous sommes encore trop loin, évidemment, pour bien appréhender l'intensité de cet épisode. À noter qu'il n'est pas impossible que le Sud-Est soit concerné par quelques débordements de talwegs...Un peu d'eau...peut-être !
  16. 22 points
    Quelques photos de Ophelia. Certaines impressionnantes! Sur ce lien. https://www.irishtimes.com/news/ireland/irish-news/live-ophelia-in-pictures-1.3257522 D'autres photos ici : http://www.independent.ie/irish-news/galleries/in-pictures-hurricane-ophelia-takes-hold-of-ireland-36230802.html Sur la Normandie, c'était une autre ambiance. le sépia était à l'honneur. Voici quelques photos prises dans le Bocage Ornais sur Photolive : http://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-224128-bocage-sepia.html http://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-224129-encore-du-sepia.html#photo6 http://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-224127-bocage-sepia.html#photo6 A Saint-Cornier-des-Landes A Yvrandes Chez moi. Une autre sur la route.
  17. 22 points
    Après une journée bretonne sous la bruine et le vent le soleil est revenu en fin de journée, voici quelques photos prises au Puy de Dôme lors du coucher de soleil. C'était magique avec des conditions de lumière vraiment parfaites ! AU plaisir
  18. 20 points
    Voici le Mont-Saint-Michel, aujourd'hui à 15h10 (ambiance réelle, non accentuée). (Photographe : Vincent M.)
  19. 20 points
    Impressionnant l'ambiance qu'il règne actuellement! Comme si tout était passé sous une teinte sépia. C'est assez oppressant. Je ne vivrais pas des semaines dans cette ambiance. Ma femme revenait d'Alençon où un beau soleil régnait. Ce n'est qu'en arrivant sur le Bocage Flérien que le ciel s'est obscurci. Quelques photos prises au retour du travail. A Saint-Cornier-des-Landes A Yvrandes Chez moi. Une autre sur la route.
  20. 20 points
    Même ce soir, je trouve que le visuel est déjà assez saisissant: https://www.infoclimat.fr/
  21. 20 points
    Bon c'est pour l'anecdote, mais le beau coup de vent en fin d'échéance sur la Bretagne modélisé par le CEP de ce matin, c'est ni plus ni moins que le nouveau système cyclonique Ophelia : Ce n'est pas tous les jours qu'on a sur les modèles des tempêtes tropicales (un passage en cyclone de catégorie 1 est même envisagé à terme) qui croisent entre les Açores et les Canaries pour remonter directement vers l'Europe. Ce système pourrait bien jouer le trublion sur les modélisations du début de semaine prochaine.
  22. 20 points
    Bonjour à tous, Plus personne ne l'attendait mais il est là quand même ! Le troisième épisode de la troisième saison de RDVTA ! Seulement 16 mois après l'épisode 2... Nommé "Great Plains", ce nouveau chapitre de notre aventure respire les grands espaces mais sera tout sauf un paisible voyage !
  23. 20 points
    Oui enfin, cela vient surtout du fait que depuis le "terrible hiver 2005/2006" (sic), la bande de groupies à toi et Florent76 a pris un peu de recul et a mangé tellement de déconvenues qu'ils se sont rendus compte que vous leurs vendiez du flan. Et puis disons le clairement, la modération sabre depuis lors systématiquement les messages de ceux qui pratiquent l'art divinatoire et à qui tu peux encore vendre du rêve, ce qui a considérablement réduit leur effet de masse. Tu peux toujours rejeter la responsabilité sur les autres et la jouer en mode godille pour tenter de nous faire avaler tes couleuvres même APRES les derniers "terribles" hivers, mais y'a moment il va falloir que tu assumes quand tu te plantes. Fort heureusement, par rapport à y'a 10 ans, les contributeurs de ces fameux topics hivernaux annuels ont pris de la bouteille, sont beaucoup plus nombreux, et n'hésitent pas à placer les "hivernophiles orientés" devant leurs propres contradictions: je ne peux que les y encourager!
  24. 19 points
    Bonjour à tous! Une semaine qui devrait bel et bien être mouvementé comme le démontre ce diagramme de Paris, avec un redoux progressif en début de topic avant une nouvelle possibilité de refroidissement: Il y a du mouvement et c'est très intéressant et passionnant à prévoir. I/Une synoptique maîtrisé mais des différences notables: Et oui de +192h à +240h la synoptique général est maîtrisé vous ne rêvez pas. Je m'explique...: 1°) La situation en tout début de topic: A cette date (23 octobre) nous serons dans un probable passage de phase 5 à 6 du MJO ce qui favorise la tendance au NAO- (tendance froide ou du moins favorise du mouvement en atlantique-Europe) : Chez nos 4 modèles (GFS/CEP/GEM/FIM) la situation est unanime avec une pulsion très à l'est de l'atlantique qui toucherait légèrement même notre pays, selon le positionnement un flux de N/NO/NNO serait à attendre avec une coulée froide (une ancienne perturbation du topic précédent) qui aurait lieu en Europe centrale (sauf chez GEM). On notera que ce type de flux donnera sans doute de l’humidité dans le nord sans grande quantité (sauf chez CEP ou avec un flux de NO qui permettrait de voir de la neige en montagne) et sinon des températures plus ou moins froide sous dégradé N-S. Mais des différences sont déjà observables sur l'activité dépressionnaire Atlantique ou les hautes pressions en haute latitude, mais cela ne change pas pour autant la synoptique: 2°) La situation en milieu de topic: A 240h on a toujours une synoptique bien visible et bien valide, mais les différences de placement des centres d'actions observé précédemment entre les modèles provoque des différences encore plus grande dans la synoptique: Bon alors ça va être un peu compliquer, car il va avoir des comparaisons dans les comparaisons, désolé si ce n'est pas totalement compréhensible . On va prendre GEM-CEP très ressemblant à cette échéance malgré quelques différences observables dû aux différences vu le lundi: On va commencer entre les petites différences entre eux deux. Déjà le schémas NAO- est respecté mais ne nous est pas favorable (et oui c'est pour les Balkans... ne déprimez pas ), on aurait une grosse pulsion anticyclonique par chez nous à cause de l'activité dépressionnaire (en rose) permettant une coulée froide vers les Balkans (en rouge), on notera l'AS (en bleu) bien plus solide chez CEP parce qu'il est bien plus fort déjà à 192h alors que sur GEM il est à peine présent. On notera sinon une nouvelle dorsale anticyclonique à l'ouest de l'atlantique derrière