Aller au contenu
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Classement


Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 23/12/2018 dans Messages

  1. 66 points
    Tu pousses le bouchon un peu trop loin maurice régis ! https://www.youtube.com/watch?v=ASc40_mpZjU "... smiley à l'égard d'un certain pseudo "Cirus", amateur météo dont l'ego semble surdimensionné" Ce n’est certainement pas à moi d’en juger vis-à-vis de ma propre personne. Cependant, c’est étrange de lire ceci de la part de quelqu’un qui me connaît très peu voire pas du tout. En termes de remarque constructive, c’est un zéro pointé. Quant à la morale de fin de publication, il convient également de l’appliquer à soi-même et pas uniquement aux autres. "Mais jusqu'à présent, ces SSW n'étaient pas bien situés au bon endroit pour engendrer du froid vers la France." De quels SSWs parles-tu ?! Je veux bien admettre que la localisation du réchauffement en moyenne stratosphère est mobile et peut se renouveler à plusieurs reprises au sein d'un même événement stratosphérique. Il est notamment possible de l'observer sur les cartes de modèle numérique ou sur les réanalyses de SSW passés. Cela dit, pour l'hiver actuel, on parle bien d'un seul SSW ayant pour date le 1er janvier 2019 (premier jour du renversement du vent zonal à 10 hpa et à 60°N selon les réanalyses MERRA-2). Ce SSW est le plus précoce (à 1 jour près) depuis décembre 2001. C'est la définition la plus communément utilisée dans la communauté scientifique... exemple: Butler et al. (2017). A Sudden Stratospheric Warming Compendium: https://www.earth-syst-sci-data.net/9/63/2017/essd-9-63-2017.pdf "We employ the following simple, commonly used definition for major warmings (Charlton and Polvani 2007; hereafter CP07): the central date or event date of a SSW occurs when the daily-mean zonal-mean zonal winds at 10 hPa and 60°N first change from westerly to easterly between November and March. The winds must return to westerly for 20 consecutive days between events (to avoid counting the same event twice, roughly equivalent to the thermal damping timescale at 10 hPa; Newman and Rosenfield, 1997). If the winds do not return to westerly for at least 10 consecutive days before 30 April, the warming is a final warming and is not included." "Il faut qu'ils soient situés de façon opportune." "Mais jusqu'à présent, ces SSW n'étaient pas bien situés au bon endroit pour engendrer du froid vers la France." Tu me sembles convaincu que la localisation du réchauffement en moyenne stratosphère puisse permettre de déterminer la localisation des vagues de froid ou des décrochages polaires en troposphère. Seulement, est-tu dans la capacité de me fournir un ou des article(s) scientifique(s) sérieux qui avancent tes dires ? Je souhaiterais bien te mettre au défi mais je sais d’avance qu’il y en a tout simplement pas ! Pour te convaincre du contraire, je vais poster ici une figure très intéressante de la même étude (Butler et al.). Il s'agit d'une comparaison entre les SSW de janvier 1985 et de janvier 2009. Bien que le SSW de janvier 2009 ait été un peu plus violent que celui de janvier 1985, la "signature thermique" à 10 hpa est presque identique. Et pourtant, les conséquences n'ont pas été similaires dans la troposphère... Il suffit d'observer le champ d'anomalies de température (et surtout les plages bleues) en troposphère pour s'en rendre compte ! Parmi les SSW récents, l'exemple du SSW mineur de janvier 2012 peut également s'avérer être une très belle illustration (rien du tout n'est identique à la verticale) qui puisse te contredire Régis. En moyenne stratosphère, le vortex polaire était centré non loin de la Scandinavie (et le réchauffement n'était pas du tout localisé à cet endroit). Pourtant, juste après ce SSW, on a eu un bel anticyclone scandinave en troposphère et une belle vague de froid en France !! Butler et al. (2017). A Sudden Stratospheric Warming Compendium: https://www.earth-syst-sci-data.net/9/63/2017/essd-9-63-2017.pdf "Figure 6 illustrates the differences in the tropospheric climate following two similar split-type SSWs, one in January 1985 and the other in January 2009. In both events, the polar vortex split into two lobes: the one associated with the greatest warming anomalies centered over Canada and the other centered over northern Europe and Asia (Fig. 6a, b). The 2009 split SSW had a larger lobe that extended over most of Eurasia, but otherwise the stratospheric evolution was quite similar. However, the subsequent surface and tropospheric responses in the weeks following the events differed in several ways. The 500 hPa height anomaly pattern following the 1985 event projects strongly onto the negative NAO pattern (Fig. 6c), with positive height anomalies over Greenland and negative height anomalies over the North Atlantic. This pattern is associated with much lower surface temperature anomalies over much of Europe and Asia. However, the height anomalies in the 2 months following the 2009 split-type event do not look like the negative NAO phase, though there are weakly positive height anomalies over the Arctic and two centers of low height anomalies over Europe and Asia (Fig. 6d)." "On voit que les fameux réchauffements stratosphériques ne sont pas aussi automatiques qu'on le croit pour prévoir des vagues de froid" Je ne crois pas avoir vu le terme "vague de froid" employé sur ce topic. Quant au fait que les réchauffements stratosphériques ne soient pas aussi automatiques vis-à-vis de la circulation générale, il faut être complètement aveugle pour ne pas se rendre compte que c'est le sujet de notre discussion, ici, sur ce topic depuis plusieurs semaines, mais aussi depuis le premier post de TreizeVents de ce topic, mais aussi depuis 2011 sur les topics de tendances saisonnières (c'est rabaché et du surrabaché vu le nombre de fois qu'on a mentionné cet aspect non automatique des SSW sur ce forum) ! Il suffit simplement de regarder les pages précédentes et de scroller à l'aide de ta molette et surtout de lire ! En conclusion, je ne doute pas que tu sois un bon présentateur, mais de là à te faire passer pour un pro ou pour un homme d’expérience en matière de prévisions stratosphériques à moyen & long termes, c’est l’hôpital qui se fout de la charité !
