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adri34

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  1. Intéressant ces cartes mais il n'y a pas de légende des courbes tracées ! On ne sait pas qui est qui (on semble deviner que les points noirs sont ceux de l'abri passif). Ça paraît énorme 10/12 degrés de plus qu'est ce qui justifie ? La conception de l'abri ? car il me semble qu'en France il n'y a pas ce problème lorsque le soleil perce sur terrain enneigé sinon ce serait chose connue. L'abri doit certe chauffer un poil plus car plus irradié mais de là à avoir 10 degrés de plus je reste plus que perplexe. Pour compléter le sujet on notera l'exceptionnelle amplitude lors de la journée la plus chaude de février à Notre-Dame de Londres (170m, Hérault) avec au réveil -4.1 avant d'atteindre 24.7 dans l'après midi ! Soit 28.8 degrés d'amplitude thermique ! Source weatherlink station MétéoLanguedoc.
  2. Je déterre un peu ce sujet en apportant quelques explications supplémentaires. L'aigoual est en effet un sommet relativement haut par rapport aux alentours et relativement seul. De ce fait l'air qui circule autour de lui est dqns la majeure partie de l'année un air provenant de l'atmosphère libre (très peu impactée par le sol) 1u dessus de la couche limite atmosphérique (d'une hauteur variant de 200 à 1500 m en général et pouvant exceptionnellement atteindre 3000/4000m. Une couche limite de surface de quelques dizaines de mètres est également présente au dessus de la surface de l'observatoire qui explique un cycle diurne plus ou moins fort en fonction du vent. La différence avec des zones plus dans les terres n'est pas réellement le fait que la brise méditerranéenne rentre à cette altitude là brise côtière est invisible c'est vraiment la masse d'air qui va influer. La différence c'est que les zones plus en Lozère sont dans la couche limite atmosphérique et ont un effet diurne beaucoup plus marqué ce qui donne des tn plus basses et des tx plus élevées. Il n'y a qu'en période de chaleur associée à de la convection que l'écart sera moindre. 18 au sommet et 35 au sol pour peu que le vent soit au nord c'est normal l'effet de foehn associé va élever la température de 1 degré par 100 m soit en 1550m 15.5 degrés plus la couche de surface qui donne de 1 à 5 degrés suivant le vent le sol la saison). En espérant avoir apporté quelques explications complémentaires
  3. Les records ne suivent pas du tout les mêmes lois que les valeurs moyennes. Des records de tx tiennent toujours depuis 100 ans ou même 50 (sur des postes avec des conditions de mesures comparables). C'est un événement rare qui est la résultante de conditions particulières qui interviennent zn même temps. De plus tout dépend du lieu dans lequel on se trouve. Dans les terres ? Littoral ? Les txx littorales sont déterminées par bien plus de facteurs puisqu'il y a la mer. Pareil pour les TN. Le record de Perpignan s'est fait avec des conditions particulières la masse d'air n'était pas plus chaude que ça c'est la présence de vent la nuit par cette masse d'air qui a été particulièrement rare ! Donc les valeurs au dessus d'un seuil chaud devient plus fréquentes mais les extrêmes ne sont pas impactées de la même façon. Pour ce qui est de 55 degrés aucun commentaire. Le record mondial de 56.7 tient toujours depuis 105 ans. Toujours discutable mais même les lieux les plus chauds les plus propices à dépasser 50 degrés ne les dépassent que rarement. Le record d'Europe c'est 48 en Grèce et peut être que le sud de la France aura ce climat d'ici la fin du siècle ou plus tard.
  4. Par manque d'assiduité sans doute Quand j'aurai le temps je compilerai les données et j'en ferai une climato. Maid le fait que les cartes ne se remettent pas à jour après entree des données m'avait finalement peu à peu laissé de côté l'idée de les rentrer. Je les ferai à l'occasion !
  5. Ayant une bonne formation physique je suis très consciencieux sur la méthode l'étalonnage (je vérifie chacune de mes sondes). Sur des données sur des périodes longues ça marche bien. Mon but est de calculer les flux de chaleur. Si tu veux je te donne le tableau de mesures.
