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  1. 47 points
    Une "rupture... par étapes" de la récurrence ? Derrière cet oxymore c'est un peu la question qu'on peut se poser ce matin quand on voit à quel point la situation nord hémisphérique semble évoluer (positivement) sans que pour autant la rupture soit si nette que cela à l'échelle de notre cadran ouest européen. Un bref instantané sur la récurrence actuelle et la situation du jour, pas de long discours on sait tous à quoi correspond le schéma préférentiel des derniers mois avec un vortex polaire concentré, une tendance à la plongée des basses pressions sur le bassin Atlantique avec redressement du flux chez nous (de gauche à droite : 15 octobre / 15 novembre / anomalies de géopotentiels sur la période) : La synoptique qui est actuellement en train de se mettre en place est dans la continuité de cette récurrence avec toujours des basses pressions atlantiques sauf que cette fois-ci des anomalies basses ont réussi à s'infiltrer sous ce dôme de hauts géopotentiels. C'est un détail sur le plan synoptique mais en terme de temps sensible, ça va nous rappeler ce que signifie avoir froid, au moins à partir d'aujourd'hui et jusqu'à mercredi, avec temporairement un véritable Moscou-Paris avec son cocktail de fraicheur et de bise mordante : - Fraicheur lumineuse ce week-end grâce à la proximité des hautes pressions et d'un flux continental en basse couche. - Fraicheur nébuleuse et faiblement humide à partir de lundi en lien avec la goutte froide qui va nous arriver des confins de la Russie. De lundi à mercredi l'amplitude thermique devrait être plutôt faible avec de faibles gelées et des maximas qui peineront à dépasser les 5°. La plaine verra peut-être probablement les premiers flocons voltiger dans cet intervalle. Anecdotique dans un premier temps, on surveillera tout de même les journées de mercredi/jeudi où, à mesure que la goutte froide s'évacuera vers l'ouest, la mise en place du flux de sud humide pourrait buter sur l'air froid continental et permettre la mise en place de fronts plus structurés. ----- Au-delà de cette échéance et sur un plan synoptique j'en reviens au titre de ce message : "rupture par étapes". Rupture parce que c'est la première fois de la saison que le vortex polaire va véritablement se déplacer. Dans une vision très schématique, il va basculer d'un axe est/ouest à un axe nord/sud : Schéma d'ensemble nettement plus favorable à la mise en place de synoptique froide sur notre cadran européen mais... et j'en arrive au second terme de mon oxymore, c'est n'est qu'une rupture partielle, par étape puisqu'on retrouve une fois de plus ce qui est le marqueur des derniers mois, à savoir ces fameuses basses pressions atlantiques : Evoluant en goutte froide sans conserver leur alimentation polaire elles n'ont plus le même dynamisme que ces derniers mois mais elles sont tout de même suffisamment présentes pour empêcher la mise en place d'un véritable flux polaire ou polaire maritime. Comme mentionné précédemment, on semble donc devoir se retrouver durablement entre une influence subtropicale (flèche rouge) et polaire (flèche bleue) se traduisant par la mise en place d'un vaste marais barométrique sur l'Europe occidentale A long terme, on semble être à une période charnière puisque se jouera probablement le match entre : - une rupture définitive de la récurrence grâce à la brêche ouverte ces derniers jours avec évacuation de la cyclo Atlantique vers l'est et dorsale Atlantique (gauche) - ou à une reprise de la récurrence via reconstitution du thalweg Atlantique qui grillera probablement une bonne partie de décembre (2) : En conclusion, le gros oeuvre est fait avec le positionnement favorable du vortex polaire mais la finition reste bâclée avec la persistance de cette cyclo Atlantique.