  2. 66 points
  3. 57 points
    Bonjour, Bonne année à tous, en espérant plein de bonnes choses dans les prévisions! Et en espérant être plus présent personnellement sur ce topic car par un manque de temps à des moments et d'envie à d'autres... Depuis la fin d'été pas trop là.... Les choses sont particulièrement intéressantes et complexe à suivre. En effet, on a des divergences assez dingue entre les modèles à des échéances assez courtes qui ont des conséquences assez forte. On arrive pour chaque modèle à voir une trame logique mais en fonction de l'évolution des anomalies atlantique on a des situations radicalement différentes. Les anomalies évoluent plus ou moins comme elles veulent à l'heure actuelle sur les modèles, ils ne les gèrent pas bien. Le plus intéressant actuellement pour amener quelques conclusions reste l'échéance par échéance: Conclusion en fin de partie. I/ Dynamique première/seconde anomalie Tout commence à 120h avec les premières divergences sur l'anomalie atlantique, en effet en comparant sans doute les deux plus opposés, ARPEGE-ICON on observe que des différences assez flagrantes pour des échéances courtes sont présentes. Alors qu'ARPEGE voit une dépression (noire) très développé, ICON l'a voit quasiment pas développé. De plus des différences sur la seconde anomalie qui va arriver est déjà présente (vert foncé) ou sur ce qui est du basculement du noyau fort du VP (en rouge, j'y reviens en fin de post) se démarquent assez fortement: C'est à partir de ces différences que tout commence. Deux éléments influences évolutions ensuite et sépare une première fois les modèles. La première c'est la distance entre la première dépression et la seconde (la force de la coupure d'hautes pressions entre ces deux anomalies), plus la coupure est faible plus les dépressions vont facilement se lier alors que pour les autres elles vont se séparer plus difficilement. Lié à ceci on a la présence ou pas d'un détachement de la première dépression ou pas (en violet sur ICON ci-dessus), elle est présente sur ICON, et elle est très proche de se former sur GEM, sur UKMO compte tenu des grosses mailles elle n'est pas visible. Ces deux éléments provoquent un gros écart dans la période de glissement de la première anomalie (noir). Sur GFS dans un premier temps on a un ralliement des deux anomalies car elles sont particulièrement proche l'un de l'autre: Il faut attendre 192h pour observer le glissement de celle ci (et encore cette anomalie a laissé des plumes, elle a laissé une partie de ces basses pressions à l'autre anomalie (la verte) ce qui l'a rend plus puissante, ceci influence fortement la suite): GEM lui écartant plus l'écart entre les dépressions à 120h que GFS finit par se dépatouiller plus rapidement que GFS de cette première anomalie, à 192h là ou GFS commence seulement à la faire glisser le long de l'anticyclone, GEM lui a fini de la faire glisser, mais cette dépression laisse aussi des plumes(Des basses pressions) à la seconde anomalie et on le voit à 192h une seconde anomalie (indirectement de ces plumes) veut également glisser du côté de l'Europe... (C'est là que vous pouvez vous dire que le post va être interminable car il y a plein de '"mais" et d'évolutions) UKMO-CEP eux ont une première dépression très développé, mais on voit que les dépressions de CEP sont proches contrairement à UKMO: Et ça se sent ensuite car en réalité CEP tourne dans une situation type GFS avec un ralliement des BPs des deux dépressions : UKMO lui provoque bien une séparation type ICON mais avec une activité plus forte. Dur de savoir donc son évolution car il ressemble à aucun autre modèle: ICON lui arrive à faire glisser cette première anomalie très rapidement, à 168h elle c'est relié au bloc scandinave et fait même office de pompe pour le bloc froid scandinave car à l'arrière la dorsale prend parfaitement: GFS// très proche de ICON dans l'idée c'est pareil, la différence se marque par le fait que le bloc anticyclonique ets plus haut car le glissement en très haute latitude du vortex polaire se fait plus haut que ICON: ConclusionI/: Ce que l'on constate ici c'est qu'on a une première grosse influence c'est le comportement de la première et seconde anomalie sur l'atlantique. Selon leur écart à 120h, soit elles se lient et mettent du temps à se détacher (GFS/GEM/CEP), soit elles ne se lient pas et c'est le jackpot dès 170h hivernophilement parlant (UKMO/ICON/GFS//). II/ Dans le cas ou ça ne tourne pas au jackpot Sur GEM qui était plus dans un entre-deux on sent qu'on est à la limite d'un scénario qui tourne au blocage à 192h, mais on a une troisième anomalie qui se forme pendant que la deuxième commence à glisser, ceci provoque un effondrement du blocage qui se mettait en place progressivement: GFS c'est tout bête mais c'est la même logique que GEM mais avec 48 bonnes heures de décalage et un blocage qui tient un peu mieux mais très temporairement: CEP lui évolue quand même d'une manière intéressante avec des HPs qui s'imposent en haute latitude. On sent une mise en place progressive d'un blocage. Le glissement de la perturbation atlantique auraient probablement permis de faire appel au VP scandinave, alors qu'à l'arrière une nouvelle pulsion se formerait pour se joindre à l'AI: ConclusionII/: Ce que l'on peut dire c'est que même quand ça tourne mal au début, après l'évolution vers un blocage temporaire reste possible. Mais assez peu solide à cause d'un déferlement dépressionnaire. III/Dans le cas où ça tourne bien Et bien ça ne tourne pas bien à tous les cas en réalité.... En effet, on le voit ICON semble partir avec un probable creusement en méditerranée (rouge) un beau blocage avec une activité en sortie d'Amérique stable et l'arctique assez dégagé, de ce fait la coulée derrière pourrait nous concerner avec une bien belle évolution: Mais on le voit ça ne tourne pas parfaitement à tous les coups, avec GFS// qui décale les choses massivement à côté du 6z, tout s'explique par rapport au fait que le bloc de haute pressions est plus haut à 144h environ, vu qu'il est plus haut ceci amène une jonction de la première anomalie au bloc scandinave bien plus en haute altitude sur GFS// que sur ICON. De ce fait le bloc reste plus sur place et empêche une coulée par chez nous, mais ceci s'explique aussi qu'à 170h GFS// commence à décaler l'activité dépressionnaire vers l'est alors que ICOn la laisse sur le labrador. A TLT il reste intéressant avec une tentative de mise en place d'un blocage massif (par l'aide du reste de ce blocage) avec un vortex polaire sur la Scandinavie qui concernerait toute l'Europe. Une option à ne pas oublier: IV/ Le basculement du VP J'aurai pu l’évoquer en intro mais en fait ce basculement à un rôle important certes pour ce que nous avons vu précédent mais aussi pour le TLT. En effet, on le voit par les ensembles et évidemment sur les déterministes, le bloc fort américain va s'affaiblir pour basculer du côté Scandinave: Il faudra surveiller qu'il n'y ait pas un lien entre les deux blocs comme la moyenne +240h de ensCEP le laisse entendre, car ça fermerait les portes en atlantique... GEFS est quand même assez optimiste avec soit des scénarios type ICON, ou des scénarios avec un blocage qui se met en place progressivement (CEP) et quelques scénarios qui restent mou ou avec des pseudos blocages (GFS). On voit bien le VP sur la Scandinavie et les HPs sur le nord atlantique:: L'écart est encore plus marquer quand on va à la fin de topic : Cette bascule a une importance forte sur ce topic. Car c'est ce basculement qui explique les divergences assez fortes sur les anomalies qui suivent ce basculement. De plus l'enjeu en seconde partie de topic (TLT) est très grande également car selon la qualité du basculement la porte l’arctique pour une pulsion est plus ou moins ouverte, elle peut vite devenir fermer comme on le voit sur l'ensemble GEFS. Je tiens également à préciser les situations type CEP, ou bien avec un gros VP sur l'Europe et un blocage au porte de la France en général n'est pas ultra favorable au sud. Mais ça reste du détail. Quand on voit les hésitations d'avant. On peut également prendre en compte le MJO qui devrait basculer en phase 6 et 7 favorisant des possibilités de pulsions en haute latitude sur l'atlantique avec une situation de blocage/NAO- pendant ce topic, les débuts de répercussions de la phase 6 pourraient se faire ressentir, s'il y a répercussion: Pour conclure, on a donc un début de topic influencé par la jonction ou non de deux anomalies, dans le cas de la jonction, on aurait une réelle difficulté à la mise en place d'un blocage alors que dans le cas inverse on aurait un blocage qui se mettrait facilement en place avec une évolution potentiellement très intéressante. Dans le cas où ça ne se met en pas en place, soit on arrive mais quelques jours plus tard à avoir un blocage qui se met en route et de manière très fragile qui chuterait à la moindre activité, ou bien d'un blocage massif qui se mettrait petit à petit en place avec de très beau potentiels à TLT.... On entend quand même pas mal de points positifs mais ça reste ouvert, tout se joue sur des détails fins pour une évolution positive ou non. Bonne soirée ! Gugo
