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  1. 72 points
    Bon, je vais carrément sortir (sans non plus complètement couper les liens) avec le sujet central de ce topic, à savoir les perspectives à venir par chez nous l'hiver prochain. Mais je pense que le constat que je vais partager ici est assez fondamental dans les prévisions de nos hivers, et des hivers au sens large de l'hémisphère, à moyen et long terme. On parle régulièrement dans les topics de prévision saisonnière hivernale des réserves de froid, et de la vitesse à laquelle elles se constituent chaque automne. Ne rentrons pas dans l'éternel débat de savoir si cette année elles se mettent en place plus vite ou pas, si c'est intéressant ou pas de le savoir, et si c'est utile pour l'Europe occidentale ou pas en terme de conséquences. Car ce que je vais vous expliquer ici, dans les grandes lignes, c'est comment on a de toute façon probablement perdu une grosse partie du réfrigérateur qui sert à les fabriquer. L'une des particularités de l'Arctique, c'est que la base de son climat hivernal repose sur une inversion thermique marquée quasiment permanente. Pendant plusieurs mois le sol ne reçoit aucun rayonnement solaire du fait de la nuit polaire, au contraire il se refroidit par rayonnement particulièrement lors des nuits claires et calmes, qui sont particulièrement fréquentes en plein hiver aux hautes latitudes. L'air au contact de ce sol va aussi se refroidir fortement, refroidissement qui ne touche pas les couches supérieures de l'atmosphère. A l'image de ce que l'on observe souvent en hiver chez nous, particulièrement lorsque le sol est enneigé : c'est le bon vieux -5° que l'on va relever le matin au fond de la vallée vosgienne ou du Limousin, alors qu'il ne gèle pas à 850 hPa. Pour l'image, voici le profil de température relevé à Eureka (Canada) le 2 mars 2013 (bleu) et le 30 août 2012 (rouge) : Ce 2 mars 2013, on a relevé quasiment -50° au sol, pour une température de l'ordre de -32° à quelque chose comme 450 mètres d'altitude (ça c'est de l'inversion de luxe). Les conditions ne sont pas aussi intenses en permanence partout dans l'Arctique, mais c'était pour la démonstration. Bon, eh bien ça, on peut quasiment dire que c'était avant. Le réchauffement climatique, avec toutes les conséquences qui deviennent désormais très puissantes sur le sommet du globe, est en train de briser le cycle. Ne rentrons pas dans des considérations profondes pour lister toutes les causes en chiffrant leur part respective de contribution à ce bouleversement en cours. On se limitera au postulat que le recul de la banquise, le réchauffement des océans environnants et de l'océan Arctique (mers satellites incluses) lui-même, et la hausse de la teneur de vapeur d'eau dans l'atmosphère, en sont les causes principales. Dans l'Arctique réchauffé d'aujourd'hui, déjà le sol ce n'est plus forcément plusieurs mètres d'épaisseur de banquise refroidissant l'air par rayonnement. De plus en plus longtemps dans la saison, c'est de l'océan, de l'océan qui relâche au contraire énormément de chaleur et d'humidité dans les basses couches. Qui plus est, ce refroidissement par rayonnement est optimal, on l'a dit, sous un ciel clair - on observe d'ailleurs la même chose chez nous en hiver, il fait plus froid le matin quand la nuit a été dégagée que l'inverse. Or, l'afflux d'humidité implique une augmentation de la couverture nuageuse, ce qui brise ce potentiel de refroidissement du sol par rayonnement. Histoire de finir la boucle, le tout s'auto-entretien dans une rétro-action positive : le réchauffement des basses couches génère une augmentation du rayonnement dirigé vers le bas remplaçant celui qui est dirigé vers l'espace (refroidissement), avec en conséquence un réchauffement qui s'amplifie de lui-même. Donc, voici ce qu'il se passe quand on analyse la différence entre la température quasiment au niveau du sol (1000 hPa) et celle à 850 hPa au dessus de 70° de latitude nord depuis les années 1950 dans les réanalyses : J'ai inclus les données de l'hiver tel qu'on l'entend (décembre - janvier - février), et celles de l'hiver arctique qui inclus le mois de mars. Des années 1950 jusqu'à la fin des années 1990, on observe bien l'inversion systématique en hiver : la température près du sol (1000 hPa) était en moyenne systématiquement plus froide que celle à 850 hPa, de l'ordre de 3°. Cet écart étant en lente tendance à la réduction. Premier gros seuil à la fin des années 1990 et jusqu'en 2015, l'inversion a tenu le coup, mais s'est brutalement réduite. Il y a un certain plateau entre 1998 et 2015, mais jamais nous ne sommes revenus à des valeurs antérieures. Deuxième seul il y a deux ans, celui qui a brisé toute la climatologie de l'hiver en Arctique : l'inversion a volé en éclat. Sur 2015-2016, il n'y a pas eu d'inversion en incluant le mois de mars, on l'a sauvée de justesse sur DJF (-0.04°). 2016-2017 a achevé les choses : cet hiver (DJF) a été probablement été le premier (depuis des millénaires ?) sans inversion thermique en Arctique. Petite observation au passage : le fait d'avoir eu un seuil en 1998 et un autre en 2016, à la suite de deux gros épisodes El-Niño, n'est potentiellement pas un hasard. Je n'ai rien lu la dessus et je ne ferais donc aucune affirmation sur ce point, mais il ne paraîtrait pas incongru qu'il y ait un rapport de cause à effet vu la capacité des épisodes El-Niño à relarguer des quantités astronomiques de vapeur d'eau dans l'atmosphère, et qu'une partie non négligeable de cette vapeur soit allée se recaser en Arctique. Seconde petite observation : il n'y a jamais eu de retour aux "valeurs d'avant" après le choc de 1998. Avis placide aux potentiels amateurs de "ça va s'arranger" après celui de 2016. En résumé, on est en train de perdre le réfrigérateur Arctique. Ce n'est pas un effet de seuil en tant que tel, mais cette perte de l'inversion thermique hivernale est quand même un signal particulièrement fort de l'ampleur des changements qui s'effectuent la haut. Car quelque part, tout cela nous dit que l'on a largement entamé la capacité de l'Arctique a générer du froid de basses couches - et la, on retombe quelque peu sur le point de départ évoqué en début de message : pour les "réserves froides", c'est une sacrée baffe. Cela ne sert à rien d'espérer chez nous le grand flux de nord en provenance directe d'au delà de Svalbard, s'il nous draine en sortie d'Arctique du -10° humide au lieu d'un -40° sec. Un exemple assez concret, c'est le mois de janvier 2017. Durant ce mois, on a réussi à consolider un fort vortex troposphérique sur l'Arctique, avec un cœur froid particulièrement dense et compact en altitude. Sur les données à 850 hPa, il en résulte une valeur particulièrement basse pour un mois de janvier : Sauf que, indépendamment du refroidissement d'altitude, les basses couches sont restées empêtrées dans l'humidité douce, sortant avec la troisième valeur la plus élevée pour un mois de janvier : Au passage, avant 2017, jamais en janvier les basses couches (1000 hPa) n'avaient été plus douces que les moyennes couches (850 hPa) en Arctique, conséquence logique de l'inversion normale du climat arctique en hiver. L'inversion a explosé en janvier 2017, avec des basses couches plus chaudes de rien de moins qu'un demi-degré, c'est monumental. En conséquence, on a beau avoir réussi à se tirer des conditions extrêmement favorables pour le maintien de conditions froides sur l'Arctique avec un vortex troposphérique au taquet (AO quasiment à +1) et un refroidissement conséquent des moyennes couches, l'Arctique est quand même sorti en brun sur les anomalies de température de surface (ici GISS) : Illustration aussi avec les relevés quotidiens au sol de la station russe de Острове Визе (Ostrov Vize), qui a longuement plané 10 à 20° au dessus des normales de saison en pleine séquence de forte concentration du vortex troposphérique, conséquence de la "panne de frigo" : Comme le dit le proverbe, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Le potentiel de refroidissement de surface par rayonnement dans le grand nord reste bien présent et très puissant dans le nord canadien et surtout en Sibérie. Les conditions continentales garantissant que le risque de bouleversement de l'inversion thermique hivernale, dans ces régions, ne devrait pas être menacé de sitôt. Il continuera longtemps de faire très froid au sol à Irkoutsk. Mais n'empêche, on devine bien que le climat de notre hémisphère en général ne peut qu'être touché par la perte du moteur Arctique. Même si les moteurs canadiens et sibériens tiennent encore bien le coup, et garantissent que ce n'est pas de sitôt que le potentiel de vague de froid disparaîtra en Europe, on devine bien qu'il y aura des implications. Lesquelles, que ce soit pour cet hiver comme pour les prochaines années ? Je n'ai guère lu d'études répondant à cette question. Le message que je voudrais faire passer, c'est plutôt une interrogation sur la validité à continuer d'essayer de dresser des tendances qui se basent sur la climatologie des années passées, et la manière dont elle a réagi à un grand nombre d'indices particuliers tels que par exemple la QBO. J'ai fait pas mal d'analyses sur le forum ces dernières années pour toutes les saisons, en me basant en grande partie sur tous ces indices et leurs implications potentielles, en me posant chaque fois un peu plus cette question. Aujourd'hui, je ne suis que d'autant plus convaincu que le climat d'aujourd'hui n'est déjà plus celui d'hier, et que cela rend ces perspectives beaucoup plus fragiles, peut-être même à la limite dépassées ou obsolètes. Gugo a fait un excellent travail quelques pages plus haut. Mais quand on s'interroge : peut-on véritablement aujourd'hui, en 2017, essayer d'établir une correspondance par rapport à ce qu'il a pu se passer en (au hasard) 1972 ou en 1984 quand on avait tels ou tels indices similaires ? Certes, quand on avait la QBO comme ça et le soleil comme ça il y a exactement X années on a eu ça. Mais en 2017, avec une QBO qui a loupé un virage (ce qu'on ne pensait même pas possible il y a encore trois ans, rappelons-le !), un Arctique qui a débranché le frigo, et toutes autres joyeusetés de ce genre, la comparaison a t-elle un sens ? Je ne le crois plus aujourd'hui. Mais c'est un simple avis personnel.
