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Antoine Coeuré

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About Antoine Coeuré

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  1. De plus, je cite une partie des résultats d'une étude sur futura-sciences : "Pour connaître l'influence du réchauffement climatique sur la fréquence annuelle des éclairs aux États-Unis, les chercheurs sont partis de l'hypothèse qu'elle dépendait pour l'essentiel de deux facteurs : l'augmentation des précipitations et l'accroissement de ce qu'ils appellent l'énergie potentielle de convection disponible (en anglais, Convective Available Potential Energy ou CAPE). C'est la quantité d'énergie (exprimée en joules par kilogramme) qu'a une parcelle d'air plus chaude que son environnement ce qui se traduit par une poussée ascensionnelle due à la force d'Archimède." Voir le lien : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-rechauffement-climatique-va-accroitre-nombre-eclairs-56069/
  2. C'est pour cela que j'ai précisé justement que ce n'est que théorique mais que dans le cas où des conditions propices à la formation des orages sont réunis, il pourrait potentiellement en avoir plus. Les modèles climatiques prévoient certes des périodes de sécheresse potentiellement plus fréquentes mais quand on regarde le résultat de simulations, on s'aperçoit aussi que le bilan annuel dégagé de ces modèles n'est pas négatif (même une légère augmentation des précipitations avec disparités selon les régions). Et en finissant mon post, j'ai bien précisé : "cette tendance qu'on constate actuellement s'effectue t-elle sur une échelle de temps suffisamment longue ? Je ne le crois pas, il faudrait vérifier..." d'où l'idée d'une période que nous avons connu avec plus d'orages mais pas sur une échelle de temps suffisamment longue pour qu'on puisse dégager des tendances.
  3. Bonsoir, pour comprendre les bases de cette température humide, il faut passer un peu par la thermodynamique et cette notion de température humide est fictive. Je m'explique, c'est une température qui permet dans un lieu donné avec une température négative et muni d'une vapeur d'eau de connaître la température que ce lieu attendrait si on évaporerait toute l'eau liquide de ce lieu mais attention en maintenant une pression constante (dans le jargon on appelle ça isobare). Donc tu images une enceinte (par exemple un laboratoire), qui possède une certaine pression avec une température négative qui contient une certaine quantité de vapeur d'eau avant évaporation de l'eau liquide. Voilà un graph qui permettra d'appliquer tout ceci : Exemple : pour une température de 30°C et une humidité de 30%, la température humide est de 18°C. La température classique tu l'as lis en abscisse et tu montes dans le graph jusqu'à le taux d'humidité en question, tu suis ensuite les lignes transversales jusqu'à l'extrémité (Courbe croissante) et tu redescends pour lire la valeur de la température humide (aussi en abscisse). Voir les trais rouges. Autre exemple : pour une température de 26°C et pour une teneur en humidité de 8 g/kg, la température humide est d'environ 16°C. Quelques ressources bibliographiques non exhaustives : Wikipédia, https://formation.xpair.com/cours/temperature-humide.htm, ... Espérant avoir répondu à ta question, Antoine.
