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ChristianP

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  1. Cotissois, tu contredis tes propres références où les scientifiques évitent justement de plonger dans la variabilité décennale d'autant plus que l'échelle spatiale est fine. Les courbes sur 11 ans des graphes HD que tu utilises, n'ont pas de sens pour le signal de fond climatique (le signal non interne au climat) à l'échelle d'une station bien trop bruitée (C'est déjà parfois trop bruité sur 30 ans à cette échelle), car c'est compliqué au niveau global où les prévis décennales sont encore très loin d'être efficaces. Les graphes de Dann17 sont bien plus parlants pour le fond que les graphes avec une courbe de la variabilité interne sur 11 ans. Montre nous à l'aide de références, si tu n'as pas de temps pour le démontrer toi-même, que les prévisions décennales à l'échelle d'une station ou de la France sont meilleures que celles au niveau globale sur 10/11 ans (Ce serait bien que tu produises quelque chose, car à part des incantations de plus en plus incroyables pour un scientifique, je ne vois rien et ta pédagogie n'est pas efficace. Comment veux tu que les gens aient confiance en la science si même toi tu sors des énormités qui plongent les gens dans le bruit interne et les énormes incertitudes de la prévis décennale même au niveau global "moins compliqué" !) A l'échelle de la France on a déjà assez de boulot avec l'incertitude de la modélisation pourtant loin de de l'échelle décennale, sans rajouter ta grosse couche de pifomètre quand tu insistes pour nous faire croire que l'échelle décennale est pertinente et efficace (elle ne l'est déjà pas avec les obs pour une station donnée ou la France (en terme d'évolution du climat sur le fond ) à tel point que certains négativistes ou scientifiques étourdis, se servent de cette courbe sur 11 ans sur la France pour faire croire au public que le climat ne se réchauffe plus en France, alors en prévis c'est pire que tout ...!) : Attribution pour les vagues de chaleur de juin et juillet : https://www.worldweatherattribution.org/wp-content/uploads/WWA-Science_France_heat_June_2019.pdf https://www.worldweatherattribution.org/wp-content/uploads/July2019_VF.pdf
  2. Cet histoire de sondage ne colle pas dans des secteurs comme la plaine du Luc, la topo et le foehn sont particuliers. Dans les records par vent de terre là-bas, la T est aussi la résultante de multiples compressions/foehn en amont en passant les collines et les mini plaines pour finir par un énième effet hot avec la plus forte compression, plus puissante encore, en tombant des massifs dans la plus grande et basse plaine au Luc/Le Cannet avant le massif des Maures. Plus on va vers l'W et NW du Var (selon la direction du vent de terre) et moins l'air est chaud malgré le vent de terre et malgré les cas avec une même T à 850 hPa, car il n'a pas subi autant de compressions successives. Donc analyse trop globale à partir d'un RS, il faut voir ça avec modèle de topoclimatologue. Avec la théorie globale des RS (et non à l'échelle fine), on n'aurait pas pu relever 42.2° au Luc avec seulement 21° à 850 hPa, http://www.meteociel.fr/modeles/archives/archives.php?day=5&month=8&year=2017&hour=12&type=ncep&map=0&type=ncep&region=&mode=0 et alors même que ce record a été très tronqué à cause du vent de terre pas franc, qui a perdu rapidement contre la brise très tôt et dont je voyais le mur s'approcher et finir par stopper un peu plus tard mon record plus à l'W. Le 44° était largement jouable au Luc le 5 août 2017 avec un vent de terre qui serait resté jusqu'à 18h et non remplacé par la brise dans le début d'AM, ceci malgré les 21° à 850 hPa. Avec 28° à 850 hPa, à la place de 21° dans la même config pour tout le reste, ça nous fait déjà du 49° au minimum, avec le même vent de terre remplacé par la brise avec le même timing, donc plus avec du vent de terre jusqu'à 18h minimum ! C'est clair que ça peut arriver cet été comme dans 100 ans (au pire dans moins de 300 ans si on continue