  2. 37 points
    Situation début octobre pour l’hiver Où en sommes-nous début octobre ? C’est LA question qui tourmente tous les hivernophiles qui réapparaissent de plus en plus. Nous avions une situation assez favorable tout début septembre quand on prenait les indices mais en sommes-nous toujours là ? Les derniers postes plus ou moins sceptiques ont-ils déjà commencé à enterrer notre hiver ? Ou bien gardons- nous dans nos tête trop le négatif ? Voilà toutes les questions que bon nombre d’entre nous, nous nous posons. Un mois après un premier bilan de tendance, je vous propose un nouveau bilan. Malgré que le réchauffement climatique détraque le climat et donc les indices (comme l’avait démontré 13V il y a une semaine) qui sont pour rappel basé sur des statistiques du climat, ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter la prévision saisonnière et penser que tout est faussé. C’est surtout la progression de la fiabilité qui a bien augmenté ces dernières années, qui a maintenant plus de mal à augmenter à cause de ce facteur externe qui est le réchauffement. Alors malgré ça nous allons voir ensemble où en sont les choses dans la prévision de notre hiver tout en gardant une part de réserve comme toujours sur les prévisions des indices. I/ Les acquis déjà présent il y a un mois : On va tout d’abord faire un tour rapide de tous les acquis que nous avions, car on en parle peu vu qu’ils sont acquis alors que pourtant ils ont tout autant leur importance (voir plus) que les points non acquis. 1°) Le QBO : Nous allons passer notre hiver sous un QBO- sauf si l’on a une grosse surprise : 2014 : 13.13 12.68 11.72 7.15 -2.81 -13.98 -19.29 -21.64 -23.24 -23.86 -23.65 -25.38 2015 : -26.70 -28.62 -28.15 -24.38 -12.33 2.18 7.45 10.97 12.07 13.38 12.79 11.39 2016 : 9.34 6.77 3.16 0.64 2.37 3.86 6.25 10.07 10.48 12.83 14.16 15.09 2017 : 14.92 14.78 14.35 13.88 8.01 -3.18 -10.48 -14.42 Et pour rappel le QBO- revient à la tendance de NAO-, donc indice favorable pour notre hiver. Même si pour rappel, ce n’est pas un gage automatique comme pour tout indice il y a une part d’échec surtout en Europe de l’ouest à l’exemple de l’hiver 2014-2015, QBO- fort et pourtant l’hiver n’a pas été si joli…. Mais cet indice est favorable et on ne crache pas dessus ! 2°) Activité solaire : On a une activité solaire en diminution mais encore haute favorisant une tendance au NAO+ au niveau de la réception des particules. Mais au niveau du pic du nombre de tache on a un schéma qui favorise plutôt un NAO- en France étant en année lag5- yr 3°) La TNA : Cette année nous sommes sous TNA+ ce qui donne un secteur tropical dans l’atlantique chaud et la TNA+ a tendance à favoriser les schémas NAO- : Pour plus de détail je vous invite à aller voir des postes anciens de membres du forum qui expliquent tous ces indices où en page 1 où j’explique plus en détail les prédictions. Quand on fait le bilan c’est clair et net 4 indices (4 car il y en a deux dans le solaire) et l’on a 3 de ces 4 indices favorables à un NAO- contre un au NAO+. Avantage au NAO- et donc aux conditions froides et possiblement neigeuse en France donc. II/ la Nina c’est presque acquis ! Semaines après semaines et réactualisation après réactualisation. On tend vers au moins une légère Nina de -0.8°C/-0.9°C vers novembre décembre. En effet quand on regarde les modèles de prévisions on se retrouve vers cette tendance : CEP (en noir moyenne des scénarios que j’ai réalisé) : Panel multi modèle avec le modèle MF qui voit une Nina à -1°C : BOM qui voit également une Nina à -0.8°C Et enfin CFS qui est le plus intense de tous les modèles: On a donc bien la tendance à une Nina en novembre-décembre mais qui devrait se prolonger jusqu’à janvier. En février la Nina devrait disparaître et revenir dans le neutre. C’est exactement les premières tendances que l’on pouvait donner il y a un mois. On observe donc pour rappel qu’une Nina est favorable en Europe à un NAO- d’octobre à décembre. A partir de janvier ceci devient défavorable : Donc encore un facteur favorable au NAO-, hormis en janvier (février n’étant pas touché par cet épisode selon les prédictions) et pourrait favoriser aussi les tendances à un hiver précoce avec un novembre sous Nina. Un voyant de plus au vert pour ceux qui ont peur de la patate en décembre… III/Le vortex polaire : On ne se la cachera pas le VP va mieux que nos dernières années petite comparaison : VP prévu le 7 octobre : VP le 7 octobre il y a un an : La différence est visible. Cependant cela n’empêche pas que l’on reste quand même au-dessus des normes sur l’arctique à z500 mais c’est bien moins grand que ces dernières années : Mais quand on regarde à TLT on voit bien qu’il aurait tendance à s’intensifier correctement sur plus des ¾ des scénarios, même sur les scénarios où il y aurait un anticyclone qui viendrait se poser en plein centre du VP (qui favorise les inversions en basse couche, ce qui est positif). Sur la rotation autour les BPs seraient particulièrement basse à côté des dernières années : L’année passée on avait ça, un VP bien plus faible: On va pas aller jusqu’à dire qu’on retrouve des schémas du passé mais on a une amélioration cette année et on ne crachera pas dessus, donc on pourrait quand même bien avoir une réserve de froid et un VP plus consistant à côté des dernières années… ce qui est un avantage de plus. Mais attention, si rien ne provoque des pulsions anticycloniques alors un VP consistant favorisera un NAO+. Mais dans le cas contraire où il y a du mouvement au niveau des HPs, un VP intense sera donc plus favorable pour nous. IV/ Mais le risque c’est que les dernières années sont favorable au zonal…. Comme l’a démontré 13V (voir en page 4), notre hiver semble favorable à une dynamique zonal quand on suit les tendances des dernières années : Donc avec un VP plus fort-cycle zonal fort, celà pourrait bien favoriser un NAO+. On peut mettre une nuance cependant, on voit que les pics ne sont que rarement long et on arrive sans doute en bout de course de ce pic d’intensité, à moins qu’il monte encore dans les années à venir…. Mais dans l’autre cas il pourrait entamer sa chute et on le voit que régulièrement les chutes sont particulièrement rapides. Mais ce n’est qu’une pure hypothèse. Il pourrait très bien continuer à monter. Il vaut mieux donc garder la conclusion avant ce paragraphe n’étant sûr de rien, tout en sachant que septembre aura été particulièrement zonal : V/ L’enneigement en Sibérie On observe que l’enneigement semble effectivement en avance sur l’est de la Russie. L’indice d’enneigement en Sibérie marche à partir du moment où la neige est sous la ligne rouge: Pour un tout début octobre c’est quand même assez notable d’avoir des secteurs enneigé comme ceci. Un facteur de plus donc favorable même s’il n’est pas encore validé. VI/Les statistiques de septembre : Pour rappel quand on fait les statistiques climatiques des températures de septembre puis des hivers (80-10) : - On a 9 situations où l'on passe d'une anomalie négative en septembre à une anomalie positive l'hiver -On a 8 situations où l'on passe d'une anomalie positive en septembre à une anomalie négative l'hiver -On a 5 situations où l'on passe d'une anomalie positive en septembre à une anomalie positive l'hiver -On a 6 situations où l'on passe d'une anomalie négative en septembre à une anomalie négative l'hiver Donc quand septembre est négatif on a 60% de chance que l'hiver soit au-dessus des normes et 40% de chances que l'hiver soit en dessous des normes. On aura eu un mois de septembre 1°C en dessous des normales ce qui est notable. Et on note que très souvent quand septembre atteint les -1°C d’anomalie, quand l’hiver est au-dessus des normes c’est très souvent de +1°C au-dessus des normales. Donc clairement une situation qui n’avantage pas vraiment un hiver froid. VII/ Le vortex polaire stratosphérique On observe depuis de nombreuses modélisation CFS un VP stratosphérique particulièrement faible par rapport à la normale en novembre c’est clairement non négligeable. Et le QBO- d’ailleurs n’y est surement pas pour rien. On va prendre l’exemple des 3 dernières années au 15 novembre le milieu de mois, qui représente un peu la moyenne du mois. 15 Novembre 2014, -80°C au centre : 15 novembre 2015, -76°C au centre : 15 novembre 2016, -80°C au centre : On tourne donc vers les -78°C en général en novembre. Et puis pour notre novembre 2017, voici les modélisations CFS sur la moyenne du mois : On atteindrait même pas les -70°C et on tournerait autour des -66°C au centre du VPS et selon les runs (sachant que la moyenne de cette carte se fait sur 12 runs) on tourne autour des -64°C. Soit 14/16°C de plus que la normale! Et de plus on notera la dynamique assez chaude à l’est de la Russie-Chine, alors que en dessous sur le nord pacifique jusqu’au Japon les températures seraient plus froide. Cette situation est particulièrement intéressante, il ne faut pas faire de conclusion trop hâtive sur ce qu’il pourrait se passer. Mais un VPS moins intense sous QBO- ce sont de drôle de coïncidence et on pourrait mettre ça dans la case favorable pour des tendances NAO-/AO- particulièrement en décembre. Même si l’on doit encore garder une grande prudence et voir l’évolution de ces prédictions dans les semaines à venir. Conclusion : On note donc plusieurs facteurs favorables au schéma NAO- : -L’indice solaire au niveau du nombre de tache - Le QBO- -La TNA+ -Le VP à condition qu’il y est du mouvement chez les HPs. -L’enneigement en Sibérie Cas particulier : -La Nina très favorable en Novembre-Décembre. -Ce VP plus faible que la normale possiblement favorable en décembre. Mais des facteurs favorables au schéma NAO+ semblent apparaître : -L’activité solaire au niveau des réceptions des particules - La tendance zonal intense ces dernières années - La statistique de septembre clairement défavorable Cas particulier : -La Nina défavorable en janvier, elle sera normalement encore active au moins la première moitié de janvier. Donc ma tendance ne tient qu’à moi. Mais je continue de penser que décembre sera sans doute le mois le plus favorable de notre hiver hivernophilement parlant, ou si ce n’est pas lui ça sera la deuxième partie de novembre. C’est vrai que ça peut être risqué quand on voit la dynamique de nos 3 derniers décembres. Mais je continue à prendre le risque surtout quand on voit les prédictions CFS par rapport au VPS en novembre... Je reste également sur l’idée que janvier risques d’être moins favorable à des conditions froides et neigeuses. Pour février j’avoue être plus sceptique que début septembre, même si je trouve qu’il reste compliqué à prévoir. Car le mois de février est toujours ce mois un peu spécial de l’hiver. Des facteurs favorables sont là mais d’autres défavorables sont là. Je pense que ça se jouera pas mal sur l’activité stratosphérique ce mois de février, si elle est présente une corrélation avec les autres facteurs positifs pourront donner quelque chose d’intéressant. Mais s’il n’y a rien je tendrais plus vers du zonal sur ce mois de février. Merci de m’avoir lu. Gugo.
