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    Prévision saisonnière de l’hiver 2018-2019 Bon… Je me lance . C’est parti pour la prévision saisonnière de l’hiver 2018-2019, qui j’espère sera riche en émotions... Petit remake de l’hiver dernier: L’hiver dernier a été rythmé par des situations auxquelles on pouvait s’attendre par rapport aux prévisions saisonnières de base (dès septembre). Exemple ici début décembre avec une situation d’ondulation à la limite de dorsale récurrente: Mais l’hiver a aussi été rythmé par des difficultés de prévisions comme fin décembre où seulement 2 semaines avant on a pu distinguer une tendance plus dépressionnaire et tempétueuse. Celle-ci nous suivra jusqu’à la fin de seconde décade de janvier: A partir de la troisième décade de janvier et surtout février, nous nous sommes retrouvés dans une situation de blocage hivernal. Lors des premières tendances saisonnières février avait du mal à être perçu, mais à partir de décembre les tendances se sont petit à petit affirmé grâce à différents facteurs. C’est ce qui était visible en décembre qui s’est bel et bien confirmé avec des blocages hivernaux. Mais comme on le sait les blocages auront été mou et auront principalement concerné le nord pour le froid et le quart nord-ouest pour la neige : Quand on voit l’hiver dernier on observe que l’on peut dégager des tendances saisonnières qui sont à première vue plaisante selon les goûts de chacun, mais qu’en définitif la situation n’est pas plaisante sur les 4 coins de la France (si la tendance se valide) à l’image de février pour les grands fans de la neige. Car la prévision saisonnière donne une tendance sur l’échelle du continent-océan, au mieux sur une moitié du continent (Europe de l’ouest pour nous), mais elle ne peut aller dans le détail en prévoyant la météo de chaque région du pays. Prendre la prévision saisonnière au pied de la lettre est une erreur, il faut avoir un certain recul quand on la lit. De plus, quand on récapitule l’hiver dernier, on voit que la validité de la prévision n’est jamais sûr (exemple la surprise de fin décembre) et que la prévision peut bouger selon les nouveaux paramètres qui entrent en compte. A la fin de la tendance que je vais vous proposer, il ne faudra pas oublier que la prévision peut encore bouger car des indices ne sont pas encore déterminé, d’autres peuvent encore bouger. Sans oublier que certains indices ne marchent pas à tous les coups. Et surtout la tendance est globale à grande échelle… Bon assez blablaté et place à la prévision. Je me doute que certains ne voudront pas tout le détail de la prévision et préfèrent connaître la tendance tout de suite (les autres passez direct au I/ si vous voulez la surprise) sans se prendre la tête à tout comprendre. C’est très simple on tend vers un hiver sous récurrence de blocage nord-atlantique mais il faudra se méfier de l’activité dépressionnaire. Si vous voulez en savoir plus lisez la suite, et mois par mois c’est en conclusion. I/Situation solaire similaire à l’année passée ? Comme nous le savons depuis quelques années maintenant, l’activité solaire influence le climat mondial et donc a un rôle sérieux dans la prévision saisonnière. Pour rappel, nous avons deux types d’influences solaires, la première influence est la réception des flux de particule dans l’atmosphère des éruptions solaires et la seconde influence est l’année dans laquelle nous sommes depuis le pic solaire, car selon l’année, nous avons des tendances de temps à l’échelle mondiale qui se dégagent. 1) La réception des particules Il existe des cycles solaires qui nous amènent à des pics d’éruptions solaires (des pics de taches), ces pics d’éruptions provoquent un envoie de flux de particules. Une partie de ces particules sont envoyé en direction de la Terre par les vents solaires, une majeur partie sont repoussé par la magnétosphère terrestre et un nombre limité rentre dans l’atmosphère, cependant, il en rentre suffisamment pour qu'il y est une influence sur notre climat: L’accumulation (et donc l’entrée dans l’atmosphère) est plus où moins prononcé selon les périodes de pics solaires. Effectivement, il y a un décalage entre les périodes de minimum/maximum de taches solaires et la réception des flux de particules dans l’atmosphère. Ce décalage est dû à la difficulté de passage de la magnétosphère, des champs magnétiques ect. En noir l'envoi des particules, en rouge la réception des particules: Mais qu’est-ce que cela apporte à la prévision ? Des études ont prouvé que plus on recevait de particules dans notre atmosphères plus la tendance au niveau de l’Europe-Atlantique était une tendance NAO+ (douceur marqué pour la saison, humide possiblement sec selon le rail dépressionnaire...). Mais inversement plus la réception de particules est basse plus la tendance tend vers un NAO- (froid pour la saison, possiblement neigeux …). Donc où en est la réception des particules ? Cette année nous sommes sur le point d’atteindre le minimum de taches solaire comme le montre les relevés de la NOAA : Mais ceci n’influencera pas l’hiver à venir dans un sens NAO-/BL (froid) contrairement à ce que disent de nombreux site météo, car il va falloir attendre la période de 4-5 ans pour avoir les répercussions de ce minimum. Par contre, on peut regarder 4-5 ans en arrière pour ce qui est de notre hiver. On observe qu’en 2014 et surtout 2015 la diminution du nombre de taches solaires était en cours. L’hiver dernier nous étions dans la période de fin de pic ce qui nous favorisait un NAO+. Mais cette fois-ci nous sommes dans le milieu entre le maximum et le minimum de taches solaires, ce qui nous permet de déduire que cet indice sera dans la neutralité. Donc la réception de particules favorise une tendance neutre pour notre hiver avec un hiver dans les normes. 2) Année suivant le pic solaire Des études ont prouvé qu’après l’année du pic solaire des types de récurrence de temps peuvent apparaître. L’année lag0-year est l’année où le pic solaire a lieu, les 11 années qui suivent sont les années en attendant le nouveau pic solaire. Cette étude montre une certaine fiabilité quand on regarde les derniers hivers (de 2006 à 2017) et leurs anomalies de géopotentiel, on constate de réelles similarités. On a 6 hivers sur 10 de 2006 à 2017 qui sont semblable aux prédictions de 60 à 100%, 3/10 de 40 à 60% et 2/10 étaient peu ressemblant aux prédictions. (Plus d’info sur le poste page 1 du topic hiver 2017-2018). L’hiver dernier nous étions en année lag 5-year. Quand on regarde les anomalies, on a une ressemblance marquante sur l’océan atlantique-nord européen avec la forte présence de géopotentiel, l’anomalie basse sur le détroit de Bering est bien présente. On a juste la forte présence de basse pression sur l’Europe qui n’est pas présente sur les prédictions. Mais c’est quand même ressemblant à 70 % environ. Une année de plus qui montre une certaines fiabilité de ces études. Donc cet hiver nous passerons en année lag 6-year. On observe qu’elle est très ressemblante à l’année passée en Amérique. En Atlantique-Europe également mais avec des anomalies en haute latitude moins marqué hormis sur le nord de l’atlantique ou une forte anomalie anticyclonique est présente. On semble donc encore tendre vers un hiver sous situation de blocage selon cet indice. Mais cette année surtout sur des blocages nord atlantique et moins sur la Scandinavie (même s’ils restent possible) si l’on suit l’indice au pied de la lettre. Peut-être un hiver avec des Omégas atlantique ? Un indice qui tend en tout cas vers une tendance froide mais plutôt sèche, tout dépend de la position du blocage en réalité (s‘il y a blocage) et ça ce n’est pas l’indice qui nous le dira. Bilan donc des deux sous parties: -Un premier indice sur la réception des particules qui ne dégage pas de tendance et donc va vers le neutre. -Un second indice sur les années suivant le pic solaire qui lui tend vers un hiver à tendance de blocage. Un blocage favorise en général des tendances froides mais plutôt sèches, mais il faut rester prudent selon la position de celui-ci. On peut vite passer à un blocage favorisant la douceur chez nous s’il se situe sur l’Europe de l’ouest, ou bien à un blocage favorisant du froid et de la neige si sa position sur l’atlantique est au nord et bien au centre de l’atlantique. II/QBO Le QBO est un indice qui favorise diverses conditions sur le vortex polaire stratosphérique. Celui-ci a une phase positive (flux d’ouest) et une phase négative (flux d’est). La phase positive favorise un vortex stratosphérique solide, très peu perturbable par des réchauffements stratosphériques (ralentissement des vents zonaux en stratosphère). Alors qu’une phase négative favorise un vortex plus sensible et plus perturbable à des réchauffements stratosphériques. Ces réchauffements (s’il y en a) du vortex stratosphérique favorisent environ une quinzaine de jours après le réchauffement une déstabilisation du vortex troposphérique. Ces déstabilisations provoquent une tendance NAO- et donc des prévisions plutôt tourné vers le froid. A l’opposé un QBO+ favorise un vortex stratosphérique solide, ce qui provoque en troposphère un vortex polaire également plus consistant et une tendance NAO+, plus douce et humide. A l’heure actuelle nous sommes en phase négative. Compte tenu de la chute des valeurs négatives qui semble bien s'entamer, on peut déduire que nous risquons clairement d'avoir un mois de décembre avec des valeurs plutôt