comme actuellement à se goinfrer d'énergie, c'est garanti avec une croissance de 2.3% de consommation d'énergie par an, même si on retirait tout le surplus de CO2 anthropique https://dothemath.ucsd.edu/2011/07/galactic-scale-energy/ ...) ou plus que toutes les conditions soient réunies au Luc. Les séries de données sont bien trop courtes pour estimer sérieusement les possibilités de la météo en Tx absolue un jour/mois donné, d'autant plus que le climat n'est pas stable et donc à l'instant t, comme la moyenne sur 30 ans se réchauffe en permanence, par définition on a qu'un record maxi journalier/mensuel/absolu du nouveau climat tant qu'il n'est pas stabilisé. Il suffit de voir l'écart de ces valeurs du 28/06 avec les courbes des records journaliers/mensuels/absolus diffusés ici ou là. Ca signifie de fait que sur des milliers d'années de ce climat stable au niveau du RC actuel, les valeurs records des 364 autres jours finiront à ce niveau de décalage respectif relativement au jour spécifique donné dans l'année, un niveau impensable avant cette journée. Amusez-vous à estimer les records potentiels ( au bout de milliers d'années sans plus de RC), pour d'autres jours de l'année, en décalant la courbe annuelle initiale des records journaliers avant ce record, jusqu'au niveau du record du 28/06 sans modifier la courbure... Tous les records journaliers qui ne sont pas battus très largement, deviennent insignifiants maintenant à cause de ce 28/06 car on sait que la météo a pu faire ce jour-là. Il n'y a aucune loi physique, ni statistique qui empêchera d'observer un écart énorme spécifique à la saison, au mois, au jour, un autre jour, respectant la courbure générale annuelle, c'est juste une question d'échantillonnage. On verra peut-être dans les analyses des pro, combien est attribué au RC et combien à la situ météo exceptionnelle, mais dans tous les cas, le fait est que ce niveau d'écart avec les autres records est possible même si on ne pouvait pas départager exactement les causes. J'ai très bien en mémoire l'air autrement plus limpide et sec dans l'absolu pendant le record de 42.7° du 7 juillet 1982 au Luc et les 40.4° à Toulon à 10 m de la mer (Il était difficile de se baigner sur les plages du Mourillon de Toulon, avec le vent fort très sec et l'eau froide. L'évaporation avec ce vent était terrible quand on sortait mouillé, on se gelait pendant un court moment malgré le soleil surpuissant avec ce ciel sans trouble et la T élevée) à l'inverse du ciel dans le Gard du 28/06 qui est très typique de ma brise de mer classique ici. Donc c'est clair qu'on peut faire plus avec des Td moins élevés et une situation favorable pour le vent de terre à ciel limpide. Quand on voit la valeur de Vinon sur Verdon dans le haut Var à 44.3° en site classe 1, alors que la masse d'air a été assez humide et instable pour générer des orages pas très loin, ça ne fait aucun doute que le Luc montera un jour bien plus que les 46.5° estimés par les stats. La situation favorable ne sera pas simple à atteindre au Luc, car depuis des années je remarque que le vent de terre résiduel ou non dans ces cas, ne parvient plus à atteindre autant la plaine du Luc et ici plus à l'W, malgré parfois des prévisions météo de son extension. Brignoles semble devenir une limite du vent de terre plus fréquente l'été. D'après moi le problème est qu'avec le RC supplémentaire, la dépression thermique de la plaine du Luc se renforce et protège le Luc plus souvent de l'extension du vent de terre qui se termine habituellement dans les Maures ou contre la brise avant le Dramont, une situation qui permettaient les plus gros records. L'idéal pour scorer au Luc ou ici, c'est d'être à la limite de portée du vent de terre. La brise dans l'autre sens est un véritable mur sur lequel l'air déjà comprimé x fois, vient encore plus se comprimer, et c'est de cette façon que Fréjus St Raphaël au bord de mer avait chiffré plus que Le luc en 83, une station classe 1 dans cette direction de vent alors que le Dramont tout proche était en brise, qui détenait auparavant