  3. 32 points
    Bonjour à toutes et à tous ! Dans le cadre de mes études j'ai eu la chance de partir une semaine en Ardèche du 18 au 24 septembre. L'occasion pour moi d'apprendre de nombreuses choses sur la géologie de la région. Je vous partage ici quelques photos prises durant mon séjour. 19 septembre : En ce premier jour nous partons à Jaujac afin d'observer l'impressionnante coulée de la Coupe de Jaujac âgée d'à peine 12 000 ans. 1) La coulée avec notamment de belles orgues basaltiques sur la partie inférieure : 2) La différence de roche est très nette ici : le Lignon marque la frontière entre la coulée (à droite) et le socle beaucoup plus âgé (environ 400 Ma) à gauche de l'image. 3) Les orgues basaltiques et leur forme hexagonale si caractéristique : 4) Une salamandre pointe le bout de son nez ! C'était la première fois que j'en voyais une. 5) Dans l'après-midi, le soleil décide de se montrer. Certains arbres ont déjà de belles couleurs : 6) Vue sur le volcan la Coupe de Jaujac (au centre droit de la photo où il y a les sapins) depuis le flanc du Grand Bois 20 septembre : Pour ce deuxième jour, excursion à pied autour de Jaujac et de Fabras à la découverte des roches que l'on rencontre là-bas. 7) Depuis le hameau de Plantemel la vue est sympa d'autant plus que le soleil est revenu ! 8) Pause pique-nique avant d'arriver à Fabras 9) Une jolie roche : de la migmatite en l’occurrence. Si vous voulez plus d'infos il suffit de demander mais je ne rentre pas dans les détails ici 10) Vu de plus près c'est encore plus beau : 21 septembre : Aujourd'hui, nous partons pour une visite de l'Aven d'Orgnac qui est un bel exemple de karst. 11) De jolies piles d'assiettes (ou de crêpes pour les plus gourmands ) 12) L'emblématique "pomme de pin" de l'aven d'Orgnac : 13) On trouve aussi d'impressionnantes draperies : 14) L'après-midi, nous allons à Thueyts afin d'observer là encore une imposante coulée de lave. 15) La vue est sympa depuis le panorama de la gueule d'enfer (la coulée n'est pas visible sur la photo et se situe plus à droite) 23 septembre : Pour ce dernier jour sur place nous retournons à Jaujac afin de réaliser une carte géologique. 16) Une dernière photo qui montre bien l'actuelle sécheresse qui touche toute la région. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! En espérant que ce petit reportage vous aura plu
  4. 31 points
    Bonjour à tous, I/Un début de semaine sous flux de d'OSO Lundi: Une journée où la mise en place progressive de la masse anticyclonique aurait lieu. L'énorme système dépressionnaire en atlantique favoriserait une forte pulsion de hautes pressions vers l'Europe de l'ouest. Pendant ce temps là en Europe centrale une advection froide aurait lieu avec un anticyclone scandinave présent. On notera la tendance au rattachement de la pulsion à l'anticyclone scandinave. Cette pulsion arrivant par l'OSO (ouest-sud-ouest), favoriserait en basse couche un flux OSO alors qu'en altitude la tendance serait plutôt NNO. De ce fait les températures ne seront pas encore si élevé le lundi vu que la pulsion serait plutôt éloigné et les flux ne favoriseraient pas une énorme douceur. En effet le lundi matin sur toute la France hormis les côtes on tournerait autour de 9-10°C voir 7-8°C dans l'est. L'après-midi un dégradé ouest-est au niveau des températures serait présent comme le matin. L'après midi dans l'est on dépassera à peine les 15°C, dans l'ouest nous jouerons avec les 18°C et on dépassera les 20°C dans l’extrême SO notamment dans les Landes et en Gironde. Ces différences sont dû au flux en basse couche OSO qui apporterait progressivement la douceur: On notera la présence de précipitations dans le nord qui ira d'ouest en est dans la journée et de la nuit de lundi à mardi, suivant l'avancée progressive de la pulsion anticyclonique: On voit avec les pressions-géoptentiel ci-dessous, que la pluie suivrait "la ligne" rouge-rosé principalement. Des pluies donc à l'avant du plus gros de la dorsale: Mardi: La situation continue avec l'arrivée progressive de la dorsale. Toujours sous un flux OSO en basse couche et NNO en plus haute altitude. Les températures le matin seraient sous dégradé NO-SE à cause des pluies dans le nord de la France qui favoriseraient la douceur: En journée on aurait la mise en place de nouveau d'un dégradé de températures ouest-est, avec avec 18-19°C sur le NO et 21-22°C dans le SO, dans le centre de la France environ 16°C et dans l'est on ne dépassera pas les 15°C à peine 12-13°C dans les Vosges, la Haute Marne et la Haute Saone. Des températures agréable dans l'ouest donc et moins agréable dans l'est. On notera que le pourtour méditerranéen aura sans doute des pointes à 25°C. II/Le milieu de semaine sous bouilloire dans le SO Mercredi: La pulsion prendrait place sur la France avec un flux d'ouest en haute altitude et en plus basse altitude un flux d'est serait présent. Pendant ce temps les balkans ramasseraient une advection froide avec l'anticyclone scandinave devenu anticyclone de Russie: Sous ce flux d'est les températures seraient limité sur une grande partie de la France, dans l'est on touchera à peine les 9°C le matin, dans l'ouest des températures déjà plus agréable avec 11°C sur le NO et 13°C dans le SO, sur les secteurs côtier des Landes et de la Gironde déjà 16°C quand même et avec l'effet de Foehn prêt de 16°C en Haute Pyrénées et Pyrénées Atlantique quand même. L'après midi toute la France aurait 20°C sauf les régions à l'est de la Seine où on restera sous le seuil. Dans le centre-ouest 22-23°C attendu (avec des pointes à 25°C entre le massif centrale et les alpes plutôt dans le CE donc). Mais c'est surtout l'extrême SO avec le quatuor Gironde-Lande-Pyrénées Atlantique et Hautes Pyrénées où les températures seront très élevé pour la saison avec plus de 24°C sur tous ces secteurs et 27-28°C sur les secteurs exposé à l'effet de Foehn : Jeudi: La situation serait très ressemblante à la veille, le début de journée serait dans les mêmes températures que la veille, voir même avec une fraîcheur plus prononcé dans l'est. L'après midi de même, très ressemblante à la carte de la veille on gagnerait 1°C sur les régions aux alentours de la Seine. Dans le SO les régions exposé à l'effet de Foehn on pourrait atteindre les 28 voir 29°C très localement soitu 10°C au dessus des normes. Le passage au flux de sud en basse couche devrait surtout influencer le vendredi... III/Ca bouge! Vendredi-samedi-dimanche: ...mais pas sûr que ça se passe comme ça . En effet les choses commenceraient à bouger à cette échéance. On a 3 scénarios possibles mais un qui domine clairement quand on reporte les déterministes aux ensembles. Premier scénario c'est GEM avec un écrasement de la dorsale qui aurait lieu bien plus tôt que les autres modèles, avec une dépression qui viendrait dégringoler sur nous (scénarios du FIM0z d'hier). A noter la dépression en rose serait un bout de la goutte froide en atlantique qui c'est scindé en deux plus tôt dans le topic: Le scénario FIM qui favoriserait une énorme masse anticyclonique en France (avec une douceur énorme) et en atlantique: Puis on a le scénario GFS-CEP, GFS est le plus flagrant. Le vendredi-samedi, les HPs sur la France se décaleraient progressivement en atlantique permettant de se joindre a une pulsion atlantique qui va du labrador au Groenland, alors que pendant ce temps en Europe une énorme masse de basses pressions viendrait dégringoler sur l’Europe (Est puis centrale puis...?): Et à 216h (je fais un léger hors topic^^)... Pour CEP ça serait semblable mais à un degré moins fort à cause d'une pulsion moins intense et donc un moins gros décrochement. L'image ci dessous est 24h plus tôt que la première carte GFS mais c'est là qu'on peut voir aussi d'autres facteurs perturbant, en effet on aurait un anticyclone Russe qui empêcherait de laisser place à une grosse coulée. De plus cet anticyclone favoriserait une forte anomalie froide au niveau de l'Ukraine qui attirerait la coulée: Donc CEP un cran nettement en dessous de GFS avec un gros dégradé NE-SO chez CEP qui serait présent, mais la synoptique serait la même. Les ensembles nous aident: On observe déjà que le scénario type GEM est pratiquement improbable. Ensuite le scénario FIM est présent mais en moins grande quantité que le scénario CEP-GFS. J'ai comparé la présence des scénarios (en prenant les échéance 216h car 192h peuvent être trompeusent). On note 5 scénarios FIM, 7 scénarios CEP et 9 scénarios GFS (en comptant les 20 scénarios+contrôle+DET, sans le DET et contrôle c'est du 7-7 entre CEP et GFS). Autant dire qu'il faut rester prudent par rapport à FIM mais GFS-CEP dominent et GFS à un petit ascendant quand on regarde l'ensemble GEFS. Rien de bien étonnant. Quand on regarde l'ensemble CEP pour l’Alsace on observe que l'ensemble CEP ne semble pas aussi "optimiste" que GEFS, plusieurs scénarios FIM semblent encore assez présent d'où la moyenne a presque 5°C à 850hPa, peu de scénario intense pas mal de scénario à la CEP cet-à dire sans grandes"folies" Ci dessous diagramme du même secteur pour GEFS, la moyenne est clairement plus basse: On, pourra noter qu'en fait FIM-CEP-GFS sont relié indirectement en ordre décroissant du plus chaud au plus froid selon le positionnement de la dorsale. En effet plus la dorsale est à l'ouest de l'atlantique plus il ferait froid chez nous comme sur GFS. Au contraire plus elle serait proche plus il ferait doux comme sur FIM. CEP est l'intermédiaire. Conclusion: Un début de semaine assez frais sans gros excédent de température voire même en-dessous des normes, avant en milieu de semaine un réchauffement notable où l'on aurait sur l'ensemble des températures agréable l'après midi tournant autour des 20-21-22°C en général. L’extrême SO et le CE pour leurs parts auraient des températures 10°C au dessus des normes tournant autour des 28°C. Effectivement pour le SO j'ai personnellement eu trop tendance à sous estimer la puissance de la pulsion pendant cette semaine. Pour la fin de semaine les choses restent incertaine même si les chances de la persistance de l'AF (anticyclone Français) se réduisent (on verra ce que nous disent les 12z). On pourrait voire le retour des précipitations dans l'est et en méditerranée dans le cas d'une évolution à la GFS. On surveillera tous ça mais si les tendances CEP-GFS se confirment alors le topic suivant risque d'être passionnant à suivre. Impatient qu'on puisse l'ouvrir demain! On aura plus d'indiquation après la sortie des 12z, je mets une pièce sur le scénario CEP. Je trouve GFS un peu disproportionnée tout comme FIM mais qui sait xD. Bon après midi Gugo
  5. 30 points
    Et merci d'arrêter de faire de la pub à ce charlatan - ça me saoule que le forum IC relaie les articles putaclics de LCM!