  4. Intuitivement je suis convaincu du contraire: à savoir que dans un avenir proche, nous allons connaître plus de jours orageux. Une simple règle thermodynamique : plus l'air est chaud, plus cet air permet de contenir de l'humidité ambiante dans l'atmosphère. Exemple : À 20 °C et au niveau de la mer, l’air peut contenir environ 18 grammes d’eau par mètre cube avant de saturer ; À 60 °C au niveau de la mer, cela monte à 129 grammes d’eau par mètre cube Donc si la température s'élève disons de 2°C (voire plus), nous allons connaître un air qui, potentiellement et sous certaines conditions, va se charger davantage en humidité. De plus, il est à noter que toujours avec une augmentation de la température de 2°C (voire plus), l'évaporation augmentera forcément et ce quelque soit la surface considérée (océans et continents). Evidemment moins pour les continents que pour les océans. Donc dans le cas de conditions favorables : instabilité, ... des orages pourront plus facilement se former. Pour comprendre ce raisonnement, il suffit de choisir des lieux où on constate très régulièrement la formation des orages : à partir de 20° Nord ou Sud et jusqu'à l'Equateur, les zones concernées connaissent très régulièrement de nombreux orages. Normal : températures très élevées (24 à 33°C), évaporation importante, ... Bien que ces zones sont soumises à des influences saisonnières climatiques (saison sèche, saison humide). Evidemment en France, on ne va pas arriver à de tels niveaux de températures mais on facilement s'imaginer que dans un climat plus chaud et plus instable, ce type de phénomène connaisse une augmentation dans nos centrées. Donc ces quelques rappels énoncés permettent selon moi de penser qu'au contraire, nous devons nous attendre à connaître une augmentation du nombre de jours orageux chaque année. P.S : cette tendance qu'on constate actuellement s'effectue t-elle sur une échelle de temps suffisamment longue ? Je ne le crois pas, il faudrait vérifier... Comme le dit Higurashi, il peut s'agir d'une tendance liée à la variabilité naturelle.
  5. En même temps, ce n'est pas étonnant que les printemps et les automnes deviennent sensiblement plus doux et moins humides qu'auparavant. Plusieurs études ont souligné la diminution (et son importance) du gradient thermique entre l'Equateur et le Pôle Nord ou plus particulièrement entre nos latitudes et le Pôle Nord. Conséquence : un gradient thermique qui atteint des valeurs identiques à celles d'autrefois de manière plus tardive et donc une zone barocline qui s'abaisse de plus en plus tard. Ajoutons à cela un étalement des zones tropicales/subtropicales et cela donne le résultat que l'on connait maintenant depuis quelques années. Sans faire un post détaillé là-dessus (on n'est pas dans le topic le plus adéquat), cette tendance va s'amplifier pour une raison simple : avec la fonte de la banquise qui continuera durant la saison estivale, ce cercle vicieux s'amplifiera. P.S 1 : le jour (certains scientifiques l'annonce entre 2030-2040) où la banquise aura complètement fondu durant le maximum estival, la situation va vraiment changer de manière brutale. Je n'oserai pas voir l'état de ce gradient thermique entre nos latitudes et les hautes latitudes disons courant mi-septembre et même courant octobre. P.S 2 : voici une illustration intéressante qui compare le climat passé et un climat réchauffé (avec donc une diminution de la superficie de la banquise) et en-dessous certains points clés d'un article de recherche de M.Coumou avec d'autres auteurs : Mécanismes dynamiques qui lient l’Amplification Arctique aux conditions estivales des moyennes latitudes. Source : Nature Communications, Coumou et al, 2018. Et voici ce qui en ressort (j'ai sélectionné les points qui me paraisse essentiels) : 1/ "Dim Coumou et ses coauteurs ont identifié trois phénomènes principaux susceptibles d’avoir un impact dynamique sur les conditions estivales et renforcer les phénomènes extrêmes : les trajectoires de dépressions affaiblies, les courants-jets décalés et les ondes quasi-stationnaires amplifiées." 2/ "Les données théoriques, observationnelles et les modèles confirment l’hypothèse selon laquelle la trajectoire des dépressions estivales sur l’Atlantique s’affaiblit avec le réchauffement de l’Arctique. Dans la basse troposphère, une réduction du gradient de température nord-sud conduit à un affaiblissement de la cyclogénèse." 3/ "Un anticyclone peut stagner, confiné par des guides d’ondes (waveguides) au nord et au sud. Aux moyennes latitudes, la force des vents diminue, tandis qu’aux extrémités – au nord et au sud – des vents plus forts circonscrivent l’anomalie chaude à une latitude bien déterminée. Au sud, le jet subptropical joue un rôle de guide d’ondes entre 30 et 45° de latitude nord, tandis qu’au nord, dans la région subpolaire, des vents renforcés, forment le deuxième guide d’ondes. Entre les deux, la circulation se retrouve parfois bloquée dans les moyennes latitudes. Quand le courant jet compte de 6 à 8 méandres, le phénomène dit de résonance se produit et le blocage se met en place." Cela vous fait-il aussi penser à la situation actuelle que nous connaissons depuis déjà pas mal de mois ? Un résumé de l'article peut être consulté sur : https://global-climat.com/2018/08/25/amplification-arctique-et-vagues-de-chaleur/ Mes trois citations proviennent d'ailleurs de ce même résumé.