neutre (entre -8 et 5), un mois de février plutôt positif. Il reste janvier qui est plus incertain, tout dépendra de la vitesse d'arrivée de la phase positive. (Mesure à 30hPa) 2015 -26.70 -28.62 -28.15 -24.38 -12.33 2.18 7.45 10.97 12.07 13.38 12.79 11.39 2016 9.34 6.77 3.16 0.64 2.37 3.86 6.25 10.07 10.48 12.83 14.16 15.09 2017 14.92 14.78 14.35 13.88 8.01 -3.18 -10.48 -14.42 -15.28 -16.79 -17.20 -18.12 2018 -19.02 -19.37 -19.77 -21.41 -24.23 -28.45 -29.10 -20.41 -999.00 -999.00 -999.00 -999.00 Pour novembre et décembre il sera intéressant de surveiller la formation du vortex stratosphérique, il peut arriver qu'il y est des difficultés de formation de celui ci en phase négative (même si on approcherait de la fin de celle ci), ce qui favorise également la perturbation du vortex troposphérique. A première vue pour janvier-février la tendance d’un QBO neutre/positif semble logique, donc compliqué de savoir si nous aurons des mouvements en stratosphère ou pas… Et même dans le cas de valeurs positives plutôt pas... Mais en réalité, j'ai réalisé une petite observation personnelle où j’ai pris les 10 hivers depuis 1969 qui avaient un indice QBO en janvier compris entre -10 et 7 qui était en train de revenir au neutre ou légèrement positif (pour copier la situation). Ensuite, j’ai pris l’anomalie globale à 10 hPa (stratosphère, à gauche) et 500 hPa (troposphère, à droite) du 1 janvier au 28 février de chacune de ces années. Voici le résultat : 1969 : 1973: 1978: 1985: 1990: 1997: 1999: 2002: 2004: 2013: On observe donc que malgré une certaine neutralité/début de phase positive du QBO, on a 80% du temps (j’ai compté 2013 car janvier a été marqué par un SSW avant une reformation en février) un réchauffement en stratosphère allant d’un SSW fort à un split. De plus on constate que sur les 8 fois où il y a eu un réchauffement, on a eu 7 fois une situation de blocage ou du NAO-. Et une fois où l’on avait un régime AR, humide frais mais juste pour de pur condition hivernal. Les deux fois où l’on a une situation sous NAO+ et anticyclonique c’est les 20% où il n'y a pas eu réchauffement. Pour décembre j’ai regardé les anomalies à 500hPa des décembres de chaque année que l’on a vu plus haut, bilan 6 situations de blocage dont 5 nord atlantique et 4 situation NAO+. Autant dire c’est du tout ou rien. Alors pourquoi ces résultats alors que ça devrait au contraire défavoriser des mouvements en stratosphère? C'est très simple des études ont montré (13V avait évoqué le sujet il y a 2 ans) que les réchauffements stratosphériques sont très présent lors d'une transition vent d'est (négatif) à vent d'ouest (positif) en stratosphère. Ceci s'explique probablement par un effet d'inertie. Ce que l’on peut conclure c’est que la transition négatif-positif pourrait bien favoriser des mouvements en stratosphère à l'image des exemples plus haut. Si ces mouvements se produisent on aurait une situation favorable à des conditions hivernales (NAO-/Blocage) en troposphère quelques jours après les mouvements en stratosphère. Ça c’est pour janvier-février… Pour décembre deux extrêmes se dégagent NAO+ ou blocage nord atlantique…. III/Vers un hiver sous El Nino ? On semble bel et bien tendre vers un léger épisode Nino dans le Pacifique durant cet hiver. Les modèles semblent plutôt unanimes même si des incertitudes persistent. On voit qu’actuellement la situation en zone 3.4 (la plus importante pour définir l’ENSO) est plutôt dans la neutralité, signe d’une difficulté à la formation par rapport aux prédictions. De plus les zones 3 et 1+2 (zones qui sont énonciateur de la future situation en 3.4) ne montrent pas de véritables réchauffements intenses. Indication des zones : Situation au 30 août: On devrait normalement voir un réchauffement apparaître durant le mois de septembre. Mais quel sera l’intensité du réchauffement nous dirigeant vers un potentiel Nino ? Là est la question, on observe que les modèles sont partagés, surtout avec le changement brusque qui a eu lieu en août. En effet, durant juin-juillet le début du réchauffement était vu en août (sauf pour BOM). Mais comme on l’observe actuellement le réchauffement est absent dans la zone 3.4 et les modèles ont dû se réajuster. Cette erreur au niveau de la prévision remet en question d’ailleurs le potentiel d’apparition réel de ce Nino: CFS est l’un des plus intenses de la bande, tournant environ à 1.5°C tout l’hiver: BOM pour sa part voit un Nino tournant autour des 1.2°C. Il a d’ailleurs pris un coup dans sa fiabilité car jusqu’à début août il ne voyait pas de Nino et il a vite changé de bord: Puis on a un CEP qui lui aussi virevolte un peu comme BOM, après avoir été franc avec des prévisions à 1.5°C, il fait machine arrière avec la prédiction de septembre où il voit un Nino présent fin automne mais qui disparaîtrait quasiment en février avec une moyenne à +0.6°C environ. Sachant que +0.5 est la zone de neutralité totale: On voit quand on regarde le panel multi-modèle que l’on tend bien vers un léger Nino tournant autour des 0.9-1°C, on voit aussi une augmentation des modèles neutre (2 en juillet, 5 en août). Cette augmentation de scénarios neutre remet en question la possibilité d’un EL Nino en seconde partie d’hiver où l’on voit aussi les autres modèles diminuer l’anomalie chaude : Donc on peut dire à l’heure actuelle que l’on tend vers un léger Nino qui s’affaiblirait en février, mais quel sera l’influence de celui-ci sur l’Europe ? Les études ont montré qu’un El Nino sur la Pacifique favorisait durant l’automne et décembre une situation à tendance anticyclonique, plus humide en méditerranée. Une situation sèche, anticyclonique et de la douceur primerait avec peu de neige en montagne. En janvier- février El Nino favorise une situation NAO+ très dépressionnaire avec des possibilités de tempête. De la neige en quantité en haute voir moyenne montage selon le flux. Cependant on restera méfiant sur le potentiel de l’influence d’EL Nino en février car déjà il faudrait qu’il soit encore actif (Les doutes sont de mise avec CEP) : IV/PDO Le PDO chère à notre @mike, est un indice qui se situe au nord du Pacifique. Comme l’avait énoncé Mike en mars dernier sur le dernier topic hiver, il devrait être dans une phase négative pour notre hiver. Il est vrai que ces derniers mois nous avons eu un PDO au-delà des -0.5°C ce qui met bien en avant un PDO en phase négative. Même si en juillet on observe un réchauffement (-0.10, ce qui se rapproche neutre), mais en août ça semble reprendre (-0.33) ce qui affirme le PDO- fort possible: Partons sur l'idée que le PDO- est bien lieu cet hiver, je pense personnellement que l'on aura un léger PDO-. Quel sera les impacts sur le temps en Europe? Des études ont bien montré que le raccourcis (qui a souvent été emprunté par certains ici par le passé…) PDO- égale tendance hivernale et PDO+ égale tendance chaude pour l’hiver n’est pas réellement vrai… En effet, tout d’abord les études sur le PDO sont toujours faites en lien avec l’ENSO (El Nino, La Nina). Le PDO influence sur le monde selon sa tendance et en fonction de l’ENSO. Des recherches pour les mois de décembre-janvier-février ont été faites par rapport au type d’ENSO et PDO. Des résultats ont été obtenus au niveau des flux dominants, l’intensité d’humidité et les anomalies 500hPa. Disons qu’El Nino et le PDO- se produisent bel et bien pour cet hiver, ce qui semble plutôt bien partis. En termes d’anomalie 500hPa, on observe une forte anomalie anticyclonique sur le nord de l’atlantique débordant sur le Groenland et l’est Canadien. Alors que sur le sud de l’atlantique des anomalies dépressionnaire sont présente. Signe d’une situation typique de blocage nord atlantique avec des coulées dépressionnaires froides sur l’Europe : La carte des flux confirme bien la tendance qu’on observe à 500hPa, avec des flux d’est et nord-est sur le nord Royaume-Unis et sur la mer entre le RU et l’Islande montrant une présence anticyclonique. On a aussi un flux ouest-sud-ouest sur les Açores et l’Espagne-Portugal, bel et bien signe d’anomalie dépressionnaire qui aiderait à propulser les hautes pressions en haute l’attitude. Je montre la carte surtout pour le flux en France qu’on observe plutôt neutre tout comme sur l’Europe centrale. Ceci s’explique par l’évolution des blocages. Par exemple en France si la pulsion anticyclonique alimentant le blocage déborde chez nous le flux de sud-est est garanti. Mais si les pulsions sont suffisamment à l’ouest alors là on aura des coulées froides avec un flux de nord, ceci explique la neutralité dans le flux car ça dépend du placement du blocage : En termes d’humidité on observe une tendance à la neutralité en plaine avec ce blocage nord atlantique. Une humidité légèrement au-dessus des normes sur les massifs, situation typique d’un flux de nord… Ce que dégage donc le PDO couplé au El Nino est donc une tendance nette au blocage nord atlantique et donc des tendances plutôt froide avec NAO-/BL. C’est totalement contradictoire avec ce que dégage l’indice EL Nino seul à première vue. Mais en réalité, il y a bien l’effet El Nino dans ce que dégage cet indice avec une activité dépressionnaire qui semble intense. En effet, quand on regarde la carte d’anomalie 500hPa, on a de fortes anomalies dépressionnaires sur le sud atlantique signe d’une activité dépressionnaire intense dû probablement à El Nino. Si cet indice se valide, l’enjeu sera lors des prévisions long terme de savoir si les anomalies dépressionnaires