Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Antoine Coeuré

Adhérent Infoclimat
  • Content Count

    191
  • Joined

  • Last visited

Everything posted by Antoine Coeuré

  1. Un petit bilan en ce début de deuxième quinzaine pour Nancy. I] Les occurences de phénomènes : températures, brouillard, ... On comptabilise d'ores et déjà : 13 Tx>20°C, 7 Tx>25°C (+2 par rapport à la moyenne). On peut tabler en raison des prévisions encore trois jours supplémentaires de Tx>25°C. Les prochains jours jusqu'à J+7 s'annonçant bien doux, les tx seront toutes >20°C. Aussi, on ne comptabilise que deux jours de précipitations/brouillard pour ce mois de septembre. Au passage, sur l'ensemble de l'été (de Juin à Septembre), on ne compte que 15 jours de pluies (c'est-à-dire de RR > 1 mm). 4 pour Juin, 2 pour Juillet, 7 pour Août et 2 pour Septembre. II] Les températures : minimales, moyennes, maximales. Pour la Tx, on se situe à 23°C (+2,6°C par rapport à la normale) Pour la Tmoyenne, elle est de 16,5°C (+1,3°C par rapport à la normale) Pour la Tmin, elle est de 10°C (-0,1°C par rapport à la normale) III] L'ensoleillement et les précipitations. L'ensoleillement est déjà important puisqu'en ce 17 Septembre, nous en somme déjà à 122h15 soit (-25% par rapport à la normale de 162,8 h). D'ici le dimanche, on peut raisonnablement tabler sur 40h/50h d'ensoleillement supplémentaires, on se situera donc déjà aux alentours de la normale. Et d'ici la fin du mois, on s'approchera (voire on dépassera) des 200h d'ensoleillement. La station de Nancy-Essey a atteint l'ensoleillement moyen de la période 1981-2010 ce 15 Septembre. Aujourd'hui, nous en sommes déjà à 1705 heures. Les précipitations sont bien déficitaires : seulement 10,9 mm soit -83% par rapport à la normale. Et d'ici le dimanche, aucune pluie n'est prévue. Sur l'ensemble de l'été (de Juin à Septembre), on ne comptabilise que 114,9 mm contre une normale de 259,3 mm (-44% par rapport à la normale sur ces quatre mois). Pour Juin : 36,7 mm (-47%). Pour Juillet : 15,8 mm (-75%). Pour Août : 51,5 mm (-18%) et pour Septembre : 10,9 mm (-83%). De plus, avec les températures élevées que nous avons connu depuis début Juin, cela n'a fait que amplifier la sécheresse. D'autant que les pluies, en majorité, ont pour origine des orages, donc l'efficacité de pénétration dans les sols est limitée.
  2. Curieuse situation : sur Propluvia, j'ai remarqué que la Meurthe et Moselle n'est plus en vigilance orange concernant les restrictions d'eau depuis le 15 septembre minuit. La Moselle et les Vosges figurent toujours en vigilance orange... Rectification : un nouvel arrêté pour le 54 est en vigueur, nous sommes toujours en vigilance orange.
  3. En termes d'analyse statistique et en prenant le panel GEFS, on aboutit à ces écarts-types pour le moment pivot (autour du 16), j'ai donc ajouté ci-dessous les écarts-types respectifs du 15 au 18 : Et même en allant jusqu'au 19-20, l'écart-type resterait assez proche : Donc les écarts-types seraient et resteraient assez faibles jusqu'au 19-20 car < 5. Dans l'ensemble, on tournerait régulièrement sur une valeur d'écart-type comprise entre 2 et 4. En termes de statistique, cet écart-type relativement faible signifie que la plupart des scénarios sont assez proches les uns des autres et sont donc proches de la moyenne. Moyennant quoi, sur ce scénarion GFS 12Z, il est probable qu'il s'agisse d'un scénario assez extrême. J'irai même plus loin : il s'agit peut-être d'une valeur aberrante. A voir durant les prochaines sorties. Il n'est pas à exclure qu'il s'agisse d'un run isolé et donc que les runs suivants soient plus à l'image de celui du 06Z par exemple.