  6. Ce qui me suprendra toujours avec ce genre de cartes, c'est la lattitude à laquelle il faut "monter" pour retrouver un Jet Stream présent et surtout intense ! Vous me direz que c'est la conséquence des hautes pressions mais cette carte parle d'elle-même : Si on voulait retrouver un Jet Stream assez élevé (> 150 km/h), il faudrait aller assez haut en latitude (au moins 60°, 62° exactement en allant vers le Nord depuis la France). Et voir ça à répétitions ces derniers mois (voire dernières années de manière plus intense et surtout plus répétée, c'est assez impressionnant), voire "inquiétant même. Quant à ce genre de cartes concernant les conditions à 500Hpa qui semblent se prolonger assez longuement (au moins quelques jours après la fin de ce topic) et avec notre soleil qui est déjà assez haut (équivalent à une fin septembre) + un flux solaire déjà élevé (au moins 550-600 W/m2 voire jusqu'à 700 W/m2) : C'est Cuba euh la France sous le soleil ! P.S : on surveillera néanmoins comme dit au-dessus la situation en bordure de quelques anomalies plus ou moins faibles dans la partie Ouest et surtout dans le Sud-Ouest se trouvant notamment au-dessus de l'Espagne, qui pourraient occasionner quelques averses voire quelques pluies. Sinon soleil assez généreux, températures printanières en journée et fraîcheur relative.
  7. Bonsoir à tous, étant étudiant en école d'ingénieur à Polytech Nancy au sein du diplôme EMME (Energie, Mécanique, Matériaux et Environnement), plus particulièrement j'étudie la mécanique des fluides et plus tard, j'étudierai la dynamique des fluides, les turbulences, ... Ceci étant dit, j'ai eu l'idée d'ouvrir ce topic pour la raison suivante : la météorologie et donc les lois qui "gouvernent" la météorologie viennent pour la plupart de la thermodynamique et de la dynamique des fluides. L'objectif de ce topic est donc que vous et moi publions des messages afin de partager nos connaissances dans ces domaines afin de faire comprendre la météorologie même pour les novices en la matière. P.S : pour paraphraser Neumann : en météorologie/mécanique des fluides on ne comprend pas les choses, on s'y habitue.
  8. Une fois l'un d'entre vous a réalisé une belle étude sur le climat de Rio de Janeiro. Par surprise, vous aviez conclu que ce climat n'était pas climatologiquement tropical, ce qui peut paraître (pour moi en tout cas) contre intuitif. Pourriez-vous faire une étude climatologique de la ville de Miami ? Je suis intéressé par le climat de cette ville. Merci de votre réponse. Cordialement, Antoine.
