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Les Forums d'Infoclimat

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Popular Content

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  1. 49 points
    Bon, j'ai été faire mouliner un peu les réanalyses pour sortir les records de T850 sur notre pays, que ce soit en juin ou absolus. Il s'agit des données NCEP, période 1950-2018 ; elles ne sont pas forcément faites pour des pointages aussi précis, donc considérez juste les valeurs comme des indications approximatives, mais c'est quand même bien parlant. NCEP donnant des moyennes journalières, j'ai tiré en face les T850 moyennées par jour de GFS 06z pour être à comparaison cohérente. Le tableau donne le record mensuel et absolu journalier avec sa date, ainsi que les records en moyenne sur 3, 5 et 7 jours (la date mentionnée est celle du centre de la période) qui permettent aussi d'apprécier sur la durée l'ampleur des épisodes de canicule. Je pense que ce n'est pas la peine que je commente outre mesure, les valeurs parlent...
  2. 34 points
  3. 28 points
    C’est plutôt que MF est malheureusement obligé de suivre la concurrence de la « prévi brute à J+15 » qui s’est développée au fil des années sur de nombreux sites (LCM depuis très longtemms), répondant elle même à une demande de la population (et oui, plus on donne une prévi lointaine, plus la personne lambda sera satisfaite). La fiabilité est catastrophique, mais ça entre dans ce jeu du commerce et de la concurrence... Tout ce qui se passe sur cette partie du forum, avec des analyses approfondies, des débats et parfois des tensions pour tenter de dégager une tendance la plus fiable possible au delà de J+7, la population lambda s’en fiche royalement. Tant qu’ils peuvent avoir une indication de la température qu’il fera à Saint-Bonnet-de-Salers à 14h45 pour le mariage du cousin de la famille le samedi 6 juillet prochain, à l’aide de la sortie brute de GFS...
  4. 23 points
    Il faudra attendre le week end pour les ajustements de position et d'intensité. Mais pour le moment avec du +20°C à 850 hPa qui passe les Pyrénées dimanche, du 28 en milieu de semaine et une porte de sortie qui se ferme et se trouve au bout d'un couloir de plus en plus long, je pense qu'on est à 2 doigts de vivre quelque chose de parfaitement historique. Grosse modo, pour ceux qui seront les 1ers concernés et seront sous la cloche ardente (Sud Ouest ou Sud Est, ça se décale Est / Ouest pour le moment)on part pour 5 jours de 35°C minimum et sans doute 40/42°C au paroxysme de l'épisode. Aucune chance de rafraîchissement les nuits, on restera proche des 25°C et sans doute des 30 en agglomération. Pas de bol, fallait que ça tombe en plein solstice pour ne rien arranger. Et ce n'est que le début de l'été, les derniers mois de juillet et août nous confirment que le potentiel est encore supérieur plus tard dans la saison. Bravo à GFS qui a senti au poil le coup depuis lundi,.
  5. 23 points
    Ce midi, CEP est maintenant beaucoup plus chaud de GFS, que ce soit le deterministes ou l'ensemblistes. Voici le diagramme de Toulouse , la moyenne des scénarios atteint les 25° à 850hpa mardi, le deterministes est hallucinant... L'arrivée d'une telle masse d'air (t850>25°C) sur notre doux pays est, de base, un événement rarissime, en juin, ce serait tout simplement inédit, pour cette raison, il convient de garder une certaine réserve face au modélisation les plus extrême. Pour autant, ce midi, même les scénarios médians font état d'une canicule majeure (t850 >20°C sur la majeur partie du pays, ponctuellement t850>25°). Cette barre des 25° à 850hpa qui nous menace n'a été atteinte et même approché qu'une poignée de fois, jamais de manière durable et généralisé. Voici un petit mémory : + En 2003, la t850 fut de l'ordre de 22-23° pendant 10 jours, ce qui déclasse complètement cet événement en terme de durée, les 25° furent ponctuellement atteint dans la moitié sud. Cet épisode détient les records absolus de chaleur à 850hpa sur tout un quart nord-ouest. Au sol, je pense que tout le monde, connait le résultat, des 40° à la pelle un peu partout et une bonne partie des records absolus. + Fin juillet 1983 , un petit cut-off très dynamique sur le Portugal va amener une masse d'air incroyablement chaude sur tout une moitié est du pays. là aussi les 40° sont aisément dépassé avec meme plus de 42° dans le Var. Les records de t850 dans le sud-est datent tous de cette décade exceptionnelle. + Mi août 2012, cet événement fut plus remarquable en altitude qu'au sol en raison de l'avancée dans le saison, en effet, le soleil de fin août n'est plus aussi chaud qu'au coeur de l'été. Dans le SO, il s'agit là du record de chaleur à 850hpa + Début juillet 2015, Les 25° à 850hpa ont à peine été atteint et pourtant les 40° ont été atteint jusqu'à la moitié nord et même 41° à St-Etienne et Cazaux.
  6. 22 points
    C'est bon, on est mort les amis 1911 -> 1947 -> 1983 -> 2019
  7. 20 points
    Comme tu viens justement de donner un lien qui te contredit, je me fais un plaisir de valider ton commentaire HS ---> l'article en question parle des cartes d'humidex diffusées par LCM et BFM. Nous, sur ce forum, on ne parle pas d'un indice composite, mais d'une T°C réelle, physique, modélisée depuis plusieurs jours par Arp et ICON entres autres. D'ailleurs c'est même pire que ça, on sait que LCM n'utilise pas la formule officiellement retenue pour calculer l'humidex (inventée et validée par les Canadiens), mais une tambouille qui leur est propre et ne sert qu'à faire du buzz. Ajoutons que là aussi, on en parle déjà sur le topic dédié: https://forums.infoclimat.fr/f/topic/9222-médias-exagération-désinformations-sur-la-météo/?do=findComment&comment=3104706 Et si on te donne des angoisses, on ne te retient pas... va suer ailleurs!
  8. 20 points
    On en reparle dans une semaine : - "bah c'était pas grand chose, avec la clim' et au bord de la piscine on le vit très bien" - "on en a fait tout un foin mais il s'est rien passé" (peu importe que ce soit justement le résultat du travail des équipes sanitaires) - "s'il y a des morts c'est la faute à la société qui laisse ses vieux dans la solitude, pas à la chaleur" [Mode niveau moyen des commentaires des lecteurs des journaux OFF] Edit : oops j'avais oublié le conspirationniste : (source : un commentaire d'un lecteur suite à un article de presse). C'est bien connu que quand E.Dhéliat annonce 40°, c'est en fait sponsorisé par Darty.
  9. 20 points
    Juste histoire de rire un peu, vu les niveaux hallucinants des T850 prévues par chez vous, je me suis "amusé" a retracer les corrélations entre cet indice et les températures au sol sur votre région via la station de Clermont Ferrand, et de voir si on pouvait estimer (pifométriquement) des valeurs de Tx pour la semaine prochaine. Voici le résultat, comparaison entre la T850 quotidienne (données des réanalyses NCEP) et les Tx relevées à la station, pour les seuls mois de juin et juillet - j'ai évacué les mois d'août que j'estimais moins comparables : soleil moins haut, journées moins longues, T850 plus variables : La corrélation n'est pas moche (R² = 0.784), visuellement c'est quand même assez propre et il semble y avoir moins de variabilité sur les valeurs élevées (T850 > 15) que sur des valeurs plus basses. Partons donc du postulat suivant : GFS 06 z modélise un joli 27,4° de T850 moyenne sur la journée du 27 (26,1° la veille). Le record de juin serait de 37,4° d'après la base climatologique d'IC. Au regard de la valeur de T850 modélisée par GFS le 27, et des éléments la corrélation relevée ci dessus, cela nous donne seulement 2,5% de probabilité que la Tx soit inférieure à 38,6° (seuil -1,96 σ). A 37,4°, on doit être à >99 % de probabilités d'être au dessus et de le battre. Adieu, tu nous étais sympathique, mais là t'avais autant de chances de survivre que de gagner les 24 heures du Mans dans avec une Peugeot 107 de 68 chevaux. Le record absolu est quand à lui de 40,7° sachant qu'il s'agit de la seule et unique valeur >40° de l'histoire de la station, toujours selon la base IC. Cette valeur correspond pile poil au seuil -1 σ ; dit autrement on a sur le papier environ 84 % de probabilités de la battre. En gros c'est pas fait, mais bon, vous parieriez sur l'équipe de foot d'Andorre en match face à l'Allemagne ou l'Angleterre ? Et donc, quelle est la valeur centrale de l'estimation de Tx qu'on peut faire pour cette journée du 27 ? Oh, rien de moins de 43,0°... 😵 Une chance sur deux d'arriver à cette valeur. Et pour continuer de monter, le seuil à +1 σ atteint 45,2°. On peut donc estimer à quelque chose comme 18 % la probabilité d'atteindre le seuil des 45°. J'ai refait mes calculs trois fois car la première fois que j'ai trouvé cette valeur, j'ai cherché où est-ce que j'avais pu me tromper. Le seuil à + 1,96 σ (2,5 % de probabilité) est quand à lui de 47,3°, comme ça on a fait la boucle. Maintenant, j'imagine qu'il ne reste plus qu'à espérer que GFS surestime le coup de chalumeau, ou émigrer au sommet d'un puy ? EDIT : et j'étais en train de rédiger mon post quand M.Gagnard a posté sur les 43° d'Arpège, c'était pas concerté...
  10. 20 points
    Fasciné par la tendance à la minimisation de tout un tas de personnes, y compris des passionnés de météo. Sur mon compte Twitter, y'en a un paquet qui se déchainent sur "vous faites dans le sensationnalisme", "ça arrive tous les ans", "c'est queudal par rapport à 76"... etc etc... Pas de problème, on en reparle dans une semaine.
