Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Leaderboard

  1. ivoire42

    ivoire42

    Adhérent Infoclimat


    • Points

      11398

    • Content Count

      10966


  2. un_Mauzunois

    un_Mauzunois

    Adhérent Infoclimat


    • Points

      11195

    • Content Count

      4572


  3. Fanfoe63

    Fanfoe63

    Adhérent Infoclimat


    • Points

      7874

    • Content Count

      4776


  4. Sebaas

    Sebaas

    Conseil d'Administration


    • Points

      7065

    • Content Count

      19176



Popular Content

Showing content with the highest reputation since 06/25/18 in all areas

  1. 145 points
    Prévision saisonnière de l’hiver 2018-2019 Bon… Je me lance . C’est parti pour la prévision saisonnière de l’hiver 2018-2019, qui j’espère sera riche en émotions... Petit remake de l’hiver dernier: L’hiver dernier a été rythmé par des situations auxquelles on pouvait s’attendre par rapport aux prévisions saisonnières de base (dès septembre). Exemple ici début décembre avec une situation d’ondulation à la limite de dorsale récurrente: Mais l’hiver a aussi été rythmé par des difficultés de prévisions comme fin décembre où seulement 2 semaines avant on a pu distinguer une tendance plus dépressionnaire et tempétueuse. Celle-ci nous suivra jusqu’à la fin de seconde décade de janvier: A partir de la troisième décade de janvier et surtout février, nous nous sommes retrouvés dans une situation de blocage hivernal. Lors des premières tendances saisonnières février avait du mal à être perçu, mais à partir de décembre les tendances se sont petit à petit affirmé grâce à différents facteurs. C’est ce qui était visible en décembre qui s’est bel et bien confirmé avec des blocages hivernaux. Mais comme on le sait les blocages auront été mou et auront principalement concerné le nord pour le froid et le quart nord-ouest pour la neige : Quand on voit l’hiver dernier on observe que l’on peut dégager des tendances saisonnières qui sont à première vue plaisante selon les goûts de chacun, mais qu’en définitif la situation n’est pas plaisante sur les 4 coins de la France (si la tendance se valide) à l’image de février pour les grands fans de la neige. Car la prévision saisonnière donne une tendance sur l’échelle du continent-océan, au mieux sur une moitié du continent (Europe de l’ouest pour nous), mais elle ne peut aller dans le détail en prévoyant la météo de chaque région du pays. Prendre la prévision saisonnière au pied de la lettre est une erreur, il faut avoir un certain recul quand on la lit. De plus, quand on récapitule l’hiver dernier, on voit que la validité de la prévision n’est jamais sûr (exemple la surprise de fin décembre) et que la prévision peut bouger selon les nouveaux paramètres qui entrent en compte. A la fin de la tendance que je vais vous proposer, il ne faudra pas oublier que la prévision peut encore bouger car des indices ne sont pas encore déterminé, d’autres peuvent encore bouger. Sans oublier que certains indices ne marchent pas à tous les coups. Et surtout la tendance est globale à grande échelle… Bon assez blablaté et place à la prévision. Je me doute que certains ne voudront pas tout le détail de la prévision et préfèrent connaître la tendance tout de suite (les autres passez direct au I/ si vous voulez la surprise) sans se prendre la tête à tout comprendre. C’est très simple on tend vers un hiver sous récurrence de blocage nord-atlantique mais il faudra se méfier de l’activité dépressionnaire. Si vous voulez en savoir plus lisez la suite, et mois par mois c’est en conclusion. I/Situation solaire similaire à l’année passée ? Comme nous le savons depuis quelques années maintenant, l’activité solaire influence le climat mondial et donc a un rôle sérieux dans la prévision saisonnière. Pour rappel, nous avons deux types d’influences solaires, la première influence est la réception des flux de particule dans l’atmosphère des éruptions solaires et la seconde influence est l’année dans laquelle nous sommes depuis le pic solaire, car selon l’année, nous avons des tendances de temps à l’échelle mondiale qui se dégagent. 1) La réception des particules Il existe des cycles solaires qui nous amènent à des pics d’éruptions solaires (des pics de taches), ces pics d’éruptions provoquent un envoie de flux de particules. Une partie de ces particules sont envoyé en direction de la Terre par les vents solaires, une majeur partie sont repoussé par la magnétosphère terrestre et un nombre limité rentre dans l’atmosphère, cependant, il en rentre suffisamment pour qu'il y est une influence sur notre climat: L’accumulation (et donc l’entrée dans l’atmosphère) est plus où moins prononcé selon les périodes de pics solaires. Effectivement, il y a un décalage entre les périodes de minimum/maximum de taches solaires et la réception des flux de particules dans l’atmosphère. Ce décalage est dû à la difficulté de passage de la magnétosphère, des champs magnétiques ect. En noir l'envoi des particules, en rouge la réception des particules: Mais qu’est-ce que cela apporte à la prévision ? Des études ont prouvé que plus on recevait de particules dans notre atmosphères plus la tendance au niveau de l’Europe-Atlantique était une tendance NAO+ (douceur marqué pour la saison, humide possiblement sec selon le rail dépressionnaire...). Mais inversement plus la réception de particules est basse plus la tendance tend vers un NAO- (froid pour la saison, possiblement neigeux …). Donc où en est la réception des particules ? Cette année nous sommes sur le point d’atteindre le minimum de taches solaire comme le montre les relevés de la NOAA : Mais ceci n’influencera pas l’hiver à venir dans un sens NAO-/BL (froid) contrairement à ce que disent de nombreux site météo, car il va falloir attendre la période de 4-5 ans pour avoir les répercussions de ce minimum. Par contre, on peut regarder 4-5 ans en arrière pour ce qui est de notre hiver. On observe qu’en 2014 et surtout 2015 la diminution du nombre de taches solaires était en cours. L’hiver dernier nous étions dans la période de fin de pic ce qui nous favorisait un NAO+. Mais cette fois-ci nous sommes dans le milieu entre le maximum et le minimum de taches solaires, ce qui nous permet de déduire que cet indice sera dans la neutralité. Donc la réception de particules favorise une tendance neutre pour notre hiver avec un hiver dans les normes. 2) Année suivant le pic solaire Des études ont prouvé qu’après l’année du pic solaire des types de récurrence de temps peuvent apparaître. L’année lag0-year est l’année où le pic solaire a lieu, les 11 années qui suivent sont les années en attendant le nouveau pic solaire. Cette étude montre une certaine fiabilité quand on regarde les derniers hivers (de 2006 à 2017) et leurs anomalies de géopotentiel, on constate de réelles similarités. On a 6 hivers sur 10 de 2006 à 2017 qui sont semblable aux prédictions de 60 à 100%, 3/10 de 40 à 60% et 2/10 étaient peu ressemblant aux prédictions. (Plus d’info sur le poste page 1 du topic hiver 2017-2018). L’hiver dernier nous étions en année lag 5-year. Quand on regarde les anomalies, on a une ressemblance marquante sur l’océan atlantique-nord européen avec la forte présence de géopotentiel, l’anomalie basse sur le détroit de Bering est bien présente. On a juste la forte présence de basse pression sur l’Europe qui n’est pas présente sur les prédictions. Mais c’est quand même ressemblant à 70 % environ. Une année de plus qui montre une certaines fiabilité de ces études. Donc cet hiver nous passerons en année lag 6-year. On observe qu’elle est très ressemblante à l’année passée en Amérique. En Atlantique-Europe également mais avec des anomalies en haute latitude moins marqué hormis sur le nord de l’atlantique ou une forte anomalie anticyclonique est présente. On semble donc encore tendre vers un hiver sous situation de blocage selon cet indice. Mais cette année surtout sur des blocages nord atlantique et moins sur la Scandinavie (même s’ils restent possible) si l’on suit l’indice au pied de la lettre. Peut-être un hiver avec des Omégas atlantique ? Un indice qui tend en tout cas vers une tendance froide mais plutôt sèche, tout dépend de la position du blocage en réalité (s‘il y a blocage) et ça ce n’est pas l’indice qui nous le dira. Bilan donc des deux sous parties: -Un premier indice sur la réception des particules qui ne dégage pas de tendance et donc va vers le neutre. -Un second indice sur les années suivant le pic solaire qui lui tend vers un hiver à tendance de blocage. Un blocage favorise en général des tendances froides mais plutôt sèches, mais il faut rester prudent selon la position de celui-ci. On peut vite passer à un blocage favorisant la douceur chez nous s’il se situe sur l’Europe de l’ouest, ou bien à un blocage favorisant du froid et de la neige si sa position sur l’atlantique est au nord et bien au centre de l’atlantique. II/QBO Le QBO est un indice qui favorise diverses conditions sur le vortex polaire stratosphérique. Celui-ci a une phase positive (flux d’ouest) et une phase négative (flux d’est). La phase positive favorise un vortex stratosphérique solide, très peu perturbable par des réchauffements stratosphériques (ralentissement des vents zonaux en stratosphère). Alors qu’une phase négative favorise un vortex plus sensible et plus perturbable à des réchauffements stratosphériques. Ces réchauffements (s’il y en a) du vortex stratosphérique favorisent environ une quinzaine de jours après le réchauffement une déstabilisation du vortex troposphérique. Ces déstabilisations provoquent une tendance NAO- et donc des prévisions plutôt tourné vers le froid. A l’opposé un QBO+ favorise un vortex stratosphérique solide, ce qui provoque en troposphère un vortex polaire également plus consistant et une tendance NAO+, plus douce et humide. A l’heure actuelle nous sommes en phase négative. Compte tenu de la chute des valeurs négatives qui semble bien s'entamer, on peut déduire que nous risquons clairement d'avoir un mois de décembre avec des valeurs plutôt neutre (entre -8 et 5), un mois de février plutôt positif. Il reste janvier qui est plus incertain, tout dépendra de la vitesse d'arrivée de la phase positive. (Mesure à 30hPa) 2015 -26.70 -28.62 -28.15 -24.38 -12.33 2.18 7.45 10.97 12.07 13.38 12.79 11.39 2016 9.34 6.77 3.16 0.64 2.37 3.86 6.25 10.07 10.48 12.83 14.16 15.09 2017 14.92 14.78 14.35 13.88 8.01 -3.18 -10.48 -14.42 -15.28 -16.79 -17.20 -18.12 2018 -19.02 -19.37 -19.77 -21.41 -24.23 -28.45 -29.10 -20.41 -999.00 -999.00 -999.00 -999.00 Pour novembre et décembre il sera intéressant de surveiller la formation du vortex stratosphérique, il peut arriver qu'il y est des difficultés de formation de celui ci en phase négative (même si on approcherait de la fin de celle ci), ce qui favorise également la perturbation du vortex troposphérique. A première vue pour janvier-février la tendance d’un QBO neutre/positif semble logique, donc compliqué de savoir si nous aurons des mouvements en stratosphère ou pas… Et même dans le cas de valeurs positives plutôt pas... Mais en réalité, j'ai réalisé une petite observation personnelle où j’ai pris les 10 hivers depuis 1969 qui avaient un indice QBO en janvier compris entre -10 et 7 qui était en train de revenir au neutre ou légèrement positif (pour copier la situation). Ensuite, j’ai pris l’anomalie globale à 10 hPa (stratosphère, à gauche) et 500 hPa (troposphère, à droite) du 1 janvier au 28 février de chacune de ces années. Voici le résultat : 1969 : 1973: 1978: 1985: 1990: 1997: 1999: 2002: 2004: 2013: On observe donc que malgré une certaine neutralité/début de phase positive du QBO, on a 80% du temps (j’ai compté 2013 car janvier a été marqué par un SSW avant une reformation en février) un réchauffement en stratosphère allant d’un SSW fort à un split. De plus on constate que sur les 8 fois où il y a eu un réchauffement, on a eu 7 fois une situation de blocage ou du NAO-. Et une fois où l’on avait un régime AR, humide frais mais juste pour de pur condition hivernal. Les deux fois où l’on a une situation sous NAO+ et anticyclonique c’est les 20% où il n'y a pas eu réchauffement. Pour décembre j’ai regardé les anomalies à 500hPa des décembres de chaque année que l’on a vu plus haut, bilan 6 situations de blocage dont 5 nord atlantique et 4 situation NAO+. Autant dire c’est du tout ou rien. Alors pourquoi ces résultats alors que ça devrait au contraire défavoriser des mouvements en stratosphère? C'est très simple des études ont montré (13V avait évoqué le sujet il y a 2 ans) que les réchauffements stratosphériques sont très présent lors d'une transition vent d'est (négatif) à vent d'ouest (positif) en stratosphère. Ceci s'explique probablement par un effet d'inertie. Ce que l’on peut conclure c’est que la transition négatif-positif pourrait bien favoriser des mouvements en stratosphère à l'image des exemples plus haut. Si ces mouvements se produisent on aurait une situation favorable à des conditions hivernales (NAO-/Blocage) en troposphère quelques jours après les mouvements en stratosphère. Ça c’est pour janvier-février… Pour décembre deux extrêmes se dégagent NAO+ ou blocage nord atlantique…. III/Vers un hiver sous El Nino ? On semble bel et bien tendre vers un léger épisode Nino dans le Pacifique durant cet hiver. Les modèles semblent plutôt unanimes même si des incertitudes persistent. On voit qu’actuellement la situation en zone 3.4 (la plus importante pour définir l’ENSO) est plutôt dans la neutralité, signe d’une difficulté à la formation par rapport aux prédictions. De plus les zones 3 et 1+2 (zones qui sont énonciateur de la future situation en 3.4) ne montrent pas de véritables réchauffements intenses. Indication des zones : Situation au 30 août: On devrait normalement voir un réchauffement apparaître durant le mois de septembre. Mais quel sera l’intensité du réchauffement nous dirigeant vers un potentiel Nino ? Là est la question, on observe que les modèles sont partagés, surtout avec le changement brusque qui a eu lieu en août. En effet, durant juin-juillet le début du réchauffement était vu en août (sauf pour BOM). Mais comme on l’observe actuellement le réchauffement est absent dans la zone 3.4 et les modèles ont dû se réajuster. Cette erreur au niveau de la prévision remet en question d’ailleurs le potentiel d’apparition réel de ce Nino: CFS est l’un des plus intenses de la bande, tournant environ à 1.5°C tout l’hiver: BOM pour sa part voit un Nino tournant autour des 1.2°C. Il a d’ailleurs pris un coup dans sa fiabilité car jusqu’à début août il ne voyait pas de Nino et il a vite changé de bord: Puis on a un CEP qui lui aussi virevolte un peu comme BOM, après avoir été franc avec des prévisions à 1.5°C, il fait machine arrière avec la prédiction de septembre où il voit un Nino présent fin automne mais qui disparaîtrait quasiment en février avec une moyenne à +0.6°C environ. Sachant que +0.5 est la zone de neutralité totale: On voit quand on regarde le panel multi-modèle que l’on tend bien vers un léger Nino tournant autour des 0.9-1°C, on voit aussi une augmentation des modèles neutre (2 en juillet, 5 en août). Cette augmentation de scénarios neutre remet en question la possibilité d’un EL Nino en seconde partie d’hiver où l’on voit aussi les autres modèles diminuer l’anomalie chaude : Donc on peut dire à l’heure actuelle que l’on tend vers un léger Nino qui s’affaiblirait en février, mais quel sera l’influence de celui-ci sur l’Europe ? Les études ont montré qu’un El Nino sur la Pacifique favorisait durant l’automne et décembre une situation à tendance anticyclonique, plus humide en méditerranée. Une situation sèche, anticyclonique et de la douceur primerait avec peu de neige en montagne. En janvier- février El Nino favorise une situation NAO+ très dépressionnaire avec des possibilités de tempête. De la neige en quantité en haute voir moyenne montage selon le flux. Cependant on restera méfiant sur le potentiel de l’influence d’EL Nino en février car déjà il faudrait qu’il soit encore actif (Les doutes sont de mise avec CEP) : IV/PDO Le PDO chère à notre @mike, est un indice qui se situe au nord du Pacifique. Comme l’avait énoncé Mike en mars dernier sur le dernier topic hiver, il devrait être dans une phase négative pour notre hiver. Il est vrai que ces derniers mois nous avons eu un PDO au-delà des -0.5°C ce qui met bien en avant un PDO en phase négative. Même si en juillet on observe un réchauffement (-0.10, ce qui se rapproche neutre), mais en août ça semble reprendre (-0.33) ce qui affirme le PDO- fort possible: Partons sur l'idée que le PDO- est bien lieu cet hiver, je pense personnellement que l'on aura un léger PDO-. Quel sera les impacts sur le temps en Europe? Des études ont bien montré que le raccourcis (qui a souvent été emprunté par certains ici par le passé…) PDO- égale tendance hivernale et PDO+ égale tendance chaude pour l’hiver n’est pas réellement vrai… En effet, tout d’abord les études sur le PDO sont toujours faites en lien avec l’ENSO (El Nino, La Nina). Le PDO influence sur le monde selon sa tendance et en fonction de l’ENSO. Des recherches pour les mois de décembre-janvier-février ont été faites par rapport au type d’ENSO et PDO. Des résultats ont été obtenus au niveau des flux dominants, l’intensité d’humidité et les anomalies 500hPa. Disons qu’El Nino et le PDO- se produisent bel et bien pour cet hiver, ce qui semble plutôt bien partis. En termes d’anomalie 500hPa, on observe une forte anomalie anticyclonique sur le nord de l’atlantique débordant sur le Groenland et l’est Canadien. Alors que sur le sud de l’atlantique des anomalies dépressionnaire sont présente. Signe d’une situation typique de blocage nord atlantique avec des coulées dépressionnaires froides sur l’Europe : La carte des flux confirme bien la tendance qu’on observe à 500hPa, avec des flux d’est et nord-est sur le nord Royaume-Unis et sur la mer entre le RU et l’Islande montrant une présence anticyclonique. On a aussi un flux ouest-sud-ouest sur les Açores et l’Espagne-Portugal, bel et bien signe d’anomalie dépressionnaire qui aiderait à propulser les hautes pressions en haute l’attitude. Je montre la carte surtout pour le flux en France qu’on observe plutôt neutre tout comme sur l’Europe centrale. Ceci s’explique par l’évolution des blocages. Par exemple en France si la pulsion anticyclonique alimentant le blocage déborde chez nous le flux de sud-est est garanti. Mais si les pulsions sont suffisamment à l’ouest alors là on aura des coulées froides avec un flux de nord, ceci explique la neutralité dans le flux car ça dépend du placement du blocage : En termes d’humidité on observe une tendance à la neutralité en plaine avec ce blocage nord atlantique. Une humidité légèrement au-dessus des normes sur les massifs, situation typique d’un flux de nord… Ce que dégage donc le PDO couplé au El Nino est donc une tendance nette au blocage nord atlantique et donc des tendances plutôt froide avec NAO-/BL. C’est totalement contradictoire avec ce que dégage l’indice EL Nino seul à première vue. Mais en réalité, il y a bien l’effet El Nino dans ce que dégage cet indice avec une activité dépressionnaire qui semble intense. En effet, quand on regarde la carte d’anomalie 500hPa, on a de fortes anomalies dépressionnaires sur le sud atlantique signe d’une activité dépressionnaire intense dû probablement à El Nino. Si cet indice se valide, l’enjeu sera lors des prévisions long terme de savoir si les anomalies dépressionnaires propulsant un anticyclone en haute latitude (indice PDO-/Nino) ne déborderont pas de trop en avalant tout sur leur passage (Indice Nino seul) brisant les situations hivernales en vue sur les modèles. V/TNA Après un printemps-été négatif la TNA semble revenir dans une phase neutre. On le voit par la situation actuelle (le rectangle est la zone de la TNA, pas comme l’hiver dernier et pour cet automne où j’avais encadré la TSA et non la TNA... ) Les prédictions semblent bien tendre vers la neutralité, quand on voit la prédiction du modèle UKMO pour les prochains mois : C’est donc une absence de l’influence sur l’Europe de la TNA qui devrait bien se produire. VI/Modèles saisoniers Les modèles saisonniers (bien que les échéances sont lointaine surtout pour janvier-février) peuvent dégager par moment des premières tendances. Même si j’avoue que je me fierai plus aux indices qu’aux modèles à ces échéances mais il est intéressant de regarder si on observe des tendances des modèles qui se relient aux tendances des indices. Pour le modèle saisonnier CFS : Pour décembre on observe un zonal anticyclonique marqué, condition douce, sèche au sud, un peu humide au nord: Pour janvier on observe un blocage nord-atlantique (voir arctique) très marqué favorisant potentiellement des situations froide en Europe de l'ouest, on a une anomalie dépressionnaire forte sur le sud atlantique, qui pourrait venir perturber les racines des blocages. Assez ressemblant ua schèmes PDO- couplé au Nino: Pour février situation de blocage mais pour l'est de l'Europe, la France serait sous un fort anticyclonique permettant de faire couler le froid l'est de l'Europe: Il faut rester très prudent avec ce que met en avant CFS, ça pet assez vite bouger, mais on voit bien un potentiel de blocage assez marqué en janvier-février. Alors que décembre serait plus anticyclonique. ECMWF: Pour ECMWF décembre serait dans les normes autant au niveau de l’humidité que des températures signent d’une situation classique hivernale. C’est- à-dire qu’il ne met pas en avant une situation anticyclonique comme CFS mais plutôt d’alternance froide-douce avec plus ou moins d’humidité, dû aux dépressions qui briseraient les potentiels blocages (fort anomalies sur l’ouest et sur les Iles Svalbard, signe de blocage) : VII/Situations encore indeterminé Même si on semble dégager de nombreuses tendances grâce à divers indices, il reste un bon nombre d’indices non étudié qui viendront au fur et à mesure permettant d’affiner les tendances. Nous avons : -La température de la mer du Nord, la Manche et de l’océan nord atlantique. Selon leurs températures en cas de coulée froide elles favoriseront le froid à se préserver ou non. -Le vortex polaire troposphérique où l’inconnu est encore là au niveau des réserves de froid et l’intensité du vortex. -L’indice d’enneigement sur la Russie. -La PNA qui selon son signe PNA-/PNA+ peu avoir une certaine influence sur l’Europe (voir dans les sources, dans la partie situation encore indéterminé) -Le MJO qui peut influencer un type de régime dans les semaines qui suivent ces phases. Sans oublier les nombreuses incertitudes : -El Nino même si on semble s’y diriger des doutes sur sa force et sa durée subsistent. -Le PDO avec le réchauffement brutal en juillet. - Et les modèles saisonniers qui vont beaucoup bouger. Conclusion : Nous y sommes ! C’est vrai qu’il y avait un peu de lecture xD… Au fur et à mesure des parties vous avez bien dû remarquer qu’un régime se dégageait, mais, récapitulons. Sans oublier que certains indices peuvent encore bouger… Dans le sens hivernal (NAO-/blocage--> tendance froide, selon positionnement des centres d’actions possibilités d’humidité surtout en blocage nord-atlantique): -Un indice solaire neutre pour la réception de particule, l’autre indice des années suivant le pic solaire lui end vers des blocages anticyclonique nord atlantique. -Un QBO progressivement neutre/positif favorisant encore des mouvements en stratosphère qui eux-mêmes favorisent en troposphère des mouvements type blocage et NAO- selon les coups. -Un couplage PDO-/Nino qui favorise une tendance au blocage nord-atlantique Dans le sens hiver doux (NAO+ (humide et doux)/ Anticyclone Français (sec possible flux de sud-ouest ou inversions) : -El Nino -Modèle CFS (sauf pour janvier) Dans le sens hiver neutre alternance : - Modèle ECMWF - TNA (neutre ne favorise rien) Donc la prévision ne tient qu’à moi et on peut ne pas y croire, mais on tend vers un hiver légèrement (modérément ?) sous les normes et possiblement neigeux avec une probabilité au blocage nord-atlantique qui se dégage largement. Tout ça malgré El Nino. El Nino à mes yeux perd clairement de son poids quand on connait l’influence du PDO couplé au Nino, surtout que cet El Nino ne devrait pas être extrêmes. Sans compter les autres indices favorables à un hiver froid. Actuellement je me fie à cette idée. Mais pour les plus gourmands, on a déjà quelques petites tendances qui se dégagent clairement mois par mois (il faut rester très prudent pour ce détail mois par mois on est début septembre, la fiabilité est limité! Je ne garantis pas que cette tendance se valide...) : Décembre : Temps sec, anticyclonique, doux en montagne, doux en plaine sauf si inversion pour les deux premières décades. Ceci à causes d'un zonal anticyclonique et des blocages qui auraient dû mal à prendre sur l'est Atlantique, quelques intermèdes plus humide restent possible si de légère ondulation prennent forme. La fin de mois serait marquée par une transition avec un temps plus humide et plus frais (tempétueux?). Janvier : Les deux premières décades de janvier seraient marqué par l’apparition des blocages nord atlantique mais cette fois ci avec racine le centre de l’atlantique nous apportant des coulées froide, possiblement neigeuse. L’activité dépressionnaire sur le sud de l’Atlantique serait forte faisant écraser les blocages sur l’Europe provoquant des redoux marqués sur quelques jours. A partir de fin janvier les blocages seraient plus solides mais encore fébrile. On surveillera vers le milieu de mois la stratosphère qui pourrait bien s’agiter. Février : Les deux premières décades seraient marquées par des blocages nord-atlantique très solides avec un ralentissement de l’activité dépressionnaire flagrant. Possible gros décrochage sur l’Europe, mais aussi possibilité de continentalisation. La dernière décade serait marqué par le retour du zonal. Voilà, voilà à débattre maintenant et à voir l’évolution des tendances. En tout cas pas mal d’ingrédient sont réunis pour un bel hiver mais on se méfiera de l’épice Nino qui risque de bien perturber le régime de blocage. En espérant que l’hiver se passe aussi bien voir mieux que l’année passée autant niveau temps que sur le forum. Merci de m’avoir lu. Remerciement spécial à @Dark** qui m’a aidé pour certaines formes de phrases et quelques points orthographes et à @Higurashi pour quelques éléments et avis sur des parties. Bon hiver ;) Gugo Sources images/connaissance : Archives hiver dernier : https://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?type=era Partie solaire : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JD020062 https://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression http://www.encyclopedie-environnement.org/air/la-magnetosphere/ Partie QBO : https://www.esrl.noaa.gov/psd/data/correlation/qbo.data http://www.geo.fu-berlin.de/en/met/ag/strat/produkte/qbo/index.html -Anomalie passé : https://www.esrl.noaa.gov/psd/data/composites/day/ Partie ENSO : https://www.ospo.noaa.gov/Products/ocean/sst/anomaly/ http://www.bom.gov.au/climate/enso/index.shtml#tabs=Outlooks https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2006RG000199 http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml Partie PDO : https://www.ncdc.noaa.gov/teleconnections/pdo/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4200402/ Partie modèle saisonnier : https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-mon&region=eu&pkg=z500aMean&runtime=2018072518&fh=0 https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/?f[0]=im_field_chart_type%3A483&facets=Type,Forecasts Partie situation encore indéterminée : http://www.meteo.fr/cic/meetings/2013/AMA/resumes/pres_025.pdf