le record de France au bord de mer avec 42° en 1983. Donc mon pronostic (d'illuminé averti 😂 ) spécifique au Luc maintenant qu'il est possible de relever du 28 à 30° à 850 hPa à grande échelle sur le SE, en oubliant les stats, c'est du 49-50° de nos jours dans le cas d'un vent de terre d'W assez bien établi dans ce coin de la plaine du Luc avec un air aussi chaud. (Mon estimation de 46.5° était basée que sur les stats sans l'effet spécifique et les possibilités observées de la météo et en particulier le 28/06. ) La théorie est trop globale avec un RS en prime pas réalisé au dessus de la plaine du luc et sans aucun détail de ce qui se passe partout dans les très basses couches au-dessus des massifs et des plaines en amont et de celle du Luc. Il faudrait disposer des infos et se concentrer sur les détails à une échelle très fines dans les très basses couches entre l'W Var en aval des massifs et la plaine du Luc. La topoclimatologie en amont et vers le Luc, jouent à fond pour produire du 42.2° avec 21° à 850 hPa. A l'inverse du climat, il faut raisonner à très petite échelle. Le RS donne une info globale très utile mais insuffisante pour un coin comme Le Luc avec tous les phénomènes de petites échelles de très basses couches partout en amont et surtout entre 2 stations de RS. Edit : J'ai d'ailleurs retrouvé une explication de Pierre Carrega qui m'a beaucoup appris en topoclimatologie, qui montre comme le foehn dit "sec au vent", par dynamisme peut réchauffer un max l'air, dans un extrait d'un vieux bulletin de MSE : "On a ce mardi 1er août un cas typique de Foehn « sec », c’est à dire sans pluie au vent du relief. Contrairement aux sempiternelles interprétations présentes dans les manuels, la plupart des cas de Foehn donnant une forte chaleur sèche sous le vent d’un relief (ici la Côte d’Azur) ne sont pas accompagnés de pluie au vent (versant W du massif Central et des Alpes), et ne sont pas des foehns « humides au vent ». On sait que dans ce cas la chaleur gagnée sous le vent, par rapport au vent, s’explique par une épaisseur de compression adiabatique « sèche » (sans condensation) plus importante sous le vent que ne l’est l’épaisseur de détente « sèche » au vent, car la masse d’air a perdu de l’eau par précipitation sur les reliefs au vent (pluies orographiques). Cette perte d’eau provoque à la descente de l’air, une fois passé le sommet, une rapide désaturation et un réchauffement adiabatique « sec » beaucoup plus important que n’a été le refroidissement en mode saturé à la montée. Dans le cas de ce 1er août, la plongée de l’air sous le vent n’est pas précédée d’une ascendance au vent. Le phénomène est purement dynamique et relève de la mécanique des fluides : la vitesse suffisante du flux de secteur W vers 3000-4000m d’altitude conjuguée à son orientation par rapport au relief préalpin le fait plonger, et gagner environ 1°C par 100m, soit 30° pour 3000m de descente… (fig 7). Les quelques nuages lenticulaires constatés se moulent dans la partie supérieure des ondes engendrées en aval du relief (lignes rouges)." http://www.meteosudest.org/Pierre/BulletinPC01082006.php
  3. Le 28/06, la station de Besse sur Issole (83) a enregistré le nouveau record de Tx du mois de juin à Besse, 40.8° au thermo MF, 2 ème valeur de la station avant les 40.7° d'août 2003 et après le record absolu 41.8° en août 2017 et surtout c'est la première fois que le seuil des 40° est franchi avec une situation à brise de mer habituelle. Ancien record avec la brise 39.9° en 2003. 39.8° dans l'abri Young ventilé méca à la norme USCRN (Record absolu 40.7° en août 2017). 