  4. 52 points
    Chères adhérentes, chers adhérents, Chères passionnées, chers passionnés, 2018 se termine sur un record C’est l’occasion pour moi et pour toute l'équipe de remercier l’ensemble des adhérentes et adhérents qui nous ont soutenu tout au long de cette année particulière. Particulière, oui ! Pour la première fois, le seuil symbolique du millier d’adhérents a été franchi ! 1123 adhérents exactement, un record ! De quoi renforcer un peu plus la notoriété d’Infoclimat au sein des différentes instances météo. La Compagnie Nationale du Rhône ne s’y est pas trompée en renouvelant pour trois ans minimum son mécénat qui va nous permettre de dégager un budget pour l’amélioration, l’entretien et le développement du réseau. Ce cap symbolique, c’est aussi bien sûr une satisfaction pour toute l’équipe et un levier de motivation supplémentaire pour nous. Dès à présent, je tiens à vous féliciter pour avoir relevé ce défi. Renouvellement du mécénat avec la Compagnie Nationale du Rhône, le 30 novembre 2018 Aujourd'hui, Infoclimat c'est 489 stations sur le réseau StatIC Dont 18 financées par l’association et 18 dataloggers prêtés. Au total sur notre base climato, plus de trois milliards de données sont stockées et, pour gérer l’ensemble du site, huit serveurs sont nécessaires pour un coût de 15.000€/an. Comme depuis ses débuts en 2003, infoclimat.fr reste et restera dénué de toute publicité, fenêtres intempestives et autres messages à la recherche du buzz et du clic. Cela devient de plus en plus rare sur Internet, et je suis fier qu’Infoclimat vive uniquement grâce à la passion de ses adhérents. Afin de garantir notre complète indépendance, ce sont vos cotisations et vos dons qui font vivre Infoclimat ! Adhérer pour 2019 ! Cette année, l'accent a justement été mis sur l'entretien du réseau associatif Neuf stations ont fait l’objet de visites, afin d’être nettoyées et vérifiées, avec un répéteur installé à Chapelle-des-Bois dans le Haut-Doubs (grâce à l’intervention d’adhérents locaux que je remercie une nouvelle fois). L’anémomètre sonique de notre emblématique station du sommet du Mont Ventoux a été remplacé, permettant de fiabiliser la mesure des vents tempétueux qui y soufflent régulièrement. Une station a été installée à Maljasset à 1900 m en haute vallée de l’Ubaye exposée aux retours d’Est et aux orages d’été. Station météo installée à Maljasset (04) L’activité des passionnés et adhérents a également été intense en 2018 Parallèlement, 65 stations financées par vous, passionnés et adhérents, ont intégré le réseau StatIC pour un meilleur maillage du territoire, et 12 stations ont rejoint le réseau amateur. Aujourd’hui, Infoclimat, c’est donc 489 StatIC, 249 stations Météo-France, 42 stations de l’INRA, 8 stations de l’association régionale ROMMA et 7 stations de l’association régionale Météo-Bretagne qui reportent sur les mêmes cartes dans les mêmes conditions de mesures et de précisions. Toujours dans un esprit de mutualisation de nos réseaux, pour fédérer et partager notre passion et nos connaissances, nous avons tissé un partenariat avec l’association régionale Météo06 qui partageait déjà avec nous 6 de ses stations de la région niçoise. A l’étranger, notre partenaire MeteoNetwork nous fournit 736 stations italiennes. Nous sommes fiers de vous mettre à disposition gratuitement aujourd’hui le plus grand réseau d’observations météo de qualité et en temps réel en France ! La climatologie devient de plus en plus fiable et accessible Par ailleurs, un important programme de fiabilisation a été fait en climatologie avec contrôle, correction et valorisation des données sous forme de nouvelles cartes et graphiques. Celui-ci devrait se continuer en 2019. L’intégration des normales climatologiques 1981-2010des stations secondaires de Météo-France associées à l’interpolation du relief nous permet de vous offrir des cartes d’une finesse jusqu'à encore inégalée; nous nous attachons actuellement à combler les vides sur les pays frontaliers. Nouvelles cartes et moteur de recherche interactif des normales 1981-2010 Infoclimat continue de mener des actions à but pédagogique Infoclimat a également pour vocation de promouvoir la météorologie auprès du grand public en général et des jeunes en particulier. C’est donc avec un grand plaisir que nous avons participé, une fois encore, à la Fête du Vent de Marseille, aux Rencontres Météo et Espace et à la Nuit des Chercheurs à Toulouse. Suivant cette même logique, Infoclimat a ouvert au printemps une rubrique “Pédagogie” en partenariat avec le programme “Météo à l’école”, piloté par “Sciences à l’école” et l’Observatoire de Paris. Elle permet de mettre à disposition les données enregistrées par la soixantaine de stations météorologiques installées au sein de collèges et de lycées, ainsi que les ressources scientifiques et pédagogiques produites par et pour les enseignants sur des questions relatives à la météorologie. D’autres partenariats sont à l’étude sur le territoire avec des organismes de veille agrométéorologiques, et notre association, en tant que référente dans le monde météo, a également été contactée pour un projet associatif de plus vaste envergure au niveau européen. Quoi de prévu en 2019 ? Pour 2019, les idées ne manquent pas ! A commencer par le déploiement du réseau avec des projets en Bretagne (que nous mènerons avec Météo-Bretagne), en Normandie, dans la Meuse, les Alpes du Nord, le Cirque de Navacelles, la Côte d’Azur (que nous mènerons avec Météo06), la Corse et le Sud-Ouest. L’observation visuelle et humaine est tout aussi importante et complémentaire de cette observation instrumentale. Le site et l’information météo n’en seront que plus complets grâce à la participation active de tous pour signaler l’ensemble des phénomènes météo comme la grêle, la neige, les orages, le brouillard… et pour communiquer sur l’état du ciel, depuis le site comme depuis l’appli mobile. Alors n’hésitez pas à user le plus souvent possible de cette fonctionnalité en reportant sur MétéoAlerte. Au-delà du numérique, rencontrons-nous ! Infoclimat, c’est un site, mais aussi une fabuleuse aventure humaine avec des centaines de passionnés qui se sont connus et qui ont tissé de véritables liens d’amitiés grâce aux rencontres nationales et régionales. L’occasion pour moi de souligner l’investissement de tous ceux qui, souvent dans l’ombre, initient ces rencontres régionales et en font un vrai succès. Cette année, nous vous proposons de nous rencontrer du 23 au 26 février sur les hauts plateaux du Mézenc et en juillet près du Mont Saint Michel ! Vous le voyez, si Infoclimat s’est faite la place qu’elle occupe dans le paysage météo, c’est grâce à vous tous ! Adhérents et passionnés qui faites vivre le site et l’association, qui en assurez le fonctionnement et le déploiement et qui permettez au site de fonctionner dans la fluidité et le confort en l’absence de publicité (une exception aujourd’hui dans le monde du web) À vous administrateurs, contributeurs et modérateurs qui ne comptez pas votre temps passé pour faire vivre notre passion et nous fédérer. Je vous remercie pour l’œuvre que vous accomplissez au jour le jour au profit de notre passion et de notre association. À toutes et tous, je vous souhaite une très belle année 2019 et une météo captivante. Amitiés météorologiques. Le président Laurent Garcelon
  5. 49 points