  2. 114 points
    Tendance saisonnière hiver 2018-2019 mise à jour Introduction : Tout d’abord je tiens à vous remercier pour vos nombreux retours très positifs par rapport à la première tendance que j’avais émise. Cependant, je tiens à rappeler que je n’ai pas la science infuse et que je ne garantis pas qu’elle soit bonne (de même pour cette réactualisation en novembre). Dans tous les cas il est difficile de valider une tendance mois par mois (j’avais émis de grosses réserves), une tendance sur l’hiver (les 3 mois réunis) reste plus accessible en début automne. Donc je remets en avant cette réserve qu’il faut avoir vis-à-vis de la tendance saisonnière (surtout mois par mois, même si actuellement à quelques semaines de l’hiver ça devient plus fiable). Ce n’est pas parce qu’un site a eu bon une année qu’il aura bon l’année suivante. Certes certains sites statistiquement sont meilleurs que d’autres car ils étudient probablement mieux les potentiels et les indices, mais les indices n’ont pas la clé totale de la prévision. Plusieurs variations peuvent remettre en question la tendance et parfois c’est seulement 15 jours avant la période concerné qu’on se rend compte de ceci. Revenons à nos moutons, en septembre, j’avais évoqué un hiver qui serait potentiellement sous la dynamique de pulsion en haute latitude sur le nord de l’océan atlantique. Avec des anomalies anticycloniques sur le nord-atlantique assez fortes alors qu’en dessous des anomalies de basses pressions pourraient apparaitre. On tendait donc à des situations de potentiels hivernaux sous polaire maritime assez sérieux. Mois par mois on tendait vers un mois de décembre plutôt doux-sec avec des pulsions trop sur l’Europe de l’ouest. Janvier plus froid avec un décalage des pulsions sur l’atlantique, mais les dépressions circulant au sud perturberaient les mécanismes hivernaux. En février une tendance très hivernale se dégageait avec des pulsions anticycloniques en haute latitude assez solide. (Plus d’info ici : https://forums.infoclimat.fr/f/topic/53312-tendance-hiver-2018-19/?tab=comments#comment-2990472) Des indices supplémentaires sont entrées dans la danse et d’autres ont bougés en 2 mois. Où en est la tendance actuellement ? I/Rappel des indices fixés Le tour des facteurs déjà fixés va être assez rapide, ceux qui veulent plus de détails vont voir le post de septembre en première page merci . J’invite ceux qui ont déjà lu en septembre de relire notamment le 2) car des modifications ont eu lieu. 1) Solaire L’indice solaire se décompose en deux parties. Une première par rapport à la réception de particules. Une seconde par rapport aux années qui suivent le pic solaire. Pour ce qui est de la réception de particule on voit par le graphique de la NOAA que nous sommes au plus bas en termes d’envoi de particules (car faible quantité de tache solaire). Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a un décalage de 4-5 ans entre l’envoi et la réception des particules (dû à différents facteurs, c’est expliqué dans le poste de septembre), de ce fait si on regarde il y a 4-5 ans on constate que nous étions en cours de déclin du nombre de tâches et donc d’envoi de particules. De ce fait l’indice est neutre, un indice à fort envoie aurait été synonyme de NAO+ (doux, humide) et un indice à faible envoie de particule aurait été synonyme de NAO- (froid, potentiellement neigeux). Mais la neutralité nous mène donc à rien en terme de tendance, c’est souvent synonyme de léger régime AR (légère ondulation atlantique et donc alternance de situation douce et fraiche avec un temps plutôt pluvieux). Pour ce qui est des années suivant le pic du nombre de tâche solaire, nous sommes dans la 6ème année suivant le dernier pic. Les études ont dégagés année par année des tendances mondiales qui se dégageaient. Ici on observe que l’année 6 continue dans le sens de l’année 5 avec une situation où les blocages prédominent (on l’a vu cette année avec la grande domination du régime BL). On voit que cette année l’anomalie de hautes pressions est moins présente sur la Scandinavie mais surtout au niveau de l’ouest Russie et du nord atlantique. Cet indice nous dégage donc clairement une situation où les blocages devraient être assez présents sur le Nord atlantique combiné à l’anticyclone Russe (régime NAO-/BLà Froid et plutôt neigeux). On a donc un indice plutôt neutre qui favoriserait plus un régime AR assez faiblard, et un autre bien prononcé qui favoriserait un régime BL/NAO- assez prononcé ce qui tend l’indice global clairement au froid. 2) QBO Pour le QBO, sa chute devrait nous amener vers un hiver neutre (décembre) à léger QBO+ (Janvier février). 2016 9.34 6.77 3.16 0.64 2.37 3.86 6.25 10.07 10.48 12.83 14.16 15.09 2017 14.92 14.78 14.35 13.88 8.01 -3.18 -10.48 -14.42 -15.28 -16.79 -17.20 -18.12 2018 -19.02 -19.37 -19.77 -21.41 -24.23 -28.45 -29.10 -20.41 -9.91 -2.79 On avait vu par une comparaison des 10 fois où le QBO passait du négatif au positif durant l’hiver depuis 1945, que 8 fois sur 10 on se retrouvait avec un SSW (pour beaucoup majeur) en stratosphère. Et que ces SSW amenaient en troposphère 7 fois sur les 8 (les 8 SSW) des situations de blocages/NAO- assez conséquent. Dans ces blocages une majorité étaient nord-atlantique (donc des blocages froid-humide et non sec-froid). Pour rappel attention que le blocage ne se trouve pas sur notre tête avec une pulsion sur l’Europe de l’ouest… C’est le risque… On a donc un QBO qui favorise également un hiver froid et potentiellement neigeux si le blocage est bien placé. A condition que l’on est bien un SSW en janvier/février, statistiquement dans la situation du QBO on a 80% de chances d’avoir un SSW. Bien que les réchauffements stratosphériques ont plutôt tendance à avoir lieu en janvier-février, des perturbations stratosphériques pourraient bien avoir lieu dès décembre favorisant fin décembre et début janvier des potentiels blocages (donc froid s’ils se situent en atlantique). Comme il l’avait été évoqué il y a quelques jours, CFS semble bien dégager de potentielles perturbations en stratosphère : Actuellement les dernières runs du CFS restent assez divergent avec des scénarios avec des réchauffements (anomalie chaude), d’autre avec des scénarios avec un VP consistant (anomalie froide). Ceci peut donc amener des interrogations sur la prévision que l’on pouvait dégager en septembre ? Le plan mois par mois n’aurait-il par un cran d’avance par rapport à ce qui était évoqué en septembre ? C’est possible des réponses à ces questions auront lieu plus bas. II/El Nino oui! Mais léger et contré par le PDO En effet, ces dernières semaines un réchauffement rapide a eu lieu en zone 3.4. On a atteint les 1.1°C de moyenne. Nous sommes donc bien entrés dans l’épisode Nino. La zone 3 (à l’est de la 3.4) est particulièrement chaude également c’est donc bien le signe que l’épisode Nino devrait s’installer : Les modèles semblent convergents de manière globale vers une montée autour des 1.3°C puis une stagnation en décembre et une chute progressive mais lente en janvier-février : Ici BOM qui est le seul à voir une légère augmentation continue : Ici CEP qui voit la logique énoncé plus haut : Ici CFS, de même que CEP : Le panel multmodèle est un peu plus bas avec une moyenne sur l’hiver autour de 1°C mais cette moyenne est faussé par des modèles qui sont déjà dans le faux et qui ne voient pas de Nino, pour les autres modèles globalement ça suit la logique des autres : Nous allons donc vers un hiver de type faible Nino, logiquement un hiver Nino en Europe de l’ouest favorise un temps plutôt anticyclonique et doux en décembre puis très zonal en janvier-février (doux et humide). Mais en réalité les choses sont bien différentes quand on lie ENSO-PDO (je redéveloppe l’axe mais plus d’informations sur le post page 1). En effet, le PDO (Indice situé au nord du Pacifique) est vu négatif cet hiver, les choses se confirment d’ailleurs avec des valeurs assez négatives depuis quelques temps (malgré une remontée cet été) : Des études ont montré qu’un PDO- lié à un El Nino favorisait en réalité par chez nous des conditions hivernales. Effectivement on voit ci-dessous par la carte d’anomalie z500 que l’on a une anomalie de hautes pressions très forte sur le Groenland et le nord de l’atlantique, en dessous on a une circulation de basse pression. Ceci est synonyme de blocage nord atlantique avec des montées de hautes pressions en haute latitude, ces blocages sont propulsés par les dépressions dans le sud de l’atlantique nord. On aurait donc bien l’influence de El-Nino sur cette carte avec comme on le voit sur le sud de l’atlantique nord une circulation dépressionnaire assez présente. Si l’indice se valide, l’enjeu sera lors des prévisions long terme de savoir si les anomalies dépressionnaires propulsant un anticyclone en haute latitude (indice PDO-/Nino) ne déborderont pas de trop en avalant tout sur leur passage (Indice Nino seul) brisant les situations hivernales en vue sur les modèles. Mais aussi que les basses pressions coulant en Europe ne se lient pas aux basses pressions sur le sud de l’atlantique comme en février dernier : III/TNA C’est l’un des indices qui a bien changé depuis le début de l’automne… En effet, en septembre la TNA était négative et on semblait revenir vers une tendance neutre durant l’hiver (proche de 0°C d’anomalie). Mais les choses ont changé. Tout d’abord, actuellement on observe qu’elle est globalement neutre avec des zones plus fraîches que d’autres par rapport aux normes : Mais les prévisions vont dans le sens d’une TNA positive (sans gros excédant) qui semble s’affirmer (avec une moyenne autour des 0.4°C). Rien de transcendant mais il sera intéressant de suivre la mise à jour mi-novembre. Actuellement cela favoriserait donc une légère TNA+. Une légère TNA+ favorise des conditions NAO- en atlantique-Europe et donc un temps plutôt froid et sec ou humide selon l’évolution. Un indice de plus dans le sens hivernal. Mais on va rester prudent car la situation actuelle de correspond pas aux prévisions. IV/ Etats des mers L’état des anomalies des mers et de l’océan atlantique sont des facteurs primordiaux pour les coulées maritimes froides durant l’hiver. Plus la mer est au-dessus des normes, moins la coulée sera froide une fois arrivée à nos latitudes et inversement. C’est donc un facteur important notamment dans le contexte de blocages atlantique ou le froid vient par une surface maritime. La situation est assez contrasté, en effet, on observe un large excèdent dans la Manche et dans la mer du Nord, ce sont les dernières mers avant l’arrivée des potentiels coulées froide sur notre pays, elles sont très importantes pour la préservation du froid avant l’entrée sur le continent. Logiquement ces anomalies chaudes ne sont donc pas une bonne nouvelle pour tout flux type polaire maritime. Mais ceci est compensé par un océan nord atlantique globalement sous les normes, avec du Royaume-Unis jusqu’à l’Islande des températures sous les normes, ces anomalies négatives s’étendent jusqu’à la moitié ouest de la Scandinavie. Les anomalies très chaudes au bord de l’Arctique sont dues principalement au retard de la prise de glace et c’est donc un peu plus négligeable (bien que ce soit embêtant) que les deux facteurs évoqué précédemment. Cet indice est évidement à surveiller tout novembre et même durant l’hiver. La grosse poussée anticyclonique en Europe de l’est ces prochains jours pourrait provoquer un étalement des anomalies positives déjà présentes sur l’est Scandinavie. A surveiller. V/Vortex polaire et réserve froide L’état du vortex polaire est très important pour l’hiver. En effet, pas de réserve froide pas de froid assez puissant pour des conditions hivernales sur l’Europe de l’ouest. La constitution du vortex polaire à une importante également, son développement plus ou moins en avance à une influence également sur le mois de décembre. On a une situation avec un VP qui est plutôt bien développé comparé aux dernières années, sachant que l’on a une relative présence des hautes pressions en ce début novembre. Cependant, ce n’est pas aussi développé que d’autres années plus anciennes, mais ça l’est aussi plus que d’autres on est à peu près dans un développement normal si on se fixe depuis les années 90 : Sur les réserves froides c’est quand même assez contrasté, avec les quelques coulées de ce début de mois, des anomalies chaudes sont assez présentes en haute latitude même si en moyenne latitude on a une présence d’anomalie froide. C’est relativement contrasté là encore, on n’a rien d’exceptionnel en réserve de froid donc (assez logique dans le contexte du RC, c’est déjà bien d’avoir un peu de bleu…) il faudra suivre la suite du mois. Donc pas grand-chose à dégager, assez contrasté fort logiquement dans le contexte du RC, novembre sera important pour la création de réelle réserve de froid, si une agitation d’HP (haute pression) en haute latitude durant le mois (ce qui semble possible en seconde partie de mois) ne devrait pas aider à la création de ces réserves. La situation à l’échelle Atlantique-Europe ces prochains jours ne devraient pas être très bénéfique, en effet le gros système dépressionnaire sur l’Atlantique favoriserait une remontée de la douceur massive sur le nord atlantique. Ce n’est pas très positif il faudra une ou deux coulées froides sur ce secteur avant d’avoir une constitution froide à peu près normal sur ces zones VI/ Indice Sibérien Bien que les études divergent sur le fait que l’enneigement en Sibérie a une influence plus ou moins importante sur l’Europe, je reste à l’idée qu’il a une influence importante dans ce qui est de la constitution de drain froid et également le fait de favoriser la formation d’anticyclone Russe puissant qui peuvent avoir une grande importance selon la situation en Europe-Atlantique. Pour les drains froids il faut d’abord avoir la synoptique pour, certes à la vue des indices précédent on part sur une synoptique de blocage mais plus atlantique que scandinave. Cependant, sur divers évolutions un blocage peut vite passer d’un blocage atlantique à un blocage plus scandinave et donc avoir des drains continentaux qui viennent jusque chez nous. Pour ce qui est de favoriser les anticyclones Russes puissant, ceci peut avoir une influence importante chez nous. Quand on a une situation de blocage sur l’Atlantique, l’AR peut permettre de favoriser les coulées en direction de l’Europe, car la coulée n’a pas de place pour s’étendre vers la Russie, par la suite en général on a une interaction de l’anticyclone atlantique et russe : Mais il peut aussi favoriser un blocage dépressionnaire type zonal, avec des dépressions qui passent en Europe, remontent vers le VP vers la Scandinavie, puis de nouveau une dépression qui redescend vers l’Europe… tout ceci bloqué par l’anticyclone Russe : Mais quand est-il donc de l’enneigement ? L’indice compte principalement en dessous du trait rouge, au-dessus ça influence peu. On constate qu’il y a déjà des zones plutôt bien enneigé sur certaines régions sous la latitude 55. A cette période de l’année l’enneigement devrait être environ au niveau du trait et pas en dessous, on part donc sur une avance par rapport aux normes sur la moitié centre-est. La moitié ouest est assez en retrait compte tenu de la masse anticyclonique chaude actuelle : Il sera important de surveiller ces prochaines semaines l’évolution de cette zone, pour savoir, si quand on rentre en décembre on aura une situation avec des potentiels d’AR qui peuvent se former plus facilement et des drains qui seraient particulièrement froid en cas de blocage scandinave. Pour ça il faudra un développement neigeux sur l’ouest Russie, ce qui n’est actuellement pas le cas. VII/ Modèle et dynamique actuelle Les modèles sont assez dispersés, même si on a des rapprochements. Je vais utiliser 3 modèles, le modèle de tendance Canadien, le modèle ECMWF (qui regroupe les 3 mois) et CFS en essayant de les décrypter : Décembre : Le modèle canadien met en avant un mois de décembre en deux temps, avec un AI (anticyclone Islandais) léger (signe d’une période de blocage) et une zone dépressionnaire très étendu (zonal+ coulée dû à la période de blocage). Donc un mois sans doute séparé en deux temps, zonal (humide +doux) puis coulée de blocage (froid + humide). CFS lui aussi semble être dégradé, avec des HPs assez haut sur l’ouest atlantique signe sans doute de période de blocage (froid, humide) mais aussi d’une présence dépressionnaire assez linéaire (zonal). Ceci met la France dans une zone de conflit : Janvier : Alors que CFS met clairement un blocage massif type continental (froid et sec) avec un léger affaiblissement nord atlantique (petit coulée maritime ?). Le modèle canadien table sur un AI bien plus présent (on en déduit que fin décembre donc dans le sens d’un développement d’un AI alors que l’autre parti serait plus zonal) : Février : Les modèles sont assez extrêmes dans leurs idées, je pense qu’ils ont dû mal à percevoir février encore. CFS lui est sur du zonal très puissant (doux + humide), et le modèle Canadien voit des blocages massifs en haute latitude (combiné au RC je pense) alors qu’on aurait des anomalies extrêmement froide en Europe de l’ouest (une carte qui fait penser au terrible février 1962…). ECMWF sur les 3 mois : A l’image des deux autres sur les 3 mois ECMWF semble partagé avec une France sur une zone de conflit (ceci explique la prévision de MF qui ne dégage pas de scénario. On devrait avoir des périodes zonal dû aux BPs (basse pressions) atlantique et d’autres plus anticycloniques avec des HPs en haute latitude (Scandinavie+ Nord RU): Des modèles donc qui dégagent un hiver avec des phases contrasté, janvier semble aller dans un accord sur le potentiel hivernal. Ceci semble logique dans le cas où un réchauffement stratosphérique aurait lieu mi-décembre. Février est encore assez incertain et décembre donc assez contrasté. On peut prendre en compte les tendances de novembre qui semblent relativement dépressionnaire, on semble à LT tourné vers une situation plus ondulante qui serait idéale pour les montagnes. Cette situation pourrait bien être une nouvelle synoptique générale bloqué jusqu’à début décembre. Conclusion : Nous y voilà donc dans un premier temps je vous propose un bilan des points à caractère hivernaux et des points à caractère non hivernaux Tendance hivernale : -QBO -Indice solaire -PDO-/ENSO (Nino) -TNA -Janvier pour les modèles -Enneigement en Sibérie (en avance mais attention à ne pas prendre du retard sur la moitié ouest) Tendance douce : -Le Réchauffement climatique -ENSO seul Tendance neutre : -Modèle décembre-février. -VP/Reserve plutôt dans les normes. Ça semble donc clair on tend de manière globale sur une tendance d’un hiver qui serait bien hivernal, avec un beau potentiel de blocage en haute latitude (Nord atlantique virant potentiellement en AS donc froid humide puis possiblement froid sec). Cependant des variations sont à attendre selon les mois. Je vous propose mois par mois une tendance (qui ne tient qu’à moi), on observe que ça n’a pas tant bougé depuis septembre, on a juste un décalage dans les tendances de 15 jours environ, ceci est dû au potentiel réchauffement stratosphérique mais aussi à la situation actuelle en novembre. Il est tout à fait possible que la tendance se re-décal de manière globale de 15 jours également. Décembre : Un mois qui serait influencé par des situations d’alternances radicales. Les ondulations en atlantique de fin novembre perduraient en première décade de mois avec des phases humide et douce ou fraîche selon le flux. Deuxième décade un passage plus anticyclonique (doux/sec) semble possible. Fin décembre des blocages en hautes latitude au niveau de l’Islande se mettraient en place mais ils peineraient à tenir et des retours plus doux et dépressionnaire apparaîtront souvent après des phases de polaire maritime plus ou moins conséquent. Milieu de mois on surveillera la potentielle activité en stratosphère. Janvier : Début de mois les blocages se font plus résistant avec des potentiels coulés maritime plus fringante, la possibilité d’évolution en AS est assez grande. Cependant l’activité dépressionnaire réussira à prendre la main sur les blocages. Dans la seconde partie de mois des blocages massifs, avec une réduction de l’activité dépressionnaire s’imposeraient. Les potentiels hivernaux seront très grands. Si on a une absence de réchauffement en stratosphère en décembre, il semble possible qu’un réchauffement est plus lieu courant janvier. Et tout ce qui vient d’être dit au niveau de la troposphère pour janvier serait décaler de 10/15 jours environ, et donc un prolongement des situations bancales de fin décembre, début janvier. Février : Ce potentiel hivernal avec des blocages massifs se prolongerait jusqu’à la fin de la première décade de février (fin de seconde si réchauffement stratosphérique en janvier). A partir de la deuxième décade un retour plus dépressionnaire et zonal devrait s’imposer. Voilà voilà, ce qu’il faut retenir c’est surtout décembre sous alternance, janvier très hivernal surtout à partir du 15, février à partir du 10 dépressionnaire mais avant très hivernal. Là où j’ai une grosse interrogation c’est sur la stratosphère, je suis personnellement convaincu qu’on aura des réchauffements cet hiver, mais la période pourrait influencer grandement la prévision. Vous pouvez donc lire aussi la prévision ci-dessus avec une possibilité de décalage de 15 jours à partir de janvier. Même si je table plus sur une idée sans le décalage de 15 jours actuellement. Merci de m’avoir lu ! Gugo Sources images/connaissance : Partie solaire : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JD020062 https://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression http://www.encyclopedie-environnement.org/air/la-magnetosphere/ Partie QBO : https://www.esrl.noaa.gov/psd/data/correlation/qbo.data http://www.geo.fu-berlin.de/en/met/ag/strat/produkte/qbo/index.html -Anomalie passé : https://www.esrl.noaa.gov/psd/data/composites/day/ https://twitter.com/WorldClimateSvc/status/1056894162828701697 Partie ENSO : https://www.ospo.noaa.gov/Products/ocean/sst/anomaly/ http://www.bom.gov.au/climate/enso/index.shtml#tabs=Outlooks https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2006RG000199 http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml Partie PDO : https://www.ncdc.noaa.gov/teleconnections/pdo/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4200402/ Partie modèle saisonnier : https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-mon&region=eu&pkg=z500aMean&runtime=2018072518&fh=0 https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/?f[0]=im_field_chart_type%3A483&facets=Type,Forecasts https://twitter.com/WorldClimateSvc/status/1058053704635564032
  3. 100 points