43.4° dans l'abri Socrima en site classe 4, même valeur qu'en août 2017. Preuve une fois de plus, qu'un site pas assez dégagé et/ou avec trop de surface et/ou de largeur de végétation courte trop haute dans les rayons de 5, 10 et/ou 30 m (du moins dans l'axe du vent concerné le jour de la Tx estivale donnée), ne permet pas de réaliser des comparaisons entre stations et pire de déterminer quel jour l'air est le plus chaud réellement, car les biais radiatifs sont trop présents et ils génèrent une dispersion des valeurs plus importante. Mais attention il faut vraiment analyser la direction et la vitesse du vent car les jours de vent venant de l'autre côté, des directions autour du secteur Est (secteur plus dégagé pour la classe 4 que pour la classe 2 !) il n'y a pas plus de +-0.2° d'écart hors cas rares pour 2 Socrima ( Là c'était à l'époque de la comparaison entre le Socrima en cls4 et le Stevenson cls 2 tout un été avec une bonne partie de mai , ), entre la classe 2 et 4 et le plus souvent moins. Le record le plus surprenant ici, c'est le record absolu de Tn avec 26.4° le 28 ( Ancien record 24.0° en août 2016, ancien record de juin, 22.5° en 2014, en 2003 il avait fait encore moins chaud la nuit, ici.) Avec l'ami Cévenol13, en ce jour historique incroyable pour la météo, pour la climatologie française et pour notre association/ notre le site et donc pour les plus de 1000 adhérents, les milliers de passionnés qui alimentent notre site et les forums, nous ne pouvions pas ne pas être en live sur le terrain de départements en vigilance rouge canicule, (surtout moi addict à la chaleur, allergique au froid, il me faut un bandeau sur les oreilles en vélo à partir de 15°, sinon douloureuses, elles casseraient seules, car glacées !), candidats au record de France de température maximale, avec le matériel nécessaire dans un site parfait classe 1 afin d'être certain de recueillir une mesure scientifique et représentative d'une très grande étendue de l'air entre 1.5 m et 2 m du sol, sans biais radiatifs majeurs autres que les défauts et limites bien connus des abris à ventilation naturelle, surtout ce jour avec un vent de terre soutenu de N à NE sur ce secteur de Teyran (Au NNE de Montpellier). ll aurait fallu choisir le site dans la région les jours avant ou au minimum la veille, mais bon impossible avec nos obligations. Le jour même nous étions pris par le temps, avec une mauvaise circulation et sur les cartes on ne trouve pas d'infos sur la hauteur de la végétation, pour trouver un champ récolté/tondu il y a peu, avec une végétation courte de moins de 10 cm sur une étendue de plus de 100 m dans l'axe du vent du jour. Nous voulions nous installer pour midi au plus tard, afin que les abris climatisés par la voiture aient le temps de s'approcher de l'équilibre avec la T de l'air (La constante de temps d'un abri Socrima étant bien plus longue que celle de la Pt 1000 qui est de 60 s sous 1 m/s de ventilation d'air, même constante que celle utilisée dans le réseau au top de l'USCRN aux US) Voici des photos qui complètent celles du lien plus bas : http://meteo.besse83.free.fr/imfix/canicule062019net/Ouest.jpg Cévenol13 avait fait un premier point en direct le 28 dans le forum et publié des infos et photos : Au final entre 15h et 16h UTC, nous avons relevé 44.5° de Tx dans l'abri Socrima MF et 44.6° un peu plus tôt dans l'abri Davis Vantage Vue modifié (placé 35 m plus Sud que l'abri Socrima). Il faut rajouter 0.1° aux valeurs lues pour les différences inter-sondes des Pt 1000 à Besse (Exactement +0.12° pour celle du Socrima, +0.086° pour celle du Davis Vue) : Petit détour instrumentation : Dans les études US plus récentes dont j'avais donné les liens à l'époque, rien n'a pourtant changé, pas plus que les hollandais avec des bibles sur les comparaisons d'abris. Au moment de l'installation avant midi à Teyran, les capteurs affichent plus de 40° plus rapidement que je ne l'imaginais en sortant de la voiture polaire (clim réglée du coté de Cévenol13 à 20°). Après l'installation sous le soleil de plomb, la prise des mesures aux jumelles laser, les notes, les photos, en dehors de faire 300 m toutes les 30 mn sous le soleil pour regarder sur les afficheurs les Tx des dataloggers, nous sommes restés à l'ombre partielle (donc autour de 50° à l'ombre hors abri normalisé) dans la pinède vers le NNW, à analyser la situation avec les autres stations et les infos des passionnés d'Infoclimat. Je craignais que le smart ne fonctionne plus à un moment. La