  11. 20 points
    Mes premières photos de foudre nocturne de l'année ce soir, ça fait sacrément plaisir. Orage relativement bien isolé et peu mobile sur le nord-est de la Haute-Loire depuis Monistrol sur Loire en ce début de nuit, avec une dominante clairement pluvieuse. Je l'ai observé s'avancer vers moi à pas de loup pendant près d'une heure et demi, alternant phases d'intensification et phases de déstructuration. Activité électrique globalement pauvre, seul le radar de précipitations pouvait cette fois-ci donner des informations précises sur le comportement de cet orage. Et après d'interminables minutes d'observation d'intra-nuageux très ennuyeux, des impacts de foudre en air sec se mettent à tomber comme par magie. Les premiers impacts visibles en air sec ont fait retentir le tonnerre il y a de cela maintenant une bonne quizaine de minutes, et depuis c'est le calme total. Plus aucune activité électrique, mais le radar confirme pourtant le maintient de la cellule orageuse. Je perd confiance, et une certaine peur m'envahit lorsque la pluie se met à tomber. Je persiste une dernière minute de plus, en répétant deux fois que cette pose de 30 secondes sera la dernière, puis j'active de nouveau l'obturateur. Et là, je vois un trait blanc déchirer le paysage devant mes yeux, suivi d'une gerbe d'étincelles orangées après la dissipation de l'impact. Je décide alors de ranger le matériel à toute vitesse, jugeant que le prochain tombera beaucoup trop près. Lorsque je visualise la photo une fois à l'abri dans la voiture, je constate que j'ai fait ma plus belle prise de powerflash. La boule de lumière qui en émane est telle, qu'elle crame légèrement la photo à cet endroit, le flash a été encore plus puissant que l'impact de foudre en lui-même. Bonne soirée à tous
  12. 20 points
    La grêle a fait la une des journaux ces derniers jours, notamment dans la Drôme, mais la Lozère n'a pas été en reste. Je vous propose de revivre le puissant orage de grêle qui a tangenté Mende ce 15 juin 2019. Si la ville a été épargnée par la grêle, il n'en a pas été de même dans le secteur du massif de la Boulaine qui a connu des chutes localement destructrices (grêlons de 4 cm voire davantage). Les 6 images qui suivent montrent l'arrivée de l'orage sur Mende, la séquence s'étale sur environ 10 mn, entre 12h54 pour la première photo et 13h04 pour la dernière. L'orage approche et l'horizon Ouest / Nord-Ouest prend une allure des plus menaçantes Les stratus issus du précédent orage se font aspirer La teinte "bleu-vert" du ciel ne laisse que peu de doute quant au potentiel grêligène de l'orage Les précipitations commencent à faire disparaître le paysage tandis que le vent se lève franchement Les bases surbaissées du "monstre" survolent la ville Les flèches de la cathédrale sous la menace Dernière image avant d'être englouti dans le déluge Deux heures après l'orage je décide de me rendre dans le massif de la Boulaine et me rends compte de l'importance de la chute de grêle ! Des spécimens de 3-4 cm (voire un peu plus) sont encore bien présent au sol dans le secteur du village de Servières notamment. Dans la forêt, le spectacle est étrange, avec un tapis blanc rappelant l'hiver et de légères nappes de brouillards provoquées par le contraste en la grêle recouvrant le sol et les rayons du soleil qui est désormais de retour. Au final cet orage aura provoqué des dégâts (carrosseries abîmées, velux cassés, végétation hachée) dans tout ce secteur compris entre la vallée du Lot et du Coulagnet. Un comble quand on sait que la saison orageuse 2019 a vraiment tardé à se mettre en place avec un gros déficit d'orages depuis avril.
  13. 19 points
    Je trouve quand même bien imprudent à 180h d'échéance de miser entièrement sur GFS, uniquement parce qu'il a été le premier à entrevoir l'arrivée de cette période caniculaire, et que pour cette raison il semblerait être le mieux placé pour gérer la durée de cette canicule . Puisqu'il est si bon, à ce moment là pour le reste de l'été on jette tous les autres modèles (notamment CEP soudain devenu très mauvais parce qu'il a été en retard sur GFS)au panier et on ne se fie plus qu'à GFS alors ? Enfin moi ce n'est pas comme ça que je vois la prévision à long terme on ne se fiant absolument qu'à un seul modèle, et me garderais bien de parier qu'au weekend prochain la canicule sera sûrement terminée .
  14. 19 points
    Au vu des modélisations de ce soir, on se dirige vers une canicule historique. On discerne 2 phases : + De dimanche à mardi , la goutte froide va progressivement s'isoler sur le proche atlantique redressant le flux lequel amenant une masse d'air déja remarquablement chaude pour un mois de juin, dés mardi , les températures afficheraient déja des niveaux proche des records, les 35° seraient depassés un peu partout sauf dans le NO et les 40° localement approchés voire atteints. + A partir de mardi soir , la dorsale européenne va se joindre à la dorsale atlantique, le flux va alors nettement se continentaliser, et une masse d'air encore plus brulante va s'engouffrer dans le pays en commençant par le SO. La canicule attiendrait alors son paroxysme, la chaleur atteindrait des niveaux historiques, les 40° pourraient etre dépassés sur de larges superficie dans le nord comme dans le sud. Sinon , il convient de rappeler que GFS sous-estime très nettement les tempéraures , il n y a qu'à comparer GFS et ARPEGE pour lundi.
  15. 19 points
    Histoire de se comparer, voici les records en terme de T850 dans les réanalyses depuis 1950 selon les régions, dans le nord et le nord-ouest c'est le 6 août 2003 : Sur les Pyrénées, c'est le 18 août 2012 : Et quelques jours plus tard pour le nord-est : Pour la Provence et la Corse, juillet 1983 : Mais point commun, tous les records datent de fin d'été, pas de juin. Pour le nord en juin, c'est le fugace épisode de 2011 qui tient la barre, autant dire que c'est une aimable plaisanterie en comparaison de ce qui se profile la semaine prochaine :
  16. 19 points
    On est un peu en bordure de topic mais outre l'intensité, j'ai de plus en plus l'impression que les modèles sont en train de se réajuster progressivement vers quelque chose qui pourrait être durable. C'est peu visible au niveau des cartes de géopotentiels dans cet océan de hautes pressions mais on remarque sur les modèles une tendance à isoler de manière de plus en plus nette la goutte froide au niveau des Açores (12z d'hier - 12z du jour) : On voit bien sur la carte de gauche (hier) l'isolement imparfait de la goutte froide. Sa trajectoire moins méridionale a pour double conséquence : - d'advecter un flux brulant moins durable car la GF se voit reprise par la circulation d'ouest avec donc une bascule assez rapide d'un flux de S à un flux de SO - favoriser l'écoulement en direction de l'Europe occidentale des bas géopotentiels présents sur la Scandinavie (courbe bleue) A contrario, sur les sorties du jour on se retrouve avec un blocage parfait ; l'isolement de la goutte froide est total et le dôme de hautes pressions parfaitement dessiné. Cela change fortement la donne pour la suite puisque : - on reste bien plus longtemps dans une advection d'air subsharien brûlant (S) sans bascule rapide en flux de SO - l'advection douce étant plus prononcée à l'avant de cette goutte froide, l'écoulement des anomalies basses scandinaves est repoussé bien plus à l'est du continent européen On est ce soir sur un schéma de "blocage rex" (idem sur CEP que je viens de regarder) contrairement à hier où on était simplement sur une circulation atmosphérique ralentie mais non bloquée. A voir si les sorties de demain vont confirmer cette tendance mais j'ai de plus en plus l'impression qu'on va en prendre pour 8-10j voire davantage que seulement 5 jours comme envisagé initialement.
  17. 18 points
    Bonjour, Quelques nouvelles du suivi des névés. Comme tu l'écris @Dralfot, le printemps frais (mai / début juin) a limité la fonte. Mais le stock fin avril était modeste, de telle sorte que le retour à des T normales et la chaleur actuelle entraîne une disparition accélérée des plaques de neige résiduelles. Pour l'illustrer, deux photos comparatives du Val d'Enfer prises à 8 jours d'intervalle : Photo du 16 juin (la mini cascade permet d'avoir un repère) : Photo du jour, 24 juin : Pour la comparaison avec les années passées, la photo d'une année standard, 2018, mais prise le 30 juin : La photo du jour (24 juin) pour comparer : Les deux surfaces et épaisseurs semblent proches, mais il y a 6 jours d'écart et les T annoncées laissent augurer une fonte plus rapide qu'en 2018. A suivre... Enfin, dernière photo prise simplement pour les habitants des bas pays, en particulier le marcheur nocturne, @un_Mauzunois, qui rêvent de fraîcheur... Bonne soirée Fred
  18. 18 points
    Une pensée pour les collégiens du Cotentin ou du Finistère qui auraient pu aller passer leur brevet des collèges en manteaux... (humour)
  19. 18 points
    A Clermont/Aulnat Tx +31,1 °C. Petit retour sur la "ch'tite balade" champêtre au Nord de Clermont, entre Chateauguay et Ménétrol. (les photos sont de Fanfoette et les décors de Dame Nature ) Chateaugay et sa forteresse du 14 ème siècle: ... et ses caves ! (pour ceux qui ne le savent pas il y a un bon petit vin par là) Passages en sous-bois forts agréables! Les moutons ... déjà en mode canicule !? ... enfin l'incontournable :
  20. 18 points
    Vraiment décevant cette canicule, on va à peine atteindre les 25° à 850hpa et rester 4 à 6 jrs au dessus des 20° soit à peine au niveau des records atteints généralement 24 à 48h. Franchement @alex67 j'ai cru au départ que tu faisais du second degré mais on fait non 😳. On te connais donc on sait qu'il n'y a aucune provocation de ta part mais ce pourrait être perçu pour de l' indécence par des lecteurs ne connaissant pas le topic. Tu tires déjà des conclusions sur un épisode où les probabilités de battre des records absolus de chaleur généralement atteints au coeur de l'été et issus de canicules de dimensions séculaires ou presque sont fortes. Edit: ce qui est intéressant niveau prévisions, en lien avec les messages d'alex, c'est qu'il y a.effectivement la possible mise en place d'un flux de NE rabattant de l'air un peu moins brûlant sur le nord de nos régions. On entre dans des échéances courtes et de petits ajustements s'opèrent, comme en hiver. On a de nombreux exemples lorsqu'est st entrevu à LT l'invasion massive d'air froid par le nord ou l'est et qu'apparaissent à CT des évolutions à petite échelle (vent en BC petits creusements secondaires ) qui peuvent modérer les grands froids entrevues ou annihiler/amplifier des épisodes neigeux.
  21. 18 points
    En essayant de rationaliser à outrance, tu tombes véritablement dans le déni, reniant une "vérité numérique" avec un côté St Thomas qui n'a rien de cartésien.