  4. Les dernières études confirment que même pour l'Europe, on assistera à un changement de répartition de l'eau et ce de manière annuelle. Il en ressort une chose intéressante d'après la simulation sous forme de vidéo et disponible à l'adresse suivante : https://www.notre-planete.info/terre/climatologie_meteo/changement-climatique-GIEC.php En France, des précipitations déficitaires seraient probables en moyenne annuelle (ce phénomène étant de plus en plus visible et intense au fur et à mesure de l'évolution dans le temps) : notamment à 2'59/3'00 avec un zoom sur l'Europe. Avec le scénario de type RCP8.5 du GIEC, c'est-à-dire sans aucune intervention concernant la baisse de CO2 dans l'atmosphère (les émissions continueraient dans ce cas à augmenter), on aboutirait à ce régime de précipitations (en concordance avec ce que j'ai dis au-dessus) : Figure 1. Source : PNAS / Maisa Rojas Les couleurs jaunes, oranges et rouges indiquent une baisse des précipitations annuelles tandis que les couleurs qui tendent vers le bleu indiquent, au contraire, une augmentation des précipitations annuelles. Plus généralement d'autres études indiquent que les précipitations seraient proches de celles que nous connaissons actuellement mais plus intenses en hiver et moins intenses en été donc à long terme une apparition régulière de sécheresse qui couvriraient plus ou moins une bonne partie de la France tandis qu'en hiver, des pluies plus ou moins fortes surtout pour la moitié Nord seraient observées et donc des phénomènes tels que des inondations. Enfin, un autre scénario prévoit une situation contrastée même à l'échelle de notre pays. Le Nord de la France verrait des précipitations annuelles excédentaires par rapport à la situation actuelle et inversement au Sud de la France. La zone de démarcation entre précipitations excédentaires et déficitaires serait située quelque part entre la moitié Nord et Sud de la France : Figure 2. Source : Evolution des précipitations annuelles entre 1951 et 2010, GIEC 2014, rapport synthèse En bref, pour les précipitations, il n'y a pas un mais plusieurs scénarios possibles car contrairement aux températures, il n'y a pas de consensus sur les précipitations. La meilleure réponse qu'on peut apporter dans l'état actuel des choses est que les précipitations globales annuelles vont différer dans l'avenir par rapport à la situation actuelle. La Figure 2 juste ci-dessus pourrait s'interpréter comme ça pour ma part aussi : peut-être beaucoup plus de pluies en hiver et moins de précipitations en été, mais l’excédent hivernal pourrait l'emporter sur le déficit estival. Moyennant, quoi même les régions du Nord qui verraient plus de pluies en hiver par rapport à la situation actuelle pourraient subir des sécheresses plus ou moins longues et sévères en été.
  5. Introduction : On retiendra aussi pour les prochains jours des géopotentiels qui progressivement vont crever les plafonds... Des géopotentiels digne d'un milieu d'été sous une période caniculaire. I] Le type de temps Pour le type nous concernant ces prochains, on distinguera deux phases : - d'abord une phase de résorption d'un marais barométrique séparant les deux bulles de hautes pressions : jusque Mardi soir - Puis une phase de Hautes Pressions qui se mettra en place dans la foulée de manière assez rapide : A partir de Mercredi et jusque... au-delà du CT. II] La qualité de la masse d'air Elle restera fraîche (en dessous de la normale saisonnière fixée à 9°C) jusqu'en début de matinée de ce mercredi : Avant un pivot : le mercredi qui laissera place à une masse d'air plus chaude pour la saison. Le Jeudi restera dans une masse d'air conforme à la saison. A partir du vendredi, la masse d'air deviendra nettement plus douce (12°C-13°C à 850HPa => 1500 mètres) : Autre paramètre : l'isotherme 0°C. D'abord "assez bas", il remontera dans le courant des deux prochains jours. Le mardi, on baignera dans l'épaisseur 546-550 dam avec un isotherme 0°C à 2000 mètres environ : Dès mercredi, l'isotherme 0°C et l'épaisseur augmente pour se stabiliser dès le jeudi. On baignera alors dans une masse d'air douce voire chaude pour la saison (avec la fameuse ligne 564 dam qui concernera l'ensemble du Nord-Est et un isotherme 0°C de 4300 mètres environ ) : On distinguera également la césure de la masse d'air avec la 1,5 PVU. Situation de la 1,5 PVU ce mardi : Situation de la 1,5 PVU ce vendredi : Nous serons donc concernés par une hausse sensible de l'altitude géopotentielle : de 900/1000 dam à 1350/1450 dam à 1,5 PVU : une nouvelle preuve d'un changement de masse d'air : la suivante sera beaucoup moins instable et plus douce. Toujours pas de précipitations en vue ces prochains jours (et probablement pas avant les 7 jours au moins...). Concernant la nébulosité, d'abord importante, elle faiblira dès jeudi : le ciel sera donc plus lumineux marquant l'arrivée d'une période agréable pour la saison : toujours à partir de jeudi, les Tmin seront assez élevées (10°C à 12°C) et les Tmax agréables (23°C-26°C) et se stabiliseront. Les heures d'ensoleillement vont alors défiller assez facilement et le compteur des Tx >20°C (voire des Tx >25°C) recommencera à prendre du service.