    Tendance saisonnière hiver 2018-2019 mise à jour Malgré un emploi du temps chargé (ça va se calmer à partir de cette semaine jusqu'au 1 février c'est parfait ) je vais essayer de vous proposer une nouvelle mise à jour de mon avis sur la tendances saisonnière après celle de septembre et de novembre Introduction: Encore une fois je tiens à vous remercier pour les nombreux retour que j'ai pu avoir autant sur la publication de ma tendance en septembre que celle de novembre. On peut commencer à mettre en avant un premier bilan. Voilà ce que l'on avait pu dégager pour décembre: Le fait de l'alternance sur ce mois de décembre se valide bel et bien, une erreur cependant sur la situation de seconde décade qui reste sur des alternances de flux et non doux/sec uniquement. Pour fin décembre on semble bien aller vers des possibilités de dorsale et de montée de hautes pressions (HP) avec des blocages qui peineraient à se mettre en place à cause d'une persistance dépressionnaire (j'en reparle dans le I/), donc le mois est quand même globalement validé. Nous sommes au milieu de mois et on observe bel et bien les modèles s'activer pour la stratosphère. On a donc une validation plutôt bonne du mois. Mais attention ce n'est pas parce que ce mois se valide que les autres seront bons... même si de voir qu'il n'y a pas trop d'erreurs en décembre peut donner un bon espoir notamment en janvier.... ce que j'avais dégagé pour les autres mois: La situation est intéressante car en stratosphère on a un mixte des deux possibilités que l'on avait mis en avant (j'y reviendrais en II/) avec un réchauffement stratosphérique qui dans un premier temps est en décembre mais déborde sur janvier pour une probable évolution. De ce fait on est dans une période d'entre deux des deux possibilités que l'on avait pu évoquer. Mais ceci reste dans la dynamique globale que l'on avait pu dégager, donc on part sur des rectifications d'échéances sur cette tendance.... et peut être plus . Voilà, voilà que la fête commence mais pour être franc et pour avoir comparé avec ces dernières années... on est sur le plus gros potentiel depuis 9-10 ans.... Si vous voulez comprendre pourquoi... bonne lecture (petite conclusion à la fin de chaque partie pour les flemmards du détail, lisez au moins ça c'est le plus important) Je rappelle deux aspects que je ne vais pas réévoquer car il sont déjà acquis (j'invite à aller voir le post de décembre si vous voulez les explications détaillé-justifié), l'indice solaire est favorable à un régime de blocage atlantique nord sur cet hiver et la dynamique de transition du QBO de la phase - à la phase + favorise de grands mouvement en stratosphère (ça se confirme bien.....). Et je tiens à préciser que la TNA ne devrait pas en définitif pas avoir d'influence car elle resterait sous les +0.5°C. De même pour la PNA qui va revenir au neutre ces prochains temps, il faudra surveiller en janvier-février si elle repasse au positif (favorise NAO- dans le cadre d'el Nino) ou pas. I/La dynamique actuelle C'est un aspect qui semble banal à première vu mais qui est important pour les semaines à venir. En effet, il est impossible d'avoir en Europe de l'ouest-Atlantique 2 et surtout 3 mois de même dynamique (Exemple: blocage scandinave, BL atlantique, dorsale, zonal, AF....), donc imaginons nous aurions eu un mois de décembre sous régime de blocage en haute latitude tout en sachant que novembre a connu en partie cette dynamique, il aurait été difficile de laisser penser que l'on aurait janvier et surtout février dans cette dynamique. Les régimes changent en permanence mais on des moments de dominances, on le voit bien ci dessous avec les régimes dominants depuis 100 jours. Attention il faut en partie relativiser, certains régimes qui apparaissent ne donnent pas toujours ce qu'ils sont censés favoriser. Attention je ne mets pas ici une théorie de la compensation mais surtout que l'on observe que l'on sort globalement d'un régime NAO+ dominant et que là nous entrons dans un mixte NAO-/BL mais qui est en réalité fortement influencé par la dynamique NAO+ quand on regarde les synoptiques (bien qu'on a eu le droit à 2 petits jours bien frais la semaine dernière). On peut donc imaginer que ce début d'apparition du BL/NAO- est peut être le prémisse d'un nouveau cycle de rémige? Oui et non selon moi. Je pense que ça va se faire très progressivement à l'image des modèles pour la fin de mois. Et encore le chemin pourrait ne pas être de tout repos. En effet, on voit quand même une situation relativement NAO+, dépressionnaire plus ou moins douce encore ce dimanche dernier: Mais les choses pourraient bien évoluer à partir de Noël avec une possible première ondulation plus ou moins sérieuse, on a encore du mal à savoir sa force et son placement: Ceci pourrait favoriser au passage un basculement des blocs dépressionnaires du vortex polaire et des reverses froides (j'y reviendrai en VI). Par la suite ça reste relativement incertain surtout qu'une influence assez dépressionnaire pourrait reprendre à cause de la stratosphère (j'y reviens en II). Conclusion I/: Vous l'avez bien compris, pour cette fin décembre on devrait donc avoir une réelle situation d'alternance avec des hautes pression qui essayeraient de monter en haute latitude mais qui auraient du mal à cause de la trop grande présence des basses pressions. Donc oui de très légers blocages (le 25?) mais très relatif et qui ne tiendraient pas. Il se pourrait même qu'en toute fin de mois le NAO+ se réimpose temporairement (je serai peu étonné en tout cas je vais m'expliquer dans le II-VI). II/ La stratosphère nous amène vers des folies C'est une conséquence directe du fameux QBO- qui passe au plus + en ce mois de décembre. En effet, en stratosphère (situé au dessus de la troposphère) c'est le bazar très clairement. Les conséquences de la stratosphère vers la troposphère peuvent être importantes. En effet, si on a un ralentissement voir un inversement des vents zonaux en stratosphère, si ce ralentissement descend bien en troposphère, les conséquences peuvent être lourdes avec une situation favorable à un AO- (cet à dire un vortex polaire attaqué de toute part par les hautes pressions--> soit un temps potentiellement très hivernal en Europe de l'ouest si les pulsions sont en atlantique; sauf si ces pulsions sont en Europe de l'ouest ça serait plutôt un temps doux et sec). Inversement, si on a une accélération des vents zonaux, on a une tendance à l'AO+ (un vortex polaire intense favorisant un temps zonal (humide et doux)). Alors à quoi devons-nous nous attendre? Ces prochains jours nous allons connaitre une première légère diminution de la vitesse des vents, par la suite on aurait la mise en place d'un réel inversement qui est bien marqué: La question qui vient par la suite c'est allons nous vers un simple SSW majeur ou un SSW majeur qui évoluerait en split? Dimanche des prémices sur les extrêmes échéances mettaient en avant une tournure en split à partir du 1er janvier. Actuellement c'est moins le cas, le réchauffement n'arriverait pas à séparer en deux le VPS (vortex polaire stratosphérique) : De même chez l'ensemble: Le SSW majeur est donc acquis mais l'évolution en split est loin de l'être surtout à l'heure actuelle, cependant les échéances lointaines peuvent encore provoquer des modifications de l'évolution. Pour rappel on peut se permettre d'aller beaucoup plus loin dans les échéances en stratosphère qu'en troposphère car la dynamique est beaucoup plus stable. Quels conséquences à attendre? Tout d'abord il faut que les ralentissements-inversement en stratosphère s'imposent en troposphère, je vais vous proposer une petite animation ci-dessous. Ce graphique représente l'altitude sur les ordonnées et la latitude sur les abscisses, la couleur est la force des vents zonaux, quand on passe dans le négatif il y a un inversement. Ici ce qui nous intéresse ce sont les hautes latitudes, car c’est ici que l'on trouve les vortex polaires. Comme on le voit jusqu'au 24-25 il ne se passe rien de bien exceptionnel avec un VPS actif et un VPT (vortex polaire troposphérique) qui subit quelques variations. A partir du 25 on a une descentes des vents intenses de la stratosphère (en rouge), quelques conséquences sont à attendre en troposphère avec une accélération visible en fin de mois à 500hPa notamment à la latitude 70. C'est pour cela qu'un retour d'un temps dépressionnaire fin décembre après noël ne m'étonnerait guère. Dans le même temps et par la suite on aurait un inversement qui s'imposerait, c'est la période où le SSW majeur s'imposerait, en troposphère après environ 4 jours on revient dans une situation normale et surtout très rapidement on perçoit un début de ralentissement (en orange) à partir de janvier, ceci reste à confirmer. Zonal u - Google Chrome 17_12_2018 11_12_07_Trim (2).mp4 Notons qu'en février le VPS aurait bien de mal à se reformer avec même de possibles nouvelles attaques quand on regarde la moyenne CFS pour février: Conclusion II/: Il faudra suivre ce prochains jours régulièrement ce schéma mais on peut donc conclure que après noël une dominance dépressionnaire pourrait de nouveau s'imposer, mais assez rapidement à partir du premier janvier, on semble percevoir un début de ralentissement. Mais les plus grosses conséquences en troposphère devraient probablement se voir vers le 5-10 janvier, si on a une évolution en split vers le 1er janvier, ou du moins un VPS qui a du mal à se réactiver, il est fort possible que l'on observe des conséquences aussi vers le 15-20 janvier. Donc très clairement la stratosphère est fortement favorable à des potentiels hivernaux, pour janvier mais il faut rester prudent, une pulsion anticyclonique sur l’Europe et non sur l'atlantique peut vite arriver, mais les parties suivantes pourraient bien donner des indices là dessus... III/El Nino faible, affirmation du PDO Oui, El Nino est faible il peine à s'imposer, avec des variations allant de +0.5°C à 1°C depuis quelques jours: Et on part très probablement une une situation qui perdure à ce niveau, voir une légère diminution en février: Ceci est donc une assez bonne nouvelle pour les amoureux du temps hivernal car une diminution de El Nino notamment en février et une valeur assez faible en janvier(0.5-1 faible) est plutôt favorable pour éviter une trop forte activité dépressionnaire et une tournure zonal. Et c'est même très très intéressant dans le cas où nous nous trouvons avec un PDO-, en effet pour rappel (plus d'information sur le post de septembre), un PDO- corrélé avec un El Nino favorise des blocages en haute latitude sur l'Islande (favorable au froid potentiellement neigeux): Valeur PDO en novembre (ça devrait perdurer tout l'hiver): Corrélation PDO-/Nino à z500 (on voit une fort bloc anticyclonique en haute latitude sur l'atlantique (Nino/PDO-) alors qu'au sud de l'atlantique nord on a une circulation de basse pression qui pulsent ces hautes pressions (Nino seul)): Conclusion III: On le savait déjà depuis un moment cette corrélation allait dans le sens d'un temps hivernal, mais les choses s'affirment encore plus dans le cas ou El Nino est faible car ça pourrait permettre de limiter l'activité dépressionnaire en basse latitude sur l'atlantique nord et donc favoriser des blocages atlantiques solides. Un indice très nettement favorable donc pour nos deux mois (surtout février avec une baisse possible de l'ENSO). IV/La Sibérie enneigé Bien que les avis divergent sur le fait que l’enneigement en Sibérie a une influence plus ou moins importante sur l’Europe, je reste à l’idée qu’il a une influence importante dans ce qui est de la constitution de drain froid et également le fait de favoriser la formation d’anticyclone Russe puissant qui peuvent avoir une grande importance selon la situation en Europe-Atlantique (plus d'explication sur le post de novembre). On observe que l'enneigement sous la latitude 55 (barre rouge, l'indice rentre en jeu sous la latitude 60) est vraiment bon avec une Russie qui a un enneigemet conséquent jusqu'à l'ouest sous la latitude 50, les pays les plus à l'est de l'Europe jusqu'à la Pologne sont assez enneigé. La situation est donc favorable pour de bon drains continentaux bien froid, dans le cas ou les potentiels blocages atlantiques tourneraient au scandinave, cependant les conditions de neige peuvent encore bouger mais comme on le voit ci dessous les pays à l'est de la Pologne ont suffisamment de quantités pour résister aux radoucissements, donc une couverture solide et intéressante: Ceci est donc aussi favorable à la formation d'anticyclone Russe, on le voit d'ailleurs sur les modèles depuis quelques temps. A voir donc l'évolution de ceci. Conclusion IV/: On a donc un indice d'enneigement en Sibérie qui est fort intéressant avec un enneigement conséquent, on peut donc s'attendre à des drains puissants si on a des continentalisations et des influences d'un anticyclone Russe sur les pulsions anticycloniques en Atlantique. V/Des réserves froides en basculement et qui s'intensifient CEP-GFS voient bien un basculement de ses réserves mais divergent clairement sur la manière et les ensembles suivent clairement leur déterministe et on a un CFS qui partagent les deux. En effet actuellement la concentration du vortex polaire se trouve de l'autre côté du globe en est Sibérie: Cette dynamique est assez présente depuis quelques semaines, mais les choses devraient fortement bouger prochainement. Effectivement comme on le voit sur les animations ensCEP-GEFS on devrait avoir un déplacement des pôles forts du vortex polaire plus de notre côté du globe: CEP voit un déplacement du noyau de basses pressions en partie vers le Canada et un autre vers la Scandinavie: Jusqu'à 192h GEFS suit l'ensemble CEP mais après il diverge, il voit une très large partie du noyau fort aller vers le Canada et quasiment rien vers la Scandinavie, cette divergence s'explique par une fort bloc anticyclonique par chez nous qui se dégage, mais il faut rester prudent face à ceci compte tenu des échéances, en quelques runs ce bloc pourrait vite disparaître pour voir GEFS revenir vers ensCEP: µ CFS semble suivre GFS sur l'idée TLT, mais quand on regarde un peu plus loin encore, on voit un nouveau basculement du noyau vers la Scandinavie première partie de mois de janvier (on voit qu'en attendant on irait vers du zonal chez nous): Conclusion V: Il est clair que le plus gros du vortex ne sera plus à l'est de la Russie en fin de mois, mais la question importante qui n'est pas résolu à l'heure actuelle c'est où va-t-il aller. Il va forcément se séparer en partie entre l’Amérique nord et la Scandinavie, mais on voit qu'un secteur devrait plus en profiter qu'un autre, ceci sera à suivre prochainement. Dans tous les cas ça va déplacer le bloc dépressionnaire dans un premier temps puis créer amener de nouveau des réserves froides plus proche de chez nous ce qui favoriserait l'arrivée de froid lors de dynamique hivernale, maintenant il reste à savoir où pour savoir la quantité et les répercussions chez nous (car un noyau du VP en Amérique provoque des choses radicalement différente qu'ne Scandinavie). Ce déplacement pourrait bien favoriser un temps plus dépressionnaire en fin de mois (corrélation avec la strato et le MJO) Pour répondre à @sastrugis ce changement de place noyau fort du vortex s'explique possiblement par la stratosphère, en effet, nous avons connu ces derniers jours un petit SSW mineur qui a favorisé un déplacement du VPS, ce déplacement était vers la Scandinavie, ceci peut expliquer le déplacement en fin de mois du noyau fort du vortex polaire vers la Scandinavie-Amérique du Nord. VI/ Le MJO ça en est où? Actuellement le MJO est en phase 4 ce qui favoriserait un NAO+ ces prochains temps, le passage en phase 5 va favoriser toujours le NAO+ mais à un degré plus limité et avec des tentatives de pulsions en haute latitude, c'est ce que l'on semble bien voir à partir de noël mais divers facteurs tel que la stratosphère-basculement du VP, pourraient favoriser le côté NAO+ assez nettement en fin d'année. On voit ici qu'à partir du 1 janvier on pourrait passer en phase 6: Et la version BOM confirme ce que l'on pouvait préssentir en janvier on passe en MJO 6 puis probablement 7 durant janvier, il faudra suivre si l'évolution se confirme: Ce passage en phase 6-7 est clairement favorable à la mise en place d'un régime de dorsale assez rapidement virant au régime NAO-/BL. On peut s’attendre donc à partir du 5-10 janvier (encore) à un MJO qui favoriserait un régime hivernal. Conclusion VI/: Un MJO qui favorise au début un temps dépressionnaire, mais en janvier les choses changent avec un MJO qui favoriserait un temps hivernal. VII/Des mers chaudes Clairement il n'y a pas grand chose à dire, les anomalies sont marqués partout, ceci n'est clairement pas favorable au froid, dans le cas de coulée de polaire maritime car la douceur des mers favoriserait un réchauffement des masses d'airs. C'est réellement un facteur important qui n'est pas favorable au temps hivernal, car c’est bien d'avoir les synoptiques, mais s'il n'y a pas de réserve ou bien que les coulées de ces réserves sont réchauffés par les mers ça ne ferait pas grand chose d'hivernal... : VIII/Les modèles Les modèles sont intéressants car ils vont dans le sens des tendances que l'on peut dégager grâce aux indices: CANsip, le modèle canadien voit un mois de janvier plutôt zonal, doux et humide, c'est assez surprenant car rien ne tend vers ceci mais ça reste possible notamment dans le cas où tout le vortex polaire permuterait vers l’Amérique du nord fin décembre: Février reste sous une dynamique de blocage plus marqué: CEP lui voit sur 3 mois de forts blocages en haute latitude, avec probablement à certains moments des basses pressions continentales (bleu) qui se relient aux basses pressions atlantique (violet) qui pulsent les hautes pressions(rouge), donc une dynamique froide avec des blocages mais assez dépressionnaire, n'oublions pas c'est une moyenne sur 3 mois ce qui explique peut être cette situation : CFS (ce n'est pas un run mais bien la moyenne des 15 derniers et c'est comme ça depuis plusieurs jours...) lui est une dinguerie hivernophilement parlant, on aurait le droit à tout jusqu'à mars: Conclusion VII: un accord des modèles notamment sur février pour de réel potentiel hivernaux, janvier reste ouvert même si CANSip met des doutes. Conclusion générale: Clairement comme je le disais en introduction on est sur le plus grand potentiel depuis 9-10 ans... On a une corrélation des événements qui est quand même très intéressante. En effet, alors que la stratosphère devrait s'agiter, pendant ce temps les blocs froids reviendraient de notre côté du globe et le MJO commencerait à favoriser un NAO-/BL quand les répercussions de la stratosphère se verraient, dans le même temps l'enso/pdo continuent à favoriser des blocages en plus de l'indice solaire, l'enneigement en Sibérie laisse de belle perspective en cas de continentalisation... seul les mers sont chaudes et le risque que le VP qui va trop vers l’Amérique du nord sont les voyants rouges. Il ne manquerait plus qu'une PNA qui revient dans le positif en janvier et c'est un réel feu d'artifice. Les zones d'ombres importantes à savoir ces prochains jours seront l'évolution en split ou pas de la stratosphère et où va migrer le noyau fort du vortex polaire troposphérique. Donc voilà ce que l'on peut dégager pour les prochaines périodes: Seconde moitié de décembre: Cette seconde moitié de mois devrait être marqué par une situation très dépendantes de l'évolution dépressionnaire avec une influence du NAO+ assez présente. Des ondulations restent possible à l'image de celle que l'on commence à dégager pour Noël mais il sera compliqué d'avoir quelque chose de réellement hivernal. Pendant ce temps en stratosphère le SSW majeur s'imposerait et on aurait peut être un split en formation. En troposphère on aurait une migration de noyau fort du VP. Janvier: Une première décade où l'on verrait le début d'une installation plus marqué en haute latitude des hautes pressions mais elles auraient quelques difficultés à s'imposer. Ça sera en tout cas plus ondulant en atlantique voir sous forme de dorsale. A partir de la deuxième décade on aurait une réelle élévation des hautes pressions (qui pourrait partiellement se produire chez nous, donc un possible période douce fin première décade) avec l'apparition de blocages solides en nord-atlantique, en troisième décade ce blocage se développe avec des possibles permutations en blocage scandinave avec l'influence de l'anticyclone Russe. Les deux dernières décades verraient donc une réelle installation hivernale nettement sous les normes, plutôt froide neigeuse puis très froides et sec selon moi. Février: C'est un pari risqué mais pour moi la première quinzaine de février continuerait dans la dynamique de janvier avec une réalimentation récurrente de blocage (avec lors des réalimentations des petits décrochages dépressionnaire amenant de la neige avant de fort froid continentaux) et un réel potentiel hivernal durable peu vu depuis décembre 2010. A partir du 20 environ on verrait un retour d'un temps plus doux mais pas extrêmement humide, potentiellement un anticyclone français marqué. Un redoux général marquant la fin de la dynamique mais pas un retour du zonal réel. Mars: Durant la première quinzaine un dernier potentiel hivernal pourrait se dégager avec ce bloc de hautes pressions plus situé sur l’Europe de l'ouest qui réussirait à s'élever amenant un potentiel de continentalisation. La seconde quinzaine irait dans le sens d'un temps type zonal, dépressionnaire et doux. Peut être que je me trompe complètement, mais je suis prêt à parier que l'on aura quelque chose de minimum 20jours (en comptant la mise en place sinon plus 15) de sérieusement hivernal. Allé qui sait.... On peut toujours espérer ça (et l'évolution ensuite que je vous laisse aller voir): Je suis ouvert à tout débat ici ou sur le tchat météo dont je vous invite à nous rejoindre notamment pour débattre sur des sujets plus en mode tchat et éviter un flood ici, ou encore suivre en live les sorties des modèles (pour ne pas flood le LT lors des grands potentiels) avec une communauté de plus en plus grande chaque jour! Le lien est en bannière du forum mais je vous les mets aussi ici (ATTENTION: il y a une vérification avec un modérateur qui prend 3-4minutes qui vous empêche de parler sur les salons) : https://discord.gg/VpvTYqr Merci de m'avoir lu. Bonne fête de fin d'année Gugo Source: Partie strato: http://www.atmos.albany.edu/student/hattard/realtime.php Partie ENSO/¨PDO : https://www.ospo.noaa.gov/Products/ocean/sst/anomaly/ http://www.bom.gov.au/climate/enso/index.shtml#tabs=Outlooks https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2006RG000199 http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml https://www.ncdc.noaa.gov/teleconnections/pdo/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4200402/ Partie modèle saisonnier : https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-mon&region=eu&pkg=z500aMean&runtime=2018072518&fh=0 https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/?f[0]=im_field_chart_type%3A483&facets=Type,Forecasts https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cansips&region=eu&pkg=z500a&runtime=2018120100&fh=1 Partie Sibérie: https://climatereanalyzer.org/wx/DailySummary/#seaice-snowc-topo MJO: http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/precip/CWlink/MJO/CLIVAR/clivar_wh.shtml#for +connaissances générales des divers topics infoclimats
  4. 71 points
    On comprendra facilement en tout cas, pourquoi les analyses ne pleuvent pas à la suite de la mise à jour du CEP 12z : Je crois qu'il est difficile de faire plus laid et affligeant ! Pardon pour l'écart de conduite, mais j'ai failli avaler ma banane de travers en voyant ça...
  5. 68 points
    Pour se convaincre que l'hiver approche... un seul moyen :
  6. 66 points
    Tu pousses le bouchon un peu trop loin maurice régis ! https://www.youtube.com/watch?v=ASc40_mpZjU "... smiley à l'égard d'un certain pseudo "Cirus", amateur météo dont l'ego semble surdimensionné" Ce n’est certainement pas à moi d’en juger vis-à-vis de ma propre personne. Cependant, c’est étrange de lire ceci de la part de quelqu’un qui me connaît très peu voire pas du tout. En termes de remarque constructive, c’est un zéro pointé. Quant à la morale de fin de publication, il convient également de l’appliquer à soi-même et pas uniquement aux autres. "Mais jusqu'à présent, ces SSW n'étaient pas bien situés au bon endroit pour engendrer du froid vers la France." De quels SSWs parles-tu ?! Je veux bien admettre que la localisation du réchauffement en moyenne stratosphère est mobile et peut se renouveler à plusieurs reprises au sein d'un même événement stratosphérique. Il est notamment possible de l'observer sur les cartes de modèle numérique ou sur les réanalyses de SSW passés. Cela dit, pour l'hiver actuel, on parle bien d'un seul SSW ayant pour date le 1er janvier 2019 (premier jour du renversement du vent zonal à 10 hpa et à 60°N selon les réanalyses MERRA-2). Ce SSW est le plus précoce (à 1 jour près) depuis décembre 2001. C'est la définition la plus communément utilisée dans la communauté scientifique... exemple: Butler et al. (2017). A Sudden Stratospheric Warming Compendium: https://www.earth-syst-sci-data.net/9/63/2017/essd-9-63-2017.pdf "We employ the following simple, commonly used definition for major warmings (Charlton and Polvani 2007; hereafter CP07): the central date or event date of a SSW occurs when the daily-mean zonal-mean zonal winds at 10 hPa and 60°N first change from westerly to easterly between November and March. The winds must return to westerly for 20 consecutive days between events (to avoid counting the same event twice, roughly equivalent to the thermal damping timescale at 10 hPa; Newman and Rosenfield, 1997). If the winds do not return to westerly for at least 10 consecutive days before 30 April, the warming is a final warming and is not included." "Il faut qu'ils soient situés de façon opportune." "Mais jusqu'à présent, ces SSW n'étaient pas bien situés au bon endroit pour engendrer du froid vers la France." Tu me sembles convaincu que la localisation du réchauffement en moyenne stratosphère puisse permettre de déterminer la localisation des vagues de froid ou des décrochages polaires en troposphère. Seulement, est-tu dans la capacité de me fournir un ou des article(s) scientifique(s) sérieux qui avancent tes dires ? Je souhaiterais bien te mettre au défi mais je sais d’avance qu’il y en a tout simplement pas ! Pour te convaincre du contraire, je vais poster ici une figure très intéressante de la même étude (Butler et al.). Il s'agit d'une comparaison entre les SSW de janvier 1985 et de janvier 2009. Bien que le SSW de janvier 2009 ait été un peu plus violent que celui de janvier 1985, la "signature thermique" à 10 hpa est presque identique. Et pourtant, les conséquences n'ont pas été similaires dans la troposphère... Il suffit d'observer le champ d'anomalies de température (et surtout les plages bleues) en troposphère pour s'en rendre compte ! Parmi les SSW récents, l'exemple du SSW mineur de janvier 2012 peut également s'avérer être une très belle illustration (rien du tout n'est identique à la verticale) qui puisse te contredire Régis. En moyenne stratosphère, le vortex polaire était centré non loin de la Scandinavie (et le réchauffement n'était pas du tout localisé à cet endroit). Pourtant, juste après ce SSW, on a eu un bel anticyclone scandinave en troposphère et une belle vague de froid en France !! Butler et al. (2017). A Sudden Stratospheric Warming Compendium: https://www.earth-syst-sci-data.net/9/63/2017/essd-9-63-2017.pdf "Figure 6 illustrates the differences in the tropospheric climate following two similar split-type SSWs, one in January 1985 and the other in January 2009. In both events, the polar vortex split into two lobes: the one associated with the greatest warming anomalies centered over Canada and the other centered over northern Europe and Asia (Fig. 6a, b). The 2009 split SSW had a larger lobe that extended over most of Eurasia, but otherwise the stratospheric evolution was quite similar. However, the subsequent surface and tropospheric responses in the weeks following the events differed in several ways. The 500 hPa height anomaly pattern following the 1985 event projects strongly onto the negative NAO pattern (Fig. 6c), with positive height anomalies over Greenland and negative height anomalies over the North Atlantic. This pattern is associated with much lower surface temperature anomalies over much of Europe and Asia. However, the height anomalies in the 2 months following the 2009 split-type event do not look like the negative NAO phase, though there are weakly positive height anomalies over the Arctic and two centers of low height anomalies over Europe and Asia (Fig. 6d)." "On voit que les fameux réchauffements stratosphériques ne sont pas aussi automatiques qu'on le croit pour prévoir des vagues de froid" Je ne crois pas avoir vu le terme "vague de froid" employé sur ce topic. Quant au fait que les réchauffements stratosphériques ne soient pas aussi automatiques vis-à-vis de la circulation générale, il faut être complètement aveugle pour ne pas se rendre compte que c'est le sujet de notre discussion, ici, sur ce topic depuis plusieurs semaines, mais aussi depuis le premier post de TreizeVents de ce topic, mais aussi depuis 2011 sur les topics de tendances saisonnières (c'est rabaché et du surrabaché vu le nombre de fois qu'on a mentionné cet aspect non automatique des SSW sur ce forum) ! Il suffit simplement de regarder les pages précédentes et de scroller à l'aide de ta molette et surtout de lire ! En conclusion, je ne doute pas que tu sois un bon présentateur, mais de là à te faire passer pour un pro ou pour un homme d’expérience en matière de prévisions stratosphériques à moyen & long termes, c’est l’hôpital qui se fout de la charité !
  7. 66 points
  8. 61 points