    Bien vu ! Cela ne m'a pas du tout traversé l'esprit sur le moment et je n'ai pas distingué les SSW qui "marchent" de ceux qui "ne marchent pas" (d'un point de vue hivernophile). Pour répondre à ta suggestion, on va passer en revue différents schémas de propagation dans la stratosphère, suite aux SSW majeurs de la période 1979-2018. Ceci va s'avérer plutôt utile pour la suite de cette analyse, mais également pour appréhender les possibles "fenêtres météorologiques" (pourquoi pas) à l'issue du SSW à venir. Ensuite, bien que Noël approche à très très très très grands pas, il n'est jamais trop tard pour commander ses cadeaux ou pour faire une liste à petit papa Noël Pour imager le tout, je vous présente ici le catalogue infoclimat Noël 2018 : Un filet d'huile de foie de morue Besoin de soulager votre gosier? Riche en oméga 3, en vitamines A&D et connue pour ses bienfaits pour la santé, l'huile de foie de morue ne vous fera pas de mal, loin de là, et vous donnera beaucoup de tonus pour l'hiver ! Faites bien votre choix car une désagréable surprise gustative vous est réservée en bouche. SSW majeur "très ponctuel" suivi d'une propagation vers le bas "en filet" des anomalies négatives d'AO Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Un tire-fesses Levé du mauvais pied? Marre du réchauffement climatique? Marre de patator? Ce tire-fesses permettra de vous rendre au Mont-Blanc, et même plus encore ! ... en Laponie au pays du Père Noël! SSW majeur suivi d'une propagation difficile "en escalier" ou en "tire-fesses" des anomalies négatives d'AO Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Un réchaud défectueux Dans la panoplie du parfait hivernophile, cet outil est un incontournable pour vos ballades enneigées en traineau avec petit papa noël à vos côtés et vous ira à ravir. Et pour cramer notre ami, le vortex polaire, ce réchaud pourrait s'avérer utile, quoique ... à l'ère de l'obsolescence programmée, on n'est pas à l'abri de certaines mésaventures... SSW majeur marqué en altitude avec peu d'impacts en surface (propagation difficile des conditions AO- intenses vers le bas et limitée essentiellement à la moyenne stratosphère) Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Une cascade de chocolat Vous aimez le chocolat ? Parfait ! Moi aussi ! Il est temps de s'éclater le foie !!! Et les Kouign Amann? Vous aimez les Kouign Amann? Et les galettes saucisses ? SSW majeur suivi d'une propagation "en cascade" des conditions AO- en direction de la troposphère Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Une crosse de hockey Excellent pour faire joujou avec le vortex polaire, mais aussi pour faire une partie stratosphérique de Hockey. Ce cadeau émerveillera chaque hivernophile digne de ce nom. Il est temps de lui donner une bonne raclée à ce bon vieux tourbillon glacé . SSW majeur suivi d'une propagation "en crosse de hockey" des anomalies négatives d'AO Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur A présent revenons à ta suggestion @pablo25. Pour répondre à ta question, il a fallu que je me replonge dans la littérature scientifique, et plus précisément dans l'article "Absorbing and reflecting sudden stratospheric warming events and their relationship with tropospheric circulation" de Kodera et al. J'en avais fait un résumé succinct il y a 1 an. En tant que critère distinctif, les auteurs de cette étude ont considéré le flux de chaleur associé aux composantes à ondes n°1 et n°2 à 100 hpa (basse stratosphère) sur la semaine qui a suivi le pic de température à 50 hpa (au-dessus du pôle) pour chaque SSW majeur depuis 1979. Si le nombre de jours accompagnés d'un flux de chaleur négatif est supérieur ou égal à 2, le SSW est considéré comme étant de type R (reflecting sudden stratospheric warming event). Dans le cas contraire, il est considéré comme étant de type A (absorbing sudden stratospheric warming events). Ici, on utilisera les notations "A" et "R" pour simplifier la lecture de ce post. Cela dit, il a fallu que je réadapte la méthode exposée dans l'article scientifique. En effet, le flux de chaleur associé aux composantes à ondes n°1 et n°2 n'étant pas disponible comme paramètre dans les réanalyses MERRA2, je me suis appuyé sur le flux de chaleur total à 100 hpa (toutes les configurations d'ondes sont prises en compte). Par ailleurs, au lieu de prendre en compte la semaine qui a suivi le pic de température à 50 hpa, j'ai considéré les 2 semaines qui ont suivi le premier jour du renversement du zonal stratosphérique (U60_10hpa) dans la moyenne stratosphère (critère relativement admis par la communauté scientifique pour définir un SSW majeur). Sur le graphique ci-dessous, pour une bulle considérée, la valeur correspondante sur l'axe des abscisses équivaut au minimum de flux de chaleur à 100 hpa sur la période de 2 semaines, ultérieure à la date du début du renversement du zonal stratosphérique à 10 hpa. Quant à la valeur reportée sur l'axe des ordonnées, il s'agit de l'anomalie négative la plus forte en termes de vents zonal à 10 hpa associée au SSW majeur. La taille des bulles est représentative de la durée du renversement. Plus la bulle est grande, plus cette durée a été importante. Sur ce graphique, les SSW majeurs situés à gauche de l'axe des ordonnées peuvent être considérés de façon approximative (puisque la méthode n'est pas strictement similaire à celle de l'article) comme étant des SSW de type R (SSW qui ne marchent pas vraiment hivernophilement parlant, malgré quelques exceptions). A droite de l'axe des ordonnées, pour des plages positives de flux de chaleur, les SSW majeurs sont de type A (SSW qui marchent plutôt bien hivernophilement parlant malgré quelques exceptions là aussi). En violet : filet d'huile de foie de morue (propagation unique de courte durée des conditions AO- vers la troposphère) --> SSW plutôt de type R En bleu foncé : tire-fesses (propagation difficile et "en escalier" des conditions AO- vers le bas) --> SSW plutôt de type R En bleu clair : réchaud défectueux (conditions AO- marquées en altitude mais propagation vers le bas pas très efficace inférieure à 1 mois) --> SSW plutôt de type A En orange : cascade de chocolat (propagation "en cascade" et plutôt assez directe vers la troposphère) --> SSW plutôt de type A En rouge : crosse de hockey (propagation en "crosse de hockey" et conditions AO- persistantes en basse stratosphère) --> SSW plutôt de type A En vert : GFS0z et la moyenne FNMOC0z d'aujourd'hui Au regard du code couleur, je vous avoue que c'est très qualitatif. J'ai regardé les profils verticaux d'AO pour chaque SSW majeur et je les ai catégorisé "à l'oeil". Néanmoins, ceci peut être une piste de classification à exploiter (avec néanmoins une méthode à suivre plus quantitative ou autre ... chose que je n'ai effectuée ici).
  6. 48 points
    Bon hormis les décalages est/ouest de dernière minute qui donnent plus le mal de mer qu'ils ne donneront d'effet sur le terrain, la semaine peut se résumer en 3 temps. Demain lundi a l'avant de la dorsale Atlantique et avant le déboulé des BP polaires le ciel conservera son gris sur la moitié nord du pays accompagné de quelques précipitations éparses, floconnade possible dans le nord-est, le sud hors domaine méditerranéen plus ventilé sera encore sous les inversions, nuit froide et brouillards souvent givrants au lever du jour, le reste de la journée dépendra de leur évolution. La nuit suivante un front occlus humide va se former a la marge d'une anomalie circulant en mer du nord et détachée du complexe dépressionnaire scandinave, il devrait précipiter sur le nord du pays, moins en se dirigeant vers le nord-ouest, dans la foulée le nord des massifs montagneux hors pyrénées devrait par blocage orographique voir aussi apparaitre de petites RR, neigeuses sans doutes, tout comme dans le nord-est au dessus des 400m (probablement). En journée de mardi et de mercredi a l'échelle synoptique la dorsale devrait continuer a se propager vers le nord-est tout en prenant une forme d'oméga mais "aplati"par le courant zonal déboulant du groenland, l'air froid initialement drainé par l'anomalie polaire devrait basculer sur le pays en glissant sous sa partie la plus orientale des hautes-pressions. En fin de journée de mercredi l'air froid d'altitude aura gagné tout le pays, froid mais aussi humide principalement dans l'est avec neige sur les massifs bien sur mais aussi des plaines du nord-est a Rhones-Alpes ou de petits fronts successifs devraient blanchir les premières hauteurs, ailleurs sur le pays la grisaille devrait dominer dans une relative froidure, quelques floconnades sont possibles du centre au sud-ouest, moins évidentes en se dirigeant vers l'Atlantique et la Bretagne. A compter de jeudi et surtout vendredi la dorsale devrait progressivement se rabattre, dans le mouvement le flux deviendrait plus continental temporairement de la façade est au sud-ouest avec donc un assèchement progressif , plus d'éclaircies et donc a priori moins de précipitations(sous réserve), mais aussi un froid certainement plus piquant, le nord-ouest serait sous la bruine mais avec un thermomètre moins déficient. A compter du week-end c'est un presque retour a la case départ, dorsale(ou ce qu'il en reste) anémiée a l'ouest immédiat ou sur le pays, un peu moins froid mais les inversions pourraient reprendre temporairement du service dans le sud, grisaille au nord possiblement plus humide des hauts de France au nord-est.. Cette situation pourrait ne pas durer, les choses semblent vouloir bouger pour l'échéance suivante avec un tassement des conditions anticycloniques vers le sud grâce a une activité dépressionnaire nord-atlantique plus vigoureuse, a voir, a suivre, a commenter voire a disserter... Edit: veuillez m'excuser par avance du manque de détails ou du "zapping" de certaines régions ou secteurs, dur d'être parfaitement concis pour tout le monde et partout, les topics CT devraient suffire a pallier mes insuffisances rédactionnelles.
