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adri34

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  1. La situation synoptique est extrêmement rare. En général les masses d'air très chaudes sont associées à des flux de sud assez forts qui ne permettent que de scorer loin dans les terres et en dernier lieu le littoral par retour du vent de terre en fin d'épisode avec une masse d'air amoindrie. Les deux ensemble sont très rares. Effectivement en août 2017 une situation proche s'était produite mais avec une masse d'air 4 degrés plus fraiche (26 au mont aigoual). Donc un des seuls moyens d'aller plus haut, c'est d'avoir une masse d'air plus chaude, on ne peut plus aller au delà du gradient adiabatique. C'est tout ce que je dis, sans parler de statistiques je parle juste de physique 🙂
  2. Les températures relevées vendredi dernier tiennent de l'exceptionnel. Une masse d'air bouillante et en même temps un vent de terre qui vient foehner et donc produit une adiabatique sèche du niveau 850 hpa à mettons 27 degrés vers la plaine ce qui donne 42 degrés auquel s'ajoute le sur-adiabatisme des basses couches qui pousse à 46. La situation est alors parfaite ! Le seul moyen de faire mieux c'est d'avoir les mêmes conditions météo, avec une masse d'air plus chaude. N'oublions pas que l'on est juste après le solstice le soleil est à son maximum le printemps et l'hiver ont été secs les sols sont donc très secs et n'ont aucun mal à chauffer. En août les masses d'air sont en général plus chaudes et les sols plus secs en fin d'été. On a eu ces conditions. Rien ne dit que la masse d'air (advectée depuis le sahara) ne soit plus chaude après ou que les sols soient plus secs. En théorie plus chaud oui encore faut il qu'elle soit advectée et que les conditions soient réunies. Pour 55 degrés il faudrait une masse d'air à 36 donc ... pas sur que ce soit possible on arrive au bout du possible là ! Un réchauffement global de 3 degrés à la fin du siècle porterait la même masse d'air à 30 et la température parfaite à 49. Mais la probabilité de retrouver les mêmes conditions est très faible. Ce record tiendra longtemps !
  3. Salut ! J'aime bien ta démarche, que certains ont du mal à cerner. Voilà ce que j'en pense. Les modèles actuels utilisés pour les projections climatiques reposent sur l'ensemble des paramètres connus influant sur le climat. Que ce soit les equations de la physique (circulation, thermodynamique, rayonnement) l'impact de la biogeochimie ou des aérosols tout est étudié et son effet connu ... à une incertitude près. D'autres paramètres d'échelle inférieure à la maille du modèle sont parametrisés. La convection atmosphérique, la turbulence, les nuages... Tout cela amène à des incertitudes. On connaît bien l'émission de GES, l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère, l'impact de la cryosphere ou même l'absorption de l'énergie par l'océan. Mais en terme de contribution radiative des nuages, des aérosols et de la biosphère continentale on y connaît presque rien ! Le problème c'est que les modèles prennent en compte ces paramètres incertains et quand vous additionnez 10% d'erreur plus 5% plus 20% ben ça devient conséquent. Le système terre est par définition non linéaire donc chaotique. Une erreur de départ c'est une erreur plus grande à l'arrivée. Les différents scénarios sont issus de modèles différents avec des parametrisations différentes dans les gammes de valeurs estimées via leurs incertitudes. Mais on se rend compte que l'on observe avec le scénario 8.5 une augmentation 3.5+-2 degrés, ce qui représente 60% d'erreur ! Rien que ça. Et la démarche que tu propose vise à prendre en compte la résultante de tous ces paramètres dans le signal moyen en estimant certains paramètres. Le fait de faire une moyenne va réduire l'incertitude sur l'état et l'évolution actuelle sans se soucier de qui fait quoi. Modèle que tu vas considérer comme théoriquement rigoureux qui va mener à un état moyen en rentrant les paramètres d'entrée. Une approche différente. Sait on si dans le futur certains phénomènes actuels vont se comporter pareillement avec une énergie fournie différente ? Tes simulations semblent dans le même ordre de grandeur que celles réalisées par le GIEC aux incertitudes près. Il faudrait calculer une incertitude sur les données actuelles que tu utilise également.
