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Météodu37

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  1. A mon avis, rien à attendre de spécial pour la dépression de Jeudi. Le courant jet semble mal se structurer et les écarts-types sont encore bien importants. Tout au plus, le vent pourrait souffler jusqu'à 70-80 km/h localement entre le Nord-Ouest et le Nord-Est du pays. Cette dépression va surtout apporter, une nouvelle fois, une quantité importante de précipitations et de fortes chutes de neige dans les Alpes.
  2. La tornade de Bertrangles a été évaluée d'une intensité EF1 ( entre 135 et 175 km/h ), et a parcouru une douzaine de kilomètres. La cellule convective responsable a adoptée une structure en Supercellule LT pendant quelques minutes ( classique des les traînes de masse d'air froid ). http://www.keraunos.org/actualites/faits-marquants/2020/tornade-bertangles-10-fevrier-2020-somme-picardie-hauts-de-france
  3. En ayant regarder un reportage lors du JT de TF1 il y a 2 jours, les témoins reportent bien le phénomène de tornade en évoquant les vitres soufflées, les appels d'air par engouffrement du vent. Et un pompier qui explique et montre que des tuiles ont été arrachées et ensuite projetées contre les façades de certaines maisons. N'empêche, en voyant l'état de certaines habitations, le phénomène n'était pas pleinement bien formé mais son intensité a été très violente. Vu le contexte dans lequel on était, les ingrédients étaient réunis pour l'apparition de puissantes rafales ( advection d'air froid à l'étage moyen, gradient de pression resserré, courant jet virulent ). Forcément, tout ce cocktail présent dans une situation convective ( en plus des cisaillements assez profonds dans les basses-couches couplés à une forte hélicité dans les très basses-couches ) peut largement donné la possibilité d'un phénomène tourbillonnaire.
  4. Il est vrai que la situation n'est pas facile à cerner en ce Jeudi, on remarque beaucoup de divergences entre les scénarios mais je pense qu'on peut dire que ce coup de vent sera plutôt modéré entre le Sud-Ouest et le Nord-Ouest. Il pourrait être plus fort pour les régions de l'Est, de ce côté là, les modèles sont assez en accords depuis plusieurs jours. On devrait observer un vent plus ou moins fort entre le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, avec des rafales pouvant atteindre les 80-90 km/h localement. Près des côtes, ces rafales pourront être supérieures à 100 km/h. Pour les régions de l'Est, ces rafales pourront être très soutenues avec des pointes jusqu'à +100 km/h dans les plaines. Ces rafales pourront dépasser les 120-130 km/h sur les massifs. Voici mon point de vue concernant le risque de creusement secondaire : Le vaste minimum dépressionnaire qui ondule autour des îles Britanniques évolue au sein d'une branche de courant jet très dynamique sur le bassin Atlantique ( valeurs supérieures à 300 km/h ). D'ici la nuit prochaine, la branche principale de ce rapide de jet devrait plonger en direction de la péninsule Ibérique, alors qu'une petite partie pourrait se détacher et entamer une trajectoire entre notre pays et la Grande-Bretagne. Cette petite branche de jet secondaire semble prendre un aspect ondulatoire près de nos côtes Ouest avec une intensité plutôt modérée en terme de vitesse. Quand on regarde la courbure des isohypses à 500 hPa, on arrive tout de même à voir que le risque de creusement secondaire n'est pas vraiment à écarter sur le Nord-Ouest du pays. Sur la carte à 1.5 PVU, on voit en évidence le jet qui évolue dans un forçage nettement dynamique, qui est lui même exercé par un minimum de Tropopause marqué au large de la Bretagne. Ce qui explique que le risque de creusement secondaire n'est pas nul, ce minimum de Tropopause est relié au jet, dans ce genre de configurations, de fortes ascendances se produisent en aval du minimum alors que les subsidences s'imposent à l'arrière. Cependant, il y a un petit hic. Dans les basses-couches, le champs des vitesses verticales ( entre 600-700 hPa ) ne présente pas de dynamique particulière, ainsi, l'anomalie en question pourrait prendre un caractère plutôt latent. Second hic, l'absence de gradients thermiques horizontaux marqués dans les basses-couches écartant tout anomalie chaudes. Il faut savoir que les zones les plus actives sont celles qui vont correspondre à l'advection des minimums d'altitude au-dessus des maxima d'air chaud de basses-couches.
  5. On a effectivement peu de répit avant la reprise d'un temps encore bien agité. Les prochaines 48-72h resteront perturbées mais de manière moins importante par rapport à ces derniers jours, c'est surtout à partir du milieu de semaine que la situation pourrait redevenir très agitée en terme de vent. Voici ce que l'on peut tirer comme hypothèse le temps d'attendre que les modèles s'ajustent au fil des jours. Un vaste minimum dépressionnaire devrait de nouveau revenir sur le centre du bassin Atlantique, en provenance directement du golfe du Labrador ( qui sévit déjà actuellement sur la région du Québec ). Ce minimum devrait onduler sur le centre du bassin d'ici le milieu de semaine prochaine, il devrait évoluer au sein d'un rapide de jet assez bien structuré et dynamique. Ce fort courant jet résulte lui même d'un gradient de température nettement marqué en surface, qui fait ainsi office de zone barocline pour de futurs dépression. On remarque très clairement cette zone barocline sur les champs de Theta'W à 850 hPa. On remarque que la branche de courant jet présente quelques petites ondulations ( encore rien de prononcé pour le moment ), et quelques anomalies de basse Tropopause pourraient en tirer profit. Il existe alors un risque de creusement secondaire au sein d'un fond talweg dynamique sur le flanc Sud du minimum dépressionnaire principal. Entre Jeudi et Vendredi, un premier creusement pourrait s'opérer entre la péninsule Ibérique et le golfe de