  6. Salut guillaumej, voilà une réponse structurée à ta question : 1/ Rappel sur le DJU. Le DJU (Degré Jour Unifié) permet de réaliser des estimations notamment pour la consommation d'énergie thermique de bâtiments, résidences, ... 2/ Méthodologie de calcul. Le DJU se calcule à partir d'une température de 18°C (que tu sois sur Infoclimat ou pas). La question que tu vas sans doute me poser : pourquoi 18°C et non 20°C ? Parce que on estime que la température des locaux/habitations est d'environ 19°C auquel on soustrait 1°C qui correspond à des déperdissions thermiques mais ce degré est compensé par différents facteurs (internes et externes par rapport au logement) : les occupants, l'éclairage, le rayonnement apporté par le soleil, … La formule pour calculer le DJU est la suivante : DJU = 18 -(Tmin+Tmax)/2 où Tmin et Tmax sont les températures respectivement minimales et maximales du jour, c'est une formule grossière. Une autre formule existe dont notamment celle qui repose sur la méthode COSTIC mais utilisée par les professionnels de l'énergie : obligatoire pour les services liés au chauffage/à la climatisation mais elle est légèrement plus compliquée. D'ailleurs on distingue 2 types de DJU : le DJU de chauffage ((lorsque la température moyenne de la journée est > température de référence (18°C)) : typiquement de fin mai à courant octobre mais variable selon les régions le DJU de refroidissement (lorsque la température moyenne de la journée est < température de référence (18°C)) : typiquement de fin octobre à fin avril mais encore une fois variable selon les régions. 3/ Quelques références. https://www.gazprom-energy.fr/gazmagazine/2018/05/dju-optimisation-depenses-chauffage/ : intéressant car tu y trouveras toutes les informations et la formule « grossière » (correspondant à la première méthode du calcul du DJU). http://meteodu03.free.fr/DJU.php : calcul du DJU suivant le volet "météo" (donc avec la formule correspondant à la première méthode de calcul du DJU) avec mise en pratique. J'espère t'avoir bien répondu. Dans le cas contraire, n'hésite pas à me poser des questions. Cordialement, Antoine. P.S : le calcul du DJU avec la deuxième méthode de calcul (et donc avec la formule compliquée) n’a pas à être systématiquement utilisé. Tout dépend de tes besoins : DJU selon le volet « météo » ou selon le volet « consommation énergétique ». Pour le calcul du DJU avec la formule plus complexe, tu trouveras toutes les informations sur Wikipedia : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Degré_jour_unifié
  7. Question qui peut paraître HS : est-il prévu avec l'origine de cette masse d'air, des particules de sables dans le ciel durant cette canicule ? Merci pour la réponse.
