Yoann44

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À propos de Yoann44

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  1. Statistiques et anomalies climatiques globales

    J'espère que tu as raison @meteor et que je ne me suis pas "emballé" pour rien . On verra avec du recul. Cependant, ce qui m'interpelle c'est que nous sommes actuellement en période la nina et que pourtant les températures rentrent tout juste dans la "normale". Ton modèle lisse-t-il les anomalies dues au cycle ENSO ou les prend-il en compte ? C'est à dire, et d'une manière surement mal dite, rapportes-tu la normale en relation avec les cycles de l'ENSO (type avec une nina faible, l'anomalie normale devrait être de ...) ou lisse-tu le tout ? Car si c'est la dernière des solutions, par contre il faut d'autant plus prendre de recul en disant que l'anomalie revient à la normale, car peut-être que simplement la normale va bouger et que même avec une nina nous sommes maintenant dans une normale qui correspondrait à une phase ENSO neutre, ce qui signifierait peut-être que nous rentrons dans une autre "ère" (tel que le décrit l'étude majeure qu'a déjà relayé Higurashi : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2017GL076500/abstract ) Il serait d'ailleurs intéressant de comparer les différentes phases la nina et l'écart à la normale que l'on a observé durant les années où la phase ENSO était présent, pour voir si 2017 est un OVNI à ce propos, ou si on s'emballe pour rien M... quand je me relis c'est horrible, je n'arrive vraiment pas à exprimer mon idée. J'espère que toi ou quelqu'un d'autre comprendra ce que je veux dire Sinon, un bilan clair et concis sur l'anomalie de température mondiale en 2017 ici : https://global-climat.com/2018/01/18/2017-est-bien-la-2e-annee-la-plus-chaude-sur-terre/
  2. Autant je suis d'accord que nous oublions vite qu'il y a des enjeux majeurs pour le 21ème siècle dont nous parlons beaucoup moins que le RC et sur lesquels les politiques ne font rien (ou tout du moins ne font pas de grandes et belles promesses... ), autant affirmer que sur le RC on ne s'appuie sur rien de concret et sur aucun modèle viable, là franchement ! C'est oublier qu'il est très rare d'arriver à un très large consensus dans la communauté scientifique sur un domaine de la science, et sur le RC c'est le cas ! (à moins de considérer comme pas mal de climato-sceptiques qu'il s'agit d'un grand complot... sans rire franchement ) https://www.skepticalscience.com/translation.php?a=17&l=12 C'est oublier les milliers de recherches qui ont été effectués sur le sujet depuis des dizaines d'années, en s'appuyant également sur les observations et qui corroborent largement les modèles utilisés pour prédire l'évolution future du climat (et ce souvent en appuyant les prévisions les plus pessimistes) ! https://global-climat.com/?s=climat+modélisation C'est oublier les milliers de scientifiques ne travaillant pas directement sur le climat : biologistes, océanographes, glaciologues, paléontologues, etc... qui par leurs études corroborent les études des climatologues en étudiant l'impact passé et actuel du climat sur les écosystèmes ! http://www.climat-en-questions.fr/ C'est oublier que tout simplement le réchauffement climatique s'appuie sur des principes physiques simples, dont il n'y a pas besoin d'aller chercher loin pour comprendre qu'il s'agit bien d'une réalité (on est loin de la théorie des cordes ou de la matière noire, dont on n'arrive pas à prouver l'existence par des lois physiques et encore moins par l'observation, contrairement au RC !) Alors, oui je veux bien entendre qu'il y a des sujets aussi graves que le RC, qu'on a tendance à souvent mettre de côté mais arrêtons de nier les faits sur le RC et ses impacts dévastateurs sur les écosystèmes et nos sociétés, d'autant plus sur un site de passionné de météo et de climat (à moins qu'il faut réviser vos bases... ) @Higurashi ou d'autres pourront compléter mon propos en te transmettant des études phares sur le climat, mais il suffit aussi que tu fasses des recherches sur le net pour en trouver l'évidence (par contre en vérifiant bien l'indépendance des sources et leur caractère scientifique, car cela est aussi un facteur de climato-scepticisme : la non éducation à la recherche sur le web pour ne pas se faire avoir par de fausses théories ou des discours trompeurs...)
  3. Statistiques et anomalies climatiques globales

