Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Météodu37

Adhérent Infoclimat
  • Posts

    1674
  • Joined

  • Last visited

About Météodu37

Personal Information

  • Location
    Sainte-Maure-de-Touraine (37) ( 30km au Sud de Tours)

Recent Profile Visitors

4558 profile views
  1. Effectivement, MINDULLE est un très beau système cyclonique qui dure déjà depuis la fin de semaine dernière, celui-ci a atteint le stade de typhon dans le week-end avec une intensification très rapide ; MINDULLE est passé de tempête tropicale à super typhon de catégorie 5 en à peine +24h ! Les vents ont atteint 145 kt avec une pression qui s'est abaissée non loin de la barre des 900 hPa ! Depuis Dimanche soir, MINDULLE commence doucement à baisser en intensité et notamment à partir d'aujourd'hui avec des vents qui atteignent 95 kt et une pression de 960 hPa, ce qui en fait toujours un typhon majeur de catégorie 3. Après être finalement passée un poil plus au Sud des îles Mariannes et de Guam, MINDULLE a poursuivit sa route vers l'Ouest-Nord-Ouest puis le Nord-Ouest sans toucher aucune terre/île. Cependant, ce système reste encore imposant et très large avec des nuages qui s'étendent sur plusieurs centaines de kilomètres à la ronde. MINDULLE possède encore un œil bien visible et on peut y constater une légère intrusion d'air sec, ce qui peut nous donner déjà une petite idée de son évolution. Cet intrusion d'air sec en altitude de mouvements de subsidence composant les fortes ascendances au sein des nuages convectifs autour de l'œil, notamment sur les quadrants Sud et Est de l'œil avec une convection intense soumise à une importante convergence des vents en basses-couches ; de la surviennent ces puissants courants ascendants. Le réchauffement et l'assèchement dus à la compression adiabatique dans l'œil accentuent le creusement au centre. D'autant plus que le système évolue dans un environnement très peu cisaillé, la structure verticale de la convection n'est donc pas influencée. Quand on regarde les projections pour ces prochains jours, MINDULLE devrait donc bien s'intensifier de nouveau avec des vents pouvant excéder les 100 kt, le faisant redevenir un typhon de catégorie 4. Alors que GFS fait passer le système au large des côtes du Japon en touchant aucune île (du moins en les influençant très peu avec des vents restant raisonnables), HWRF lui est moins délicat avec un impact prévu sur les archipels d'Ogasawara d'ici la fin de semaine entre Jeudi et Vendredi ; les vents pourront y atteindre les 105 kt sans soucis (194 km/h). Il pourrait également toucher, mais dans une moindre mesure, les archipels de Aogashima et Hachijô, située à une centaine de kilomètres de préfecture Japonaise de Kanagawa ; les vents pourront y atteindre les 90-100 km/h au plus fort. Progressivement, MINDULLE se dirigera vers le Nord de l'océan en s'affaiblissant de plus en plus et en ne menaçant plus qui que ce soit. Méfions-nous tout de même du scénario CEP qui fait projeter MINDULLE touchant les côtes Est du Japon tout comme CMC qui tente le suivre. ICON et JMA suivent le même chemin que GFS avec un impact limité sur les côtes Est du Japon.
  2. Naissance de l'onde tropicale INVEST 90L qui sort tout juste d'Afrique, celle-ci pourrait commencer à vraiment s'organiser d'ici le milieu de cette semaine. Une intensification qui pourrait être intéressante à suivre avec des scénarios montrant la naissance probable d'un nouveau cyclone (échéance encore beaucoup trop lointaine). L'onde sortie juste avant et qui se trouve déjà bien devant 90L présente encore de fortes probabilités de développement (80% sur 5 jours, 40% sur 2 jours), mais celle-ci n'est pas encore nommée (futur 91L probablement). Notons aussi la présence d'un amas convectif pouvant déboucher sur le développement d'une énième onde tropicale dans prochains jours (50% de chance sur 2 jours), celle-ci se trouve non loin des Bermudes. EDIT : Il s'agit finalement des restes de l'ex tempête PETER qui pourrait de nouveau de développer un peu dans ces prochains jours non loin des Bermudes.