  2. 34 points
  3. 30 points
    Bonjour à tous, Petit à petit l'élévation des hautes pressions c'est affirmé ces derniers jours avec un système dépressionnaire groenlandais puissant. Cependant des incertitudes sur la puissance, la présence du drain froid et l'évolution du blocage reste présente. Ces incertitudes s'expliquent par les divergences au niveau de la goutte froide à l'est des açores, celle-ci peut vite faire bouger les choses surtout après la liaisons de mardi avec une partie des basses pressions venant de l'activité ouest atlantique. On le voit plusieurs évolutions existent: GFS avec une liaison principale au dessus des açores: GEM et son absence de liaison entre les BPs, en réalité elle aurait lieu le jeudi et non le mardi dans son cas: CEP et sa liaison non pas avec les basses pressions atlantique mais avec les basses pressions du drain froid continental, même si le dimanche on a une légère alimentation des basses pressions atlantique avec cette GF: UKMO avec une GF qui se fait "avaler" par le système dépressionnaire (probable flux de sud ensuite): On a donc des incertitudes des +100 qui sont assez importante et qui sont lourdes de conséquences. Tout se joue grandement sur cette liaison. UKMO favoriserait assez logiquement un flux de sud ensuite. CEP lui avec sa liaison sur le continent des BPs tend vers une continentalisation qui serait très courte car l'intrusion au niveau des açores des BPs atlantique qui n'a pas eu lieu 2 jours plus tôt aurait lieu, ceci favoriserait rapidement un flux de sud en fin de topic : Pour GEM avec l'absence de réalimentation de la GF on pourrait imaginer une évolution hivernale, c'est le cas mais ça reste limité. En effet, l'anticyclone étant assez à l'est et un peu plus bas que les autres modèles alors que les hautes pressions de l'Afrique elles sont plus haute. On aurait un drain qui serait affaibli et se décomposerait petit à petit, ceci n'enlève rien au flux d'est et au froid relatif à attendre. La combinaison des BPs au niveau des açores le jeudi, rendra également bref le coup de froid car un plus sud s'imposerait aussi par la suite : GFS lui voit un blocage solide avec cette réalimentation "propre" avec une étendue des HPs vers le Groenland et un froid qui viendrait bien vers la France: On notera que GFS// est un mixte de GFS/CEP dans l'évolution et donne aussi un très beau potentiel hivernal! On voit bien que ça diverge entre les scénarios avec au nord des scénarios beaucoup plus doux que d'autres: Alors qu'au sud les divergences sont encore plus grande dû à la possibilité d'évolution e situation type CEP: Je ne crois pas personnellement à une évolution type GFS les chances d'une réalimentation aussi propre dans ce genre de situation est très rare. GFS // est plus ouvert et possible. Une évolution type CEP ou GEM avec un coup de froid très court mais intense puis le retour de la douceur par un flux de sud où nous serons la base d'une nouvelle pulsion semble bien possible. Si on a le retour de la douceur par le sud alors qu'il fait froid, il faudra surveiller les conflits de masse d'aires possiblement puissant. Avant de regarder la toute fin de topic il va falloir se fixer sur le milieu et cette réalimentation... Bonne journée Gugo En attendant JC patiente tranquillement ...:
  4. 28 points
    Aice que dan ses condition la je peut avoir de la neige à montreuil (mé le bas de la ville, pres de vincennes)?
  5. 27 points
    Je m'excuse d'avance pour la figure un peu dégueulasse de ce post. J'ai voulu faire ça rapidement, mais ça ne rend pas très bien visuellement xd. J'ai mis dans une seule figure les dernières réactualisations de modèles saisonniers (sur cette première quinzaine de novembre). Mike a publié ces derniers jours la carte du modèle du Met Office pour le trimestre Décembre/Janvier/Février. En complément, je publie ici les cartes de 4 autres modèles saisonniers : CFS, CEP, JMA et CanSIPS à chaque fois pour les mois de décembre (1ère colonne), janvier (2e colonne) et février (3e colonne). Comme pour le modèle du Met Office, on remarque la signature d'un régime tendanciellement NAO- pour décembre, janvier et février, que ce soit chez JMA ou CanSIPS, avec des anomalies hautes de géopotentiel au-dessus du Groenland et des latitudes nordiques de l'Atlantique. Cette signature apparaît davantage marquée pour le mois de février sur ces 2 derniers modèles. Je trouve que les ressemblances sont même assez énormes, en comparant les 2 projections. Du côté de CEP et de CFS, des divergences apparaissent, au regard des 2 précédentes projections. Sur le premier mois de la saison hivernale, on y retrouve des anomalies dépressionnaires plutôt bien établies au-dessus de l'Atlantique et des anomalies plutôt anticycloniques (mais faibles) au-dessus de l'extrême nord de l'Europe, chez l'un ou l'autre modèle. Quant au mois de janvier, la carte du modèle américain tend à laisser transparaître une signature NAO-, avec toutefois des anomalies hautes de géopotentiel quasi inexistantes sur le nord de l'Atlantique et une "interface nord-sud" située bien plus ou nord comparée à une situation hivernale pleinement NAO- avec un GA très bien implanté et puissant. Chez le modèle européen, la moyenne du mois fait apparaître une situation de blocage sur l'Europe. Et pour finir, sur le dernier mois de l'hiver météorologique, CEP rejoint JMA et CanSIPS avec la projection d'un régime d'anticyclone nordique/groenlandais en moyenne mensuelle. CFS, quant à lui, fait cavalier seul, avec le rétablissement d'une circulation dépressionnaire autour du Groenland et de l'Islande. L'objectif de ce post est seulement de partager avec vous les dernières sorties de modèles. Sur 5 projections saisonnières, 3 modèles (UKMO, JMA et CanSIPS) entrevoient clairement une situation NAO- dominante pour l'hiver 2018/2019. D'un point de vue hivernophile, ces 3 modèles sont les plus intéressants car la France pourrait se retrouver (par extrapolation) dans l'axe des coulées froides de façon récurrente. CEP est plus partagé avec un début d'hiver un peu moins intéressant et une fin d'hiver (février) similaire aux 3 précédents modèles au regard de la circulation générale. Le modèle américain, quant à lui, est le plus pessimiste, hivernophilement parlant.
