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Higurashi

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Posts posted by Higurashi

  1. il y a 24 minutes, Matpo a dit :

    Il y a même une rétro action peu connu , faible certes mais qui existe bien: les eaux captant plus de lumière (moins souvent de banquise aubdessus) et se réchauffant, les micro planctons, se multiplient, et cette augmentation de particules en suspension dans l eau modifie son albedo, elle renvoie encore moins d ondes du visible vers l'espace

     

    J'aurais plutôt pensé qu'une eau riche en plancton a un albédo plus élevé. Les effervescences se repérant sur l'imagerie satellitaire par une eau plus claire.

    Mais si des études sur le sujet ont dit l'inverse, alors c'est que ça doit être vrai. Un lien ?

  2. Merci pour l'effort de synthèse Cers. Je préciserais cependant une chose.

     

    Dans le lien donné plus haut, on lit : "Thus, these two now unbalanced forces create an acceleration, directed inward towards the center of spin, that we can identify as the centripetal force". Or, l'accélération centripète est présente tant que l'air tourne. Cela implique que force de pression et déviation de Coriolis ne sont jamais en parfait équilibre et que le rappel est constamment renouvelé les parcelles oscillent autour de leur point d'équilibre.

     

    En fait, c'est très subtil car toute l'accélération centripète est finalement issue de la faible composante tangentielle de la force de pression. C'est ce qu'explique de façon plus exhaustive Napier Shaw dans son ouvrage. La décomposition mathématique est, je pense, trompeuse si l'on s'intéresse au cheminement physique.

  3. Il y a 3 heures, Higurashi a dit :

    Je suis surpris de voir que vous sépariez physiquement accélération centripète et variations de vitesse puisque ce sont précisément ces dernières qui permettent à la parcelle de tourner. Sinon, on n'explique pas comment la direction pourrait changer : il faut qu'un déséquilibre apparaisse entre force de pression et déviation de Coriolis. Donc un écart de trajectoire non nul aux isohypses.

     

    Le vent du gradient se calcule comme un équilibre instantané. C'est la partie équilibrée de l'écoulement, qui représente effectivement l'essentiel du mouvement. Mais on n'explique pas avec la partie équilibrée de l'écoulement comment l'équilibre est approché ni ce qui fait les évolutions. C'est la partie non équilibrée qui explique cela, aussi infime soit-elle.  

     

    Voir ici (page 3) http://www.atmos.albany.edu/facstaff/rfovell/ATM316/Balanced_flow.pdf

     

    Notez l'importance de bien différencier les outils mathématiques - ici en l'occurrence, le vent du gradient - de la physique. 

  4. Merci de la réponse.

     

    Je suis surpris de voir que vous sépariez physiquement accélération centripète et variations de vitesse puisque ce sont précisément ces dernières qui permettent à la parcelle de tourner. Sinon, on n'explique pas comment la direction pourrait changer : il faut qu'un déséquilibre apparaisse entre force de pression et déviation de Coriolis. Donc un écart de trajectoire non nul aux isohypses.

     

    Le vent du gradient se calcule comme un équilibre instantané. C'est la partie équilibrée de l'écoulement, qui représente effectivement l'essentiel du mouvement. Mais on n'explique pas avec la partie équilibrée de l'écoulement comment l'équilibre est approché ni ce qui fait les évolutions. C'est la partie non équilibrée qui explique cela, aussi infime soit-elle.  

     

    Je ne suis pas un inventeur, les fondements de ces concepts ont été posés il y a un certain temps. Je pense notamment au "Manual of Meteorology" de Napier Shaw où a réellement émergé le concept du mouvement en condition d'équilibre.

  5. Il y a 1 heure, Pansa a dit :

    On peut considérer une particule qui reste sur l'isohypse en question et introduire des variations de vitesse juste en changeant le rayon de courbure. 

     

    Pourquoi voulez-vous que la vitesse change si la parcelle reste sur l'isohypse ?*

    La seule façon d'y parvenir est de supposer un ajustement instantané, ce qui implique une parcelle avec aucune inertie. Pratique... mais physiquement irréaliste.

     

    *cf.

     

    Citation

     En atmosphère libre, la seule force réellement capable de changer la vitesse des parcelles est la force de pression.

  6. Il y a 4 heures, Cers a dit :

    En revanche, il n'est pas indispensable de se placer dans un contexte hors équilibre pour montrer que le vent est subgéostrophique (supergéostrophique) lorsque la circulation est cyclonique (resp. anticyclonique).

     

    On peut le montrer mathématiquement sans se placer dans un contexte hors équilibre, oui. Cela revient à considérer qu'à chaque instant, l'ajustement est instantané. C'est physiquement irréaliste, mais ça simplifie ingénieusement les choses. Cela rejoint ce que je disais plus bas : on ne va pas toujours vouloir chercher dans le détail le pourquoi du comment. C'était dit d'une façon très neutre.

     

    Il y a un passage intéressant dans un papier de John A. Knox qui rappelle (en prenant l'exemple du TP) que l'approche diagnostique permet d'arriver au résultat final sans passer par toute la complexité. C'est important à garder à l'esprit car ces concepts n'ont pas toujours de signification physique évidente. A fortiori quand les interrogations portent ou font appel à la complexité qu'ils masquent.

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