  3. L'ouragan SAM a atteint sont paroxysme hier dans l'après-midi avec une convection particulièrement puissante, et un pic d'intensité du côté des vents avec une pression minimale légèrement inférieure à 920 hPa. En l'espace de moins de 12h, SAM a gagné quasiment près de 40 hPa et des vents de surface qui passent sous la barre des 100 kt selon la dernière reconnaissance aérienne, il reste tout de même au stade catégorie 3. Même si SAM garde encore une belle forme sur les images satellite, il a tout de même beaucoup perdu de sa superbe avec la dissipation de l'œil et une convection devenant plus limitée (même si celle-ci reste soutenue). Cette convection plus limitée vient probablement du fait que le système ai subi les effets d'un fort cisaillement vertical du vent, ce qui tend à déformer la structuré verticale du système en lui même. Autre possibilité, des rafales descendantes qui amènent en surface le flux plus rapide qui peut exister en altitude ; on peut d'ailleurs remarquer une légère augmentation de la vitesse des cisaillements sur la tranche 200-850 hPa. Désormais, SAM ne devrait pas présenter de nouvelle intensification, il va encore rester en catégorie 3 pendant encore 1 ou 2 jours. En se dirigeant de plus en plus vers le Nord-Nord-Ouest, SAM va s'affaiblir mais il pourrait conserver des caractéristiques de cyclone tropicale quand celui-ci arrivera dans le secteur des Bermudes (pas avant la fin de cette semaine).
  4. Situé à moins de 1200 km à l'Est de la Martinique, l'ouragan majeur de catégorie 4 SAM (vent soutenu 230 km/h, rafales 280 km/h avec une pression de 933 hPa) continue lentement sa route vers l'Ouest-Nord-Ouest (295°) à environ 13 km/h. Il présente actuellement un œil d'un diamètre de 18 km. Le système garde une forme compacte avec un rayon des vents les plus violents autour du centre principalement. Depuis cette nuit, la pression en sont centre semble très légèrement remonter et stagner, signe peut-être que la cyclogenèse a atteint sont paroxysme, on voit que les vents sont également en très légère baisse après un pic atteint cette nuit à 00h UTC. Lors de la reconnaissance aérienne, la dropsonde lancée au sein de l'ouragan, du quadrant Nord-Est au quadrant Nord-Ouest du système, a révélée des vents jusqu'à 180 kt (333 km/h) au niveau 911 hPa. Des valeurs non retenues et qui n'a pas permis d'upgrader SAM puisqu'il s'agit d'un relevé effectué sur l'instant T et surement trop local dans le système, ce qui est insuffisant pour augmenter le niveau de l'ouragan. L'œil présente cependant plusieurs phases, il perd en diamètre comme il en regagne peu de temps après. Cela provient du fait que les cisaillements commencent à devenir un peu plus modérés (jusqu'à 15m/s), la convection diminue, la subsidence compensatoire est moins forte, une part importante du flux humide de basses couches arrive jusqu'à l'œil, ce qui le refroidit et l'humifie ; sont mur l'entoure de tout les côtes cependant. On peut remarquer que cette convection se concentre vraiment près de la circulation de surface au centre, et qu'elle tend à se propager un peu plus au Sud et au Sud-Est du système, cela en faveur d'une zone de convergence marquée sur le flanc Sud-Est du système, avec des ascendances synoptiques qui sont donc plus marquées. Ensuite, même si l'ouragan a une forme plutôt compact, sont rayon tend à s'étendre vers le Nord sous forme de nuages à l'étage moyen, la convection aura du mal à s'enclencher du fait d'une zone de forts cisaillements et de la présence des hautes pressions plus au Nord-Ouest. Le fait que SAM se déplace un peu plus vers l'Ouest que vers le Nord-Ouest, provient tout simplement du fait que ces hautes pressions présentent plus au Nord-Ouest envoient un flux de secteur Est-Nord-Est. Mais celui-ci devrait de nouveau s'orienter au fur et à mesure que cet anticyclone se décalera plus au Nord ou vers l'Est, ce qui va donc redresser le flux moyen qui permettra au système de reprendre sa route en direction du Nord-Ouest. SAM va encore évoluer doucement vers l'Ouest-Nord-Ouest à une vitesse relativement lente. On peut désormais remarquer que les ensemblistes entre GEFS et ECMWF sont désormais en accord sur la trajectoire de SAM, celui-ci devrait bien se diriger au large Nord de l'arc Antillais. Une vigilance pré-cyclonique est tout de même envisageable sur le Nord des Antilles, entre la Martinique et les îles Vierges, plus particulièrement pour les îles d'Antigua-et-Barbuda, Anguilla et Saint-Kitts-et-Nevis. Sur ces dernières, les vents pourront souffler jusqu'à 70 km/h en rafales avec une mer plutôt agitée. Ces vents seront bien plus faibles au Sud des îles. La menace potentielle pour ces prochains jours, mais dans une échéance encore très lointaine, c'est un probable impact sur le secteur des Bermudes dans une phase toujours très active.