  6. 26 points
    J'en profite de nouveau pour vous faire part des dernières sorties de modèles saisonniers, disponibles sur le site du Copernicus . Si vous souhaitez les consulter, je vous donne le lien : https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal/ . Dans ce lien, vous trouverez uniquement les modèles dont on dispose en Europe (donc pas de CFS, pas de JMA...). Ici, il y a 3 modèles que je n'ai pas exploité dans mon précédent post, mais qui vont être abordés dans les prochains paragraphes : les modèles de Météo-France, du DWD et du CMCC. Contrairement à mon précédent post, il s'agit cette fois-ci uniquement de cartes d'anomalies de pression ramenée à la surface de la mer, moyennées sur la période hivernale 2018/2019 (décembre, janvier et février), quel que soit le modèle considéré. Les plages de couleurs bleues correspondent à des anomalies de basses pressions (anomalies dépressionnaires). Quant aux plages de couleurs jaunes-orangées voire rouges, c'est l'inverse, ce sont des anomalies hautes de pression (anomalies anticycloniques). D'un premier coup d'oeil, on remarque un point commun entre toutes ces modélisations : c'est la présence de blocages nordiques. Certes, la position des centres d'action varie entre chacune de ces projections, mais je pense qu'il n'est pas impertinent de le signaler. Passons à présent aux détails. Dans le cas des modèles de Météo-France, du Met Office (organisme anglais), et du CMCC (Centro Euro-Mediterraneo sui Cambiamenti Climatici), le signal est explicitement NAO- avec des anomalies anticycloniques plutôt centrées dans les parages du Groenland (MF et Met Office) ou au-dessus de la mer de Norvège (CMCC). Dans le premier cas, cette configuration moyenne peut conduire à des contrastes thermiques parfois importants entre le nord et le sud de la France. Dans le second cas, le contexte privilégie davantage la pénétration d'air froid et humide au niveau de l'Europe méditerranéenne tandis que le temps est souvent plus sec (mais froid également) dans le nord de la France. Du côté du modèle du DWD (organisme allemand), la situation moyenne ressemble plus à un "GASC" (Greenland Anticyclone Sole Cyclone), c'est-à-dire des conditions anticycloniques peu puissantes ou faiblardes situées sur le Groenland favorisant en moyenne l'interaction du zonal bas atlantique avec les décrochages polaires au large des côtes européennes. Dans une telle configuration, l'activité dépressionnaire est centrée sur les îles britanniques et pilote un flux océanique et doux sur la France. Bien entendu, il s'agit ici d'une situation moyenne simulée sur 3 mois donc une telle carte peu cacher énormément de disparités en termes de régimes de temps. Je ne fais que traduire cette carte au premier degré. Quant au modèle européen ECMWF, les champs d'anomalies de hautes pressions ne sont pas axés sur le Groenland mais davantage sur le nord de l'Europe (signature moyenne proche d'un régime de blocage). Cela dit, comme nous l'avons vu dans mon précédent post, en regardant le modèle mois par mois, on ne retrouve pas la même circulation moyenne. Donc cette carte cache des disparités, comme les cartes des autres modèles très probablement. Juste à titre de comparaison, je poste ici les cartes d'anomalies moyennes de pression ramenée au niveau de la mer sur les hivers 2009/2010 et 2012/2013 (décembre, janvier et février dans chaque cas). On peut remarquer quelques analogies avec certaines cartes vues précédemment, en particulier avec la carte de l'hiver 2009/2010. En l'espace de 2 posts, j'ai abordé les sorties de 8 modèles saisonniers. En conclusion, à la seule lecture des modèles saisonniers, il est probable que l'hiver 2018/2019 soit dominé par l'émergence de blocages nordiques à répétition (situation plus ou moins comparable à ce que nous avons connu récemment en fin février/mars 2018). Ce contexte dominant pourrait être favorable à l'irruption de décrochages polaires en direction de l'Europe occidentale. Il pourrait donc il y avoir un bon potentiel hivernal sur ces prochains mois.... Mais on n'est pas non plus à l'abri d'un couac...