  6. J'ai pris deux périodes d'une semaine à 10 jours ayant un bon ensoleillement dans des conditions variées de vent, une en été fin août 2018 (2 niveaux de mesures) et une à la fin décembre 2018 (3 niveaux de mesure). Ces courbes représentent donc les Txm de chaque niveau sur la période et les Tnm (erreur de frappe merci de l'avoir mentionné). On remarque que le profile est instable le jour (normal le sol est chauffé) et est stable voire très stable la nuit (nuits claires déventées en général dans un lieu en vallée plate, pas réellement un taf). Pour répondre également à Christian oui les sondes sont étalonnées en 2 points. Les e sondes sont identiques Elitech rc-5, les sondes 208cm et 138 cm se tiennent aux mêmes valeurs. La sonde 50 cm montre des différences allant de 0 à 25 degrés jusqu'à +0.3 à 0 degrés. Cette sonde est donc corrigée. Au niveau des abris tous sont sur le même mat. Les deux abris du bas sont de ma fabrication et celui du haut est le socrima météo France. OK tu vas me dire ce n'est pas comparable. J'avais pris soin de réaliser une comparaison d'une semaine en avril 2016 qui avait montré que les différences étaient négligeables (0.05 plus chaud en moyenne pour le socrima avec une dispersion statistique normale). De plus la courbe noire est une régression logarithmique, le gradient de température en couche limite de surface est de cette forme et les points coïncident bien, nuit comme jour. Ce qui tend à montrer que l'écart observé est réel. Je met d'ailleurs la valeur du gradient vertical adimensionné de température. Au niveau du terrain : Vers l'ouest Vers l'est Les obstacles sont pour les plus proches à 2.5 fois leur hauteur (la photo est prise à 7m de la station environ, vers 16h le 1er janvier peu avant son passage derrière la colline. Les quelques herbes restant de l'été dernier (pas de changement depuis la fin août si ce n'est un reverdissement) sont peu denses. De toute façon le terrain est assez déventé même par vent fort. J'avais relevé une différence de 0.8 entre la TX relevée à 2m08 dans mon terrain avec la TX relevée à 1m50 dans le champ voisin bien dégagé où le vent était plus de 2 fois plus fort. Ce qui porte la surchauffe de mon emplacement si le relevé s'effectue à 1m50 à 1.5. Et là il n'y avait aucune herbe.
  7. 300 w/m^2 correspond à un rayonnement émis par la surface à environ 0 degrés. Il est évident que par ciel clair la température de brillance peut descendre à -20 avec cette précédente température sans aucun soucis ce qui fait que le rayonnement net à la surface vaut environ -50 w/m^2 pendant les nuits claires (plus fort au coucher du soleil mais se stabilisant ensuite). Très intéressant ce petit modèle. Je pense qu'on peut déterminer l'épaisseur de la neige minimale pour laquelle l'influence de la surface ne se fait pas ressentir sur la journée. A priori la couche couleur saumon donc la 4 ème plus proche du sol semble être la limite. Comment explique tu la variation pendant ces 3 jours ? Modèle pas à l'équilibre ?
  8. Exactement voici un comparatif sur 2 périodes été hiver ensoleillées des profils verticaux des txm et tnm
  9. Oui je n'ai pas bien vu il y a un écart de 0.03 entre 0.98 pour la neige et 0.95 pour le sol à 11 um. Pour un rayonnement de 300 W/m^2 on obtient une différence de 2 degrés en température de surface donc c'est moins en température de l'air. Les différences réelles observées sont de l'ordre de 5 à 10 degrés ce qui n'est pas expliqué par l'émissivité seule. Mon explication est théorique mais elle montre que la différence est réelle puisqu'elle suit une loi physique simple et qu'elle peut être grande. On pourrait modéliser cela je te ferai une simulation si tu veux. Donc oui ya plusieurs paramétres qui rentrent en jeu
  10. Ce que j'ai remarqué c'est que la durée d'ensoleillement est assez bien corrélée avec l'amplitude thermique moyenne. Je l'avais testé sur une période d'un an et peut être que ça peut être étendu au mois. Pour étudier des périodes longues attention aux ruptures tant dans le matériel ultisé (heliographe Campbell ou optique Cimel depuis 1988 la référence aujourd'hui) ou les emplacements qui ont un impact non négligeable. Cela est assez cohérent un jour de beau temps verra une nuit assez froide (sauf vent fort) et une journée assez chaude. De ce fait l'amplitude sera plus forte qu'un jour nuageux. Mais en température absolue je ne pense pas qu'il y ait un effet. La cause expliquant la canicule de 2003 et son ensoleillement est la même et elle est synoptique liée à l'anticyclone
  11. Je n'ai pas de papier sur le sujet je serais curieux d'en voir. Ça doit se trouver. Plus précisément la neige contient beaucoup d'air (90% environ pour une neige fraîche) et l'air emprisonné dans la neige joue un rôle d'isolant. La température au niveau de la surface du sol est égale à 0 degrés quelque soient les conditions au dessus de la neige (pour peu que l'épaisseur soit suffisante). L'emissivité importante de la neige fait qu'elle va émettre beaucoup de rayonnement (0.99 contre 0.98 pour une prairie comme montré plus haut c'est du pareil au même). Cette perte d'énergie en Joules est représentée par Q=C DT avec C capacité calorifique (égale à la masse fois la capacité calorifique massique) et DT différence de température liée à la perte. La masse de la neige est 10 fois moindre que le sol pour une capacité calorifique massique de 2,09 kJ/(kg*K) contre 1.49 kJ/(kg*K) pour un sol humide. Cela nous donne environ un C 7. 5 fois plus important (2/10=0.2 contre 1.5 en unités de masse arbitraire. Pour une même perte d'énergie la différence de température DT = Q/C sera 7.5 fois plus forte pour la neige. Dans la réalité ce n'est pas le sol qui se refroidit mais la surface d'air juste au dessus (je mesure la température à 3 MM sous la surface je peux te donner le graphique) et la perte énergétique est moindre avec la neige puisque celle ci est plus froide (emittance M= sigma * T^4) mais globalement le phénomène est représenté la neige sera effectivement plus froide.