    Ces dernières années il est vrai que nous avons été très gâtés questions situations hivernales magnifiques... mais toujours à plus de 240H ! Cette année on fait beaucoup mieux car on peut y croire jusqu'à 120H 😉 😀
  9. 59 points
    Bonsoir à tous, Au lieu de faire du post par post en mode tchat et faire sortie par sortie, pourquoi ne pas faire un bon vieux résumé global? C'est parti Après un week-end qui pourrait-être plus ou moins hivernal avec une petite coulée humide fraîche (apportant même quelques potentiels neigeux faiblard au nord), les choses devraient s'emballer hivernophilement parlant. En effet, comment se faire un avis sur la situation quand on voit de telles divergences entre CEP et ICON (les deux opposés en qualité de coulée)?: Pas facile à première vue mais en réalité il y a des choses qui se mettent en place qui pourraient nous laisser très optimistes pour une semaine bien hivernale.... Je prendrai les modèles de seconde zone en plus des autres. Pour les flemmards il y a une conclusion et aussi un bilan au II très important. I/Lundi mise en place d'une pulsion hivernale Modèle par modèle on observe des similarités dans les comportements et les premières sérieuses divergences. On va voir donc les premiers écarts, mais dans la majorité des cas nous verrons seulement dans le II les conséquences de ces écarts: Voilà le premier modèle qui est sans doute le moins bon dans l’évolution ensuite, ICON (la légende sera la même pour toutes les cartes). A première vu sur ICON tout va bien, c'est même le mieux pour ce qui est de l'espace de la pulsion à cette échéance, c'est aussi le meilleur pour faire monter grandement les hautes pressions de l'ancienne pulsion en haute latitude (flèche orange). Ceci favoriserait une vraie bonne petite continentalisation, mais c'est ceci qui lui porte défaut par la suite (Plus d'explication à venir en II) : GFS lui voit une pulsion avec peu d’espace, mais surtout une absence de montée de haute pression en haute latitude de l'ancienne pulsion GFS// lui voit peu d'espace entre les deux dépressions (rouge-jaune) mais on sent que ça veut quand même monter, on voit que les hautes pressions de l'ancienne pulsion montent plus facilement que son frère GFS en haute latitude : GEM lui voit un écart plus conséquent que le // mais par contre limite plus la montée des hautes pressions en haute latitude: JMA lui voit un bel écart pour la pulsion mais on a une dépression qui pulse (en rouge) qui est assez active par rapport à d'autres modèles, on voit une forte montée des hautes pressions de l'ancienne pulsion (j'aurai du même mettre une flèche de plus) : NAVGEM lui voit un écart encore plus grand, mais une montée un peu moins haute: CEP lui voit un écart correct et voit une belle montée des hautes pressions de l'ancienne pulsion UKMO lui est très surprenant avec un bloc dépressionnaire (jaune) beaucoup plus gros, des pulsion sur l'Amérique qui arrivent plus forte (flèche noire en haut à gauche, présent mais moins fortement sur d'autres cartes), il pulse beaucoup les hautes pressions de l'ancienne pulsion vers les hautes latitudes et surtout il a une dépression qui pulse bien moins forte (en rouge, comme chez ARPEGE à 120h). Dans la forme il est assez ressemblant à CEP, mais probablement avec un temps de retard avec la difficulté du développement de cette pompe à pulsion, je pense il aurait bien tournée hivernophilement parlant, surtout avec des réalimentations qui seraient arrivés plus vite du continent américain et une coulée massive chez nous, mais on est sûr de rien: II/ Mis en place de la coulée et divergences de l'évolution: C'est là que ça devient intéressant avec les conséquences des divergences vu juste avant. Sur ICON comme on le voit cette mini continentalisation tourne mal et à de lourdes conséquences ensuite, en effet la forte pseudo pulsion vers la Scandinavie bloc la dépression qui devrait coulée chez nous (celle entouré en jaune sur les cartes d'avant), de ce fait on a un ralliement des deux dépression sur l'atlantique, l'AA qui reste bas et une pseudo coulées sur l'extrême ouest amenant pas tant de froid (au contraire) et un temps pas très humide. Sur le papier il est assez isolé mais on a deux scénarios qui GEFS qui le suivent donc prudence : GFS lui l'autre soucis c'est l'absence total de hautes pression au nord-est du RU qui pause soucis. En effet, il n'y a aucune hautes pressions de l'ancienne pulsion qui provoquent la coulée dépressionnaire, de ce fait la dépression coule (jaune) qu'en partie chez nous et une bonne partie s'en va vers les Iles Svalbard. La cerise sur le gâteau c'est le développement extrême de l’activité dépressionnaire (rouge). C'est un cran plus hivernal que ICON mais c'est encore assez limite, à l'ouest avec le flux de nord et la coulée en plein sur le secteur c'est potable, à l'est c'est très très limite: Le petit frère dans une logique similaire mais différente, la présence de hautes pressions au-dessus du RU (contrairement à GFS, à 168h) permet une coulée froide plus conséquente, mais une partie se joint à l'activité de la pulsion (rouge) qui se décuple comme sur le grand frère: GEM lui, voit une coulée progressive sur flux NO, bien plus marquée avec des dam bien plus bas ce qui rend les choses plus intéressantes pour tout le pays, ça essaye de couler progressivement. Ceci s'explique par deux choses, un pulsion assez bonne et surtout des hautes pressions de l'ancienne pulsion qui bloquent bien plus la coulée, mais l'emballement dépressionnaire sur l'ouest atlantique rend les choses limitées : JMA on passe dans une autre catégorie, les hautes pressions de l'ancienne bloquent parfaitement la coulée en notre direction et la dorsale se développe bien avec une activité dépressionnaire qui est assez limité, même si c'est encore un peu trop intense. On a une belle ouverture à blocage. Pour chez nous la situation serait parfaite les dams très bas favoriseraient un sérieux polaire maritime hivernal: Et avec NAVGEM c'est encore autre chose l’activité dépressionnaire ne déborde pas à sur l'ouest atlantique, la pulsion devient une dorsale très solide qui monte vers le Groenland, le nord atlantique est dégagé. La coulée est assez à l'ouest mais plutôt bien placé, on aurait un très gros potentiel notamment à l'ouest: CEP lui est dans l'idée de NAVGEM, mais avec une coulée en flux NO puis NNO et non nord, avec la mini continentalisation avant il y aurait quasiment pas de redoux et surtout à partir de mercredi on a un mélange de masse d'air continental et maritime qui entre en jeu grâce à la dorsale qui s’étend en nord-atlantique. A partir de là on ne joue plus aux petits chevaux....: Petit bilan on distingue quelques grands éléments importants pour cette coulée : L'activité ouest atlantique, elle se décuple sur GFS-GFS//-GEM, c'est elle qui est responsable en bonne partie de l'évolution moyenne hivernophilement parlant notamment pour les deux derniers. Sur JMA elle est plus limitée mais c'est fort possible qu'elle aurait fini par déborder. L'écart entre la déprenions qui pulse et la dépression qui coule. On le voit sur ICOn ça se lie (c'est du aussi à l'élément suivant) et sur GEM c'est limite. La qualité de la montée des hautes pressions de l'ancienne pulsion (de la minicontinentalisation). Ca ne parait mais c'est un facteur déterminant, selon le placement ça provoque une divergence sur la façon dont coule la coulée, c'est une sorte de "bouclier" pour que la coulée n'aille pas vers la Scandinavie. Plusieurs placements, plusieurs conséquences : Si trop d'HPs qui montent vite, ça bloque trop la coulée --> ICON Si les HPs montent pas assez ça laisse glisser la coulée-->GFS Si les HPs montent mais très à l'ouest (plus proche du RU que de la Scandinavie) ça bloque en partie la coulée (GFS//-GEM) Si les HPs montent vers le vente de la mer du nord (Plus proche de la Scandinavie que RU) ça laisse la coulée descendre bien et ensuite on a un développement de ces HPs (car la coulée ferait remonter des HPs par l’Europe centrale) sur le nord atlantique--> CEP-NAVGEM-JMA Rien est fait mais on distingue donc quelques camps par ces 3 éléments de divergences: ARPEGE-UKMO ---> Grosse interrogation sur leur évolution, mais l'arrivée en avance de réalimentation et la similarité à CEP avec juste un temps de retard peu laisser penser une belle évolution (Avis perso). ICON---> Isolé mais qui sait? GFS---> Plus ou moins suivi par son ensemble mais seul dans l'idée GFS//-GEM ---> Partiellement bloqué, pas parfait et très dépressionnaire à l'ouest JMA---> Nouveau pallié belle coulée mais ça se développe à l'ouest en fin d'échéance NAVGEM-CEP---> Folie, suivi par ensCEP On pourrait lier GFS-GFS//-GEM et NAVGEM-CEP-JMA dans ce qui est purement de la coulée. III/Une envie de mise en place de blocage? En effet, les conséquences de divers indices saisonniers semblent bien vouloir s'imposer sur les modèles. Ça se voit autant sur GFS que sur CEP et de même sur les ensembles il est clairement trop loin pour aller dans le détail même si CEP se passe de mot (maritime-continental, folie hivernale): GFS tente bien malgré cette activité folle au nord de l'Europe avec un léger AS, puis après une coulée dépressionnaire atlantique fin de topic il met quelques chose de plus solide en place sur l'atlantique: Son ensemble c'est toutou dans l'idée: CEP lui n'a pas le temps et avec cet atlantique nord libre on a la mise en place de blocage solide directement: Son ensemble le suit aussi comme un bon toutou On va pas se le cacher, les ensembles ne vont guère nous aider pour le coup... Conclusion: Clairement, c'est assez ouvert. Personnellement si je devais donner mon avis le scénario GFS je n'y crois pas une seconde avec l'absence d'HP qui bloquent, ICON pareil je ne pense pas que dans les prochains runs les hautes pressions de l'ancienne pulsion vont se décupler. GFS// et GEM sont plus réalisables et si ça devait à évoluer moyennement ils seraient possible, on aurait un beau épisode mais rien de transcendant. JMA non je ne pense pas, à mes yeux l'effet d'un Atlantique nord dégagé (a 192h) et le décuplement de l'activité dépressionnaire ou pas sont étroitement liés. Donc voir l'activité se décupler progressivement mais qu'il y ait de l'espace en atlantique nord, je n'y crois, à l'heure actuelle en tout cas, même si quand on regarde ensCEP c'est indirectement ce que fait la moyenne (mais je pense c'est plus dû à une divergence scénario type GFS//-GEM et CEP-NAVGEM. Pour les deux derniers NAVGEM-CEP tout à fait réalisable. Pas d'avis car on n'a pas l'évolution sur UKMO-ARPEGE mais à surveiller. Pour le LT-TLT, clairement le scénario anarchique de GFS qu'on voit à 240h je n'y crois pas une seconde personnellement. Après la suite pourquoi pas. A mes yeux, soit on ira directement dans une situation type CEP si l'atlantique nord est dégagé, soit on aura un blocage qui se mettra en place toute fin de topic à la GFS après une période transition après la coulée. Allé je miserai quand même une pièce sur CEP-NAVGEM mais sur une pulsion un peu plus à l'est (je prends compte cette dynamique classique---> ceci favoriserait un coulée en plein sur la France) et surtout car ça va dans le sens des tendances saiso et que le comportement de CEP me rappel celui de janvier 2017 il avait mené la danse 3 jours, les autres s'étaient rallié. Bien qu'après le ralliement global on a eu une évolution un peu moins bonne. Merci de m'avoir lu. J'espère c'était compréhensible car j'ai suivi France-Allemagne en hand en même temps C'est pour ceci qu'il y a un tchat partenaire (lien en bannière de la version web, il y a une verif rapide quand vous arrivez avant d'être membre) . Par contre les cumul RR à 192h, souhaits, on en veut pas non plus on prévient tout de suite . Bon 18z ! Gugo
  10. 57 points
    Bonjour, Bonne année à tous, en espérant plein de bonnes choses dans les prévisions! Et en espérant être plus présent personnellement sur ce topic car par un manque de temps à des moments et d'envie à d'autres... Depuis la fin d'été pas trop là.... Les choses sont particulièrement intéressantes et complexe à suivre. En effet, on a des divergences assez dingue entre les modèles à des échéances assez courtes qui ont des conséquences assez forte. On arrive pour chaque modèle à voir une trame logique mais en fonction de l'évolution des anomalies atlantique on a des situations radicalement différentes. Les anomalies évoluent plus ou moins comme elles veulent à l'heure actuelle sur les modèles, ils ne les gèrent pas bien. Le plus intéressant actuellement pour amener quelques conclusions reste l'échéance par échéance: Conclusion en fin de partie. I/ Dynamique première/seconde anomalie Tout commence à 120h avec les premières divergences sur l'anomalie atlantique, en effet en comparant sans doute les deux plus opposés, ARPEGE-ICON on observe que des différences assez flagrantes pour des échéances courtes sont présentes. Alors qu'ARPEGE voit une dépression (noire) très développé, ICON l'a voit quasiment pas développé. De plus des différences sur la seconde anomalie qui va arriver est déjà présente (vert foncé) ou sur ce qui est du basculement du noyau fort du VP (en rouge, j'y reviens en fin de post) se démarquent assez fortement: C'est à partir de ces différences que tout commence. Deux éléments influences évolutions ensuite et sépare une première fois les modèles. La première c'est la distance entre la première dépression et la seconde (la force de la coupure d'hautes pressions entre ces deux anomalies), plus la coupure est faible plus les dépressions vont facilement se lier alors que pour les autres elles vont se séparer plus difficilement. Lié à ceci on a la présence ou pas d'un détachement de la première dépression ou pas (en violet sur ICON ci-dessus), elle est présente sur ICON, et elle est très proche de se former sur GEM, sur UKMO compte tenu des grosses mailles elle n'est pas visible. Ces deux éléments provoquent un gros écart dans la période de glissement de la première anomalie (noir). Sur GFS dans un premier temps on a un ralliement des deux anomalies car elles sont particulièrement proche l'un de l'autre: Il faut attendre 192h pour observer le glissement de celle ci (et encore cette anomalie a laissé des plumes, elle a laissé une partie de ces basses pressions à l'autre anomalie (la verte) ce qui l'a rend plus puissante, ceci influence fortement la suite): GEM lui écartant plus l'écart entre les dépressions à 120h que GFS finit par se dépatouiller plus rapidement que GFS de cette première anomalie, à 192h là ou GFS commence seulement à la faire glisser le long de l'anticyclone, GEM lui a fini de la faire glisser, mais cette dépression laisse aussi des plumes(Des basses pressions) à la seconde anomalie et on le voit à 192h une seconde anomalie (indirectement de ces plumes) veut également glisser du côté de l'Europe... (C'est là que vous pouvez vous dire que le post va être interminable car il y a plein de '"mais" et d'évolutions) UKMO-CEP eux ont une première dépression très développé, mais on voit que les dépressions de CEP sont proches contrairement à UKMO: Et ça se sent ensuite car en réalité CEP tourne dans une situation type GFS avec un ralliement des BPs des deux dépressions : UKMO lui provoque bien une séparation type ICON mais avec une activité plus forte. Dur de savoir donc son évolution car il ressemble à aucun autre modèle: ICON lui arrive à faire glisser cette première anomalie très rapidement, à 168h elle c'est relié au bloc scandinave et fait même office de pompe pour le bloc froid scandinave car à l'arrière la dorsale prend parfaitement: GFS// très proche de ICON dans l'idée c'est pareil, la différence se marque par le fait que le bloc anticyclonique ets plus haut car le glissement en très haute latitude du vortex polaire se fait plus haut que ICON: ConclusionI/: Ce que l'on constate ici c'est qu'on a une première grosse influence c'est le comportement de la première et seconde anomalie sur l'atlantique. Selon leur écart à 120h, soit elles se lient et mettent du temps à se détacher (GFS/GEM/CEP), soit elles ne se lient pas et c'est le jackpot dès 170h hivernophilement parlant (UKMO/ICON/GFS//). II/ Dans le cas ou ça ne tourne pas au jackpot Sur GEM qui était plus dans un entre-deux on sent qu'on est à la limite d'un scénario qui tourne au blocage à 192h, mais on a une troisième anomalie qui se forme pendant que la deuxième commence à glisser, ceci provoque un effondrement du blocage qui se mettait en place progressivement: GFS c'est tout bête mais c'est la même logique que GEM mais avec 48 bonnes heures de décalage et un blocage qui tient un peu mieux mais très temporairement: CEP lui évolue quand même d'une manière intéressante avec des HPs qui s'imposent en haute latitude. On sent une mise en place progressive d'un blocage. Le glissement de la perturbation atlantique auraient probablement permis de faire appel au VP scandinave, alors qu'à l'arrière une nouvelle pulsion se formerait pour se joindre à l'AI: ConclusionII/: Ce que l'on peut dire c'est que même quand ça tourne mal au début, après l'évolution vers un blocage temporaire reste possible. Mais assez peu solide à cause d'un déferlement dépressionnaire. III/Dans le cas où ça tourne bien Et bien ça ne tourne pas bien à tous les cas en réalité.... En effet, on le voit ICON semble partir avec un probable creusement en méditerranée (rouge) un beau blocage avec une activité en sortie d'Amérique stable et l'arctique assez dégagé, de ce fait la coulée derrière pourrait nous concerner avec une bien belle évolution: Mais on le voit ça ne tourne pas parfaitement à tous les coups, avec GFS// qui décale les choses massivement à côté du 6z, tout s'explique par rapport au fait que le bloc de haute pressions est plus haut à 144h environ, vu qu'il est plus haut ceci amène une jonction de la première anomalie au bloc scandinave bien plus en haute altitude sur GFS// que sur ICON. De ce fait le bloc reste plus sur place et empêche une coulée par chez nous, mais ceci s'explique aussi qu'à 170h GFS// commence à décaler l'activité dépressionnaire vers l'est alors que ICOn la laisse sur le labrador. A TLT il reste intéressant avec une tentative de mise en place d'un blocage massif (par l'aide du reste de ce blocage) avec un vortex polaire sur la Scandinavie qui concernerait toute l'Europe. Une option à ne pas oublier: IV/ Le basculement du VP J'aurai pu l’évoquer en intro mais en fait ce basculement à un rôle important certes pour ce que nous avons vu précédent mais aussi pour le TLT. En effet, on le voit par les ensembles et évidemment sur les déterministes, le bloc fort américain va s'affaiblir pour basculer du côté Scandinave: Il faudra surveiller qu'il n'y ait pas un lien entre les deux blocs comme la moyenne +240h de ensCEP le laisse entendre, car ça fermerait les portes en atlantique... GEFS est quand même assez optimiste avec soit des scénarios type ICON, ou des scénarios avec un blocage qui se met en place progressivement (CEP) et quelques scénarios qui restent mou ou avec des pseudos blocages (GFS). On voit bien le VP sur la Scandinavie et les HPs sur le nord atlantique:: L'écart est encore plus marquer quand on va à la fin de topic : Cette bascule a une importance forte sur ce topic. Car c'est ce basculement qui explique les divergences assez fortes sur les anomalies qui suivent ce basculement. De plus l'enjeu en seconde partie de topic (TLT) est très grande également car selon la qualité du basculement la porte l’arctique pour une pulsion est plus ou moins ouverte, elle peut vite devenir fermer comme on le voit sur l'ensemble GEFS. Je tiens également à préciser les situations type CEP, ou bien avec un gros VP sur l'Europe et un blocage au porte de la France en général n'est pas ultra favorable au sud. Mais ça reste du détail. Quand on voit les hésitations d'avant. On peut également prendre en compte le MJO qui devrait basculer en phase 6 et 7 favorisant des possibilités de pulsions en haute latitude sur l'atlantique avec une situation de blocage/NAO- pendant ce topic, les débuts de répercussions de la phase 6 pourraient se faire ressentir, s'il y a répercussion: Pour conclure, on a donc un début de topic influencé par la jonction ou non de deux anomalies, dans le cas de la jonction, on aurait une réelle difficulté à la mise en place d'un blocage alors que dans le cas inverse on aurait un blocage qui se mettrait facilement en place avec une évolution potentiellement très intéressante. Dans le cas où ça ne se met en pas en place, soit on arrive mais quelques jours plus tard à avoir un blocage qui se met en route et de manière très fragile qui chuterait à la moindre activité, ou bien d'un blocage massif qui se mettrait petit à petit en place avec de très beau potentiels à TLT.... On entend quand même pas mal de points positifs mais ça reste ouvert, tout se joue sur des détails fins pour une évolution positive ou non. Bonne soirée ! Gugo
  11. 57 points
    Bonjour à tous, Tout d'abord merci pour tout vos retours durant la semaine et merci @TreizeVents pour ton apport constructif. Des choses ont bien changé en l'espace de quelques jours par rapport à la dernière fois. Mais globalement on tient toujours quand même un joli potentiel. Point par point: On commence par les voyants verts: Tout d'abord le MJO avec un passage en phase 6 qui devrait s'affirmer en fin de mois, ceci favoriserait potentiellement le régime NAO- à partir du 10 janvier environ: La PNA+ qui s'affirme avec qui dans le cadre de El Nino favoriserait aussi un régime NAO- à partir de janvier, à suive si elle reste positive (Pour le fait qu'on soit en El Nino ou pas j'y reviendrai 13V) Bien sûr il y a les indices actés qu'on ne cite plus, indice solaire, PDO-/Nino, enneigement en Sibérie... Voyant orange: Il n'y a pas de voyant rouge mais des orangés qui peuvent virer au rouge ou au vert selon comme les choses vont évoluer: La stratosphère, on a encore des doutes qui subsistent. Tout d'abord sur la finalité du SSW majeur qui a actuellement lieu: Les premières conséquences de ce réchauffement qui a commencé depuis hier pourraient se voir en début d'année avec un possible ralentissement du système dépressionnaire groenlandais qui se décalerait vers la Scandinavie. Par la suite des incertitudes apparaissent, en effet on le voit c'est assez hésitant sur l'évolution entre un nouveau réchauffement amenant à un split, un split tout court ou une restructuration tout court du VPS. En l'espace d'un run GEFS/GFS ce matin on est passé d'une tendance à la restructuration à partir du 1er janvier (0z) à une tendance au split (6z). La situation après ce 6z pour après le 1er janvier: -Tournure vers un split avec un nouveau réchauffement: Déterministe, P12 -Tournure au split avec le premier réchauffement: P4 -Tournure split avec le premier réchauffement et nouveau réchauffement qui prend place: P2, P3, P6, P13, P15, P16, P17 -Restructuration qui se met en place: P7, P8, P10, P11, P19 -Restructuration mais mise en place d'un nouveau réchauffement: GFS //, P18, P20 -Restructuration avec un léger split dans un premier temps : contrôle, P1, P5, P9, P14 Bien malin celui qui trouvera le bon scénario . 