  6. 30 points
    Salut, C'est mon premier post sur le forum, je suis pilote d'avion (au smic, pour me justifier), passionné de météo et d'ouragans, et je me suis inscris dans le but de trouver des informations sur les types de modèles de prévision entre autres... J'habite à Saint-Martin et ai vécu de nombreux ouragans et l'oeil d'Irma... J'ai lu un peu vos réponses... Je veux juste vous apporter mon témoignage comme ça un peu en vrac. Tout d'abord, j'ai été choqué d'entendre de personnes en métropole "ces îles de riches", "je ne m'en fais pas trop pour ces milliardaires" et j'en passe. Tout d'abord je précise qu'à Saint-Martin nous payons nos impôts. Nous vivons du tourisme, et à Saint-Barth surtout, du tourisme de luxe. C'est Saint-Martin qui bénéficie des 90% de l'aide de l'armée et autre. Saint-Barth ne demande rien et a même officiellement envoyé chier Macron si ca peut vous faire plaisir. Nous n'avons aucune industrie, aucune rivière, aucune exploitation agricole, rien. Les touristes moyens, riches, ou très riches, voire extrèmement riches sont le COEUR de notre économie. Il est déjà dommage d'avoir ce genre de réflexion, comme si les "riches" n'avaient pas d'émotions, pas de peurs, pas de désespoir face à leurs bâtisses éventrées... Mais c'est encore plus dommage car c'est donner une image des ces îles complètement fausses. Nous n'avons pas de tabou avec l'argent ici. Et tout le monde cohabite, même les plus pauvres, même les plus différents. Nous comptons 120 nationalités ici. N'importe qui avec la volonté de visiter l'île sera accueilli sans distinction de classe ou autre. N'importe qui souhaitant s'y installer et faisant preuve de volonté trouvera sa place et fera partie de tous ces gens qui n'ont pas reçu d'aide pour créer de A à Z leurs business. Les premiers acteurs du tourisme à saint martin avant et après l'ouragan Luis à Saint-Martin ont travaillé d'arrache pied pour en arriver là. Ceux qui étaient là pour la défisc' se sont cassés depuis longtemps. Il est resté à Saint-Martin ce tempérament de marin, de navigateur débrouillard qui trouve toujours une solution et qui trouve la même force pour bâtir que celle pour accepter que tout s'envole avec le mauvais temps. Les vrais Saint-Martinois, même d'adoption ont été rarement vus à la télé... Le positivisme n'est pas vendeur. Nous sommes la France. Nous ne sommes pas AUTONOMES. Comment une île de 10km sur 12km comptant 80000 habitants (hollandais+français) peut-elle être autonome, qui plus est quand la seule centrale de déssalanisation d'eau de mer est hors service? Nous vivons habituellement des autres, nous sommes le lieu de vacances des centaines de milliers de touristes, métropolitains notemment qui profitent tranquilement de nos plages chaque année. Saint-Martin est le SEUL endroit en FRANCE où je vois des maisons décorées de drapeaux français. Il y en a même sur les voitures. Hissés fièrement par les Saint-Martinois peu importe leur classe sociale ou couleur de peau. OUI nous méritons ces moyens exceptionnels car sans eux nous serions morts. Nous les méritons car nous sommes français. Et car Irma était exceptionnel. Encore une fois, il faut voir de ses yeux l'état des infrastructures pour réaliser ce qu'il se passe. Il y a des tonnes de gravas à évacuer on ne sait comment, sur une île déjà bondée. Les réseaux d'égouts ont besoin d'électricité pour les nombreuses pompes de relevage. Ils débordent aujourd'hui. Des kilomètres de réseaux d'égouts, d'eau et d'électricité et d'évacuation d'eaux pluviales sont à refaire, pas à remplacer... à refaire! On doit brûler nos poubelles par quartiers, la route qui mène à la déchetterie n'existe plus. L'île est une décharge et fume de toute part. Et rajoutez à ça le deuxième ouragan: les pillages. Tout le monde veut voir le côté du verre vide en se demandant si on a besoin de tant de moyens? Moi je vois l'autre côté: Un des plus grand mouvement militaire français depuis 39-45 sert à reconstruire et pas à démolir... On n'avait jamais vu ça. Personne ici n'était préparé. Je ne pense pas qu'il faille mettre trop de responsabilité sur le dos de l'état. Il ne faut pas accorder d'importance non plus aux pleurnichards en mal de buzz sur les réseaux sociaux. Personne n'est mort de faim ou de soif, l'armée a fait un travail incroyable et continue encore aujourd'hui. C'est un miracle qu'il n'y ai pas plus de morts. J'en ai vu 2. Je pense néanmoins que l'état sous-estime ce nombre, mais pas par plaisir, juste par absence de données. Car oui il y a des disparus, J'en connais personellement, des personnes habituées des réseaux sociaux et qui n'ont toujours pas donné signe de vie après 20 jours. Quelques personnes cherchent également des nouvelles de leurs proches. Non il n'y a pas eu plein de cadavres qui flottaient. Les gens racontent vraiment n'importe quoi. Il faut quand même savoir qu'il y a 5000 sans papiers estimés en partie française, vivant comme vous l'imaginez dans des habitations vétustes, loin de l'image des îles de riches que certains ont. Et ceux là ... Et bien on ne saura jamais. Une centaine de morts au total ne m'étonnerait pas. Concernant les dégâts, j'ai vu des gens douter de la violence des vents. Beaucoup de constructions ici n'étaient pas aux normes. Mais ayant initialement une formation d'ingénieur dans le BTP, je peux vous assurer que les images que j'ai pu voir dans les médias, récemment d'ailleurs faute de connection internet, ne rendent rien. Quasiment tout ce qui est encore debout et qui paraît joli sur les écrans, même aux normes, a été traversé d'une façon ou d'une autre par le vent ou la mer. Il faut s'approcher des portes, fenêtres, ouvertures pour constater avec quelle force l'ouragan a vrillé du béton armé, défoncé des volets anticycloniques aux normes, enfoncé des poutres de plusieurs centaines de kilos dans des facades en béton, projeté des containers dans les hauts des collines ou sur des maisons... Les charpentes qui ont tenu ont souvent bougé de plusieurs centimètres et sont à refaire malgré tout. Une voiture sur 50 a toute ses vitres. TOUTES ont des stigmates. C'est hallucinant. C'est pesant. TOUT ce qui nous entoure a des stigmates d'Irma. Il y a des bus pliés en 2. Pleins de véhicules HS dont ceux des pompiers ect. On voit des officiels rouler dans des voitures défoncées abandonnées par ceux qui ont été évacués avec tagué dessus "pompiers" ... "médecin", des militaires roulent dans des peugeots 106 sans vitres et sans phares, arrachés par le vent. C'est vraiment incroyable à voir de ses yeux. J'ai vu une pelle mécanique à chenilles de 14 tonnes à l'envers sur un parking (en hauteur loin des vagues je précise). Sur le même parking une chargeuse de 15T a glissé latéralement sur 30 mètres. Il y a des poutres de charpente empalées dans ce qui reste des palmiers. Notre anémomètre à l'aéroport de Grand Case a cédé au dessus de 230Km/h 3h avant le passage de l'oeil. Donc personellement, je suis convaincu de la véracité des données envoyées par l'avion des hurricane hunter (297km/h et 360km/h en rafales, voir plus à Grand-Case par exemple où les collines forment un venturi bien connu des pilotes). 5% des habitations complètement détruites, LOL! Oui, si on admet qu'une habitation détruite n'est plus qu'un reste de dalle en béton. Et il y en a beaucoup, surtout en bord de mer. Ca ne veut strictement rien dire. 65% des habitations aujourd'hui sont inhabitables, ca c'est un chiffre qui parle plus. 65% des gens aujourd'hui sont sans toît. J'ai fait ma petite enquête et je retrouve ces chiffres quant au nombres de "rescapés" vivant en collocation de fortune un peu partout sur l"île. Et oui 95% de l'île est endommagée, à plus forte raison après les pillages! On n'ouvre pas une pharmacie qui fuie à la moindre pluie, ni un médecin, ni n'importe quel bâtiment public. On ne vit pas là où les égouts débordent. On n'envoie pas ses enfants étudier dans une école avec un toît bancal. Il y a des animaux perdus ou abandonnés partout qui commencent à creuver. Ca pue. Je vais aujourd'hui encore chercher mes bidons d'eau aux marines américains sur ce qu'il reste de la plage d'orient bay, pour me laver, rincer mes vêtements et tirer la chasse. Je sais que je n'aurais pas d'eau chez moi avant 3 bons mois. Dans d'autres coins c'est pire. Alors oui, on va bien, Enormément de gens s'entraident, sourient, positivent même si c'est extrêmement pesant. Je suis heureux à Saint-Martin même si c'est déchirant tous les matins au réveil. La majorité des habitants ici ont eu les larmes aux yeux en voyant le BPC Tonnerre, bateau militaire au large de Grand-Case. Personne ne pourra jamais vous décrire Irma et l'après Irma assez bien pour que vous puissez imaginer ce qu'on a vécu et ce qu'on vit encore aujourd'hui. Nous avons besoin d'aide. Nous avons besoin de tourisme, très vite. Nous n'avons pas besoin de polémiques en tout genre. Et ce dont le monde entier a besoin, notamment les DOM-TOM, et les zones exposées aux tempetes style Xinthya, ce sont des nouveaux plans d'action et de prévention ouragan/cyclones/tempêtes.
  7. 29 points
  8. 28 points
    D'après Kéraunos, demain c'est dimanche.
  9. 28 points
    Je me demande pourquoi j'ai pris du temps à vous présenter, juste une page plus haut, un rapport scientifique paru il y a quelques semaines et démontrant qu'en fait l'enneigement sibérien n'a qu'un rôle mineur...
  10. 25 points
    Ce n'est pas forcément "excitant" car on sait par expérience qu'en cette saison, les décrochages plein nord peuvent donner de très grosses illusions si on se réfère aux masses d'air à 500 hPa, mais que la réalité c'est que près du plancher des vaches les masses d'air que l'on reçoit ont transité au dessus de plusieurs milliers de kilomètres d'océan encore bien doux. Avec au final un rendu qui va faire saliver Pablo à 1000 mètres au dessus des plages, mais qui n'est pas forcément "excitant" pour l'immense majorité d'entre nous qui vivons en plaine. Un exemple concret pas si lointain avec ce magnifique décrochage de fin novembre 2015 : Autour de 6/7° l'après-midi dans une bonne partie nord de la France, c'est frais, mais ça n'a franchement rien d'extraordinaire pour une dernière décade de novembre. Sachant que pour l'épisode à venir, on serait 20 jours plus tôt dans la saison que cet épisode que je montre pour l'exemple. Souvent, sur ce type d'épisode, les valeurs les plus basses sont observées justement quand l'alimentation dynamique froide cesse, deux à trois jours après la séquence de décrochage, avec quelques bonnes gelées matinales et des épisodes d'inversion si on est assez tard dans la saison. Les modèles intègrent d'ailleurs parfaitement cet état des choses, si on prend par exemple la prévision à H+264 de Tornadoes : Voici la prévision de température associée, encore plus de 10° sur toute la façade ouest et encore 6/8° en moyenne sur la moitié nord : Avec à peine un peu de gel la nuit suivante entre Massif Central et Nord-Est, ce qui n'est pas non plus extraordinaire pour un début novembre : Bon, ne boudons pas notre plaisir, cela fait plusieurs semaines que je radotais sur la vigueur inhabituelle du courant zonal en Atlantique, et on se dirige (enfin !) vers une période plus calme de ce côté là. En fait, je ne saurais même pas dire à quand revient la dernière fois qu'on a eu une telle coupure du jet en Atlantique et des hauts géopotentiels aussi bien implantés dans les parages du Groenland et de l'Islande. Mais il faut aussi se rendre à une évidence : ce type de synoptiques à dorsale / blocage Atlantique, avec des flux de nord sur l'Europe Occidentale, c'est beaucoup plus prometteur hivernophilement parlant en seconde moitié d'hiver et au début du printemps, qu'en automne. Je pense, comme Ciel d'Encre, qu'il aurait été bien plus utile à cette époque de l'année d'avoir un bon flux de sud dépressionnaire susceptible d'enfin apporter des arrosages salvateurs dans le sud-est, que les dynamiques que l'on peut voir sur ces cartes. Mais bon, c'est affaire de goûts et de couleurs ... et de toute façon, qu'on aime ou qu'on aime pas, c'est pas comme si on avait le choix du menu PS pour Gugo, je te félicite quand même de tes analyses régulières et de ta progression ces derniers mois
  11. 24 points
    C'est étonnant comment le passage d'Ophélia semble finalement ouvrir la voie à une séquence zonale automnale pas vue depuis longtemps. GEM, GFS et UKMO sont en accord sur ce point. Le courant zonal serait forcé à descendre en latitude par la formation d'un pseudo-blocage centré sur l'Atlantique Nord, entre Islande et Norvège. Après l'été "indien", l'automne humide et venteux frappe aux portes du septentrion. Cette séquence perturbée pourrait connaître son apogée le week-end prochain, avec un risque croissant d'épisode potentiellement (très) venteux. Nous sommes encore trop loin, évidemment, pour bien appréhender l'intensité de cet épisode. À noter qu'il n'est pas impossible que le Sud-Est soit concerné par quelques débordements de talwegs...Un peu d'eau...peut-être !