batterie externe supplémentaire apportée se mettait en sécurité et n'a plus rien voulu savoir avant des heures de clim pendant le retour infernal parsemé d'incendies et de routes dont 3 autoroutes, coupées : J'avais oublié le sac dans la voiture surchauffée avec des batteries de secours du smart ( qui date de l'époque où on pouvait les ouvrir à gogo sans problèmes pour changer une batterie très facilement), trop bouillantes, j'ai dû les mettre dans la glacière; elles n'ont pas apprécié la journée. Malgré cette faible activité physique de 11h45 à 18 h, entre 11h45 et 16h, j'ai bu 3.5 litres d'eau des 4 litres emportés (0.5 l le matin dans la voiture sur le trajet et je ne compte pas 1 l en plus des 4 l de liquides, absorbé chez moi avant le départ) + une canette de 33 cl de Perrier jusqu'à 16h. Il a fallu se réapprovisionner à 16h et boire 2 litres pour s'hydrater 2h de plus sur le terrain et les heures du trajet du retour (lui climatisé). Avec l'âge je dois avoir des fuites d'eau dans ma tuyauterie, mdr, vu que je n'avais pas besoin d'autant d'eau à Djibouti ou dans les terres du Soudan et autres fournaises avec plus chaud en étant plus actif et en passant plus au soleil. Ce fut une journée qui restera dans les annales de la météo, de la climatologie et dans la mémoire de tous les passionnés par cette science. A noter les 45.1° à Brignoles dans le Stevenson + thermo MF du site classe 3 de l'ex StatIC de Brignoles. Une des plus grosses différences observées en Tx par ciel clair, entre ma station et celle-ci à 18 km en ligne droite (le vent de terre n'est pas arrivé ici plus à l'Est).
  4. Au final à Teyran en site classé 1, pour les stations mobiles, Socrima et Pt 1000, 44.5°, abri Vue modifié et Pt 1000, 44.6°. Nombreux incendies dans le secteur sur le retour, 30 départs, 3 visibles des environs de St Gilles. 3 autoroutes fermées. Routes infernales un vendredi soir. 5
  5. Bof, pas impressionnant ce nouveau record pour la période car en 2019 avec le RC supplémentaire depuis 2002, avec la tendance de fond, on devrait perdre bien plus d'un coup qu'il y a 17 ans et en particulier plus que pour le plus gros pic de fin juin 2002. https://nsidc.org/greenland-today/greenland-surface-melt-extent-interactive-chart/
  6. Et oui quand les IC se croisent, on ne peut départager les valeurs, elles ne peuvent pas être considérées comme significativement différentes. C'est pour cette raison qu'il vaut mieux suivre les écarts d'au moins 0.1°.
  7. Pour ceux qui s'intéressent à la précision de l'anomalie de température globale annuelle : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1029/2018JD029522 http://sci-hub.ren/10.1029/2018JD029522 (papier "libre"/hacké, lien probablement rapidement invalide)
  8. En juin 1987, 122 km/h. Je m'en rappelle bien, car j'étais sur la route dans le secteur. http://tempetes.meteo.fr/spip.php?article98
  9. J'ai téléphoné à un responsable vendredi 31 mai. Comme je lui ai précisé, le principal problème de cette station pour la climato (d'IC, d'un passionné de vent maxi, de pluie en 1 mn, de captures de toutes les variations de T et autres comme avec des stations MF et Davis) c'est qu'elle ne mesure pas les paramètres pendant 80% du temps pour des raisons d'autonomie électrique ( 1 mois). La station travaille que pendant les 2 dernières minutes avant l'envoi des données toutes les 10 minutes, donc pendant 8 minutes, elle ne voit rien. Hors test capacité du matériel, même s'il était bon, c'est pour le moment une station utile pour assez bien approcher le vent moyen sur 10 mn, la T moy, des Tn lentes, pour des cumuls de pluies et faites pour certaines Tn des TAF, des événements ponctuels, des éoliennes, pour quelques valeurs qui ne correspondent pas aux normes climato. Elle n'est pas faite pour le vent maxi du jour, la T maxi, certaines Tn brèves, l'intensité des pluies, surtout ici ce serait plus qu' hasardeux, car la proba de capturer le vrai vent maxi du jour par exemple, est moins bonne que le hasard. Pour parvenir au niveau du hasard il faudrait déjà qu'elle capte