Gascogne. Une dépression dynamique ( 980 hPa ), pourrait venir circuler sur le pays dans la journée de Vendredi, pouvant occasionner un petit coup de vent à sont passage. Pour le moment, les rafales restent assez modestes en regardant le déterministe de GFS, avec des pointes jusqu'à 100 km/h près des côtes entre les Landes et la Gironde et jusqu'à 80 km/h localement dans les terres. Ce petite passage perturbé devrait principalement concerner la moitié Sud du pays puisque le Centre-Est pourrait également connaître quelques fortes rafales jusqu'à 80-90 km/h, plus précisément entre l'Auvergne et Rhône-Alpes. Sur les ensemblistes de GEFS en prenant Bordeaux comme référence, on remarque que le scénario du déterministe GFS reste assez isolé par rapport à la moyenne des scénarios. Quelques scénarios très isolés ( 2 perturbations sur 20 ) voient des rafales supérieures à 90 km/h dans l'intérieur des terres. Ce n'est peut-être que des scénariis isolés, mais ça nous indique que le potentiel du creusement peut-être plus significatif qu'initialement prévu pour le moment. Il faudra donc surveiller les prochaines réactualisations jusqu'à Mercredi-Jeudi. Histoire d'approfondir un peu plus l'analyse, on observe un CEP nettement différent par rapport au scénario de l'Américain. La dépression pourrait déjà être plus creuse ( en-dessous de 970 hPa ), elle celle-ci serait positionnée plus au Nord au niveau de la Bretagne, avant de s'évacuer par les îles Britanniques. Au vu de sont positionnement, elle occasionnerait principalement un coup de vent sur le grand Ouest et le quart Nord-Ouest du pays, un coup de vent qui pourrait s'avérer dynamique quand on regarde la vitesse du vent en basses-couches, il en est de même pour le Centre-Est étant donné que le vent s'oriente au Sud-Sud-Est. GEM semble suivre le scénario CEP sur le positionnement de la dépression, à savoir entre la Bretagne et la Grande-Bretagne. Le point différent, une dépression un peu moins creuse que sur l'Européen ( 980 hPa ), elle pourrait entamer un creusement plus significatif sur la Grande-Bretagne. De ce fait, ce n'est que le quart Nord-Ouest de notre pays qui pourrait être concerner par du vent fort, jusqu'à 80 km/h localement au plus fort. Avec un vent toujours orienté Sud-Sud-Est, les reliefs du Centre-Est sont toujours aussi concernés par un risque de vent fort, tout comme entrevu par GFS et CEP. On a le modèle Allemand ICON qui nous fait un très beau copier-coller de CEP avec une dépression assez creuse près de la Bretagne avant de s'évacuer sur les îles Britanniques. Pour le moment, c'est ICON qui modélise des vents plus soutenus, avec des rafales pouvant excéder les 100-110 km/h près des côtes entre Vendée, Loire-Atlantique et Sud Bretagne. Après, ce sont principalement les Pays-de-la-Loire, la Bretagne, la Basse et la Haute-Normandie qui pourraient être concernées par de fortes rafales, avec jusqu'à 80-90 km/h localement dans les terres ( tout comme dans le Centre-Est encore une fois ). Sur les régions centrales et du Nord-Est, le vent pourrait également souffler fort en rafales mais que très localement avec jusqu'à 70-80 km/h. Enfin UKMO, qui s'accorde nettement avec CEP, voit une dépression assez creuse venir onduler sur la Grande-Bretagne, occasionnant un fort gradient de pression sur les régions de l'Ouest. Ce qui prouve que le scénario de GFS, avec sont creusement dans le golfe de Gascogne et sont passage sur le pays, est vraiment un scénario minoritaire pour le moment. Le scénario le plus probable qui ressort pour le moment, c'est une dépression qui viendrait se creuser près de la Bretagne avant de s'évacuer sur les îles Britanniques. Ce qui pourrait occasionner un coup de vent faible à modéré selon les scénarios sur le quart Nord-Ouest mais sans oublier le Centre-Est. Attendons maintenant de voir comment vont évoluer les prochaines réactualisations. Pour terminer, le week-end prochain pourrait être également sous le signe de l'agitation avec un rail de dépressions qui pourrait se mettre en place entre le centre du bassin Atlantique, la Grande-Bretagne et la Scandinavie. Un début de semaine de Noël pouvant être également perturbé avec la proximité d'une dépression assez creuse, mais à partir de là, ça ne devient que fiction pour le moment 😅
  6. On commence à y voir l'apparition probable de la dépression en question sur les images satellites. Sur la zone entourée en rouge, on remarque l'apparition d'une nouvelle perturbation de manière enroulée. Il s'agirait d'une interaction entre une anomalie d'altitude et le front concerné. Ce genre d'interaction conduit à une cyclogenèse modérée, elle débute généralement sur le centre de l'Atlantique pour se diriger vers les côtes Européennes, un cas très observé durant les saisons froides. On observe donc l'établissement progressif d'un front froid au sein d'une zone barocline avec l'apparition d'une première ondulation, très probablement le signe d'un creusement en surface. . Situation bien parlante sur la dernière analyse de surface, pour rappel pour les novices, l'air froid se trouve à l'arrière d'une dépression et l'air chaud à l'avant. L'air chaud à l'avant, semble se creuser un chemin vers le minimum en question. On l’interprète facilement avec l'orientation des isobares ( cercle rouge ), qui correspond explicitement à l'ondulation que l'on observe sur le satellite. Généralement, les ascendances synoptiques apparaissent juste dans cet élévation des isobares, pendant qu'une zone de subsidence s'établit doucement à l'arrière. On devrait donc assister à un beau creusement dépressionnaire et donc, une forte cyclogenèse dans les prochaines heures au large de l'Irlande. Il va falloir surveiller comment celle-ci va se comporter pendant son interaction avec le fort courant jet en altitude. Concernant la vigilance orange de MF, elle ne sera déclarée que vers 16h00 très certainement, et un bon quart Nord-Ouest pourrait y figurer.