    Une animation frappante qui parle d'elle même... :
  4. Suivi de l'englacement au pôle nord

    Bien d'accord avec toi, j'essayais juste de pondérer moi-même mon pessimisme (ou plutôt réalisme ) Et ce n'est pas les scientifiques étudiant l'Arctique qui te contrediront... : http://grist.org/article/let-it-go-the-arctic-will-never-be-frozen-again/
  5. Suivi de l'englacement au pôle sud

    Nous sommes bien partis cette année pour observer à la fois un maximum d'extension proche des records ou record en Arctique, couplé à un minimum d'extension également proche des records en Antarctique... (si quelqu'un arrive à retrouver le graphique de volume cumulé des glaces sur le globe ce serait génial). Notez à quel point la concentration de glace est très faible sur une vaste zone des eaux de l'Antarctique Est (particulièrement la mer de Ross), une simple bouffée de "chaleur" atmosphérique ou des courants "chauds" prononcés pourront vite faire fondre cette faible concentration de banquise. Autant dire que comme c'est parti, 2016 n'aura finalement pas été une anomalie dans une tendance de la banquise depuis les années 2000 à atteindre des fortes extensions, mais peut-être (et je dis bien peut-être :), le début d'une nouvelle tendance à de faibles extensions... Extension de la banquise au 06/01 comparé à moyenne des années 2000 : Après, et il faut peut-être voir cela comme une bonne nouvelle (très) temporaire, cette faible extension pourra favoriser une moins forte stratification océanique, à l'origine (entre autre) d'une fonte basale particulièrement importante des glaciers de l'Antarctique Est (et de certains glaciers de l'Antarctique Ouest depuis quelques années). Et encore, surement que je m'avance et que cela n'aura pas d'impact à ce niveau là. On tente de se rassurer avec ce que l'on a . Car, en attendant, cette faible extension minimum répétée sur plusieurs années pourra par contre faciliter la fragmentation et la débâcle des plateformes glaciaires, qui elles-mêmes accéléreront la débâcle des glaciers. Donc en résumé, et en simplifiant, si on gagne sur un tableau, on y perd sur l'autre... (rire jaune) Sur la stratification océanique en Antarctique, je renvoie à cet excellent article de Johan Lorck : https://global-climat.com/2017/01/08/le-rechauffement-moderne-reproduirait-les-bouleversements-passes-de-lantarctique/ (lire d'autres études d'importance expliqués sur son blog ici : https://global-climat.com/?s=antarctique )
  6. Suivi de l'englacement au pôle nord

    A ce propos, un excellent bilan de cet énième mois de record en Arctique : http://neven1.typepad.com/blog/2018/01/piomas-january-2018.html Comme le rappel l'auteur, et comme le mentionne également treize vents, nous observons trois hivers très doux d'affilé en Arctique, mais par "miracle" l'été nous sauve d'une fonte majeure de la banquise (particulièrement l'été dernier). A espérer que cette année la chance soit toujours avec nous cet été au vu des modélisations d'anomalies de températures prévues par les modèles en Arctique pour Janvier et Février (favorisant encore une très faible extension)... https://global-climat.com/2018/01/05/prevision-de-temperature-globale-pour-fevrier-2018/ Une synoptique tel que durant l'été 2012 pulvériserait sinon le record d'extension minimum...
  7. Statistiques et anomalies climatiques globales

    2 excellents bilan de l'année 2017 par Johan Lorck de global climat (surtout le premier lien, ne manquez pas la lecture de cet article ) : https://global-climat.com/2018/01/01/retour-sur-les-etudes-de-lannee-2017/ https://global-climat.com/2018/01/02/2017-deuxieme-annee-la-plus-chaude-sur-terre/
  8. Suivi de l'englacement au pôle sud