  8. Autres caractéristiques de cette synoptique hors du commun : le paramètre 1.5 PVU, la TPE à 850Hpa & l'Humidex. Quand on les regarde attentivement, il y a des choses intéressantes : Exemple pour le jeudi 27 juin 2019 à 2h00 : Les géopotentiels de minimum 1200gpdam et jusqu'à 1500gpdam mettent en évidence la dynamique en altitude de la situation : la pompe à chaleur qui fonctionne et qui nous apporte cet air bouillant. D'où des géopotentiels bien supérieures au niveau moyen. On remarque également la présence de vents assez soutenus (à 1,5 PVU) car >55 noeuds bien qu'ils ne concerneraient pas l'intégralité du territoire. De même pour la TPE à 850Hpa : exemple pour le samedi 29 juin à 20h Des valeurs de TPE à 850Hpa très élevées qu'on a l'habitude de rencontrer non pas en France mais plutôt sous les tropiques... Cela illustre toute l'énergie présente à 850Hpa due à cet air très chaud. Enfin des humidex très élevées (à prendre en considération même concernant notre résistance face à la chaleur). Exemple : mercredi 26 juin à 20h Pour rappel, voici quelques seuils (Source : Wikipédia) : moins de 30, aucun inconfort ; 30 à 39, un certain inconfort ; au-dessus de 40, beaucoup d'inconfort ; au-dessus de 45, il y a danger : un coup de chaleur est probable ; au-dessus de 54, un coup de chaleur est imminent. Bref : les indicateurs virent au rouge (TPE, altitude du 1,5 PVU, humidex, Iso 0°C, T820Hpa, ...)
  9. Tu peux largement soustraire 10% d'HR par rapport aux prévisions annoncées. Dans un de mes posts d'hier, j'ai montré que les HR affichées sont largement surestimées. Pour la journée d'hier, il était annoncé des HR en Lorraine comprises entre 50% et 60% pour 17h. Or celles-ci étaient comprises entre 30% et 40% dans les faits. Mais mise à part l'effet sur l'humidex et sur les records potentiels, les impacts seront limitées. D'un côté si l'air est humide (HR comprise entre 60% et 80%) ce qui correspondrait respectivement à la journée et à la nuit, on aurait des Tn plus élevées (des nuits potentiellement largement tropicales) et d'un autre côté, si l'air est sec, les Tn seraient sans doute moins élevées (à peine supérieures au seuil des nuits tropicales : 20°C) mais des Tx plus élevées. Évidemment que dans le cas d'un air humide, le ressenti ne sera pas du tout le même et les températures maximales plus ou moins en deçà des températures qui auraient pu être enregistrées avec un air sec. En bref, mieux vaut un air sec avec du 35°C...
  10. Ce qui est impressionnant et ce qui illustre le potentiel de la situation, c'est la fameuse "ligne" à laquelle nous serons concernés la semaine prochaine. Pour les novices : la ligne 564 sépare l'air chaud de l'air tiède la ligne 582 sépare l'air très chaud de l'air chaud Voici le résultat : pour la soirée du vendredi mais j'aurai pu prendre pour exemple la journée du mardi ou du mercredi La ligne 582 serait atteinte sur le territoire ce qui est très rare. La ligne 564 serait atteinte très à l'Ouest et au Nord (Sud de la Suède). Quant à l'isotherme : il crève les plafonds (4700 mètres pour trouver du 0°C...). Petite comparaison éloquente des valeurs de températures à 850Hpa entre Nancy et Singapour (oui j'ai bien dis l'Equateur) plus pertinente que des lignes d'explications : Nancy/Singapour la semaine prochaine (Températures à 850Hpa) : Lundi : 19°C/19°C Mardi : 22°C/19°C Mercredi : 22°C/19°C Jeudi : 25°C/19°C Vendredi : 26°C/19°C Samedi : 24°C/20°C P.S : les températures ci-dessous ont été calculées par moyenne sur 1 jour. Plus facile pour Singapour pour la constance des températures que pour Nancy... On affiche une bonne performance pour cette semaine 😄
  11. Les valeurs des humidex et des températures au sol sont très biaisées sur GFS concernant l'épisode de fortes chaleurs à venir... Voici ci-dessous le taux d'humidité relative prévu pour ce vendredi 21 juin à 17h : En moyenne entre 60% et 65%. La réalité : Donc il y a bien une surestimation de l'HR. Il ne faut pas oublier que pour le moment il n'a pas beaucoup plu ce mois de juin (et probablement peu d'ici demain soir) et idem pour le mois de mai passé (déficit de 30% de pluviométrie). Je parle évidemment de mon secteur (les environs de Nancy) pour d'autres endroits surement plus... Tout ça pour dire que les taux d'humidité et que donc les Humidex prévus la semaine prochaine pour notre région (et le secteur de Nancy) ne seront pas représentatives de la situation réelle et que donc les humidex seront bien plus bas que ceux affichés et les températures prévues bien supérieures notamment en journée. De toute façon de deux chose l'une : Soit les HR seront élevées et donc les nuits seront sérieuresement tropicales (largement supérieures à 20°C) : entre 22°C et 24°C et les maximales plus basses : comprises entre 32°C et 34°C) Soit les HR seront plus faibles et par conséquent les nuits seront légèrement moins tropicales (environ 20°C-21°C) et les maximales plus élevées : comprises entre 34°C et 38°C). Évidemment l'humidex, lui jouera beaucoup en terme de ressenti : au moins 39°C pour un air assez sec contre minimum 43°C pour un air plus humide.