  12. 22 points
    Quelques photos de Ophelia. Certaines impressionnantes! Sur ce lien. https://www.irishtimes.com/news/ireland/irish-news/live-ophelia-in-pictures-1.3257522 D'autres photos ici : http://www.independent.ie/irish-news/galleries/in-pictures-hurricane-ophelia-takes-hold-of-ireland-36230802.html Sur la Normandie, c'était une autre ambiance. le sépia était à l'honneur. Voici quelques photos prises dans le Bocage Ornais sur Photolive : http://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-224128-bocage-sepia.html http://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-224129-encore-du-sepia.html#photo6 http://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-224127-bocage-sepia.html#photo6 A Saint-Cornier-des-Landes A Yvrandes Chez moi. Une autre sur la route.
  13. 22 points
    Après une journée bretonne sous la bruine et le vent le soleil est revenu en fin de journée, voici quelques photos prises au Puy de Dôme lors du coucher de soleil. C'était magique avec des conditions de lumière vraiment parfaites ! AU plaisir
  14. 21 points
    Impressionnant l'ambiance qu'il règne actuellement! Comme si tout était passé sous une teinte sépia. C'est assez oppressant. Je ne vivrais pas des semaines dans cette ambiance. Ma femme revenait d'Alençon où un beau soleil régnait. Ce n'est qu'en arrivant sur le Bocage Flérien que le ciel s'est obscurci. Quelques photos prises au retour du travail. A Saint-Cornier-des-Landes A Yvrandes Chez moi. Une autre sur la route.
  15. 20 points
    Bonjour à tous, Vers où allons-nous? Je précise pour ceux qui veulent pas tout lire vous pouvez aller directement à la conclusion . I/Une première coulée qui fait débat Alors, en premier on va prendre GEM, l'anticyclone resterait particulièrement chez nous à cause d'une goutte froide qui prendrait une très grande ampleur en atlantique. On peut noter la forte possibilité d’inversion sous flux d'est dans ce schéma: Maintenant CEP, il garde son scénario depuis hier, en effet, il voit une pulsion plus à l'ouest que GEM favorisant une grosse coulée froide sur l’Europe centrale-est et donc une petite partie sur la France. La goutte froide en atlantique est plus à l'ouest que GEM mais est assez grosse de ce fait la pulsion est plus à l'ouest mais pas assez pour que toute la France soit concerné par la coulée. En effet on aurait un dégradé NE-SO: Pour FIM c'est l'entre deux de CEP-GEM, avec une pulsion plus à l'est que CEP car la goutte froide est plus à l'est aussi, de ce fait la limite 0°C à 850 hpa est bien plus au NE et surtout dans le SO de la France serait de mise: Après on a le scénario GFS, avec une goutte froide plut petite mais plus à l'est de ce fait dans un premier temps on aurait une assez belle coulée en France même s'il n'y aurait rien de transcendant et surtout c'est que les Hps reviendraient dès le mardi avec cette goutte froide très à l'est. Sur les ensembles on voit que pour la majorité des scénarios chez les ensembles CEP et GEFS on n'aurait rien d'exceptionnel même si on aurait un beau petit coup de frais (diagramme de Colmar). On voit que beaucoup de scénarios "s'entassent" vers les 0°C : . Et quand on prend les diagrammes du SO on aurait bien un rafraîchissement mais bien plus limitée: On notera quand même que GEFS semble plus favorable que l'ensCEP pour une meilleure belle coulée froide par chez nous. II/Une deuxième pulsion probable plein d'espoir: En effet plusieurs scénarios voient un retour très léger des HPs sur la France et peu long. Dès 240h des tendances se dégagent. En effet on aurait une seconde pulsion à l'ouest atlantique qui pourrait favoriser la chute d'une nouvelle coulée par chez nous: Chez GEM ça semble assez flagrant: Chez GFS il suffit de regarder la suite de run: FIM lui aurait tendance à rester dans le schéma qu'il a en tout début de topic. Situation ancré avec des bases solides, une goutte froide qui ne bouge pas, des HPs qui bougent peu et pas de nouvelles advections froides par le nord. il ferait un temps assez doux dans le SO alors que dans le NE il ferait plutôt frisquet dans ce genre de schéma: Chez CEP c'est le scénario GFS mais qui tourne mal: Dans l'ensemble GEFS on sent bien la tendance à l’ondulation, mais on sent que le scénario CEP est possible avec des HPs assez présent sur l’Espagne sans compter la goutte froide bien visible en atlantique: On voit bien par les divers scénarios du panel que ça se joue de peu: L'ensemble CEP lui tend plus en fait à un abaissement de la zone barocline , même si on voit aussi que des HPs sont plus présent sur l’Espagne avec une GF présente en atlantique. Avec ces 50 scénarios je pense qu'il a tendance à rendre tout un peu trop lisse vu la situation actuelle ou ça se joue au moindre réglage : Conclusion: Une semaine où la goutte froide en atlantique devrait mener la danse donc. En effet les premières divergences du début de topic sont dû au placement de la GF principalement, on tend quand même à un dégradé NE-SO niveau température avec quelques PPs peut être dans l’extrême NE mais toujours aussi sec dans le SE. Pour le milieu de topic les divergences sont d'autant plus grande à cause de la petite bébête en atlantique, on peut passer d'un très joli scénario à la GEM à un scénario avec une grosse pulsion douce à la CEP, puis au milieu de tout ça on a le scénario FIM qui pourrait être le plus potable avec un schémas indéboulonnable toujours similaire au début de topic. GFS semble un peu isolé. A voire donc mais c'est intéressant à suivre tout ça Bonne journée Gugo
  16. 20 points
    Bonjour à tous! Une semaine qui devrait bel et bien être mouvementé comme le démontre ce diagramme de Paris, avec un redoux progressif en début de topic avant une nouvelle possibilité de refroidissement: Il y a du mouvement et c'est très intéressant et passionnant à prévoir. I/Une synoptique maîtrisé mais des différences notables: Et oui de +192h à +240h la synoptique général est maîtrisé vous ne rêvez pas. Je m'explique...: 1°) La situation en tout début de topic: A cette date (23 octobre) nous serons dans un probable passage de phase 5 à 6 du MJO ce qui favorise la tendance au NAO- (tendance froide ou du moins favorise du mouvement en atlantique-Europe) : Chez nos 4 modèles (GFS/CEP/GEM/FIM) la situation est unanime avec une pulsion très à l'est de l'atlantique qui toucherait légèrement même notre pays, selon le positionnement un flux de N/NO/NNO serait à attendre avec une coulée froide (une ancienne perturbation du topic précédent) qui aurait lieu en Europe centrale (sauf chez GEM). On notera que ce type de flux donnera sans doute de l’humidité dans le nord sans grande quantité (sauf chez CEP ou avec un flux de NO qui permettrait de voir de la neige en montagne) et sinon des températures plus ou moins froide sous dégradé N-S. Mais des différences sont déjà observables sur l'activité dépressionnaire Atlantique ou les hautes pressions en haute latitude, mais cela ne change pas pour autant la synoptique: 2°) La situation en milieu de topic: A 240h on a toujours une synoptique bien visible et bien valide, mais les différences de placement des centres d'actions observé précédemment entre les modèles provoque des différences encore plus grande dans la synoptique: Bon alors ça va être un peu compliquer, car il va avoir des comparaisons dans les comparaisons, désolé si ce n'est pas totalement compréhensible . On va prendre GEM-CEP très ressemblant à cette échéance malgré quelques différences observables dû aux différences vu le lundi: On va commencer entre les petites différences entre eux deux. Déjà le schémas NAO- est respecté mais ne nous est pas favorable (et oui c'est pour les Balkans... ne déprimez pas ), on aurait une grosse pulsion anticyclonique par chez nous à cause de l'activité dépressionnaire (en rose) permettant une coulée froide vers les Balkans (en rouge), on notera l'AS (en bleu) bien plus solide chez CEP parce qu'il est bien plus fort déjà à 192h alors que sur GEM il est à peine présent. On notera sinon une nouvelle dorsale anticyclonique à l'ouest de l'atlantique derrière l'activité dépressionnaire, qui monte particulièrement haut sur CEP vu que l'activité est plus faible. On notera sur CEP l’extrême est de la france il pourrait faire bien frais par contre vu que le coup de froid irait jusqu'en Italie Ensuite prenons GFS, l'activité dépressionnaire serait bien plus basse car contrairement à GEM-CEP on aurait des hautes pressions jusqu’aux îles Svalbard, de ce fait le temps serait bien plus humide et frais sur l'ensemble du pays même si le SE aurait peu de pluie... le coup d e froid sur les Balkans aurait également lieux avec des HPs présent uniquement en Europe centrale. La pulsion en ouest atlantique est aussi présente mais en moins grande intensité et elle est déjà plus à l'est: Enfin FIM qui ressemble à GFS mais avec des BPs plus haut vu que les hautes pressions en haute latitude étaient plus faiblarde à 192h, le coup de froid sur les balkans toujours présent. Par chez nous flux d'ouest humide au nord, sec au sud avec des températures normales, mais la pulsion en ouest atlantique prendrait forme également mais de manière plus lente et progressive ce qui est intéressant (explication à venir) Donc une synoptique maîtrisé en milieu de topic avec deux dorsales anticycloniques (une en Europe et une en atlantique ouest) avec un coup de froid aux balkans-europe de l'est (voir carte ci dessous plus représentatif) et une activité dépressionnaire piloté par des HPs présentes en haute latitude plus tôt dans le topic qui pilote elle même la pulsion en Europe. Mais avec des temps radicalement différents selon les petits décalages de chacun, sec et doux (GEM-CEP) ou plus humide avec des températures plus de saison (GFS-FIM): Et les ensembles? comment dire... ils nous aident pas trop Comme on le voit, les 2 types de scénarios sont là et partagé en 50-50 à peu près, peut être légèrement plus vers le scénario CEP-GEM. On a même des divergences avec le coup de froid qui viendrait jusqu’à l’extrême est de la France sur 3 scénarios (autant dire que les chances sont faible ) Mais on le voit bien par les moyennes la situation général semble cerner comme chez les déterministes. 