propulsant un anticyclone en haute latitude (indice PDO-/Nino) ne déborderont pas de trop en avalant tout sur leur passage (Indice Nino seul) brisant les situations hivernales en vue sur les modèles. V/TNA Après un printemps-été négatif la TNA semble revenir dans une phase neutre. On le voit par la situation actuelle (le rectangle est la zone de la TNA, pas comme l’hiver dernier et pour cet automne où j’avais encadré la TSA et non la TNA... ) Les prédictions semblent bien tendre vers la neutralité, quand on voit la prédiction du modèle UKMO pour les prochains mois : C’est donc une absence de l’influence sur l’Europe de la TNA qui devrait bien se produire. VI/Modèles saisoniers Les modèles saisonniers (bien que les échéances sont lointaine surtout pour janvier-février) peuvent dégager par moment des premières tendances. Même si j’avoue que je me fierai plus aux indices qu’aux modèles à ces échéances mais il est intéressant de regarder si on observe des tendances des modèles qui se relient aux tendances des indices. Pour le modèle saisonnier CFS : Pour décembre on observe un zonal anticyclonique marqué, condition douce, sèche au sud, un peu humide au nord: Pour janvier on observe un blocage nord-atlantique (voir arctique) très marqué favorisant potentiellement des situations froide en Europe de l'ouest, on a une anomalie dépressionnaire forte sur le sud atlantique, qui pourrait venir perturber les racines des blocages. Assez ressemblant ua schèmes PDO- couplé au Nino: Pour février situation de blocage mais pour l'est de l'Europe, la France serait sous un fort anticyclonique permettant de faire couler le froid l'est de l'Europe: Il faut rester très prudent avec ce que met en avant CFS, ça pet assez vite bouger, mais on voit bien un potentiel de blocage assez marqué en janvier-février. Alors que décembre serait plus anticyclonique. ECMWF: Pour ECMWF décembre serait dans les normes autant au niveau de l’humidité que des températures signent d’une situation classique hivernale. C’est- à-dire qu’il ne met pas en avant une situation anticyclonique comme CFS mais plutôt d’alternance froide-douce avec plus ou moins d’humidité, dû aux dépressions qui briseraient les potentiels blocages (fort anomalies sur l’ouest et sur les Iles Svalbard, signe de blocage) : VII/Situations encore indeterminé Même si on semble dégager de nombreuses tendances grâce à divers indices, il reste un bon nombre d’indices non étudié qui viendront au fur et à mesure permettant d’affiner les tendances. Nous avons : -La température de la mer du Nord, la Manche et de l’océan nord atlantique. Selon leurs températures en cas de coulée froide elles favoriseront le froid à se préserver ou non. -Le vortex polaire troposphérique où l’inconnu est encore là au niveau des réserves de froid et l’intensité du vortex. -L’indice d’enneigement sur la Russie. -La PNA qui selon son signe PNA-/PNA+ peu avoir une certaine influence sur l’Europe (voir dans les sources, dans la partie situation encore indéterminé) -Le MJO qui peut influencer un type de régime dans les semaines qui suivent ces phases. Sans oublier les nombreuses incertitudes : -El Nino même si on semble s’y diriger des doutes sur sa force et sa durée subsistent. -Le PDO avec le réchauffement brutal en juillet. - Et les modèles saisonniers qui vont beaucoup bouger. Conclusion : Nous y sommes ! C’est vrai qu’il y avait un peu de lecture xD… Au fur et à mesure des parties vous avez bien dû remarquer qu’un régime se dégageait, mais, récapitulons. Sans oublier que certains indices peuvent encore bouger… Dans le sens hivernal (NAO-/blocage--> tendance froide, selon positionnement des centres d’actions possibilités d’humidité surtout en blocage nord-atlantique): -Un indice solaire neutre pour la réception de particule, l’autre indice des années suivant le pic solaire lui end vers des blocages anticyclonique nord atlantique. -Un QBO progressivement neutre/positif favorisant encore des mouvements en stratosphère qui eux-mêmes favorisent en troposphère des mouvements type blocage et NAO- selon les coups. -Un couplage PDO-/Nino qui favorise une tendance au blocage nord-atlantique Dans le sens hiver doux (NAO+ (humide et doux)/ Anticyclone Français (sec possible flux de sud-ouest ou inversions) : -El Nino -Modèle CFS (sauf pour janvier) Dans le sens hiver neutre alternance : - Modèle ECMWF - TNA (neutre ne favorise rien) Donc la prévision ne tient qu’à moi et on peut ne pas y croire, mais on tend vers un hiver légèrement (modérément ?) sous les normes et possiblement neigeux avec une probabilité au blocage nord-atlantique qui se dégage largement. Tout ça malgré El Nino. El Nino à mes yeux perd clairement de son poids quand on connait l’influence du PDO couplé au Nino, surtout que cet El Nino ne devrait pas être extrêmes. Sans compter les autres indices favorables à un hiver froid. Actuellement je me fie à cette idée. Mais pour les plus gourmands, on a déjà quelques petites tendances qui se dégagent clairement mois par mois (il faut rester très prudent pour ce détail mois par mois on est début septembre, la fiabilité est limité! Je ne garantis pas que cette tendance se valide...) : Décembre : Temps sec, anticyclonique, doux en montagne, doux en plaine sauf si inversion pour les deux premières décades. Ceci à causes d'un zonal anticyclonique et des blocages qui auraient dû mal à prendre sur l'est Atlantique, quelques intermèdes plus humide restent possible si de légère ondulation prennent forme. La fin de mois serait marquée par une transition avec un temps plus humide et plus frais (tempétueux?). Janvier : Les deux premières décades de janvier seraient marqué par l’apparition des blocages nord atlantique mais cette fois ci avec racine le centre de l’atlantique nous apportant des coulées froide, possiblement neigeuse. L’activité dépressionnaire sur le sud de l’Atlantique serait forte faisant écraser les blocages sur l’Europe provoquant des redoux marqués sur quelques jours. A partir de fin janvier les blocages seraient plus solides mais encore fébrile. On surveillera vers le milieu de mois la stratosphère qui pourrait bien s’agiter. Février : Les deux premières décades seraient marquées par des blocages nord-atlantique très solides avec un ralentissement de l’activité dépressionnaire flagrant. Possible gros décrochage sur l’Europe, mais aussi possibilité de continentalisation. La dernière décade serait marqué par le retour du zonal. Voilà, voilà à débattre maintenant et à voir l’évolution des tendances. En tout cas pas mal d’ingrédient sont réunis pour un bel hiver mais on se méfiera de l’épice Nino qui risque de bien perturber le régime de blocage. En espérant que l’hiver se passe aussi bien voir mieux que l’année passée autant niveau temps que sur le forum. Merci de m’avoir lu. Remerciement spécial à @Dark** qui m’a aidé pour certaines formes de phrases et quelques points orthographes et à @Higurashi pour quelques éléments et avis sur des parties. Bon hiver ;) Gugo Sources images/connaissance : Archives hiver dernier : https://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?type=era Partie solaire : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JD020062 https://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression http://www.encyclopedie-environnement.org/air/la-magnetosphere/ Partie QBO : https://www.esrl.noaa.gov/psd/data/correlation/qbo.data http://www.geo.fu-berlin.de/en/met/ag/strat/produkte/qbo/index.html -Anomalie passé : https://www.esrl.noaa.gov/psd/data/composites/day/ Partie ENSO : https://www.ospo.noaa.gov/Products/ocean/sst/anomaly/ http://www.bom.gov.au/climate/enso/index.shtml#tabs=Outlooks https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2006RG000199 http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml Partie PDO : https://www.ncdc.noaa.gov/teleconnections/pdo/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4200402/ Partie modèle saisonnier : https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-mon&region=eu&pkg=z500aMean&runtime=2018072518&fh=0 https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/?f[0]=im_field_chart_type%3A483&facets=Type,Forecasts Partie situation encore indéterminée : http://www.meteo.fr/cic/meetings/2013/AMA/resumes/pres_025.pdf
  2. 86 points
    Le nouveau feuilleton de 20 heures : les aventures de la famille "Modèles" (épisode 2)
  3. 74 points
    Quand on dit que le français est un râleur né... prenez de la hauteur sur les cartes que vous pouvez observer encore ce matin et dites vous (peu importe que vous habitiez Lille ou Toulouse) que c'est bien rare d'observer ce genre de synoptique et encore plus une fin février ! C'est la situation qui peut en faire rêver plus d'un entre froid glacial, humidité par le sud, neiges par conflits dantesques (variation de la zone de conflit) et à l'heure actuelle rien ne dit que Toulouse ne sera pas dans le conflit ! Nous sommes à des échéances raisonnables pour estimer qu'une vague de froid va avoir lieu. Nous sommes dans une échéance déraisonnable pour estimer son caractère alors par pitié arrêtez de vous plaindre, les modèles vous sortent actuellement sur un plateau d'argent ce que vous attendiez depuis des lustres (pour la plupart qui sont sur ce forum). Et je me répète mais actuellement on ne peut qu'apprécier la synoptique, pas les détails et qu'est ce qu'il y a de quoi apprécier !!! Bref, dommage ces plaintes successives alors que ça n'a absolument pas lieu d'être...