  12. La fameuse limite "582" qui sépare l'air chaud et l'air caniculaire concernerait l'Est de la France. Ce qui est rare et donne une idée de la masse d'air. Quant à la ligne "564" qui elle, sépare une masse d'air chaude et tiède, elle se situerait bien à l'Ouest et au Nord (Sud de la Suède). Éloquent. A ce titre, les figures ci-dessous le montrent : A l'échelle européenne : A l'échelle nationale : Tout va bien... P.S : bien que l'échéance est assez lointaine, les différents modèles simulent cette masse d'air très chaude qui concernerait la France même dans la seconde partie de semaine. D'où l'ajout de ces cartes ci-dessus..
  13. Faut pas s'en faire, ça n'arrivera pas. Pour que toute la mécanique se mette en place avant d'aboutir à cet épisode, y'a beaucoup de conditions qui doivent se mettre en place. Le placement de la goutte froide restera-t-elle au large du Golfe de Gascogne dans les prochaines sorties ou au contraire ? De même la formation et le placement de l'anticyclone en embuscade avec cette GF : pas sûr qu'elle se forme comme dans cette sortie. Ça fait beaucoup de probabilités et de conditions hypothétiques.
  14. A voir les futurs sorties mais je reste septique quant à la mise en place d'un tel coup de chalumeau. D'ici là encore au moins 150h nous séparerait de cette chaleur et les éléments responsables de cette mise en place de ce flux à minima chaud ont assez peu de probabilités pour ce mettre en place et pour provoquer en bout de compte cette situation. P.S : si ça arriverait, je ne sais pas quelles températures on pourrait obtenir ? A minima 35°C ?
  15. De plus, je cite une partie des résultats d'une étude sur futura-sciences : "Pour connaître l'influence du réchauffement climatique sur la fréquence annuelle des éclairs aux États-Unis, les chercheurs sont partis de l'hypothèse qu'elle dépendait pour l'essentiel de deux facteurs : l'augmentation des précipitations et l'accroissement de ce qu'ils appellent l'énergie potentielle de convection disponible (en anglais, Convective Available Potential Energy ou CAPE). C'est la quantité d'énergie (exprimée en joules par kilogramme) qu'a une parcelle d'air plus chaude que son environnement ce qui se traduit par une poussée ascensionnelle due à la force d'Archimède." Voir le lien : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-rechauffement-climatique-va-accroitre-nombre-eclairs-56069/
  16. C'est pour cela que j'ai précisé justement que ce n'est que théorique mais que dans le cas où des conditions propices à la formation des orages sont réunis, il pourrait potentiellement en avoir plus. Les modèles climatiques prévoient certes des périodes de sécheresse potentiellement plus fréquentes mais quand on regarde le résultat de simulations, on s'aperçoit aussi que le bilan annuel dégagé de ces modèles n'est pas négatif (même une légère augmentation des précipitations avec disparités selon les régions). Et en finissant mon post, j'ai bien précisé : "cette tendance qu'on constate actuellement s'effectue t-elle sur une échelle de temps suffisamment longue ? Je ne le crois pas, il faudrait vérifier..." d'où l'idée d'une période que nous avons connu avec plus d'orages mais pas sur une échelle de temps suffisamment longue pour qu'on puisse dégager des tendances.
