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skept

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  1. J'ajoute un point : le climat sera perçu par les sociétés humaines dans le cadre plus général des menaces qui pèsent sur elles. Paix en a un peu parlé, mais il est évident qu'à l'horizon des 50 prochaines années, l'histoire réserve des tas de mauvaises surprises et sujets de préoccupation. A titre d'exemple : - crise énergétique par pénurie de certains fossiles et renchérissement - épuisement des matières premières non renouvelables - tension sur la production agricole et la nutrition - guerres à grande échelle impliquant deux superpuissances - guerres à petite échelle de type con
  2. Désolé à mon tour (par rapport au message de Damien49), je ne suis pas pour rien dans la "dérive". Les analyses de l'effet du climat sur les sociétés (impacts, vulnérabilités, risques) comme de l'effet des sociétés sur le climat (prévention, adaptation) concernent les WG2 et WG3 du GIEC. Le principal axe en est économique, comme toute personne ayant lu ces rapports a pu le constater. Ce qui est soit dit en passant à la limite de la "scientificité" vu l'état assez curieux de la discipline économique et vu que les sociétés évoluent de manière "chaotique" (on ne peut prévoir à l'avance les inv
  3. On peut s'intéresser au climat sans considérer que c'est le problème social n°1, non? On parle dans cette discussion des "sociétés humaines" face à l'évolution climatique, or il est notoire que ces sociétés humaines affrontent une multitude de problèmes et n'arbitrent pas en fonction d'un seul. Et quand bien même on serait en désaccord sur l'importance du climat pour les sociétés, ce n'est pas une question d'être "malvenu" ou pas, mais d'arguments pour exposer son point de vue. D'ailleurs, cela ne m'intéresse pas tant de défendre un point de vue que de comprendre les décisions et actions de no
  4. Ben de nouveau, faut nuancer, je ne pense pas que ton jugement vaut pour les 193 Etats de cette planète. Il y a des "Etats fantômes" qui ne s'occupent pas de leurs populations et qui sont effectivement de connivence avec des sociétés exploitant leurs matières premières, mais il y a aussi beaucoup d'Etats qui ont nationalisé leurs ressources et qui redistribuent la richesse produite, en Amérique latine, en Asie ou (dans une moindre mesure) en Afrique. Mais c'est HS en effet, pour le climat l'important est de savoir si ces 193 Etats-nations ont des émissions carbone en hausse ou en baisse. Si tu
  5. En fait, je parle de "société industrielle" ou "moderne", ce qui n'est pas (plus) équivalent à "société occidentale". Je trouve personnellement préférable de vivre dans ce genre de société, mais il ne me viendrait pas à l'idée d'en faire une quelconque loi générale de supériorité. C'est une simple préférence subjective, mais au moins je l'assume (contrairement à ceux qui vantent les mérites des sociétés traditionnelles tout en profitant à titre personel du confort des sociétés industrielles). Pour moi, cela n'a pas de sens de raisonner en occidental ou non-occidental : la plupart des invention
  6. Ce que tu écris peut aussi se lire de la manière suivante : nous autres pays développés préférons les risques liés aux conséquences de nos activités industrielles aux risques liés aux conséquences des aléas naturels. Cette hiérarchie des risques n'est pas nécessairement liée à un défaut d'information (perte de contact avec la nature), elle peut relever d'un choix rationnel entre deux familles de risques dont on a connaissance. (Pour le dire autrement, il faut s'interroger sur l'espérance de vie de 53 ans en Ouganda et le lien qu'elle a éventuellement avec une structure sociale de 80% de paysa
  7. Oui, mais je ne pourrais pas te répondre. La nature des nuages se prêtant à la mesure fait quand même partie des limitations signalées par les auteurs (en gras), voilà leur synthèse de ce que leur approche permet : J'avoue que quand on a une nouvelle donnée climatologique dans ce genre, mon réflexe est de me méfier. Pas par scepticisme exagéré, mais parce que depuis 20 ans on a vu passer des erreurs et des faux débats. On se souvient que les capteurs MSU avaient des problèmes non corrigés par UAH (donc Christy et Spencer déduisaient à tort que la troposphère ne se réchauffait pas), que les
  8. Pour que je ne meurs pas idiot quand même, quelle est l'idée derrière l'analyse croisée des variations d'altitude de nuages et des variations du gradient thermique de l'atmosphère? Est-ce fondé sur le fait que l'émission se fera en proportion de T^4 de la couche?