  7. Je pense qu'il est grand temps d'établir une grande synthèse sur ce qu'il va se passer ces prochaines 24-48h. Je ne me suis pas exprimer avant pour me laisser le temps de voir les différents scénarios proposés malgré encore quelques divergences notables sur certaines modélisations, mais on peut désormais établir une prévision assez fiable dans l'ensemble. Mais effectivement, on se retrouve dans une situation un peu plus délicate que d'habitude, avec un courant jet puissant qui peut occasionner quelques surprises. Regardons déjà ce que nous apporte la situation actuelle. La large moitié Nord du bassin Atlantique se trouve sous l'emprise d'un vaste complexe dépressionnaire, piloté par une dépression très creuse entre l'Islande et la Scandinavie. Plus au Sud, l'anticyclone des Açores se porte en grande forme, mais celui-ci reste ancré sur sont territoire puisqu'un réseau de plusieurs dépressions ondulent un peu plus au Nord de sa position, faisant ainsi office de blocage pour une éventuelle progression vers nos latitudes. Petite remarque, on observe une forte déformation des lignes isobares sur l'Ouest du bassin. Ce qui pourrait être le signe éventuel du creusement de la futur dépression qui devrait nous concerner entre Vendredi et Samedi. L'environnement y est favorable en y regardant simplement les images satellites, on y retrouve l'ondulation d'un vaste front froid qui fait office de zone barocline de type frontal. Le contraste thermique y est donc modéré à fort et on observe généralement une bande de tourbillon dans les basses-couches caractérisée par un fort cisaillement du vent horizontal dans ce genre de configuration barocline Maintenant, regardons l'évolution et le comportement du courant jet en altitude, qui va particulièrement falloir surveiller ces prochaines heures car il va s'avérer primordial dans l'activité de la dépression qui va nous concerner entre Vendredi et Samedi. Le 11 Décembre à 00h00 UTC, on observe un courant jet particulièrement ondulé pris par une puissante dépression Islandaise, il va ensuite ondulé fortement sur le Nord de la Scandinavie en liaison avec une imposante dorsale d'altitude sur l'Europe avant d'être repris par la circulation d'un minimum d'altitude en Méditerranée. Celui qui va nous intéresser, c'est la branche que l'on voit apparaître depuis le Québec jusque dans le golfe du Labrador. A 12h00 UTC le 11 Décembre, la branche qui ondule fortement entre l'Europe et le Nord du bassin, se retrouve totalement déformée et affaiblie puisque la branche venant du Québec, s'impose largement par le Nord-Ouest du bassin. On observe d'ailleurs une forte intensité de ce courant jet avec un noyau estimé à 200 km/h près de la région Québécoise. Le 12 Décembre à 00h00 UTC, la branche de courant jet s'impose sur le bassin Atlantique Nord, toujours en présenter une forte intensité avec des relevés à 180 km/h. Celui-ci est parfaitement rectiligne tout en plongeant tranquillement sous nos latitudes. Sur la dernière analyse de ce 12 Décembre à 12h00 UTC, le courant jet s'impose largement sur le bassin en plongeant sur la péninsule Ibérique. On remarque quelques très légères ondulations, plus principalement sur sa partie Sud-Est au large de la Grande-Bretagne. Au fil des dernières heures, ce courant jet semble gagner en vigueur en liaison avec une zone barocline de plus en plus structurée. Penchons-nous sur la prévision désormais, plus principalement sur la dépression qui va nous intéresser entre Vendredi et Samedi. Il y effectivement, dans un premier temps, un premier coup de vent qui va intéresser les régions du Sud-Ouest la nuit prochaine, surtout entre la fin de nuit et le début de matinée de Vendredi. Il se passe en liaison avec la branche du courant jet en altitude, qui vient se glisser depuis le Nord-Ouest vers le bassin Méditerranéen. Et en raison d'un gradient de pression bien resserré sur ces régions, le vent pourra souffler fort en rafales, des pointes jusqu'à 90 km/h et localement plus, ne sont pas à exclure entre les régions Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin et Midi-Pyrénées. Dans une moindre mesure ( lié au passage d'une advection d'air froid à l'étage moyen, qui renforce les rafales près du sol vu que l'air froid est plus lourd ), le vent pourra souffler également fort en rafales sur le Nord-Ouest et les régions centrales ( Centre et Bourgogne ), avec des pointes jusqu'à 80-90 km/h ponctuellement entre la Bretagne, les Pays-de-la-Loire, le Centre, la Bourgogne et les régions Normandes. Près des côtes de la Manche et du littoral Atlantique, certaines rafales pourront excéder les 100 km/h, avec jusqu'à 120 km/h et plus très localement sur les caps exposés, autour du Cotentin par exemple, de la pointe Bretonne ou encore près des côtes entre la Vendée et les Charentes. Entre Vendredi et Samedi, la dépression principale va se mettre à onduler tout autour de la Grande-Bretagne avec une pression centrale pouvant aller en-dessous des 970 hPa si l'on en croit la dernière modélisation de GFS. En soit, le coup de vent va être engendré par un puissant resserrement du gradient de pression en liaison d'une petite poussée de hautes pressions par le Sud-Ouest, étant donné qu'il y a un petit champ libre laissé aux hauts géopotentiels de l'anticyclone Atlantique pour venir nous rendre visite. Il est vrai que l'on a des signaux qui nous indiquent la présence d'un risque de creusement secondaire sur la Manche, vraiment entre la France et la Grande-Bretagne. Le courant jet y est particulièrement fort en altitude, mais les hauts géopotentiels de l'anticyclone Atlantique semblent vouloir venir s'imposer par le Sud-Ouest. La dynamique d'altitude y est donc compromise, les advections de tourbillon en moyenne altitude sont rejetées vers le Nord, et les anomalies de Tropopause se résorbent rapidement, empêchant ainsi l'établissement d'une cyclogenèse explosive, et on le remarque très nettement sur les cartes d'altitude à 1.5 PVU. Même le courant jet semble présenter quelques signes de faiblesse et de déstructuration dans la journée de Vendredi. Mais cependant, l'environnement reste favorable à de fortes ascendances synoptiques, et dans une configuration avec un fort courant jet en altitude, le creusement d'une dépression secondaire ne reste donc pas vraiment impossible. Mais dans ce genre de situation quasiment imprévisible, ça ne sera que du live, il faudra donc rester à l'affût du moindre creusement sur la Manche entre Vendredi et Samedi et sur comment se comporte le courant jet. Parlons désormais sur ce qui nous attend en exposons les scénarios des principaux modèles ( On remarquera les fortes rafales de vent prises en compte dans le Sud-Ouest, mais c'est les régions du Nord et Centrales qui vont nous intéresser entre Vendredi Samedi puisque le coup de vent dans le Sud-Ouest sera déjà passé ) : Arôme 12z : Ce sont principalement les régions côtières qu'il faudra surveiller sur ce fort coup de vent. Les rafales de vent peuvent excéder facilement les 120-130 km/h près des côtes et caps exposés, plus principalement entre les côtes du Nord-pas-de-Calais et le Cotentin où les 140 km/h ne sont pas forcément impossibles. Dans les terres, de violentes rafales peuvent se produire entre la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Picardie et le Nord-pas-de-Calais. On exclu pas des rafales pouvant atteindre les 100-110 km/h, voir 120 km/h très localement sur la Basse-Normandie. Ensuite, sur l'ensemble du grand Ouest et du Nord-Ouest jusque dans le Nord-Est, les rafales pourront atteindre les 80-90 km/h de manière générale, avec très localement 100 km/h entre