  17. Bonsoir, pour comprendre les bases de cette température humide, il faut passer un peu par la thermodynamique et cette notion de température humide est fictive. Je m'explique, c'est une température qui permet dans un lieu donné avec une température négative et muni d'une vapeur d'eau de connaître la température que ce lieu attendrait si on évaporerait toute l'eau liquide de ce lieu mais attention en maintenant une pression constante (dans le jargon on appelle ça isobare). Donc tu images une enceinte (par exemple un laboratoire), qui possède une certaine pression avec une température négative qui contient une certaine quantité de vapeur d'eau avant évaporation de l'eau liquide. Voilà un graph qui permettra d'appliquer tout ceci : Exemple : pour une température de 30°C et une humidité de 30%, la température humide est de 18°C. La température classique tu l'as lis en abscisse et tu montes dans le graph jusqu'à le taux d'humidité en question, tu suis ensuite les lignes transversales jusqu'à l'extrémité (Courbe croissante) et tu redescends pour lire la valeur de la température humide (aussi en abscisse). Voir les trais rouges. Autre exemple : pour une température de 26°C et pour une teneur en humidité de 8 g/kg, la température humide est d'environ 16°C. Quelques ressources bibliographiques non exhaustives : Wikipédia, https://formation.xpair.com/cours/temperature-humide.htm, ... Espérant avoir répondu à ta question, Antoine.
  18. Intuitivement je suis convaincu du contraire: à savoir que dans un avenir proche, nous allons connaître plus de jours orageux. Une simple règle thermodynamique : plus l'air est chaud, plus cet air permet de contenir de l'humidité ambiante dans l'atmosphère. Exemple : À 20 °C et au niveau de la mer, l’air peut contenir environ 18 grammes d’eau par mètre cube avant de saturer ; À 60 °C au niveau de la mer, cela monte à 129 grammes d’eau par mètre cube Donc si la température s'élève disons de 2°C (voire plus), nous allons connaître un air qui, potentiellement et sous certaines conditions, va se charger davantage en humidité. De plus, il est à noter que toujours avec une augmentation de la température de 2°C (voire plus), l'évaporation augmentera forcément et ce quelque soit la surface considérée (océans et continents). Evidemment moins pour les continents que pour les océans. Donc dans le cas de conditions favorables : instabilité, ... des orages pourront plus facilement se former. Pour comprendre ce raisonnement, il suffit de choisir des lieux où on constate très régulièrement la formation des orages : à partir de 20° Nord ou Sud et jusqu'à l'Equateur, les zones concernées connaissent très régulièrement de nombreux orages. Normal : températures très élevées (24 à 33°C), évaporation importante, ... Bien que ces zones sont soumises à des influences saisonnières climatiques (saison sèche, saison humide). Evidemment en France, on ne va pas arriver à de tels niveaux de températures mais on facilement s'imaginer que dans un climat plus chaud et plus instable, ce type de phénomène connaisse une augmentation dans nos centrées. Donc ces quelques rappels énoncés permettent selon moi de penser qu'au contraire, nous devons nous attendre à connaître une augmentation du nombre de jours orageux chaque année. P.S : cette tendance qu'on constate actuellement s'effectue t-elle sur une échelle de temps suffisamment longue ? Je ne le crois pas, il faudrait vérifier... Comme le dit Higurashi, il peut s'agir d'une tendance liée à la variabilité naturelle.