  22. 18 points
    GFS pour jeudi après midi annonce un humidex à 46 dans plusieurs points du Nord de la France dont la Normandie, mais plus dingue encore, il pose des 44 sur tout le centre de l'Angleterre, oui, de l'Angleterre ! C'est vraiment la "météo du futur" de mozzinor là !!
  23. 18 points
    Mon expérience, avant j'étais une "personne lambda" et je regardais en effet les prévisions automatiques. Mais depuis que j'ai découvert les Forums Infoclimat (2 ans) je me suis intéressé davantage à la prévision grâce aux intervenants qui sont très pédagogues et j'ai compris énormément de notions. Ça a clairement accentué ma passion pour les orages en particulier mais surtout les prévisions hivernales passionnantes. Donc ce que je peux dire c'est que oui les gens ne vont pas s'y intéresser mais uniquement parce qu'ils ne connaissent pas, une fois qu'on connait on s'en lasse pas. C'est une prévision humaine avec plusieurs "avis" ce qui rend la prévision complète même pour un simple lecteur comme moi. Vous faites aimer la météo et la prévision, vraiment c'est tellement intéressant et avant je m'y intéressait pas autant. Je pense que ça peut être le cas de beaucoup de personnes, qui comprendrait beaucoup + de choses sur leurs vie quotidienne que sur les bulletins de Louis Bodin par exemple ( "Pourquoi il avait dit orages hier alors que grand soleil toute la journée" etc ). C'est vraiment une belle invention ces forums, qui devrait être diffusée bien + largement !
  24. 18 points
    Micro-climat partout en IDF : http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-france/cormeilles-en-parisis/95240 Et oué !
  25. 17 points
    CAPE, convection et prévisions. C'est un sujet qui revient fréquemment, plus encore en période estivale, propice aux orages. Voici un point que j'essaie être assez complet sans être trop technique. J'espère que le plus grand nombre trouvera des informations intéressantes. J'ai essayé de simplifier sans perdre en finesse. Commentaires et corrections sont les bienvenus ! - Définition théorique - Définition pratique - Analogie concrète - Une brève histoire de convection .... - En résumé - Interprétations - Comment déterminer ces niveaux de pression depuis un radio-sondage ? Définition théorique : La CAPE : L'Énergie Potentielle de Convection Disponile (EPCD en français), Convective Available Potential Energy, en anglais. Sa définition est l'énergie potentielle par unité de masse que possède une particule d'air plus chaude que son environnement. Définition pratique : Étant plus chaude que son environnement immédiat, elle tente de retrouver son équilibre par un mouvement ascensionnelle, équilibre qu'elle retrouvera lorsque sa température sera équivalente à la température de son environnement. Cette énergie potentielle est alors transformée en énergie cinétique, puisqu'en mouvement par rapport aux référentiels terrestre et atmosphérique. Concrètement, une particule d'air est chauffée : cas du soleil qui chauffe le sol ; le sol, en retour, chauffe par contact les particules d'air à son contact (l'air est mauvais conducteur de chaleur, c'est essentiellement par contact que l'air se réchauffe, dans le cas qui nous intéresse). Étant plus chaude à pression constante, son volume s'accroît (loi des gaz parfaits : PV = nRT qui relie Pression, Volume et Température). Elle devient donc moins dense et va s'élever mécaniquement. C'est le fameux principe d'Archimède, ni plus ni moins. Elle s’élèvera jusqu'à se retrouver en équilibre. Selon l'énergie cinétique acquise, elle dépassera plus ou moins ce plafond. Note : cette ascension peut avoir une origine purement mécanique : présence d'un relief, arrivée d'un front, etc. Analogie concrète : Quand on plonge en mer ou en piscine, le corps est moins dense que l'eau, davantage en fonction de la profondeur atteinte. Une fois en bas, il remonte mécaniquement, le corps étant moins dense, jusqu'à la surface. Suivant l'énergie acquise (plongeon plus ou moins profond), il s’élèvera un peu au-dessus de la surface. De même, un ballon empli d'air qu'on plonge dans l'eau et qu'on lâche, s'élèvera jusqu'à la surface puis même en l'air avant de retomber. Son point d'équilibre se situe à la surface de l'eau. Au fond de l'eau, le ballon ou le corps possède une énergie potentielle qui sera « libérée » en énergie cinétique, c-à-d en mouvement vers le haut, dès qu'il sera lâché. Une fois la surface atteinte, l'énergie potentielle devient nulle. Au-dessus de la surface, l'énergie potentielle reprend mais « dans un sens opposé » et le ballon redescendra (énergie cinétique vers le bas) vers la surface, c'est-à-dire vers son point d'équilibre. On verra que la CAPE répond à un mécanisme similaire. Une brève histoire de convection .... Pour la particule d'air plus chaude que son environnement, je vais ajouter quelques subtilités. Une petite définition avant : celle du rapport de mélange. L'idée est simple. Il s'agit du rapport de la masse de vapeur d'eau que contient un volume d'air à la masse d'air sec de ce même volume. Dit autrement, on a un volume d'air (un ballon) qui contient une certaine masse de vapeur d'eau (d'« humidité »). Le rapport de mélange est la division de la masse de vapeur d'eau du ballon par la masse d'air du ballon sans la vapeur d'eau. La particule d'air qui s'élève n'échange pas d'énergie thermique (pas d'échange de chaleur) avec son environnement. Elle ne perd donc pas de chaleur de cette façon. En revanche, en s'élevant, la pression diminue. Selon la loi des gaz parfaits, son volume va alors augmenter et sa température « intérieure » (la température à l'intérieur de la particule d'air) va baisser. C'est ce qu'on appelle la détente adiabatique. Cependant, son rapport de mélange demeure constant (pas d'ajout ou de perte de vapeur d'eau durant l'ascension). Or, l'air ne peut contenir qu'une certaine masse de vapeur d'eau, la valeur maximale dépend de la température : plus elle est froide, moins elle peut en contenir. Logiquement, en s'élevant, la particule d'air finira par atteindre son niveau de saturation. Ce niveau de pression où la particule atteint sa température de saturation est le niveau de condensation par convection NCC (si l'origine de son ascension est la convection) ou le niveau de condensation par ascension NCA, dans le cas d'un soulèvement dynamique. Dit autrement, ce niveau de pression est atteint lorsque l'humidité relative de la particule d'air parvient à 100%. Le NCC (CCL en anglais, Convective Condensation Level) n'est par définition présent que lorsque l'atmosphère est instable (convection !). Le NCA (LCL, Lifted Condensation Level) se rencontre également en atmosphère stable. CCL et LCL se trouvent au même niveau de pression si l'atmosphère est saturée. Autrement, le CCL est à un niveau de pression inférieur (donc une altitude supérieur). Bien entendu, ces niveaux peuvent n'être jamais atteint si la particule est suffisamment sèche ou le niveau d'équilibre atteint avant la saturation. L'humidité relative étant à 100%, c'est à ce niveau de pression que les nuages convectifs apparaîtront. (En réalité ces nuages se forment très légèrement plus haut (de l'ordre de quelques mètres) au terme d'une légère sursaturation en présence de noyaux de condensation (aérosols divers et variés)). Niveau de convection libre, NCL (Level of Free Convection, LFC). Une fois le LCL atteint, la particule continue de s'élever jusqu'à atteindre ce niveau de condensation libre à partir duquel la température de la particule d'air, plus chaude que la température de son environnement (environnement saturé, on est à l'intérieur du nuage convectif) acquiert un supplément d'énergie cinétique. Comme précédemment, température plus chaude dit volume plus grand et densité plus faible. Son mouvement ascensionel s'accélère. Cependant, la particule subira là encore un refroidissement progressif jusqu'à rencontrer la même température de son environnement. Ce niveau de pression où les deux températures (de la particule et de son environnement) sont égales est le niveau d'équilibre, NE (Equilibrium Level, EL). Niveau d'équilibre, NE. À ce niveau de pression, la poussée d'Archimède flottabilité devient nulle. L'énergie cinétique acquise lui permet de s'élever encore un peu bien que sa température devienne du coup plus froide. Elle redescendra vers le NE. Ce mouvement oscillant s'amortit. C'est le sommet du nuage convectif. En pratique, dû notamment aux frictions entre particules et aérosols, le sommet peut être légèrement inférieur au NE. Le NE est toujours présent, dans une masse d'air sèche ou humide. Ouf ... ! En résumé : - Une particule, plus chaude que son environnement, s'élève. - Si elle est suffisamment chaude et/ou humide, elle atteindra le niveau de condensation (LCL) : elle devient saturée et le nuage se forme (base du nuage). - Elle continue à s'élever jusqu'au niveau de convection libre (LFC) où son énergie cinétique augmente. - Enfin, lorsque les deux températures sont égales, le niveau d'équilibre EL est atteint. C'est le sommet du nuage. (wikipedia) Interprétations : Si le LCL est plus bas que le LFC, la convection aura besoin d'un moteur supplémentaire tel qu'un front froid, un réchauffement solaire, une convergence de surface, un apport d'humidité, etc. La masse d'air est potentiellement instable. L'inverse traduit un manque d'humidité. L'atmosphère est instable mais ce manque d'humidité empêchera la formation d'un nuage. Si les deux sont au même niveau de pression, la masse d'air est naturellement convective. Le CCL permet d'évaluer le niveau de la base des nuages lors d'une convection par réchauffement diurne ou les ascendances thermiques (thermiques bleues notamment). Si le LCL et CCL sont égaux, l'atmosphère est saturée. Si le EL atteint la tropopause, la particule d'air peut continuer sa progression et former un dôme au-dessus de l'enclume du Cb. Et la CAPE dans tout ça ? La CAPE a deux composantes, une positive et une négative. Généralement, leur somme