la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et la région Centre. Près du littoral Atlantique, les 100-110 km/h pourront être atteint facilement. ARPEGE 12z : Pas grand chose à rajouter par rapport au 12z de AROME, il semble très bien s'accorder tout les deux, également pour l'axe de vent fort entre les régions Normandes et le Nord-pas-de-Calais. Le risque de rafales jusqu'à 100 km/h est peut-être moins perceptible par ARPEGE entre la Bretagne et le Centre contrairement à AROME. ICON 12z : Un peu moins étendu pour les violentes rafales sur le Nord-Ouest. On observe tout de même une poche de vent violent entre la Haute-Normandie et la Bretagne, où les rafales peuvent atteindre et localement dépasser les 120 km/h. Sinon, on reste avec des rafales comprises entre 80-90 km/h sur le quart Nord-Ouest et le Centre, elles atteindraient localement les 70-80 km/h sur le Nord-Est, un poil moins fort contrairement à ARPEGE et AROME. Il ne voit pas aussi bien l'axe de vent violent dans les terres entre la Basse-Normandie et le Nord-pas-de-Calais, si ce n'est que des rafales jusqu'à 100-110 km/h très localement entre la Bretagne et la Basse-Normandie. GEM 12z : Pas de grand changement vis-à-vis de ICON, l'axe des vents les plus forts restent vraiment concentrés autour du Cotentin avec des rafales supérieures à 110-120 km/h sur les caps exposés. Dans les terres, on reste dans des valeurs classiques avec jusqu'à 80-90 km/h sur le Nord-Ouest et le grand Ouest, et jusqu'à 80 km/h sur le Nord-Est. Si on résume, les vents les plus forts devraient souffler sur le quart Nord-Ouest. On s'attend à un risque de violentes rafales dans les terres entre la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Picardie et le Nord-pas-de-Calais, où les valeurs peuvent atteindre et localement excéder les 110 km/h en plaine. Les côtes de la Manche et le Cotentin et les côtes du Nord-pas-de-Calais semblent les plus soumises à ces violentes rafales, où les valeurs pourront facilement excéder les 120 km/h, avec des pointes jusqu'à 140 km/h voir plus, possible sur les caps exposés. Dans les terres, entre la Bretagne, les Pays-de-la-Loire, le Poitou, le Centre, le bassin Parisien, les rafales pourront atteindre les 80-90 km/h, avec des pointes très localement jusqu'à 100 km/h entre la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et le Centre. Sur le Nord-Est, les rafales semblent un peu plus limitées, avec des valeurs jusqu'à 70-80 km/h très localement. Evidemment, ces fortes rafales seront associées à plusieurs passages pluvieux parfois très actifs. Avec l'air froid présent en moyenne altitude, la masse d'air devrait se retrouver instable. De nombreuses averses pluvio-orageuses pourront ainsi se produire, pouvant accentuer de manière notable les rafales près du sol. NOTA : N'oublions pas le risque de vent très sur les cimes Pyrénéennes ou encore du massif central. Mais plus particulièrement la Corse, où les modèles modélisent des rafales supérieures à 150 km/h près des caps et sur les hauteurs de la montagne Corse. Un épisode de vent pouvant donc être très notable sur l'île de beauté entre Vendredi et Samedi. Une vigilance orange est donc très probable pour le Nord-Ouest et les régions centrales d'ici Vendredi matin 6h00. Bonne soirée les amis, et surtout, prudence !!
  8. Ce qu'il faut retenir de ce coup de vent, c'est que les rafales sont restées soutenues essentiellement près des côtes : 132 km/h à la Teste-de-Buch (33) 121 km/h à l'île de Ré (17) 113 km/h à Pauillac (33) 110 km/h à Tarbes (65, en liaison avec le passage d'un grain actif dans la nuit près des Pyrénées ) 106.2 km/h au pahre de Sainte-Clément-des-Baleines (17) 100.8 km/h au cap Ferret (33) Dans les terres, on a pu relever quelques rafales comprises entre 80-90 km/h dans les régions du Centre-Ouest avec 95.4 km/h à Bourganeuf dans la Creuse (23), 91 km/h à Poitiers (86) et 86 km/h à Châteauroux (36). Partout ailleurs, les rafales ont souffler jusqu'à 60-70 km/h de manière général, avec peut-être quelques pointes à 80 km/h très localement. Actuellement, on atteint encore les 90-100 km/h près des côtes Bretonnes , jusqu'à 70-80 km/h sur l'arc Atlantique et des raflaes comprises principalement entre 60-70 km/h sur la plupart des régions du grand Ouest. Ce qui a été pour moi plus notable, c'est l'activité orageuse du front froid qui a balayé les Pays-de-la-Loire, le Poitou et le Centre en début de nuit. Ce front a présentait une activité orageuse localement modérée avec de fortes pluies. Ce qui a occasionné quelques dégâts en plus du vent soutenu avec de nombreuses branches à terre ( ce qui est le cas chez moi Sud 37 ) et de nombreuses coupures d'électricité plus principalement dans les Pays-de-la-Loire. La vigilance orange aurait pu au minimum être valable pour le 17 et le 33 à mon humble avis, mais ce fût relativement court dans la durée et c'est pour ça que MF n'a pas voulu déclencher la vigilance orange.
  9. Même encore à cet heure, la prévision reste compliquée avec des runs qui proposent un coup de moins en moins en fort au fil des réactualisations. Je pense que c'est de là que Météo-France n'a pas voulu déclencher de vigilance orange, mais il n'est pas improbable qu'ils changent d'avis dans le courant de la soirée. Finalement, je vais pas m'attarder à faire une analyse à rallonge, il semblerait que les rafales devraient atteindre les 110-120 km/h localement sur les côtes entre Vendée et les Landes. Dans les terres, le vent devrait se montrer beaucoup moins fort avec des rafales atteignant que très localement les 80 km/h. Reste à voir ce que va nous proposer le prochain run d'AROME.
  10. Petite note qui me semble pas inintéressante, dés demain, je publierais mon analyse définitive sur ce coup de vent. J'en vois beaucoup publier les cartes de cisaillements, c'est très bien là n'est pas le soucis, mais ces cisaillements ne sont pas forcément signe d'un risque de tornade, je m'explique brièvement pour éviter le HS : Dans une zone barocline, l'ensemble des processus de frontogenèse transforme le gradient méridien de température en une pseudo-continuité à travers laquelle, la température varie d'une dizaine de degrès en moins de 100 km, c'est de là que se forme le front. Cette zone de très fort contraste thermique horizontal est associée à des valeurs fortes de tourbillons en basses-couches ( plusieurs fois supérieures à celle du tourbillon planétaire ), et donc à une anomalie de basses-pressions en surface généralement associées à un talweg. Le fort tourbillon de la zone frontale se traduit par un important cisaillement horizontal du vent parallèle au front. Dans de nombreux cas, ces fortes valeurs de cisaillements correspondent à des vents forts juste à l'avant du front qu'on identifie comme un jet de basses-couches. La circulation secondaire ( vent agéostrophique et vitesse verticale ), joue un rôle crucial dans la formation des fronts. La boucle de rétroaction qui s'installe entre le gradient de température et le vent agéostrophique est à l'origine de fortes valeurs verticales ( ascendances ) à l'avant et au-dessus de la trace frontale au sol. De ce fait, à chaque front modélisé, il est forcément prévu de forts cisaillements liés aux fortes ascendances qui se produisent à l'avant et au-dessus du front. Mais ces cisaillements ne sont pas souvent synonyme de phénomènes tourbillonnaires. Même si le front froid s'annonce instable, le risque de phénomène tourbillonnaire est peu probable du fait d'un manque de dynamisme notable en altitude. Cependant, le risque de rafales convectives n'est pas à exclure, surtout sous les grains à l'arrière du front.