les rafales sur le pas nécessaire minimal pendant 50% du temps et dans notre cas pour la climato c'est 100% du temps au pas de 0.5s et/ou 3 s. L'anémo intéressant, est piézoélectrique. Il mesure des pressions sur le cône en 0.1 s (donc sans problème d'énergie pour échantillonner en permanence et avec une reprogrammation, il pourrait sortir les valeurs aux normes). Une rafale sort quand il y a une certaine stabilité du vent sur plusieurs échantillons d'après un algorithme. Il n'a pas pu me dire sur combien d'échantillons la stabilité doit être vue. Le pas de mesure est donc variable en attente d'une certaine stabilité (donc d'après moi, le pas est d'autant plus long que le site est turbulent avec des variations de la vitesse du vent en peu de temps vu que c'est la condition). La rafale maxi prend en compte les 20 plus fortes rafales dans les 2 dernières minutes (donc pas celles pendant les 8 minutes où elle dort). 450 km/h atteint en soufflerie, à 135 km/h seulement 1 km/h d'écart avec la soufflerie (donc même vitesse que soufflerie avec son incertitude aussi). Quand il y a une fiente ou autres, le capteur le remarque et tient compte de la nouvelle pression pour le zéro (A voir avec la pression de la pluie forte). Il y a un bruit de fond qui ne permet pas d'être certain de la vitesse à moins de 3-4 km/h. Le pluvio n'a pas de pièces mobiles, c'est un système de syphon. Il faut que ce n'est pas comme le premier pluvio Davis à syphon lamentable du début des années 90, qui me faisait rêver d'un futur pluvio à augets. Pour la température c'est un SHT21 ( moins précis que le SHT31 chez Davis, lui même moins précis que le SHT35 et que le tout nouveau SHT85 (+- 0.1° sur une bonne partie de la gamme) remplaçant le SHT75) et chaque exemplaire est corrigé spécifiquement. La station envoie la moyenne des 10 valeurs dans les 2 dernières minutes, donc les tests d'abris sans sondes identique avec un échantillonnage équivalent à la Davis seront biaisés (les Tx seront lissées en plus d'être ratées de façon indépendante du lissage de la constante de temps, donc si la station sort souvent des valeurs identiques à la Davis, ce sera plutôt signe que l'abri lui-même surchauffe. Si cet abri est bon comme les autres abris normalisés, comme il l'indique, il devra sortir des Tx souvent plus froides que la Davis vu le sommeil de la station 8 mn et le lissage sur 2 minutes contre 10 s en permanence pour la Davis) Le plastique est biodégradable donc au bout de quelques années, des pièces sont à changer, mais elles ne sont pas chères, quelques dizaines d'euros. Une station est en test sur un mât géant de l'EDF avec un anémo tous les 10 m. L'EDF est satisfait d'après lui. Il verra avec le concepteur pour l'échantillonnage en fonction de l'autonomie et la possibilité de déporter l'anémo (il est détachable, mais il y a de l'électronique pour d'autres capteurs dans le cône avec la protection électrostatique/magnétique de l'électronique ailleurs) Je lui ai proposé de tester bénévolement la station. Je l'ai motivé en lui montrant le potentiel mondial s'il modifiait sa station pour la climato afin de devenir meilleur que Davis avec un anémo sans entretien et un pluvio sans pièces mobiles en plus de la capacité à transmettre dans les coins perdus pour un prix compétitif. Pour le réseau GSM je lui ai indiqué qu' il fallait une mémoire interne car ici je ne compte plus les coupures de réseau de tous les fournisseurs en même temps sur le seul mât capté, dans les situations extrêmes où il ne faut surtout pas rater un record, pendant les orages ou par temps calme pendant des pannes en amont, ou avec les bévues de techniciens sur le câblage du pylône... Vu les délais de réparation, une semaine de mémoire est un minimum, l'idéal serait au moins un mois pour les coins inaccessibles l'hiver. En fait avant les essais, sur le papier malgré que cette station soit très intéressante, pour IC, il manque une mémoire, une alim suffisante avec un échantillonnage permanent (100% du temps) et assez aux normes comme les stations MF et Davis.