l'activité dépressionnaire, qui monte particulièrement haut sur CEP vu que l'activité est plus faible. On notera sur CEP l’extrême est de la france il pourrait faire bien frais par contre vu que le coup de froid irait jusqu'en Italie Ensuite prenons GFS, l'activité dépressionnaire serait bien plus basse car contrairement à GEM-CEP on aurait des hautes pressions jusqu’aux îles Svalbard, de ce fait le temps serait bien plus humide et frais sur l'ensemble du pays même si le SE aurait peu de pluie... le coup d e froid sur les Balkans aurait également lieux avec des HPs présent uniquement en Europe centrale. La pulsion en ouest atlantique est aussi présente mais en moins grande intensité et elle est déjà plus à l'est: Enfin FIM qui ressemble à GFS mais avec des BPs plus haut vu que les hautes pressions en haute latitude étaient plus faiblarde à 192h, le coup de froid sur les balkans toujours présent. Par chez nous flux d'ouest humide au nord, sec au sud avec des températures normales, mais la pulsion en ouest atlantique prendrait forme également mais de manière plus lente et progressive ce qui est intéressant (explication à venir) Donc une synoptique maîtrisé en milieu de topic avec deux dorsales anticycloniques (une en Europe et une en atlantique ouest) avec un coup de froid aux balkans-europe de l'est (voir carte ci dessous plus représentatif) et une activité dépressionnaire piloté par des HPs présentes en haute latitude plus tôt dans le topic qui pilote elle même la pulsion en Europe. Mais avec des temps radicalement différents selon les petits décalages de chacun, sec et doux (GEM-CEP) ou plus humide avec des températures plus de saison (GFS-FIM): Et les ensembles? comment dire... ils nous aident pas trop Comme on le voit, les 2 types de scénarios sont là et partagé en 50-50 à peu près, peut être légèrement plus vers le scénario CEP-GEM. On a même des divergences avec le coup de froid qui viendrait jusqu’à l’extrême est de la France sur 3 scénarios (autant dire que les chances sont faible ) Mais on le voit bien par les moyennes la situation général semble cerner comme chez les déterministes. 2 pulsions, du froid vers les Balkans, des BPs en atlantique central: Bon c'est bien beau tout ça mais rien de bien fameux pour une phase 6 qui devrait favoriser un NAO- et des conditions froides pour la saison par chez nous.... (sauf peut être l'extrême est) II/ Mais attendez la deuxième partie de topic nous réserve des surprises sans doute Alors à partir de cette échéance la synoptique n'est plus extrêmement bien maîtrisé non plus, et je vais également me permettre de faire du TLT. Donc il faut garder une grande par de prudence dans ses prévision. Comme dit précédemment nous seront toujours en phase 6 ce qui favorisera le NAO-. Une chose semble clair c'est que la seconde dorsale en ouest atlantique pourrait nous réserver des surprises. Il suffit tout d'abord de se baser simplement sur GFS le déterministe. On voit bien que la pulsion aurait tendance à venir par chez nous laissant tomber l'activité dépressionnaire nord atlantique (sur ce rune vers l’Europe centrale) Pendant qu'une troisième dorsale se formerait (ATTENTION le GIF précédent et celui ci ne sont pas à prendre au pied de la lettre c'est pour représenter la TENDANCE GÉNÉRAL, les choses ne se produiront pas exactement comme sur le GIF) : Quand on regarde les ensembles la seconde pulsion aurait bien tendance à favoriser des coulées froide par chez nous même si c'est loin d'être exacte et on voit qu'il y a un risque de coulée en atlantique ce qui favoriserait de nouveau une pulsion par chez nous. On voit par l'écart-type que l'incertitude est grande sur l'atlantique: On notera aussi qu'en toute fin de topic chez GEFS malgré l'échéance extrêmement lointaine on a une très belle ondulation sur la moyenne avec des anomalies basse par chez nous. Sans doute du à une possible accumulation dorsale 2 dorsale 3. Rare d'avoir de tel schémas à aussi long terme sur une moyenne Conclusion: Un début de topic incertain malgré une synoptique maîtrisé, ensuite des tendances se dessinent avec de nouvelles pulsions qui pourrait être bien plus favorable à du froid par chez nous, mais ça reste encore extrêmement loin malgré les tendances quand même assez marqué chez les ensembles. Cependant ça pourrait convenir avec la tendance au passage en phase 6. En tout cas il y a du mouvement et c'est fort intéressant! Bonne après midi Gugo
  25. 19 points
    Je pencherais plutôt pour une mauvaise gestion du déferlement polaire à l'arrière d'Ophelia, qui forçait les hauts géopotentiels à se renforcer à nouveau sur l'Europe du Sud. Depuis le début que je suis l'évolution de Ophelia (lundi), le scénario est resté très stable. L'intermède "patator" qui a brièvement fait son apparition pendant 60h tout au plus n'était pas du tout en accord avec les différentes PE qui sont restées droit dans leurs bottes. Ce qui suit est une interprétation assez personnelle et donc objective de la météo. Bien que l'énergie mise en jeu par Ophelia soit colossale, je ne pense pas qu'elle puisse entrer en résonance avec les phénomènes des moyennes latitudes ; à l'échelle synoptique et infra, c'est bien sûr la remontée du cyclone qui dicte son jeu. Mais à plus grande échelle, Ophelia ne peut pas exciter les phénomènes basse fréquence des moyennes latitudes. Dans les téléconnexions moyennes latitude / tropiques, j'estime que ce sont les moyennes latitudes qui pilotent la machine et les différentes interactions océan / atmosphère. Ce n'est qu'un ressenti issu de mes quelques lectures sur le sujet, sur la façon dont je visualise l'atmosphère des moyennes latitudes, etc... Tout bien considéré, si Ophelia remonte sur l'Irlande, c'est bien parce qu'elle y est forcée par un talweg de grande longueur d'onde.. qui excite Ophelia, qui en retour ne peut pas interagir dans la "gamme de fréquence" dudit talweg. D'ailleurs, je me suis senti bien seul à évoquer il y a 4 jours un scénario "possible épisode méditerranéen + zonal rapide" quand beaucoup se lamentaient sur la persistance de condtions sèches en particulier dans le sud.. finalement il est confirmé. On surveillera (pour ne pas être totalement HS), en plus des possibles coups de vent sur le nord du pays, d'éventuels épisodes vague/submersion, avec l'arrivée de trains de houle énergétiques en lien avec la hausse des coefficients de marée.