  11. Le régime de temps que nous connaissons en ce moment, correspond très bien à ce que nous observons sur notre pays ces derniers temps. Il se trouve que le bassin Atlantique subit un régime de temps type anticyclone Groenlandais. Le flux perturbé d'Ouest est nettement décalé vers le Sud, alors qu'une vaste zone anticyclonique tend à apparaître entre Groenland et Islande. Ce genre de configuration est propice à des conditions plus humides que la normale sur l'Europe du Sud ( bassin Méditerranéen notamment où ce régime est synonyme d'épisodes de pluies diluviennes ). L'air froid des basses-couches qui règnent sur l'Arctique, facilite la stabilisation de l'anticyclone Groenlandais. On peut très bien comparer cette configuration dynamicienne à un régime de NAO- dans les approches statisticiennes. Et on le remarque nettement sur les modèles ces derniers jours. On remarque très clairement une anomalie de surface positive imposante entre Groenland et Islande, tandis que plus au Sud, une vaste zone dépressionnaire se met doucement en place et celle-ci devraient s'amplifier dans les jours à venir. Il se trouve qu'on se dirige vers un temps plus perturbé pour la semaine qui arrive, avec des perturbations fréquentes associés à plusieurs épisodes de vent fort. Et effet, la situation qui nous intéresse depuis quelques jours maintenant, serait entre la journée de Mardi et Mercredi. Il s'agirait effectivement du système subtropical SEBASTIEN actuellement en formation proche des Açores, qui devrait remonter sous nos latitudes dans les prochaines 48 à 72h. Ce système ne semble pas présenter de réel menace, on ne note pas de renforcement significatif suite à un manque de dynamisme en altitude et des eaux pas assez chaudes pour alimenter la convection. Cependant en remontant progressivement vers le Nord, elle pourrait se coupler à une dépression plus dynamique en provenance du Nord-Ouest et être ainsi reprise dans la circulation de celle-ci. Ce qui pourrait avoir comme effet, un renforcement de la cyclogenèse de la dépression en provenance du Nord-Ouest. La dépression en question, pourrait se présenter à notre pays dés le début de journée de Mardi, avec une pression assez basse en sont centre ( 970 hPa entrevu sur GFS depuis quelques jours ). Elle devrait ensuite remonter sur la Grande-Bretagne avant de s'évacuer progressivement vers la mer du Nord dans la journée de Mercredi, tout en gardant une pression assez basse ( encore en-dessous des 975 hPa ). Point intéressant, l'Européen CEP s'accorde très bien avec le dernier run du GFS, avec une belle dépression bien creuse ( 968 hPa ) qui ferait son approche par la Bretagne, tout comme le 12z de ARPEGE ce soir. UKMO se range doucement du côté de GFS, tandis qu'on observe un trio entre ICON-JMA et GEM qui s'accordent tout 3 sur une dépression un peu plus vaste et légèrement moins creuse, passant plus sur le Nord du pays. Ce qui décale ainsi le coup de vent plus au Sud ( ICON qui voit une dépression un peu plus écartée de notre pays, ondulant principalement sur les îles Britanniques ). Ainsi, les incertitudes sont encore très importantes par rapport au placement de la dépression. On arrive tout de même à trouver un accord sur l'intensité de cette dépression qui peut s'annoncer assez creuse ( entre 980-970 hPa ). Sous réserve de sa trajectoire, c'est la moitié Nord qui devrait subir le passage d'un coup de vent entre Mardi et Mercredi, et plus principalement le grand quart Nord-Ouest et les côtes Atlantique. On y voit un risque de fortes rafales de vent pouvant excéder les 100 km/h près des côtes entre les côtes de la Manche et l'arc Atlantique, tandis que les rafales pourraient atteindre les 70-80 km/h de manière générale sur la moitié Nord et localement dans le Sud-Ouest, autant dire rien d'exceptionnel pour la saison. ICON opte pour un coup de vent un peu plus fort près du golfe du Gascogne, en entrant un peu plus dans les terres entre le Poitou-Charentes et l'Aquitaine. Mais pour le moment, il reste assez isolé des autres scénarios. En clair, on s'attend à un coup de vent faible à tendance modéré pour la moitié Nord et l'arc Atlantique avec des rafales pouvant excéder les 100 km/h près des côtes, et jusqu'à 70-80 km/h dans les terres. Attendons de voir comment va évoluer la situation vis-à-vis du dynamisme en altitude, du comportement des dépressions en question, et la trajectoire attendue. Il nous reste encore 2 bonnes journées à surveiller avant d'établir une réelle prévision plus concrète avec la sortie des mailles fines en plus.
  12. Cas habituel de mistral et tramontane dans le Sud-Est en liaison avec la poussée des hautes pressions par l'Ouest, et un minimum entre le golfe de Gênes et la péninsule Italienne. Ce qui va effectivement occasionner un fort épisode de mistral sur le Sud-Est mais rien d'inhabituel encore une fois
  13. Pas de réel signal en vue pour le moment. La situation entrevue pour la fin de semaine et semaine prochaine, c'est le maintient d'un fort dynamisme en altitude en raison d'un fort courant jet et d'une activité dépressionnaire dominante sur le proche Atlantique. D'ici-là, on devrait connaître le passage de plusieurs perturbations actives mais le vent fort devrait se cantonner près des côtes de la Manche et du littoral Atlantique, rien de bien exceptionnel pour la saison. Le seul signal qui sort pour le moment, et qui est beaucoup beaucoup trop loin ( +200h ), c'est le passage d'une dépression synoptique assez creuse sur les îles Britanniques, qui pourrait apporter un bon coup de vent sur la moitié Nord et Nord-Est du pays. Une dépression phasé avec un puissant courant jet plus au Sud, qui occasionne une forte accélération du vent dans les basses-couches et donc près du sol. GFS reste le seul à voir ce scénario très lointain, GEM entrevoit juste la même synoptique mais avec un dynamisme bien moindre. CEP quant à lui, voit le retour de hauts géopotentiels par l'Ouest. Autant dire que le scénario reste donc très minoritaire et peu probable à cet échéance.