  10. Très intéressant ! Cependant ça peut-être largement le hasard de la météo /climato de ces périodes, car vu le peu d'échantillons, il n'y a absolument rien de statistiquement significatif (sans avoir besoin de le calculer tellement c'est trop faible . Ca ne veut pas dire qu'il n'y a rien, mais là faute d'échantillons, trancher dans ce sens serait justement se remettre totalement au hasard capable de produire bien pires coïncidences dans l'IC à 95% . ) et surtout pour une bonne raison, par le fait qu'il n'y a pas la comparaison du pyrano avec l'héliographe sur le même site avec les mêmes masques au même moment, mais avec des stations à distance. Et oui c'est un sacré problème vu que MF profite le plus souvent des modifications de capteurs, de normes, de classifications, pour améliorer les sites et l'emplacement pour le paramètre concerné, donc dans le cas présent probablement en évitant plus de masques qu'à l'époque de l'installation des héliographes Cimel. C'était pareil pour la T ces dernières années. Dans le Var en remplaçant les abris Cimel par des abris Socrima, MF a effectué de petits déplacements ou des élagages, déboisements, ou autres, pour de bien meilleurs dégagements. Donc celui qui pratiquerait ton analyse à distance sans avoir tous les éléments de modification du site et de l'emplacement de l'abri, de la station, trouvera aussi un changement dans la température en plus de celle due au meilleur abri. Donc sans informations sur l'emplacement exact des différents pyrano par rapport aux héliographes Cimel dans un même site, ni sur le déplacement ou non du capteur, les modifications dans le site et autour pour les masques (élagage d'arbres, déplacement de poteaux ou autres bricoles plus ou moins importantes), il vaut mieux se fier aux comparaisons avec les pyrano et les héliographes dans un même site. MF a réalisé des comparaisons en double sur certains sites du Nord autres qu'à Trappes, comme à Strasbourg (sous-estimation faible du pyrano, donc pourquoi l'inverse dans tes stations ?) et eux seuls pourront valider que c'est bien le pyrano qui est en cause dans tes stations, du moins fautes d'échantillons suffisants pour exclure le hasard. Il faudrait voir si MF a effectué des mesures en double à Besançon où les écarts entre l'ancien Campbell et le Cimel avaient été les plus importants et donc c'est là que potentiellement le pyrano est sensé être le plus mauvais par rapport au Cimel ou pyrhéliomètre.
  11. 5 à 10% mais sur quel pas de temps ? Je n'ai pas vu ça dans la doc des essais MF avec les comparaisons réalisées pour la mise au point de la méthode, ni pour son acceptation à l'OMM avant d'introduire la méthode du pyrano la plus précise, inventée par MF (Oliviéri). Il ne faut pas mélanger des écarts donnés pour une journée et les écarts au mois et encore moins à l'année, sur des normales, ça n'a pas de sens. Avec ces + 5 à +10% avancés ici, si c'était à l'année et pire aux normales, autant rester au Campbell ! Avec la méthode du pyrano, MF a relevé -0.6% sur le cumul pendant 8 ans à Carpentras par rapport à la mesure de référence la plus précise, donnée par le pyrhéliomètre. Sur un an à Strasbourg/héliographe Cimel on a -1.36%, -1.06% à Montpellier sur 4.5 ans, +0.09% à Trappes sur 9 mois sans mois d'été, +0.44% sur 4 ans à Tours, -0.11% à Ajaccio sur 6 mois, +0.06% à Faaa sur 2 ans, -0.3% à Gillot sur 2 ans. MF indique dans cette note que la méthode a tendance à sous estimer en général la DI d'un peu moins de 1% sur de longues périodes. Et depuis ces essais la méthode a été améliorée pour l'OMM car MF et autres spécialistes ont affiné le calcul des coeff spécifiques à la station. Dans les stations les plus récentes on peut programmer des formules plus complexes et celles d'analyses du signal pyranomètrique les jours d'insolation intermittente et déterminer le trouble atmosphérique avec d'autres paramètres, pour améliorer la précision journalière. Dans les publications internationales sur le sujet, ces résultats sont régulièrement rappelés : L'amélioration des coeff pour Carpentras a entrainé une erreur de +1h sur 11012h (sur 2007-2010) mesurées par la référence, 0.00% d'erreur. Il suffit de regarder