2 pulsions, du froid vers les Balkans, des BPs en atlantique central: Bon c'est bien beau tout ça mais rien de bien fameux pour une phase 6 qui devrait favoriser un NAO- et des conditions froides pour la saison par chez nous.... (sauf peut être l'extrême est) II/ Mais attendez la deuxième partie de topic nous réserve des surprises sans doute Alors à partir de cette échéance la synoptique n'est plus extrêmement bien maîtrisé non plus, et je vais également me permettre de faire du TLT. Donc il faut garder une grande par de prudence dans ses prévision. Comme dit précédemment nous seront toujours en phase 6 ce qui favorisera le NAO-. Une chose semble clair c'est que la seconde dorsale en ouest atlantique pourrait nous réserver des surprises. Il suffit tout d'abord de se baser simplement sur GFS le déterministe. On voit bien que la pulsion aurait tendance à venir par chez nous laissant tomber l'activité dépressionnaire nord atlantique (sur ce rune vers l’Europe centrale) Pendant qu'une troisième dorsale se formerait (ATTENTION le GIF précédent et celui ci ne sont pas à prendre au pied de la lettre c'est pour représenter la TENDANCE GÉNÉRAL, les choses ne se produiront pas exactement comme sur le GIF) : Quand on regarde les ensembles la seconde pulsion aurait bien tendance à favoriser des coulées froide par chez nous même si c'est loin d'être exacte et on voit qu'il y a un risque de coulée en atlantique ce qui favoriserait de nouveau une pulsion par chez nous. On voit par l'écart-type que l'incertitude est grande sur l'atlantique: On notera aussi qu'en toute fin de topic chez GEFS malgré l'échéance extrêmement lointaine on a une très belle ondulation sur la moyenne avec des anomalies basse par chez nous. Sans doute du à une possible accumulation dorsale 2 dorsale 3. Rare d'avoir de tel schémas à aussi long terme sur une moyenne Conclusion: Un début de topic incertain malgré une synoptique maîtrisé, ensuite des tendances se dessinent avec de nouvelles pulsions qui pourrait être bien plus favorable à du froid par chez nous, mais ça reste encore extrêmement loin malgré les tendances quand même assez marqué chez les ensembles. Cependant ça pourrait convenir avec la tendance au passage en phase 6. En tout cas il y a du mouvement et c'est fort intéressant! Bonne après midi Gugo
  17. 20 points
    Cela fait longtemps que je n'étais pas venu sur le forum et je suis assez étonné de l'assurance voire arrogance que tu as envers certainS ici (je ne parle pas de ta réponse apportée à mon égard). Quant aux stats je demande à voir comment elles sont calculées exactement mais fondamentalement c'est pinailler sur pas grand chose à quelques hpa près, à quelques différences de flux de surface près... Le temps serait sec sur l'ensemble du Pays pour une grande partie de la semaine et UKMO revoit un peu sa copie d'ailleurs sur son flux en milieu et fin de semaine. C'est bien une remontée sub-tropicale intense qui semble se mettre en place sur le Pays et comme le précise Yann, la situation en deviendrait encore plus exceptionnelle qu'elle ne l'est deja si GFS venait à se réaliser ! Une impression de début d'été une fin octobre et sur plusieurs jours, pas si courant je pense... Bref, ca n'est pas quelques fronts moribonds débordant POSSIBLEMENT sur la moitié nord qui changeront grand chose ! 25° à 30° sur la moitié sud du pays entre Jeudi et samedi, 20° à 25° sur la moitié Nord ? C'est à priori un scénario plus plausible qu'un temps humide et doux.
  18. 20 points
    Voici le Mont-Saint-Michel, aujourd'hui à 15h10 (ambiance réelle, non accentuée). (Photographe : Vincent M.)
  19. 20 points
    Même ce soir, je trouve que le visuel est déjà assez saisissant: https://www.infoclimat.fr/
  20. 20 points
    Bon c'est pour l'anecdote, mais le beau coup de vent en fin d'échéance sur la Bretagne modélisé par le CEP de ce matin, c'est ni plus ni moins que le nouveau système cyclonique Ophelia : Ce n'est pas tous les jours qu'on a sur les modèles des tempêtes tropicales (un passage en cyclone de catégorie 1 est même envisagé à terme) qui croisent entre les Açores et les Canaries pour remonter directement vers l'Europe. Ce système pourrait bien jouer le trublion sur les modélisations du début de semaine prochaine.
  21. 20 points
    Déterrage de topic ! Et coup de vieux pour le papa que je suis En effet, 10 ans après la création de ce sujet, et conformément à ce que j'avais pressenti, mon fils m'a annoncé s'être inscrit sur le forum d'Infoclimat ! Je ne donnerai pas son pseudo, mais je l'ai trouvé... Il est passionné par les aurores boréales, et c'est en travaillant sur un exposé sur ce thème pour l'école qu'il est arrivé ici et s'est inscrit pour suivre le topic sur l'activité solaire et aurorale. Bon, je lui ai expliqué qu'il fallait qu'il se contente de lire un peu tous les sujets, et qu'il réfléchisse bien avant d'écrire le moindre message. Pour les modos, si vous devez valider un message rédigé à moitié en langage SMS, caractérisé par un contenu type "tchat", c'est sûrement lui Voilà, sur ce forum cohabitent plusieurs générations d'une même famille (à l'image de la diversité qui est représentée par ceux qui fréquentent IC), c'est dire la route que nous avons tous accomplis depuis la création de notre communauté
  22. 20 points
    Bonjour à tous, Plus personne ne l'attendait mais il est là quand même ! Le troisième épisode de la troisième saison de RDVTA ! Seulement 16 mois après l'épisode 2... Nommé "Great Plains", ce nouveau chapitre de notre aventure respire les grands espaces mais sera tout sauf un paisible voyage !
  23. 19 points
    Les modèles prennent une autre tournure depuis 24h. On sera à un mois de l'hiver météorologique, évoquer un possible sursaut hivernal pour cette échéance n'est pas dénué de sens. L'hiver ça n'est pas -10° sous la neige même en plein mois de janvier. Inutile de faire référence au début novembre 1980, c'est comme parler de février 1956 quand on est en plein cœur de l'hiver. Rien d'exceptionnel pour le moment sur nos modèles mais potentiellement nous pourrions basculer sur l'opposé de ce que nous avons avec ces dernières semaines à savoir un flux de nord-ouest à nord et on ne peut pas dire qu'on y est habitué. Pour l'instant la dominance anticyclonique est présente pour ce début de semaine et surtout en allant vers l'ouest et le sud-ouest. Plus à l'est cela reste à définir. Un détachement du vortex polaire de la Scandinavie vers l'Europe de l'Est et l'Europe Centrale prend de l'ampleur. Pour l'Europe de l'ouest, restera à voir si les anomalies atlantiques glisseront en flux de nord-ouest depuis l'Islande jusqu'en Europe Centrale, là où se positionnera le vortex polaire. Cela augurerait une fin de semaine plus agitée et peut-être encore plus fraîche voire froide dès la moyenne altitude.
  24. 19 points
    Tu sais, les posts de Riki, avec le temps tu apprends à les lire avec le même recul qu'un article du Gorafi... Effectivement, vague de froid sacrément précoce, il a même réussi à geler en Laponie une dernière décade d'octobre, c'est dire si c'est exceptionnel...
  25. 19 points
    Je pencherais plutôt pour une mauvaise gestion du déferlement polaire à l'arrière d'Ophelia, qui forçait les hauts géopotentiels à se renforcer à nouveau sur l'Europe du Sud. Depuis le début que je suis l'évolution de Ophelia (lundi), le scénario est resté très stable. L'intermède "patator" qui a brièvement fait son apparition pendant 60h tout au plus n'était pas du tout en accord avec les différentes PE qui sont restées droit dans leurs bottes. Ce qui suit est une interprétation assez personnelle et donc objective de la météo. Bien que l'énergie mise en jeu par Ophelia soit colossale, je ne pense pas qu'elle puisse entrer en résonance avec les phénomènes des moyennes latitudes ; à l'échelle synoptique et infra, c'est bien sûr la remontée du cyclone qui dicte son jeu. Mais à plus grande échelle, Ophelia ne peut pas exciter les phénomènes basse fréquence des moyennes latitudes. Dans les téléconnexions moyennes latitude / tropiques, j'estime que ce sont les moyennes latitudes qui pilotent la machine et les différentes interactions océan / atmosphère. Ce n'est qu'un ressenti issu de mes quelques lectures sur le sujet, sur la façon dont je visualise l'atmosphère des moyennes latitudes, etc... Tout bien considéré, si Ophelia remonte sur l'Irlande, c'est bien parce qu'elle y est forcée par un talweg de grande longueur d'onde.. qui excite Ophelia, qui en retour ne peut pas interagir dans la "gamme de fréquence" dudit talweg. D'ailleurs, je me suis senti bien seul à évoquer il y a 4 jours un scénario "possible épisode méditerranéen + zonal rapide" quand beaucoup se lamentaient sur la persistance de condtions sèches en particulier dans le sud.. finalement il est confirmé. On surveillera (pour ne pas être totalement HS), en plus des possibles coups de vent sur le nord du pays, d'éventuels épisodes vague/submersion, avec l'arrivée de trains de houle énergétiques en lien avec la hausse des coefficients de marée.
  26. 19 points
    Je n'étais pas au Québec mais au New Hampshire. Dès que je le peux, je m'échappe... C'était l'apogée là-bas (un peu comme ici) mais le temps fut mitigé (comme ici). J'ai tout de même réussi à passer entre les gouttes. Voici quelques photos des montagnes Blanches. Un magnifique coin de pays, été comme hiver.
  27. 19 points
    Ouah c'est un festival photographique ce soir. Allez je m'y mets aussi, après un périple à Aurillac cet après-midi et une balade à la cascade de Babory avec les toutous ce matin. La cascade d'abord ou plutôt le ruisseau qui en coule, serti d'or - il a plu en fin de matinée : Depuis la voiture, en passant non loin de Thiézac (en remontant depuis Vic sur Cère vers le Lioran) Le Puy Griou toujous depuis la tuture, vers 17h30 : Ça se gâtait en arrivant vers le tunnel du Lioran : Et passé la montagne, du côté est, c'était carrément bruine et brouillard (et ce jusqu'en Planèze) : à part ça, c'est bien l'automne, aucun doute ! https://www.flickr.com/photos/danahilliot/ Ce soir donc, Tx de 9°C, ça descend donc doucement mais sûrement, quelques averses dans la journée, mais la soirée est plus calme - il faisait grand beau à Aurillac.