est nulle au niveau d'équilibre. La CAPE fournit sur les cartes est la CAPE « positive ». On se rappelle du ballon qui a une énergie « positive » sous l'eau et « négative » dans l'air ... La CAPE, dans le sens usuel (positive), s'exerce à partir du niveau de convection libre, LFC, jusqu'au niveau d'équilibre, EL. En-dessous du LFC, la CAPE est négative. C'est la CIN (Convective INhibition). Au-dessus de EL, la CAPE devient également négative (CIN). Une autre façon de présenter est de dire que lorsque la poussée d'Archimède flottabilité s'exerce vers le haut, la CAPE est positive. Lorsqu'elle s'exerce vers le bas, la CAPE est négative. Une couche limite planétaire haute et sèche conduira à une valeur de CIN élevée. À l'inverse, une humidité relativement moindre à l'étage moyen favorisera la CAPE. Comment déterminer ces niveaux de pression depuis un radio-sondage ? Je suppose que la signification des courbes présentes sur un RS sont connues. LCL : On part de la température initiale (courbe rouge) et on trace une ligne (verte, 1) qui suit l'adiabatique sèche (courbe fine noire). On part du point de rosée (ligne bleue pâle) et on trace une ligne parallèle (verte, 2) passant par ce point de départ et au rapport de mélange le plus proche (lignes fines brunes droites penchées pointillées). L’intersection des deux est au LCL. LFC : On part du LCL et on trace une ligne (verte, 3) qui suit la courbure de l'adiabatique humide (lignes noires courbées en pointillées). L'intersection avec la courbe des températures (rouge) donne le LFC. NE : On continue la ligne précédente (verte, 4) en continuant de suivre l'adiabatique humide. Lorsqu'elle recoupe la courbe des températures (rouge), on obtient le NE. Plusieurs éditeurs de RS fournissent ces niveaux directement sur le graphique. CAPE : La CAPE est donc la zone entre le LFC et le NE comprise entre la courbe des températures et l'adiabatique humide (hachures vertes). CIN : La CIN est la zone sous le LFC et comprise entre ces deux mêmes courbes. Une autre CIN est présente bien qu'elle n'apparaisse pas sur les cartes, est la zone au-dessus du NE, entre l'adiabatique humide (verte, 4) toujours et la courbe de températures (rouge). LI : Le LI, Lifted Index ou, en français, Indice de soulèvement, est la ligne noire épaisse que j'ai tracé au niveau 500 hPa, entre l'adiabatique humide et la courbe de températures. Sa définition est la différence entre la température de l'environnement (rouge) et la température d'une particule « soulevée » adiabatiquement (verte) au niveau de 500 hPa. Ceci dit, suivant le contexte, on peut abaisser ce niveau si le niveau moyen de la couche instable est plus bas (voire plus haut mais c'est plus rare, 500 hPa représentant déjà le niveau moyen de la troposphère). En février dernier, dans le topic de Prévisions Méditerranéennes, j'avais écrit une sorte mémo sur les différents indices d'instabilité (surtout en seconde partie du post) qui peut compléter ce message.:
  26. 17 points
    Étant au nord de la Seine j'aurais peut-être la chance d'avoir des températures un peu moins caniculaires (quoique dès que ça dépasse les 30°C je suis déjà lessivé !) , j'ai quand même bien sûr une grosse inquiétude vis à vis de cette période caniculaire . Mais ce qui m'inquiète encore plus c'est qu'elle intervient dès la dernière semaine de juin, sans mal en plus après les trois premières plutôt fraîches ( quoique plutôt normales si on se replace dans le contexte des années 70-80) Et comme il reste 3 mois ( on peut aller maintenant jusqu'à fin septembre ) où dès qu'une goutte froide aura la "bonne"( dans le sens fâcheuse) idée d'aller se loger au large du Portugal ( ce qui semble loin d'être une hypothèse farfelue avec la recrudescence de flux méridiens ) on activera la pompe à chaleur venue d'Afrique , je me demande jusqu'où ça ira si ça a le malheur d'intervenir entre la mi-juillet et la mi-août (comme en 2003 mais là on pourrait partir d'encore plus haut) C'est pour ça que même si certains essaient de se rassurer en disant que le weekend prochain les températures pourraient perdre quelque degrés il faudra surveiller comme le lait sur le feu ces fichues gouttes froides promptes à aller se loger dans les parages du Portugal, et personellement je suis très inquiet !
  27. 17 points
    CEP n'est effectivement pas à prendre à la légère puisqu'il s'inscrit dans une tendance qu'il modélise maintenant depuis plusieurs jours : à savoir un affaissement du blocage qui se ferait désormais sur l'Europe occidentale et qui ne s'évacuerait plus vers le Groënland comme envisagé il y a quelques jours. La goutte froide ayant de plus en plus de difficultés à progresser vers l'est. La comparaison des 0Z de CEP des 3 derniers jours est particulièrement parlante, cette sortie ne sort pas de nulle part mais s'inscrit bien dans la tendance des dernières 48h pour l'européen (0z : jeudi - vendredi - samedi). De gauche à droite on voit que l'interaction goutte froide/bas géopotentiels polaires ne s'effectue plus à proximité immédiate de notre pays mais selon un axe Açores-Groënland. La France restant dès lors d'autant plus longtemps dans l'advection douce : L'effet de seuil risque d'être important et conditionner fortement la suite de la canicule puisqu'on pourrait d'un côté basculer vers un vrai changement de régime avec un retour aux normes (gauche) ou au contraire créer les conditions favorables à un flux de SO pérenne (droite) : La comparaison avec 2003 peut se tenir puisqu'en terme de dynamique on retrouve les mêmes ingrédients à savoir un agglomérat de bas géopotentiels Groënlandais et redressement du flux en amont de l'Europe occidentale : Bon, on est encore loin de tout ça mais CEP montre bien qu'on se situe dans le champ des possibles même s'il s'agit d'une option pour l'heure minoritaire.
  28. 17 points
    Voilà les données minutes de Toulouse-Francazal pour les précipitations et le vent entre 23h10 et 23h40. Il est donc réellement tombé 24.0 mm en 6min Les valeurs exactes sur les 6 premières minutes sont (2.6 mm, 3.9 mm, 4.5 mm, 4.6 mm, 3.8 mm, 4.6 mm). C'est la première fois que je vois une tel quantité d'eau combiné à de si fortes rafales de vent. D'habitude, les gros cumuls d'eau en 6min sont fait avec peu de vent. Cette valeur entre dans le top 20 des records 6min en France et prend la 9ème place du classement : https://forums.infoclimat.fr/f/topic/1244-intensités-et-cumuls-de-pluie-extrême-≤3h/
  29. 17 points
    Bonsoir à tous, je ne poste pas souvent ces temps ci, et encore moins à Toulouse. Mais ce soir, au vu de la situation dantesque et de l'orage de grêle qui vient de passer, je n'attendais qu'une chose : arriver sur mon ordi pour vous partager les mesures qu'on a pu faire avec le système HD Rain. (Pour donner plus de contexte, HD Rain c'est l'entreprise que je monte depuis un peu plus d'un an ceux qui veulent en savoir plus : https://hd-rain.com ) On a déployé un réseau de capteur à Toulouse et ce soir nos capteurs et nos chaines de traitement ont plutôt bien fonctionné : Voici quelques captures d'écran de notre chaine de traitement qui a tourné ce soir en temps réel. Il faut qu'on adapte l'échelle de couleurs ; on avait encore jamais fait des mesures au dessus de 100mm/h, c'est chose faite : Soyez indulgents sur les premières images : ça fait à peine un mois qu'on fait tout en temps réel en 24h/24 et 7/7j Toujours est-il que je lance l'annonce ici. Nous avons encore des trous dans la couverture de la métropole, notamment au nord de Toulouse. Les capteurs HD Rain sont faciles à installer, il suffit d'une parabole TV à fixer, un câble coaxial, une prise électrique et un accès internet (si possible, sinon on se débrouille). S'il y a des personnes motivées pour accueillir un capteur pour compléter le réseau on fera des installations pendant l'été. On fera des post-traitements sur cet épisode, et si vous voulez voir les résultats dites le moi !
  30. 17 points
    Alarmant peut-être pas (encore), mais il envoie du bois oui Clairement pas non, comme déjà dit, les mécanismes mis en oeuvre ne sont pas du tout de la même échelle, et une canicule aura toujours une bien meilleure prévisibilité qu'une VDF.
  31. 16 points
  32. 16 points
    A noter aussi que cet air, directement injecté depuis le Sahara, sera chargé en poussières. Donc s'attendre à un ciel parfois tirant sur le gris, et franchement sur le rouge en fin de journée. J'ignore par contre si cela aura une véritable influence sur les températures. Peut-être la nuit, en retenant la chaleur. A voir.
  33. 16 points
    On ne connaît pas encore avec certitude l issue de cet épisode de canicule...
  34. 16 points
    Quand un bon Cantal vieux d'affinage 8 mois se transforme en Cabécou moelleux et fondant, c'est jamais bon signe !
  35. 16 points
    Bien joué Cirrus ! En effet les orages ont été bien actifs aujourd'hui sur le 06, notamment près du Cheiron où de puissantes cellules grêligènes se sont succédées toute l'après-midi. J'ai pu en intercepter quelques unes, même si la foudre était difficile à avoir car assez anarchique et souvent dans le rideau, une petite supercellule m'a donné un beau spectacle avant de balancer pas mal de grêle sur Caussols (entre 2 et 3cm pour les plus gros). Place à la chaleur maintenant !
  36. 16 points
    En revanche, GFS continue d'assécher la masse d'air, bien que cela puisse changer à échéances réduites, ça reste une tendance lourde du modèle (couleurs grises pâles surla France) : À l'inverse, ICON maintient une alimentation bien plus humide, propice à des manifestations orageuses multiples : Vu la saison orageuse et le sujet plusieurs fois abordé, je me suis permis d'ouvrir un topic sur la CAPE et la convection : Il manque encore les différences entre MUCAPE, SBCAPE, etc et la façon dont les cartes / données brutes de CAPE sont générées par les modèles mais j'avoue avoir déjà pris énormément de temps pour rédiger ce premier message, je compte sur d'autres passionnés pour l'enrichir.