10 scénarios sur 23 qui voient une restructuration, 10 scénarios sur 23 qui voient un split et 3 voient un mixe des deux avec une possibilité de finalité en split compte tenu qu'un nouveau réchauffement se met en place malgré la restructuration. Il y a un intérêt important de l'évolution de la stratosphère car une persistance de l'anarchie et une tournure à la finalité du SSW majeur (le split) favoriserait donc par la suite en troposphère des mouvements durant janvier. A condition que les répercussions strato-tropo aient bien lieu. Si l'on a une restructuration ça pourrait bien favoriser autres choses par la suite en tropo.... Affaire à suivre donc. Maintenant le noyau fort du fort du vortex polaire troposphérique. En effet, il devrait bien dans un premier temps aller vers le nord du Groenland et nord-ouest canadien (entre deux de GEFS et ensCEP d'il y a quelques jours, c'était l'ensGEM qui avait raison en réalité donc, je ne l'avais pas cité) ce qui n'est clairement pas favorable pour un temps hivernal par chez nous : Cette situation favoriserait une dynamique dépressionnaire sur l'atlantique provoquant l'apport d'un AF par chez nous en cette fin d'année. Mais par la suite une dynamique de déplacement vers l'ouest de ce blocage français pourrait bien avoir lieu avec le ralentissement de l'activité dépressionnaire (probable conséquence du SSW majeur qui a lieu actuellement) qui permettrait ce décalage. Ce décalage favoriserait surtout un déplacement du noyau fort dépressionnaire vers la Scandinavie: Le décalage anticyclonique est très flagrant au niveau des anomalies: A noter quand on prend l'ensCEP de 192 à 240 on part sur la même dynamique. Le dernier GFS dans la forme de l'idée (du décalage vers la Scandinavie par ralentissement) pas forcément la finalité (je vois déjà les mauvaises langues arriver "gnagna t'as vu les échéances pour un DET" ) est parfaitement symbole de ce ralentissement dépressionnaire et du décalage vers la Scandinavie du noyau fort, après est-ce que ça finira comme ça c'est autre chose... Phase de ralentissement: Phase de basculement en Scandinavie: Ce décalage vers la Scandinavie laisserait place à partir du 5 janvier des possibilités de pulsion en atlantique avec la diminution de la présence dépressionnaire en atlantique. On le sent depuis quelques runs à TLT les graphiques GEFS baissent, c'est de même sur le graph de Colmar pour ensCEP: Ici Paris sur GEFS mais c’est de même dans le sud 12z GEFS hier: 6z aujourd'hui: EnsCEP 0z: Ça reste frais et ça va encore pas mal bouger. Pour aller plus loin on le voit bien avec CFS weekly on observe bien la bascule du blocage anticyclone français à un blocage groenlandais qui perdurait dans le mois avec sans doute une corrélation des indices (MJO-strato-Pdo/nino-PNa/nino... qui amènerait à cette persistance): Du 29 au 5 janvier on voit le bloc anticyclonique sur l'Europe de l'ouest: Une montée du blocage vers le groenland du 5 au 12 avec une interaction des BPs atlantique-continentale: Du 12 au 2 février une persistance du blocage groenlandais avec des coulées froides de Scandinavie en interaction avec une circulation dépressionnaire en dessous du blocage groenlandais (Ce que projette météo France avec des températures dans les normes et un temps humide, c'est une situation semblable à décembre 2010 d'ailleurs): Aura-t-il bon on ne peut le dire, mais ça fait déjà quelques jours qu'il insiste la dessus. Dans ce genre de situation le jeu délicat est clairement les basses pressions qui circulent sous le blocage, selon leur comportement qui sont des réglages très fin on peut se retrouver avec quelque chose de très hivernal comme très doux ou avec un fort dégradé nord-sud. On l'a vu début mars dernier avec un blocage un peu dans cette configuration. Affaire à suivre aussi, déjà il faut que la bascule du bloc dépressionnaire est bien lieu, car si ce n'est pas le cas on part possiblement sur quelque chose de bien moins hivernal, mais bon les modèles y tendent donc normalement ça devrait le faire. Ensuite à voir...... Voyant rouge: En fait si il y en a un que j'avais cité en début de semaine c'est les mers au dessus des normes au nord, même si les anomalies ont partiellement diminué Quand on fait un petit bilan on observe que le passage par une phase anticyclonique pour la suite semble importante, à noter d'ailleurs que souvent les grands épisodes hivernaux sont marqués par un temps anticyclonique par chez nous dans un premier temps. On semble bien parti pour voir les modèles bouger autour du 7-10 janvier avec un début d'évolutions. Si une circulation sous blocage s'impose des détails se joueront jusqu'à des échéances très courte. La stratosphère sera importante à suivre pour la suite du mois et février. ---------------------------------- Désolé de ne pas t'avoir répondu plus tôt 13V, tout d'abord je n'ai pas lu forcément un pessimisme aux prévisions que nus émettions Cirus et moi mais plutôt des limites à ce que nous avançons. Ensuite comme l'a bien rappelé Bernard ce que j'ai mis en avant dans mes prévisions ce n'est pas pour faire rêver, c'est juste la réalité, on a une corrélation des indices qui nous font tendre vers un réel potentiel. Cependant, la tendance saisonnière on ne cesse de le répéter, ça reste une tendance divers facteurs peuvent faire que ça ne correspondra pas ou que partiellement. Bien que plus on accumule les indices dans un sens plus les chances que la chose se produise (ici un potentiel hivernal sur un bon mois) sont grandes. Mais à l'heure actuelle il reste des facteurs déterminants à cerner qui sont le basculement du noyau fort du vortex en troposphère (c'est bien parti) et l'évolution de la strato (c'est le flou complet). C'est comme si on faisait une raclette, actuellement on a toute la charcuterie et le matériel (indices au vert) mais il manque le fromage (indice important dans le doute). Tout d'abord je parlais dans le cas si on se fiait à CFS sur ces deux mois de manière bête... Mais si on parle de manière globale, il est clair que jouer avec 2009-2010 va être compliqué compte tenu de notre mois de décembre et même je pense d'une dernière décade de février plus dépressionnaire. Cependant je reste de l'avis que sur l'hiver sur sa globalité (sans compter l'AO car toi même tu le dis souvent l'AO ne fait pas tout.....) 2009-2010 est sans doute intouchable. Mais en terme d’épisode, de force d’épisode clairement on peut largement mieux faire si ce n'est pas déjà le cas avec février 2012... Effectivement 2009-2010 avait surtout été marqué par la répétition d'épisodes hivernaux mais qui n'avaient pas forcément des durées affolantes. En France en décembre on a eu 14 jours réellement hivernaux, dont 2 qui ne sont pas à l'affilé des 12 premiers, les 2 autres vont avec 10 jours début janvier puis on en a 5 autres fin janvier qui vont avec une quinzaine de jours début février. En gros on a eu la moitié de l'hiver sous condition réellement hivernale, ce qui est un ovni pour la France en terme de quantité. mais par contre la durée de ses épisodes n'allait pas au delà des 15 jours. C'est là ou le potentiel actuel (et on le voit par CFS weekly) est très intéressant, car on un potentiel d'environ 1 mois hivernal qui pourrait ne pas s'arrêter comme on l'a vu certains hivers par le passé qui sont un peu plus ancien. Donc oui sur la quantité totale (si on a bien quelque chose car ce n'est pas fait) ça serait moins bien, sur la quantité en un coup ça pourrait être mieux... Enfin bref c'est un peu un jeu sur les mots tout ça. J'avais lu effectivement ce bulletin de la NOAA que tu mets dans la suite de ton post, c’est un peu comme le bureau Australien qui met en avant une situation EL Nino Alerte. On est un peu à la limite du neutre et du Nino. Pour ma part j'ai fait le choix d'aller dans le sens d'une situation Nino car peut être qu'en décembre comme l'explique la NOAA on a un système-globale océan atmosphère qui est resté plutôt neutre, mais on est loin d'être sûr que se sera le cas en janvier-février. Tout d'abord car on a des prévisions qui voient une persistances de El Nino autour des 1°C qui sont déjà actuellement atteint. La situation pourrait favoriser une mise en marche du système. Et ce qui me conforte dans mon choix de prendre en compte El Nino pour influencer le système atmo-océan, c'est l'évolution de deux indices qui se voient sur les modèles... quand on fait un raisonnement inverse on distingue bien l'influence fort possible de El Nino en janvier: -Tout d'abord la PNA, comme dit plus haut elle devrait passer positive, on observe ceci depuis 2-3 jours avec une prévision qui monte vers le positif progressivement. Comme par hasard, au moment ou la PNA positive s'affirme, on a depuis 2jours à TLT sur GEFS un décalage du bloc de hautes pressions (basé en fin d'année sur l’Europe de l'ouest) vers l'atlantique (en début d'année). Comme on a pu le voir plus haut avec les animations. Aurait-il un lien avec la PNA? C'est fort possible, car elle favorise un régime NAO- quand la PNA+ est couplé à El Nino. Mais donc... si on a juste une PNA+ ça peut pas marcher? C'est à peu près ça, donc il est fort probable qu’un couplage NIno/PNA+ est bien lieu, de ce fait El Nino marcherait vraiment... Alors on peut très bien dire que c’est d'autres facteurs qui favorisent ceci. C'est possible. Mais... il y a un autre indice qui si il est couplé à El Nino favorise des blocages en atlantique.... -Le PDO! Pour rappel un PDO- couplé à El Nino ça favorise ceci: Un bon gros blocage Groenlandais débordant un peu en Islande avec une circulation dépressionnaire sous celui ci. OUPS, c'est bizarrement ce que voit CFS weekly et aussi d'ailleurs MF dans leurs tendances saisonnière (avec une forte humidité chez nous, une situation dans les normes alors que vers l’Islande-Groenland on aurait un temps sec). Et clairement cet indice sans El Nino il ne marche pas car un PDO- seul avec un ENSO neutre ça ne donne pas un anticyclone groenlandais-islandais avec une circulation sous le blocage... Donc un indice ça peut être une coïncidence mais deux.... Donc par un raisonnement par l'inverse on peut dire que oui il y a de réelles risques que El Nino influence l’atmosphère en janvier-février. Après tu peux ne pas être d'accord mais là dessus mon avis ne changera pas. L'hiver dernier en octobre tu m'avais fait la même remarque pour la Nina. Au final on avait bien observé des influences de la Nina durant l'hiver et en toute fin novembre. Après pour le coup d'autres facteurs avaient peut-être bien influencé.... Merci tout d'abord. Ensuite je suis bien d'accord sur le fait que l'on a atteint une limite à la qualité de la tendance saisonnière. On ne pourra aller plus loin dans le cadre du RC, mais par contre de là à dire que l'on va régresser je ne suis pas d'accord, les prochains progrès permettront d'expliquer et de mieux interpréter les indices en fonction du RC et donc de permettre de garder une stabilité dans la qualité/fiabilité des tendances que l'on peut émettre de nos jours. Ce n'est que mon avis. A mes yeux la prévision saisonnière ne peut pas être toute blanche ou toute noire. On ne peut pas tout faire bêtement avec les indices ou tout faire bêtement au feeling. Personnellement je me fie à 60/70% des indices et je rajoute du piment du ressenti ou en comparant avec des années par le passé.... Ça a plutôt bien marché l'hiver dernier avec environ 2 mois sur 3 de bon en se fiant à la prévis de novembre, et la sur ce décembre en se fiant à la prévis de novembre je suis sur du 40% surtout en comptant la mise à jour du début de semaine ou j'ai annoncé un temps dépressionnaire pour la fin d'année alors qu'on part sur de l'anticyclonique (la concentration dépressionnaire en atlantique ouest a favorisé l'AF donc à moitié faux), mais ça peut remonter avec la suite de l'hiver. De plus certains sites montrent quand même un fiabilité plutôt intéressante (hors MF car eux ils font par trimestre) et prouvent que l'on peut vraiment faire de bonnes choses. Je pense notamment à lameteo.org. Enfin bref vu que c'est que de la roulette russe ce que l'on fait après tout à quoi ça sert de perdre notre temps à ça... Merci à @tao pour l'aide apporté dans la construction de ce post. Gugo
  12. 56 points
    un hivernophile qui attendait la stabilitè des modeles
  13. 55 points
    Grosse avancée de GEFS ce soir qui jusqu'à ce midi proposait encore des scénarios de mise en place rapide d'un flux d'ouest sans aucun déferlement Arctique sur nous, rappelons-le. Pour être un peu basique et faire des raccourcis, ça donnait ça sur le plancher des vaches en données brutes (T2M) sur Paris avec des scénarios doux voire très doux: Ce soir exit ces scenarios! le T2M a pris une bonne claque avec un moyenne sous les 0°C pour 2 à 3 jours (à ne pas prendre au pied de la lettre, hein) La descente Arctique devrait donc nous atteindre c'est quasi inévitable. Sa trajectoire sera déterminante pour savoir quelle régions seront concernées par un épisode hivernal. Pour l'instant, il est clairement trop tôt pour se prononcer mais toutes les régions sont potentiellement concernées. La question de la durée de cet épisode froid ce pose également. De ce point de vue, on remarque encore une fois que la puissance et la trajectoire du déferlement sont importantes par rapport à cette situation. Les 3 derniers runs GFS sont riches d'enseignement quant à l'importance de sa puissance et de sa vitesse lorsqu'on se focalise sur le jet de NNO qui en serait à l'origine. On remarque au fil des runs qu'il devient plus puissant et surtout que le max de puissance a tendance à s'étendre vers le sud de runs en runs à 156 h (par exemple). Sud GB ce matin (0z GFS), du sud Islande à sud GB ce midi (GFS0z) et Sud Islande et Ouest Bretagne ce soir: L'autre élément déterminant concernant ce talweg Groenlandais concerne sa trajectoire, en fonction de celle-ci sa capacité sera plus ou moins grande à soulever des anomalies positives de tourbillon subtropical vers la Mer de Norvège. Cet isolement ouvrirait les horizons pour que l'ondulation à l'arrière s'amplifie par la suite dans ce secteur. Le CEP est un des modèles les plus prometteurs en ce sens: Pour autant, l'amplification n'est pas parfaite ensuite puisque le blocage naissant a tendance à partir haut en latitude sur la fin du run mais c'est anecdotique pour le moment. On remarque d'ailleurs à nouveau que le talweg Groenlandais rompt avec le vortex polaire, ce qui a aussi son importance quant à la mise en place d'un éventuel blocage. En tous cas, on flirte souvent avec un blocage hivernal sur pas mal de modélisations ce soir avec un caractère atypique sur les éléments qui en seraient à l'origine. Effectivement, l'ondulation initiale pourrait être assez modeste au moment du déferlement d'où une importance accrue des éléments aval de ce phénomène. Le scénario 4 GEFS est un des scénarios les plus hivernaux du panel (le jaune qui descend à -10°C sur les T2M de Paris au-dessus 😁), il propose lui aussi une ondulation initiale faible mais un isolement important en Mer de Norvège, un jet de NO qui descend jusqu'en méditerranée et une rupture franche du talweg Groenlandais: Ce type de scénario est minoritaire pour le moment mais il est à garder à l'esprit car plusieurs modèles se rapprochent de cette projection .
  14. 55 points
    A partir de minuit si tout va bien...
  15. 52 points
    Chères adhérentes, chers adhérents, Chères passionnées, chers passionnés, 2018 se termine sur un record C’est l’occasion pour moi et pour toute l'équipe de remercier l’ensemble des adhérentes et adhérents qui nous ont soutenu tout au long de cette année particulière. Particulière, oui ! Pour la première fois, le seuil symbolique du millier d’adhérents a été franchi ! 1123 adhérents exactement, un record ! De quoi renforcer un peu plus la notoriété d’Infoclimat au sein des différentes instances météo. La Compagnie Nationale du Rhône ne s’y est pas trompée en renouvelant pour trois ans minimum son mécénat qui va nous permettre de dégager un budget pour l’amélioration, l’entretien et le développement du réseau. Ce cap symbolique, c’est aussi bien sûr une satisfaction pour toute l’équipe et un levier de motivation supplémentaire pour nous. Dès à présent, je tiens à vous féliciter pour avoir relevé ce défi. Renouvellement du mécénat avec la Compagnie Nationale du Rhône, le 30 novembre 2018 Aujourd'hui, Infoclimat c'est 489 stations sur le réseau StatIC Dont 18 financées par l’association et 18 dataloggers prêtés. Au total sur notre base climato, plus de trois milliards de données sont stockées et, pour gérer l’ensemble du site, huit serveurs sont nécessaires pour un coût de 15.000€/an. Comme depuis ses débuts en 2003, infoclimat.fr reste et restera dénué de toute publicité, fenêtres intempestives et autres messages à la recherche du buzz et du clic. Cela devient de plus en plus rare sur Internet, et je suis fier qu’Infoclimat vive uniquement grâce à la passion de ses adhérents. Afin de garantir notre complète indépendance, ce sont vos cotisations et vos dons qui font vivre Infoclimat ! Adhérer pour 2019 ! Cette année, l'accent a justement été mis sur l'entretien du réseau associatif Neuf stations ont fait l’objet de visites, afin d’être nettoyées et vérifiées, avec un répéteur installé à Chapelle-des-Bois dans le Haut-Doubs (grâce à l’intervention d’adhérents locaux que je remercie une nouvelle fois). L’anémomètre sonique de notre emblématique station du sommet du Mont Ventoux a été remplacé, permettant de fiabiliser la mesure des vents tempétueux qui y soufflent régulièrement. Une station a été installée à Maljasset à 1900 m en haute vallée de l’Ubaye exposée aux retours d’Est et aux orages d’été. Station météo installée à Maljasset (04) L’activité des passionnés et adhérents a également été intense en 2018 Parallèlement, 65 stations financées par vous, passionnés et adhérents, ont intégré le réseau StatIC pour un meilleur maillage du territoire, et 12 stations ont rejoint le réseau amateur. Aujourd’hui, Infoclimat, c’est donc 489 StatIC, 249 stations Météo-France, 42 stations de l’INRA, 8 stations de l’association régionale ROMMA et 7 stations de l’association régionale Météo-Bretagne qui reportent sur les mêmes cartes dans les mêmes conditions de mesures et de précisions. Toujours dans un esprit de mutualisation de nos réseaux, pour fédérer et partager notre passion et nos connaissances, nous avons tissé un partenariat avec l’association régionale Météo06 qui partageait déjà avec nous 6 de ses stations de la région niçoise. A l’étranger, notre partenaire MeteoNetwork nous fournit 736 stations italiennes. Nous sommes fiers de vous mettre à disposition gratuitement aujourd’hui le plus grand réseau d’observations météo de qualité et en temps réel en France ! La climatologie devient de plus en plus fiable et accessible Par ailleurs, un important programme de fiabilisation a été fait en climatologie avec contrôle, correction et valorisation des données sous forme de nouvelles cartes et graphiques. Celui-ci devrait se continuer en 2019. L’intégration des normales climatologiques 1981-2010des stations secondaires de Météo-France associées à l’interpolation du relief nous permet de vous offrir des cartes d’une finesse jusqu'à encore inégalée; nous nous attachons actuellement à combler les vides sur les pays frontaliers. Nouvelles cartes et moteur de recherche interactif des normales 1981-2010 Infoclimat continue de mener des actions à but pédagogique Infoclimat a également pour vocation de promouvoir la météorologie auprès du grand public en général et des jeunes en particulier. C’est donc avec un grand plaisir que nous avons participé, une fois encore, à la Fête du Vent de Marseille, aux Rencontres Météo et Espace et à la Nuit des Chercheurs à Toulouse. Suivant cette même logique, Infoclimat a ouvert au printemps une rubrique “Pédagogie” en partenariat avec le programme “Météo à l’école”, piloté par “Sciences à l’école” et l’Observatoire de Paris. Elle permet de mettre à disposition les données enregistrées par la soixantaine de stations météorologiques installées au sein de collèges et de lycées, ainsi que les ressources scientifiques et pédagogiques produites par et pour les enseignants sur des questions relatives à la météorologie. D’autres partenariats sont à l’étude sur le territoire avec des organismes de veille agrométéorologiques, et notre association, en tant que référente dans le monde météo, a également été contactée pour un projet associatif de plus vaste envergure au niveau européen. Quoi de prévu en 2019 ? Pour 2019, les idées ne manquent pas ! A commencer par le déploiement du réseau avec des projets en Bretagne (que nous mènerons avec Météo-Bretagne), en Normandie, dans la Meuse, les Alpes du Nord, le Cirque de Navacelles, la Côte d’Azur (que nous mènerons avec Météo06), la Corse et le Sud-Ouest. L’observation visuelle et humaine est tout aussi importante et complémentaire de cette observation instrumentale. Le site et l’information météo n’en seront que plus complets grâce à la participation active de tous pour signaler l’ensemble des phénomènes météo comme la grêle, la neige, les orages, le brouillard… et pour communiquer sur l’état du ciel, depuis le site comme depuis l’appli mobile. Alors n’hésitez pas à user le plus souvent possible de cette fonctionnalité en reportant sur MétéoAlerte. Au-delà du numérique, rencontrons-nous ! Infoclimat, c’est un site, mais aussi une fabuleuse aventure humaine avec des centaines de passionnés qui se sont connus et qui ont tissé de véritables liens d’amitiés grâce aux rencontres nationales et régionales. L’occasion pour moi de souligner l’investissement de tous ceux qui, souvent dans l’ombre, initient ces rencontres régionales et en font un vrai succès. Cette année, nous vous proposons de nous rencontrer du 23 au 26 février sur les hauts plateaux du Mézenc et en juillet près du Mont Saint Michel ! Vous le voyez, si Infoclimat s’est faite la place qu’elle occupe dans le paysage météo, c’est grâce à vous tous ! Adhérents et passionnés qui faites vivre le site et l’association, qui en assurez le fonctionnement et le déploiement et qui permettez au site de fonctionner dans la fluidité et le confort en l’absence de publicité (une exception aujourd’hui dans le monde du web) À vous administrateurs, contributeurs et modérateurs qui ne comptez pas votre temps passé pour faire vivre notre passion et nous fédérer. Je vous remercie pour l’œuvre que vous accomplissez au jour le jour au profit de notre passion et de notre association. À toutes et tous, je vous souhaite une très belle année 2019 et une météo captivante. Amitiés météorologiques. Le président Laurent Garcelon
  16. 50 points
    Bon alors comme l'équipe de modération commence à en avoir marre de refuser/supprimer un message sur 2 en mode t'chat, interventions sans intérêt, cumuls RR et T2m à 192h et autres joyeusetés, merci de conserver la qualité des débats en ne tombant pas dans la série de posts de 3 mots pour s'exclamer, sans aucune analyse, sans aucune interprétation et avec absolument aucune prise de recul bien nécessaire compte tenue de l'échéance. On se passera également des souhaits, notamment les phrases commençant par "j'espère que...". Notez bien que ça n'interdit en rien quelques blagues, publications un peu "décalées" (comme vient de le faire Ciel d'Encre ou comme je l'ai fait hier en sollicitant le "Cortex" polaire, froid et calculateur, qui ce soir, comme tous les soirs "veut conquérir le monde "), le but n'étant pas d'anesthésier complètement le topic mais simplement d'en préserver la lisibilité. Jusqu'ici, les messages des topics long terme se montrent d'une qualité rédactionnelle et d'un effort d'argumentation et de pédagogie évident (et l'équipe de modération remercie tous les contributeurs pour cela!) aussi serait il souhaitable de continuer sur la même lancée. -
  17. 50 points
    Sachez-le, je vais rester pessimiste pour nous donner le maximum de chances. On ne parle jamais assez de cette petite perle de la météorologie mondiale qu'est le modèle Indien CPTEC. Point de blocage d'après celui-ci pour la période visée : un courant zonal océanique perturbé jusqu'à Varsovie. Tout cela est très décourageant. MODÉRATION : Si cette carte se réalise, le CA sera disposé à t'offrir l'immunité diplomatique. Un statut aux privilèges multiples, réservé aux plus grands dieux d'Infoclimat. Même Sebaas n'est actuellement qu'au rang inférieur
  18. 49 points
    Bon, j'ai été faire mouliner un peu les réanalyses pour sortir les records de T850 sur notre pays, que ce soit en juin ou absolus. Il s'agit des données NCEP, période 1950-2018 ; elles ne sont pas forcément faites pour des pointages aussi précis, donc considérez juste les valeurs comme des indications approximatives, mais c'est quand même bien parlant. NCEP donnant des moyennes journalières, j'ai tiré en face les T850 moyennées par jour de GFS 06z pour être à comparaison cohérente. Le tableau donne le record mensuel et absolu journalier avec sa date, ainsi que les records en moyenne sur 3, 5 et 7 jours (la date mentionnée est celle du centre de la période) qui permettent aussi d'apprécier sur la durée l'ampleur des épisodes de canicule. Je pense que ce n'est pas la peine que je commente outre mesure, les valeurs parlent...
  19. 49 points
    Bien vu ! Cela ne m'a pas du tout traversé l'esprit sur le moment et je n'ai pas distingué les SSW qui "marchent" de ceux qui "ne marchent pas" (d'un point de vue hivernophile). Pour répondre à ta suggestion, on va passer en revue différents schémas de propagation dans la stratosphère, suite aux SSW majeurs de la période 1979-2018. Ceci va s'avérer plutôt utile pour la suite de cette analyse, mais également pour appréhender les possibles "fenêtres météorologiques" (pourquoi pas) à l'issue du SSW à venir. Ensuite, bien que Noël approche à très très très très grands pas, il n'est jamais trop tard pour commander ses cadeaux ou pour faire une liste à petit papa Noël Pour imager le tout, je vous présente ici le catalogue infoclimat Noël 2018 : Un filet d'huile de foie de morue Besoin de soulager votre gosier? Riche en oméga 3, en vitamines A&D et connue pour ses bienfaits pour la santé, l'huile de foie de morue ne vous fera pas de mal, loin de là, et vous donnera beaucoup de tonus pour l'hiver ! Faites bien votre choix car une désagréable surprise gustative vous est réservée en bouche. SSW majeur "très ponctuel" suivi d'une propagation vers le bas "en filet" des anomalies négatives d'AO Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Un tire-fesses Levé du mauvais pied? Marre du réchauffement climatique? Marre de patator? Ce tire-fesses permettra de vous rendre au Mont-Blanc, et même plus encore ! ... en Laponie au pays du Père Noël! SSW majeur suivi d'une propagation difficile "en escalier" ou en "tire-fesses" des anomalies négatives d'AO Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Un réchaud défectueux Dans la panoplie du parfait hivernophile, cet outil est un incontournable pour vos ballades enneigées en traineau avec petit papa noël à vos côtés et vous ira à ravir. Et pour cramer notre ami, le vortex polaire, ce réchaud pourrait s'avérer utile, quoique ... à l'ère de l'obsolescence programmée, on n'est pas à l'abri de certaines mésaventures... SSW majeur marqué en altitude avec peu d'impacts en surface (propagation difficile des conditions AO- intenses vers le bas et limitée essentiellement à la moyenne stratosphère) Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Une cascade de chocolat Vous aimez le chocolat ? Parfait ! Moi aussi ! Il est temps de s'éclater le foie !!! Et les Kouign Amann? Vous aimez les Kouign Amann? Et les galettes saucisses ? SSW majeur suivi d'une propagation "en cascade" des conditions AO- en direction de la troposphère Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur Une crosse de hockey Excellent pour faire joujou avec le vortex polaire, mais aussi pour faire une partie stratosphérique de Hockey. Ce cadeau émerveillera chaque hivernophile digne de ce nom. Il est temps de lui donner une bonne raclée à ce bon vieux tourbillon glacé . SSW majeur suivi d'une propagation "en crosse de hockey" des anomalies négatives d'AO Anomalies moyennes du champ de pression ramenée à la surface de la mer sur le mois qui a suivi le SSW majeur A présent revenons à ta suggestion @pablo25. Pour répondre à ta question, il a fallu que je me replonge dans la littérature scientifique, et plus précisément dans l'article "Absorbing and reflecting sudden stratospheric warming events and their relationship with tropospheric circulation" de Kodera et al. J'en avais fait un résumé succinct il y a 1 an. En tant que critère distinctif, les auteurs de cette étude ont considéré le flux de chaleur associé aux composantes à ondes n°1 et n°2 à 100 hpa (basse stratosphère) sur la semaine qui a suivi le pic de température à 50 hpa (au-dessus du pôle) pour chaque SSW majeur depuis 1979. Si le nombre de jours accompagnés d'un flux de chaleur négatif est supérieur ou égal à 2, le SSW est considéré comme étant de type R (reflecting sudden stratospheric warming event). Dans le cas contraire, il est considéré comme étant de type A (absorbing sudden stratospheric warming events). Ici, on utilisera les notations "A" et "R" pour simplifier la lecture de ce post. Cela dit, il a fallu que je réadapte la méthode exposée dans l'article scientifique. En effet, le flux de chaleur associé aux composantes à ondes n°1 et n°2 n'étant pas disponible comme paramètre dans les réanalyses MERRA2, je me suis appuyé sur le flux de chaleur total à 100 hpa (toutes les configurations d'ondes sont prises en compte). Par ailleurs, au lieu de prendre en compte la semaine qui a suivi le pic de température à 50 hpa, j'ai considéré les 2 semaines qui ont suivi le premier jour du renversement du zonal stratosphérique (U60_10hpa) dans la moyenne stratosphère (critère relativement admis par la communauté scientifique pour définir un SSW majeur). Sur le graphique ci-dessous, pour une bulle considérée, la valeur correspondante sur l'axe des abscisses équivaut au minimum de flux de chaleur à 100 hpa sur la période de 2 semaines, ultérieure à la date du début du renversement du zonal stratosphérique à 10 hpa. Quant à la valeur reportée sur l'axe des ordonnées, il s'agit de l'anomalie négative la plus forte en termes de vents zonal à 10 hpa associée au SSW majeur. La taille des bulles est représentative de la durée du renversement. Plus la bulle est grande, plus cette durée a été importante. Sur ce graphique, les SSW majeurs situés à gauche de l'axe des ordonnées peuvent être considérés de façon approximative (puisque la méthode n'est pas strictement similaire à celle de l'article) comme étant des SSW de type R (SSW qui ne marchent pas vraiment hivernophilement parlant, malgré quelques exceptions). A droite de l'axe des ordonnées, pour des plages positives de flux de chaleur, les SSW majeurs sont de type A (SSW qui marchent plutôt bien hivernophilement parlant malgré quelques exceptions là aussi). En violet : filet d'huile de foie de morue (propagation unique de courte durée des conditions AO- vers la troposphère) --> SSW plutôt de type R En bleu foncé : tire-fesses (propagation difficile et "en escalier" des conditions AO- vers le bas) --> SSW plutôt de type R En bleu clair : réchaud défectueux (conditions AO- marquées en altitude mais propagation vers le bas pas très efficace inférieure à 1 mois) --> SSW plutôt de type A En orange : cascade de chocolat (propagation "en cascade" et plutôt assez directe vers la troposphère) --> SSW plutôt de type A En rouge : crosse de hockey (propagation en "crosse de hockey" et conditions AO- persistantes en basse stratosphère) --> SSW plutôt de type A En vert : GFS0z et la moyenne FNMOC0z d'aujourd'hui Au regard du code couleur, je vous avoue que c'est très qualitatif. J'ai regardé les profils verticaux d'AO pour chaque SSW majeur et je les ai catégorisé "à l'oeil". Néanmoins, ceci peut être une piste de classification à exploiter (avec néanmoins une méthode à suivre plus quantitative ou autre ... chose que je n'ai effectuée ici).