  28. 19 points
    Bonjour, Journée nébuleuse et marquée par de faibles amplitudes thermiques dans les monts d'Auvergne, les couleurs d'automne sont déjà bien avancées, en image : ici au Puy Mary : Ici dans la vallée de la Rhue : Ici sur les crêtes du Peyre Arse : Pour @bill07 et @martine50 guère plus de monde sur les crêtes du Cantal que sur les plages normandes Bonne soirée
  29. 19 points
    Petit "up" du week-end sur un sujet que l'on suit souvent ici, une étude tout juste parue vient de remettre complètement en cause l'existence d'une relation solide entre l'enneigement en Sibérie en automne, et le comportement du vortex polaire (suivi par l'indice AO) l'hiver suivant : http://journals.ametsoc.org/doi/abs/10.1175/JCLI-D-17-0041.1 On sait en effet que les indices de l'enneigement sibérien permettaient de tracer une corrélation particulièrement solide avec le comportement du vortex polaire hivernal, durant (grosso-modo) les décennies 1990 et 2000. Ce que l'on sait moins, c'est que plusieurs études avaient déjà démontré que cette corrélation ne se retrouvait pas sur les décennies antérieures, ce qui laissait pas mal de doutes sur sa validité au regard de certains chercheurs. Les ratés consécutifs des trois derniers hivers ont quelque peu achevé le crédit qu'il restait à la théorie. Restait néanmoins à expliquer pourquoi on avait une corrélation, bien réelle, qui a persisté pendant une vingtaine d'années. C'est d'une certaine manière chose faite avec l'étude citée ci-dessus : pour le résumer de manière simpliste, c'est surtout la QBO qui aurait piloté le comportement hivernal du vortex polaire, l'enneigement sibérien ayant juste eu le bon coup de se trouver du bon côté du vent. On sait déjà, de longue date, que les régimes de la QBO ont une incidence forte sur le comportement du vortex polaire ; une QBO positive (flux d'ouest) favorisant son renforcement et sa solidité (AO+), une QBO négative (flux d'est) ayant au contraire tendance à provoquer des disruptions stratosphériques (AO-). Or, il se trouve que plus ou moins par hasard durant les années 1990 et 2000, l'enneigement sibérien en automne était souvent en retrait les années de QBO+, et en avance les années de QBO-. Ce qui nous a conduit a retrouver, au travers de l'enneigement, une relation qui est en fait pilotée par la QBO. Le fait que cette relation entre l'enneigement sibérien et le comportement du vortex polaire n'existe pas sur les années antérieures (années 1960 à 1980), étant tout simplement lié au fait que sur cette période, l'enneigement sibérien n'a pas "collé" aux régimes de la QBO, démontrant que l'enneigement seul n'expliquait finalement pas grand chose. Pour le démontrer, les chercheurs ont notamment utilisé plusieurs modèles dans lesquels ils ont rejoué des simulations des hivers des décennies passés, tantôt en modifiant les données initiales sur l'enneigement, tantôt celles sur la QBO. Les résultats, assez clairs, indiquent que l'enneigement sibérien n'a joué qu'un rôle marginal : le comportement réellement observé du vortex polaire durant ces hivers était assez bien reproduit par les modèles avec ou sans l'enneigement, ce qui n'était pas le cas sans la QBO. L'enneigement n'est pas totalement neutre, il pilote notamment un net refroidissement de surface en début d'hiver en Sibérie, mais il est assez loin de jouer un rôle central. On suivra donc avec beaucoup moins d'intérêt les cartes d'enneigement en Sibérie (de toute façon, vu les couleuvres qu'elles nous ont fait avaler sur les trois derniers hivers, elles avaient déjà quelque peu perdu leurs étoiles au guide Michelin du prévisionniste saisonnier amateur), et avec davantage de passion les pérégrinations de la QBO.
  30. 17 points
  31. 17 points
    Il est déjà en vente sur tous les bons sites marchands ...
  32. 17 points
    Aujourd'hui c'était le puy de la Vache... Oui je vais vous faire tout le département ahah
  33. 17 points
    Bonsoir, Journée bien humide au lac Chambon, avec bruine forte quasiment toute la journée. En image, sur les hauteurs du lac, pour donner une idée de la visibilité : Dommage car les couleurs sont vraiment sympa la haut, Mike aura surement + de chance ce week end Ici : Nuit très douce, il faisait 15.2°C à mon départ au boulot, avant l'arrivée de la pluie. Tx de 16.3°C Ta de 12.8°C Un peu de pluie donc, mon pluvio affiche 3.2mm.
  34. 17 points
    Mais d'un autre côté, n'est-ce pas faire l'autruche que d'ignorer cette problématique ? Quand on est face à une seule option et qui est mauvaise, la suivre au motif que c'est la seule ne la rendra pas bonne pour autant. Des fois, il faut aussi savoir se montrer humble et assumer tout simplement qu'on n'a pas d'option viable. Est-ce une régression ? Peut-être, d'une certaine manière. Mais ce n'est de toute façon pas comme si on avait le choix. Maintenant comme je l'ai dit c'est un avis personnel, je ne prétends pas détenir une vérité absolue. Ce n'est pas une question de norme, de jonglage ou de je ne sais quelle amélioration des indices. Par exemple la QBO, c'est un indice retraçant les alternances de directions du vent en altitude au dessus de l'équateur : ça serait quoi "améliorer l'indice sur le réchauffement climatique" ? Inverser le sens du vent ? Pour le "jeu du jonglage", ça montre exactement ce qui horripile le plus souvent Yann (Ciel d'Encre) : ça donne l'impression que la prévision saisonnière c'est une sorte de recette de mixture plus ou moins secrète dans lequel on mélange on sait pas trop comment plein de trucs et -tadaaaa- il en sort une prévision. Mince, le réchauffement vient perturber tout ça ? Ho ben on va juste rajouter quelques lignes à la recette pour la rendre un peu plus complexe, il doit quand même bien y avoir moyen de faire ça, non ? Non, la prévision saisonnière à partir d'indices, c'est ce qu'on appelle de l'approche rétrospective : on observe dans le passé comment la circulation atmosphérique s'est comportée au regard d'un certain nombre d'indices précurseurs, pour essayer d'en déduire, au regard des indices de cette année, comment elle pourrait se comporter en s'appuyant sur le postulat que "mêmes causes, mêmes conséquences". Certaines années ça marche, d'autres pas du tout, le problème c'est surtout qu'il faut savoir synthétiser au milieu de la multitude d'indices qui vont conduire individuellement à des déductions parfois radicalement opposées. L'approche rétrospective, cela ne marche que si on considère que l'atmosphère d'aujourd'hui est dans un état suffisamment équivalent aux années étudiées pour que les comparaisons soient valables. Qu'il n'existe pas d'effets de seuils, de variations, ou de nouveaux éléments qui pourraient conduire à ce qu'un même effet de départ n'ait pas en sortie des conséquences complètement différentes. Et, dans le climat de 2017, il y a beaucoup de choses qui finissent par nous faire estimer que non, nous ne sommes plus dans un état suffisamment équivalent à celui du passé pour que ces approches rétrospectives soient encore suffisamment fiables. Et si c'est réellement le cas (encore une fois, c'est mon avis perso, mais je pense que j'ai donné un sacré exemple du pourquoi), ce n'est pas un jonglage qui permettra quoi que ce soit. Cela ne sous entend pas qu'il faille abandonner la prévision saisonnière, fermer le topic, ou complètement arrêter ce genre d'analyses. J'exprime seulement la hauteur de vue que je pense nécessaire d'avoir sur ces analyses, et sur leur fiabilité. A mon avis, autant ces dernières années on a énormément fait progresser les prévisions saisonnières via des analyses rétrospectives avec parfois des indices créées ad-hoc (SAI), notamment car elles ont permis ensuite de modéliser et de comprendre comment fonctionnaient ces liens de causalité, autant je pense que l'avenir de ce genre de prévisions va désormais passer dans des analyses de dynamiques en cours et dans la modélisation.
  35. 16 points
    Salut, Si ça en intéresse certains ici, j'ai essayé d'analyser la situation pour la station de Nîmes Courbessac pour cette dernière année glissante (donc allant de la mi-octobre 2016 à aujourd'hui). Il est question ici de ressources hydriques, càd d'évaluer le niveau de sécheresse écologique. J'ai éprouvé pour cela un indice (que j'ai créé moi-même il y a quelques années) à partir des données de températures, précipitations, nombre de jour de RR, ensoleillement et latitude, humidité relative, et vitesse moyenne du vent. Tout cela sur l'année écoulée. L'indice hydrique estival (Ihe) indique qu'il y a sécheresse écologique s'il est < 0 (coïncide souvent avec la limite nord du domaine méditerranéen). Elle est forte en dessous de -30, et extrême à -60 (déserts subtropicaux en été). L'indice hydrique annuel (IhA) indique que le climat associé à de telles conditions est humide si > 50, subhumide si compris entre 25 et 50, subxérique entre 0 et 25), xérique entre 0 et -30, xérique marqué entre -30 et -45, semi-aride entre -45 et -65, aride entre -65 et -90, désertique si < -90. Les valeurs normales à Nîmes Courbessac sont les suivantes : - indice hydrique estival (de juin à août inclus) : Ihe = -14,6 (présence s'une sécheresse écologique modérée) - indice annuel IhA = +6,3 => le climat est sub-xérique (typique de la frange nord et supérieure des climats méditerranéens). Au cours de cette dernière année, j'obtiens ceci : - Ihe = -35,2 (sécheresse écologique marquée, évidemment !) - IhA = -48,9 ! (les conditions météo que vous subissez là-bas depuis un an sont dignes de celles d'un climat semi-aride. Donc naturellement, les plantes n'apprécient guère, ni même les plantes méditerranéennes ! Et avec une telle valeur, il est évident que les réserves en eau dans le sol s'amenuisent rapidement.) Au fait, il n'est pas très exact de dire que l'eau utile est celle qui tombe en automne et en hiver. Utile pour les nappes phréatiques, oui. Mais pas spécialement pour la végétation.