  37. 16 points
    Il me semble qu'il y a des actions concrètes lorsqu'une alerte orange est déclenchée. Je ne pourrais pas en dire plus mais j'imagine que cela a un impact sur l'organisation des services d'urgence, la veille sanitaire ...en tout cas sur Nancy la municipalité prend par exemple l'initiative d'ouvrir les parcs publics la nuit, il y a des actions spécifiques envers les personnes âgées ou handicapées... Pour en revenir aux prévisions, on va sans doute battre des records mensuel. Dans cette optique voici une petite liste pour les stations principales avec les prévisions MF pour la journée la plus chaude en rouge. Pour la Lorraine 37,7° à Metz-Frescaty [27-1947] 38° 36,5° à Nancy-Ochey [22-2017] 37° 36,2° à Nancy-Essey [22-2017] 38° 36,2° à Erneville-aux-bois [27-1947] 37° 36,2° à Metz-Nancy-Lorraine [22-2017] 38° 34,7° à Phalsbourg [18-2002] 36° 34,7° à Epinal [22-2003] 37° Pour l'Alsace 37,6° à Mulhouse [09-2014] 38° 37,5° à Colmar-Meyenheim [12-2003] 38° 37° à Strasbourg-Entzheim [09-2014] 38° 37° à Bâle-Mulhouse [09-2014] 37° 33,5° Le Hohwald (591m) [18-2002] 34° 29° Markstein crete (1184m) [12-2003] Pour la Franche-Comté 36° à Combefontaine (70) [22-2003] 35,5° à Luxeuil [27-1947] 38° 35,2° à Besançon [28-2011 ] 38° 34,3° à Giromagny (90) (453m) [09-2014] 35° 33,2° à Mouthe (940m) [30-1946] 33° 29,2° au Ballon d'Alsace (1153m) [23-2016] Pour Côte d'Or et Haute-Marne 39,5° à Chatillon/Seine [28-2011] 39° 37,5° à Savigny-lès-Baunes (21) [28-1947] 39° 36,8° à Saint-Dizier [28-2011] 38° 36,4° à Dijon-Longvic [22-2017] 38° 34,7° à Langres [22-2017] 36° C'est bien simple toutes les températures prévues à J+6 et 7 sont à minima égales aux records mensuels ou au delà de 1 à 2°. Je n'ai jamais vue MF s'avancer de la sorte à échéance aussi lointaine c'est dire si le signal est fort et s'il faut s'attendre à du très lourd, du pénible, on va en chi*r. Au titre des folies prévues : 3 jours > à 35° à Langres, jusqu'à aujourd'hui il n'y avait pas eu de t°>35° enregsitré en juin. 5 jours > 35° à Strasbourg dont 3 jours au delà des 37°
  38. 16 points
    La supercellulle qui est passé sur Toulouse, avec la partie la plus violente (RFD) sur le sud de Toulouse a donné des cumuls de précipitations inédits sur un si court laps de temps pour la Haute Garonne. En plus des 137 km/h relevé à Toulouse-Francazal, il est tombé 24.0 mm en 6min. Cette valeur permet à Toulouse-Francazal de prendre le 9ème rang pour les données 6 min. C'est la première fois que je vois une tel quantité d'eau en 6 min combinée à de si fortes rafales de vent. D'habitude, les gros cumuls d'eau en 6min sont fait avec peu de vent.  Voilà les relevée minutes à Toulouse-Francazal entre 23h10 et 23h40 pour les précipitations et le vent. Les valeurs exactes des précipitations sur les 6 premières minutes sont : 2.6 mm, 3.9 mm, 4.5 mm, 4.6 mm, 3.8 mm, 4.6 mm soit 24.0 mm en 6 min. Les 6 minutes suivantes sont "bas de gamme" : 2.0 mm, 1.9 mm, 1.7 mm, 1.3 mm, 1.2 mm, 1.1 mm soit 9.2 mm en 6 min Les 3 dernières minutes : 1.0 mm, 0.6 mm , 0.2 mm En résumé : 4.6 mm en 1 min 24.0 mm en 6min 33.2 mm en 12min 35.0 mm en 15 min
  39. 16 points
    On a pas eu un topic aussi actif depuis Février ( oui je me suis amusé à regarder 😅 ), apparemment tout le monde est en ébullition avec ces fortes chaleurs attendues sur le pays pour la semaine concernée. Signalons tout de même que nous sommes que Mercredi, l'incertitude est donc encore très importante, surtout au vue de la synoptique. A la rigueur, si ce n'était que des hautes pressions ça irait, mais là, il s'agit d'un minimum à tendance dépressionnaire, ce qui est un phénomène assez compliqué à prévoir dans ses déplacements ou encore sa position à l'heure actuelle. D'un point de vue général, le minimum actuellement calé sur la région du Québec, devrait subir un décrochage d'ici ces prochains jours, on observe déjà un dédoublement sur la partie Est du Québec . Une anomalie viendrait alors circuler dans une branche de jet orientée Nord-Nord-Ouest à Sud-Sud-Est, celle-ci irait donc tout droit vers les Açores. Ce courant jet présentant une intensité modérée, l'anomalie pourrait entamer un léger creusement, sans pour autant descendre en-dessous des 1000 hPa en raison d'une zone barocline peu importante et de l'absence d'une anomalie marquée en altitude. Elle devrait occasionner une poussée des hautes pressions Atlantique sur notre pays d'ici ce week-end, l'anticyclone viendrait alors se caler entre Allemagne et Scandinavie dans un premier temps. Désormais, intéressons-nous à la période concernée ( entre le début et milieu de semaine ). Sur l'Atlantique, avec la poussée d'une puissante dorsale liée à la remontée d'une dépression entre Canada et Groenland, l'anomalie se retrouve piégée dans une circulation fermée, avec la formation d'une barrière de hautes pressions entre Scandinavie et Atlantique Nord. Ce qui oblige l'anomalie à s'isoler dans un fond de talweg sous forme de cut-off ( l'air n'est pas assez froid en altitude pour parler de goutte-froide, elle est de -20°c à 500 hPa sur les dernières sorties ). Celle-ci, au vu de sont positionnement quasi stationnaire au large de nos côtes, devrait occasionner la mise en place d'un flux de Sud à Sud-Ouest très chaud sur une grande partie du pays, avec l'établissement d'une faible dorsale en altitude qui s'étire d'Afrique du Nord en mer du Nord. A partir du milieu de semaine, l'anomalie semble se combler progressivement avec une pression atmosphérique qui tend à grimper en sont centre, cela lié à l'anticyclone qui gagne en puissance plus au Nord, et qui a de plus en plus d'emprise sur l'anomalie. Ce qui devrait permettre à notre faible dorsale de s'étirer un peu plus au Nord et d'entamer une légère inclinaison vers l'Europe centrale. Pour la fin de période et donc pour le week-end, l'anomalie semble se diriger plus au Nord, allant ainsi se frotter contre la barrière anticyclonique, qui pourrait ne pas résister et ainsi céder. Le flux prendrait alors une courbure plus Ouest-Sud-Ouest, marquant ainsi un changement de temps, puisqu'un talweg pourrait approcher par nos côtes pour début Juillet ( hors topic mais intéressant de le préciser ). Les conséquences maintenant, qui ne sont pas à négliger étant donné que cette situation est perçue depuis plusieurs jours maintenant. Le pays devrait connaître une imposante et puissante advection chaude sur tout les niveaux à partir du tout début de semaine. Déjà, rien qu'entre Lundi et Mardi, on voit des températures jusqu'à 22-24°c à 850 hPa entre le Sud-Ouest et le grand Est, avec parfois 26-28°c entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Notons tout de même l'important gradient de température qui s'impose entre les côtes et l'Est du pays, avec parfois plus de 15°c de différence. Dans le milieu de semaine, le flux de Sud-Ouest semble gagner en puissance avec de l'air encore plus chaud remontant d'Afrique sur une large partie du pays, avec jusqu'à 26-28°c à 850 hPa, c'est dans le Nord-Ouest que la masse d'air serait moins chaude ( entre 10-16°c en basses-couches ). Pour la fin de semaine, l'air chaud semble se résorber doucement par l'Est alors que de l'air plus " agréable " pourrait envahir le pays par l'Ouest avec l'orientation du flux à l'Ouest-Sud-Ouest en fin d'échéance. Dés Lundi, les températures peuvent atteindre les 30-34°c sur une large partie du pays jusqu'à Mercredi. A partir de Mercredi justement, les températures peuvent atteindre les 36-38°c sur la moitié Est et Sud du pays jusqu'à Jeudi-Vendredi. Le Nord-Ouest pourrait bénéficier d'un temps légèrement moins chaud, avec des températures plus agréables, pouvant atteindre les 23-25°c. Entre le début et milieu de semaine, avec la remontée de plusieurs minimums, de nombreuses remontées pluvio-instables peuvent s'opérer au sein de l'important gradient thermique entre l'Ouest et l'Est. Les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest semblent les plus concerner par ces remontées, il est encore trop loin pour l'affirmer, mais plusieurs dégradations orageuses pourraient alors s'opérer sur la moitié Ouest avant le retour d'un temps plus calme, malgré une humidité persistante sur l'Est du pays cette fois en fin de semaine. Reste à déterminer l'intensité de ces remontées pluvio-orageuses ( on en sera plus que d'ici ce week-end ). Deux exemples d'extrême avec Brest et Lyon sur les ensemblistes de GEFS. Notons le peu d'écart-type présent sur l'ensemble des perturbations jusqu'au 26-27 Juin. Quelques différences à noter sur le déterministe de CEP côté synoptique. On commence la semaine comme envisagée par GFS, mais dés le milieu de semaine, l'anomalie semble déjà être reprise par la circulation d'un talweg sur le proche Atlantique. Sur la moyenne, les températures sont un peu moins chaudes à 850 hPa avec 20-22°c, la barre des 24°c reste ancrée sur la Méditerranée, même si les régions autour du golfe du Lion peuvent être légèrement concernées, mais ça reste encore trop local à cette échelle. Le 0z de UKMO indique qu'il semble prendre le même chemin que GFS en tout début de période, à voir sur ces prochaines réactualisations. Demain et Vendredi, on aura déjà plus de précisions avec les sorties de ARPEGE et de UKMO sur une plus longue échéance. JMA et ICON s'accordent ensemble par rapport à l'intensité et à la localisation de ces fortes chaleurs, qui se concentreraient sur l'Est du pays avec jusqu'à 24°c à 850 hPa. GEM a tendance à rejoindre le scénario GFS avec des fortes chaleurs plus généralisées. Le mois de mai 1922 a été particulièrement riche en événements climatiques mais surtout connu pour sa vague de chaleur mémorable. Les températures relevées au cours de cet épisode de chaleur exceptionnel pour la saison talonnent celles relevées lors de certaines canicules estivales qu'a connu le pays. dans certaines villes du Sud-Ouest des températures maximales supérieures à 30°C pendant 12 jours consécutifs ! Parmi les records de chaleur encore inégalés à ce jour on note 35.4°C à Bordeaux (33 ), 34.8°C à Paris (75), 33.4°C à Toulouse (31), 32.5°C à Nancy (54), mais aussi 34.1°C à Bruxelles (Belgique). La situation synoptique envisagée ressemble de près au début de mois d'Août 1947. Dans le sud de la France, le pic de la canicule est atteint les 2 et 3 août, avec 40°C à Lyon et davantage encore plus au sud. Un peu plus récent, on a connu la fin du mois de Juin 2011, pas la même côté synoptique avec une dépression calée entre Grande-Bretagne et Islande, alors que 2 anticyclones étaient positionnés de part et d'autres de notre pays. La zone concernée par l'épisode de fortes chaleurs a concernée plus particulièrement le centre-est du pays, de l'Ardèche jusqu'à la Côte d'Or, où les températures maximales ont pu atteindre voire dépasser 38 degrés. Les valeurs maximales prévues dans le Nord-Est du pays (Île-de-France, Champagne-Ardenne, Lorraine) étaient de l'ordre 33 à 36 degrés. Une vague de chaleur a également concernée notre pays au début du mois de Juillet 2015, avec des températures jusqu'à 24-26°c à 850 hPa pendant plusieurs jours. Plus qu'à garder un oeil sur tout ça et suivre l'évolution des prochaines réactualisations. Mais il est bien probable de connaître une période de très fortes chaleurs pour la fin du mois, entre la moitié Sud et Est du pays pendant au moins 5-6 jours.