    Tandis que les études sur l'Antarctique montrent de plus en plus que les estimations de contribution de la calotte polaire à la hausse du niveau des océans ont été surement (largement) sous-estimée (cf par exemple cette étude majeure : https://global-climat.com/2017/12/26/antarctique-une-hausse-de-la-mer-plus-importante-que-prevu/ ), une mission scientifique d'un an va peut-être permettre d'en savoir plus et de confirmer ou d'infirmer les craintes des glaciologues. Des drones vont ainsi durant un an plonger sous les barrières de glace afin d'étudier la fonte par le dessous des plateformes de glace et des glaciers, principale crainte pour les décennies à venir d'une débâcle et fonte majeure des immenses glaciers de l'Antarctique Ouest. Ces mesures seront précieuses, rendez-vous dans un peu plus d'an pour en savoir plus : http://sciencepost.fr/2018/01/armee-de-petits-drones-surface-de-lantarctique/ (L'article source en anglais : https://futurism.com/research-drones-dive-ice-antarctica/ )
  9. Suivi du temps aux Etats-Unis.

    Je ne vois pas l'intérêt de cette remarque, à part juste pour me rabaisser ! Autre chose à rajouter tant que tu y est ? Et merci au passage pour la correction d'ortographe soulignée en rouge pour bien montrer au passage à quel point mon message n'a rien à faire ici...
  10. Suivi du temps aux Etats-Unis.

    Et pendant que la vague de froid occupe tous les médias et que certain-ne-s en profitent pour confondre météo et climat, un énième record de chaleur en Californie... 2017 aura été vraiment exceptionnel là-bas entre les records d'incendies, les déluges du début d'année et les nombreux records de chaleur ! http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3336411/2017/12/30/Record-de-chaleur-en-Californie.dhtml Au passage, voici un article très intéressant de CAT6 sur la vague de froid aux USA remise dans un contexte plus global : https://www.wunderground.com/cat6/new-years-freeze-out-it-can-still-get-cold-even-warming-climate
  11. Statistiques et anomalies climatiques globales

    Non il est vraiment acquis que nous serons au dessus de 2015. Voir ici : https://global-climat.com/2017/11/02/ncep-ncar-057c-en-octobre-2017/ 2017, très probablement la deuxième année la plus chaude des archives La moyenne sur les 12 mois de 2016 devance janvier-octobre 2017 avec +0,67°C contre +0,53°C. Il n’y a désormais plus aucun risque de voir 2017 battre le record de 2016. Il faudrait une moyenne de 1,37°C sur les deux derniers mois de l’année, ce qui n’est jamais arrivé. Et il faudrait une moyenne de 0,11°C sur novembre-décembre pour que 2015 passe devant 2017. 2017 devrait donc bien être la deuxième année la plus chaude des relevés NCEP-NCAR. Si il y a un blog francophone sur le climat que je conseille c'est bien celui-ci, sérieux et vulgarisateur à la fois. J'avais contacté Johan Lorck pour savoir si il pouvait faire plus de résumés d'études majeures sur le climat, il aimerait bien mais le temps lui manque (une activité de journaliste dans un tout autre domaine). Dommage qu'il n'existe pas plus de blogs intéressants sur le climat, à l'image des interventions de treize vents (pour ma part, bien trop déprimé par l'état actuel des choses pour reprendre le pli d'analyser tout cela, je crois que je vais me contenter de remonter les articles et infos sur le forum... ).
  12. Températures des océans et courants océaniques