  12. Plutôt zone 4 qui semble plus dégagée que la zone 3 tout proche de la haie qui va couper le vent. Il faut voir au niveau du vent dominant ce qui est le plus dégagé. Pour les ombres pas grave a réduira la température qui risque de s'envoler en été. Si j'ai un conseil à te donner place ton abri à 2 m voire 2m50 dans ton jardin. Plus c'est haut et plus les TX seront basses J'ai pu mesurer les différences suivantes entre 2m10 et 1m40 dans un terrain 3 fois plus grand que le tien je pense. En été sur les TX en moyenne +0.8 à 140cm /210cm (max +1.3 en tx et +1.7 en instantané) En hiver sur les TX par beau temps (+0.2 jusqu'à +0.3 et +0.5 en instantané). En tn en été comme en hiver -0.3 par nuit claire et sans vent jusqu'à -0.5 et-1.4 en instantané le soir (je suis dans une vallée ça peut aider) . Ces chiffres peuvent être plus importants pour un terrain plus petit et avec des sources de chaleur tel que le goudron (montant à plus de 50/60 degrés en été contre 40 sur l'herbe jusqu'à 50/55 pour une prairie raze desséchée)
  13. En fait la neige est beaucoup moins dense que le sol. Pour une même perte d'énergie que le sol elle va se refroidir beaucoup plus. La neige c'est 0.1/0.3 kg le litre contre 1.3 pour le sol environ. La différence d'emusivité entre un sol nu et la neige est négligeable (moins de 5% d'écart ce qui explique une petite partie du refroidissement mais pas tout loin de là). La surface du sol sera clairement isolée de la partie émergent avec une température proche de 0 degrés sur une couche plus ou moins épaisse. Seul donc la surface de la neige se refroidit par radiation ce qui peut entraîner un abaissement considérable de la température. Il serait très intéressant de mesurer les températures de surface de la neige et à 1m50 comparées à un lieu proche mais non enneigé possédant les mêmes caractéristiques topoclimatiques.
  14. La grosse différence entre un sol enneigé et sans neige c'est que la neige a la capacité d'isoler le sol (plus chaud que l'air). Seule la surface de la neige va se refroidir et de manière très forte si le ciel est dégage et avec un vent faible puisque la neige a une capacité thermique plus faible. Bien entendu plus l'épaisseur est grande plus cet effet est fort en plus d'abaisser la hauteur de mesure et donc la température mesurée. Ce phénomène peut abaisser de 5 à 10 degrés la température mesurée par rapport à un sol nu. De ce fait des records comme -29 à Saint Martin de Londres dans l'herault à 195m d'altitude le 5 février 1962 fait suite à 30 cm de neige fraîche une vague de froid et un marais barométrique arrêtant le vent. Le ciel dégagé à permis de relever 3 jours de suite -26 -29 -28! La barre mythique des -30 a sans doute était franchie au fond de vallée 30 m plus bas. Je ne connais aucune station de plaine en France à avoir relevé une telle valeur.
  15. Il faut tout de même trouver la sphère de bon diamètre et fixer le support ce qui n'est pas une mince affaire. Belle réalisation ! Tu peux mesurer tous les jours la durée d'isolation en plaçant le capteur dans l'endroit le plus ensoleillé de chez toi (si tu n'as pas ce coin ensoleillé tu peux déplacer le capteur en exposant au plus juste pour ne pas décaler. Faut etre a la maison quand même poir ca Pour les 120 W/m^2 c'est du rayonnement direct donc ca va arrêter de marquer lorsque le soleil sera à 2/3 degrés au dessus de l'horizon ce qui est vraiment bas dans la majorité des cas on a des obstacles bien avant. Se référer aux durees quotidiennes maximales pour savoir l'impact des obstacles lors d'une journée 100% limpide
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