  5. SAM est devenu un ouragan majeur depuis cette fin de nuit, le maximum de vent a été enregistré à 12h UTC avec du 105 kt (194 km/h), ce qui en fait donc un ouragan de catégorie 3. Le creusement de la dépression est devenu plus prononcé depuis cette nuit en passant de 990 hPa à 00h UTC à 961 hPa sur les derniers relevés de 12h UTC. Le vent augmente de manière progressive mais à une vitesse relativement lente. Les vents les plus violents se concentrent essentiellement autour de la circulation de la surface au centre, la on la convection est le plus intense montrant ainsi la présence du mur de l'œil. Ce mur qui semble s'étendre sur le flanc Nord, Est et Ouest de l'œil selon les images Dvorak. SAM adopte donc une belle forme sur les images satellite, mais on peut constater que les bandes convectives périphériques ont vraiment du mal à se mettre véritablement en place. La constitution de ces bandes périphériques devraient apparaître principalement sur la face Sud du système en raison d'un environnement peu cisaillé, on constate une zone de forts cisaillements plus au Nord qui pourrait empêcher l'extension de cette convection dans ce secteur. On peut d'ailleurs le voir sur les images infrarouges avec une bande convective plus organisée sur le Sud du cyclone plutôt qu'au Nord. Les prévisions du NHC se sont maintenues et devraient se déplacer vers le Nord-Est des Caraïbes. Il pourrait tout de même toucher la partie Nord des petites Antilles mais avec des vents restant limités (autour de 30 à 40 kt maximum).
  6. Nous y sommes, l'ouragan SAM est donc bien formé depuis cette nuit, c'est parti pour plusieurs jours de suivi désormais. SAM possède déjà une belle forme spiralée sur les images satellitales, la convection est essentiellement concentrée au centre du système grâce à une zone de convergence située sur le flanc Sud du système, et qui vient accentuer les ascendances synoptiques. SAM évolue dans un environnement peu cisaillé ce qui facilite donc la convection avec une très bonne alimentation en air chaud et humide, la température des eaux grimpe jusqu'à 28-29°c. On peut remarquer que la convection essaye de se propager plus au Nord et à l'Ouest du système, cela provient d'une vaste divergence d'altitude qui commence à se mettre en place. Mais la convection sur le Nord du système reste pour le moment limitée en raison d'une zone qui est dominé par des cisaillements plus modérés. La dépression a débutée sa cyclogenèse hier dans l'après-midi en devenant une tempête tropicale, avec un creusement qui reste encore à l'heure actuelle progressif et non explosif. Depuis cette nuit, le creusement s'est légèrement accentué mais ce sont surtout les vents qui ont augmentés faisant passer la tempête au stade de cyclone tropicale catégorie 1 depuis le milieu de nuit. Selon les derniers relevés AMSU de 12h UTC, la pression minimale au centre atteint 983 hPa avec des vents jusqu'à 75 kt (138 km/h), SAM est donc toujours un cyclone de catégorie 1. Les vents supérieurs à 60 kt concernent une toute petite zone sous une puissante convection qui se situe sur le flanc Nord-Est de la circulation de surface au centre, les vents soufflant à plus de 50kt concerne une partie un peu plus grande du système sur le flanc Nord de la circulation de surface au centre. Sinon, c'est vraiment sur la partie Nord du système que se concentre ces vents compris entre 30 kt et 50 kt. Sil y a une chose sur laquelle les modèles se mettent en accord, c'est sur l'intensité du cyclone SAM même si on peut encore y remarquer quelques divergences, faisons le point : Le scénario majoritaire retenu est un cyclone majeur ces prochains jours qui devrait atteindre la catégorie 3 à 4, un scénario proposé par HWRF, HMON, CTCX, LGEM, DSHP, NNIC, COTI ou encore ICON et GFS plus tardivement dans les échéances. On remarque que ECMWF fait effectivement grimper le cyclone jusqu'à la catégorie 3 mais de