  26. 19 points
    Je n'étais pas au Québec mais au New Hampshire. Dès que je le peux, je m'échappe... C'était l'apogée là-bas (un peu comme ici) mais le temps fut mitigé (comme ici). J'ai tout de même réussi à passer entre les gouttes. Voici quelques photos des montagnes Blanches. Un magnifique coin de pays, été comme hiver.
  27. 19 points
    Ouah c'est un festival photographique ce soir. Allez je m'y mets aussi, après un périple à Aurillac cet après-midi et une balade à la cascade de Babory avec les toutous ce matin. La cascade d'abord ou plutôt le ruisseau qui en coule, serti d'or - il a plu en fin de matinée : Depuis la voiture, en passant non loin de Thiézac (en remontant depuis Vic sur Cère vers le Lioran) Le Puy Griou toujous depuis la tuture, vers 17h30 : Ça se gâtait en arrivant vers le tunnel du Lioran : Et passé la montagne, du côté est, c'était carrément bruine et brouillard (et ce jusqu'en Planèze) : à part ça, c'est bien l'automne, aucun doute ! https://www.flickr.com/photos/danahilliot/ Ce soir donc, Tx de 9°C, ça descend donc doucement mais sûrement, quelques averses dans la journée, mais la soirée est plus calme - il faisait grand beau à Aurillac.
  28. 19 points
    Bonjour, Journée nébuleuse et marquée par de faibles amplitudes thermiques dans les monts d'Auvergne, les couleurs d'automne sont déjà bien avancées, en image : ici au Puy Mary : Ici dans la vallée de la Rhue : Ici sur les crêtes du Peyre Arse : Pour @bill07 et @martine50 guère plus de monde sur les crêtes du Cantal que sur les plages normandes Bonne soirée
  29. 19 points
    Petit "up" du week-end sur un sujet que l'on suit souvent ici, une étude tout juste parue vient de remettre complètement en cause l'existence d'une relation solide entre l'enneigement en Sibérie en automne, et le comportement du vortex polaire (suivi par l'indice AO) l'hiver suivant : http://journals.ametsoc.org/doi/abs/10.1175/JCLI-D-17-0041.1 On sait en effet que les indices de l'enneigement sibérien permettaient de tracer une corrélation particulièrement solide avec le comportement du vortex polaire hivernal, durant (grosso-modo) les décennies 1990 et 2000. Ce que l'on sait moins, c'est que plusieurs études avaient déjà démontré que cette corrélation ne se retrouvait pas sur les décennies antérieures, ce qui laissait pas mal de doutes sur sa validité au regard de certains chercheurs. Les ratés consécutifs des trois derniers hivers ont quelque peu achevé le crédit qu'il restait à la théorie. Restait néanmoins à expliquer pourquoi on avait une corrélation, bien réelle, qui a persisté pendant une vingtaine d'années. C'est d'une certaine manière chose faite avec l'étude citée ci-dessus : pour le résumer de manière simpliste, c'est surtout la QBO qui aurait piloté le comportement hivernal du vortex polaire, l'enneigement sibérien ayant juste eu le bon coup de se trouver du bon côté du vent. On sait déjà, de longue date, que les régimes de la QBO ont une incidence forte sur le comportement du vortex polaire ; une QBO positive (flux d'ouest) favorisant son renforcement et sa solidité (AO+), une QBO négative (flux d'est) ayant au contraire tendance à provoquer des disruptions stratosphériques (AO-). Or, il se trouve que plus ou moins par hasard durant les années 1990 et 2000, l'enneigement sibérien en automne était souvent en retrait les années de QBO+, et en avance les années de QBO-. Ce qui nous a conduit a retrouver, au travers de l'enneigement, une relation qui est en fait pilotée par la QBO. Le fait que cette relation entre l'enneigement sibérien et le comportement du vortex polaire n'existe pas sur les années antérieures (années 1960 à 1980), étant tout simplement lié au fait que sur cette période, l'enneigement sibérien n'a pas "collé" aux régimes de la QBO, démontrant que l'enneigement seul n'expliquait finalement pas grand chose. Pour le démontrer, les chercheurs ont notamment utilisé plusieurs modèles dans lesquels ils ont rejoué des simulations des hivers des décennies passés, tantôt en modifiant les données initiales sur l'enneigement, tantôt celles sur la QBO. Les résultats, assez clairs, indiquent que l'enneigement sibérien n'a joué qu'un rôle marginal : le comportement réellement observé du vortex polaire durant ces hivers était assez bien reproduit par les modèles avec ou sans l'enneigement, ce qui n'était pas le cas sans la QBO. L'enneigement n'est pas totalement neutre, il pilote notamment un net refroidissement de surface en début d'hiver en Sibérie, mais il est assez loin de jouer un rôle central. On suivra donc avec beaucoup moins d'intérêt les cartes d'enneigement en Sibérie (de toute façon, vu les couleuvres qu'elles nous ont fait avaler sur les trois derniers hivers, elles avaient déjà quelque peu perdu leurs étoiles au guide Michelin du prévisionniste saisonnier amateur), et avec davantage de passion les pérégrinations de la QBO.