  20. 48 points
    Bon hormis les décalages est/ouest de dernière minute qui donnent plus le mal de mer qu'ils ne donneront d'effet sur le terrain, la semaine peut se résumer en 3 temps. Demain lundi a l'avant de la dorsale Atlantique et avant le déboulé des BP polaires le ciel conservera son gris sur la moitié nord du pays accompagné de quelques précipitations éparses, floconnade possible dans le nord-est, le sud hors domaine méditerranéen plus ventilé sera encore sous les inversions, nuit froide et brouillards souvent givrants au lever du jour, le reste de la journée dépendra de leur évolution. La nuit suivante un front occlus humide va se former a la marge d'une anomalie circulant en mer du nord et détachée du complexe dépressionnaire scandinave, il devrait précipiter sur le nord du pays, moins en se dirigeant vers le nord-ouest, dans la foulée le nord des massifs montagneux hors pyrénées devrait par blocage orographique voir aussi apparaitre de petites RR, neigeuses sans doutes, tout comme dans le nord-est au dessus des 400m (probablement). En journée de mardi et de mercredi a l'échelle synoptique la dorsale devrait continuer a se propager vers le nord-est tout en prenant une forme d'oméga mais "aplati"par le courant zonal déboulant du groenland, l'air froid initialement drainé par l'anomalie polaire devrait basculer sur le pays en glissant sous sa partie la plus orientale des hautes-pressions. En fin de journée de mercredi l'air froid d'altitude aura gagné tout le pays, froid mais aussi humide principalement dans l'est avec neige sur les massifs bien sur mais aussi des plaines du nord-est a Rhones-Alpes ou de petits fronts successifs devraient blanchir les premières hauteurs, ailleurs sur le pays la grisaille devrait dominer dans une relative froidure, quelques floconnades sont possibles du centre au sud-ouest, moins évidentes en se dirigeant vers l'Atlantique et la Bretagne. A compter de jeudi et surtout vendredi la dorsale devrait progressivement se rabattre, dans le mouvement le flux deviendrait plus continental temporairement de la façade est au sud-ouest avec donc un assèchement progressif , plus d'éclaircies et donc a priori moins de précipitations(sous réserve), mais aussi un froid certainement plus piquant, le nord-ouest serait sous la bruine mais avec un thermomètre moins déficient. A compter du week-end c'est un presque retour a la case départ, dorsale(ou ce qu'il en reste) anémiée a l'ouest immédiat ou sur le pays, un peu moins froid mais les inversions pourraient reprendre temporairement du service dans le sud, grisaille au nord possiblement plus humide des hauts de France au nord-est.. Cette situation pourrait ne pas durer, les choses semblent vouloir bouger pour l'échéance suivante avec un tassement des conditions anticycloniques vers le sud grâce a une activité dépressionnaire nord-atlantique plus vigoureuse, a voir, a suivre, a commenter voire a disserter... Edit: veuillez m'excuser par avance du manque de détails ou du "zapping" de certaines régions ou secteurs, dur d'être parfaitement concis pour tout le monde et partout, les topics CT devraient suffire a pallier mes insuffisances rédactionnelles.
  21. 47 points
    Nasa c'est aussi fiable que les prévisions 365 jours de LCM
  22. 47 points
  23. 47 points
    "Le plus grand potentiel du début du XXIè siècle", on l'a grillé un certain hiver 2009-2010,avec d'ailleurs un record absolu au niveau de l'indice AO : Et la seconde valeur la plus basse sur 150 ans de NAO : Il y a eu pas mal de littérature sur cet hiver hors-normes, et surtout pour discuter des raisons qui font que cet hiver qui aurait du être exceptionnel sur le papier (les indices sont au niveau de l'hiver du siècle, 1962/1963) n'a finalement été que froid sans plus. Le problème, c'est est-ce qu'on est vraiment en El-Niño ? Lire notamment le dernier bulletin de la NOAA sur le sujet : Malgré les anomalies positives de température de surface, le schéma atmosphérique en place correspond à une situation neutre : cela n'a donc pas vraiment de sens d'essayer de projeter les répercussions potentielles sur les schémas atmosphérique de l'Arctique et/ou l'Atlantique d'une influence Niño qui n'existe tout simplement pas. Dans le fond, on en revient toujours au problème de vouloir créer des similitudes avec un climat "passé" dans un monde d'aujourd'hui qui répond de moins en moins aux schémas d'avant. Sur le cas de l'ENSO, on observe depuis quelques années que le couplage entre les températures de surface et les modes atmosphériques du Pacifique a de plus en plus tendance à sortir des lignes de la climatologie passée. Le "super Niño" de 2015/2016 a percé les plafonds d'anomalies de température en surface dans le centre Pacifique, avec des conditions atmosphériques parfois bien bâtardes qui ont même parfois ressemblé davantage à ce qu'on pouvait attendre d'une Niña que d'un Niño (positionnement du jet sur la côte pacifique américaine par exemple). El-Niño de 2018/2019, on en vient à se demander si ce n'est pas davantage un syndrome du réchauffement climatique (océan qui surchauffe tout seul sans réel pilotage atmosphérique), qu'une réelle oscillation de l'ENSO. Autant dire que se baser dessus pour établir une tendance saisonnière, ce n'est pas avoir une assise bien solide. Tu fais un excellent travail de recherche et de compilation Gugo (et je ne sais que trop bien le temps que cela prend pour l'avoir fait un paquet de fois avant toi) avec de réelles qualités pédagogiques pour le présenter, mais comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, est-ce que cela a vraiment un sens d'essayer de déduire le climat de 2019 par rapport à celui des années 1950 ou 1970 ? Je ne prétends pas détenir ce qui serait la seule vérité vraie, mais je n'en suis vraiment plus convaincu. Les "accidents de parcours", ou peu importe comment on les appelle, qui viennent subitement et sans préavis mettre à terre des années de ce qu'on croyait être des normes climatologiques, ont de plus en plus tendance à se multiplier et à rendre bien erratiques nos maigres tentatives de prévisions comparatives. Citons juste pour l'exemple le bug de la QBO qui a sauté un cycle négatif en 2016, décembre 2015 en France qui a envoyé paître la climatologie du refroidissement radiatif (coucou les nuits douces étoilées en plein solstice d'hiver..), ou encore la perte de l'inversion thermique hivernale des régions polaires. Pour cette année, qui vivra verra, mais je ne crois plus vraiment à l'intérêt d'aller chercher des analogues qui datent d'un autre climat. Cela ne doit pas empêcher certaines réussites (encore qu'on ne sait finalement jamais si cette réussite découle d'une bonne analyse ou d'un simple coup de chance, avec le recul je me rend compte que sur les années où je prenais des heures à essayer de tirer des tendances saisonnières, j'ai plus souvent eu juste sur des prévisions "au feeling" purement subjectives et peu approfondies lancées au culot, que sur celles où j'avais vraiment passé le plus de temps pour tirer quelque chose de précis et de rigoureux), mais plus ça va, et plus j'ai le sentiment qu'on joue à la roulette russe.
  24. 47 points
    Une "rupture... par étapes" de la récurrence ? Derrière cet oxymore c'est un peu la question qu'on peut se poser ce matin quand on voit à quel point la situation nord hémisphérique semble évoluer (positivement) sans que pour autant la rupture soit si nette que cela à l'échelle de notre cadran ouest européen. Un bref instantané sur la récurrence actuelle et la situation du jour, pas de long discours on sait tous à quoi correspond le schéma préférentiel des derniers mois avec un vortex polaire concentré, une tendance à la plongée des basses pressions sur le bassin Atlantique avec redressement du flux chez nous (de gauche à droite : 15 octobre / 15 novembre / anomalies de géopotentiels sur la période) : La synoptique qui est actuellement en train de se mettre en place est dans la continuité de cette récurrence avec toujours des basses pressions atlantiques sauf que cette fois-ci des anomalies basses ont réussi à s'infiltrer sous ce dôme de hauts géopotentiels. C'est un détail sur le plan synoptique mais en terme de temps sensible, ça va nous rappeler ce que signifie avoir froid, au moins à partir d'aujourd'hui et jusqu'à mercredi, avec temporairement un véritable Moscou-Paris avec son cocktail de fraicheur et de bise mordante : - Fraicheur lumineuse ce week-end grâce à la proximité des hautes pressions et d'un flux continental en basse couche. - Fraicheur nébuleuse et faiblement humide à partir de lundi en lien avec la goutte froide qui va nous arriver des confins de la Russie. De lundi à mercredi l'amplitude thermique devrait être plutôt faible avec de faibles gelées et des maximas qui peineront à dépasser les 5°. La plaine verra peut-être probablement les premiers flocons voltiger dans cet intervalle. Anecdotique dans un premier temps, on surveillera tout de même les journées de mercredi/jeudi où, à mesure que la goutte froide s'évacuera vers l'ouest, la mise en place du flux de sud humide pourrait buter sur l'air froid continental et permettre la mise en place de fronts plus structurés. ----- Au-delà de cette échéance et sur un plan synoptique j'en reviens au titre de ce message : "rupture par étapes". Rupture parce que c'est la première fois de la saison que le vortex polaire va véritablement se déplacer. Dans une vision très schématique, il va basculer d'un axe est/ouest à un axe nord/sud : Schéma d'ensemble nettement plus favorable à la mise en place de synoptique froide sur notre cadran européen mais... et j'en arrive au second terme de mon oxymore, c'est n'est qu'une rupture partielle, par étape puisqu'on retrouve une fois de plus ce qui est le marqueur des derniers mois, à savoir ces fameuses basses pressions atlantiques : Evoluant en goutte froide sans conserver leur alimentation polaire elles n'ont plus le même dynamisme que ces derniers mois mais elles sont tout de même suffisamment présentes pour empêcher la mise en place d'un véritable flux polaire ou polaire maritime. Comme mentionné précédemment, on semble donc devoir se retrouver durablement entre une influence subtropicale (flèche rouge) et polaire (flèche bleue) se traduisant par la mise en place d'un vaste marais barométrique sur l'Europe occidentale A long terme, on semble être à une période charnière puisque se jouera probablement le match entre : - une rupture définitive de la récurrence grâce à la brêche ouverte ces derniers jours avec évacuation de la cyclo Atlantique vers l'est et dorsale Atlantique (gauche) - ou à une reprise de la récurrence via reconstitution du thalweg Atlantique qui grillera probablement une bonne partie de décembre (2) : En conclusion, le gros oeuvre est fait avec le positionnement favorable du vortex polaire mais la finition reste bâclée avec la persistance de cette cyclo Atlantique.
  25. 45 points
    Pour le Froid, le vrai, de l'Hiver avec un grand H, attend plutôt sagement l'apparition (ou non) de @Virgile
  26. 44 points
    Aujourd'hui vers 18h depuis la maison : Celle-là ? En tous les cas ce matin la Jasserie (auberge-gîte/1300m/Pilat) avait un petit air de Sibérie : Toutes les photos : https://fr-fr.facebook.com/lajasserie/
  27. 44 points
    Pulsion en effet de mieux en mieux située: Je dois dire que cette lente et progressive évolution dans un sens de + en + positif que l'on observe depuis plusieurs jours est assez intéressante. Ce n'est pas le "coup de sang" subit auquel on assiste parfois, avec des emballements qui retombent comme des soufflets, et il y a donc là quelque chose qui apparaît de + en + consistant. A noter que j'ai bien dit "intéressant" - on va encore attendre un peu pour dire "+ fiable" (même si on est tout de même bien tenté de le faire, avouons-le)
  28. 44 points
    "Froid marqué" ? "Glacial" ? Ce que j'observe, c'est un flux continental qui apporterait une masse d'air plus froide près des frontières de l'Est (et a priori seulement sur ces régions), mais également un vent plus sec qui aurait tendance à dégager le ciel à partir du mercredi 2 sur pas mal de secteurs. On devrait juste compenser les inversions de BC avec un air sec et frais. Autant les matinées pourraient être plus froides avec gelées généralisées, autant on ne verra pas la différence l'après-midi avec des températures qui ne se résumeraient mais alors absolument pas à de "nombreuses journées sans dégel". Alors le coup des modèles de plus en plus favorables au froid marqué, va falloir limiter sérieusement le champagne au nouvel An parce que celui de Noël ne semble pas encore avoir été décuvé...
  29. 44 points
    Naufragés de la route ça va un moment, mais nous pauvres naufragés des prairies qui parle de nous ? Et alors ?... ben….tu n'as pas amené la bouffe ? Ne me dis surtout pas que j'ai la mèche rebelle, hein ? Eh mec, tu touches à une de mes meufs et t'es mort, ok ? Une petite pièce à celui qui me donne la marque, le modèle et le millésime (Les Estables avec environ 50cm de neige au village)
  30. 43 points
    Voilà une situation fortement atypique, on voulait de l'action, on est servi Il faut remonter il y a le 32 ans, le 7 Juin 1987 pour avoir une situation quasi similaire. Une dépression secondaire est née dans le golfe de Gascogne et a évoluer sur le pays dans la nuit du 6 au 7 Juin. L’Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon sont les régions les plus impactées. En Alsace, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Franche-Comté, Limousin, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Rhône-Alpes, les rafales ne dépassent pas les 100 km/h, le maximum a été enregistré à Biscarosse avec une rafale à 126 km/h. Revenons à notre époque maintenant, avec la naissance d'une dépression nommée MIGUEL au large Nord-Ouest du Portugal. Une zone de basse pression concerne la partie Ouest de l'Europe depuis le proche Atlantique avec une poche d'air froid marquée en altitude ( jusqu'à -38 voir -40°c à 500 hPa ). Suite à la proximité des hautes pressions sur les Açores, de l'air plus chaud et humide persiste près de la péninsule Ibérique. On observe alors la mise en place d'une zone fortement barocline, avec un gradient thermique marqué dans les basses-couches Dans le courant de la journée de ce Jeudi, une anomalie de surface a pris forme subitement sur le Nord-Ouest du Portugal dans une zone fortement instable. Elle a ensuite évoluée au sein même d'une ondulation du courant jet en altitude, alors qu'une anomalie d'altitude peu marquée transitait dans le même temps plus en aval de celle-ci. On observe dés lors une cyclogenèse explosive dans la Galice, avec un creusement dépressionnaire important avec une anomalie d'altitude devenant plus marquée dans un environnement de plus en plus dynamique. Actuellement, la dépression se creuse toujours dans la Galice avec une pression centrale pointée à 996 hPa, en passant sur les côtes de l'extrême Nord de l'Espagne. On relève d'ailleurs de fortes rafales sur les côtes Nord de l'Espagne avec jusqu'à 110 km/h localement, 108 km/h relevé à Bares. Sur les images satellites, on peut distinguer une belle structure nuageuse enroulée autour d'un centre bien défini, avec un oeil assez visible, indiquant que la dépression arrive à maturité. Elle possède également un beau système frontal bien abouti, avec le front chaud qui s'infiltre depuis le Sud-Ouest du pays vers les régions centrales, marqué par des nuages de haut altitude ( apportant un ciel fortement voilé voir couvert avec quelques gouttes ). On distingue clairement le front froid présent en embuscade et qui arrive par nos côtes Ouest, ce front possède une forte convection avec une activité pluvieuse importante, pouvant être localement orageuse. A l'arrière, une occlusion est possiblement en train de se former dans un ciel de traîne particulièrement dynamique et bien constitué. Ces prochaines heures, la dépression va montrée un comportement "extra-tropical". Dans la nuit et la matinée de Vendredi, la dépression devrait continuer à se creuser tout en remontant vers nos régions. L'importante humidité engendrée par les fronts, évolue dans une masse d'air qui deviendra de plus en plus instable au fil des heures, avec une instabilité croissante dans les basses-couches. Une instabilité engendrée par une advection d'air bien chaude dans les basses-couches, visible sur les valeurs de Theta'E à 850 hPa, la dépression présente ainsi des caractéristique tropicales avec un cœur chaud. En moyenne altitude, une advection de tourbillon absolu permet la naissance d'importants axes de convergence en basses-couches, créant ainsi de fortes ascendances au sein du front froid principalement, il ne faudra par s'étonner qu'un risque orageux modéré concerne certaines régions avec un risque de phénomènes tourbillonnaires dans le même temps. En raison d'un cisaillement vertical du vent peu important, le creusement de la dépression peut s'établit en-dessous des 990 hPa, même en arrivant dans les terres, où elle perdra de sa structure bien évidemment. D'ailleurs, certains modèles voient la naissance d'un effet Fujirawa avec la naissance d'une dépression secondaire près de la Manche. Voici différents scénarios proposés par les principaux modèles, qui cernent le mieux ce genre de phénomène : AROME 12z : La dépression arriverait dans le courant de la nuit et courant de la matinée près des nos côtes Ouest. C'est en fin de matinée qu'elle semble entrée dans les terres entre la Loire-Atlantique et le Morbihan, avec une pression pouvant être encore autour des 990 hPa. En cours d'après-midi, elle se couple avec la dépression secondaire présente en amont sur la Bretagne, elle transite progressivement sur les régions Normandes avant de s'évacuer par la Manche en début de soirée. Pendant ce temps-là, la dépression secondaire pourrait encore transiter sur les régions Normandes en cours de soirée et début de nuit. Les premières fortes rafales devraient être relevées près des côtes dans le courant de la nuit, avec les premiers 80-90 km/h attendus entre la Bretagne et l'Aquitaine. C'est en cours de matinée que les rafales se renforceront dans les terres jusqu'en milieu-fin de soirée, sur un axe allant du Poitou-Charentes aux Ardennes. Près des côtes, les rafales peuvent atteindre les 110-120 km/h, des pointes jusqu'à 130 km/h ne sont pas à exclure sur les caps exposés, surtout entre la côte Nord de la Bretagne, les régions Normandes et la côte d'Opale, au passage de la dépression secondaire. Dans les terres, entre Bretagne, Pays-de-la-Loire, Haute et Basse-Normandie, Centre et Poitou-Charentes, les rafales pourront atteindre localement les 90-100 km/h, et jusqu'à 100-110 km/h très localement entre les Pays-de-la-Loire et Poitou. Entre le bassin Parisien, la Picardie, le Nord-pas-de-Calais et le Nord-Est, ainsi qu'une partie du Centre-Est et du Sud-Ouest, les rafales seront moindre, mais on pourrait atteindre localement les 70-80 km/h, jusqu'à 90 km/h dans les campagnes exposées. ARPEGE 12z : On est dans la même tranche horaire pour l'arrivée de la dépression en fin de matinée, avec un très léger décalage plus au Sud, où elle ferait son entrée entre la Loire-Atlantique et la Vendée. En cours d'après-midi, elle s'infiltre entre les Pays-de-la-Loire et les régions Normandes, avant de s'évacuer sur la Manche en début de soirée. On observe également un effet Fujirawa, de moindre importance contrairement au 12z d'AROME. Près des côtes, les rafales peuvent atteindre les 100-110 km/h, le Centre, les régions Normandes, les Pays-de-la-Loire et le Poitou, semblent concernés par les vents les plus forts avec jusqu'à 90-100 km/h. Ailleurs, on retrouve les même secteurs concernés avec des rafales allant jusqu'à 70-80 km/h, localement 90 km/h entre Auvergne et Rhône-Alpes ainsi qu'entre Aquitaine et Limousin. ICON 15z : Il suit de près AROME pour la trajectoire et la tranche horaire de l'arrivée de la dépression, en s'évacuant toujours par la Manche en début de soirée. Cependant, on ne remarque pas d'effet Fujirawa contrairement aux autres. Niveau vent cependant, il adopte un comportement un peu excessif mais à ne pas négliger. Il entrevoit des rafales pouvant atteindre les 130-140 km/h près des caps exposés entre Aquitaine, Poitou et Pays-de-la-Loire. Dans l'intérieur des terres, le Poitou et le Centre semblent les plus concernés, avec des rafales pouvant très localement atteindre les 110-120 km/h, mais jusqu'à 90-100 km/h de manière plus générale. Sur le Nord-Ouest et une moitié Est du pays, les rafales peuvent atteindre localement les 90 km/h, voir plus dans le Centre-Est. WRF NMM 5km 12z : Avec un petit décalage plus à l'Ouest, WRF envisage quasiment la même trajectoire que les autres. Il est rejoint de près par le modèle GEM, également pour l'intensité du vent où l'on rejoint légèrement le scénario du 12z d'AROME. Les rafales devraient atteindre les 80-90 km/h sur un quart quart Nord-Ouest, avec des pointes jusqu'à 100 km/h très localement. En bref, le vent s'annonce fort à violent localement dans la nuit de ce Jeudi à Vendredi et dans la journée de Vendredi. Près des côtes, les rafales peuvent atteindre les 110-120 km/h, très localement plus sur les caps exposés. Dans les terres, entre le Centre-Ouest et les régions centrales, les rafales peuvent atteindre les 90-100 km/h localement, alors qu'ailleurs, entre le Nord-Ouest, l'extrême Nord, le Nord-Est et le Centre-Est, les rafales peuvent atteindre les 70-80 km/h, très localement les 90 km/h. Une perturbation active devrait concerner bon nombre de nos régions avec des pluies parfois soutenues en plus du vent. Après sont passage, c'est un ciel de traîne dynamique et instable qui s'installe avec de nombreuses averses. Des averses qui pourront évoluer localement jusqu'à l'orage, là où le vent pourrait également s'avérer au passage de ces grains. Journée agitée à suivre de près
  31. 42 points
    En effet, c'était d'ailleurs ce que j'avais voulu matérialiser sous un trait humoristique en décembre... on a eu plus souvent été dans la situation inverse. J'ajouterais quand même que je n'ai pas souvenir, dans le passé récent, d'une situation où on a aurait eu tant d'indices favorables à des conditions franchement hivernales à un terme J+15 / J+30. En particulier, le rapprochement CFS / CEP dans leurs versions saisonnières sur des scénarios marqués et globalement similaires dans les grandes lignes a de quoi interroger. De mon point de vue, deux solutions : soit ils sont en train de préparer un gros coup et ils vont marquer un bon point indéniable .. soit on est face à la plus belle arnaque publicitaire de ces dernières années.
  32. 42 points
    Hello, A Saint Régis, les chutes de neige se sont poursuivies jusque vers 7h environ, de manière bien plus faible ce matin. Superbe épisode. La couche finale se situe probablement vers 55cm, mais pas de mesures précises suite au vent bien présent. Dégel depuis 10h environ, un peu plus de 2°C actuellement, sous un soleil de retour. Quelques images de ce matin. L'état d'une voiture avant le déneigement : Petite tranchée pour sortir de la maison : La végétation croule sous la neige, avec encore quelques couleurs d'automne : Une vue du jardin, avec la terrasse qui a disparu : Et évidemment, Okami qui est aussi heureux que moi : Un grand moment ! La suite bientôt, on espère ^^". En attendant, retour progressif à un temps plus conventionnel dans les prochains jours. Bonne journée 😉
  33. 42 points