  7. 45 points
    Pour le Froid, le vrai, de l'Hiver avec un grand H, attend plutôt sagement l'apparition (ou non) de @Virgile
  8. 44 points
    Pulsion en effet de mieux en mieux située: Je dois dire que cette lente et progressive évolution dans un sens de + en + positif que l'on observe depuis plusieurs jours est assez intéressante. Ce n'est pas le "coup de sang" subit auquel on assiste parfois, avec des emballements qui retombent comme des soufflets, et il y a donc là quelque chose qui apparaît de + en + consistant. A noter que j'ai bien dit "intéressant" - on va encore attendre un peu pour dire "+ fiable" (même si on est tout de même bien tenté de le faire, avouons-le)
  9. 44 points
    "Froid marqué" ? "Glacial" ? Ce que j'observe, c'est un flux continental qui apporterait une masse d'air plus froide près des frontières de l'Est (et a priori seulement sur ces régions), mais également un vent plus sec qui aurait tendance à dégager le ciel à partir du mercredi 2 sur pas mal de secteurs. On devrait juste compenser les inversions de BC avec un air sec et frais. Autant les matinées pourraient être plus froides avec gelées généralisées, autant on ne verra pas la différence l'après-midi avec des températures qui ne se résumeraient mais alors absolument pas à de "nombreuses journées sans dégel". Alors le coup des modèles de plus en plus favorables au froid marqué, va falloir limiter sérieusement le champagne au nouvel An parce que celui de Noël ne semble pas encore avoir été décuvé...
  10. 42 points
    En effet, c'était d'ailleurs ce que j'avais voulu matérialiser sous un trait humoristique en décembre... on a eu plus souvent été dans la situation inverse. J'ajouterais quand même que je n'ai pas souvenir, dans le passé récent, d'une situation où on a aurait eu tant d'indices favorables à des conditions franchement hivernales à un terme J+15 / J+30. En particulier, le rapprochement CFS / CEP dans leurs versions saisonnières sur des scénarios marqués et globalement similaires dans les grandes lignes a de quoi interroger. De mon point de vue, deux solutions : soit ils sont en train de préparer un gros coup et ils vont marquer un bon point indéniable .. soit on est face à la plus belle arnaque publicitaire de ces dernières années.
  11. 38 points
    Globalement au vue des 2 grands modèles du soir, - ça reste relativement sous les moyennes niveau températures à 850 hpa, - Pas de lessivage en vue sur le massifs, bien au contraire ... - pluie et neige en vue au gré de la position et de l'altitude (l'est et le nord privilégiés, mais quoi de plus normale) - pas de patator en vue ( surtout ne pas le réveiller...) En résumé, enfin une météo qui , si elle ne présente pas les marques d'une vague de froid sur le pays présente au moins des caractéristiques hivernales ! Et par les temps qui courent, c'est déjà très bien !
  12. 35 points
    Même pas, c'est le niveau 0 du journalisme scientifique, sur tous les plans. On l'a jamais vu publier un quelconque article qui ne soit pas du recopiage bidonné d'autres informations reprises à droite et à gauche, et encore moins une publication scientifique. Un seul de tes posts Cirus dépasse de très loin tout ce qu'il n'a jamais pu pondre! Le Monde a récemment mis en ligne l'outil de référence utilisé par R.Crépet depuis qu'il s'intéresse à la climato et à la météo: https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/01/02/correlation-ou-causalite-brillez-en-societe-avec-notre-generateur-aleatoire-de-comparaisons-absurdes_5404286_4355770.html
  13. 34 points
    Je pense qu'on doit être beaucoup à préférer un froid modéré mais avoir plutôt 10 cm de neige dans son jardin Beau run de GFS, si ce scénario l'emporte, on pourra souligner la 1ère performance du // à m'avoir vu en prem's. Je te rejoins sur le fait qu'on a pas besoin d'avoir un air à -15° à 850 hPa pour avoir bien froid. Nous sommes début Janvier, le soleil tape peu, les jours sont courts, il y a moyen d'avoir de très belles gelées en plaine si les condition s'y prête (absence de vent, ciel dégagé et neige au sol). La route est encore longue, mais plus que jamais, elle se dirige vers le général hiver actuellement, à confirmer ce soir et demain et après demain et ainsi de suite. Gardons à l'esprit que le moindre mauvais décalage peu avoir de graves conséquences. Prions sainte-Marie de al Banquise ! Et à ce soir
  14. 34 points
    L'abus de patates devient hallucinogène... Bon, je sais que c'est du très joli bleu en altitude qui nous ferait rêver, mais ce qui va décrocher sur l'Europe centrale c'est une masse d'air océanique fortement radoucie en basses couches provenant d'un nord Atlantique où il fait particulièrement doux en ce moment. Alors oui c'est magnifique en altitude : Mais 0° l'après-midi à Berlin, Varsovie et Budapest, en janvier, c'est beaucoup plus près des normales de janvier qu'une "coulée glaciale" : Elle a une sacrée tronche du coup la semaine glaciale attendue en Europe centrale (anomalie de température au sol pour les 7 prochains jours) : Lien pour Big Winter : http://www.karstenhaustein.com/climate.php
  15. 31 points
    Je ne suis certainement pas le plus pédagogue de ce forum, mais je vais tout de même essayer de répondre à tes questions. Je remets ici une réponse que j'avais apporté sur ce même topic il y a 20 jours environ: Dans le cas présent, on aurait pu effectivement s'attendre à une "propagation efficace de l'affaiblissement du vortex polaire" (matérialisé par des valeurs faibles de vents zonaux) en direction de la troposphère sur la première quinzaine du mois de janvier (sur les modélisations), mais ceci n'est pas le cas pour tous les SSW majeurs, sinon ça aurait été trop simple. Sur les modèles numériques, la propagation de cet affaiblissement est effective jusqu'à la basse stratosphère, mais est relativement faiblarde par extension dans la troposphère. Ainsi, les répercussions dans la circulation générale en troposphère seraient plutôt limitées selon les projections. Ici, je parle uniquement du début du mois de janvier. Malheureusement, la seule analyse des courbes de températures à 10 ou 30 hpa (moyenne stratosphère) ne permet pas de déterminer les suites à donner au SSW dans la circulation générale troposphérique. Les réchauffements stratosphériques majeurs ne garantissent pas la survenue de scénarios froids pour l'Europe de l'ouest. Tu fais bien de poser ces questions car c'est une erreur courante chez tous ceux qui commencent à s'intéresser à la stratosphère. Moi-même, je suis tombé dans le panneau quand j'y connaissais encore que dalle il y a 9 ans ^^. On passe tous un jour par là (à faire des erreurs), mais saches que je t'encourage à poursuivre. Ca ne sera sans doute pas facile, mais en avançant pas à pas, ça viendra j'en suis sûr En première approche, il ne faut pas calquer/reporter strictement à l'identique une situation observée sur une carte de modèle dans la moyenne stratosphère par "vue de l'esprit" sur la circulation générale possiblement attendue dans la troposphère. Cette façon d'extrapoler n'est pas correcte et elle est à éviter autant que possible. Dans le même genre de raisonnement, voici un exemple à ne pas suivre, celui de Régis Crépet : "Le nouveau mot à la mode de l'hiver "SSW" n'est pas bien situé pour valoir une vague de froid en France" "En fonction de la situation géographique de ce SSW, on pourra situer la localisation géographique de la vague de froid" "Cet emplacement n'est pas propice à la propagation d'une vague de froid vers l'Europe de l'ouest, bien qu'il soit prévu se propager un peu vers le nord de la Russie" -----> du grand n'importe quoi Pour un soi-disant "pro", c'est presque intolérable de lire certaines lignes de ses posts empreints de certitudes (conditionnel please !). Autant s'abstenir de commenter dans ce cas là, au lieu de débiter çà et là quelques conneries... Je déconseille de porter un quelconque crédit aux publications de Régis Crépet quand il est question de SSW ou de stratosphère (mais pas que malheureusement!). Beaucoup d'ICéens font mieux que ça, j'en suis sûr. Même @Crawlings fait mieux, en s'interrogeant et en prenant du recul.