  30. 18 points
    Bonjour, Tout d'abord comme il l'a été dit le mois de septembre n'est pas fini et le risque, c'est qu'on sera sans doute en dessous des normes mais sans gros excédent. Ensuite prendre les 14 dernières années comme ça sans raison n'est pas la meilleure des choses, personnellement je juge que pour faire une étude statistique en climato à l’échelle de notre pays il faut prendre la fourchette actuelle 80-2010. J'ai pris donc 80-2010: Donc quand on compare: - On a 9 situations ou l'ou passe d'une anomalie négative en septembre à une anomalie positive l'hiver -On a 8 situations ou l'on passe d'une anomalie positive en septembre à une anomalie négative l'hiver -On a 5 situations ou l'on passe d'une anomalie positive en septembre à une anomalie positive l'hiver -On a 6 situations ou l'on passe d'une anomalie négative en septembre à une anomalie négative l'hiver Donc quand septembre est négatif on a 60% de chance que l'hiver soit au dessus des normes et 40% de chances que l'hiver soit en dessous des normes. Hors de la moyenne 80-2010 on a un mois de septembre en dessous des normes c'est septembre 2015... Je vous laisse vous rappeler l'hiver 2015--2016. Ce qui accentue la statistique... Ce que l'on observe sur le graphique c'est que peu importe (hormis 1993 et 2002) l'intensité de l'anomalie de septembre on a une forte anomalie positive pour l'hiver. Donc comme on le voit ci dessous il sera dur en 10 jours de compenser ceci, même si on se sera drôlement rapproché des normes. Mais dans tous les cas on sera sous les normes donc ça nous laissera 60% de chance d'hiver supérieur aux normes. Don un argument qui est plutôt défavorable pour notre hiver. Pas non plus au point de se dire que c'est foutu sachant que 40% des hivers sont froid après un hiver froid mais ce n'est pas la situation dominante! Pour rappel la climato se fait sur des études statistiques Judd et si le climat s'en fou royalement des stats ça voudrait dire qu'il s'en fou de la climato et de donc de la tendance saisonnière et même donc de la prévision en général . Pour ceux qui se demandent ou en est la Nina, elle fait son petit chemin avec un CFS toujours aussi favorable, la réactualisation du BOM aura lieu le 26 on verra ce qui est prévu. On notera que la Nina c'est un peu affaibli quand même sur le secteur 3.4 mais elle est plus étendue . Sur le secteur 3 c'est encore plus intense qu'avant. Sinon je vois sur le tchat pas mal de gens se poser la question sur la sibérie ou ça en est. Ça doit être pareil pour certains d'entre vous. L'indice de l'enneigement en Sibérie il compte en dessous du trait rouge. Alors pour l'instant ça prouve bien qu'il est encore trop tôt pour en parler, hormis un tout petit secteur à l'est de la Russie rien de bien exceptionnel. Sachant que le centre et l'ouest de la Russie n'a strictement rien même au dessus de la ligne. Donc beaucoup trop tôt pour parler de ceci, l'enneigement est un peu en avance en est Russie c'est tout...: En gros petit bilan, mauvaise nouvelle en termes de statistique des rapports septembre-hiver. La Nina continue son chemin. L'enneigement en Sibérie trop tôt pour en parler. Après on a tous les facteurs déjà acquis qu'on a déjà parlé dans les pages précédentes qui sont plus favorable à notre hiver hormis l'activité solaire sur le plan de récéption de particules qui favoriserait encore le NAO+. ---------------------------------------------------- Tu veux que je t'envoie les liens directs de ces postes par MP? Bah l'objectivité serait là il s'en prendrait moins. Dans mes débuts j'étais pas objectif voir pas du tout (coucou @Sebaas ) bah je m'en prenais plein la gueule pas pour autant que je suis parti au contraire on progresse et on devient objectif. Mais bon chacun son rythme je comprends que certains sont des diesels et que ça leur prennent 10 ans.... Je ne vois pas où était le mal de faire ce constat amusant que chaque hiver le grand froid est en vu avec mike même quand toutes les autres personnes disent le contraire. Et moi je saute de ma chaise face à ta mauvaise foi Ta réponse mike est une sorte d'interprétation à posteriori de tes propres dires. Le typical bullshit que les voyants te sortent quand leurs prédictions ont foiré... Je suis bien d'accord remettons les choses en place! Pour décembre: Alors pour toi décembre la patate sur nous c'était un blocage? Intéressant comme interprétation, le mois il a été dans les normes avec pratiquement aucune anomalie. Si tu juges que ceci est un blocage alors on est mal : Indice NAO : 2012 1.17 0.42 1.27 0.47 -0.91 -2.53 -1.32 -0.98 -0.59 -2.06 -0.58 0.17 2013 0.35 -0.45 -1.61 0.69 0.57 0.52 0.67 0.97 0.24 -1.28 0.90 0.95 2014 0.29 1.34 0.80 0.31 -0.92 -0.97 0.18 -1.68 1.62 -1.27 0.68 1.86 2015 1.79 1.32 1.45 0.73 0.15 -0.07 -3.18 -0.76 -0.65 0.44 1.74 2.24 2016 0.12 1.58 0.73 0.38 -0.77 -0.43 -1.76 -1.65 0.61 0.41 -0.16 0.48 2017 0.48 1.00 0.74 1.73 -1.91 0.05 1.26 -1.10 Bah dis donc NAO+... c'est vachement un blocage (http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/precip/CWlink/pna/norm.nao.monthly.b5001.current.ascii.table) Et donc tu te coules tout seul car tu annonçais les HPs en Scandinavie (tout le contraire de plein de prévisionnistes), donc du froid avec des blocages AS (tient comme de par hasard...). Donc premier exemple ou tu voyais du froid et ça ne s'est pas valide. Pour janvier: Oh bah mince! Janvier tu le trouves humide? Alors oui on a eu quelques PPs dans le nord mais très peu et c'était de la pluie, la neige c'est juste dans l'est et je me souviens sur le tchat il y avait beaucoup de déçus... et j'en suis sûr en plaine vu ce que vous aviez même toi tu devais être déçu... je vous invite à aller voir le topic lamentation première décade de