  19. En même temps, ce n'est pas étonnant que les printemps et les automnes deviennent sensiblement plus doux et moins humides qu'auparavant. Plusieurs études ont souligné la diminution (et son importance) du gradient thermique entre l'Equateur et le Pôle Nord ou plus particulièrement entre nos latitudes et le Pôle Nord. Conséquence : un gradient thermique qui atteint des valeurs identiques à celles d'autrefois de manière plus tardive et donc une zone barocline qui s'abaisse de plus en plus tard. Ajoutons à cela un étalement des zones tropicales/subtropicales et cela donne le résultat que l'on connait maintenant depuis quelques années. Sans faire un post détaillé là-dessus (on n'est pas dans le topic le plus adéquat), cette tendance va s'amplifier pour une raison simple : avec la fonte de la banquise qui continuera durant la saison estivale, ce cercle vicieux s'amplifiera. P.S 1 : le jour (certains scientifiques l'annonce entre 2030-2040) où la banquise aura complètement fondu durant le maximum estival, la situation va vraiment changer de manière brutale. Je n'oserai pas voir l'état de ce gradient thermique entre nos latitudes et les hautes latitudes disons courant mi-septembre et même courant octobre. P.S 2 : voici une illustration intéressante qui compare le climat passé et un climat réchauffé (avec donc une diminution de la superficie de la banquise) et en-dessous certains points clés d'un article de recherche de M.Coumou avec d'autres auteurs : Mécanismes dynamiques qui lient l’Amplification Arctique aux conditions estivales des moyennes latitudes. Source : Nature Communications, Coumou et al, 2018. Et voici ce qui en ressort (j'ai sélectionné les points qui me paraisse essentiels) : 1/ "Dim Coumou et ses coauteurs ont identifié trois phénomènes principaux susceptibles d’avoir un impact dynamique sur les conditions estivales et renforcer les phénomènes extrêmes : les trajectoires de dépressions affaiblies, les courants-jets décalés et les ondes quasi-stationnaires amplifiées." 2/ "Les données théoriques, observationnelles et les modèles confirment l’hypothèse selon laquelle la trajectoire des dépressions estivales sur l’Atlantique s’affaiblit avec le réchauffement de l’Arctique. Dans la basse troposphère, une réduction du gradient de température nord-sud conduit à un affaiblissement de la cyclogénèse." 3/ "Un anticyclone peut stagner, confiné par des guides d’ondes (waveguides) au nord et au sud. Aux moyennes latitudes, la force des vents diminue, tandis qu’aux extrémités – au nord et au sud – des vents plus forts circonscrivent l’anomalie chaude à une latitude bien déterminée. Au sud, le jet subptropical joue un rôle de guide d’ondes entre 30 et 45° de latitude nord, tandis qu’au nord, dans la région subpolaire, des vents renforcés, forment le deuxième guide d’ondes. Entre les deux, la circulation se retrouve parfois bloquée dans les moyennes latitudes. Quand le courant jet compte de 6 à 8 méandres, le phénomène dit de résonance se produit et le blocage se met en place." Cela vous fait-il aussi penser à la situation actuelle que nous connaissons depuis déjà pas mal de mois ? Un résumé de l'article peut être consulté sur : https://global-climat.com/2018/08/25/amplification-arctique-et-vagues-de-chaleur/ Mes trois citations proviennent d'ailleurs de ce même résumé.
  20. Ce qui me suprendra toujours avec ce genre de cartes, c'est la lattitude à laquelle il faut "monter" pour retrouver un Jet Stream présent et surtout intense ! Vous me direz que c'est la conséquence des hautes pressions mais cette carte parle d'elle-même : Si on voulait retrouver un Jet Stream assez élevé (> 150 km/h), il faudrait aller assez haut en latitude (au moins 60°, 62° exactement en allant vers le Nord depuis la France). Et voir ça à répétitions ces derniers mois (voire dernières années de manière plus intense et surtout plus répétée, c'est assez impressionnant), voire "inquiétant même. Quant à ce genre de cartes concernant les conditions à 500Hpa qui semblent se prolonger assez longuement (au moins quelques jours après la fin de ce topic) et avec notre soleil qui est déjà assez haut (équivalent à une fin septembre) + un flux solaire déjà élevé (au moins 550-600 W/m2 voire jusqu'à 700 W/m2) : C'est Cuba euh la France sous le soleil ! P.S : on surveillera néanmoins comme dit au-dessus la situation en bordure de quelques anomalies plus ou moins faibles dans la partie Ouest et surtout dans le Sud-Ouest se trouvant notamment au-dessus de l'Espagne, qui pourraient occasionner quelques averses voire quelques pluies. Sinon soleil assez généreux, températures printanières en journée et fraîcheur relative.