  16. 31 points
    Il n'y a plus qu'a espérer que l'amour sans partage dans l'hémisphère nord qui uni l'Europe de l'ouest et les hautes-pressions vire a la rage hivernale. (et qu'elles ne nous fassent pas cocu...)
  17. 30 points
    On peut déjà doucement affirmer certaines choses avec la sortie des mailles fines tel que WRF, UKMO ou encore ARPEGE, ces modèles qui s'accordent maintenant l'Européen CEP et l'Américain CEP, CEP d'ailleurs qui appréhende un peu plus l'axe de la dépression qui descendra sur l'Europe, mais je développerais petit à petit ci-après. Pour commencer, on peut déjà remarquer quelques signaux rien qu'en analysant l'image satellite. Les hautes pressions se situent sur l'Europe occidental installé entre l'Afrique Subsaharienne, la péninsule Ibérique et s'étirant jusque sur le Royaume-Uni. Il apporte un temps plutôt maussade entre Royaume-Uni et France avec la présence d'un temps couvert et d'un brouillard parfois tenace. Seul le Sud-Est du pays reste à l'écart de ce mauvais temps avec un soleil plus franc. Petit à petit, l'anticyclone se décale vers le proche Atlantique avec l'appui d'un talweg bien structuré qui s'enfonce de Russie jusqu'en Europe centrale. Le fait marquant et bien prévu par les modèles ces derniers jours, c'est la mise en place d'une activité dépressionnaire dynamique sur le bassin Atlantique Nord. On remarque déjà le creusement d'une dépression au large Sud-Ouest de l'Islande, on distingue un bel enroulement nuageux, ainsi que le développement d'une zone frontale. C'est celle-ci qui va nous intéresser ces prochains jours puisqu'elle devrait venir plonger sur l'Europe en descendant par la Scandinavie. Maintenant, parlons des scénarios prévus par les modèles. On commence d'abord par les mailles fines pour le début de semaine avec WRF, ARPEGE et UKMO qui s'accordent sur le même scénario. Entre Lundi et Mardi, la dépression va continuer sa progression vers la Scandinavie mais avec une phase de creusement ralentie par la présence des champs de hautes pressions sur l'Europe occidental. D'ailleurs, on pourra observer un important resserrement des gradients de pression horizontaux entre le Nord de l'Ecosse, les Pays-Bas, l'Allemagne et le Danemark. Sur ces pays, les rafales de vent pour excéder les 100 km/h, surtout sur le Nord de l'Ecosse dans la journée de Lundi. Petit à petit, la dépression va s'enfoncer vers l'Europe, elle sera accompagnée par un fort courant jet en altitude, sont creusement pourrait donc de nouveau reprendre mais de manière assez brève puisque le courant jet s'affaiblira rapidement en arrivant dans les terres. Néanmoins, la dépression sera sans cesse alimentée en air froid puisqu'elle en ramènera de l'Arctique mais elle sera aussi alimentée par flux d'Est avec un minimum dépressionnaire ondulant sur le proche Orient. Pour le milieu de semaine, l'anticyclone va regonfler par l'Ouest en faisant pousser une puissante dorsale en altitude qui va venir s'étirer jusqu'en Scandinavie. C'est ce qui devrait occasionner le comblement de la dépression sur le Sud-Est de l'Europe qui continuera de rester creuse du fit d'un bon dynamisme encore présent à haute altitude et d'une alimentation constante en air froid. Elle pilotera un talweg d'altitude bien structuré qui devrait s'étendre jusque aux portes de notre pays. Ce talweg apportera un flux de Nord en altitude, un flux de Nord renforcé avec l'ondulation des hautes pressions sur le proche Atlantique. Le talweg apportera un air bien froid et humide sur la moitié Est du pays alors que l'anticyclone fera que le flux sera un peu moins froid sur l'extrême Ouest et Nord-Ouest du pays. On ne parlera surement pas de vague de froid, mais d'un coup de froid classique pour la saison. Alors justement, comme je le disais au début, CEP appréhende plus la trajectoire de la dépression. Celle-ci serait plus proche de notre pays contrairement aux scénarios proposés par WRF ou encore UKMO et ARPEGE. De ce fait, l'Européen voit l'étalement de l'air froid plus à l'Ouest que les autres modèles, mais je pense qu'il va de nouveau s'accorder avec les autres dans les prochaines sorties. Durant toute la semaine, les perturbations qui arriveront par flux de Nord, arriveront en atténuation et concerneront principalement la façade Est du pays du fait de la proximité des champs de hautes pressions plus à l'Ouest. Le risque de neige atteindra sont paroxysme entre la journée de Mercredi et Jeudi, là où la neige pourra localement faire son apparition jusqu'en plaine. Mais au vu de l'activité des perturbations, il ne devrait pas tomber au maximum pas plus de 5cm en plaine. Il tombera davantage et plus durablement dés les premiers 200-300 mètres sur tout les massifs de l'Est. A noter que la synoptique prévue sera également favorable à un petit épisode de mistral-tramontane, mais rien d'extraordinaire à attendre de ce bref épisode. Pour la fin de semaine et le week-end, les scénarios divergent énormément. GFS reste sur sa position de base avec la persistance des hautes pressions et le retrait des dépressions au Nord du bassin Atlantique et vers la Russie. CEP a retourner sa veste, alors qu'il voyait la mise en place d'une importante activité dépressionnaire avec l'installation d'un vaste complexe sur le Nord de l'océan qui envahirait progressivement l'Europe, c'est désormais l'anticyclone qui reprend de l'ampleur. Néanmoins, les dépressions s'installeraient sur l'extrême Est de l'Europe apportant beaucoup de neige et de froid. Alors que ICON prend le même que l'Européen, il faudra surveiller le scénario GEM qui cerne bien les situations hivernales. L'axe dépressionnaire pourrait être étirer plus à l'Ouest, est-ce-que l'anticyclone va résister où alors va t'il se faire manger et repousser sur l'Atlantique laissant place à la descente de plusieurs minimums dépressionnaires ? On verra tout ça dans le prochain topic au fil des réactualisations. Néanmoins, la tendance qui se dégage pour la fin de semaine et week-end c'est le retour d'un temps un peu moins froid avec l'installation d'un flux de Nord-Ouest, mais cependant, l'humidité serait persistante avec le passage probable de plusieurs fronts, affaire à suivre par la suite.