  4. Les températures sont vraiment extrêmes à cette altitude ! La couche limite sera tellement développée que le cycle diurne est visible ! @TreizeVents oui c'est bien possible mais la question que je me pose c'est que mardi la masse d'air était tout à fait classique de l'ordre de 18 à 850 hpa, mais blagnac soumis au vent d'autan à 60 en rafale monte jusqu'à 33 ! Donc avec 10 degrés de plus là haut on ne serait qu'à 38 (valeur médiane prevue par météo France vendredi 28)? Curieux peut être l'humidité du sol et de la végétation ? Le sol est quand même très sec il pleut régulièrement mais peu et la végétation serait la seule capable de contenir ? Les blés sont secs bientôt bons à récolter et les pelouses auront le temps de dessécher au bout d'une semaine de 30 degrés quotidiens. Je suis donc curieux de voir les valeurs, bien que dépité par cette canicule qui arrive et qui sera dure à supporter
  5. Salut ! Personne n'a répondu à ton sujet, pourtant intéressant je trouve. Tout d'abord belle série de relevés ! 20 ans c'est bien pour commencer à faire des stats ! C'est assez dur à dire. En moyenne pour la majorité des postes climatologiques les températures minimales augmentent plus vite que les températures maximales. Un effet de serre un peu plus grand va contenir la baisse des températures (sur un signal moyen) la nuit. Des nuages plus fréquents ou un vent plus régulier peuvent également diminuer l'écart. Cependant l'hiver est une saison assez spéciale en Europe. C'est une saison où les changements de temps sont importants et un hiver doux sera souvent sous le signe d'un temps depressionnaire et un hiver froid sous un flux continental ou polaire. D'autres hivers peuvent être soumis à un temps très anticyclonique comme ces dernières années avec tantôt des advections froides tantôt chaudes mais en général un temps froid le matin (forte inversion) et doux l'après midi (si les brouillards ou stratus se dissipent). Si tu mesures la pression tu peux je pense corréler ça avec la pressionet voir quels hivers correspondent à quel type de temps. Pour ce qui est des moyennes oui c'est plus juste en effet mais plus compliqué à mettre en œuvre. Aujourd'hui on a accès à des relevés réguliers donc c'est facile. A une autre époque où les relevés min et max étaient souvent les seuls c'était plus dur. Tu peux également faire la moyenne de tous les minimas quotidiens pour chaque mois (pareil pour les maxima) et regarder l'amplitude
  6. Intéressant ces cartes mais il n'y a pas de légende des courbes tracées ! On ne sait pas qui est qui (on semble deviner que les points noirs sont ceux de l'abri passif). Ça paraît énorme 10/12 degrés de plus qu'est ce qui justifie ? La conception de l'abri ? car il me semble qu'en France il n'y a pas ce problème lorsque le soleil perce sur terrain enneigé sinon ce serait chose connue. L'abri doit certe chauffer un poil plus car plus irradié mais de là à avoir 10 degrés de plus je reste plus que perplexe. Pour compléter le sujet on notera l'exceptionnelle amplitude lors de la journée la plus chaude de février à Notre-Dame de Londres (170m, Hérault) avec au réveil -4.1 avant d'atteindre 24.7 dans l'après midi ! Soit 28.8 degrés d'amplitude thermique ! Source weatherlink station MétéoLanguedoc.
  7. Je déterre un peu ce sujet en apportant quelques explications supplémentaires. L'aigoual est en effet un sommet relativement haut par rapport aux alentours et relativement seul. De ce fait l'air qui circule autour de lui est dqns la majeure partie de l'année un air provenant de l'atmosphère libre (très peu impactée par le sol) 1u dessus de la couche limite atmosphérique (d'une hauteur variant de 200 à 1500 m en général et pouvant exceptionnellement atteindre 3000/4000m. Une couche limite de surface de quelques dizaines de mètres est également présente au dessus de la surface de l'observatoire qui explique un cycle diurne plus ou moins fort en fonction du vent. La différence avec des zones plus dans les terres n'est pas réellement le fait que la brise méditerranéenne rentre à cette altitude là brise côtière est invisible c'est vraiment la masse d'air qui va influer. La différence c'est que les zones plus en Lozère sont dans la couche limite atmosphérique et ont un effet diurne beaucoup plus marqué ce qui donne des tn plus basses et des tx plus élevées. Il n'y a qu'en période de chaleur associée à de la convection que l'écart sera moindre. 18 au sommet et 35 au sol pour peu que le vent soit au nord c'est normal l'effet de foehn associé va élever la température de 1 degré par 100 m soit en 1550m 15.5 degrés plus la couche de surface qui donne de 1 à 5 degrés suivant le vent le sol la saison). En espérant avoir apporté quelques explications complémentaires
  8. Les records ne suivent pas du tout les mêmes lois que les valeurs moyennes. Des records de tx tiennent toujours depuis 100 ans ou même 50 (sur des postes avec des conditions de mesures comparables). C'est un événement rare qui est la résultante de conditions particulières qui interviennent zn même temps. De plus tout dépend du lieu dans lequel on se trouve. Dans les terres ? Littoral ? Les txx littorales sont déterminées par bien plus de facteurs puisqu'il y a la mer. Pareil pour les TN. Le record de Perpignan s'est fait avec des conditions particulières la masse d'air n'était pas plus chaude que ça c'est la présence de vent la nuit par cette masse d'air qui a été particulièrement rare ! Donc les valeurs au dessus d'un seuil chaud devient plus fréquentes mais les extrêmes ne sont pas impactées de la même façon. Pour ce qui est de 55 degrés aucun commentaire. Le record mondial de 56.7 tient toujours depuis 105 ans. Toujours discutable mais même les lieux les plus chauds les plus propices à dépasser 50 degrés ne les dépassent que rarement. Le record d'Europe c'est 48 en Grèce et peut être que le sud de la France aura ce climat d'ici la fin du siècle ou plus tard.