  21. Bonsoir à tous, étant étudiant en école d'ingénieur à Polytech Nancy au sein du diplôme EMME (Energie, Mécanique, Matériaux et Environnement), plus particulièrement j'étudie la mécanique des fluides et plus tard, j'étudierai la dynamique des fluides, les turbulences, ... Ceci étant dit, j'ai eu l'idée d'ouvrir ce topic pour la raison suivante : la météorologie et donc les lois qui "gouvernent" la météorologie viennent pour la plupart de la thermodynamique et de la dynamique des fluides. L'objectif de ce topic est donc que vous et moi publions des messages afin de partager nos connaissances dans ces domaines afin de faire comprendre la météorologie même pour les novices en la matière. P.S : pour paraphraser Neumann : en météorologie/mécanique des fluides on ne comprend pas les choses, on s'y habitue.
  22. Une fois l'un d'entre vous a réalisé une belle étude sur le climat de Rio de Janeiro. Par surprise, vous aviez conclu que ce climat n'était pas climatologiquement tropical, ce qui peut paraître (pour moi en tout cas) contre intuitif. Pourriez-vous faire une étude climatologique de la ville de Miami ? Je suis intéressé par le climat de cette ville. Merci de votre réponse. Cordialement, Antoine.
  23. Comme déjà dit précédemment, il faudrait de sacrés valeurs à 850Hpa pour permettre d'avoir des températures bien froides. En effet, avec l'avancée de la saison nous avons d'une part un soleil qui arrivera à environ 35-40° donc avec un flux solaire déjà assez élevé (potentiellement jusqu'à 650-700 W/m2) et une durée du jour qui augmente sensiblement (11h30-12h00) en se rapprochant de l'équinoxe. Donc à moins d'avoir une masse d'air à 850Hpa inférieure à -10°C, il sera compliqué d'atteindre des valeurs fortement négatives. L''exemple, par excellence, est celui du mois de mars de l'année dernière du 17 au 22 : Le 21 nous avons relevé une T850Hpa de -8°C. Résultat pour la station de Nancy-Essey : tn de -4°C. Logique en même temps avec un flux de 708W/m2. Le flux est un paramètre non négligeable et qui devient important à partir de mi-février. C'est ce fameux flux solaire qui explique pourquoi nous n'atteignons plus des tn aussi basses que fin-janvier/début février où avec un soleil plus bas et qui apporte un flux faible, permet d'avoir des tn basses avec "en même temps" une durée de jour de 8h30 à 9h15. P.S : avoir un flux solaire jusqu'à 700 W/m2 c'est déjà beaucoup pendant une mi-mars (et même si c'est en deçà des 950 à 1050 W/m2 d'une fin juin/début juillet). Cela représente l'effet d'un demi radiateur électrique qui chauffe une chambre de 10 à 15 m2 : même si un tel radiateur est petit, l'effet est déjà important.
  24. Mine de rien c'est en France (et plus particulièrement dans le Nord-Est) qu'on relève les plus hautes pressions ex-æquo avec le Sud-Est du Canada, le Kazakhstan et le Nord-Est de la Chine (jusqu'à 1038-1039 Hpa) dans le monde ! Voir Infoclimat : Pression
  25. je crois que comme dit avant, il faut relativiser. Pour cette excepté le lundi, nous aurons une semaine bien agréable (concernant les T°C et l'ensoleillement). Un peu plus de lux (flux solaire) avec un soleil de mi-février nous fera pas tant de mal (c'est le moins que l'on puisse dire) avec ces dernières semaines marquées par une nébulosité assez marquée (en tout cas en Lorraine) bien que quelques belles journées nous ont concerné cette semaine. Et comme dit à la page 7, nous devrions être content de vivre dans un climat avec peu de contraste (comparativement à la façade Ouest américaine ou d'autres villes comme Chicago). Quant à ceux qui souhaitaient des revirements (comme à la page 7), la situation, d'après les modèles, (et en tout cas pour moi) simulée ces dernières semaines n'a jamais montré majoritairement et unanimement des projections froides, loin de là ou alors de manière éphémère. Fin de l'HS.
×
×
  • Create New...