  14. Je pense qu'à moins de 24h de l'échéance, il est désormais nécessaire de faire un point complet et détaillé sur la tempête AMELIE qui va donc venir nous faire un petit coucou. On devrait alors assister à notre premier réel coup de vent automnal, un coup de vent qui s'annonce plutôt modéré voir localement fort pour le Sud-Ouest. On va d'abord s'intéresser sur la situation actuelle avant de détailler la prévision de ce coup de vent. Tout d'abord, c'est un vaste complexe dépressionnaire qui est mis en place depuis quelques jours sur l'Atlantique Nord. Les hautes pressions se sont nettement retirées sur les Açores, laissant ainsi le champ libre aux dépressions océaniques de venir transiter sur l'Ouest de l'Europe. C'est déjà le cas ce matin avec un premier système dépressionnaire qui circule sur la Grande-Bretagne encore actuellement avec un centre dépressionnaire estimé à 972 hPa, alors qu'un second creux semble se former juste sur sont flanc Nord-Ouest avec un centre à 970 hPa sur l'Irlande. On y observe d'ailleurs un très bel enroulement sur les images satellites, assez agréable à regarder. Un premier front froid circule actuellement sur la France, s'étendant du Centre-Ouest aux Ardennes, en passant par les régions centrales. Il se dirige progressivement vers les régions de l'Est en gardant une activité assez modérée, avec une belle ligne de précipitations très active à l'avant immédiat de la perturbation, qui est la nette signature du pseudo front froid en surface. A l'arrière de ce front, on retrouve un régime de nombreuses averses près de la Manche avant l'arrivée de la nouvelle perturbation la nuit prochaine avec AMELIE. Dors et déjà, avec la proximité de la dépression calée sur la Grande-Bretagne, on observe les premières fortes rafales de vent sur le Nord-Ouest avec les premiers 80-90 km/h près des côtes, et localement +100 km/h sur les pointes et caps exposés. On relève par exemple 121 km/h au cap Gris-Nez, 106 km/h à l'île de Groix ou encore au caa Gris-Nez, 105 km/h au cap de la Hève et 100 km/h à Boulogne ( 62 ). Dans les terres, entre les Pays-de-la-Loire, la Bretagne et le Nord-pas-de-Calais, en passant par le bassin Parisien et la Picardie, les rafales atteignent localement les 70-80 km/h. Retirons nous un peu du continent et prenons de la hauteur pour observer ce qui se passe sur l'océan. Les hautes pressions étant retirées sur les Açores, on observe un axe de basses pressions qui se dessinent entre l'Islande et le Groenland. En faveur d'un courant jet descendant tout droit du Nord-Ouest et qui s'enfonce sous les moyennes latitudes, il apporte de l'air d'origine polaire qui vient envahir l'air plus subtropical présent plus au Sud. Cet air froid de nature cyclonique, va servir de précurseur à la formation de la dépression AMELIE, qui va elle même se former dans une zone barocline assez marquée en surface. La dépression en question ne devrait pas tarder à se former d'ailleurs. Sur les relevés de surface, on remarque une forte courbures des isobares au large Sud-Ouest de l'Irlande. En analysant les images satellites vapeur d'eau, on remarque une nette intrusion d'air sec qui s'intensifie depuis quelques heures maintenant. Elle est le signe de l'arrivée d'une anomalie d'altitude dynamique, qui devrait se confronter sous peu à une autre anomalie circulent en surface avec la mise en place d'une convergence des vents près du sol. Ce qui est également le signe du passage du courant jet en altitude puisque cet air sec correspond directement avec l'air froid cyclonique qui descend du Nord. Attardons nous un petit peu à ce courant jet qui va s'avérer très important pour ces prochaines heures, en regardant son évolution sur les dernières 36h00. Le 31 Octobre, on commence à le voir apparaître sur l'extrême Nord-Ouest du Canada où il commence à s'enfoncer sur le bassin Atlantique. Dans la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre, il s'enfonce de plus en plus sur l'océan en s'élargissant un peu plus et en gagnant un peu en intensité. En milieu de journée du 1er Novembre, il commence à s'étendre jusque sous les moyennes latitudes, faisant ainsi plonger les basses pressions plus au Sud. On commence à observer une très légère ondulation à la toute fin de la branche, qui correspond à la formation d'une belle dépression synoptique qui va venir ensuite circuler sur la Grande-Bretagne. On le remarque sur les derniers relevés à 00h00 UTC, avec une belle petite ondulation sur le flanc Sud de la dépression. La partie la plus dynamique du courant jet se trouve encore sur le Nord du bassin, en plongeant doucement sous nos latitudes, c'est cette partie qui va nous intéresser ces prochaines heures, puisqu'elle va servir de précurseur pour la formation de la dépression AMELIE. Après avoir fait un point complet sur la situation actuelle, intéressons-nous désormais à la prévision. Une prévision assez complexe puisque c'est une configuration qu'on a encore du mal à cerner, mais c'est ce qui fait la joie de notre passion Cette dépression AMELIE serait donc un développement secondaire du vaste minimum qui circule sur les îles Britanniques. Un développement qui devrait se former dans une zone fortement barocline en regardant les champs de Theta'W, de plus, cette zone est dominée par des vents d'Ouest à Nord-Ouest forts en altitude et par un gradient méridiende pression en quasi-équilibre géostrophique avec le vent. On y observe une belle intrusion d'air froid depuis le Nord-Ouest, alors que c'est de l'air plus subtropical qui résiste plus au Sud, c'est donc un fort gradient thermique qui va s'opérer avec une différence de parfois +15°c sur moins de 200 km. Une zone qui va être très favorable au développement d'une forte cyclogenèse puisque ce gradient va permettre de maintenir la structure et le dynamique du courant jet en altitude. Même si celui-ci va petit à petit s'affaiblir en arrivant sur le continent, il restera assez fort pour maintenir le flux cyclonique en altitude et accentuer le creusement de la dépression. De ce fait, comme la zone barocline est à tourbillon potentiel uniforme, l'anomalie cyclonique en basses-couches est caractérisée par un minimum de pression au sol, un maximum de tourbillon et une anomalie chaude, toutes ces anomalies étant maximales près du sol. De plus, l'advection géostrophique de l'anomalie vers l'Est est plus forte en altitude qu'au sol, les advections méridiennes