  7. 26 points
    Ce run de GFS Froid interminable, tempêtes de neige à gogo avec une zone de conflit pile sur nous, le vortex sibérien qui déboule tranquille pépère sur l'Europe de l'Est avec un anti islandais increvable. Nous ne sommes pas dupes.
  8. 26 points
    A la veille de l'hiver, on peut commencer à dire quelques petites choses. Les signaux basses fréquences ont dejà été analysés en profondeur notamment par le post de gugo très complet. On retiendra notamment la faible activité solaire, nous arrivons à la fin du cycle 24, le nombre de tache solaire atteint un minimum en cette année 2018 avec des valeurs comparable à celle observés entre 2008-2010. Cet indice est à mon sens celui qui a le plus fait ses preuves. En effet dans le passé proche, on remarque que tous les grands hivers ont souvent lieu pendant un minimum solaire (1963,1985,1986,1987,2009,2010), de même, les hivers très doux dominés par le régime NAO+ sont souvent lieu au cours d'un maximum solaire (de 1988 à 1994, de 2013 à 2016, de 1998 à 2002). Sur ce point, on a donc plus de chance d'avoir un hiver assez froid qu'un hiver très doux dominé par le régime NAO+. Quand à la QBO, la phase ouest commence en cet fin d'automne, les vents d'ouest devraient s'accélerer cet hiver dans la stratosphère équatoriale, ce qui favorise un vortex polaire froid et solide en stratosphère. Cependant la phase est vient de se terminer et comme la suggérer gugo, on observe fréquemment des puissant SSW précoce les hivers en fin de QBO-. On notera également un épisode El Nino qui commence. Ces épisodes favoriseraient un vortex polaire perturbé avec de forts échanges méridien notamment coté pacifique. Coté Europe, c'est beaucoup plus délicat d'établir une corrélation nette mais l'ENSO étant un acteur majeur de la variabilité du climat, nous le prendrons en compte. Tout comme l'année dernière, je vais commencer par chercher les hivers des 40 dernières années ayant un profil proche du notre juste pour avoir des exemples concrets. Avant tout je n'est sélectionné que des hivers en minimum solaire car à mon avis, c'est l'indice le plus lourd dans la balance. Ensuite j'ai également choisi des hivers ayant un profil de QBO proche du notre, c'est à dire de préference en fin de phase est. Enfin l'ENSO est mon dernier critère. Je les présenterai du plus vieux au plus récents (pas par ordre de pertinence donc). 1- 1984-1985 On commence fort, très fort. Cet hiver survient au début du minimum solaire à la fin du cycle 21, en fin de QBO-, le profil des vents en stratosphère y etaient donc assez proche du notre avec 1 ou 2 mois de retard certes (les vents d'ouest ont atteint 30hpa à la fin du mois de janvier 85 contre début novembre cette année). La comparaison est donc assez pertinente, seul hic un épisode La Nina actif culminant en milieu d'hiver qui contraste avec El Nino de cette année. Cet hiver fut marquée par un milieu d'hiver glacial. Le vortex polaire en mauvaise posture début novembre se reprend pour devenir bien costaud début novembre à la faveur d'une MJO s'éternisant dans l'océan indien (phase 2/3). Vers le 15/12, on sens qu'il se passe quelque chose, deux gros blocage tentent de s'installer, l'un en Scandinavie, l'autre sur l'Alaska, le vortex polaire tiens bon mais s'affaiblie. Fin décembre, un double réchauffement a lieu en stratophère, le vortex polaire stratosphérique (VPS) est détruit, le flux zonal cesse à 10hpa. Dans le même temps, la MJO passe en phase 6, ce qui comme très souvent va ouvrir une brèche dans le détroit de Béring, une pulsion de HG remonte sur l'Arctique pour ressortir de l'autre coté dans l'Atlantique. A la faveur d'une MJO s'attardant dans le Pacifique, le VP restera très perturbé jusqu'à la mi-février. Ce qui est remarquable sur cet exemple, c'est le réchauffement simultané du VPS et VPT (vortex polaire troposphérique). 2- 1987-1988 On se retrouve 3 ans plus tard toujours dans le même minimum solaire, la début du cycle 22 étant toutefois entamé . Cette fois ci on est bien en El Nino à la fin d'un épisode assez intense ayant culminé en cours d'été. La QBO viens de passer en phase ouest. Cet saison est beaucoup moins impressionnante malgré un puissant SSW très précoce, le régime NAO+ va dominer durant tout le coeur de l'hiver. La MJO finira par mouvementer un peu les choses fin février avec une petite vague de froid. 