janvier vous verrai à quel point ce n'était pas fameux. Et tu vas me dire que cette chose tu l'avais vu vraiment vu venir? J'adore cette ironie Tu avais réussi à deviner que malgré un NAO+ et surtout un énorme AO+ avec un VP tendu comme un string que tu as vu venir qu'il y aurait une anomalie qui viendrait se glisser en Europe provoquant le gros coup de froid? Et ce que je trouve amusant c'est que j'ai feuilleté chacun de tes postes sur le topic hiver de l'année passée et c'est bien qui me semblait je n'ai pas trouvé tes dires que tu voyais cette humidité et surtout cette vague de froid. Février: Bah c'est déjà bien c'est que tu avoues que t'avais un mois pas froid contrairement à ta prévision. Le truc c'est que tu t'étais contredit dans ton poste ci dessous. Mais ok admettons que tu disais ça purement objectivement pour le début d'hiver, sachant que tout le monde voyait de grosses anomalies avec le fort Nino (sauf toi....), car c'est le schéma de El Nino de octobre à décembre c'est un NAO+ très marqué en général, mais toi bizarrement tu voyais un simple petit NAO+. Indice AO 2012 -0.220 -0.036 1.037 -0.035 0.168 -0.672 0.168 0.014 0.772 -1.514 -0.111 -1.749 2013 -0.610 -1.007 -3.185 0.322 0.494 0.549 -0.011 0.154 -0.461 0.263 2.029 1.475 2014 -0.969 0.044 1.206 0.972 0.464 -0.507 -0.489 -0.372 0.102 -1.134 -0.530 0.413 2015 1.092 1.043 1.837 1.216 0.763 0.427 -1.108 -0.689 -0.165 -0.250 1.945 1.444 2016 -1.449 -0.024 0.280 -1.051 -0.036 0.313 0.085 0.472 0.781 -1.917 -0.611 1.786 2017 0.942 0.340 1.365 -0.089 -0.730 0.402 0.634 0.150 Ce qui est amusant c'est que février était clairement neutre. Donc le nettement négatif on peut mieux faire... Pour janvier ok c'était bien vu au niveau mondial ouais c'était négatif, mais au niveau Europe c'était neutre (aller consulter le NAO plus haut), et dans tes prévisions tu avais vendu l'AO ET le NAO dans le négatif nettement.... encore tu vendais du froid et du rêve: A cette période je n'étais pas encore pleinement dans la météo, mais je me souviens bien que pendant les 3 mois on avait eu chaque mois de l'humidité et juste un seul épisode neigeux (qui a fondu...). De plus moi je vois un NAO+ très prononcé... avec des précipitations dans les normes tout comme les températures donc oui quelques épisodes frais sans plus et donc assez humide (comparé aux dernières années) car un hiver normal en France il y a forcément des sessions zonal humides : 2014 0.29 1.34 0.80 0.31 -0.92 -0.97 0.18 -1.68 1.62 -1.27 0.68 1.86 2015 1.79 1.32 1.45 0.73 0.15 -0.07 -3.18 -0.76 -0.65 0.44 1.74 2.24 Mais tu vois juste pour exemple tu étais encore une fois le seul à voir un grand froid grâce à l'OPI comme d'habitude tu mettais en avant les choses favorables au froid pour dire qu'il fera froid. Mais tu vois ce qui me fait rire (car oui j'ai feuilleté le topic) beaucoup de membres et notamment 13V mettaient des réserves sur l'OPi et expliquaient bien qu'il ne garantie pas du tout le froid loin de là. Tu vendais donc du rêve avec l'OPi et encore une fois. Tu vois j'ai posté à 8h avant les cours hier... je me suis levé à 6h, à 6h15 je regardais ton poste, donc pendant 1h45 j'ai eu le temps de regarder et donc non comme tu le vois je n'ai pas dit des paroles au hasard. Car je viens de prouver, que tu détournes les choses toujours dans le sens au froid pour faire plaisir aux gens et que tu as essayé de te défendre sauf que t'es arguments ne tiennent pas. Quelques un tiennent mais pas la majorité et j'en suis sûr on ferait le bilan de tous tes hivers et tes prédictions de froid, tu perdrais encore plus de crédibilité. Donc ta réponse là est bien une sorte d'interprétation à posteriori de tes propres dires. Le typical bullshit que les voyants te sortent quand leurs prédictions ont foiré... Mon but n'est pas de te faire fuir, mais juste remettre les choses en place. Tu serais un peu plus objectif tu n'aurais pas autant de problèmes... tu sais au début quand je suis arrivé sur IC je me faisais avoir lors de l'hiver 2015-2016, je regardais tes postes tout émerveillé plein de rêves. Sauf qu'après tu provoques la déception avec ce manque d'objectivité. Et tu vois c'est pour ça que des gens te remettent en place car il y a des gens qui croient à ce que tu dis et après sont déçu et viennent dire que sur IC c'est des menteurs. Il y a quand même un problème chaque hiver tu vois le froid, chaque hiver tu prends les indices qui sont les plus favorables au froid les autres tu les minimises (comme la Nina pour cette hiver en janvier-février) et le pire c'est que l’hiver suivant tu prends ceux que tu avais minimisé car ils t'arrangent... IC c'est un forum sérieux qui veut être objectif, donc ce qui serait cool c'est que tu le deviennes, car tu as de réelle qualité comme n'importe qui et tu peux contribuer super bien au forum mais faudrait que tu deviennes objectifs. Et le dernier paragraphe j'en parlerai même pas car je trouve ça plein de mauvaises fois... Bref on s'éternisera pas sur le sujet car ça pollue plus qu'autre chose. Mais au moins les gens auront été prévenu... Amicalement Gugo!
  31. 17 points
  32. 17 points
    Il est déjà en vente sur tous les bons sites marchands ...
  33. 17 points
    Aujourd'hui c'était le puy de la Vache... Oui je vais vous faire tout le département ahah
  34. 17 points
    Bonsoir, Journée bien humide au lac Chambon, avec bruine forte quasiment toute la journée. En image, sur les hauteurs du lac, pour donner une idée de la visibilité : Dommage car les couleurs sont vraiment sympa la haut, Mike aura surement + de chance ce week end Ici : Nuit très douce, il faisait 15.2°C à mon départ au boulot, avant l'arrivée de la pluie. Tx de 16.3°C Ta de 12.8°C Un peu de pluie donc, mon pluvio affiche 3.2mm.