    Amis voyageurs bonjour ! Comme promis, voici la 2nde partie de mon récit de cet inoubliable voyage en Inde 😃 14/07 : En approchant du monastère les roches se font de plus en plus rouge et le contraste avec le bleu presque turquoise de la rivière Tsarap est saisissant ! 1) 2) Une autre passerelle que nous devrons emprunter cet après-midi : 3) Après 2h de marche nous arrivons enfin à Phuktal 😮 Puis, nous prenons un peu de hauteur. J’ai rarement vu un paysage aussi beau et offrant autant de contrastes en si peu de distance 😍 4) C’est juste magnifique ! 5) 6) Nous suivons encore un peu le chemin jusqu’à dépasser le monastère : Dans l’après-midi, nous rebroussons chemin puis traversons la rivière afin de nous diriger vers Kalsar où nous passerons la nuit. 7) La couleur de la Tsarap est vraiment spéciale ! 8 ) 15/07 : En ce jour de finale de coupe du monde (nous savons que la France est en finale) je suis un peu déçu de ne pas être en France… Après un réveil à 6h nous prenons la direction de Tanze. 9) Sur le chemin, nous passons par plusieurs villages et le paysage est parfois bien vert ! 10) Tandis ce qu’à d’autres moments il nous rappelle que nous sommes à près de 4000 m d’altitude. 11) En début d’après-midi nous arrivons à destination sous un ciel menaçant : Puis, le soir et aussi incroyable que cela puisse paraître, nous verrons la finale de la coupe du monde en direct dans une des maisons du village (qui en comprend une quinzaine) 😂 16/07 : L’objectif du jour est le village de Shing (ou Sking) dans lequel nous passerons quelques jours afin d’électrifier des bâtiments communautaires. 12) Avant de lever le camp nos 27 chevaux attendant patiemment : 13) En arrivant à Shing, on retrouve des roches bien rouges : 14) De l’autre côté, vers le sud, le Gumbarajung (ce n’est pas la bonne orthographe mais je n’ai pas trouvé la bonne 😅 : @Thundik81 ? 😄) se dresse fièrement du haut de ses 5450 m. 15) Le village de Shing (sur la droite) et ses champs : 16) Je trouve les maisons très belles aussi. Elles sont typiques de la région avec le bois, les bouses séchées et le foin sur le toit notamment. 17) 18) Encore et toujours de très beaux contrastes : 19) Et on termine la journée par une petite vue du campement tout de même 🙂 17/07 : Cette journée est donc dédiée à l’électrification de certains bâtiments (le gouvernement a électrifié le village début juillet). 20) En fin d’après-midi, le ciel se dégage et la lumière devient superbe : 21) 22) 18/07 : Aujourd’hui, comme nous n’avons rien de spécial à faire je décide d’aller me ballader un peu. 23) L’occasion de profiter pleinement des paysages qui s’offrent à nous : 24) Depuis le village de Tangso : 25) Puis sur le chemin du retour vers Shing : 19/07 : Ce matin, nous quittons Shing. La fin du trek approche déjà et notre objectif final : le Shingo La (5095 m) n’est plus qu’à 3 jours de marche. 26) Pour ce 19 juillet l’objectif est le Gumbarajung : 27) Je trouve que le paysage a parfois un peu des airs du Mordor 😄 28) Avec le soleil c’est tout de suite mieux ! 20/07 : Il n’y a pas beaucoup de marche aujourd’hui pour nous diriger vers le camp de base. Du coup, j’y vais tranquille et je profite des paysages et de la faune locale : yack, marmottes… 29) Un yack 30) 31) Dans l’après-midi, alors que je suis monté pour aller voir un névé, j’ai la chance de voir des bouquetins ! 32) Nous laissons d’ailleurs un petit souvenir de notre passage sur ce névé 😉 21/07 : Et voilà, le grand jour est arrivé ! Ce matin, le plafond nuageux est bas et dense et il ne fait pas bien chaud. C’est bien couvert que nous partons à l’assaut du Shingo La. 33) La vue en arrivant au col : un glacier se situe sous les rochers 34) Enfin, le col : 5095 m ! 35) S’en suit une longue descente vers Manali située à plus de 150 km et à 2050 m d’altitude seulement. Au fur et à mesure, l’herbe puis les sapins réapparaissent (ce sont les premiers que je vois de tout le voyage). Le paysage prend alors des allures de Suisse ou d’Ecosse. Enfin, nous passons un dernier col : Le Rohtang pass (4500 m). Et là : 36) Quelle différence avec l’autre versant ! Cela fait tout drôle de voir tant de vert, tant d’arbres après 3 semaines passées dans des lieux la plupart du temps très secs où seul quelques arbres parviennent à pousser. En fait, c’est à ce col là que s’arrête (s'arrêtait) la mousson ! 22 et 23 juillet : Nous passons ces 2 jours à Manali où nous en profitons pour nous réhabituer à la chaleur et aux gens ! 24/07 : Après 12h de car nous arrivons dans l’étouffante (à tous les sens du terme) agglomération de Delhi à 6h30 du matin. Après avoir rejoint notre hôtel nous allons nous balader un peu et visitons notamment le Lotus Temple. 37) Voilà ! C’est ainsi que s’achève ce formidable voyage ! Que de souvenirs, de sensations, de rencontres inoubliables après un mois passé dans ce pays si contrasté. Merci de m’avoir lu et à bientôt 🙂
  34. 42 points
    Bonsoir, Juste petite parenthèse de début de post, on ressent clairement les effets du réchauffement à l'échelle de notre pays dans ce genre de moment quand on annonce de nouveaux records de chaleurs possibles sur plusieurs parties du pays, des records d'il y a seulement 15 ans et pour quelques-uns d'il y a seulement quelques années (après 2003). 15 ans… 15 ans où plusieurs spécialistes le disaient bien que ce n'était que le début qu'il fallait agir et aller vers un développement plus durable. 15 ans que de plus en plus de monde prend conscience qu'il faudrait changer de méthode pour la planète, pour préserver nous et les générations futurs. 15 ans que les politiques, les FTN remettent au second plan toujours et encore le climat, provoquant un ralentissement dans la lutte du réchauffement climatique. Mais le climat lui, n'attendra pas toujours 15 ans pour battre des records de chaleurs dans une région du monde en été. Il n'attendra pas les réactions au ralentis de la politique mondiale vis a vis du climat. Alors cette semaine des records sont en vue en France, au Portugal, en Espagne après ceux de la Scandinavie, en Amérique du nord ect. et le climat n'attendra clairement pas 15 ans de plus pour rebattre des records en France et même ailleurs. Peut-être 10 ans puis 5 ans… puis 3 puis chaque été… Les choses doivent avancer et changer plus vite que ça car sinon… On va essayer de résumer un peu toute la semaine à venir, car il y pas mal de choses à dire. En effet, les records pourraient bien tomber durant la semaine et 2003 pourrait bien avoir un concurrent de taille durant la semaine à venir. I/Lundi-mardi marqué par un dégradé Nord-ouest/Sud-est En effet, le début de semaine serait marqué par un rafraichissement plus qu'agréable pour le moitié nord-ouest alors que l'autre moitié sud-est elle resterait dans une situation assez chaude. Cette situation serait due à une système dépressionnaire qui provoquerait ce net dégradé et apporterait également de la pluie sur la quart nord-ouest. Par régime d'averse lundi, mardi un front plus marqué du à un petit talweg (en bleu ci-dessous) glissant autour de ce système dépressionnaire: Lundi : Comme dit juste avant des averses seraient à attendre sur le quart nord-ouest alors que le reste de la France connaitrait un temps sec. Le dégradé au niveau des températures serait flagrant avec des paliers franchis petit à petit en allant vers le sud-est. Alors qu'au nord-ouest on jouerait grand maximum avec les 27°C et pour bon nombre de secteur on tournerait autour des 25°C, à l'intérieur des terres dans le sud-est on jouera avec les 37°C voir de pointes à 38°C. Prêt de 12-13°C d'écart, le reste de la France sera comprise entre ces 25 et ces 37°C plus vous serez vers le sud-est plus vous aurez chaud. Mardi: Le talweg devrait se faire ressentir avec un front pluvieux qui passerait d'ouest en est sur les régions au nord de la Loire, des orages seraient à attendre en fin de journée sur le nord-est compte tenu de la fraicheur apporté par ce talweg face à aux grosses températures attendu l'après-midi: Même si les précipitations ne concerneraient que les régions au nord de la Loire en journée ça aurait pour conséquence de rafraichir également le sud-ouest. Par contre sur la moitié est les zones supérieur à 36°C s'accumuleraient. Les premiers 40°C pourraient être atteint dans le Vaucluse et le Gard: II/ Rafraichissement sur l'est mise en place du dégradé nord-sud à partir de mercredi En effet, le petit talweg passé mardi permettrait un rafraichissement général pendant que un nouveau talweg se formerait favorisant un nouvelle pulsion qui pourrait bien être plus forte et plus violente pour l'ensemble du pays et surtout au sud: A partir de mercredi la pluie ne devrait plus être vu de la semaine hormis quelques orages sur les massifs alpins et pyrénéens. Par contre la forte chaleur ça oui on devrait encore pas mal la voire. Mercredi : Les températures devraient être bien plus agréables dans le nord-est grâce aux orages de la veille, les températures monteraient de manière flagrante dans le sud-ouest. Dans le nord-ouest ça reste respirable, à l'intérieur des terres en méditerranée ça reste irrespirable. Jeudi le dégradé nord-sud deviendrait flagrant avec une majeure partie du sud avec des températures supérieurs à 35°C, au nord partout les 25°C seront dépassée, on commencera à jouer avec les 30°C. Ce dégradé flagrant est principalement dû à la pulsion de hautes pressions qui vient vraiment plein sud, de l'ouest de l'Afrique : Vendredi : Le four devrait monter d'un cran le thermostat l'après-midi avec toujours un dégradé nord-sud. On peut ajouter sans doute 2°C au sud et 4°C au nord au dégradé de la veille. On voit par les températures minimales que les nuits auront duemal à rafraichir les maisons surtout au sud. Plus de 25°C en Tmin sur certaines régions. III/Week-end four dans le sud? Pour le Week-end des incertitudes persistes entre les modèles. On a le scénario type CEP-GFS qui favoriserait la continuité de la chaleur et de manière de plus en plus intense dans l'ouest avec un anticyclone Français-Royaume-Unis puissant qui bloquerait l'arrivée de basse pression, sur le nord-est on aurait des températures plus limité et en méditerranée toujours aussi chaud : Température à 1500m d'altitude: Le scénario GEM qui verrait l'arrivée des orages (à cause d'une dépression venant de l'atlantique allant vers le Royaume-Unis, le sud-est serait toujours sous l'extrême chaleur) par l'ouest le dimanche permettant un rafraichissement global hormis au sud-est: UKMO lui semble être un entre deux GEM face à GFS-CEP. Quand on regarde le panel GEFS on observe qu'en fait sur le papier GFS-CEP ont l'air très gentil à côté de pas mal de scénarios ce qui est assez inquiétant, le talweg bien creusé en atlantique favoriserait une très forte remontée des hautes pressions sur la moitié ouest, l'est pourrait être plus épargné en partie grâce à une goutte froide présente sur la mer Scandinave : L'ensCEP semble suivre l'idée globale de GEFS avec une moyenne assez ressemblante à la moyenne GEFS et au scénarios de son déterministe, ce qui veut dire qu'il y a bien des scénarios plus intense en vu ais aussi d'autres moins intense. Conclusion : -Tout d'abord une semaine entière qui risque d'être extrêmement chaud à l'intérieur des terres en méditerranée. -Le quart nord-ouest devrait êtes la partie qui s'en sort le mieux jusqu'à vendredi. A partir de vendredi si l'on suit la tendance des modèles la remontée des hautes pressions sur la moitié ouest devrait favoriser de très grosses chaleurs pendant 3 jours. -Dans le sud-ouest après le petit rafraichissement de mercredi c'est tous les jours plus de35 sur une grande partie du S-O et à la vue des tendances les 40 pourraient être dépassé le Week-end facilement et des pointes à 42-43 sont bien possible. -Le nord-est lui devrait alterner entre forte chaleur en début de semaine surtout mardi avant un rafraichissement net, puis une remontée du mercure du jeudi au samedi et dimanche serait en stagnation par rapport au samedi voir 1 ou 2 °C de moins. On ne se le cachera pas les alertes canicules devraient être déclenché sur par mal de secteurs dans le pays. Il faut 3 jours d'affilé des Tmin et Tmax supérieur ou égal aux températures indiquée sur la carte ci-dessous. L'intérieur des terres en méditerranée, le sud-ouest le seront probablement. Le nord-ouest peut être sur les 3 derniers jours de la semaine si aucune dépression n'amènerait des orages. Le nord-est pourrait être plus épargné avec ces alternances. Et on ne se le cachera pas ça ne va pas arranger la situation sur les secteurs déjà en restriction d'eau, d'autres secteurs pourraient apparaitre sur la liste: (http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp) ….Il y a 15 ans il fallait une situation d'une quinzaine de jours pour battre des records maintenant il n'en faut plus que 3-4 jours et dans 5 ans?... Faites bien attention à vous et à vos proches, en attendant la semaine prochaine qui pourrait être plus respirable. Bonne soirée . Gugo.
  35. 41 points
    Hello, Globalement une belle journée ici, même si le ciel s'est ennuagé en cours d'après-midi. Pas de dégel et -6°C actuellement. Je n'ai pas mesuré, mais on peut déjà noter un certain tassement de la neige (visible grâce aux barrières dans les champs, par exemple), ce qui est bien normal vu sa faible densité. Quelques photos du jour, pour immortaliser ce bel épisode : Le déneigement du matin : Premières lumières du jour : Les environs de la maison : Les routes sont restées au blanc malgré le soleil de début février, qui rendait pourtant l'atmosphère plutôt agréable : La vallée de la Dunerette sous son manteau hivernal : Il ne reste pas grand chose du ruisseau le plus proche, en apparence tout du moins : Et même ce soir, pour venir à Saint-Régis, il fallait quand même une bonne raison d'y aller : Bonne nuit à tous 😉
  36. 41 points
    L'épisode en quelques images : Début de l'épisode hier matin : A la tombée de la nuit, les conifères déjà bien chargés : La nuit dernière vers 4h30 le vent du Midi est déjà levé, humidifiant et tassant la couche de neige : Aujourd'hui en milieu de matinée l'accès au lotissement est de nouveau possible non sans quelques petites difficultés : Toujours en matinée, et même si le vent du Midi a bien entamé son travail de sape, les maisons restent lovées dans une épaisse couche de neige : Entre midi et deux, l'ambiance s'est nettement réchauffée sur mon adret en forte pente et le paysage enneigé perd de sa superbe :
  37. 40 points
    En tout cas, le père CEP est attendu de pied ferme d'ici peu, là haut, dans ses quartiers, vu ce qu'il a balancé comme bombe, ce matin 🤔🧐😈 : Il y a du monde devant ses portes... et il risque de passer un mauvais quart d'heure selon ce qu'il se permettra de modéliser 😂
  38. 40 points
    Je poste ici la carte moyenne d'anomalies du champ de pression ramené au niveau de la mer de 5 modèles saisonniers (Météo France, Met Office, CEP, DWD, CMCC) pour le trimestre janvier - février - mars . Il s'agit de la réactualisation de ce mois-ci. Le moyenne des 5 modèles saisonniers entrevoit clairement une signature NAO- dans la circulation générale pour le premier trimestre de l'année 2019. Par ailleurs, ceci me paraît cohérent avec la forte probabilité de survenue d'un SSW majeur à la fin de ce mois de décembre (voir le topic de prévisions stratosphériques). Bien qu'on ne connaisse pas encore sa nature exacte et qu'on ne puisse pas encore voir son paroxysme sur les modèles, la phase d'initiation du SSW est assez "monstrueuse" dans la haute stratosphère sur les modèles. Le vortex polaire risque de s'affaiblir grandement, voire même de s'éclater dans la stratosphère (certains modèles projettent aujourd'hui un tel scénario). A l'heure actuelle et à la lecture des projections numériques, le scénario d'un SSW costaud suivi d'une récurrence à régime NAO- me paraît très plausible.
  39. 40 points
    Bonjour, Voici un état des lieux dans l'est de la Creuse et l'ouest du Puy-de-Dôme, où les vagues de chaleur et de sécheresse se succèdent depuis quatre étés. Quelques chiffres pour commencer. Les écarts à la norme sont calculés par rapport aux moyennes 1981-2010 de la station d'Auzances, à 7 km au nord-ouest d'ici, et à 13 km au nord de Mérinchal. Je m'intéresse au trio Juillet-Août-Septembre, qui présente un déficit chronique depuis l'été 2015. Mes relevés pluvio, eux, ne datent que de 2016. Auzances 1981-2010 : J : 77.8 mm A : 69.7 mm S : 83.1 mm Total : 230 mm 2016 à Mérinchal : J : 27 mm A : 37.5 mm S : 62.5 mm Total : 127 mm, soit 55% de la norme 2017 à Dontreix : J : 43 mm A : 43.6 mm S : 65.7 mm Total : 152 mm, soit 66% de la norme 2018 à Dontreix : J : 52 mm A : 30.4 mm S : 23.6 mm Total : 106 mm, soit 46% de la norme Depuis mon arrivée dans le coin il y a 4 ans, tous les ans, dans le courant du mois de juin, se produit un basculement très net qui du jour au lendemain nous fait passer de la saison humide à la saison sèche : - 2015 : 19 juin. Sécheresse totale jusqu'au 19 juillet et fortes chaleurs récurrentes. - 2016 : 25 juin. Pas de pluie notable (>2mm) jusqu'au 23 juillet, sécheresse totale du 21 août au 13 septembre + fortes chaleurs. - 2017 : 6 juin. 8 mm du 6 au 25 juin et fortes chaleurs précoces, 8 mm du 12 au 29 août, très chaud en fin de mois. - 2018 : 16 juin. Sécheresse totale du 16 au 30 juin, pas de pluie notable du 13 août au 11 septembre, chaleur/douceur quasi constante depuis le 19 juin... Ces conditions entrainent des bouleversements de plus en plus visibles sur la végétation, je vais essayer de les détailler un peu ci-après. Tout d'abord, un aperçu des paysages en ce mois de septembre 2018. C'est très sec. Comme on peut le voir sur cette première photo, le phénomène de roussissement précoce dû au stress hydrique gagne les forêts, ce qui n'était pas le cas les années précédentes. Les sapins commencent eux aussi à être touchés : Dontreix (23) 20-09-2018 Paysage typiquement creusois, le vert en moins : Dontreix (23) 20-09-2018 Dontreix (23) 20-09-2018 Dontreix (23) 15-09-2018 Dontreix (23) 20-09-2018 Les haies du bocage, les arbres isolés et les bordures forestières sont souvent en grande souffrance : Villossanges (63) 20-09-2018 Dontreix (23) 17-09-2018 Villossanges (63) 20-09-2018 Par endroits, et c'est comme ça depuis début septembre, on pourrait se croire à quelques jours de la Toussaint : Auzances (23) 24-09-2018 En plus de ces feuillages brûlés, qui sont observés tous les ans (peut-être un peu moins en 2017), on distingue clairement un deuxième problème, moins spectaculaire car plus lent, mais pas moins inquiétant car il se répand comme un cancer dans les campagnes. Je veux parler du dépérissement progressif mais très net de quantité d'arbres, qui se traduit parfois par des descentes de cimes (l'arbre dépérit par le haut), mais plus souvent encore par un phénomène de mitage ou "effet dentelle" : l'arbre se dégarnit de façon homogène et finit par présenter un aspect dépouillé, son feuillage laisse abondamment passer la lumière. Ce phénomène touche particulièrement les chênes pédonculés, à tel point qu'il devient difficile d'en trouver en parfaite santé. Voici deux exemples, à un stade précoce, puis avancé : Dontreix (23) 04-09-2018 Des chênes comme ceux-ci sont légion dans le secteur. En isolé et en bocage, on doit pas être loin des 50% : Dontreix (23) 18-09-2018 Les merisiers sont décimés. Je me demande s'il y en aura encore dans 20 ans... Pratiquement tous les vieux merisiers sont déjà morts, ceux qui ne le sont pas encore font peine à voir : Dontreix (23) 20-09-2018 Les plus jeunes s'épuisent sous le soleil et finissent souvent par crever aussi : Dontreix (23) 15-09-2018 Montel-de-Gelat (63) 15-09-2018 Pour les frênes, c'est la double peine. Déjà décimés par la maladie, les vagues de chaleur et de sécheresse finissent de les achever. Qu'en restera-t-il dans 20 ans ? Condat-en-Combraille (63) 15-09-2018 Je vois bien que les hêtres, qui jusque là m'avaient surpris par leur résistance, commencent aussi à sérieusement accuser le coup avec des défoliations totales de plus en plus fréquentes : Dontreix (23) 15-09-2018 Le dépérissement touche aussi les bouleaux, surtout les vieux : Charensat (63) 13-09-2018 Et cette année, on peut ajouter à cette longue liste les aulnes, qui commencent eux aussi à subir des dépérissements massifs : Dontreix (23) 24-09-2018 Ceux qui résistent, car il y en a, ce sont les tilleuls, même si certains commencent à présenter les premiers signes de faiblesse, et les conifères dans leur ensemble malgré l'apparition de quelques symptômes caractéristiques chez les sapins (voir 1ère photo). La strate arbustive est également touchée. Aubépines, prunelliers, sureaux, sorbiers, pommiers sauvages sont nombreux à subir des défoliations en plein été et à présenter des signes de dépérissement. Seuls les noisetiers semblent ne pas trop souffrir. Le constat est amer et inquiétant. Un dépérissement brutal et généralisé de la flore locale peut-il s'inscrire dans le cadre de la variabilité climatique ? Personnellement j'en doute. Et dans la perspective d'un réchauffement qui n'a aucune raison de s'arrêter en si bon chemin, je me prépare de plus en plus à vivre un grand bouleversement paysager, d'autant plus déroutant que l'on ne sait rien de la façon dont ça va se passer et des conséquences que cela aura sur nos vies... Une version cool avec implantation/acclimatation rapide d'essences mieux adaptées, sous un climat qui se réchauffe modérément avec des pluies qui restent suffisantes l'été malgré quelques années difficiles par-ci par-là ? Une version cauchemardesque avec installation d'un nouveau climat en 20/30 ans se traduisant par une remontée systématique des hautes pressions nord africaines sur une moitié sud de l'Europe en été, entrainant des sécheresses estivales de plus en plus longues, couplées à des canicules de plus en plus fortes qui menaceraient nos centrales nucléaires et notre approvisionnement en énergie, provoqueraient une débâcle agricole, et déclencheraient d'immenses incendies à travers tout le pays ? Ce dernier scénario pourrait me valoir un procès en catastrophisme, pourtant, honnêtement, quand on voit l'indifférence relative face à l'urgence de la situation, quand on entend nos politiques nous dire, en 2018, que l'écologie c'est la chasse et que l'État c'est les lobbies, je finis pas me dire que l'avenir, c'est l'obscurité sous un soleil de plomb. En attendant de voir comment ce 21ème siècle va évoluer pour nos sociétés du confort et des loisirs, nous débutons aujourd'hui la énième vague de chaleur sèche de l'été, sous un ciel tout bleu, et avec un taux d'humidité qui baisse à nouveau fortement après quelques journées de fraicheur à peine humide...
  40. 39 points
    Enfin me revoilà dans le modernisme et réalité !!😂 l’electricité vient enfin de revenir il y a 1/2h ! Le soulagement pour le congèle et enfin on recharge les batteries dès portable 😂😂😂 journee particulière entre maison dans le noir (volet roulant électrique) , repas prit au garage ;cuisinière à gaz , déneiger ! Plus de batterie pour communiquer ... Ben j’avoue on y est plus habitués et plus long ça aurai été bien dur !! En attendant ce sont bien 60 cm qui sont tomber ! Deja bien mit a mal par le vent et la petite douceur . Ce soir toujours ce vent de sud modérée , température 1,7*c quelques photos vite prise avant panne de batterie 😢 faute de pâtisserie mon mari c’est Occuper de déneiger ! 😂
  41. 39 points
    Bonjour, Reprenons un peu le cours de ce topic dédié au suivi de la sécheresse, avec un petit point photo réalisé le week-end dernier et cette semaine sur le secteur des Vosges et du piémont côté Lorrain. La situation demeure assez critique malgré 1.3 mm de bruine tombé en milieu de semaine et 3 mm tombés cette nuit. Autant dire que ce n'est pas avec ça que la situation que je vous présente va s'arranger contrairement à ce que certains pensent... Au mieux ça permet de "sauver" la teinte verte des prairies, mais en cette période nous devrions avoir un vert intense sur ces prairies alluviales Premières images, liées à un étang situé sur les hauteurs de Remiremont, l’Étang de la Demoiselle. Il s'agit d'un plan d'eau s'inscrivant dans une ancienne dépression glaciaire, alimenté par les écoulements présents dans les champs (considérés comme des zones humides) qui entourent cette dépression dont la mise en eau repose sur la rehausse de la topographie à l'aide d'une digue. Bien que non alimenté par un cours d'eau, cette étang abrite habituellement une faune piscicole variée, et de nombreuses espèces inféodées à des zones humides fraîches qui lui valent un classement en E.N.S. (Espace Naturel Sensible), à 545 mètres d'altitude. A ce jour, il est quasiment à sec, chose inédite d'après les historiens locaux : Une extrémité du plan d'eau, à la faveur d'un secteur un peu plus profond, parvient à conserver un peu d'eau où le poisson est parvenu à trouver refuge tant bien que mal. Heureusement que la société de pêche locale a mis en place des pêches de sauvetage pour éviter une catastrophe : Et dire qu'au mois de Juin, le niveau était au maximum avec 2.20 m. de profondeur et les exutoires donnaient à plein ! Descendons un petit peu nous balader le long de la Moselle, une trentaine de kilomètres en aval de ses sources pratiquement à sec elles aussi ! Petite précision au passage : nous changeons en quelques kilomètres de distance de bassin versant. Le précédent étang s'inscrivant dans celui de la Saône (Méditerranée), tandis que la Moselle draine une partie de l'Est de la France en direction du Rhin (530 km plus en aval du secteur où nous sommes) et de la Mer du Nord. On commence par le secteur de Rupt sur Moselle, bien connu des passionnés du Nord-Est, et au delà d'ailleurs, pour sa pluviométrie régulière et ses intenses cumuls dès que le flux prend une tendance océanique (cf. la statIC de @Count et ses relevés démentiels !). Il s'agit du Ruisseau du Saut du Loup, dont les sources se situent à la limite entre le département des Vosges et celui de la Haute Saône, vers 750 mètres d'altitude. A quelques centaines de mètres de sa confluence avec la Moselle, ce ruisseau aux eaux abondantes d'habitude, se réduit à ça : Le fond est pavé, car nous sommes au niveau d'un ancien pont de voie ferrée, mais le moins que l'on puisse dire c'est que les Truites Fario ont déserté l'endroit La Moselle, quant à elle, est réduite à un mince filet d'eau claire, permettant d'alimenter des trous où Truites et Ombres Communs se disputent le peu de place qui leur reste. Les versants surplombant le village de Rupt sur Moselle montrent un couvert forestier durement éprouvé en cet automne 2018. De nombreux arbres ont complètement défolié sans passer par l'étape des couleurs automnales. Ainsi, on voit certains arbres revêtus de leurs habits estivaux, tandis que d'autres sont déjà en mode "hiver", voire secs sur pied : Descendons la vallée d'une quinzaine de kilomètres, en longeant la rivière, et voyons ce que cela donne à quelques centaines de mètres de la confluence entre la Moselle et l'un de ses principaux affluents Vosgien : la Moselotte. Sur la première photo, on peut se dire que le niveau est bas, extrêmement bas... A cette endroit la rivière coure sur les bancs de galets, les Ombres Communs se logent dans les fosses où l'eau est plus profonde tandis que les Truites d'aventurent au sommet des radiers en attendant que de la nourriture se présente à leur appétit féroce. Il y a encore de la vie, à en juger par l'activité et les gobages en surface. Les blocs, sur la droite de l'image, enrochements posés par l'Homme pour protéger ses terres, attestent d'une zone où les courants sont habituellement dynamiques (en arrière plan, on aperçoit un relief dominant la vallée à l'endroit où nous étions sur les images précédentes) : L'endroit s'appelle "le pont du Cheneau", il est connu pour les grandes quantités de poisson qu'il abrite d'habitude. Là, ce n'est pas évident de le reconnaître : Ah oui, comme vous pouvez le voir, la rivière est complètement à sec... DU JAMAIS VU d'après les habitants du coin !!! Adieux parties de pêche, bonjour tristesse ! Approchons nous des quelques poches d'eau qui subsistent tant bien que mal, mais en tout cas il n'y a plus le moindre filet d'eau courante : A l'intérieur des poches d'eau, quelques survivants : Voici une liste d'espèces identifiées rapidement : Chevesnes (ceux qui résistent le mieux à ces conditions), Goujons, Vandoises, Vairons, Spirlins, 2 Truites de belles taille, mais plus aucun Ombre Commun ceux-ci ayant été les premières victimes du réchauffement de l'eau et de la situation de survie en "vase clos". Si l'on réalisait un inventaire complet de ceux qui résistent tant bien que mal, on devrait également trouver des Chabots, quelques Loches de rivière, Épinoches, et Lamproies de Planer. Cependant, sur ce tronçon propice à la présence des Salmonidés, les effectifs sont pratiquement réduits à néant... C'est un sale coup pour la faune piscicole dans son ensemble ! Quelques mètres plus bas, les eaux de la Moselotte, toute proche (à 200 mètres au fond de la photo) permettent de retrouver un peu d'eau, mais à peine de quoi améliorer la situation de survie précaire qu'endurent les habitants de nos rivières. Cet affluent de la Moselle draine un plus vaste bassin versant, et bénéficie de sources d'altitude (1250 m.) qui ont parfois pu bénéficier de quelques orages estivaux pour maintenir un très faible débit. Pour se faire une idée de la situation, imaginez que 15 km plus bas, en aval de la confluence avec la Vologne, la Moselle qui fait habituellement entre 25 et 30 mètres de large, n'occupe aujourd'hui plus qu'une bande de 5 à 6 mètres de large dans un lit mineur laissé à l'état minéral. Un peu plus bas, hors du massif et à l'entrée dans le relief de plaine appelé "plateau Lorrain", voici deux photos qui montrent d'une part l'inquiétante situation, mais surtout pour l'une d'entre-elle, les effets des sécheresses et canicules répétés ces dernières années, sur des peuplements arborés rivulaires (ripisylve en langage technique). Encore un affluent de la Moselle à sec (40 km en aval de l'endroit où étaient prises les précédentes photos) : Là, les poissons sont tous "mourus" ! C'est un secteur que je suis depuis 8 ans, et d'année en année je vois la ripisylve dépérir. Bon, une maladie atteint les Aulnes (le Phytophtora de l'Aulne) mais elle prospère d'autant plus facilement que les arbres sont fragilisés. Les arbres secs sont ceux qui ont péri suite aux étés 2015 et 2017, et ceux qui paraissent en méforme étaient encore sains au printemps 2018, ils ne devraient pas repartir au printemps prochain vu leur état actuel. Au fond à droite de la dernière image, on aperçoit un bosquet d'Aulnes occupant une zone humide, lui aussi sans être touché par la maladie (en tout cas pas de signe clinique) montre des arbres qui ont dépéri au cours de la saison estivale 2018. Au final, vous me direz (comme j'ai commencé à le percevoir dans quelques messages de ce topic ces derniers jours) que la pluie va revenir et qu'au printemps prochain tout redeviendra normal. Sauf que : 1 => Les peuplements piscicoles décimés sur de nombreux réservoirs de biodiversité ne se reconstitueront pas instantanément. Eh oui, les "poissons mourus" ne revivront pas dès les premières pluies ! 