  18. 30 points
    Hello, On prend les mêmes et on recommence : brouillard toute la journée sur Saint-Régis. Température très légèrement plus élevée qu'hier, entre -3 et -4°C. Les faibles chutes d'hier soir et de cette nuit ont apporté quelque chose comme 2 à 3cm supplémentaires, mais la bise a fait son œuvre et la "couche" n'est pas régulière, sans compter que ça devient parfois difficile à différencier du givre. Du coup, on a encore profité de cette belle ambiance aujourd'hui. Les sous-bois sont magiques, loin de l'aspect parfois si sombre qu'ils ont habituellement : Ambiance pleinement hivernale aux alentours de la maison : Un doute sur la direction du vent ? Plus de 5cm de givre sur certains arbres : Les routes secondaires réservent parfois des surprises : A plus tard
  19. 30 points
    Bonjour, Merci Ciel d'Encre pour l'ouverture de ce topic et à la façon très prudente que tu as d'annoncer les possibles. En manque de synoptiques hivernales (au sens hivernophile), beaucoup partent à la recherche de signaux à long terme dans les déterministes pouvant nous sortir du marasme ambiant des cartes proposées par les différents modèles ces derniers jours. Alors, avant de faire des plans sur la comète sur ce nouveau topic couvrant de J+9 à J+15, voici une petite illustration sur la fiabilité des projections à J+10 (donc en début de ce topic !) : à gauche la situation observée ce matin et à droite les projections il y a 10 jours de CEP, GEM et des frères GFS. Résultat des courses, il y a 10 jours, aucun déterministe n'avait envisagé la persistance de cette dorsale Afrique/Sud Islande via l'Ouest de la France : - les 2 GFS emportent sans problème le bonnet d'âne, avec comme d'hab' une cyclo atlantique survitaminée (et prix spécial du jury pour le // !) - CEP avait lui, comme bien souvent, des envies de pseudo AS et de circulation rétrograde de mini GF après cut off du talweg scandinave... - GEM finalement s'en sortait le moins mal puisqu'il envisageait une synoptique assez proche seulement "écrasée" par le Nord sous les effets d'une cyclo plus basse en latitude. Bien entendu, ce classement ne préjuge en rien des qualités intrinsèques des modèles dans d'autres configurations synoptiques (voir les stats souvent proposées à ce sujet) Au final, j'espère que ce constat ne nous empêchera pas de toujours nous "amuser" à commenter les sorties LT que nous offrent les modèles, en souhaitant juste dans les formulations un emploi plus systématique du conditionnel (mode employé pour exprimer un événement ou un état soumis à une précondition, pour rapporter des faits tout en exprimant un doute à leur sujet), ce qui permettrait de faire passer sans problème des hypothèses parfois très différentes sur la façon d'imaginer le temps au-delà du "mur" des 7 à 10 jours...
  20. 29 points
    Bonjour à tous, Le sujet a déjà été traité en partie dans le topic sur la stratosphère mais il me semblait intéressant de continuer de le développer sur ce topic. Il semblerait que l'hiver 2018-2019 bascule en une récurrence plus froide à compter du 20 janvier environ. Pour cause, la propagation strato-tropo devrait commencer à être plus efficace à partir du 14/15 janvier et vraisemblablement après. D'autre part, la récente phase 7 de la MJO et le phase 8 actuelle pourrait également favoriser un schéma plus hivernal en Europe notamment via la mise en place d'une récurrence de dorsales sur l'est du Pacifique/l'ouest de l'Amérique du Nord qui pourrait, à terme, permettre à des hauts géopotentiels de s'installer confortablement au pôle. Pour ce qui est de notre cadran de l'hémisphère je doute que de possibles dorsales parviennent à être aussi efficace que leurs cousines du pacifique en raison d'une activité dépressionnaire encore un peu trop forte entre le Labrador et le Groenland, il me semble d'ailleurs que Run en a parlé sur le topic LT. Pour le moment et ces prochains jours, le vortex polaire troposphérique devrait quelque peu changer de place ou du moins de disposition avec une très belle partie entre l'Amérique du Nord, le Groenland et la Scandinavie. Dans l'immédiat cela favorisera un bref instant de courant zonal (plutôt en flux d'ONO) comme c'est d'ailleurs entrevu pour la semaine prochaine. Mais à terme et d'ici le 20 janvier, les possibles bulles de hauts géopotentiels issues des dorsales pacifiques pourraient venir semer la zizanie au sein du vortex polaire. Le vortex pourrait à nouveau bouger plus franchement en adoptant une position nettement plus favorable pour nous puisqu'une partie (pour ne pas dire la majeure partie) du vortex se placerait entre Scandinavie et Sibérie. Dans ce contexte le froid n'aurait pas beaucoup de mal à couler d'autant que les dorsales n'auraient pas besoin de s'élever bien haut pour venir chercher les anomalies basses en raison d'un vortex polaire débordant assez largement sur la Scandinavie, l'Europe de l'Est et la Russie. Cette tendance froide est d'ailleurs relayée par les modèles saisonniers tels que CFS weekly et CEP weekly : Pour CEP du 21 au 27 janvier et du 28 janvier au 3 février : Dommage de ne pas pouvoir voir plus loin via CEP weekly... En ce qui concerne CFS, les anomalies des bas géopotentiels sont très marqués sur l'Europe et les anomalies froides sont également bien présente. Au passage, que ce soit pour CEP ou CFS le froid est vu plutôt humide mais ça on aura le temps d'en parler... Sur la même période que CEP : Pour le reste du mois de février, CFS voit un léger redoux entre le 5 et le 15 environ avant un retour des conditions hivernales. D'ailleurs, si l'on regarde la prévision mensuelle pour février il y a de quoi avoir de l'espoir en ce qui concerne la mise en place plus ou moins durable de conditions hivernales via encore une fois l'installation de hauts géopotentiels au niveau du pôle. Il convient logiquement de rester prudent car nous ne sommes jamais à l'abris d'une mauvaise surprise du type activité dépressionnaire un peu trop forte... A suivre donc mais il semblerait bel et bien qu'un changement profond de synoptique s'opère aux environs du 20 ou, du moins, sur la dernière décade... Peut être que le modèle Alphonse nous en apprendra un peu plus ? Bonne journée à tous, Orkan
  21. 29 points
    Bonjour, 2 choses à retenir ce soir. La première c'est que l'on a quand même des accord qui se forment mais deux camps: ICON/GFS/GEM/GFS// avec un polaire maritime sous flux de nord avec une réelle dynamique : On voit bien la dynamique: Sur CEP-UKMO on a une situation bien moins dégagé en haute latitude et une coulée assez à l'est. Mais on note que UKMO a une dépression sur le nord du blocage qui glisse bien plus vite que les autres modèles sauf GFS//... (UKMO plus grossier) C'est à partir de ces échéances que les différences se jouent pour la suite, en effet, le GFS// est assez ressemblant à CEP-UKMO sur ce qui est du nord atlantique avec ce glissement dépressionnaire. On y vient indirectement à la même conclusion mais pas la même évolution. Alors que CEP lui voit un blocage massif se mettre en place lentement mais progressivement pour le prochain topic, c'est assez flagrant vu de là haut: GFS // lui n'a pas le temps et passe directement au second blocage avec ce glissement prononcé, Sur GFS on a aussi cet envie de renouvellement mais c'est avec une bien plus grande peine (ça finira par prendre ensuite), ça s'explique par la difficulté de glissement du bloc dépressionnaire en haute latitude: GEM lui aussi va dans le sens de GFS dans l'idée (pas dans la forme) avec un renouvellement du blocage