3- 1994-1995 On passe au minimum solaire suivant, la QBO est en fin de phase est avec un timing quasiment identique au notre , un épisode El Nino modérée est en cours. Il s'agit probablement de l'exemple le plus pertinent niveau indice basse fréquence, seul divergence avec cette année, on est ici encore au tout début du minimum solaire contrairement à cette année. Là encore on retrouve un zonal dominant, du début à la fin de l'hiver avec une grande douceur. Quelques tentative de forçage par la MJO, sans succès (fin janvier, début mars). 4-1996-1997 Toujours dans le même minimum solaire, cette hiver 96-97 est marqué tout comme notre hiver par une transition QBO-/QBO+ avec certes un peu de retard sur nous, les vents d'ouest ne s'imposant à 30hpa qu'au mois de mars. L'ENSO est assez faible, une faible NINA est observé. On est là face à un hiver bipolaire. La MJO au mois de novembre va considérablement perturber la constitution du VP avec notamment une violente attaque vers le 15/11. Le régime AO- va alors dominer jusqu'à début janvier avec à la clé une fin d'année très froide. Ensuite le VP va retrouver sa santé, d'abord en stratsophère puis en troposphère (avec l'aide de la phase 3 début février). Le mois de février sera marqué par une forte AO+ et donc par un puissant flux zonal. 5- 2009-2010 On se retrouve au prochain minimum solaire près de 13 ans plus tard. Un épisode El Nino bien actif sévit, la QBO est en pleine phase est. C'est donc sur ce dernier point que cet exemple s'écarte un peu de celui à venir. Tout le monde s'en rappelle de celui là. Le mois de novembre ne laissait rien présager avec un VP bien costaud, c'est là que la MJO va encore une fois faire tout le travail. Début décembre, la MJO alors en phase 7, tire sa cartouche au même endroit comme d'habitude, le vortex polaire blessé au coeur ne s'en remmetra jamais, les ondulations et les blocages se succéderont librement tout l'hiver de la Sibérie au Groenland se propageant sans aucune difficulté. La MJO en phase 3 début janvier va entamer une reprise du VP à laquelle on a presque cru avant de repasser dans le Pacifique (phase 6/7), tirant une nouvelle cartouche en fin de mois qui se propagera à nouveau à tout l'hémisphère enfonçant l'AO a des valeurs abyssales. Sur cet exemple on peut facilement observer la propagation retrograde du blocage, en effet il passe de Béring le 28, à la sibérie orientale le 1, , à la Russie le 5, à l'Europe le 12, Groenland le 15. Pour en revenir à la prévision, on peut voir que sur ces 5 hivers, 2 furent très froid, un fut froid puis doux , et enfin 2 assez doux. Ce qui à mon avis témoigne de la faiblesse de cette méthode à faire un diagnostic claire sur l'hiver à venir. Cependant il y a beaucoup de choses à dire : - le terrain est propice à un réchauffement stratosphérique majeur survenant assez tôt cette année (on en retrouve sur chaque exemple), par contre la QBO+ naissante pourrait favoriser un VPS puissant en fin d'hiver (donc une remise au cas où un ssw majeur aurait lieu). - L’élément déclencheur est bien souvent la MJO, en effet même si le VP semble fragile cette année (en raison du soleil notamment), la mécanique a besoin d'un élément déclencheur pour être profondément perturbé. Les phases 6 à 8 de la MJO sont redoutablement efficace comme nous l'avons vu dans les exemples précédents. D'ailleurs les phases 8 et 1 de fin octobre/début novembre ont déjà tirés une première cartouche mais coté Atlantique (c'est plus rare que coté pacifique mais ça arrive). Actuellement la MJO est en phase 3 et donc va contribuer à renforçer le vortex polaire. La question est donc lequelle de ces 2 forçages va l'emporter, la MJO va retourner dans le rond centrale avant de sortir en phase 8 ou 1. La suite logique serait ensuite un nouveau tour en phase 2/3. A l'heure actuelle j'opterai donc pour le retour d'un régime NAO+ pour début décembre aprés un passage en BLO voire NAO- durant la 2nde décade de novembre.