  4. 71 points
    ALERTE MODÉRATION : Sebaas a trouvé son antenne relais au fin fond de l’Ubaye, il est a l’affut ! Attention à la préview
  5. 71 points
  6. 65 points
    Bonsoir, Puisque mes propos ont été l'objet d'un débat, je me permets d'apporter ici des précisions suite au débat récent sur la qualification de l'épisode froid à venir (vague de froid ou pas ?). Tout d'abord, une vague de froid, ce n'est pas forcément "un épisode plus froid que les normales pendant 2/3 jours". Avec cette définition, on aurait des VDF en été. Une vague de froid, c'est intimement lié à un épisode de froid absolu et non relatif. Pour connaître une vague de froid, il y a trois conditions simultanées à respecter : intensité, durée, étendue. Météo-France utilise l'indicateur thermique national (ITN) pour les discriminer. Sans rentrer dans les détails techniques, il faut que l'ITN soit inférieur à une valeur seuil basse (ITN1), reste inférieure à une valeur seuil haute (ITN2), pendant 5 jours à partir d'une valeur seuil de déclenchement (ITN3). Sur le graphique à bulle bien connu, par exemple pour la VDF de février 2012 (cf plus bas), l'ITN est descendu le 1er février en dessous de ITN3, est remonté le 14 au-dessus de ITN2 et la valeur la plus basse, -5°C, était bien inférieure à ITN1. La taille des bulles correspond à la sévérité, c'est proportionnel à l'aire sous la courbe moyenne glissante de l'anomalie de l'ITN. Dans mon tweet hier, j'évoquais le fait qu'il n'y a eu que 3 VDF passée la mi-février : 1948, 1956 et 1971. En réalité, l'épisode de fin février - début mars 2005 remplit également (de justesse) les 3 critères pour être qualifié de VDF. Je suppose qu'il n'apparaît pas sur le graphique par souci de lisibilité, mais si c'était le cas, il serait bien en bas à gauche. C'est le cas d'autres épisodes, en fait ce graphique n'est pas exhaustif (il manque de nombreuses bulles en bas à gauche). Quant à l'épisode du début de semaine prochaine, hier encore on ne pouvait pas vraiment parler de VDF à la lumière des ensembles. Est-ce que ça veut dire que ça ne sera pas le cas ? Pour le moment, la dispersion reste trop importante pour que la probabilité de VDF avec les critères de MF devienne significative. Et même avec un scénario du type GFS12 particulièrement glacial dans son ensemble, ce n'est pas certain que cela soit une véritable VDF, pour plusieurs raisons : - le coeur le plus froid d'altitude (jusqu'à -18°C à 850hPa) ne traverse que la moitié nord du pays, assez rapidement - peu ou pas de neige au sol pour faire plonger les tn de manière généralisée, limitées également par le vent - tx restant positives ou à peine négatives malgré les t850, en raison des sondages avec pied convectif sous le coeur froid d'altitude Pour ces raisons, ne vous étonnez pas si MF garde dans les jours à venir une communication "timide" à ce sujet. D'autant qu'au-delà de J+5, les températures proviennent d'adaptations statistiques de l'EPS.. avec un lissage des événements extrêmes et une certaine inertie. Les observations a posteriori permettront d'affirmer ou non si cet épisode froid aura été une vague de froid au sens statistique. Cela dit, même sans parler de VDF plusieurs jours à l'avance, l'option durablement froide pour la période gagne nettement en probabilité. Peu de doutes qu'une masse d'air glacial envahira l'Europe centrale ; reste encore à savoir comment et où elle évoluera. Cela dépend d'acteurs aux contours relativement flous ; ensuite, si c'est le cas, l'interaction entre cette masse d'air continental très froid avec les bas géopotentiels sur le sud-ouest de l'Europe pourrait apporter son lot de surprises neigeuses dans la moitié sud, en particulier près du Golfe du Lion.. avant un redoux et possible évolution en zonal sous blocage ?
  7. 63 points
    En attendant, @Virgile a attaqué la déco de sa chambre : Un grand merci pour ce suivi, c'est passionnant à suivre !
  8. 60 points
  9. 58 points
    ! Bien le bonjour peuple météophile ! Bien longtemps que je n'avais pas rédigé un petit topic photographique, mais vu ce que nous a fait l'idyllique ville de Montpellier, il était nécessaire d'en garder une trace Pour beaucoup, le ressenti de cet hiver 2017-2018 a été une nouvelle fois médiocre, pour ma part il était jusqu'ici plutôt correct sur le pourtour méditerranéen : - Le 4 novembre, un épisode cévenol/méditerranéen concerne l'Hérault et offre de puissants orages principalement dans les garrigues Montpelliéraines. On relève aux alentours de 140 mm à Saint-Martin-de-Londres ; - Entre le 5 et le 10 novembre, une offensive hivernale relativement marquée concerne les Cévennes où neige et givre prennent leurs quartiers sur l'Aigoual ; - Le reste du mois de novembre est très calme et ensoleillé, laissant profiter des dernières douces journées (20 °C) mais également de goûter aux premières gelées dans les garrigues ; - Le 2 décembre, un épisode neigeux exceptionnel concerne principalement le Var où l'on relève plus de 40 cm de neige du côté de Brignoles. Les flocons atteignent Montpellier ; - Le reste du mois de décembre est relativement frais, autorisant de belles sorties photos dans les Cévennes plâtrées ; - Le 3 janvier, une douceur exceptionnelle concerne le Montpelliérain, il fait 21 °C sur les plages ! Dans le même temps, la tempête se déchaîne, des rafales à plus de 140 km/h sont enregistrées à Saint-Martin-de-Londres, tandis que l'on mesure 180 km/h au sommet du mont Saint-Baudille ; - Les 7 et 8 janvier, un épisode orageux exceptionnel pour la saison affecte le secteur de Montpellier. Pendant plus de 16h consécutives, des cellules aussi électriques qu'en plein été ont défilé ! Je relève plus de 130 mm d'eau à Carnon ; - Le reste du mois de janvier est plus calme mais agréable, le thermomètre dépasse régulièrement les 15 °C et titille parfois les 20 °C ; - Les 5 et 6 février, un épisode pluvieux concerne le Montpelliérain. Avec le refroidissement, la neige s'invite, elle blanchit les garrigues de quelques centimètres, saupoudre certains quartiers de Montpellier et virevolte à la lumière des lampadaires sur les plages ; - Le 10 février, le beau temps revenu permet d'effectuer une sortie photo dans les Cévennes où la couche dépasse allègrement le mètre au-dessus de 1 000 m ; - A partir du 21 février, le froid revient en force et les gelées se font de plus en plus fortes. On relève jusqu'à -12 °C à Saint-Martin-de-Londres et - 6 °C à Fréjorgues le matin du 27 ; Dans ce récapitulatif il manque un petit quelque chose pour parfaire le tableau, juste un tout petit truc .............. PUIS .............. P U I S .............. P U I S .............. P U I S .............. P U I S .............. P U I S.............. P U I S Mardi 27 février, vers midi : Il fait froid mais il fait grand beau, je suis au boulot et ça fait maintenant plus de 10 jours que je bassine les collègues sur le fait qu'un probable épisode neigeux intéressant toucherait Montpellier pour ce milieu de semaine. Bien évidemment, personne ne me croit et je passe pour un taré . J'ai le droit à des répliques classiques du genre "Il fait super beau, impossible qu'il neige" "T'façon il neige jamais à Montpellier, c'est la Méditerranée !" Pour les plus réalistes : "Au pire, ça ne tiendra pas". Mardi 27 février, 16 h : Passage de l'Hérault en vigilance orange pour neige. J'informe les collègues mais les avis n'évoluent guère : "Ca ne tiendra pas en ville", "Au pire ça aura fondu le soir et il n'y aura pas de soucis sur les routes"... Cela dit, à leur décharge, il est vrai qu'à ce moment Météo-France ne prévoit que quelques centimètres en ville ainsi que sur la côte pour la matinée avant qu'un redoux pluvieux se produise en cours d'après-midi, la neige faisant un possible retour jusqu'aux côtes le soir. Tout le monde quitte le boulot sereinement. Mercredi 28 février, 8 h : Je débarque au boulot plus tôt afin de pouvoir prendre une large pause sur le midi et aller photographier l'épisode neigeux qui devrait être à son paroxysme à la mi-journée sur les plages. A 8h, le ciel est simplement gris, il fait -3 °C et les grands axes sont saupoudrés de sel. Les collègues débarquent peu à peu avec un petit sourire du style "Alors, bien ta neige ?" Mercredi 28 février, 9 h : Les premiers fins flocons débarquent sur la ville, l'intensité reste faible. Les avis changent peu à peu et on commence à me demander des informations sur la suite des événements... Mercredi 28 février, 11h30 : La neige tombe modérément à fortement depuis près de deux heures, l'ensemble du paysage est recouvert de plusieurs centimètres de poudre, il fait près de -4 °C sur la ville ! Les collègues admirent le spectacle de la fenêtre mais ne prennent pas vraiment conscience des conséquences à venir. Pour ma part, je prend donc ma "pause" et part en direction de chez moi. J'ai environ 2 heures pour effectuer l'aller-retour entre le quartier Millénaire et les plages, normalement en 10 minutes c'est plié... Avec ma fidèle Fiesta roues de caddies pneus été usés, je roule tranquillement pour rejoindre les rampes d'accès à la 2*2 voies des plages. La couche approche des 10 cm mais reste soufflée et froide, ça roule donc plutôt bien. Hélas, mon enthousiasme est rapidement mis à mal quand j'arrive à hauteur des voies d'insertion de la voie rapide. Au niveau d'Odysseum elles sont toutes en pente sur quelques dizaines de mètres et là pas de miracle, camions et voitures déjà bloqués, rendant l'accès inaccessible. Connaissant la topographie du secteur, je décide de faire un détour et de passer par Port-Marianne et la route de Lattes, une route qui ne présente pas de pente jusqu'à la 2*2 voies. Une petite capture vidéo de la Gopro pour illustrer l'ambiance peu commune à midi dans le récent (en plein développement) et joli, à mon goût, quartier de Port-Marianne : Beaucoup de voitures s'arrêtent alors pour monter des chaussettes ou chainer... Mais même avec leurs équipements, les gens sont incapables de rouler à plus de 20 km/h en pleine ligne droite, je suis obliger de les humilier Après un slalome entre les voitures, je parviens enfin à la 2*2 voies de Carnon, dans une ambiance toujours irréelle ! La route est encore "praticable" bien que l'épaisseur commence à se faire sentir et qu'il ne vaut mieux pas faire d'écart ou s'arrêter. Une autre capture Gopro pour illustrer l'ambiance : Mercredi 28 février, 12h30 : J'arrive chez moi, soit près d'une heure après le départ. La neige continue de tomber fortement, il fait -2.5 °C et la couche atteint 13 cm sur ma terrasse. Les prévisions sont déjà largement dépassées. Dans le même temps, je reçois un sms de collègues m'avertissant que tout le monde devait quitter le boulot à la mi-journée... Parfait ! Je file donc sur la plage et... Tout est immaculé, l'ambiance est juste indescriptible ! La Méditerranée se prend pour l'océan Arctique... Puis, au loin dans la tourmente, une silhouette colorée débarque avec des bâtons... Un skieur se promène sur la plage, scène assez irréaliste : Mercredi 28 février, 13h30 : Les conditions deviennent dantesque sur la plage ! Il fait encore - 2°C mais le redoux pointe son nez en altitude et c'est un mélange de neige forte, de