  9. Non, l'instrument de Terra utilisé par Davies et Molloy (MISR) est indépendant des T. C'est un spectroradiomètre multi-angles à neuf caméras, qui mesure la lumière réfléchie sous divers angles pour reconstituer une image 3D. Après, je ne sais pas si du point de vue de la résolution spatiale / temporelle on peut croiser ces données MISR avec celle du MSU qui calcule la T
  10. Que le soleil ait une influence nulle à faible sur les variations de températures globales des 60 dernières années, c'est pour le moment la conclusion majoritaire... des spécialistes du soleil. Ce n'est parce que Scafetta, Shaviv ou Svensmark disent une chose que cela permet d'oublier ce que disent Lean, Fröhlich, Benestad, Gray et d'autres plus nombreux encore. Ou alors tu fais un tri sélectif dans la littérature scientifique et tu décrètes qu'il y a les bons chercheurs (ceux qui trouvent une influence solaire) et les mauvais chercheurs (ceux qui n'en trouvent pas). Mais ce n'est plus de la s
  11. Je ne sais pas si c'est spécialement "sceptique", mais oui, je réagissais à ce que disait Sirius en réfléchissant à quelles conditions cohérentes avec la théorie actuelle il serait possible d'avoir une température de surface stable sur une durée supérieure à 17 ans (puisque les modèles actuels prévoient qu'une stabilité maximale de 17 ans rentre dans le cadre de leur variabilité haute fréquence, cf travaux de Santer et al 2011). A défaut de pouvoir faire des prédictions précises (l'anomalie de 2015 sera de X K) ou même des enveloppes de probabilité (il y a X% de chance que la décennie 2010 so
  12. Je ne pense pas que les événements suggérés soient aussi peu probables, si tant est que l'on puisse estimer ces probabilités, mais mon but n'est de toute façon pas de faire la moindre prévi. Sirius a rappelé qu'un modèle contraint par des données passées réalistes échoue à le faire sur des projections courtes, du moins avec un degré de précision satisfaisant. Alors je ne vais pas me lancer dans l'exercice si cela rate quand on y met les meilleurs moyens du moment! Mettons que le réchauffement "freine" si tu veux, mais je ne vois pas bien l'intérêt de la nuance. Je me demande juste ce qui se pa
  13. Dommage... Le mieux est encore de l'observer pour vérifier, non? C'est à voir. Tu peux avoir une baisse du pétrole partiellement compensée par du charbon, donc le niveau global de CO2 émis n'est pas très différent, mais il y a plus de particules. En tout cas, on a expliqué une partie de la stagnation de la décennie 2000 par cette hausse des aérosols issue du charbon (Kaufmann 2011), donc cela ne paraît pas absurde d'envisager la poursuite du phénomène. Comprends pas. Tu peux avoir des périodes ENSO de deux ou trois décennies dominées par des Nino ou des Nina, Sirius m'a justement signalé récem
  14. En même temps, imaginons que les années 2012-2030 sont marquées par les trois phénomènes suivants : - une activité solaire en baisse (24 plus faible que 23 et 25 plus faible que 24) - une hausse du charbon et donc des aérosols soufrés - des oscillations périodiques en phase calme, voire négative, surtout un ENSO dominé par des Nina. Finalement, quel signal de T aurait-on en surface ? Si le gros de la chaleur induite par forçage est bien mixée dans les océans et transférée vers les fonds, on pourrait avoir un signal faible, quelques années Nino qui dépassent 1998-2005-2010 de 0,1 à 0,3 K,
  15. Surtout que les tâches solaires, cela semble plus compliqué que cela en a l'air. Je suis tombé sur (l'abondante) page de Leif Svalgaard (un spécialiste de la question, travaillant à Stanford) et en lisant ses présentations récentes, j'observe qu'il met en question l'idée même de l'existence d'un "grand maximum" moderne dans la seconde moitié du XXe siècle. Voir en particulier cette présentation, où il souligne les problèmes liés au comptage historique des tâches solaires et à leur lien avec l'activité physique de notre étoile. Tout cela reste donc en progrès et en débat, cela me paraît encor
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