    Vu les enjeux et la complexité de cette étude, cela méritait un petit interview à l'auteur principal, Sylvain Bernard. Johan Lorck de global climat s'y est attelé et cela donne un contenu de qualité. La suite de cette étude sera à suivre avec attention... https://global-climat.com/2017/11/04/des-oceans-pas-si-chauds-au-cretace-explications-de-lauteur/ Vous parlez d’un réchauffement en cours sans précédent sur les derniers 100 millions d’années. Que voulez-vous dire exactement ? Vous parlez du réchauffement futur ou de celui qui est déjà arrivé ? SB : On pensait jusqu’à présent que la fin du Crétacé était une période chaude. Notre étude montre que c’est probablement faux. Il faisait la même température au Crétacé que juste avant la révolution industrielle. Nous vivons actuellement une période de réchauffement global qui est donc peut être une première dans l’histoire de notre planète, tout du moins ces 100 derniers millions d’années. Après, il faut garder à l’esprit que le pas d’échantillonnage est très différent. On mesure aujourd’hui la température des océans quasiment en continu, alors que pour les océans du passés, nous n’avons que des valeurs moyennées sur des centaines voire des milliers d’années. C’est pour cela qu’il faut utiliser le mot « potentiellement ».
  13. Tendances Hiver 2017-2018

    Une partie de la réponse ici : https://global-climat.com/tag/jet-stream/
  14. Suivi de l'englacement au pôle nord

    Intéressant et peu rassurant à la fois (cela irait dans le sens des prévisions pessimistes de certains chercheurs qui projetait la disparition de la banquise estivale dans les décennies 2020-2030). En tout cas, déjà que nous risquons d'être quasiment aveugles sur l'état de la banquise avec la fin de la surveillance satellitaire américaine (et ce n'est pas avec Trump qu'un nouveau satellite sera envoyé prochainement...), il faut maintenant compter sur le fait que les mesures sont également biaisés https://www.catnat.net/veille-catastrophes/changements-climatiques/23744-les-glaces-de-l-arctique-pourraient-fondre-plus-rapidement-que-prevu Si quelqu'un peut mettre le lien vers l'étude en question ce serait super !
  15. Suivi du Cyclone Harvey (2017)

    Au delà du record de pluie dû à Harvey, un excellent article grand format du journal le monde sur les effets dévastateurs de l'urbanisation incontrôlé à Houston (qui plus est sur des zones humides) sur l'ampleur des inondations : http://www.lemonde.fr/grands-formats/visuel/2017/10/06/comment-houston-sort-du-chaos-apres-le-passage-de-l-ouragan-harvey_5197327_4497053.html Extrait : " De toutes les grandes villes américaines, Houston est celle qui a le plus souffert des inondations. Au cours des huit dernières années, elle en a subi cinq : une en 2009, deux en 2015, une en 2016, et la pire de toutes en 2017. Les causes sont d’abord naturelles : l’agglomération, qui compte aujourd’hui 6,5 millions d’habitants, se dresse au milieu d’une plaine côtière complètement plate, située dans une zone subtropicale pluvieuse. Avant l’urbanisation, la région était une prairie humide parsemée d’étangs et de marécages, parcourue par des rivières lentes et sinueuses. Le sous-sol est en partie composé d’argile, qui empêche l’eau de pénétrer en profondeur. Or, malgré ces conditions extrêmes, les habitants ont construit une ville très classique : les immeubles restent rares, la majorité de la population vit dans des maisons individuelles, au ras du sol. Pour limiter les dégâts, prévisibles, les autorités fédérales et texanes ont creusé, à partir des années 1940, des bassins de retenue et un réseau de canalisations souterraines. Mais de leur côté, les promoteurs immobiliers, les industriels et les élus locaux ont souvent négligé les risques d’inondation dans la construction des rues et des bâtiments, pour ne pas augmenter les coûts ni ralentir l’expansion de cette ville hyper dynamique. Par ailleurs, Houston, capitale mondiale de l’industrie pétrolière, a fait le choix du tout-voiture, avec des routes à vingt voies, d’immenses parkings en béton et des centres commerciaux dépourvus d’espaces verts, qui empêchent l’absorption des eaux par le sol. "