  35. 17 points
    Mais d'un autre côté, n'est-ce pas faire l'autruche que d'ignorer cette problématique ? Quand on est face à une seule option et qui est mauvaise, la suivre au motif que c'est la seule ne la rendra pas bonne pour autant. Des fois, il faut aussi savoir se montrer humble et assumer tout simplement qu'on n'a pas d'option viable. Est-ce une régression ? Peut-être, d'une certaine manière. Mais ce n'est de toute façon pas comme si on avait le choix. Maintenant comme je l'ai dit c'est un avis personnel, je ne prétends pas détenir une vérité absolue. Ce n'est pas une question de norme, de jonglage ou de je ne sais quelle amélioration des indices. Par exemple la QBO, c'est un indice retraçant les alternances de directions du vent en altitude au dessus de l'équateur : ça serait quoi "améliorer l'indice sur le réchauffement climatique" ? Inverser le sens du vent ? Pour le "jeu du jonglage", ça montre exactement ce qui horripile le plus souvent Yann (Ciel d'Encre) : ça donne l'impression que la prévision saisonnière c'est une sorte de recette de mixture plus ou moins secrète dans lequel on mélange on sait pas trop comment plein de trucs et -tadaaaa- il en sort une prévision. Mince, le réchauffement vient perturber tout ça ? Ho ben on va juste rajouter quelques lignes à la recette pour la rendre un peu plus complexe, il doit quand même bien y avoir moyen de faire ça, non ? Non, la prévision saisonnière à partir d'indices, c'est ce qu'on appelle de l'approche rétrospective : on observe dans le passé comment la circulation atmosphérique s'est comportée au regard d'un certain nombre d'indices précurseurs, pour essayer d'en déduire, au regard des indices de cette année, comment elle pourrait se comporter en s'appuyant sur le postulat que "mêmes causes, mêmes conséquences". Certaines années ça marche, d'autres pas du tout, le problème c'est surtout qu'il faut savoir synthétiser au milieu de la multitude d'indices qui vont conduire individuellement à des déductions parfois radicalement opposées. L'approche rétrospective, cela ne marche que si on considère que l'atmosphère d'aujourd'hui est dans un état suffisamment équivalent aux années étudiées pour que les comparaisons soient valables. Qu'il n'existe pas d'effets de seuils, de variations, ou de nouveaux éléments qui pourraient conduire à ce qu'un même effet de départ n'ait pas en sortie des conséquences complètement différentes. Et, dans le climat de 2017, il y a beaucoup de choses qui finissent par nous faire estimer que non, nous ne sommes plus dans un état suffisamment équivalent à celui du passé pour que ces approches rétrospectives soient encore suffisamment fiables. Et si c'est réellement le cas (encore une fois, c'est mon avis perso, mais je pense que j'ai donné un sacré exemple du pourquoi), ce n'est pas un jonglage qui permettra quoi que ce soit. Cela ne sous entend pas qu'il faille abandonner la prévision saisonnière, fermer le topic, ou complètement arrêter ce genre d'analyses. J'exprime seulement la hauteur de vue que je pense nécessaire d'avoir sur ces analyses, et sur leur fiabilité. A mon avis, autant ces dernières années on a énormément fait progresser les prévisions saisonnières via des analyses rétrospectives avec parfois des indices créées ad-hoc (SAI), notamment car elles ont permis ensuite de modéliser et de comprendre comment fonctionnaient ces liens de causalité, autant je pense que l'avenir de ce genre de prévisions va désormais passer dans des analyses de dynamiques en cours et dans la modélisation.
  36. 17 points
    j'ai sauté de la chaise quand j'ai lu ce message lol. C'est vraiment marrant :). On va remettre les choses dans l'ordre. L'hiver 2016/2017 n'était pas un hiver bloqué? bizarre j'ai du loupé un épisode quelque part. Décembre a été anticyclonique, froid et sec, la seule chose qui a été mal vu ( encore heureux qu'en météo on peut jamais etre sur même ne serait-ce au dela des 80%) c'est que les hautes pressions ont été centrés plus bas sur l'Europe que ce que j'avais dis à la base ( davantage vers la Scandinavie). Ensuite, la période plus humide et neigeuse possible que j'avais décrit s'est réalisée début janvier et le mois de janvier a été le mois le plus froid en France depuis 1997 et dans le centre depuis 1987, tu as quelques choses à dire la dessus? seul février a fait figure d'exception mais il aurait été difficile de garder la même situation que janvier. En ce qui concerne l'hiver 2015/2016, j'avais parlé d'une NAO/AO faiblement positive en début d'hiver, ca s'est bien réalisé sauf que l'excédent de l'AO a été accentué par les effets d'El nino très probablement sur le vortex polaire, encore une fois je peux pas être précis à 100%. Ensuite, la deuxième partie d'hiver a bien vu une forte AO négative et notamment en janvier, qui avaient d'ailleurs favorisé les descentes polaires sur l'Europe, c'est sans doute l'Europe de l'Est qui avait récolté davantage le grand froid que l'europe occidentale certes. Mais je n'avais pas donné davantage de détail à cause de la puissance d'El Nino qui en général n'est pas favorable à la mise en place d'un blocage hivernal sur l'Europe de l'ouest, je l'avais d'ailleurs précisé, tu as pris que ce qui t'a arrangé pour permettre après de dire que je raconte toujours les mêmes salades, malheureusement c'est faux, vois-tu. Maintenant pour l'hiver 2014/2015, la en effet j'avais misé sur un risque hivernal marqué quelques parts en milieu d'hiver en raison de l'indice OPI très bas en octobre dont j'avais fais connaissance tout comme vous tous et que j'avais fais confiance malgré la forte activité solaire de cette période la ( un rappel, une forte activité solaire avec un QBO négatif est défavorable à un VP perturbé). Néanmoins, l'hiver 2014/2015 a eu quelques phénomènes hivernales tout de même comme à la fin décembre, la fin janvier et le mois de février. Il y a pas eu un gros flux d'ouest en permanence sur l'ensemble des trois mois d'hiver. Avant d'écrire des choses sur les gens, que la personne regarde un peu mieux ce qu'elle fait. Gugo, tu as strictement meme pas réflechis à ce que tu as fais et tu as balancé certains de mes messages sans même regarder le reste de ce que j'avais précisé. Enfin bref, sur IC c'est maintenant devenu une habitude et ce forum n'est plus du tout ce qu'il était 10 ans auparavant, pas forcément étonnant que je poste plus dans la rubrique prévision. Mais aucune crainte, personne ici ne réussira à me faire fuire du forum un jour et que les gens sachent encore une chose et qui mettent bien ça en tete, moi j'adore le froid, le chaud, les tempêtes, les orages c'est à dire tous les phénomènes qu'on peut avoir. Je suis pas comme certains ( dont justement skyblue) qui détestent le froid et qui aiment que le chaud par exemple et qui postent seulement que quand ça les arrangent par rapport à ce qu'ils aiment.
  37. 17 points
    Superbe temps aujourd'hui, l'air froid perd du terrain. La neige résiste en ubac mais en adret plus aucune traces de neige sous 2500 m. Photo prise en direction de la Grande Motte ce matin vers 8h00.