manière très progressive et pas avant le début de semaine prochaine, contrairement aux autres scénarios qui voient cette évolution dés ces prochaines 24-48h. SAM se déplace vers l'Ouest à environ 25 km/h et ce mouvement général devrait continuer pendant encore 12 à 24 heures. Passé ce délai, une diminution de la vitesse de déplacement et un virage vers l'Ouest-Nord-Ouest sont attendus. L'ouragan devrait probablement remonter vers le Nord-Ouest à l'approche de la moitié Nord de l'arc antillais. Les modèles ont peu changé avec le GFS toujours sur une tendance Nord du tracé du NHC et l'ECMWF sur une tendance Sud. La ligne médiane du modèle ECMWF envisage un positionnement le soir du mercredi 29 Septembre à une centaine de kilomètres au Nord-Est de la Désirade suivi un passage à une quarantaine de kilomètres environ au Nord de Barbuda le Jeudi 30 septembre juste avant le lever du jour puis entre 40 et 50 kilomètres au Nord de St Barthélémy et St Martin à la mi-journée : SAM serait un ouragan majeur de catégorie 3. Maintenant, regardons plus en détail sur les mailles larges, et je me réfère avec HWRF pour voir ce qu'il va se passer entre aujourd'hui et ce week-end : Evolution dans les prochaines 6h à 12h : SAM devrait rester au stade catégorie 1 d'ici le début de soirée, le creusement ne devrait pas montrer d'intensification particulière et les vents resteraient supérieurs à 65 kt. Evolution dans les 12h à 18h : Le creusement pourrait s'intensifier d'ici la nuit prochaine avec une pression s'abaissant sous les 975 hPa, le vent devrait se renforcer jusqu'à environ 85 kt (157 km/h), ce qui ferait passer SAM en cyclone catégorie 2. Le système pourrait prendre un peu plus d'envergure avec une convection se propageant également vers le Sud. Evolution dans les 18h à 24h : SAM pourrait commencer à prendre une belle forme sur les images satellite, il devrait encore pointer en catégorie 2 tôt le Samedi matin mais très proche de monter d'un cran avec des vents qui approcheraient 90 kt (166 km/h). Evolution dans les 24h à 30h : SAM resterait proche de la catégorie sans forcément l'atteindre avec des vents jusqu'à 95 kt (175 km/h), sont creusement pourrait cependant passer sous la barre des 970 hPa. Evolution dans les 30h à 36h : Pas d'évolution particulière par rapport à l'échéance précédente, mais sont renforcement irait en progressant justement. Evolution dans les 36h à 42h : A partir de Samedi soir, SAM pourrait désormais au stade de cyclone tropicale catégorie 3 avec des vents jusqu'à 100 kt (185 km/h), avec une pression pouvant descendre sous la barre des 965 hPa. Evolution dans les 42h à 48h : SAM évoluerait encore en tant que cyclone catégorie 3 avec des vents jusqu'à 100 kt et une pression s'abaissant encore sous la barre des 960 hPa. A cette échéance, aucun île n'est encore menacée par sont passage. L'incertitude au-delà de 48h devient un peu plus importante donc voyant ce qu'il en est avec un peu moins de précision : Evolution dans les 48h à 72h : SAM devrait passer au stade de cyclone tropicale catégorie 4 en fin de journée de Dimanche avec une pression pouvant s'abaisser sous la barre des 955 hPa. Toujours aucun impact pour le moment. Evolution dans les 72h à 96 h : Le système devrait rester en catégorie 4 jusqu'en début de journée de Mardi en ne touchant toujours aucun île, la pression minimale pourrait approcher les 950 hPa. Au-delà de 96h, il est prévu que SAM reste un ouragan majeur jusqu'à Mercredi sans pour autant toucher de terre, il s'affaiblirait lentement par la suite.
  7. Selon le WSA-ENLIL, la CME associée à ces éruptions semble être assez peu dense et celle-ci prend une trajectoire qui devrait éviter la Terre. On pourrait éventuellement assister à une légère augmentation de la densité de plasma d'ici les 48 prochaines heures. Cela pourrait tout de même générer une faible tempête géomagnétique sous nos latitudes (jusqu'à niveau G1).