2 =>Les milieux naturels inféodés aux zones humides et cours d'eau, mettent un certain temps à réagir et de nombreux dégâts ne se verront pas avant le printemps prochain. Lorsque vous avez l'ensemble d'une ripisylve (comme sur la dernière photo) qui se meurt, elle ne rempli plus ses fonctions initiales : Maintien des berges par les systèmes racinaires (fortes érosions à prévoir lors des épisodes de crue, et dégradation des milieux aquatiques par surabondance de sédiments), Ombrage des rivières (limitant l'échauffement des eaux en période estivale), abri pour de nombreuses espèces, etc... Bref, vous l'aurez compris, de mon œil de Technicien, je vous décris la mise en place d'un cercle vicieux dont il faudrait une succession d'années "normales" pour s'en sortir. Et à mon humble avis de passionné de météo, on n'en prend pas le chemin ! En effet : -> moins d'ombrage = une plus grande sensibilité aux épisodes de chaleur = plus d'évaporation = une fragilisation considérable de nos milieux naturels qui réagiront encore plus vite lors de prochains épisodes similaires, même de moindre ampleur. -> plus d'érosion = déséquilibre de transport sédimentaire des cours d'eau et colmatage des zones frayères = zones de dépôt aux endroit où le courant ralenti (souvent au niveau des piles de pont en ville) = réduction des section d'écoulement = aggravation des risques d'inondation. 3 => Les forêts, telles que celle montrée sur la photo du relief surplombant le village de Rupt sur Moselle, laisseront apparaître les conséquences de cette année hors normes sur plusieurs saisons à venir (au moins 2 à 3 ans nécessaires avant de juger réellement des conséquences d'un tel épisode). Certes, les arbres dénudés montrent bien que quelque chose ne va pas... Certains repartiront probablement au printemps prochain, mais seront à la merci du moindre facteur de stress. De même, certains, comme les Conifères, ne laissent pas transparaître grand chose pour l'instant. Mais ces arbres ont une certaine inertie vis à vis des conditions anormales, et même si l'on parle des ravages du bostryche cette année, ils ne sont que la conséquence des étés 2015 et 2017. Il faut parfois plusieurs saisons pour que le parasite s'installe sur un individu fragilisé, de même que le phénomène de descente de cime (typique des conifères) aboutissant à la mort de l'arbre se produit sur plusieurs mois. Bon, il va pleuvoir cet hiver, l'eau reviendra dans nos rivières, et pour beaucoup de gens tout redeviendra normal : tant qu'il y a de l'eau au robinet, il n'y a pas péril en la demeure. Enfin, j'espère que ce petit reportage vous aura permis de comprendre que les choses ne sont pas si simples. Merci à vous d'avoir pris le temps de lire ce pavé illustré
  42. 38 points
    Bonjour à toutes et à tous ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas posté sur cette partie du forum mais durant le mois de juillet j’ai eu la chance de partir en Inde et plus spécialement tout au nord-ouest de ce pays : au Ladakh et au Zanskar. L’Inde est un pays tout en contrastes tant au niveau des paysages que des cultures et des gens que l’on y rencontre. Je vous propose ici de revenir avec moi et en images sur ce voyage inoubliable… A noter que le récit se décomposera en 2 parties pour éviter l’indigestion 😅 Avant tout, une petite carte de l'Inde pour situer le Ladakh et le Zanskar : Et une carte du Ladakh : Mais trêve de blabla, passons au récit 😉 30/06 : Top départ de ce voyage. Nous prenons l’avions depuis Roissy direction Amsterdam puis Delhi où une longue nuit dans l’aéroport nous attend… 1/07 : Après quelques heures de sommeil je remonte dans un avion (le 3ème en moins de 24h) direction Leh : la capitale du Ladakh située dans la plaine de l’Indus à 3500 m d’altitude. Cette fois, nous y sommes : 1) Vue sur la chaîne Himalayenne depuis l’avion Quelques heures de repos plus tard nous allons nous ballader dans Leh. L’occasion pour moi de voir mon premier monastère et les traditionnels drapeaux de prières qui les accompagnent dans toute la région. 2) 2/07 : Le lendemain soir, la lumière est très sympa et met en valeur le paysage 3) Depuis les hauteurs de Leh : 3/07 : 3 monastères connus dans la région sont au programme de cette nouvelle journée d’acclimatation. 4) On commence avec Thiksey 5) Depuis le monastère de Stakna on profite d’une très jolie vue sur la plaine si verdoyante par rapport au monde minéral qui l’entoure ! 6) Puis, nous nous dirigeons vers Matho 7) A l’intérieur, tout est flamboyant, il y a énormément de couleurs, de détails… C’est spécial mais j’aime bien ! 4/07 : Dernier jour à Leh aujourd’hui. J’en profite pour monter au monastère où je ne suis pas encore allé. 8 ) La quantité de drapeaux de prières est parfois impressionnante. De manière générale ces derniers sont placés dans des endroits exposés au vent puisque le but c’est qu’ils volent au vent pour que les prières qui sont inscrites dessus se réalisent. 5/07 : Ce matin, nous quittons la capitale ladakhi pour des contrées plus lointaines. 3 jours de bus nous attendent afin de rejoindre le monastère de Tongdé dans le Zanskar. 9) Peu après Leh, nous nous arrêtons à la confluence de l’Indus (à gauche) et du Zanskar. La lumière est magnifique ! 10) Puis, nous faisons un nouvel arrêt à Lamayaru cette fois-ci afin d’observer notamment cette curiosité géologique appelée « Moon land » 11) 12) Depuis le monastère de Lamayaru : Quelques heures de route plus tard nous voici au Fatula Top à près de 4108 m d’altitude. Premier 4000 gravi sans difficulté évidemment mais en sortant de la voiture on sent bien que l’on n’est pas au Galibier ou tout autre col français. 13) C’est sec et rocailleux même si quelques tâches vertes subsistent En fin d’après-midi nous arrivons à Moulbek où nous passerons la nuit. 14) Toujours ces énormes contrastes entre la fertilité des fonds de vallée et l’aridité des sommets ! 6/07 : Après être remonté jusqu’à Kargil nous redescendons vers Padum et la vallée du Zanskar. Soudain, des géants se dressent au loin : le Nun et le Kun, respectivement 7135 et 7077 m : les plus hauts sommets de cette région de l’Himalaya 😮 15) Le Kun (à gauche) et le Nun (à droite) 16) Vient ensuite la pause pique-nique avec un paysage là encore superbe : Puis, alors que nous étions passé dans le monde musulman après Moulbek, nous rencontrons un stupa : monument qui marque notre retour dans la religion boudhiste. 17) Enfin, après un dernier contrôle de passeport là où nous nous y attendons le moins nous arrivons littéralement au milieu de nulle part. Nous allons passer la nuit ici : au bord de l’eau et parmi les edelweiss. 18) En tout cas, la vue qui s’offre à nous est magnifique 😍 7/07 : Après une nuit frisquette (nous sommes tout de même à 4200 m) je me réveille avec cette vue : que demander de plus ? Je serais bien resté là, simplement à contempler ce paysage ! 19) Des edelweiss sont visibles au 1er plan 20) Néanmoins, il reste un dernier jour de bus et nous ne pouvons traîner. 21) Vue sur la plaine où nous avons passé la nuit (le camp était au niveau de la tâche verte tout à gauche de l’image). Nous entamons ensuite la montée du Penzila : col qui culmine à 4267 m ! 22) Depuis ce dernier et ses 2 lacs (et je ne dis rien pour ne pas me répéter) 23) 24) Après avoir franchi ce col, le Durung Drung se dévoile : Enfin, nous arrivons au monastère de Tongdé en fin d’après-midi. Situé sur un promontoire, il permet d’avoir une très jolie vue sur la vallée du Zanskar. 25) Les cultures en contrebas 8 et 9 juillet : Nous restons à Tongdé durant ces 2 jours afin d’électrifier les maisons des moines. 10/07 : 26) Une fois de plus, les contrastes sont sympas en ce 11ème jour de voyage 11/07 : Dernier jour à Tongdé aujourd’hui. Nous en profitons pour faire des photos et monter un peu au-dessus du monastère (à pied cette fois, smiley). 27) 28) Dans l’après-midi, le temps se dégrade et de beaux rideaux de pluie apparaissent. 29) Vue vers le monastère et des structures géologiques très intéressantes aux plans suivants 😋 30) Toujours le monastère (en bas) et le Zanskar qui serpente. Si l’on suit le fleuve on retombe sur le lieu de la photo 9) ! 31) Le Zanskar, qui a pour surnom le fleuve gelé en hiver et devient la seule route permettant de relier Padum à Leh est plutôt un fleuve de lumière ici : 12/07 : Ce matin, nous quittons le monastère. Nous n’allons cependant pas bien loin : direction Padum à une vingtaine de km à l’ouest. 32) Un monastère…et un beau glacier suspendu (smiley) 13/07 : Aujourd’hui, nous reprenons les 4*4 pour la demi-journée. Ensuite, nous ferons tout à pied. La piste que nous empruntons remonte une rivière au débit impressionnant. 33) Un îlot de verdure au milieu de nulle part : Puis, en milieu de journée nous arrivons à destination à Kalbog. Reste une seule étape : traverser la rivière. Pour cela, quoi de mieux qu’une passerelle bien chancelante 😁 34) La passerelle en question : 35) La seule maison du « village » 36) Au loin, le village de Cha vers lequel nous nous dirigerons demain. 37) En fin d’après-midi la lumière devient sympa : 14/07 : En ce 14 juillet point de défilé mais un réveil à 6h car une grosse journée nous attend. 38) Nous commençons par retraverser la rivière : 39) C’est ici que nous avons dormi ! 40) Et c’est là-bas que nous allons 😃 Puis, après traversé Cha et récupéré un chien (ce n'est pas une blague) nous nous dirigeons vers le monastère de Phuktal… La suite un autre jour mais en attendant, une dernière petite photo : 41) Merci de m'avoir lu et à très vite pour la suite qui, je le pense, ne vous décevra pas !
  43. 38 points
    Bien que moins impacté que l'ESt du département, il neige encore faiblement ce matin à Salins à 660 m. Hier soir, petite sortie à Salers où la couche en dehors du village atteint une trentaine de cm mais balayée et travaillée par le vent. Dans la petite citée aux rues étroites, ça donne ça
  44. 38 points
    Parce qu'il fallait bien une suite ! Bon, le vieux se retrouve chauve et la vieille s'est faite mettre des bigoudis, je vous l'accorde ! Mais la TV est identique, et aussi le meuble et, le canapé 😂.
  45. 38 points
    Globalement au vue des 2 grands modèles du soir, - ça reste relativement sous les moyennes niveau températures à 850 hpa, - Pas de lessivage en vue sur le massifs, bien au contraire ... - pluie et neige en vue au gré de la position et de l'altitude (l'est et le nord privilégiés, mais quoi de plus normale) - pas de patator en vue ( surtout ne pas le réveiller...) En résumé, enfin une météo qui , si elle ne présente pas les marques d'une vague de froid sur le pays présente au moins des caractéristiques hivernales ! Et par les temps qui courent, c'est déjà très bien !
  46. 37 points
    Bonjour! Presque 6 ans après le dernier évènement neigeux d'interêt Amiens renoue ses relations avec l'hiver. En effet le front a longtemps déversé une neige modérée sur la ville,se traduisant par une couche de 5 à 8 cm au sol. Une fois la petite famille au lit et la couche de neige suffisamment invasive je me suis lancé pour une boucle de 9 km à travers la ville. L'occasion de vous faire (re)découvrir quelques belles facettes d'Amiens et de vous faire partager ce bonheur simple de marcher dans la neige fraîche! La neige m'a accompagné jusqu'aux derniers instants,s'associant au vent en fin d'épisode histoire de bien ancrer ses souvenirs dans les bouts de mes doigts. La tour Perret et la gare: Le "Logis du Roi" (16e siècle): La Place Marie sans chemise (Horloge Dewailly): L'intensité neigeuse devient presque indécente devant la cathédrale.Je mesure 5 à 6 cm. Quartier Saint-Leu: La neige a gagné les boulevards les plus fréquentés. Retour à la maison:pas une trace de pas dans la neige à part quelques ondulations trahissant les miennes 3 heures plus tôt. 8 cm sur une voiture,ce sera ma mesure max. Au total cet épisode n'aura pas laissé plus de 5 à 8 cm malgré … 17 mm dans le pluvio! La faute aux sols trop chauds eu égard aux températures douces des derniers jours. Mais c'est pas grave:après une bonne nuit blanche on se sent vivant!
  47. 37 points
    Je sens qu'on va demander le ban de Ciel d'encre si CEP ne sauve pas les meubles car pour les autres... Sans quoi il sera je pense directement responsable du fiasco probable de l'hiver 18/19. Balancer un modèle brésilien pour nous porter la poisse on avait encore jamais osé manifester un tel mépris pour la classe populaire d'IC !
  48. 37 points
    Bonjour à tous, Contrairement à l'automne dernier, celui-ci se montre beaucoup plus versatile entre temps estival, instable ou réellement froid! Après un mois de septembre et octobre particulièrement chauds et passagèrement orageux, le temps s'est considérablement rafraîchi depuis la semaine dernière, permettant la plâtrage de la haute montagne, et plus occasionnellement de chutes de neige jusqu'en moyenne montagne. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, une dégradation pluvio-orageuse (surtout pluvio) s'engage une nouvelle fois sur la région de Nice. Après quelques coups de tonnerre dans le milieu de nuit, le temps se rafraîchit brutalement en perdant plusieurs degrés. Consultant les données de Valberg (1650m), je vois que la température y est proche de 0°C et que la neige doit y tomber malgré une LPN initialement prévue >2000m d'altitude. Ayant raté la première session 2 jours plus tôt, je décide d'aller à cette session de rattrapage. Valberg est situé sur les hauts plateaux formant les contreforts des massifs cristallins internes (Mercantour...). Le paysage y est paradoxalement relativement plat pour la région, parsemé de collines dépassant rarement les 300m de culminance. Un paysage de "bocage nordique" comme je l'appelle qui me plaît particulièrement d'un point de vue photographique, enlevant l'impression d'aller chercher la neige en montagne. Départ 6h30 de Nice sous les dernières pluies en évacuation et +14°C, je monte les gorges du Cians dans le brouillard et le noir total (un peu dangereux, vous verrez tout à l'heure... ) La rivière gronde en contrebas de la route et, parfois, des chutes de pierres raisonnent dans le canyon dans une ambiance typique des épisodes pluvieux. Arrivé à la sortie des gorges, à 1300m, les premières traces de neige sont visibles au sol, soit 700m plus bas qu'attendu! A 1800m, c'est une quinzaine de centimètres de neige qui sont présents au sol, dont 5 à 10cm de fraîche selon les surfaces. La couche est faible sur la végétation en raison d'une température faiblement positive et d'un fort vent durant la majeure partie de l'épisode. 1] 2] A cette altitude, la végétation commence à peine à tourner aux couleurs d'automne, la majorité étant verte! En forêt, malgré l'heure bleue, les couleurs sont déjà superbes. 3] 4] Une petite heure après mon arrivée, le Soleil commence à se lever et profite des toutes premières éclaircies pour éclairer le paysage d'une douce lumière rosée. La Lune dévoile son croissant au faveur d'une trouée également. Les feuillus encore majoritairement verts apportent une touche vraiment particulière au panorama hivernal qui se présente à moi. 5] Le ciel se montre tout de même encore très changeant dans un premier temps. 6] Photographie volontairement un peu plus retouchée pour les amateurs, ajoutant volontairement un aspect dramatique au ciel. 7] Toujours ces fabuleux contrastes de végétation de début d'automne sur paysage hivernal... 8] Vinrent enfin les premiers rayons de soleil sur le paysage enneigé. 😍 9] 10] 11] Le ciel redevient temporairement plus clément, j'en profiterais pour retourner à la station, 150 à 200m plus bas, non sans profiter des magnifiques paysages ensoleillés. 12] Hélas, une nouvelle averse de neige approche. Etant plus bas à présent, la LPN est beaucoup plus proche, permettant d'observer un arc-en-ciel avant que la neige ne se remette à tomber sur la station. 13] Après le passage de ces ultimes flocons, retour du soleil! La couche est beaucoup plus mince en station, à peine plus de 5cm sur les meilleures surfaces, mais c'est déjà bien hivernal! 14] Tout en contrastes, entre les mélèzes quasi exclusivement verts à cette altitude et le plein soleil qui éclaire les collines. 15] Typiquement le genre d'ambiances que je suis allé rechercher, on ne se croirait pas en montagne avec des sommets atteignant les 2000m. 17] Sur la montée, le grondement du Cians se faisait entendre. Maintenant qu'il fait jour, je vais pouvoir profiter des gorges envahies de cascades! L'entrée haute des gorges supérieures. 18] Tout de suite, ce n'est plus la même ambiance. Adieu les sommets ronds et les pentes douces, ici les à pics dépassent les 1000m et les sommets se décomposent en de nombreuses aiguilles. Les pélites, rouge vif, couvertes de végétation encore verte donnent un aspect digne de la Réunion à quelques kilomètres à peine des champs de neige! 19] Au coeur des gorges, faisant partie des canyons les plus creusés et fermés de France, le rugissement du torrent et des cascades est impressionnant! 20] 21] 22] Oui, c'est une route. 🙄 23] 24] De l'eau, partout, tout le temps! Et des pierres aussi... C'est périlleux d'aller au ski à Nice. 25] Arrivé au bas des gorges supérieures, je passe sous la couche de nuages bas. Les aiguilles apparaissent en ombres chinoises au travers du brouillard. Le paysage est clairement tropical, quelle ambiance! 26] Entrée inférieure des gorges supérieures. Encore un à pic de 300m (on pourrait presque y loger la Tour Eiffel). La dernière cascade du Cians en crue s'écrase en contrebas et soulève un nuage dans la vallée. 27] Les prochains kilomètres se font sur une route normale, et enfin des filets retiennent les pierres. Les sommets rouges du Dôme de Barrot disparaissent dans le brouillard. 28] Mais, un peu plus bas, se trouvent les gorges inférieures du Cians. Des à pic de 400 à 600m bordent à nouveau la rivière qui, gonflée par ses affluents, produit encore plus de bruit. La roche calcaire est moins favorable aux cascades que les pélites, elles se font beaucoup plus discrètes. 29] Aperçu du Cians en crue dans les gorges. 30] Le haut des falaises est perché dans les nuages bas, les jeux de brume et de lumière sont magnifique. On se croirait sur Pandora et ses montagnes volantes. 31] 32] En bout de course, le Cians se jette dans le Var, lui aussi en crue pour l'occasion. Celui-ci termine de ronger la grande île qui se trouvait à la place des deux îlots pas plus tard que l'an dernier... Les crues récurrentes cette année auront probablement bientôt raison d'eux. 33]
  49. 37 points
    Je n'irais pas jusque là quand même. Certes, nos derniers hivers n'ont pas été aussi catastrophiques que des hivers du type 2013/2014 ou 2015/2016, mais on a quand même eu des séquences zonales encore assez récemment, notamment pendant l'hiver 2017/2018. Bien que celui-ci ait connu des fenêtres météorologiques froides, au début et à la fin de l'hiver, il ne faut pas oublier que cette période hivernale a été très contrastée et que sur une majeure partie de l'hiver (grosso modo de mi-décembre à mi-février), une récurrence plutôt zonale ponctuée d'intermèdes un peu plus ondulatoires (ondulations essentiellement européennes) a été de la partie avec à la clef un mois de janvier 2018 assez remarquable (forte pluviométrie en particulier dans l'est et le centre est de la France, déficit d'ensoleillement généralement supérieur à 30% sur l'hexagone, anomalie thermique nationale d'un peu plus de +3°c ... mois de janvier le plus chaud depuis 1900 (merci au RC x( )). Plus globalement, on peut constater qu'en termes d'occurrence de régimes de temps ou plutôt de positionnements des grands centres d'actions, l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique est généralement assez omnipotente depuis 2013 et que les conditions anticycloniques nous collent souvent à la peau en France. Ce qui était un peu moins le cas au cours des années antérieures à 2013. L'un des grands absents reste le régime à anticyclone groenlandais, peu entrevu au cours des années précédentes. Par le passé, de pareilles périodes, fortement dominées par le complexe dépressionnaire au-dessus de l'océan et caractérisées par une faible occurrence en régime NAO- ou à anticyclone groenlandais ont déjà eu lieu. Pour mieux caractériser la puissance du régime d'ouest au-dessus de l'océan, j'ai réalisé un petit graphique excel. La courbe bleue représente les anomalies de vents zonaux à 500 hpa (dans la moyenne troposphère) par rapport aux normales 1981-2010, au-dessus d'une zone délimitée par le 60e et le 50e parallèle, et par les longitudes -60° et -20° , ce qui correspond grosso modo à la zone de l'Atlantique située entre Terre-Neuve et les îles britanniques (courbe déjà exploitée par 13V l'an dernier, mais pas exactement au niveau de la même zone je crois). Il s'agit ici d'une moyenne glissante de 36 mois afin "d'éliminer" le bruit de fond, de lisser la courbe et afin de mieux apprécier le "signal global" (attention : il ne faut pas prendre au pied de la lettre ce graphique) . A ceci, j'ai rajouté également le nombre moyen de tâches solaires (moyenne glissante sur 13 mois) en vue de visualiser l'activité solaire (courbe verte), c'est loin d'être impertinent. Et en plus de cela, j'ai placé les SSW majeurs (ou réchauffements stratosphériques majeurs) qui se sont manifestés depuis 1958 (bâtonnets oranges). Tendanciellement, on remarque 4 périodes qui sortent du lot avec des anomalies positives de vents zonaux, et donc tendanciellement un régime d'ouest plus important. La période du début des années 90 étant la plus imposante, elle est suivie après par 3 autres périodes de moindre importance : entre autre celle que nous avons vécu depuis grosso modo 2013 et que nous vivons toujours actuellement, une séquence au milieu des années 70 ainsi qu'au milieu des années 80. Il est notamment possible de noter que ces "phases" au cours desquelles, le flux d'ouest était en moyenne un peu important (là c'est un peu un abus de langage car il s'agit d'une moyenne glissante de 3 ans !) sont précédées par des pics d'activités solaires (avec un certain temps de retard). Ce commentaire est à mettre en parallèle avec l'analyse de 13Vents d'il y a 2 ans ou le très long post de Gugo de cette année . Toutefois, réciproquement, on ne peut pas faire la même observation sur ce graphique, un pic d'activité solaire n'est pas systématiquement suivi par un "cycle" au cours du quel, en moyenne, le régime d'ouest est plus puissant. Par ailleurs, 3 de ces 4 périodes sont marquées par l'absence de SSW majeurs sur plusieurs années (voir grandes flèches rouges). Dans les années 1990, cette absence a duré près de 10 ans, dans les années 70 : 4 ans. Et plus récemment, après le SSW du 18 janvier 2013, il fallu attendre 5 ans avant de voir se manifester un nouveau SSW majeur (cette année au cours du mois de février). A titre d'informations, nous avons en moyenne 6 SSW majeurs approximativement chaque décennie. Cette remarque n'est pas dénuée de sens car un SSW majeur génère dans certains cas (pas dans tous les cas) la désorganisation du complexe dépressionnaire et donc davantage de flux méridiens vers les latitudes septentrionales et l'affaiblissement de l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique. L'absence d'un tel phénomène est donc plus susceptible de laisser le régime d'ouest en pleine vigueur au cours de la saison hivernale. Tout ceci peut donc nous interpeller sur l'existence possible de grands cycles plus ou moins réguliers, plus ou moins variables, mais certainement très difficiles à définir à des échelles de temps de plusieurs mois, voire plusieurs années. Bien évidemment, je ne vais pas pouvoir produire une tendance saisonnière pour l'hiver prochain à partir de ce que je viens de vous partager. Je remarque juste que depuis quelques temps, l'activité dépressionnaire sur l'atlantique a souvent tendance à nous importuner, hivernophilement parlant (même si c'est un peu moins le cas maintenant : exemple de l'hiver dernier). Ceci va-t-il se poursuivre l'hiver prochain ? Je ne suis pas en mesure de le dire, seulement à l'analyse des éléments que je viens de vous exposer.
  50. 35 points
    De très belles conditions sur le Mézenc au coucher du soleil! Conditions d'enneigement 1m10/1m120 au croisement de la source et 1m30 en limite de la forêt vers 1650m...
This leaderboard is set to Paris/GMT+02:00
×
×
  • Create New...