contribuent alors à une advection froide à l'Ouest de l'anomalie et une advection chaude à l'Est. Petite note : Ces advections ont tendance à augmenter le gradient zonal de température dans la région de l'anomalie, les ascendance sont donc beaucoup plus importantes en aval de la dépression alors que l'amont et dominé par une zone de subsidence. On est donc pas à l'abri d'une dépression beaucoup plus creuse que prévue ! Détaillons maintenant les scnérios capables de se produire en fonction des modèles principaux dans ce genre de prévisions, c'est à dire AROME, ARPEGE, ICON et GFS. Il faut savoir que CEP est du même avis que AROME, ARPEGE et ICON concernant la trajectoire et l'intensité des rafales de vent. Seul GFS fait route seule sur une trajectoire différente avec une intensité moins importante pour ce coup de vent. AROME 6z : La dépression AMELIE devrait arriver en début de soirée au large de la Bretagne pouvant pointer en-dessous de 975 hPa. Elle devrait arriver par la Bretagne d'ici le début de nuit avant de s'enfoncer progressivement dans les terres. Dans le courant de la nuit, elle devrait avoir traverser la Bretagne et les Pays-de-la-Loire, en se retrouvant entre les régions Normandes et le Centre en fin de nuit avec un centre toujours autour de 975 hPa. Petit fait intéressant, on remarque le développement d'un petit creux qui entre par la Charente-Maritime et qui circule jusque dans le Limousin avant de se désagréger, c'est ce petit creux qui pourrait occasionner un renforcement des rafales sur le Sud-Ouest du pays. D'ici Dimanche midi, la dépression devrait circuler sur le Nord de la région Centre, en passant sur le bassin Parisien et en se dirigeant vers la Picardie et le Nord-pas-de-Calais, en commençant à se déstructurer avec un centre estimé à 980 hPa. C'est dans l'après-midi que AMELIE devrait quitter notre pays par la Belgique, laissant ainsi revenir les hautes pressions par le Sud-Ouest. Concernant les rafales de vent, le couloir sur la Manche correspond au passage de la dépression Britannique ce Samedi, mais ça pourrait tout de même souffler fort près des côtes de la Manche Dimanche avec des rafales jusqu'à 80-90 km/h tout de même. Cependant, c'est véritablement le Centre-Ouest et le Sud-Ouest qui devraient être les plus concernés. L'axe des vents les plus forts semblent se dessiner entre le Sud de la Bretagne, la Loire-Atlantique, la Vendée, le Poitou-Charentes, le Limousin, l'extrême Sud de la région Centre, et dans une moindre mesure le quart Sud-Ouest. Sur l'axe le plus concerné, les rafales de vent peuvent localement excéder les 110-120 km/h près des côtes et caps exposés du littoral Atlantique, entre les Landes et le Sud de la Bretagne. Dans les terres, les rafales peuvent atteindre les 100-110 km/h avec des pointes probables jusqu'à 110-120 km/h entre le Poitou-Charentes, la Vendée et la Loire-Atlantique. Entre le Sud-Ouest, l'Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté, Centre, Pays-de-la-Loire et Bretagne, les rafales pourront atteindre les 80-90 km/h de manière générale, avec des pointes jusqu'à 100 km/h localement entre l'Auvergne et la région Lyonnaise, ou encore dans les plaines du Sud-Ouest. Au Nord de la Seine et sur le Nord-Est, les rafales seront plus modérées de l'ordre de 60-70 km/h, voir très localement 80 km/h sur le Nord-Est. ARPEGE 6z : Côté timing et trajectoire, on reste dans la même fourchette que le 6z de AROME. Niveau vent, on remarque qu'il sur-estime un peu moins, mais cependant, l'axe des vents les plus forts ne changement par forcément. On attend des rafales qui peuvent excéder les 110-120 km/h sur le littoral Atlantique, ainsi que très localement dans les terres entre la Charente-Maritime et la Gironde. Entre la Vendée et le Poitou-Charentes, les rafales pourraient parfois atteindre les 90-100 km/h, alors qu'ailleurs sur l'ensemble de l'axe, les rafales pourraient varier entre 80-90 km/h. Partout ailleurs, on reste dans la même idée que AROME. ICON 9z : La même chose que ARPEGE et AROME concernant la trajectoire et le timing, et il a même tendance à s'orienter vers ARPEGE concernant les rafales de vent. La petite différence est que l'extrême Sud de la région Centre semble un peu plus épargné, mais on pourrait observer de violentes rafales sur les cimes du massif central. Sinon, on observe les mêmes localités que sur ARPEGE concernant les rafales, avec jusqu'à 110-120 km/h près du littoral, et localement +100 km/h entre la Charente-Maritime et la Gironde. On observe peut-être des vents un peu plus forts que sur les autres modèles pour les plaines du Sud-Ouest avec des rafales pouvant aller jusqu'à 100 km/h très localement, comme l'entrevoit un petit peu AROME, mais ICON le modélise un peu plus. GFS 6z : Même s'il s'accorde avec les autres sur le timing et l'arrivée de la dépression par la Bretagne, il propose tout de même un autre scénario concernant la trajectoire. D'ici la matinée de Dimanche, la dépression pourrait circuler pleinement entre les Pays-de-la-Loire et la région Centre avant de se retrouver en début d'après-midi sur l'Est du pays avant de s'évacuer progressivement par la Suisse et l'Allemagne. Niveau vent, il a peut-être tendance à sous-estimer, mais on remarque que c'est les côtes entre le Centre-Ouest et le Sud-Ouest qui semblent exposer, avec des rafales pouvant être supérieures à 100 km/h. Sinon, c'est vraiment le Poitou-Charente, le Limousin, l'Auvergne et le grand quart Sud-Ouest qui devraient être concernés par les vents les plus forts, avec des rafales de l'ordre de 80-90 km/h, mais on observe toujours la petite zone entre Gironde et Charente-Maritime où les rafales peuvent localement dépasser les 100 km/h. NB : La petite localité qui est entrevue par les modèles, entre la Charente-Maritime et la Gironde, correspond au développement du petit creux entrevu par AROME. D'où le fait que l'intensité de ce coup de vent peut être plus fort que prévu, tout dépendre du développement de ce petit creux et de la trajectoire finale de la dépression AMELIE. Pour terminer afin d'être le plus complet possible, parlons un peu de la perturbation associée. Alors que le front chaud mal structuré mais actif devrait concerner notre pays d'ici ce soir, le puissant front froid devraient arriver et circuler dans la nuit d'Ouest en Est. A sont passage d'ici Dimanche matin, il pourrait apporter des pluies parfois bien soutenues sur l'ensemble des