grésil et même de pluie forte par moment qui balayent le paysage poussées par de bonnes rafales. La couche dépasse les 15 cm. Dans le même temps, la mer se fait de plus en plus agitée (creux de 4 m relevés au large du Grau du Roi) et les vagues se mélangent à la neige, offrant un spectacle une nouvelle fois étrange : Des "vagues" de neige se forment également sur la plage, les perspectives se perdent : Tandis que celles venant de la mer grossissent encore : Les conditions de prises de vue sont à ce moment vraiment terribles. Le mélange incessant des hydrométéores, des rafales de plus en plus fortes et des embruns me mettent à mal ainsi que le matériel. Vivre ce genre de sensation à cet endroit, jamais je n'y aurait cru ! Une dernière prise dans ma rue, parallèle à la plage ou la neige forte mêlée au grésil reprend le dessus : Mercredi 28 février, 16 h : Cette fois le redoux gagne la partie sur la côte et le dégel se manifeste. La pluie prend définitivement le dessus et de puissantes rafales d'est atteignant 80 km/h se produisent. Le thermomètre affiche 4 °C et la couche de neige se transforme rapidement. Pendant ce temps, la neige continue de tomber sur Montpellier. Mercredi 28 février, 18h00 : Ayant dans l'optique de faire des photos dans Montpellier, je profite du bref redoux pour tenter de rejoindre la ville, sachant que la température rechute déjà et que la neige revient (au final, la ville n'aura quasiment pas vu le redoux). Les conditions de circulation sont très mauvaises avec cet épais mélange de neige, de glace et d'eau. Néanmoins, je parvient à atteindre la 2*2 voies malgré mon absence d'équipement, l'expérience de conduite sur ce genre de terrain fait parfois toute la différence. Sur la route, c'est un (lent) slalome pour éviter les divers véhicules échoués (photos téléphone) : Cependant, pour ceux qui connaissent, la montée (côté Corum) pour accéder au parking de la Comédie m'a presque été fatale ! Mercredi 28 février, 19 h : J'arrive enfin à bon port pour la session urbaine, la neige fine tombe modérément. La place de la Comédie est transformée en une immense et agréable piscine composée d'un mélange d'eau glacée et de neige sur 20 cm d'épaisseur, le tout sur des pavés lustrés... Je ne vous raconte pas la difficulté pour marcher, on aurait dit que toute la population avait 90 ans La "slush" est présente partout et pour ceux qui connaissent le centre de Montpellier, c'est beaucoup de pentes sur des pavés... Illustration de la rue de la Loge : La place Jean-Jaurès, d'habitude blindée de monde : Mercredi 28 février, 20 h : Météo-France lance une vigilance rouge neige pour l'Hérault, la deuxième après celle de la... Normandie en mars 2013 ! L'événement prend une tournure vraiment exceptionnelle. Quoi ? Il ne se passe jamais rien en Méditerranée ? Je continue ma balade photographique, toujours dans des conditions délicates, neige modérée à forte mêlée de grésil. Puis, remontée jusqu'au parc du Peyrou ou je croise parfois des personnes à ski, en luge, en snow. Mercredi 28 février, 23 h : Il tombe toujours un mélange de neige modérée et de grésil sur la ville, la couche devient vraiment épaisse, je poursuit ma balade, cette fois ci du côté d'Antigone : Cette architecture type Grèce antique, que j'apprécie énormément, avec la neige, offre une ambiance une nouvelle fois assez irréaliste et plaisante. Mais, dans un tel décors, les dégâts sont inévitables, notamment sur la végétation. Les pins se brisent les uns après les autres, c'est impressionnant (photos téléphone) : Petit tour du côté des rives du Lez et de l'hôtel de région pour clôturer cette promenade, toujours dans des conditions exécrables pour la prise de vue. Il est temps de se mettre à l'abri, de se reposer un peu et de faire sécher le matos. Le redoux intervient qu'en deuxième partie de nuit et la pluie accompagne le lever du jour sur une ville engourdie. Jeudi 1er mars, 8h30 : La pluie tombe faiblement par une température à peine positive sur la ville. Les conditions de circulation restent très délicates et tous les transports sont suspendus. Passage au-dessus de l'A9 à hauteur d'Odysseum, où le chaos règne ! Pas besoin d'en dire plus, les différents médias ont largement évoqué ce sujet. Illustration (photo téléphone) : A Carnon, la neige a également laissé place à la pluie, la couche est également très épaisse et atteint les 20 cm. La vigilance rouge est levée, mais la vigilance orange pour submersions marine est toujours maintenue. J'assiste donc à un mélange des phénomènes météorologiques qui rend l'événement encore plus extraordinaire ! Sur ma plage, la mer prend le pas sur les étendues enneigées et arrive jusqu'aux bâtis (photos téléphone) : Une illustration avec cette vidéo que j'ai posté sur Facebook (visible pour tous) : Jeudi 1er mars, 14h30 : Le redoux est bien en place, la neige fond sur la côte mais assez lentement, vu l'épaisseur de la couche et il ne fait que 3 °C. Les routes deviennent plus ou moins praticables, j'en profite donc pour passer aux inondations ! A Palavas, certains sont secteurs sont noyés sous plusieurs dizaines de centimètres d'eau (submersion marine, débordement des étangs, fortes pluies, fonte de la neige). De nombreuses routes sont fermées à la circulation, dont celle ci-dessous. Le toponyme est plutôt de circonstance : Un mélange d'eau et de glace dans les rues de la ville, assez insolite une nouvelle fois (photo téléphone) : Allez, changement de décors. Je décide de filer à quelques kilomètres plus au sud, du côté de Frontignan, notre commune d'étude de mon master GCRN. Contraste incroyable puisqu'en moins de 2 km, à hauteur des Aresquiers, on passe d'un paysage enneigé au néant absolu ! Arrivé à Frontignan plage, il fait presque trop chaud avec 9 °C, et la ville est inondée : Jeudi 1er mars, 16 h : J'arrive à Sète et c'est encore une autre ambiance. Le vent d'est souffle à 90 km/h, il fait 9 °C et la mer soulève des creux de 8 m ! Le spectacle est au rendez-vous : Je termine une nouvelle fois trempé, mais par la mer cette fois ! Vendredi 2 mars, 5h : L'événement prend fin après une soirée tempêtueuse et... un orage accompagné de très fortes pluies et de grésil, incroyable. Samedi 3 mars, 12h : Plein soleil, 17 °C sur la plage, t-shirt, c'est bluffant. Quelques illustrations évoquant l'érosion engendrée par cet épisode exceptionnel (photos téléphone) : Au total, cet épisode aura apporté près de 170 mm de précipitations à Carnon, le cumul annuel dépasse les 400 mm sur ce début d'année 2018, éclatant déjà l'ensemble de l'année 2017 ! Un épisode qui fera date dans ma mémoire, à l'image de celui de mars 2013 vécu en Normandie, quoique en plus incroyable celui-ci ! Vivre un tel événement ici, c'était du domaine de la fiction pour moi. Montpellier fait fort, très fort en ce début d'année 2018, en espérant qu'elle poursuive sur sa lancée Ps : C'est bon, le tableau est parfait pour cet hiver ! Ps 2 : Les collègues vont bien, certains ont du dormir à l'hôtel mercredi soir Bien à vous.
  10. 58 points
    Bonsoir, Tu peux lire les analyses des intervenants pour t'apercevoir de la rareté du phénomène à venir (et presque de son incongruité, tant ECMWF est extrême ! Mais la bienséance, on peut y asseoir son séant de temps en temps...). Pourquoi ? D'abord parce que nous analysons les cartes synoptiques. Un regard surplombant de notre part sur les modèles englobe en quelques secondes des milliers de km2. Nous voyageons à la vitesse de la pensée et de notre lecture du pôle aux tropiques, de la Sibérie aux Açores... Ces cartes sont loin d'être stéréotypées mais, au fil des années, nous reconnaissons et repérons des situations-types. C'est un phénomène que je pourrais rapprocher de l'habituation en psychologie. Le stimulus perdant de sa vigueur, nous ne nous extasions pas toujours...Or, je peux te garantir que ce genre de projections qui tapissent la chambre de Virgile depuis 3 jours, représentent des stimuli qui font sortir de leur torpeur n'importe quel forumeur d'IC un tant soit peu hivernophile. Même l'animal Loonesque qui s'est retiré lentement de la vie du forum, au fil des années, regardant passer les messages, comme les ruminants regardent passer des trains, a pu être sorti de son hibernation ! Ces cartes, on ne compte plus les dénominations depuis 3 jours, qui les qualifient : "dantesques" pour les amateurs du 14è siècle, "exceptionnelles" pour les amateurs d'inédit, "de ouf" pour les "djeunes", " de malade" pour les futurs ou actuels professionnels de santé... Effectivement, observe bien tout ce qui est posté, observe les archives et tu comprendras que de tels centres d'action ainsi projetés, de tels déplacements de masses d'air (on dit aussi "advections", ça fait chébran, cablé ou trop dare), ce n'est pas souvent que l'on en voit ou que l'on en a vu ! Ensuite parce que les intensités envisagées ainsi que l'ampleur géographique sont hors normes. Sur cette carte d'échéance à peu près raisonnable (qui n'est pas la plus extrême, les jours suivants réservant mieux, hivernophilement parlant, ou pire pour les estivophiles et autres chasseurs d'orages...), tu verras que de telles gelées du fin fond de la Lorraine jusqu'aux côtes atlantiques, en passant par la Beauce et ses hauts plateaux , on n'en voit pas souvent : Après, je te parlerai de la date : fin février. Certes, il est possible de connaître des épisodes remarquables, mais la probabilité de voir débouler une masse d'air d'un froid aussi intense décroît singulièrement au fur et à mesure que l'on s'approche du mois de mars, printemps météorologique, rappelons-le. En outre, toujours d'après un run parmi d'autre, et juste à titre d'illustration d'un de ces "états accessibles de l'atmosphère", on pourrait connaître des situations peu communes, avec des contrastes de "ouf" (ça c'est mon accès de jeunesse quotidien, qui m'éloigne un temps du "Sonotone" cher à MC dont le "Solaar" aura bien du mal à réchauffer nos oreilles dans quelques jours !) : tu remarqueras que 16 degrés de gradient horizontal, on en avait connu le 8 décembre 2010, mais ce n'est pas fréquent (c'est juste un exemple de ce qui pourrAIT arriver, n'est-ce pas ? Mais cela souligne le potentiel de situations inouïes...) Et enfin, la durée ? On ne peut pas se prononcer, mais tu pourras remarquer que les spéculations commencent à aller bon train et que sur le marché des devises, des obligations, des nouvelles technologies ou de n'importe quoi d'autres du monde de la finance, si les analyses d'IC étaient monayables, on aurait bien un analyste financier pour dire en ce moment que c'est la flambée, la folie inflationniste, le moment d'acheter, d'investir, de faire gonfler la bulle ! En effet, les indices tendent à s'accumuler, qui laissent penser à une durée de plus en plus longue...Là encore, c'est un potentiel. Mais les modèles avancent à petits pas, chaque jour apportant son lot de nouvelles certitudes... Donc, un ancien forumeur dont les analyses prédisaient parfois un "terrible hiver", il y a seulement quelques années (5 ? 10 ? Mince que le temps passe vite !) aurait dit : "Wait and see !" Bonne soirée, en espérant que ces quelques éléments t'auront un peu éclairé...