  9. 24 points
    Je me disais bien qu'il y avait une petite ressemblance avec le cri d' Edvard Munch. (peut être un signe pour les modélisations à venir!) Mais il ne me semble pas qu'il soit au musée du Louvre...
  10. 24 points
    Concernant l'anomalie dépressionaire arrivant de Russie et se renforçant sur l'europe occidentale en arrivant sur la France apportant un temps hivernal, c'est quasi gagné vu l'échéance et la concordance des modèles. Après faut voir comment va se comporter cette grosse goutte froide et si elle ava etre reprise dans le flux océanique. Mais on constate que les HP resteraient onimprésentes dans les lattitudes nord. Je constate aussi que cette anomalie dépressionnaire qui vient de Russie arrive après les 2-3 mêmes événements de notre dernier hiver (février-mars), choses qui n'arrivaient plus avant. Bon signe?
  11. 24 points
    Bonjour a tous, 1cm cette nuit , histoire de compenser le tassement. Le ciel s est degage ce matin et la temperature est maintenant a la baisse avec une tn de -16.5 chez moi, comme la masse d'air qui devrait chuter a -16/-17 a 850hpa d ici demain. Beau potentiel donc pour les 2 prochains jours avant que le ciel ne se recouvre de nouveau. Si le vent, se calme dans la nuit, nous pourrions de nouveau avoir entre -25 et -30 demain, ce qui serait ideal pour la riviere. Le radoux de ces derniers jours et le poids de toute cette neige fraiche sur une glace fragile a bien mis a mal le pack de glace. De nombreux "overflows" et le pan de glace devant la ville a lache suite a la hausse du niveau du fleuve et est venu se coince un peu plus en amont dans un passage etroit, ce qui, si ca tient, devrait nous servir de "pont" une fois que tout gelera proprement. Peu ou pas de neige a attendre dans les prochains jours, peut etre en fin de semaine, mais cela reste encore a confirmer. Voici quelques cliches pris hier. Illustration de ce bout de glace qui a derive et est venu se coince un peu en aval de la ville A bientot. l.
  12. 23 points
    Parti de Clermont sous un ciel gris et bas, passé par les plateaux couverts d'un brouillard à couper au couteau (visi 20m dès Ceyrat jusqu'au Guery) et arrivé au pied du Puy de Sancy sous un ciel déchiré et lumineux le contraste était fort. Ici dans le val de Courre, une lumière quasi irréelle a éclairé quelques minutes les pentes du massif. Un vrai plaisir avec les chamois perchés sur les arêtes et pas un humain à la ronde.
  13. 23 points
    Faut penser à voir le GFS // amené à remplacer notre bon vieux GFS (quand d'ailleurs ?). Aux moyennes échéances, pas de soucis, il est ok : Avec -6/-8 qui envahissent une partie de la France autour de +120 h. Mais par la suite l'advection froide ne se coupe pas, et une seconde arrive dans la foulée : Intéressant car les échéances sont plus raisonnables que sur GFS tout de même ! Après faut avoir conscience que ce ne sont pas avec ces cartes qu'on aura la grande VDF tant souhaitée. Pour le moment les signes d'humidité restent limités (mais peuvent apparaître un peu au dernier moment), la masse d'air en altitude est modeste (-4/-8). Seule l'époque correspondant aux jours les plus courts joue en notre faveur
  14. 22 points
    Ces quelques "couac" qui apparaissent seront en tout cas l'occasion de voir ce que le GFS// a dans le bide, pas d'interaction Atlantique ou sur la péninsule ibérique pour lui, un froid global et durable, assez marqué sur la moitié nord, un double cheese avec toutes les options, mais bien évidemment si au final il ne reste que le pain, une vieille tranche de cheddar fondue et deux rondelles de cornichons ça risque de gueuler en caisse...