  36. 16 points
    Tu as osé faire ça!!!!!!! Et après tu viens donner de leçons comme quoi les colliers blancs sont pour l’intérieur!!!! Franchement tu me déçois beaucoup Ohhh oui!!!! Pour moi c'est tout simplement inconcevable de laisser "pourrir" une telle station à un tel endroit. Je suis à 300% pour la remettre d'aplomb pour la réintégrer à StatIC. Il faudrait juste comme pour Bauzon signer un convention avec le proprio de la maison forestière. Ensuite prendre une journée pour une réinstallation correcte et un entretien calibrage etc.... @bill07 on te laisse tout l'hiver pour gérer l’aspect administratif de la chose et si ça peu le faire je propose que le printemps venu on y fasse un tour exécuter le travail. Merci Laurent c'est ça Infoclimat une bande pote qui bichonne des StatIC et qui en profite aussi pour casser la croute et boire du pineau.... Avec plaisir pour la prochaine visite d'entretien de te joindre à nous! Si non bien rentré pour ma part et toujours un plaisir d'échanger avec vous tous! Un grand merci à @Neness064 (l'encyclopédie des VP2) car en ce qui me concerne, il m'a beaucoup appris hier. D'ailleurs puisque je parle de lui une photo : . @Sebaas, j'ai pensé que l'on pourrai ouvrir une nouvelle rubrique nommé "MaintenIC" (maintenance des StatIC) le tout dirigé par notre Jean-Jaques Charentais. Pour le reste des images faites cette fois-ci avec l'appareil: Puis une fois le travail terminé place à la détente depuis la station: Puis à proximité du col du pendu au Suc du Montat sur la commune d'Astet Dommage que j'avais des obligations car la balade effectué par le reste de l'équipe après mon départ m'aurai franchement bien plu......
  37. 16 points
    ouais, ouais, mais faudrait arrêter Matt .....les sudistes sont en manque grave Sinon une superbe belle journée sur le plateau ardéchois à la Croix de Bauzon, Tn de 1.2 °C mais remontée rapide de la T° et pratiquement plus de vent dans la journée; pour la pluvio les 0.2mm relevés ne sont qu'un reliquat de l'étalonnage, car c'est toujours nada et pour un bout ! Il n'y a pas que la Savoie qui a ses "3 vallées" Du nord au sud et vraiment très proches sur leur amont, celle de l'Ardèche vue depuis le sommet des Valadous (1548m) au dessus du col du Pendu. Celle de la vallée du Lignon (La Souche, Jaujac...) vue de La Croix de Bauzon et la dernière au sud celle de la vallée de La Baume (de Loubaresse à Valgorge) vue du col de Meyrand. ....et une petite dernière du village de Loubaresse, à l'attention de ....... il se reconnaitra
  38. 16 points
    Une bien belle journée, sous le soleil, le temps était vraiment idéal pour l'entretien de notre VP2 Quelques photos de la maintenance : Montage d'un abris 7714 avec sonde de t° pour ne pas avoir de coupure de donnée ( et au passage merci à notre ami charentais pour les précieux conseil sur l'entretien d'une VP2 ) Le pluvio est calibré : Les coupelles ont été nettoyé, et vérification de la tension de la pile de l'iss : Tout est OK, elle est prête pour l'hiver ! Entretien terminé vers 12h, on boit un petit verre avant de manger, Cédric attaque le pineau direct à la bouteille Petit passage au col du pendu en repartant, un jolie point de vu : Et retour à la maison, dernière photo prise sur les plateaux de la Haute Loire : Merci à tous pour le déplacement, vivement la prochaine Edit : on a rajouté/remplacé tous les colsons de l'installation, avant que Lilian ne pause la question
  39. 16 points
    Quelques photos de la petite mais magnifique randonnée d'hier (secteur de La Tour d'Auvergne) où on a même pas croisé de chasseur ou quelque chose de ressemblant. D'abord quelques champignons: Puis quelques rivières : Et pour finir une vue SO du Sancy:
  40. 15 points
    La vent préféré de @ricos est devenu plus sensible depuis 10h30 en plaine de Bresse avec une pointe à 31km/h. Actuellement il souffle à 16km/h de moyenne alors que le ciel se voile plus fortement. La douceur reste d'actualité avec 21.3°. Puisque l'on ne peut rien y faire, autant se satisfaire de la douceur qui m'a permis de récolter 4.9kg de tomates à l’instant
  41. 15 points
    Photos prises dans le centre-ville de Caen vers 17h20. Je précise qu'il n'y a aucune retouche sur ces photos. Le pic d'intensité a duré environ 30 minutes (luminosité digne d'un crépuscule, teinte du ciel jaunâtre et orangé et odeur de brûlé par moment) après un après-midi déjà couvert mais encore lumineux.
  42. 15 points
    Moi le grand jaune c'est le soir avec une poignée de cacahuète Tx de 27.3°C, Ta de 25.3°C.
  43. 15 points
  44. 15 points
    Bonjour, il semblerait que nous ayons conservé la trame émise lors du topic précédent, à savoir le recentrage des conditions dépressionnaires sur l'Atlantique entre Islande et Groenland. Une zone dépressionnaire alors régénérée et qui bon an, mal an, conduirait inévitablement à évoluer d'une circulation zonale de haute latitude vers une circulation plus méridionale, en raison de l'air froid que cette dépression "mère" finirait par rabattre à l'arrière, et permettant ainsi à ce talweg de déferler vers le Sud. A l'avant , on peu dés lors s'attendre à une orientation des vents au Sud Ouest sur la France au global, voir au S, ou même SSE de manière plus spécifique en fonction des perturbations capable d'interagir sur le flanc Est de ce talweg Atlantique de grande longueur d'onde. Le résultat de cette rythmique c'est d'évidence une envolée des thermomètres, il faudra surveiller d'éventuels records comme cela a été dit. Certes c'est trop loin pour être définit plus précisément; car pour qu'un record tombe, cette synoptique globale ne suffit pas, trop climatique, il faut pour cela un épiphénomène comme cette dépression à cœur chaud qui à la faveur des modèles à ce jour. De toute façon si ce n'était pas celle-ci ce serait une autre, tant qu'il existe un talweg qui pioche bien bas en latitude. La question me semble t'il consiste d'abord à estimer si cette rythmique va s'équilibrer, avec un talweg qui ne parviendrait pas à nous gagner, soit le classique du front en crabe près de nos côtes Atlantique en flux de Sud et puis s'en va, où bien si la circulation Ouest>Est naturelle prendra le dessus, avec un balayage globale du pays. La première version est la plus prometteuse, mais c'est aussi la plus risquée. C'est à dire qu'elle requiert plusieurs tentatives, avant que l'une d'elles soit dosée pour nous placer sous la zone instable engendrée par ce talweg, le contexte bloqué au sens large favorisant alors des pluies durables sur le pays, voire de gros épisodes méditerranéens. Mais le risque c'est que l'équilibre de ce refrain ne tienne pas, et que le talweg Atlantique soit en repli vers le Nord, ou retropédale vers l'Ouest telle une nao-, avant qu'une seule de ses perturbations ait pu nous concerner. La seconde, moins risquée, habituelle en octobre, aura inévitablement un goût de trop peu, avec le risque accru d'un rapide retour du zonal anticyclonique, sans avoir beaucoup cumulé. Après d'avis perso, à ce jour c'est l'option 1 qui domine les calculs. Une probabilité pluvieuse répétée est apparue sur les diagrammes à compter du 17 ou 18. Pour les bords de la méditerranée, je suis sur un 50/50 quand à l'arrivée de la pluie, ce n'est pas terrible, mais ce n'est pas arrivé depuis l'an dernier, ce qui est toujours une bonne nouvelle. Le risque que l'aspiration cyclonique ne s'approche pas assez de ces régions reste réel il me semble. D'autant qu'en guise d'avertissement, l'ensemble CEP laisse à ce stade une fenêtre de tire restreinte:
  45. 15 points
    Toujours aucun signal à moyen et long terme sur les ensemblistes, l’étiage du Vidourle dans sa partie aval est inédit avec une marre eau stagnante au niveau du moulin de Cariere à Aubais... Notre récurrence sèche est à plein et zero potentiel depuis le début du mois d'octobre...La prévision est du coup assez simple, soleil douceur et nuages bas!! Quel ennui météorologique cette année 2017, hormis quelques passages orageux moribonds ou beaucoup trop rapides en début d'été!
  46. 15 points
    Retour sur la journée d'hier ou le temps fut splendide pour une bonne rando dans les montagnes du luchonnais. Le départ s'effectue depuis les Granges d'Astau à 1140 m. Les couleurs d'automne m'accompagnent pour le début de la montée : J'arrive au lac d'Oô et sa cascade alors des bancs de nuages d'altitude circulent Altocumulus floccus virga Après le lac d'Oô, l'ascension continue vers le lac Sausset puis celui du Portillon où l'ambiance haute montagne se fait sentir. Le glacier du Seil de la Baque domine la lac du Portillon, d'un bleu intense Il fait assez frais à l'ombre, mais le vent est faible. Je prends encore de la hauteur vers le col inférieur de Litérole dans des éboulis de moins en moins stables pour gagner la crête menant à la pointe homonyme. Au col, je découvre le versant espagnol avec l'inévitable pic d'Aneto et le Maupas à gauche Après quelques hésitations sur l'itinéraire, la pointe de Litérole (3132 m) est atteinte sans difficulté. Le panorama est vaste, ici vers l'est avec d'innombrables pics qui se découpent au dessus de l'horizon C'est un plaisir de cheminer sur cette crête à haute altitude . Voici l'objectif suivant : Une courte descente mène au col supérieur de Litérole puis il reste un peu moins de 200 m à gravir pour arriver au Pic Perdiguère, 3222 m, qui n'est autre que le point culminant de la Haute Garonne. Le panorama est là aussi exceptionnel : Vers l'ouest avec au fond les Posets, le Monte Perdido, le Vignemale, Néouvielle et le pic du Midi de Bigorre La descente sera agrémentée de ces lointains cirrus alors que l'ombre gagne rapidement du terrain
  47. 15 points
    Beau temps malgré la présence d'un léger voile assez tenace. Tn : 6,7°C; Tx : 13,8°C; Ta : 12,2°C; RR : 0 mm; Rafale : 17,6 km/h L'automne trône en maître désormais avec des couleurs sublimes, beaucoup d'arbres ont d'ores et déjà perdu beaucoup de feuilles. Lever de lune au crépuscule hier au-dessus de Belledonne La fôret vers 1300/1400m.alt
  48. 15 points
    Bonjour, Je ne veux pas m'immiscer dans votre débat, mais si il y a bien une chose que l'on ne peut absolument pas reprocher à @gugo c'est de ne pas être constructif : quand on voit le nombre de posts qu'il nous pond chaque jour, et la taille des pavés parfois, si lui ne construit pas, je ne sais pas qui peut se vanter d'être un maçon des forums d'I C . Bonne journée et continuez à débattre de l'hiver à venir.
  49. 15 points
  50. 15 points
    Bonjour à tous, De retour sur IC après une longue absence pour faire un suivi de temps en temps sur le temps qui règne sur la ville de Québec. Pour me situer je possède une maison dans le secteur ouest de la ville (quartier Ste-Foy). Je suis à environ 5km au sud de l’aéroport. D’ailleurs coté relevés météo j’ai quasiment les mêmes Tx que celle de l’aéroport. Niveau Tn c’est un plus élevé mais c’est normal vu le milieu un peu plus urbanisé. Rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec les relevés d’hier : Tx de 29.6° hier avec un Tdx de 22°c Aujourd’hui on s’apprête à vivre une autre journée assez remarquable pour la saison. Après une Tn de 14.9° (merci le nordet), 29.1° présentement et un Td à 22°. A voir si on va atteindre la barre des 30°… Petite photo prises dans le quartier vendredi soir pour montrer l’avancée des couleurs en ville :
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+02:00