  8. Effectivement,, la rumeur court sur les réseaux sociaux depuis le début d'après-midi. Mais même le magnitude 6 est faux, il n'est relevé par aucun organisme officiel (que ce soit USGS, ESMC, IRIS...). Le seul fort séisme qui a eu lieu dans ces zones c'était au large du Chili avant hier avec un M6.4.
  9. C'est donc officiel depuis hier soir, la dépression tropicale n°18 a atteint le stade de tempête tropicale avec des vents jusqu'à 40 kt (environ 74 km/h). Cependant, sont creusement n'est toujours pas entamé avec une pression toujours autour de 1005 hPa. On peut cependant remarquer qu'elle commence à avoir une structure intéressante sur les images satellite. On distingue d'abord une première zone convective non loin de la circulation de surface au centre, ainsi qu'une seconde zone qui s'organise autour de ce centre, probablement la constitution d'une première bande convective spiralée. Mais comme on peut le voir, cette convection reste encore limitée et peu poussive à la suite d'un manque de dynamisme en altitude et du manque de forçage avec un air encore trop humide, la zone de convergence qui peut aider ce système à se renforcer se trouve encore un peu plus à l'Ouest. Cette tempête tropicale va désormais suivre le flux qui prend une orientation Ouest à Nord-Ouest en altitude, et il semblerait que selon la globalité des scénarios, ce futur ouragan devrait donc passer au large des Antilles par le Nord. Quelques perturbations de l'ensembliste GEFS fait passer le système sur l'extrême Nord des Antilles et Porto-Rico, mais ces scénarios sont très peu nombreux et donc probablement isolés. Du côté des ensemblistes chez ECMWF, on remarque une nette baisse d'intensité dans un premier temps avec un cyclone de catégorie 2 contre catégorie 4 proposé jusqu'à hier, avec toujours cette tendance de vouloir passer sur le Nord de l'arc Antillais mais un stade plus affaibli (autour de cyclone catégorie 1). Dans les scénarios hauts mais encore isolés, il ressort encore HWRF, HMON, NNIC et CTCX qui font apparaître un ouragan majeur de catégorie 4 avec des vents supérieurs à 110 kt ; on ne sait pas encore la trajectoire exact sur ces modèles du fait de l'échéance lointaine, mais ils semblent prendre le même chemin que la globalité des modèles principaux sans toucher de terres/îles. Le scénario majoritaire qui ressort est que l'on devrait tout de même assister à un ouragan majeur avec une catégorie 3 pour le paroxysme du système, et ce scénario est envisagé par nombreux modèles tel que GFS, ICON, LGEM, ou encore HMNI, HWFI et OFCI. Mais il y a encore une bataille entre certains modèles qui voit un cyclone tropical ne dépassant le stade de catégorie 2, il va donc encore falloir attendre quelques ajustements pour être sur de son intensité. Dans les prochains jours, on pourrait assister à un contact entre le système extratropical ODETTE et la dépression tropicale ROSE juste au niveau des Açores. Ces 2 minimums pourrait venir s'isole dans un fond de talweg avant d'être pris au piège par les hautes pressions et de mourir petit à petit. Le NHC émet une nouvelle probabilité de développement à 20% sur 5 jours sur une onde tropicale sortant d'Afrique.
  10. Dans un scénario catastrophe envisagé, si la partie occidentale de la montagne viendrait à s'effondrer dans l'océan suite à une éruption, cela pourrait engendrer un tsunami sur la plupart des côtes de l'Atlantique Nord. Mais encore une fois, il s'agit là d'un simple scénario catastrophe envisagé par les scientifiques. Mais pour avoir un impact sur le climat, il ne semble pas assez puissant pour en avoir, par contre il va avoir un fort impact sur l'environnement de l'île à la suite des coulées de lave (sans parler des dégâts matériels), étant donné que c'est un stratovolcan qui produit une éruption effusive et non explosive. Néanmoins, il dégage tout de même une bonne quantité de dioxyde de Souffre dans l'air qui va concerner plusieurs pays mais sans pour autant avoir un impact réel (hormis peut-être dans la couleur du ciel).