  11. 57 points
    Oui t'as raison. Ce soir le cep est anthologique de bout en bout et on peut extrapoler qu'avec ce scénario, ce n'est pas la fin avec un flux de nord humide glacial par la suite. Ce week end, j'écrivais qu'il fallait imprimer et poster dans sa chambre le scénario du cep . Ce soir, je n'ai plus de place sur mes murs depuis 3 jours.
  12. 56 points
    Bonsoir, Suite à la photo smartphone publiée toute à l'heure, voici la suite La neige apparaît vers 1000m sur la chaîne des puys ET sur le Sancy, quel dépaysement toujours de quitter Clermont et de passer de la morne plaine à la montagne en 10km... vraiment je ne m'en lasse pas, même au bout de 20ans (déjà). Les roches, vue du Belvédère du col du Guéry. Les nuances de blanc et de verts sont absolument dingues! Une 10aine de centimètres probable ce matin, arrivant vers 13h, la fonte avait déjà bien amochée le manteau ici. Puis direction le Sancy, via le MD et la spectacle , des contrastes de dinguos, une végétation méconnaissable, très rare de voir ceci (belle couche sur végétation en pleine croissance), [j'avais l'impression d'être dans des films catastrophes bidon ou il neige en Amazonie^^] Chamois à la dérive dans l'immensité blanche, notez bien l'épaisseur de neige au niveau de ses jambes. L'enneigement "frais" explose et grimpe crescendo autour des 1300m, 20 à 25cm de neige à partir de 1500m. Dernière info, le 1er mai 2016 il était tombé une 15aine de centimètres, ce coup ci c'est supérieur et 15jours plus tard s'il vous plait! Ne faîtes pas trop péter les likes pour trop de notifications :o, de toute facon j'ai entendu dire que certains avez déjà épuisé leur quota! Bonne soirée!
  13. 56 points
    Déjà un bon petit coup de gueule ce matin sur ce forum où j'ai l'impression que ceux qui faisaient tout pour minimiser le froid ou alors favoriser les scénarios les + doux s'en donnent à cœur joie pour remuer le couteau dans la plaie en allant jusqu'à déformer la vérité du style "avec le cep, maintenant, c'est juste un coup de froid et non une vague de froid". Bien sur , se payer du -15 à -20 degrés à 850 hpa sur une bonne partie du pays pendant 3-4 jours, c'est juste un coup de fraicheur, non? et ce sont toujours les mêmes pseudos. A contraire, la situation reste passionnante et on est parti de plus en plus pour la 2ème partie de la semaine à des zones de conflits. Je pense quand même que la majorité ici préfère avoir de la neige un moment ou un autre avec des températures moins froides que des températures glaciales sous un ciel bleu. Je vais prendre l'ensemble des modèles même les plus petits pour faire le point. Je vais regrouper les modèles dans des groupes et des sous groupes. On a les modèles qui font une interaction entre le vortex polaire et les basses pressions atlantiques. (GFS, cep, nogaps, cma, Icon). Mais il y a des grosses différences dans ces modèles où l'on peut passer du quasi flop au jack pot selon la position des centres d'action. Si on classe les modèles déterministes du moins bon au meilleur, on a 1) GFS qui est le moins bon de tous en voyant le vortex passer très au nord, les basses pressions atlantiques rapporter rapidement de la douceur en flux de sud sur la France. 2) Le cep/icon : Là aussi les basses pressions açoriennes gagnent du terrain et remontent sur notre pays mais cela se fait bien + lentement avec un retard du redoux. On est quand même dans une pleine zone de conflit entre jeudi et vendredi prochain. 3) Nogaps et CMA qui proposent un scénario parfait à la cep d'hier avec ces basses pressions qui coulissent très au sud entre l'Espagne et l'Afrique du nord limitant le redoux aux régions les + au sud avant que le froid s'engouffre de nouveau. GEM est particulier car lui, il ne voit aucune interaction avec les basses pressions atlantiques et continue à propager son énorme vortes polaire sur l'ensemble du continent européen voir même sur une partie de l'océan. Ukmo est différent dans le sens que je n'avais pas vu ce scénario depuis un bout de temps, c'est à dire que le blocage reste accroché à la Scandinavie et il arrive à isoler et à couper le vortex polaire de sa base Si on regarde les ensemblistes. Ceux qui affirment que celui de GFS suit son déterministe devraient se méfier car c'est bien + compliqué que cela et la moyenne ne veut pas dire grand chose. C'est du 50/50 avec la moitié des scénarios qui suit le déterministe mais une autre moitié voit ses basses pressions glisser très au sud sur l'afrique (scénario nogaps). exemple: Pour l'ensembliste du cep, on voit que l'écart type de température est important jeudi sur le sud ouest du pays et vendredi sur tout le pays, redoux ou pas, c'est toute la question avec cette zone de conflit. La moyenne de températures sur cet ensembliste est + elevé entre jeudi et vendredi que pour le week end d'après, ce qui n'est pas courant. Cela signifie qu'une majorité des modèles voit cette dépression passer au centre du pays et qu'à l'arrière , de l'air froid pourrait de nouveau revenir.
  14. 55 points
  15. 54 points
    Bonsoir, Je souhaite vous proposer une approche un peu différente ce soir. La méthode "classique" qui consiste à regarder des vignettes Z500 en mode déterministe ou ensembliste, en regardant en particulier l'écart-type, brouille un peu les idées. On reste focalisé sur cette grosse tâche bleue / violette qui arrive de l'est, au bout d'un moment, l'écart-type sur les îles britanniques augmente sans qu'on comprenne trop pourquoi. En début d'échéance, l'idée générale commence à être bien cernée, il y a cette forte anomalie de géopotentiels à tous niveaux qui progresse rapidement depuis l'Europe centrale. La différence entre les modèles réside dans la chronologie de l'arrivée de ce cœur froid d'altitude. C'est là que ça fera toute la différence ultérieurement, mais il est encore impossible de savoir comment ça va évoluer dans le détail. C'est là toute la beauté de la science météorologique. "Un battement d'aile de papillons, etc". CEP et GFS, pour ne citer qu'eux, divergent sensiblement à J+7, cela se ressent bien sûr sur les diagrammes, les champs d'écart-type. Je me place donc lundi à 00H. On regarde ensemble le géopotentiel à 700hPa. Il représentera assez fidèlement la situation. Plus haut, et notre regard se focalise sur cette énorme anomalie, et on ne regarde qu'elle. Plus bas, on perd de l'information sur la dynamique d'altitude. Bien sûr, dans l'ensemble, les structures sont proches. L'élément clé de l'évolution synoptique, c'est ce col en Z700 présent sur l'ouest de la péninsule ibérique. Il est plus bas sur le déterministe américain du coup l'interaction entre le cœur cyclonique glacial sur l'Europe et le système complexe de bas géopotentiels vers les Açores est renforcée, et là, toute une dynamique atmosphérique complexe s'enclenche. Je n'entre pas dans les détails car c'est inutile. Libre à vous de vous amuser à faire évoluer ces champs pour voir à quel point ils finissent par ne plus se ressembler au bout de quelques heures. Ce qui me semble important à noter par ailleurs : - la mécanique à vague de froid sera plus ou moins contrariée par cette interaction - laquelle sera influencée par la chronologie de l'arrivée des masses d'air glacial par l'est (GFS det plus rapide, interaction plus précoce, cyclogénèse, etc) - mais aussi par la structure interne du système complexe de bas géopotentiels sur l'extrême sud-ouest de l'Europe Pour résumer : - à l'échelle supra-synoptique, on sait à peu près ce qu'il va se passer, avec comme régime de temps du blocage scandinave évoluant en NAO- - à l'échelle synoptique, c'est le grand flou en raison de détails qui nous semblent insignifiants à l'échelle hémisphérique, mais aussi par le biais de rétroactions des systèmes sous-synoptiques - pour le temps sensible, on ne peut donner qu'une tendance très très vague : début de semaine très froid voire glacial mais généralement sec, tendance au redoux de la masse d'air par le sud. Je vois souvent apparaître le diagramme EPS de De Bilt. On peut aussi regarder un diagramme GEFS pour Madrid, et on a un bon signal de redoux humide..Pour le milieu et fin de semaine, il y a trop d'incertitudes, car cela dépend des acteurs synoptiques qui sont relativement inconnus pour le moment. - la France et l'Europe de l'ouest en général sera au carrefour d'influences variées ; on aura probablement droit à des événements remarquables, et c'est absolument passionnant
  16. 48 points
    De tout façon, quand on a du -15 °C généralisé en début de semaine, on peut affirmer sans prendre trop de risque qu'il y aura un redoux dans les jours qui suivent ^^
  17. 47 points
    Je sens que je vais faire des heureux ... Pour les fans de climato, Météo-France à mis en Open-Data toutes les fiches climatiques des stations météo en France ! Et ce pour toutes les catégories de stations (0 à 5). C'est à dire pour l'intégralité des stations (SYNOP, METAR, RADOME, et même Postes bénévoles !) Pour info, elles étaient commercialisées (il y a tout juste quelques semaines) au tarif de 300 points soit 30 € l'unité. Regardez l'image ci-joint, ça en fait hein ? C'est LA bonne nouvelle du jour !!!! Toutes les infos ici : https://donneespubliques.meteofrance.fr/?fond=produit&id_produit=117&id_rubrique=39 Cliquez sur "Selection et téléchargement +" Puis vous pouvez choisir la station via la liste ou la carte. Deux choix sont possibles : N'afficher que les fiches dites "complètes" Afficher les fiches dites "complètes" et "précipitations-températures" Si vous cliquez sur le deuxième choix, l'intégralité des postes climatiques apparaissent. Les fiches stations de chaque poste climatique sont également disponible ! Quelle bonne nouvelle, je n'en reviens pas ...