les tableaux des écarts pour différentes villes, pour voir que l'erreur minime au pas annuel, sera encore plus négligeable pour déterminer des normales de DI. https://www.wmo.int/pages/prog/www/IMOP/publications/IOM-109_TECO-2012/Session1/O1_07_Vuerich_Sunshine_Duration.pdf Il faut bien comprendre que des erreurs non systématiques non négligeables au pas journalier, se compensent et sont négligeables pour des années et encore plus pour des normales. Après c'est clair que plus on sera au Nord de l'Europe et plus ce sera compliqué l'hiver avec un soleil rasant tout le temps. Dans le chapitre 8 de la bible de l'OMM, "Measurement of sunshine duration"
  12. Oui j'avais bien lu pour CMIP5 que plus on injectait de paramètres, plus mais aussi moins compris/mesurés, et plus l'IC devenait important à l'image de cet exemple, (mais à voir pour la valeur centrale meilleure sur le passé dans CMIP5) : extrait d'ici : http://www.insu.cnrs.fr/files/plaquette_missterre.pdf Mais bon vu que pour ces modèles le problème principal reste les nuages (qui représentent 70% de la dispersion entre les modèles sur la sensibilité climatique, http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/56362/meteo_2015_88_56.pdf ), donc ça voudrait dire de fait que les nuages auraient été mieux estimés dans CMIP3 et que c'est CMIP5 qui le dit (pour Cotissois) tout étant moins bon sur ce point (vu que s'il était meilleur pour les nuages, il le serait aussi par rapport à CMIP3). Ca n'a pourtant pas l'air d'être le cas d'après vos discussions sur les nuages et l'embryon de CMIP6.
  13. Je ne comprends pas comment des modèles plus récents avec des ordi plus puissants, sont moins bons (pour prévoir le fond, l'évolution de moyennes sur 20-30 ans et non pas la variabilité interne) tout en confirmant que les anciens sont meilleurs. Car si les derniers sont moins bons, ce qu'ils confirment n'est pas sensé être meilleur vu que par définition en étant moins bons, leur capacité à capter le meilleur est douteuse et donc ils ne pourraient pas dire que CMIP3 est meilleur. Enfin c'est une histoire quelque peu circulaire vue d'ici. D'autant plus que pour le moment avec les obs on ne peut pas savoir s'ils sont meilleurs, car ça ne veut rien dire avec si peu de données depuis CMIP3 et 5, que les obs soient plus proches de CMIP3 que de CMIP5 (surtout que RCP 8.5 et 4.5 ne sont pas différents sur cette période, j'ai regardé, la valeur centrale renvoie le même écart avec les obs et que CMIP3 reproduit moins bien les obs passées). Donc vu d'ici je ne vois pas comment en voyant plus mal le passé (sur le fond) que CMIP5, en disant que CMIP 5 est moins bon, on en arrive à la conclusion que CMIP5 confirme que CMIP3 est meilleur.
  14. Même le graphe d'un sceptique qui publie régulièrement chez Watts, montre comme les pentes les plus récentes des anomalies et du cycle solaire, sont inversées : Avec cette cueillette de cerises, certains vont finir par nous dire que plus le soleil faiblit et plus la T globale monte : C'est mieux avec l'ensemble : Les obs sont compatibles avec ce que nous dit la physique. L'influence du cycle solaire est tellement faible pour le fond qu'elle est noyée dans le bruit (Dixit Leif Svalgaard ) : Il y a comme une différence avec ce qui est sensé avoir une influence sur le fond : Il n'y a pas de tendance de fond dans l'activité du soleil, elle est considérée comme nulle sur ces 300 dernières années comme le montre un des graphes de Leif Svalgaard :
  15. Une "erreur" habituelle en climato de Fred Decker qui a pourtant été informé x fois de l'existence des séries homogénéisées et où elles se trouvent : Une normale n'est pas prévue pour le suivi de l'évolution du climat, c'est indiqué quelque part dans un des manuels à l'OMM, car les données ne sont pas homogénéisées. Avec des données homogénéisées : Pour la suite après 2013, je ne sais pas si cette série avec 2018 est homogénéisée : https://www.ncdc.noaa.gov/cag/city/time-series/USW00094846/tavg/12/12/1958-2018?base_prd=true&firstbaseyear=1958&lastbaseyear=2018&trend=true&trend_base=10&firsttrendyear=1958&lasttrendyear=2018&filter=true&filterType=loess
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