  15. 21 points
    (Vous aurez reconnu la sterne arctique sur le point de fondre sur sa proie) (Virgile c'est sans méchanceté ;))
  16. 21 points
    Résumé en 4 arrêts sur image d'un beau scénario hivernophile ! (il s'agit de la T500, donc d'un froid dans la masse, pas uniquement lié à des phénomènes de BC)
  17. 21 points
    @ivoire42 bon anniversaire Vincent. Ta de 12.7 °C et encore 28.4mm ce jour et il continue de pleuvioter par intermittence ; passé en bordure de la Baume tout à l'heure…. ben, ça dépote bien. En 2 journées, Bauzon a rattrapé puis dépassé l'Aigoual et vient d'atteindre le fameux cap des 3000, bien vu @nicolass , 3000mm à 11h15 et plus de 900mm en 15j ! Quid de l'année 2018 ? car et il reste encore 1 mois1/2, décembre n'est jamais un mois très pluvieux mais sait-on jamais, il y a bien eu les mois de décembre 95/96/97 et 2008 copieusement arrosés qui ont suivi des mois de novembre qui l'étaient également. On a bien fait de surélever la station au delà de la norme, hein ? photo prise ce matin Vous l'aurez compris, le message était sous le coude et attendait le top des 3000 pour être posté….
  18. 20 points
    En photo depuis la maison, début de l'embellie du temps de midi (désolé pour le "bruit" j'avais oublié de baisser les ISO) : A l'arrivée de la pluie, le stratus tirait sa révérence mais restait encore un peu visible et en embuscade derrière le village. Et pour ceux qui ne connaissent pas le "coin", il y a une petite vallée entre le village et le mont boisé visible en arrière plan (Le Combat, altitude 1059m sans les conifères) : Quelques minutes plus tard, avec la levée du vent de Sud, le stratus avait définitivement tiré sa révérence : Et voilà, depuis la maison, avant la tombée de la nuit : Quelques instants plus tard :
  19. 20 points
    Comment on se raccroche aux wagons !
  20. 20 points
    Et? Ca ne donne pas plus de credit à la version de GFS. Il va y en avoir des variantes, on voit bien que les petits réglages auront une grande importance, tous les scénarios sont aussi réalistes les uns que les autres à cette échéance. Je n'ai jamais compris cette légende de dire que comme un modèle est stable sur ces différents runs/ou qu'il l'a vu en premier il aurait plus raison que les autres. On a vu mainte fois la démonstration inverse.
  21. 19 points
    Débordement de brouillards givrants sur les crêtes, aspirés de la plaine d’Alsace, pas de dégel au dessus de 1100m, du coup le soleil illuminait la nature couverte de blanc. Tandis que le col de la Schlucht etait dans le brouillard, le ciel se dégageait vers le gazon du Faing: Belle vue plongeante vers le Grand Valtin: Givre ciselé sur la végétation: En se rapprochant des crêtes, le blanc s’intensifie: Vent fort sur la crête, faisant voler de gros morceaux de givre, tandis que la mer de nuages alsacienne tente de franchir la crête: Par moments, le brouillard se dégage un instant et on aperçoit le lac du Forlet en contrebas: Voila de jolis prémices hivernaux...
  22. 19 points
    Je vais faire ici un petit récapitulatif des sites sur lesquels on peut avoir accès aux modèles saisonniers pour le secteur euro-atlantique essentiellement (mais pas seulement). Cette liste n'est pas exhaustive et j'espère que celle-ci pourra être utile à ceux qui veulent se plonger un peu dans l'univers des prévisions/tendances aux échelles sub-saisonnières et saisonnières. JMA - Japan Meteorological Agency (organisme japonais) Page principale : http://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/model/index.html Projections semaine par semaine : http://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/model/map/1mE/map1/pztmap.php Projections mois par mois ou à l'échelle d'un trimestre : http://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/model/map/4mE/map1/pztmap.php http://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/model/map/7mE/map1/pztmap.php ECMWF - European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (organisme européen) Projections semaine par semaine : http://effis.jrc.ec.europa.eu/applications/monthly-forecast/ Projections mois par mois : https://weather.us/monthly-charts/euro/europe/anomaly-msl/20181201-0000z.html Projections trimestre par trimestre : https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/seasonal_system5_public_standard_mslp?facets=Range,Long (Months)%3BType,Forecasts&time=2018100100,1488,2018120200&stats=ensm CFS - Climate Forecast System (organisme américain) Projections semaine par semaine : http://origin.cpc.ncep.noaa.gov/products/people/mchen/CFSv2FCST/weekly/ https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-avg&region=us&pkg=z500a&runtime=2018111700&fh=-384 Projections mois par mois : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-mon&region=us&pkg=z500a&runtime=2018111618&fh=1 Projections trimestre par trimestre : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml CanSIPS - Canadian Seasonal to Inter-annual Prediction System (organisme canadien) Projections mois par mois : https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cansips GloSea5 - Global Seasonal Forecasting System (organisme anglais) Projections trimestre par trimestre : https://www.metoffice.gov.uk/research/climate/seasonal-to-decadal/gpc-outlooks/glob-seas-prob Modèles produits en Europe (ECMWF, Met Office, Météo-France, DWD - Deutscher WetterDienst , CMCC - Centro Euro-Mediterraneo sui Cambiamenti Climatici ) : Projections trimestre par trimestre : https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal/ IRI - International Research Institute for Climate and Society (Columbia University, USA) Projections trimestre par trimestre : https://iri.columbia.edu/our-expertise/climate/forecasts/seasonal-climate-forecasts/ Je compléterai cette liste au fur et à mesure car tout n'est pas là je pense.