existant, puis un blocage massif qui se prépare sur le labrador: On note que sur le nord-atlantique à 144h GEM est très proche de CEP, il est différent sur ce qui est de l'Europe mais pas sur le nord atlantique. Par contre au niveau des açores une différence se voit avec une GF Pour UKMO je ne pense pas qu'il aurait été comme CEP loin de là. Quand on prend les cartes à 144h, certes en Europe c'est similaire, mais sur le nord atlantique le glissement rapide de la dépression (qui se détache de la dépression labradorienne) favorise un début d'ouverture sur le Groenland, on le voit mieux ici. L'évolution aurait sans doute été différente pour ce qui est de la toute fin de topic début suivant. Dans quel sens tel est la question: Pour ICON dur de savoir car à 180h il ne ressemble à aucun modèle. On notera que NAVGEM/JMA sont du côté de CEP-UKMO, mais que NAVGEM à l'échéance max à une évolution différente de CEP et une réalimentation d'un blocage nord européen. GEFS suit son déterministe pour ce qui est du milieu de topic. Par contre pour la fin pour ce qui est du renouvellement, nouveau blocage ou effondrement ça diverge... Ce que l'on tire comme observation après ce tour des modèles c'est que: Quand on regarde GEM-CEP on voit ce qui fait la différence dans l'évolution c'est une petite goutte froide qui vas vers les açores. Mais on voit aussi que le placement de la première coulée à un rôle, en effet sur GEM la première coulée fait office d'appel pour la seconde lors du renouvellement (comme pour GFS//) Le glissement dépressionnaire en haute latitude à 144h est très mal géré alors que sur UKMO/GFS// il est en avance (laissant une porte sur le Groenland) , sur GFS il met du temps à se produire ce qui provoque un affaissement du blocage et une difficulté à renouveler. Donc en gros cette petite goutte froide, le glissement de la dépression en haute latitude et la situation de la première coulée (encore mal appréhendé même si on a deux camps maintenant) influence assez sérieusement sur le comportement ensuite d'une réalimentation du blocage ou de la mise en place d'un blocage massif (ou pas car ça diverge sur les ensembles, même si les DET y tendent tous plus ou moins mais pas aux mêmes échéances) . Bonne soirée. Bon 18z Gugo
  22. 28 points
    Le début de la semaine couverte pas ce topic étant a priori très bien cernée par les modèles comme en témoigne l'écart-type ridiculement faible, il me semble plus intéressant de s'intéresser aux tendances à très long terme. Je vais poster des cartes qui semblent exagérément lointaines mais je suis assez étonné par la vigueur des signaux envoyés par les moyennes à des échéances où le lissage devrait être prédominant. Très grossièrement, on peut identifier 2 mouvements : - Tout d'abord vous avez été plusieurs à effleurer le sujet mais il semblerait bien qu'on assiste à une destructuration du vortex polaire. Une partie de celui-ci va se positionner entre Sibérie orientale/Alaska et alimenter durablement une dorsale sur l'ouest américain qu'on voit apparaître sur les cartes dès le 11 janvier, dorsale qui va entretenir cette scission. Notez l'asymétrie dans la répartition des anomalies au niveau du Pôle entre la situation actuelle (gauche) et à j+10 (droite) : - Second mouvement : la récurrence des modèles à envisager à très long terme un ralentissement de la circulation zonale sur notre cadran hémisphérique. Plus exactement, si un passage en flux d'ouest sur notre pays semble inévitable au cours de la semaine couverte par ce topic (gauche), il semblerait aussi qu'en fin d'échéance cette circulation devrait ralentir et permettre à notre dorsale Atlantique d'atteindre des latitudes plus septentrionales (droite). Là où cela peut être intéressant c'est qu'une partie du VP est déjà présent sur la Scandinavie : si d'aventure ça ondule, il y aura du bleu à décrocher . Bon je précise tout de suite que ce n'est pas une prévision mais uniquement une analyse à grand échelle. Il est clairement impossible de déterminer à quelle synoptique sera soumis la France à j+10/15, en revanche les moyennes sont suffisamment prononcées pour donner une tendance. On verra d'ici quelques jours s'il s'agissait ou non d'un simple mirage ;).
  23. 28 points
    Pour bien commencer l'année, je signale à ceux qui l'auraient loupé le "BIM" (bulletin d'information météo) à moyen et long terme publié par @Kyrion ce midi: https://www.infoclimat.fr/actualites/bim/12831/bulletin-d-informations-meteorologiques.html
  24. 27 points
    C'est quand même assez (et de plus en plus rare) de tirer des situations neigeuses en flux de NO en janvier. Les "giboulées de mars" tiennent beaucoup au fait que les températures moyennes au sol sont plus élevées qu'en janvier, alors que les températures à 850 hPa sont en moyenne identique voire plus fraîches, d'où un gradient plus important. Dommage, cause Shutdown américain, je n'ai pas accès aux cartes pour l'illustrer. Et surtout, les températures de surface de l'océan sont plus basses en mars, ce qui joue aussi énormément sur le potentiel de précipitations solides (voir par exemple sur IC la climatologie de la plate forme pétrolière F3-FB-1 en pleine mer du nord : la Tm sur 1995-2018 est de 5,35° en janvier contre 4,99° en mars). En janvier, on peut jouer la neige sous flux de NO, mais il faut davantage aller chercher dans certains réglages fins (isothermie / front occlus) ou dans l'origine de la masse d'air ("faux" flux de NO qui fait Svalbard --> Lille via l'Irlande). En vrai flux dynamique de NO qui vient de loin sur l'océan, mis à part sur le Nord-Est, je ne me rappelle même pas de quand date une vraie séquence neigeuse en plaine au nord. Pour en revenir au sujet, même si les prévisions ne sont pas palpitantes, je trouve quand même que c'est assez loin d'être verrouillé. On repart sur des conditions zonales, mais il n'y a pas vraiment de grosse reprise d'un bon jet solide et potentiellement interminable. Au contraire, c'est bien mou, il y a des cassures régulières, même si d'un autre côté cette mollesse empêche aussi le déclenchement de vrais échanges méridiens. Du coup, même si la moyenne des ensembles est relativement lisse (ENSCEP - ENSGFS - ENSGEM), dans le détail on voit bien que les portes sont la et attendent seulement d'être ouvertes (CEP - GFS - GEM). C'est aussi les situations types où on peut avoir de très gros revirements (le grain de sable aux grosses conséquences, la branche de jet qui suffit à élever quelque chose, le cut-off qui vient s'isoler au bon endroit au bon moment .. ou la petite cyclogenèse au départ qui relance la machine zonale plein tube). Même si les modèles concordent sur des situations relativement peu palpitantes, je ne suis pas convaincu que la visibilité soit vraiment là au delà de mardi / mercredi.
  25. 27 points
    Bonjour, Meilleurs voeux à tous d'abord pour 2019 ! Comme le signalaient @Fanfoe63 et @rvbo, léger saupoudrage dans les monts Dore et les monts Dômes, vue générale : Vue rapprochée : En termes de bilan, qq infos pour décembre : Doux --> MD 1660 : T moy = 2,1°C, c'est quand même moins doux que les OVNI décembre 2015 et 2016 Très arrosé --> MD 1200 : Précip proches de 328 mm (source Météonews avant les données officielles de MF) Enneigement anecdotique -->MD 1200 : 9 jours de chutes de neige 11 jours de neige au sol et 7 cm de hauteur max, le spectre de 2006-07 nous menace, même si les prévisions à moyen terme laissent un peu d'espoir aux hivernophiles... Bonne soirée Fred
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00
×