  38. 17 points
    Matinée dans les nuages, puis quelques éclaircies cernées de nuages sombres. 12°C actu. En matinée, petite grimpette au Plomb du Cantal, en faisant tout le tour du cirque - final dans les sagnes et les tourbières, pour éviter les troupeaux 'cause miss Iris m'accompagnait. Début de la rando depuis Prat-de-Bouc dans le brouillard : Ça se dégage au fur et à mesure de la montée (tant mieux, je peux repérer où se trouvent les troupeaux) Après le col de la Tombe du Père, la bosse du Plomb du Cantal apparaît, promettant quelques plaques de neige : En fait de plaques, bon, c'est un petit peu de neige entre deux touffes d'herbe (bon, la LPN n'est pas descendue sous, 1750 m on dirait La crête du côté du Puy Brunet : En redescendant côté sud du cirque, un petit coin de bruyères et une mare que je connaissais pas (ou dont j'avais oublié l'existence) : Et le retour à Prat-de-Bouc par les estives : That's all folks !
  39. 16 points
    Tu as osé faire ça!!!!!!! Et après tu viens donner de leçons comme quoi les colliers blancs sont pour l’intérieur!!!! Franchement tu me déçois beaucoup Ohhh oui!!!! Pour moi c'est tout simplement inconcevable de laisser "pourrir" une telle station à un tel endroit. Je suis à 300% pour la remettre d'aplomb pour la réintégrer à StatIC. Il faudrait juste comme pour Bauzon signer un convention avec le proprio de la maison forestière. Ensuite prendre une journée pour une réinstallation correcte et un entretien calibrage etc.... @bill07 on te laisse tout l'hiver pour gérer l’aspect administratif de la chose et si ça peu le faire je propose que le printemps venu on y fasse un tour exécuter le travail. Merci Laurent c'est ça Infoclimat une bande pote qui bichonne des StatIC et qui en profite aussi pour casser la croute et boire du pineau.... Avec plaisir pour la prochaine visite d'entretien de te joindre à nous! Si non bien rentré pour ma part et toujours un plaisir d'échanger avec vous tous! Un grand merci à @Neness064 (l'encyclopédie des VP2) car en ce qui me concerne, il m'a beaucoup appris hier. D'ailleurs puisque je parle de lui une photo : . @Sebaas, j'ai pensé que l'on pourrai ouvrir une nouvelle rubrique nommé "MaintenIC" (maintenance des StatIC) le tout dirigé par notre Jean-Jaques Charentais. Pour le reste des images faites cette fois-ci avec l'appareil: Puis une fois le travail terminé place à la détente depuis la station: Puis à proximité du col du pendu au Suc du Montat sur la commune d'Astet Dommage que j'avais des obligations car la balade effectué par le reste de l'équipe après mon départ m'aurai franchement bien plu......
  40. 16 points
    ouais, ouais, mais faudrait arrêter Matt .....les sudistes sont en manque grave Sinon une superbe belle journée sur le plateau ardéchois à la Croix de Bauzon, Tn de 1.2 °C mais remontée rapide de la T° et pratiquement plus de vent dans la journée; pour la pluvio les 0.2mm relevés ne sont qu'un reliquat de l'étalonnage, car c'est toujours nada et pour un bout ! Il n'y a pas que la Savoie qui a ses "3 vallées" Du nord au sud et vraiment très proches sur leur amont, celle de l'Ardèche vue depuis le sommet des Valadous (1548m) au dessus du col du Pendu. Celle de la vallée du Lignon (La Souche, Jaujac...) vue de La Croix de Bauzon et la dernière au sud celle de la vallée de La Baume (de Loubaresse à Valgorge) vue du col de Meyrand. ....et une petite dernière du village de Loubaresse, à l'attention de ....... il se reconnaitra
  41. 16 points
    Une bien belle journée, sous le soleil, le temps était vraiment idéal pour l'entretien de notre VP2 Quelques photos de la maintenance : Montage d'un abris 7714 avec sonde de t° pour ne pas avoir de coupure de donnée ( et au passage merci à notre ami charentais pour les précieux conseil sur l'entretien d'une VP2 ) Le pluvio est calibré : Les coupelles ont été nettoyé, et vérification de la tension de la pile de l'iss : Tout est OK, elle est prête pour l'hiver ! Entretien terminé vers 12h, on boit un petit verre avant de manger, Cédric attaque le pineau direct à la bouteille Petit passage au col du pendu en repartant, un jolie point de vu : Et retour à la maison, dernière photo prise sur les plateaux de la Haute Loire : Merci à tous pour le déplacement, vivement la prochaine Edit : on a rajouté/remplacé tous les colsons de l'installation, avant que Lilian ne pause la question
  42. 16 points
    Quelques photos de la petite mais magnifique randonnée d'hier (secteur de La Tour d'Auvergne) où on a même pas croisé de chasseur ou quelque chose de ressemblant. D'abord quelques champignons: Puis quelques rivières : Et pour finir une vue SO du Sancy:
  43. 16 points
    Bonjour, Après l'épisode pluvieux d'hier qui a laissé près de 40 mm au final ici au MD, retour d'un temps plus calme, quelques brumes matinales en direction du Guéry (l'idée est de rester un peu dans la thématique champignon) : Malgré l'enthousiasme de @crapauduc sur Météovergne hier, comme le montrent les photos de @le-planezard dans le Cantal ci-dessus et comme l'écrivait @Fanfoe63, va falloir attendre un peu avant de pouvoir chausser les raquettes ou les skis (le Sancy et le Ferrand en arrière plan, vue depuis le lac du Guéry): Bonne soirée
  44. 15 points
    Moi le grand jaune c'est le soir avec une poignée de cacahuète Tx de 27.3°C, Ta de 25.3°C.
  45. 15 points
    Bon. 22°cet après-midi. Que voulez-vous que je vous dise. Même que c'est pas fini. Je me suis baladé avec les toutous au Lioran en fin de journée. C'était bizarre. je vais rarement par ce côté-là de la montagne. Toutes ces remontées mécaniques, certaines flambant neuves. Et vu le temps, on se demande comment il pourrait y avoir de la neige à cet endroit. Ça paraît surréaliste d'imaginer qu'on y skie. Quelques touristes redescendaient. Mais bon, c'est l'automne et c'est chouette quand même, mais légèrement perturbant. Le Puy du Rocher là-haut : Le Bec de l'Aigle au dessus de la station : Capou hésite pour le choix de l'ascension suivante : Petite pause dans l'herbe fraîche : Et un sous-bois automnal : Bref, tout cela est bel et beau, That' all Folks ! haha ! On suit mes aventures sur Flickr à ce que je vois ! (Là, c'est surtout les restes des pains au chocolat qu'on vient de partager pour le goûter rando au Lioran !)