  9. Par manque d'assiduité sans doute 😅 Quand j'aurai le temps je compilerai les données et j'en ferai une climato. Maid le fait que les cartes ne se remettent pas à jour après entree des données m'avait finalement peu à peu laissé de côté l'idée de les rentrer. Je les ferai à l'occasion !
  10. Ayant une bonne formation physique je suis très consciencieux sur la méthode l'étalonnage (je vérifie chacune de mes sondes). Sur des données sur des périodes longues ça marche bien. Mon but est de calculer les flux de chaleur. Si tu veux je te donne le tableau de mesures.
  11. J'ai pris deux périodes d'une semaine à 10 jours ayant un bon ensoleillement dans des conditions variées de vent, une en été fin août 2018 (2 niveaux de mesures) et une à la fin décembre 2018 (3 niveaux de mesure). Ces courbes représentent donc les Txm de chaque niveau sur la période et les Tnm (erreur de frappe merci de l'avoir mentionné). On remarque que le profile est instable le jour (normal le sol est chauffé) et est stable voire très stable la nuit (nuits claires déventées en général dans un lieu en vallée plate, pas réellement un taf). Pour répondre également à Christian oui les sondes sont étalonnées en 2 points. Les e sondes sont identiques Elitech rc-5, les sondes 208cm et 138 cm se tiennent aux mêmes valeurs. La sonde 50 cm montre des différences allant de 0 à 25 degrés jusqu'à +0.3 à 0 degrés. Cette sonde est donc corrigée. Au niveau des abris tous sont sur le même mat. Les deux abris du bas sont de ma fabrication et celui du haut est le socrima météo France. OK tu vas me dire ce n'est pas comparable. J'avais pris soin de réaliser une comparaison d'une semaine en avril 2016 qui avait montré que les différences étaient négligeables (0.05 plus chaud en moyenne pour le socrima avec une dispersion statistique normale). De plus la courbe noire est une régression logarithmique, le gradient de température en couche limite de surface est de cette forme et les points coïncident bien, nuit comme jour. Ce qui tend à montrer que l'écart observé est réel. Je met d'ailleurs la valeur du gradient vertical adimensionné de température. Au niveau du terrain : Vers l'ouest Vers l'est Les obstacles sont pour les plus proches à 2.5 fois leur hauteur (la photo est prise à 7m de la station environ, vers 16h le 1er janvier peu avant son passage derrière la colline. Les quelques herbes restant de l'été dernier (pas de changement depuis la fin août si ce n'est un reverdissement) sont peu denses. De toute façon le terrain est assez déventé même par vent fort. J'avais relevé une différence de 0.8 entre la TX relevée à 2m08 dans mon terrain avec la TX relevée à 1m50 dans le champ voisin bien dégagé où le vent était plus de 2 fois plus fort. Ce qui porte la surchauffe de mon emplacement si le relevé s'effectue à 1m50 à 1.5. Et là il n'y avait aucune herbe.
  12. 300 w/m^2 correspond à un rayonnement émis par la surface à environ 0 degrés. Il est évident que par ciel clair la température de brillance peut descendre à -20 avec cette précédente température sans aucun soucis ce qui fait que le rayonnement net à la surface vaut environ -50 w/m^2 pendant les nuits claires (plus fort au coucher du soleil mais se stabilisant ensuite). Très intéressant ce petit modèle. Je pense qu'on peut déterminer l'épaisseur de la neige minimale pour laquelle l'influence de la surface ne se fait pas ressentir sur la journée. A priori la couche couleur saumon donc la 4 ème plus proche du sol semble être la limite. Comment explique tu la variation pendant ces 3 jours ? Modèle pas à l'équilibre ?
  13. Exactement voici un comparatif sur 2 périodes été hiver ensoleillées des profils verticaux des txm et tnm
  14. Oui je n'ai pas bien vu il y a un écart de 0.03 entre 0.98 pour la neige et 0.95 pour le sol à 11 um. Pour un rayonnement de 300 W/m^2 on obtient une différence de 2 degrés en température de surface donc c'est moins en température de l'air. Les différences réelles observées sont de l'ordre de 5 à 10 degrés ce qui n'est pas expliqué par l'émissivité seule. Mon explication est théorique mais elle montre que la différence est réelle puisqu'elle suit une loi physique simple et qu'elle peut être grande. On pourrait modéliser cela je te ferai une simulation si tu veux. Donc oui ya plusieurs paramétres qui rentrent en jeu
  15. Ce que j'ai remarqué c'est que la durée d'ensoleillement est assez bien corrélée avec l'amplitude thermique moyenne. Je l'avais testé sur une période d'un an et peut être que ça peut être étendu au mois. Pour étudier des périodes longues attention aux ruptures tant dans le matériel ultisé (heliographe Campbell ou optique Cimel depuis 1988 la référence aujourd'hui) ou les emplacements qui ont un impact non négligeable. Cela est assez cohérent un jour de beau temps verra une nuit assez froide (sauf vent fort) et une journée assez chaude. De ce fait l'amplitude sera plus forte qu'un jour nuageux. Mais en température absolue je ne pense pas qu'il y ait un effet. La cause expliquant la canicule de 2003 et son ensoleillement est la même et elle est synoptique liée à l'anticyclone
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