régions du grand Ouest, avec des intensités pluviométriques pouvant atteindre les 30-40 mm/h. Il faudra noter le caractère instable de front, puisqu'il peut acquérir des caractéristiques convectives assez intenses, pouvant laisser aboutir quelques orages. Surtout à l'arrière de la perturbation principale, dans la traîne où sur la forte occlusion froide qui pourrait s'opérer juste à l'arrière du front froid. Ce caractère instable, on le doit à l'arriver d'air froid en moyenne altitude ( jusqu'à -26°c à 500 hPa ), qui va venir déstabiliser les profils verticaux de l'atmosphère. Dans une atmosphère faiblement instable tout au long du passage du front, des orages d'air froid ou frontaux peuvent ainsi se produire, on remarque une instabilité un peu plus prononcée près du littoral. Le risque de phénomène tourbillonnaire n'est donc à exclure sous ces orages, c'est sous les grains les plus actifs que les rafales seront les plus intenses. On est pas à l'abri de puissantes rafales descendantes avec l'air froid en altitude qui renforce les rafales près du sol !! Ainsi, pour récapituler, c'est un coup de vent modéré qui devrait nous concerner. Les rafales peuvent localement excéder les 120 km/h près du littoral Atlantique, jusqu'à +100 km/h très localement dans les terres entre la Vendée, Loire-Atlantique, le Poitou-Charentes et la Gironde. Plus dans les terres, entre la Bretagne, les Pays-de-la-Loire, le Centre et les plaines du Sud-Ouest, les rafales pourront localement atteindre les 80-90 km/h d'une manière générale, même si ce n'est pas impossible d'observer des rafales +100 km/h très localement, surtout dans les plaines du Sud-Ouest. Ailleurs, les rafales oscilleront entre 70-80 km/h. De fortes pluies sont à attendre au passage de la perturbation, avec un risque de développement d'averses et/ou orages à l'arrière de celle-ci, pouvant ainsi produire de très fortes rafales de vent. Prudence les amis !!
  15. On ne note pas de réelle évolution du côté du courant jet, toujours aussi bien phasé avec le creusement de la dépression. Ce courant jet garde toujours une forte intensité entre les flancs Ouest et Sud de la dépression, ce qui est un marqueur du potentiel tempétueux de cette dépression. La configuration reste désormais comme l'entrevoyait le 6z de ce midi, c'est à dire le développement d'une dépression secondaire, plutôt qu'une dépression synoptique passant sur la Grande-Bretagne. De ce fait, étant donné que l'on devrait face au développement d'une dépression secondaire, il faudra donc que l'on soit vigilant lors de sa formation et de son évolution. Puisque ces petites dépressions sont parfois imprévisibles, pouvant être banales et parfois dangereuses. Le bassin Atlantique Nord devrait se retrouver dans un vaste minimum dépressionnaire dynamique durant ces prochains jours. Au fil de ces jours, alors qu'une dépression devrait passer dans un premier temps sur la Grande-Bretagne, une seconde devrait descendre du Sud du Groenland. Celle-ci pourrait se faire reprendre par la première dépression, mais en évoluant dans un environnement dominé par un fort courant jet et une zone barocline assez bien structurée, de nouvelles anomalies pourraient apparaître en surface. Ces anomalies de surface pourraient ainsi se conjuguer avec d'autres anomalies d'altitude qui s'alimentent directement en air froid venant du pôle plus au Nord. On se retrouve alors dans une configuration très favorable pour le développement d'une forte cyclogenèse au large Sud-Ouest de l'Irlande, puisque c'est là que l’interaction entre ces anomalies semblent vouloir se faire. Même si la zone barocline pourrait être moins importante, la dynamique d'altitude restera très favorable au creusement d'une dépression secondaire. Alors que le courant jet d'altitude garde sa forte intensité tout en prenant son aspect ondulant sur le Sud du creusement, un puissant courant venteux dans les basses-couches viendrait se rejoindre en provenance du Nord-Ouest. Ce courant venteux présenterait déjà des caractéristiques à vorticité cyclonique en s'enroulant autour de la dépression secondaire. On se retrouve alors avec de très fortes ascendances au sein du creusement, qui ne cessent d'augmenter au fil des heures. J'ai fais un petit montage qui montre l'évolution de la zone potentielle qui devrait nous intéresser ces prochains jours ( cliquez sur l'image pour aggrandir ) On a encore quelques incertitudes sur la trajectoire selon les modèles, mais également sur son intensité. Et ces incertitudes vont perdurer au moins jusqu'à Samedi. Pour le moment, GFS voit une dépression pointée à 970 hPa entrant entre la Bretagne et les régions Normandes dans la matinée de Dimanche ( des fois il ne vaut mieux pas se fier au timing des modèles dans un cas comme ici ). CEP opte pour une trajectoire légèrement plus au Nord, entre le Sud de l'Angleterre et la mer du Nord et tout aussi creuse. Le WRF à maille large sur l'Europe, prend exactement le même chemin que ce que propose notre ami GFS, que ce soit pour le timing que pour l'intensité et la trajectoire. ARPEGE est également du même avis, en gardant une trajectoire un peu plus dans les terres, avec une dépression passant sur les régions centrales et la moitié Nord. Alors WRF et GFS voit la dépression quittée la France par la Picardie et le Nord-pas-de-Calais. Malgré les mailles larges de UKMO, il a tendance à se ranger du côté de CEP, tout comme le modèle Japonnais JMA et même ICON, alors que celui-ci était plutôt du scénario comme GFS. Petite mention sur GEM ( comme d'habitude avec lui dans ce genre de configuration ), il se met du côté du CEP et des autres, mais propose un creusement secondaire sur le golfe de Gascogne plutôt que près de la Manche comme les autres. En soit, les écarts-types reste assez importants dans l'ensemble. Les principaux modèles s'accordent ensemble, mais ne négligeons pas les autres scénarios dans ce type de configuration. Pour le moment, on semble se tourner vers une fin de week-end très agité avec un risque de fort coup de vent, on verra au fil des jours s'il faut qu'on parle de coup de vent ou de tempête. Mais gardons l'idée que le vent pourrait souffler fort sur la moitié Nord et surtout près des côtes de la Manche, avec très probablement des rafales qui pourront excéder les 100 km/h, et jusqu'à 80-90 km/h entre le Nord-Ouest et les régions centrales.
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