  18. 47 points
    Tu sais, t'étais pas obligé de citer le post à Gugo, parce que pour la lisibilité c'est un peu "lourd" ... T'as juste à dire "Belle analyse Gugo", tout le monde aurait compris
  19. 44 points
    C'est la puissante advection modélisée commencer à l'élever de l'Atlantique vers 114h qui pourrait être décisive. C'est son orientation, insuffisamment méridienne qui posait problème sur les précédentes modélisations déterministes de GFS et CEP ouù ça ne bloquait pas. Mais avant de revenir sur cette puissante advection modélisée se propager aux alentours de 114 h, Je voudrai revenir sur la 1ère bulle chaude qui, elle même me paraît tout aussi étonnante. Rappelons son trajet, elle est en ce moment même en train de s'élever à partir du Pacifique à l'ouest immédiat du continent américain: ici. Elle va traverser l'ensemble du continent américain avec une trajectoire zonale assez atypique pour ce genre d'advection: Ce qui est assez atypique également, c'est le fait qu'elle sera enserrée par 2 branches de jet circulant zonalement sur le continent Américain: Et cette bulle va bénéficier ensuite, vers 114h (ça nous rappelle quelque chose) de la jonction des 2 branches du jet américain sur l'Atlantique: Elle va alors s'élever sans racines subtropicales jusque vers l'Islande. Mais ce qui est plus remarquable, c'est qu'elle serait suivi de tout près d'une autre pulsion sutropicale beaucoup plus puissante (celle dont je parlais au début de mon post). Une telle rythmique (aussi rapide) arrive généralement pas ou peu car il y a habituellement un temps de latence entre 2 pulsions liée à la succession habituelle dorsale/talweg/dorsale. Là, le trajet très long de la 1ère bulle permet cette quasi simultanéité d'ascension inhabituelle. Autre élément important, la jonction des 2 branches américaines du jet provoquerait une accélération nette de celui-ci lorsqu'il bifurquerait vers les hautes latitudes: La 2nde pulsion méridienne serait alors très puissante et elle pulvériserait le talweg qui la surplomberait: GEM et UKMO modélisent le même schéma avec un petit décalage à l'est pour le modèle Anglais. Le CEP est un peu moins méridien sur le début de l'ascension de la pulsion Atlantique mais il est finalement très proche de GFS dans sa synoptique générale. Il modélise des hautes latitudes Groenlando-Islandaise plus bouchées que l'américain à 120 h: Mais, il envisage que le moteur de la pulsion serait tout de même assez puissant pour étirer les anomalies basses la surplombant de part et d'autre du dôme à la manière de GFS finalement. Autre élément important dans cette mécanique, c'est la rythmique de 2 pulsions uniquement qui suffirait à installer un blocage (rappelons que lors de l'épisode froid que nous venons de vivre, il en a fallu 4 pour garantir la stabilité de l'ensemble pendant plusieurs jours). Pour autant, je n'en conclus pas pour le moment qu'un blocage massif est garanti, l'écart-type est encore trop important dans les zones clefs: Mais les facteurs déterminants deviennent moins nombreux. Pour résumer le facteur le plus important me semble maintenant concerner principalement l'orientation exacte du jet au moment de l'arrivée de la 2nde pulsion méridienne sur l'Atlantique. Si cette orientation n'est pas suffisamment méridienne, on peut se retrouver avec un beau champignon de HG trop proche de nous ou même sur nous. Si le jet est trop puissant mais orienté "correctement" Il pourrait arriver que la pulsion s'envole trop haut pour bloquer le flux (quelques scénarios minoritaires). Mais, le fait qu'il ne faille que 2 pulsions pour ancrer un éventuel blocage rend l'exercice moins aléatoire que dans d'autres hypothèses du passé.
  20. 43 points
    Ces dernières années, on note quand même une tendance de plus en plus récurrente à voir des bas géopotentiels stagner au sud du Groenland en juillet / août, avec en conséquence un relatif renforcement du jet estival en Atlantique. Cette observation est relativement cohérente avec les projections climatiques intégrant le ralentissement de la circulation océanique (AMOC), et l'apparition modélisée et constatée d'un "trou de refroidissement" dans cette zone dans un contexte global de réchauffement. Tendance linéaire de l'évolution de la température de surface entre 1900 et 2013 Extrait d'un article de realclimate Pour la France, on note que les effets ont souvent eu tendance à se diviser en deux possibilités aux conséquences radicalement opposées : - Soit cette circulation zonale se propage jusqu'à l'Europe occidentale, avec à la clé des conditions particulièrement fraîches et médiocres par chez nous, - Soit cette circulation zonale plonge en Atlantique et/ou se redresse à l'approche de l'Europe, avec des remontées excessivement chaudes et des records de chaleur facilement approchés ou battus. Depuis 2005, nous avons eu 4 mois de juillet et 6 mois d'août déficitaires d'au moins un demi degré sur le plan thermique, correspondant aux années où c'est la première option qui a dominé le schéma. Et cela ne rend pas forcément compte des mois où ces conditions ont été dominantes en terme de durée (au moins 20 jours sur le mois) mais où le bilan mensuel a été sauvé par une séquence éphémère de quelques jours trop chauds. Un peu à l'image d'août 2013, légèrement positif au global (+0.2°) mais qui aurait fini à -0.1° sans les trois premiers jours du mois. Pour se comparer et toujours depuis 2005, ce seuil du demi-degré de déficit a été atteint zéro fois en avril, deux fois en mai et une fois en juin. Cela montre bien l'existence d'un basculement vers une possibilité accrue de conditions fraîches en juillet / août (4-6) par rapport aux mois précédents (0-2-1), conséquence de ce qui précède. Après je ne suis pas devin pour savoir quelle dynamique entre ces deux options majoritaires (+ les outsiders !) l'emportera cette année. C'est purement subjectif, mais au vu des dynamiques actuelles en Atlantique nord et sur l'hémisphère en général j'aurais tendance à penser qu'on pourrait plutôt pencher sur le premier schéma. Avec à la clé donc, un risque accru de voir s'installer une ou deux longues périodes de temps plutôt maussade entre juillet et août, même si le bilan thermique global pourrait être neutre car contrebalancé car quelques séquences chaudes plus ou moins fugaces.
  21. 43 points
    Petite rando sous le Grand Arc hier, la neige est encore bien présente "d'un coup" à partir de 1600m environ et le Lac Noir en grande partie recouvert par la neige, sa traversée à pied étant encore temporairement possible. Je me suis arrêté au sommet du Petit Arc (2365m) par prudence, car le temps commençait sérieusement à se gâter. "Snow Tree" Baignade ? On tente la traversée ! Objectif en vue... Beau ciel. Confluence Arc-Isère Summit ! Une vraie plage paradisiaque
  22. 43 points
  23. 43 points
    Bonjour, Petit résumé en images de la semaine prochaine qui devrait être marquée, vous l'avez compris depuis pas mal de jours !, par une nette dominante hivernale. Les interrogations sont plus au niveau des précipitations, naturellement plus difficiles à cerner bien à l'avance dans ce genre de configuration (en raison des anomalies basses pouvant circuler dans le flux de composante continentale et des facteurs géographiques comme la proximité de la mer, en association avec la direction du vent...). Donc, à J+3 (lundi 5), tout parait bien calé : les 3 déterministes majeurs (CEP, UKMO et GFS) sont des copié-collé quasi parfaits, même GEM suit le mouvement ! Avec les progrès de la modélisation, cet accord parfait est assez logique sur du presque CT mais c'est bien de le confirmer... On aurait donc une vaste de zone de HP-HG s'étirant du centre atlantique jusqu'à la Scandinavie, advectant sur son flanc méridional un flux continental froid de la Russie à la France, avec le détachement d'un petit noyau isolé à l'avant sur l'Espagne. Pour les précipitations cela dépendra de l'avancée du noyau un peu plus froid (accentuant l'instabilité verticale) qui est actuellement modélisé vers la Belgique : le NE serait donc plus propice à des précipitations, ainsi que les côtes de la Manche "favorisée" dans cette situation par le flux de NE au contact terre/mer. Par la présence de bulle froide et plus humide espagnole, le piémont pyrénéen français pourrait également recevoir des précipitaitons. à J+5 (mercredi 7), la synoptique parait globalement calée mais des nuances se font jour entre les modèles. La poussée méridienne de l'AA pérennise par effet de bascule à l'avant la poche froide sur l'Europe de l'Ouest. Le froid serait donc toujours d'actualité mais il pourrait présenter des visages différents selon les modèles : CEP voit du froid certainement humide sur le nord du pays alors que les autres projections sont moins favorables à des précipitations, avec même pour GEM une influence anticyclonique qui déborde par l'ouest en raison d'une inclinaison/avancée plus marquée de l'AA. à J+7 (vendredi 9), les différences s'affirment (normal vu l'échéance !). Cep nous fait plonger du nord une petite D par l'ouest du pays, avec à la clé des possibles très contrastés en fonction de l'emplacement et de la dynamique de cette incursion entrant en conflit avec la masse froide toujours alimentée par le flux d'est sous l'AR. Pour le moment on ne peut rien dire de précis, sauf que le risque d'un fort potentiel froid-humide se manifesterait par l'ouest. Pour GFS, la D n'est pas encore apparente mais la dynamique générale est du même ordre, avec toujours une advection continentale venant porter de l'air froid et a priori sec dans les BC. Pour GEM, c'est bien différent, dans la continuité de la situation naissant à J+5. L'écrasement par le nord de l'AA aurait pour effet d'ouvrir la porte aux influences océaniques plus douces, dans un contexte marqué par la coupure du drain froid oriental et la disparition corrélative de l'air froid franco-ibérique. Donc, les grandes lignes du temps paraissent assez bien définies jusque pour le milieu de semaine concernant les températures (froides) mais plus incertaines pour les précipitations (sur leur emplacement et leur nature solide ou liquide). Pour la fin du topic, il faudra encore attendre pour être fixé, et même si un scénario à la CEP se confirmait, ce n'est que dans les deux derniers jours qu'ont pourrait un peu mieux en envisager les conséquences régionales. Tout cela dépendra, certainement, de ce qui se passera entre Amérique et Groenland : on suivra donc de près la puissance et les grandes orientations du Jet, éléments susceptibles d'écraser la barrière médio-atlantique (si plus actif et à trajectoire plus zonale) ou au contraire susceptible de propulser à nouveau l'AA vers le N et de laisser à l'AR la possibilité de revenir influencer le temps jusqu'en Europe occidentale (choix actuel de GFS pour le LT, pas de CEP... mais tout cela est encore beaucoup trop lointain !).