  40. 16 points
    Bonjour journée d'hier bien printanière et celle d’aujourd’hui à un gout d'été. Tx de 29.6°C sous un ciel laiteux et une petite brise de Sud. A présent le ciel se troue pour laisser entrevoir le ciel bleu Ta 26.6°C. "Petit" panorama d'hier soir en direction du Vercors depuis les coteaux Ardéchois. Quand je dit petit en vérité ce pano est composé de 46 images. Dimension original 15392x8296px sois un total de 127 692 032‬ pixel de quoi en faire une tapisserie pour un hangars?🤣 Photolive.
  41. 15 points
    Tu ne devrais pas être loin du gel chez toi Mike jeudi matin, au moins des gelées blanches c'est de l'ironie, rassures moi
  42. 15 points
    (HS ou pas ? Je ne sais pas où ce post a sa place...) Imaginez, pendant quelques minutes, une journée de début d'été où on ne dépasserait pas 3 à 6° dans le Centre et le Nord-Est, 8 à 10° dans le Sud-Ouest et où ce serait à peine mieux en régions méditerranéennes avec moins de 15°... Totalement ahurissant et improbable non ??? Et pourtant ce ne serait pas plus hors-norme que ce que nous devrions connaître entre ce mercredi et ce vendredi... Les températures maximales modélisées laissent présager des excédents de +15° à +20° en moyenne sur la majeure partie de la France (exit un petit quart Nord-Ouest), durant ces 3 journées les plus extrêmes de l'épisode à venir !
  43. 15 points
    Petit tour par chez vous du mini-jeu statistique sur les relations entre les températures à 850 hPa et les températures au sol, et j'ai joué avec la station de Bâle-Mulhouse. GFS 06z modélise une température à 850 Hpa moyenne de 25,9° sur la journée de samedi. Au regard de la manière dont les températures à 850 hPa et celles au sol sont en général corrélées sur cette station, on peut estimer en valeur centrale sur cette journée une Tx de 40,8° (50% de chances que la valeur définitive soit supérieure, 50% qu'elle soit supérieure). D'après la base d'Infoclimat le record absolu de la station est de 39.1°, il y aurait donc une chance sur deux de le battre plus d'un degré et demi. La Tx a 68 % de probabilités de se trouver dans l'intervalle [38.6° ; 43.0°], et 95 % de probabilités de se trouver dans l'intervalle [36.5° ; 45.2°]. A ne pas prendre au pied de la lettre car c'est un exercice un peu simpliste et que les données des réanalyses sont particulièrement lissées, mais ça donne quand même les ordres de grandeur.
  44. 15 points
    ARPEGE a une legère tendance à surestimer un peu les températures en période de canicule mais j'ai l'impression que ce biais a été bien corrigé l'été dernier car j'ai trouvé qu'ARPEGE était souvent pas mal du tout. GFS est par contre à oublier pour faire une prévision à 2m, notamment sur la moitié nord où il oublie parfois plus de 3-4° voire plus. Petit exemple avec les 2 derniers gros coup de chaleur en date. Le 26 juillet dernier : ARPEGE / GFS La realité : Le 6 août dernier : ARPEGE/GFS Réalité : Les cartes parlent d'elle même, GFS n'est vraiment pas bon à cet exercice. La nouvelle version de GFS ne semble pas déroger à la règle : Les 2 cartes n'ont absolument rien à voir, entre 5 et 8° d'écart à un endroit donné. ARPEGE est bien sur bien plus proche de ce qui est envisageable pour autant il se pourrait qu'il nous fasse une petite ARPEGADE avec ces 44° au nord du Massif-Centrale, le record absolu national serait déjà en jeu dés mercredi. Dire que le paroxysme de cette canicule est attendu pour Jeudi, Vendredi...
  45. 15 points
    Retour sur l'échec des prévisions saisonnières de l'hiver Bonjour à tous, 4 mois après cet hiver plus ou moins un échec total dans les prévisions saisonnières, je souhaiterai revenir sur le sujet avec un certain recul (d’où le fait que je ne post ceci qu’en juin) pour bien prendre en compte chaque facteur d’explication. Mais aussi tout simplement car hormis le LT en mars et 2-3 fois en avril et plus ou moins sur le tchat (et encore) je n’ai pas eu très souvent la tête dans la météo jusqu’en mai, un besoin de recul évident mais aussi pris par les études, autres passions (hand, vélo…) bref... Contrairement à ce qui a pu être dit par certains à chaud durant l’hiver. Non ce n’est pas que le dérèglement climatique (DC) qui est en cause d’un échec assez flagrant des tendances. Tomber dans une paranoïa du DC pour tout et partout n’est pas une bonne chose et apporte une perte de crédibilité je trouve à force, loin de là mon envie de remettre en cause le DC (surtout par ces temps-ci) bien évidement et je fais partie d’une bien large partie d’entre vous qui s’alarment de la situation. Mais comme je le redis, le mettre à toutes les sauces partout comme ça, ce n’est pas forcément la meilleure des choses à mon humble avis. Non ce n’est pas que une histoire de « on voit ce que l’on souhaite », on va le voir après quand on rassemble un ensemble de facteurs qui tendent vers une chose mais que cette chose ne se réalise pas pour diverses raisons (DC, tournure mauvaise des facteurs etc.) forcément ça influe. Bien qu’avec un certain recul on peut se dire que c’est plus facile de dire « oui ça va être plutôt « hivernophile » au vu des indices janvier-février » que l’inverse probablement. Non ce n’est pas du tout une histoire de pile ou face comme certains se sont permis de dire. C’est surtout une histoire d’analyser les choses, les comprendre puis d’assumer ces erreurs, les voir en face et les reconnaitre. Non et non, la chaîne météo n’a pas été plus malin que qui qu’onques cet hiver dans leurs prévisions saisonnières. Certes dans un premier temps tout début janvier ils semblaient avoir le bon scénario, mais bon beaucoup ont oubliés que vers le 10 ils ont subitement changé leurs prévisions en rejoignant la majeur partie des divers spécialistes (et dont MF qui voyait également février froid) en voyant la seconde partie de mois et février froid et neigeux également. Alors c’est quoi ? Et bien c’est un tout. Reprenons par le commencement… I/Rappel des tendances des indices et modèles saisonniers Sans aller dans les détails (si vous voulez la justification il suffit d’aller voir les diverses premières pages de prévisions sur ce topic) L’indice solaire se décompose en deux parties pour rappel. Une première par rapport à la réception de particules. Une seconde par rapport aux années qui suivent le pic solaire. Pour ce qui est de la réception de particule nous étions au plus bas en termes d’envoi de particules (car faible quantité de tache solaire). Cependant, le décalage est de 4-5 ans entre l’envoi et la réception des particules (dû à différents facteurs) de ce fait quand on regardait il y a 4-5 ans on constate que nous étions en cours de déclin du nombre de tâches et donc d’envoi de particules. De ce fait l’indice était neutre. Pour ce qui est des années suivant le pic du nombre de tâche solaire, nous étions dans la 6ème année suivant le dernier pic. Les études ont dégagés une année ou la situation où les blocages prédominaient. Donc une partie l’indice neutre et l’autre favorisait les blocages (froid). Le QBO- passant au QBO+, lui aussi semblait bel et bien favorable en amont à l’hiver. En effet nous avions vu qu’un passage du QBO- au QBO+ durant l’hiver était réellement favorable à des dynamiques en stratosphère de réchauffement qui logiquement par la suite impacteraient la troposphère. Ces mouvements stratosphériques ont bel et bien eu lieu. Le PDO- dans le cadre d’un El Nino, diverses études avaient prouvé qu’un PDO- durant un épisode Nino (qui plus est était léger) favorisait une situation de blocage nord atlantique-groenlandais assez marqué. El Nino seul pour sa part n’avait rien de favorable et favorisait au contraire la douceur et l’humidité mais sur le papier combiné au PDO les choses allaient bien plus favorablement vers des situations de type hivernal. La TNA elle aussi était légèrement positive dans ces prévisions début novembre ce qui favorisait également des dynamiques NAO-. L’indice Sibérien, en novembre il semblait assez bien partir bien qu’on le sait cet indice montre certaines limitent (on va y revenir après), certes il favorise le développement d’anticyclone Russe qui peuvent favoriser des blocages massifs en se liant aux blocages nord atlantiques (s’il y en a), mais il peut aussi favoriser des situations totalement bloqué en NAO+ en étant une rampe à la dynamique NAO+. Les modèles saisonniers eux semblaient dans la logique des indices quand on regarde ce qu’ils prévoyaient (https://forums.infoclimat.fr/f/topic/53312-tendance-hiver-2018-19/?do=findComment&comment=3016226) Mais si tout semblait à première vue si bien se passer, comment peut-on expliquer une telle erreur de l’ensemble de la communauté météo notamment en janvier-février (décembre ayant été assez maîtrisé, malgré sa difficulté de prévision) bien que tous les éléments semblaient si bien converger vers des tendances assez froides ? II/Une convergences de facteurs qui donnent quelque chose de bien morose 1) Une Nina déguisé en El Nino Au cours du mois de décembre, on a pu constater des divergences imprévues sur ce qui était du potentiel Nino qui devait avoir lieu. En effet, tous les voyants étaient au vert pour avoir un El Nino (défavorable sur le papier à des régimes de blocages froids ou dorsales atlantiques) combiné à un PDO- (qui lui a bien eu lieu, un Nino combiné au PDO- favorise des blocages nord atlantiques favorable aux intempéries hivernaux (neige, froid…)). Mais fin décembre @TreizeVents a mis en avant l’absence de dynamique atmosphérique de type Nino au contraire c’était une dynamique atmosphérique de type Nina qui se pointait. Je remets ici les constatations qu’il avait mises en avant. La NOAA aura assez vite reconnu cette sortie de route de l’indice ENSO, le BOM aura mis un peu plus de temps. Par la suite à partir de la dernière décade de janvier nous avions bien eu un épisode El Nino qui s’est mis en place, ce qui est tout à fait anormal compte tenu qu’un épisode Nino se