  11. Malgré un dysfonctionnement sur les satellites rayons X de GOES, une éruption solaire modérée M2.8 s'est produite en milieu de nuit autour du groupe AR 2871, elle précède une plus faible éruption de classe C5.3 survenue peu de temps avant. Le groupe AR 2871 est classée Bêta-Gamma-Delta, elle possède plusieurs taches de type Delta et est bipolaire et asymétrique (classe DKO). Pour le moment, les coronographes n'indiquent pas de CME, mais il va falloir tout de même la garder à l'œil puisque cette tache est capable de reproduire une classe M, ainsi que plusieurs classes C.
  12. Histoire de finir sur la fiabilité des modèles sur la prévision des cyclones (avant de se repencher sur ce qui nous intéresse). L’analyse des cyclones tropicaux dans les modèles globaux pose plusieurs problèmes : les cyclones peuvent passer au travers du réseau d’observations sur les océans et seront donc difficilement pris en compte dans l’analyse ; de plus, l’observation peut parfois être rejetée par le système d’analyse car elle est trop différente de l’ébauche (cas de moins en moins fréquent). L’initialisation des modèles de prévision numérique utilise des quantités astronomiques de données, en grande partie issues d’observations satellitales. Les algorithmes permettent d’assimiler directement les radiances. Néanmoins, les mécanismes qui gouvernent l’effet radiatif et thermodynamique des nuages sur l’atmosphère ne sont pas encore bien représentés dans les modèles numériques et par conséquent, la plus grande partie de ces observations est rejetée en présence de nuages/pluie. Les diffusiomètres, qui restituent le vent à la surface des océans, sont également affectés par les pluies et saturent en conditions de vent très fort. L’analyse des systèmes convectifs et des cyclones en particulier est alors rendue particulièrement délicate.
  13. Très franchement, j'utilise cette méthode depuis des années que je suis l'activité cyclonique, et la marge d'erreur reste vraiment très raisonnable. J'avais d'ailleurs assurer tout un suivi d'IRMA avec ce genre de prévision et ça a très bien marché. Pour moi, il s'agit du vent moyen sur 10 minutes sur les modèles que j'utilise, je ne trouve pas de modèles avec le paramètre "vent sur 1 minute" ou "Wind-Gust" pour les rafales. Après, je combine ce que je vois sur les modèles avec plusieurs autres paramètres afin de voir si ça correspond évidemment à la catégorie que je suppose (hauteur des vagues, intensité des pluies...), je regarde également si ma prévision concorde avec ce que prévois les organismes. La prévision cyclonique n’est pas "purement" déterministe puisqu’elle s’appuie en partie sur des relations statistiques. En règle générale, une erreur de prévision de trajectoire de 50 à 100 km à 24 heures d’échéance ou une erreur dans l’intensité du vent de 8-10 m/s (30-40 km/h) arrive souvent avec les modèles à maille large (donc c'est un statistique à prendre en compte également). Ce genre d'erreur dans ce domaine de prévision est jugé "faible", et les organismes se chargent d'ailleurs de le mentionner dans certains bulletins qu'ils rédigent. Par contre, les performances des prévisions d’intensité (vitesse de vent, quantité de pluie) stagnent depuis les années 80 puisque l’intensité dépend en grande partie de processus incluant une large gamme d’échelle qui n’est pas correctement représentée dans les modèles globaux.
  14. Fort foyer sismique au large du Nicaragua non loin de la fosse de subduction qui sépare la plaque Caraïbe et la plaque Cocos. On relève un séisme principal de magnitude 6.5 avec un hypocentre d'une profondeur de 30 km, on a pu observer plusieurs répliques entre magnitudes 4 et 5 et d'autres très nombreuses entre magnitudes 2 et 3. Ce séisme a été très bien ressenti en surface dans la région de Chinandega et plus particulièrement dans la ville de San Francisco (qui se situe à 83 km de l'épicentre), mais pas de gros dégâts à déplorer si ce n'est que des objets renversés et ou une petite secousse ressentie par les habitants. Celui-ci a été également ressenti très légèrement dans les régions de Masaya et Granada, toujours au Nicaragua.
  15. Si l'on se refère aux archives et observations historique de ces dernières éruptions entre 1480 et 1971 (7 éruptions dans ce laps de temps), il s'agit d'un VEI 2. Toutes les infos actuelles et historiques sur ce volcan --> https://volcano.si.edu/volcano.cfm?vn=383010
×
×
  • Create New...