  9. Comme déjà dit précédemment, il faudrait de sacrés valeurs à 850Hpa pour permettre d'avoir des températures bien froides. En effet, avec l'avancée de la saison nous avons d'une part un soleil qui arrivera à environ 35-40° donc avec un flux solaire déjà assez élevé (potentiellement jusqu'à 650-700 W/m2) et une durée du jour qui augmente sensiblement (11h30-12h00) en se rapprochant de l'équinoxe. Donc à moins d'avoir une masse d'air à 850Hpa inférieure à -10°C, il sera compliqué d'atteindre des valeurs fortement négatives. L''exemple, par excellence, est celui du mois de mars de l'année dernière du 17 au 22 : Le 21 nous avons relevé une T850Hpa de -8°C. Résultat pour la station de Nancy-Essey : tn de -4°C. Logique en même temps avec un flux de 708W/m2. Le flux est un paramètre non négligeable et qui devient important à partir de mi-février. C'est ce fameux flux solaire qui explique pourquoi nous n'atteignons plus des tn aussi basses que fin-janvier/début février où avec un soleil plus bas et qui apporte un flux faible, permet d'avoir des tn basses avec "en même temps" une durée de jour de 8h30 à 9h15. P.S : avoir un flux solaire jusqu'à 700 W/m2 c'est déjà beaucoup pendant une mi-mars (et même si c'est en deçà des 950 à 1050 W/m2 d'une fin juin/début juillet). Cela représente l'effet d'un demi radiateur électrique qui chauffe une chambre de 10 à 15 m2 : même si un tel radiateur est petit, l'effet est déjà important.
  10. Mine de rien c'est en France (et plus particulièrement dans le Nord-Est) qu'on relève les plus hautes pressions ex-æquo avec le Sud-Est du Canada, le Kazakhstan et le Nord-Est de la Chine (jusqu'à 1038-1039 Hpa) dans le monde ! Voir Infoclimat : Pression
  11. je crois que comme dit avant, il faut relativiser. Pour cette excepté le lundi, nous aurons une semaine bien agréable (concernant les T°C et l'ensoleillement). Un peu plus de lux (flux solaire) avec un soleil de mi-février nous fera pas tant de mal (c'est le moins que l'on puisse dire) avec ces dernières semaines marquées par une nébulosité assez marquée (en tout cas en Lorraine) bien que quelques belles journées nous ont concerné cette semaine. Et comme dit à la page 7, nous devrions être content de vivre dans un climat avec peu de contraste (comparativement à la façade Ouest américaine ou d'autres villes comme Chicago). Quant à ceux qui souhaitaient des revirements (comme à la page 7), la situation, d'après les modèles, (et en tout cas pour moi) simulée ces dernières semaines n'a jamais montré majoritairement et unanimement des projections froides, loin de là ou alors de manière éphémère. Fin de l'HS.
  12. Et quand est-il de Miami ? Il serait intéressant (je trouve) d'étudier le climat de Miami à travers une étude détaillée comme celles réalisées pour toutes les autres villes jusqu'à présent.
  13. Comme dirait nos professeurs dans notre école d'ingénieur : il faut faire attention aux corrélations (surtout entre deux choses qui n'ont rien à voir). On peut tout faire ou voir des rapprochements à partir de corrélations entre deux droites ou deux courbes de manière générale mais le problème est l'interprétation : on arrive souvent à des aberrations ou à des choses tordues.
  14. Nancy-Essey au 19/10/2018 Tx>/=35°C : 4 jours Tx>/=30°C : 27 jours Tx>/=25°C : 96 jours Tx>/=20°C : 163 jours Txx : 36,5°C le 07/08/2018 Tnx : 21,8°C le 05/08/2018 Note : Nous avons pulvérisé le record de 1921 avec 90 jours de tx >/= 25°C, largement battu, no comment... Et que dire du nombre de tx>/=20°C lui aussi très important...
  15. Nancy-Essey au 04/10/2018 Tx>/=35°C : 4 jours Tx>/=30°C : 27 jours Tx>/=25°C : 90 jours Tx>/=20°C : 148 jours (en comptant la journée d'aujourd'hui avec très probablement une tx >/= 20°C) Txx : 36,5°C le 07/08/2018 Tnx : 21,8°C le 05/08/2018 Note : Nous avons atteint le record de 1921 avec 90 jours le 27 septembre. Avec les prévisions, on va très probablement le battre puisqu'il est assez sur que les journées de vendredi et de samedi dépasseront les 25°C de tx.
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