met en place à l’automne ou fin été. Donc le temps que la dynamique Nino ait vraiment lieu nous étions déjà au mois de février. De plus dans son compte rendu de l’hiver la NOAA met quelques pincettes sur cet épisode Nino qui était à la limite du neutre, en était-ce vraiment un… ? Le compte rendu : https://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/enso_advisory/ensodisc.pdf Donc nous nous sommes retrouvés avec deux mois sans Nino et un dont nous ne sommes pas vraiment sûrs. Sur le papier une situation Nina semble plus favorable à des conditions hivernales en France, mais premièrement à l’image d’El Nino elle était faible. Deuxièmement c’est surtout que le PDO- lui pour sa part était bien là. Et cette fois ci la combinaison QBO-/Nina c’est tout autre chose que la PDO-/Nino. Effectivement dans le cas d’un Nino combiné au QBO- on avait une situation favorable hivernophilement parlant, gros anticyclone groenlandais ou Islandais en blocage, amenant du froid par chez nous (pas forcément tout l’hiver, mais des épisodes favorables auraient pu avoir lieu). Dans le cas Nina on voit par la seconde carte, ci dessous, que les choses sont bien différentes, les blocages sont surtout très présent sur le nord du Pacifique et sur le nord de la Sibérie, par chez nous de très légers blocages qui ne veulent pas prendre au sud du Groenland et une grosse circulation dépressionnaire autour : Et quand on regarde les anomalies z500 de notre hiver 2018-2019 on se rend bien compte de l’énorme coup de Trafalgar que nous a fait l’ENSO car sur l’hémisphère nord, les anomalies ressemblent quasiment comme deux gouttes d’eaux (un peu supérieur aux prévis en Europe mais dans la logique de circulation dépressionnaire) à la combinaison Nino/PDO- que les recherches ont dégagé : C’est là tout le paradoxe et tout le dégoût que peut avoir les adeptes du froid et de la neige car si nous aurions eu un épisode El Nino, peut-être (car ce n’est pas totomatique ) nous aurions bien eu ce que dégageaient les études d’une combinaison PDO-/Nino (soit un hiver bien hivernal…) Mais à qui l’erreur ? Sur ce cas-là c’est autant au dérèglement climatique que nous les humains qui avons un peu analysé bêtement les choses au début. En effet, le dérèglement climatique nous a piégé pour ce qui est des anomalies de température de l’océan pacifique au niveau de l’équateur, là où l’ENSO entre compte. Car en décembre quand on regarde notamment en fin de mois, on constate bien un réchauffement au niveau de l’équateur qui se met en place et donc un Nino sur le papier. Mais non comme dit plus haut les dynamiques atmosphériques finiront par montrer qu’en fait c’est une dynamique Nina qui était en place, cette dynamique était caché sur ce qui est des SST probablement à cause du dérèglement climatique qui augmentait la température des eaux et cachait la réalité. Morale de l’histoire bien surveiller les dynamiques atmosphérique et ne pas toujours regarder que les SST comme beaucoup (dont moi le premier) l’ont fait, l’erreur est donc aussi humaine, même si sans le dérèglement climatique elle n’aurait pas eu lieu. 2) Une stratosphère qui nous a joué des tours dans tous les sens Autre facteur majeur qui nous l’aura fortement fait à l’envers c’est la stratosphère. Oui le passage QBO- au QBO+ durant l’hiver aura bien favorisé des mouvements comme prévu. Sauf que le souci c’est que ces mouvements stratosphériques ils ont eu dans un premier temps du mal à aboutir tout là-haut et encore plus en troposphère. Ceci rappel une fois de plus que la stratosphère n’est pas une chose automatique, ce n’est pas parce qu’il y a réchauffement (surtout quand c’est mineur) que l’on aura forcément derrière des conditions hivernales, surtout sur un pays à l’échelle de la France. Car les impacts stratosphériques en troposphère sont des impacts à échelle très large. Reprenons depuis le début, nous sommes mi-décembre, comme prévu rien de trenscendant jusqu’ici en stratosphère et même en troposphère où le mois de décembre se passe comme prévu avec des alternances de temps (seul bon mois en général des tendances saisonières). Mais les choses bougent et on observe une chute de la vitesse des vents zonaux pour aller vers un inversement de ceci en stratosphère. C’est bon l’action stratosphérique semble être mis en marche pour fin décembre et début janvier : Des modélisations de GFS// (nouveau GFS actuellement) mettent en avant des mouvements split, situation finale d’un réchauffement stratosphérique, c’est de même pour l’ancien GFS ou même CEP. Mais le souci c’est que ce réchauffement en stratosphère (zone bleu bien visible sur les hautes altitudes en latitude 75) peinent) se faire ressentir, on semble voir quelques ralentissements en troposphère (500hPa qui nous intéresse le plus) avec un arrêt des vents zonaux mais ça reste très faible comme propagation : Ca suffira quand même à obtenir une bonne dorsale du côté Européen (et léger du côté de l’Alaska), mais qu’un faible impact, logique compte tenu de l’absence de gros ralentissement en troposphère : Malgré de beaux épisodes neigeux sur certaines régions du pays au final par rapport à ce qui était attendu initialement ça reste très moyen : Et pour arranger le tout c’est que ça ne prend toujours pas dans la seconde décade, ni la troisième… Combiné ceci à un indice ENSO/QBO- faussé et on obtient aucune situation hivernale contrairement à ce qui était attendu : Fin janvier on observe enfin un potentiel de vrai impact en troposphère des réchauffements stratosphériques qui auront déjà perdu en intensité en cette fin de mois… elle a même déjà repris ces droits En soit ce n’est pas un problème que ça se réactive tout là-haut si le ralentissement de vent est entrain de descendre en troposphère. Mais le « hic » c’est qu’au final les modélisations pour mi janvier n’ont pas vraiment eu lieu, donc pas de phase terminal du réchauffement (pas favorable pour des conséquences plus bas) et de plus c’est qu’il ne faudra plus trop attendre de la stratosphère en février, hormis de ce qu’il reste du ralentissement de début janvier. Et ce reste du ralentissement n’aura pas été très favorable par chez nous, on sent la tentative de mise en place de haute pression vers le Groenland et l’Islande, mais le souci c’est que pendant près de 15 jours on la sentira mais à la fin on aura rien eu ! :D Dans le monde ça pulse fort du côté de l’Alaska et par moment du côté de la Sibérie Et les jours passent et se ressemblent et l’hiver finira en trombe avec une chaleur précoce pour la saison en France… A qui la faute ? Pour le coup le dérèglement climatique n’a rien à voir là-dedans, c’est juste l’erreur humaine. Certes statistiquement une situation QBO- au QBO+ aboutit à des réchauffements sérieux (ce qui a été le cas malgré la difficulté à aboutir) et à des impacts sérieux en troposphère, mais ce n’est pas automatique. On a eu certes quelques impacts mais bien loin de ce qui était attendue car le ralentissement des vents ne s’est pas bien propagé. Nous avions environ 3 chances sur 10 que ça arrive dans le cas d’une année ou l’on passait du QBO- au QBO+ durant l’hiver (voir post de septembre page 1) et bien ça s’est produit ! Preuve qu’il faut toujours garder un certain recul face à la stratosphère et voir si les prévisions aboutissent bien (car au début ça devait être vers la fin décembre au final le plus gros du réchauffement était le 10) et que la propagation est bien lieu (très souvent repoussée également dans les prévisions). On sait que l’on peut se permettre de regarder les mouvements stratosphériques à des échéances très très lointaines sachant que c’est quelque chose de très générale, mais on l’a vu cet hiver que ce n’est pas tout le temps aussi fiable avec des échéances souvent repoussés. Peut être à l’avenir il vaudra mieux attendre 300h et moins que s’extasier dès 300h et plus, prendre plus de recul. Car tout le monde y a cru un peu trop vite. 3) Un basculement du noyau principal du vortex polaire du mauvais côté du globe puis impossibilité d’un nouveau basculement C’est clairement la dernière chose qui nous a achevé l’hiver dernier. En effet on avait évoqué fin décembre-début janvier l’importance du basculement du noyau principal des basses pressions du vortex polaire (VP) d’un côté ou de l’autre de l’hémisphère, les modèles notamment CEP-GFS n’étaient pas forcément en accord sur le sujet. CEP aura fini par avoir raison, bien sûr ça aura basculé du côté Américain peu favorable. Comment en est-on arrivée à la mauvaise tournure? En décembre le détroit de Béring est fermé par une forte activité dépressionnaire et un noyau de basse pression froid bien centré sur cette zone de l’arctique : En dernière décade on sent la mise en place d’un mouvement de ce noyau, il n’est plus vraiment distinct, le VP est consistant notamment du côté est de la Russie et du Canada mais c’est assez flou. Les choses se reconstituent à Noël avec un noyau intense qui est en choc avec la pulsion anticyclonique qui concerne l’Europe de l’ouest. C’est aussi ici que l’hiver se joue en partie (en plus des deux précédents facteurs très peu favorables) selon moi. En effet, si le noyau bascule du côté Américain, il risque d’avoir une forte activité dépressionnaire en sortie de continent et un remake de janvier 2018 etc. A l’opposée un basculement du coté Scandinave aurait incité les pulsions sur l’ouest Atlantique permettant de sérieuse advection froide avec des basses pressions en masse venant de la mer du nord, Scandinavie… La grande majorité de nos « supers mois d’hiver » dans l’histoire ont une base solide avec un vrai noyau froid placé dans ce secteur en général. S’il n’y a pas de réserve froide dans cette zone c’est déjà plus compliqué…. Le 30 on observe un partage en deux zones (voir trois avec le système dépressionnaire de Bering), mais le plus gros semble du côté nord Sibérie tout proche de la Scandinavie, ça semble bien partie. Mais