  46. 15 points
    Salut, Si ça en intéresse certains ici, j'ai essayé d'analyser la situation pour la station de Nîmes Courbessac pour cette dernière année glissante (donc allant de la mi-octobre 2016 à aujourd'hui). Il est question ici de ressources hydriques, càd d'évaluer le niveau de sécheresse écologique. J'ai éprouvé pour cela un indice (que j'ai créé moi-même il y a quelques années) à partir des données de températures, précipitations, nombre de jour de RR, ensoleillement et latitude, humidité relative, et vitesse moyenne du vent. Tout cela sur l'année écoulée. L'indice hydrique estival (Ihe) indique qu'il y a sécheresse écologique s'il est < 0 (coïncide souvent avec la limite nord du domaine méditerranéen). Elle est forte en dessous de -30, et extrême à -60 (déserts subtropicaux en été). L'indice hydrique annuel (IhA) indique que le climat associé à de telles conditions est humide si > 50, subhumide si compris entre 25 et 50, subxérique entre 0 et 25), xérique entre 0 et -30, xérique marqué entre -30 et -45, semi-aride entre -45 et -65, aride entre -65 et -90, désertique si < -90. Les valeurs normales à Nîmes Courbessac sont les suivantes : - indice hydrique estival (de juin à août inclus) : Ihe = -14,6 (présence s'une sécheresse écologique modérée) - indice annuel IhA = +6,3 => le climat est sub-xérique (typique de la frange nord et supérieure des climats méditerranéens). Au cours de cette dernière année, j'obtiens ceci : - Ihe = -35,2 (sécheresse écologique marquée, évidemment !) - IhA = -48,9 ! (les conditions météo que vous subissez là-bas depuis un an sont dignes de celles d'un climat semi-aride. Donc naturellement, les plantes n'apprécient guère, ni même les plantes méditerranéennes ! Et avec une telle valeur, il est évident que les réserves en eau dans le sol s'amenuisent rapidement.) Au fait, il n'est pas très exact de dire que l'eau utile est celle qui tombe en automne et en hiver. Utile pour les nappes phréatiques, oui. Mais pas spécialement pour la végétation.
  47. 15 points
    Bonjour, il semblerait que nous ayons conservé la trame émise lors du topic précédent, à savoir le recentrage des conditions dépressionnaires sur l'Atlantique entre Islande et Groenland. Une zone dépressionnaire alors régénérée et qui bon an, mal an, conduirait inévitablement à évoluer d'une circulation zonale de haute latitude vers une circulation plus méridionale, en raison de l'air froid que cette dépression "mère" finirait par rabattre à l'arrière, et permettant ainsi à ce talweg de déferler vers le Sud. A l'avant , on peu dés lors s'attendre à une orientation des vents au Sud Ouest sur la France au global, voir au S, ou même SSE de manière plus spécifique en fonction des perturbations capable d'interagir sur le flanc Est de ce talweg Atlantique de grande longueur d'onde. Le résultat de cette rythmique c'est d'évidence une envolée des thermomètres, il faudra surveiller d'éventuels records comme cela a été dit. Certes c'est trop loin pour être définit plus précisément; car pour qu'un record tombe, cette synoptique globale ne suffit pas, trop climatique, il faut pour cela un épiphénomène comme cette dépression à cœur chaud qui à la faveur des modèles à ce jour. De toute façon si ce n'était pas celle-ci ce serait une autre, tant qu'il existe un talweg qui pioche bien bas en latitude. La question me semble t'il consiste d'abord à estimer si cette rythmique va s'équilibrer, avec un talweg qui ne parviendrait pas à nous gagner, soit le classique du front en crabe près de nos côtes Atlantique en flux de Sud et puis s'en va, où bien si la circulation Ouest>Est naturelle prendra le dessus, avec un balayage globale du pays. La première version est la plus prometteuse, mais c'est aussi la plus risquée. C'est à dire qu'elle requiert plusieurs tentatives, avant que l'une d'elles soit dosée pour nous placer sous la zone instable engendrée par ce talweg, le contexte bloqué au sens large favorisant alors des pluies durables sur le pays, voire de gros épisodes méditerranéens. Mais le risque c'est que l'équilibre de ce refrain ne tienne pas, et que le talweg Atlantique soit en repli vers le Nord, ou retropédale vers l'Ouest telle une nao-, avant qu'une seule de ses perturbations ait pu nous concerner. La seconde, moins risquée, habituelle en octobre, aura inévitablement un goût de trop peu, avec le risque accru d'un rapide retour du zonal anticyclonique, sans avoir beaucoup cumulé. Après d'avis perso, à ce jour c'est l'option 1 qui domine les calculs. Une probabilité pluvieuse répétée est apparue sur les diagrammes à compter du 17 ou 18. Pour les bords de la méditerranée, je suis sur un 50/50 quand à l'arrivée de la pluie, ce n'est pas terrible, mais ce n'est pas arrivé depuis l'an dernier, ce qui est toujours une bonne nouvelle. Le risque que l'aspiration cyclonique ne s'approche pas assez de ces régions reste réel il me semble. D'autant qu'en guise d'avertissement, l'ensemble CEP laisse à ce stade une fenêtre de tire restreinte:
  48. 15 points
    Toujours aucun signal à moyen et long terme sur les ensemblistes, l’étiage du Vidourle dans sa partie aval est inédit avec une marre eau stagnante au niveau du moulin de Cariere à Aubais... Notre récurrence sèche est à plein et zero potentiel depuis le début du mois d'octobre...La prévision est du coup assez simple, soleil douceur et nuages bas!! Quel ennui météorologique cette année 2017, hormis quelques passages orageux moribonds ou beaucoup trop rapides en début d'été!
  49. 15 points
  50. 15 points
    Bonsoir, belle journée d'automne ensoleillée malgré les bancs de cirrus, Tx: 21.2°C. Pas trop le temps de suivre le forum je suis sur la piste du trésor :
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+02:00