  24. 42 points
    Merci Virgile, merci... Purée j'en ai la larme à l’œil.
  25. 42 points
    Bonjour, J'ai le Pc cette aprem (vive les cours qui finissent à 12h) . On va voir tout ça jour par jour pour récapituler . Je vous préviens il y a des cartes ça part dans tous les sens . Peu d'écrit beaucoup de montage, mais si vous ne voulez quand même pas regarder tout ça il y a une conclusion à chaque fin de jour en gras. Lundi: Les choses sont bien calé avec la mise en place de l'anticyclone scandinave (AS), mais des différences entre les modèles dans les détails sont plutôt présent et influe sans doute sur la suite des modélisations: AS assez costaud sur ARPEGE: GEM très ressemblant à ARPEGE, juste un peu plus de froid advecté à z500: GFS lui voit une prise de l'AS avec une bulle anticyclonique plus forte que GEM-ARPEGE, créant plus d'espace entre les activités dépressionnaires froides, ça advecte surtout aussi plus le froid au nord que sur GEM-ARPEGE mais moins au sud que GEM-ARPEGE: UKMO est sur une pulsion plus forte que GFS avec un temps de retard. En effet la pulsion chaude s'impose à peine sur l'est Scandinavie contrairement à GFS-GEM-ARPEG ou c'est déjà fait. Sur le placement du froid ça vise plus la France autant au nord qu'au sud comme GEM-ARPEGE: CEP pour lui c'est comme UKMO en étant un cran plus fort encore. Avec des anomalies froides qui atteignent déjà la France: L'écart type GEFS (ens CEP pareil) montre bien déjà quelques zones d'incertitude assez forte: Jusqu'à quelle latitude la pulsion prendrait (jaune) La puissance de l'advection (blanc) Le débordement de l'activité dépressionnaire (bleu) Dans tous les cas lundi matin les premiers -5 et -6 à l'est devraient être atteint au nord et des -2/-3°C au sud. Et avec de faible température maximale. Temps sec!: Mardi (GFS) L'advection continue alors que le maritime viendrait se mêler à la fête provoquant un léger redoux : Redoux relatif qui serait compressé par les masses d'air froide maritime et continental et de ce fait il serait quasi inexistant -4/-5°C sur la Bretagne impressionnant comme redoux... (Carte de température à 1500m d'altitude) CEP voit l'AS toujours bien plus présent et advecte un peu plus de froid continetal: Redoux de la première coulée sous flux de nord dans les cordes de GFS mais à noter que cette coulée est modélisé un peu trop à l'ouest pour que l'ouest de la France est des précipitations neigeuses présente les côtes on des possibilités cependant: UKMO lui a un cran de retard sur la coulée sous flux de nord , et surtout ramène une douceur plus marqué avec la continentalisation repoussé au porte de la France: Cependant le redoux semble très limité ici aussi: GEM lui semble suivre UKMO dans la forme: Le redoux est légèrement plus fort mais reste suffisamment froid pour de réelles possibilités neigeuses en plaine sur l'ouest et surtout NO comme sur GFS: L'ensemble Européen émet des doutes sur: Jusqu’où irait l'advection continentale (blanc) L’intensité et le placement de la coulée froide maritime (rouge) Le placement de l'AS qui déborderait sur les Svalbard (jaune) Sur GEFS : Comme CEP le placement anticyclonique au Svalbard (jaune) L’activité dépressionnaire en général du labrador à la coulée sous flux de nord vers l’Irlande Mardi une journée marqué par l'interaction du froid maritime et du froid continental qui aurait lieu en milieu d'après midi-fin de soirée. Un redoux quasi inexistant à l'avant de la coulée froide sous flux de nord, ce qui favoriserait un fort potentiel neigeux sur le nord et plus précisément NO de la France, mais compte tenu des échéances des détails restent à régler comme l'intensité du redoux et le placement de la coulée maritime bien plus à l'ouest sur CEP que sur GFS. Mercredi: Mercredi dans la continuité de mardi l'interaction du froid maritime-continental continue avec une pulsion qui tend à al réalimentation sur GFs mais l'As est trop à l'est: Sur CEP on arrive à cette jonction pratiquement avec l'anticyclone scandinave beaucoup plus à l'ouest. Sur GEM pour lui l’interaction serait limité au nord de la France avec une pulsion atlantique bien moins conséquente : UKMO exactement comme GEM: L'écart type GEfs(ensCEP assez ressemblant) montre: Une fébrilité sur la zone exacte de la coulée maritime (possibilité plus ou moins à l'ouest style CEp très à l'ouest style GEm très à l'est) (blanc) Sur le placement exact de l'AS (jaune) Sur le débordement dépressionnaire (bleu) Sur le placement d'un possible anticyclone ou pas au niveau de l’Islande (rouge), présent sur certaines déterministe, il pourrait amplement favoriser une jonction pulsion AS Mercredi une journée dans la continuité de mardi avec de possibles chute de neige au nord mais aussi pourquoi pas au sud (tout dépendra des mailles fines), l'ouest est encore un fois plus favorisé à l'heure actuelle sur ce potentiel. Tout ceci dans un mélange de froid continental vigoureux. Une nouvelle pulsion atlantique mal géré sur jusqu’où irait la pulsion à cause d'une activité dépressionnaire mal géré. Jeudi Écrasement de la pulsion avec redoux avec mixture continental-maritime toujours là sous flux de NE: Il est l'entre deux GEM-CEP . Sur CEP la pulsion tend nettement à se joindre à l'AS bien plus présent que GFS: Sur GEM c'est retour du zonal avec un redoux qui se dessine derniers jour où l'on profiterait du froid: Sur l'ensemble CEP : L'intensité des HPs en scandinavie (jaune) Le débordement dépressionnaire en atlantique (rouge): Sur GEFS: L'intensité de la coulée maritime avec rabattement de la pulsion (blanc) L'activité dépressionnaire nord atlantique (rouge) La présence de l'AS (jaune) Jeudi arriver d'un second redoux en soirée mal géré entre les modèles, dans le cas GFS-CEP redoux neigeux car comme pour le mardi le redoux serait compressé par le froid continental et maritime dans le cas GEM le redoux est trop fort pour des possibilités neigeuses et donc plutôt une pluie froide. Journée froide sinon. Vendredi: GFs dernières salve froide qui s'impose Et suffisamment froide pour espérer de bien belles choses en plaine avec un redoux limité comme le mardi: GEM lui on vire au zonal avec un flux ONO et une situation difficile en potentiel neigeux, retour d'un temps un peu plus doux et de la pluie : CEP lui compte tenu de sa pulsion qui à fort bien pris l'interaction maritime et continental n'est plus forte que jamais, si ça confirmerait ça serait un joli feu d'artifice neigeux: Le plus gros de l’humidité serait sur l'atlantique et c'est surtout le samedi qu'en France on pourrait se préparer à des choses lourdes: Une journée de vendredi encore mal maîtrise selon l'intensité du redoux, et donc forte hésitation sur un potentiel neigeux GFS-CEP ou bien une pluie froide à la GEM. A noter GEFS-CEP dans le sens de leur déterministe. Week-end Le week-end le redoux semble incontestable alors qu'un,e nouvelle pulsion prendrait à l'ouest: De samedi à dimanche on passe à un écart type global assez faible à fort avec une gestion du nord atlantique et de la Scandinavie mauvaise : LE week-end, pour samedi une neige de redoux dans le cas de GFS-CEP ou un redoux pluvieux prononcé aurait lieu avec le retour de l'influence atlantique c'est la tendance actuelle mais on voit par les écarts types ci dessus que c'est encore ouvert car mal maîtrise. Grahs: Chez ensCEP sur le nord ça sort quand même de l'ensemble sur la fin de run avec un redoux qui a du mal à prendre, on voit l'écart type encore assez écarté montrant que les scénarios neigeux/pluvieux sont encore fort mal maîtrisé, plutôt dans le plus bas quand même : Au sud on est dans les cordes de l'ensemble: GEFS montre bien aussi les divers incertitudes et la présence du redoux le week-end à noter qu'en suite ça rechute avec le nord atlantique froid: Merci de m'avoir lu! J'en peux plus. Désolé si mon poste est un peu lourd^^. Duss est en ce moment tout fou tout fou Depuis hier soir je suis comme ça en cours, en dormant, en mangeant, et dans le train Mais bon on va rester prudent car des modèles restent plus sceptique Gugo
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00
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