l’anticyclone Français (AF) en plus de nous donner un temps crasseux empêche la bonne mise en plus d’un noyau fort en Scandinavie : Et le développement de cet AF en sérieuse pulsion va nous être fatal, car tout va basculer au nord de l’Amérique ou à l’est de la Russie, seulement quelques résidus donnant un bon coup de froid de Europe de l’est. Voilà comment un AF a réussi à être doublement plus chi*** pour les hivernophiles :D On aurait pu quand même y croire quand nous avons eu notre bon coup hivernal en seconde décade de janvier. Tout le noyau semblait vouloir basculer du bon côté. Et ça aurait pu être le cas si la dorsale se serait mieux développé à l’arrière de la grosse dépression, c’était même régulièrement modélisé par les modèles à un moment avec une jonction des hautes pressions arctiques. Ceci aurait eu lieu on aurait eu un épisode bien plus beau et surtout une suite d’hiver peut être bien radicalement différent. Mais avec des « si » on refait le monde :D Le petit talweg ouest atlantique ci-dessus signera l’arrêt de mort de la dorsale et de toute évolution en blocage et de basculement des BPs vers la Scandinavie (c’était bien parti pourtant…) : La dorsale déborde sur l’Europe, elle provoque un stagnation des BPs vers la Scandinavie et nord Sibérie, développement de l’activité dépressionnaire, au lieu de ralentir vu que l’impact stratosphérique n’a pas bien lieu au contraire après les 15 on aura eu une légère ré-accélération en troposphère avant le ralentissement final début février qui nous a rien donné avec cet énorme système dépressionnaire nord-est Américain qui nettoyait tout sur son passage… A qui la faute ? Et bien à personne à première vue c’est juste la faute à pas de chance… Mais comme on peut le faire ci-dessus en reliant à l’absence d’impact de la stratosphère pour la mauvaise tournure de février, on peut remettre l’indice ENSO/PDO qui n’a pas été comme prévu favorisant une genre de dynamique zonal anticyclonique par chez nous avec de forts noyaux dépressionnaires sur le nord de l’Amérique et une partie de la Sibérie… Et donc comme dit dans le 1), sa c’est la faute au dérèglement climatique (montrant un Nino au lieu d’une Nina en SST) et aussi un peu humaine à ne pas voir trop regardé les dynamiques atmosphérique. 4) Une TNA en définitif neutre, une PNA + faussé par El Nino caché en Nina … En bonus, la TNA aurait dû être positive (favorisant le NAO- normalement) au final n’aura été rien du tout en étant neutre à 0.3°C ou à peine 0.4°C en février comme on le voit ci-dessous: Juste une histoire de pas de chance… Même si on savait que si elle aurait été positive elle l’aurait été très légèrement. Il y avait donc une absence de TNA+ possible à prendre en compte, qui pour ma part n’avait pas forcément été pris. La PNA elle a été positive en décembre et janvier puis négative en février : 2018 0.40 -1.03 -0.89 -0.91 -1.34 0.51 -0.37 1.27 1.44 0.21 0.24 0.86 2019 0.83 -1.08 0.25 -0.61 -0.29 Sur le papier, une PNA+ combiné à une El Nino favorisait largement un NAO-, mais comme expliqué plus haut on a été durant ces deux mois en Nina ou un peu de neutre fin janvier. Hors une Nina avec PNA+… Sa favorise un NAO+ , soit la dynamique dépressionnaire. Février n’aura pas eu d’impact car on a eu un très léger Nino mais en PNA-. Comme quoi cette erreur de prévision et d’interprétation de l’ENSO aura coûté chère sur tous les fronts… ! Conclusion : Ce que l’on constate c’est l’on a eu une accumulation de mauvais coups qui sont en plus tous un peu lié. En effet, l’absence du Nino aura empêché l’influence de plusieurs facteurs tel que le PDO, la PNA. Ceci est combiné au fait qu’au contraire on a une Nina qui a eu une conséquence inverse au PDO (pareil pour la PNA) et qui a favorisé probablement l’absence de prise de blocage et de basculement de bon côté du noyau central du vortex polaire début janvier. Combinons à ça l’absence de réelle influence de la stratosphère qui peine à impacter la troposphère, empêchant toute montée anticyclonique réelle (en plus de la forte activité dépressionnaire du basculement sur l’Amérique) en haute latitude de notre côté du globe…. Tout est un peu lié quand on récapitule et ça tourne encore plus particulièrement autour de cette période du 1er au 10 janvier (sachant que décembre a été comme prévu pas très hivernal, pas très doux, un peu alternant) ou tous les facteurs favorisant un très grand potentiel hivernal évoluent mal. Tout ceci auditionné on se rend compte que notre seul épisode hivernal vers le 10 en réalité est peut-être bien celui aurait tout fait basculé. Si l’ENSO avait bien été en Nino, la dorsale aurait peut-être un peu plus prise vers le Groenland (comme le favorise un PDO-/Nino), si l’impact stratosphérique avait été plus fort, les hautes pressions de l’arctique auraient peut-être été un peu plus forte et en additionnant une dorsale plus haute et plus de hautes pressions sur l’arctique on aurait pu avoir une très grosse dorsale et la mise en place d’un gros blocage (ça c'est joué à peu car ça avait été modélisé au début). Avec en bonus un basculement du noyau fort de basse pression par chez nous en Europe… Donc tout c’est joué en l’espace de 10 jours, ça n’a pas pris à cause des mauvaises tournures des indices et forcément la suite n’aura pas été belle (dans l’autre cas ça aurait pu ^^). En bref « Erreur humaine et réchauffement climatique, comment foirer la prévisions d'un des plus gros potentiel hivernaux des dernières années en Europe de l’ouest en 10 jours ». C’est un peu ça le cru 2018-2019 je trouve. Merci de m’avoir lu, j’espère vous avoir éclairé sur l’échec de ces tendances saisonnières cet hiver. C’est comme ça, ç😱a ne peut pas réussir à chaque fois, mais au moins on a des explications et des interprétations qui seront à prendre en compte les prochains hivers. L’interprétation que tout se joue pour la suite de notre hiver sur le seul épisode que l’on a eu d’hivernal (celui du 10) ne tient qu’à moi pour le coup. Retour aux choses un peu plus chaudes! Gugo
  46. 15 points
    Si j'étais à l'office du tourisme de Dieppe, je ferais un communiqué spécial: "Venez chez nous, Entre 22 et 26° toute la semaine prochaine, du soleil et la mer" http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-france/dieppe/76200
  47. 15 points
    Chasse difficile cette nuit avec cette Supercellule Toulousaine qui a foutu le bordel dans l'appréhension de la situation. Posté à Millau avec de nombreux chasseurs entre la fin d'après-midi et la fin de soirée, nous avons observés quelques convections au sein d'une petite ligne de convergence en direction de la Lozère puis nous avons attendus que ça se mette en place par le sud-ouest. La Supercellule qui s'est formée à l'ouest de Toulouse a aspiré toutes les cellules qui tentaient de se former à l'avant et en périphérie, nous obligeant à nous replacer sur sa trajectoire qui était aléatoire suivant la déviation du flux (phase de déclin et de renforcement). Après de multiples allers-retours sur la frontière Aveyron/Hérault, nous avons finalement targeté au mont Saint-Baudille avec @C.C. Chrispic. Bien entendu, une fois placés, la cellule s'est affaiblie, ne donnant plus un flash malgré un écho radar encore véloce. Alors que l'on commençait à désespérer à une heure tardive (3h du matin), la Supercellule s'est subitement électrifiée devant nos yeux en balançant exclusivement de puissants impacts parfois bien ramifiés, nous permettant d'apprécier sa structure caractéristique, le tout dans un ciel propre et éclairé par la lune. Elle poursuivra sa route dans le Gard jusqu'au lever du jour ! Un autre amas orageux est arrivé par l'ouest avant le lever du soleil, donnant quelques impacts et de nombreux instras avant que la pluie n'envahisse la région jusqu'au littoral. Une averse vers midi puis le ciel s'est dégagé et il fait bien lourd actuellement sur Montpellier avec près de 30 °C et 35 en ressenti. A surveiller les cellules qui remontent depuis les Pyrénées.
  48. 15 points
    Une nuit qu'on attendait depuis tellement longtemps dans la région, toplissime, et qu'est ce que ça fait du bien après la tempête de Juin enfin une vraie première belle situ orageuse pour la saison sans avoir à aller bien loin, festival au pays Mélusin: On en redemande encore et encore, malgré tout de même de sérieux dégâts à noté au passage du MCS entre Charente et SE 86 dans certains endroits ça n'a pas rigolé et tout ça en simple vigi jaune . De mon côté j'étais idéalement placé mais pas forcément en total sécurité pour autan dans sa partie NO à Pamproux, un spot qui me réussi assez souvent. Hier ça a commencé par limite un flop à 0 / 10 puis tout a coup naissance d'une cellule jeune propre juste à l'avant du MCS et là on passe direct à 10 /10 et c'est ce que j’espérai en me plaçant à Pamproux échapper au MCS Charentais par dessus tout. Croisez les doigts pour que les cellules jeunes soient et arrivent à être enfin électrique et paf quand ça démarre, ça démarre y a intérêt à être prêt à faire feux. Avant de quitter le spot big impact tombant à 1 km environ de mon emplacement, je me disais ça rampe de plus en plus au dessus de nous la strati s'étalant du MCS arrive on sent les gouttes ça rampe tellement que tout à l'heure ça va nous péter sur le coin du nez on va rien comprendre à peine remballé et sauté dans la voiture que peu de temps après le big impact proche.... qui prévient pas. Aujourd'hui journée variable parfois lourde parfois très venteuse avec 23°6 de tx ici.
  49. 15 points
    Superbe arcus sur la gacilly est 56! Impressionnant avant l'arrivée de la cellule orageuse. Désolé qualité téléphone pour l'image.
  50. 14 points
    Salut à tous, Voici quelques photos aux alentours d'Hazebrouck, superbes couleurs et un bel arcus ! Très peu de grêle et de vent, mais pas mal de pluie : J'espère que vous en avez profité aussi !
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