  23. 19 points
    Oui c'est un bon indicateur de refroidissement, un peu comme les oiseaux migrateurs
  24. 19 points
    Vers un hiver plus froid que prévu en France : https://actu.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2018-11-15/vers-un-hiver-plus-froid-que-prevu-en-france-49147 Alors que les tendances météo commencent à s'affiner pour l'hiver à venir, des signaux en faveur d'un hiver assez froid commencent à apparaître. Ces indicateurs ne remettent pas en cause les prévisions saisonnières mais accentuent une possible tendance plus froide que prévu initialement. Depuis cet automne, les prévisons saisonnières de la Chaîne Météo envisageaient un hiver "plutôt doux", avec un excédent de température assez faible : dans ce cas de figure, cela était un indicateur d'hiver standard, sans anomalie notable. Quant aux précipitations, facteur particulièrement important dans un contexte de sécheresse, la tendance laissait apparaître un certain déficit en novembre, puis encore légèrement en décembre, avant le retour des perturbations pluvieuses ou neigeuses en janvier - février - mars. Des nuances en faveur du froid ? Depuis ces premières prévisions délivrées dès septembre, nos calculs numériques ont lentement évolué en faveur d'une tendance globale plus froide : ces changements progressifs de tendance sont normaux dans le cadre des prévisions saisonnières, qui, rappelons-le, ne donnent que des probabilités d'anomalies de températures et de précipitations (plus chaud ou plus froid, plus sec ou humide) par rapport aux moyennes statistiques de référence. La dernière actualisation du 10 novembre gomme plus ou moins la tendance douce sur la France : cela se rapproche donc d'une situation possiblement "normale", ou "standard", ce qui, en hiver, serait alors synonyme de "temps hivernal" : à ce jour, il n'y a pas d'indicateur d'anomalie particulièrement marquée, mais cette perspective doit tout de même être prise en compte. Vers l'hiver le plus froid depuis 5 ans ? Au vu de ces paramètres, notre hiver 2018 - 2019 pourrait ressembler au mois de février dernier (qui avait présenté une anomalie de température de -2°C par rapport aux moyennes en France), avec des épisodes neigeux remarquables en plaine. Mais cette fois-ci, les épisodes hivernaux pourraient être plus étalés sur tout l'hiver, en particulier en janvier. Au final, cet hiver pourrait être le plus froid et neigeux depuis 2012 - 2013, voire depuis 2010 dans le scénario le plus marqué.
  25. 18 points
    La tendance rétrograde vers l'ouest du blocage continental devient de plus en plus nette ce matin. Cette tendance est associée au décrochage d'un cut-off continental qui serait piloté vers nous dans une circulation inversée. Dans ce contexte qui devient majoritaire, il faudra surveiller la dimension du cut-off et sa capacité à déborder plus ou moins massivement vers nous. En fonction de cette capacité, le froid pourrait être essentiellement de basse couche (débordement faible ou positionnement à l'est immédiat de la France) ou à tous les niveaux (positionnement sur la France) en fin de semaine. Ce mouvement rétrograde lui même piloté par un talweg Atlantique plus puissant que ces derniers mois (dans un 1er temps) et plongeant toujours vers le centre Atlantique, pourrait peut-être être un précurseur pour redistribuer plus largement les cartes de la circulation synoptique au dessus de notre quadrant Atlantique (mais c'est une autre histoire).
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00