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  1. Salut Pascal. Aïe, malheureusement tu risques d'être déçu par ce guide d'identification sur les nuages, qui fait le choix de parler d'une codification technique de types de ciel ("Cl Cm Ch"), qui a peu d'utilité pour un amateur. Je ne pourrais que recommander ce guide : http://www.actu-environnement.com/librairie/nuages-autres-phenomenes-celestes-12386.html beaucoup plus informatif ! ainsi que le petit guide marabout que tu as. Et pour les détails, tu peux télécharger librement sur le site de l'OMM l'Atlas officiel des nuages utilisé par tous les météorologistes du monde, dans sa version française : http://library.wmo.int/pmb_ged/wmo_407_fr-v1.pdf et http://library.wmo.int/pmb_ged/wmo_407_fr-v2.pdf Sinon tes deux photos sont bien des altocumulus. Enjoy! ;-)
  2. Si on considère une certaine "particule" ou "parcelle" d'air : - Comme expliqué plus haut, la température du point de rosée est la température à laquelle il faut abaisser cette particule pour qu'elle devienne saturée en vapeur d'eau, c'est à dire pour que l'humidité relative devienne égale à 100%. Cette température est donc obtenue à pression constante et sans apport de vapeur d'eau. - La température du thermomètre mouillé est obtenue lorsqu'on amène la particule à saturation par ajout de vapeur d'eau, tout en maintenant la pression constante. Tant que la particule n'est pas saturée, tout apport supplémentaire d'eau liquide à l'intérieur de la particule va être évaporé, ce qui va augmenter l'humidité relative de cette particule. L'évaporation étant un processus qui absorbe de l'énergie calorifique, ceci se traduit par un abaissement de la température de l'air de la particule : lorsque l'humidité relative est de 100%, la température de l'air de la particule prend une valeur appelée "température du thermomètre mouillé" (j'explique l'origine de ce terme un peu plus loin). Il est à noter que pour une particule d'air non saturée, la température du thermomètre mouillé (t'w) est toujours supérieure à la température du point de rosée (td) de cette particule : td < t'w < t. Au fur et à mesure que la particule se sature par apport de vapeur d'eau, la température (t) s'abaisse et la température du point de rosée (td) augmente jusqu'à saturation. On a alors : t = td = t'w. Chacun des couples t / td et t / t'w constituent des mesures indirectes de l'humidité relative. Le couple t / td est utilisé dans les hygromètres à point de rosée. Le couple t / t'w dans les psychromètres. Un psychromètre est constitué par deux thermomètres à mercure ou alcool : un thermomètre classique, dit sec ; et un thermomètre dont le bulbe est entouré d'une mousseline ou tissu imbibé d'eau (le tissu est constamment maintenu mouillé par un réservoir d'eau liquide). D'où l'origine du terme de "température du thermomètre mouillé". Des abaques permettent d'obtenir la valeur de l'humidité relative connaissant t et t'w. Cet instrument a longtemps été l'"hygromètre" de référence, avant d'être supplanté par les sondes électriques. J'espère avoir répondu à ta question.
  3. De façon simple, sans émagramme ni autre jargon thermodynamique : comme tu le sais, l'air ne peut contenir qu'une certaine quantité de vapeur d'eau (gaz). Lorsque sa capacité maximale de rétention en vapeur d'eau est atteinte, cette vapeur d'eau se condense en gouttelettes d'eau liquide, soit à la surface d'un objet (rosée ou buée), soit sous forme d'un brouillard ou d'un nuage en suspension dans l'air. Pour amener cet air à saturation, il y a trois possibilités : 1- tu diminues uniquement sa température, jusqu'à ce que la vapeur d'eau se condense (plus l'air est froid moins il peut contenir de vapeur d'eau). C'est ce qui se passe la nuit par ciel suffisamment dégagé à la surface du sol : la température de celui-ci diminue, les variations de pression atmosphérique ou de vapeur d'eau atmosphériques sont généralement négligeables. Lorsque la baisse de température est suffisante la rosée se forme au sol, la température a atteint ce que l'on appelle la température du point de rosée, ou point de rosée tout court. C'est aussi le même phénomène qui explique la formation de la buée sur les vitres en hiver. 2- tu diminues la pression atmosphérique : la température s'abaisse en même temps, c'est une loi physique (on parle de détente) et l'eau finit par se condenser. C'est ce qui explique par exemple la formation des cumulus de beau temps : des bulles d'air chaudes montent tant que leur température est supérieure à celle de l'air environnant (principe de la montgolfière), sans que leur composition en vapeur d'eau ne change. Arrivé à une certaine température, un nuage se forme. C'est également de cette manière que se forme le brouillard de pente, lorsque de l'air remonte une pente, et que la vapeur d'eau finit par se condenser suite à la baisse de pression. 3- tu ajoutes de la vapeur d'eau à un certain volume d'air jusqu'à ce qu'il ne puisse plus en contenir suffisamment. C'est ce qui se passe avec le brouillard d'évaporation par exemple.
  4. Il faut relativiser l'utilité de la nébulosité totale qui comprend également les nuages élevés. Et malgré 100% de nuages élevés, on continue de voir le soleil...
  5. Avec 4 mois de retard n'est-ce pas de cette étude dont tu parlais ? http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/05/69/28/PDF/MANUSCRIT_2.PDF
  6. http://medias-cgc.blogspot.fr/2013/08/une-meteo-sauce-hollandaise-pour-france.html
  7. Contrairement à ce que son nom pourrait présager, ce titre n'est pas celui d'un livre de science fiction ou de mythologie, mais bien celui d'un ouvrage scientifique très récent particulièrement intéressant, qui a le mérite d'aborder à la fois les phénomènes dépressionnaires des latitudes polaires, tempérées et tropicales. "L'atmosphère de notre planète est souvent instable et donne parfois naissance à des perturbations accompagnées de vents violents, de pluies intenses et de fortes houles. Cyclones et tempêtes sont des risques naturels donnant éventuellement lieu à des catastrophes aussi dévastatrices que les tremblements de terre ou les éruptions volcaniques. Cet ouvrage tente de faire le point des connaissances actuelles sur ces phénomènes. Après un rappel de quelques événements historiques marquants et une rapide revue du contexte météorologique, les mécanismes de formation, de propagation, d'évolution, de dissipation associés aux cyclones tropicaux, aux tempêtes des latitudes moyennes, aux dépressions polaires et méditerranéennes sont présentés à la lumière des travaux récents. Une dernière partie évoque la variabilité naturelle et fait le point des projections futures dans le contexte du réchauffement climatique."
  8. Un dossier "Pour la science" particulièrement intéressant est disponible actuellement dans les kiosques : http://france.meteofrance.com/france/actu/actu?portlet_id=90136&document_id=27388
  9. En ce jour d'épisode neigeux exceptionnel avec deux départements en vigilance rouge, Meteo à la Carte ouvre son magazine sur un reportage intitulé "recette de la lamproie aux petits légumes"...
  10. Si tu tapes "triplet roche" dans un site qui commence par "price" et qui finit par "minister" cela donne un résultat
  11. La pluie verglaçante est ici une pluie surfondue, c'est à dire une pluie à température négative. Elle peut tasser un peu la neige mais pas la faire fondre. Au simple contact de la neige ou du sol elle va se congeler instantanément.
  12. Le terme "trombe marine" est presque un pleonasme. Mais il montre qu'il existait aussi auparavant le terme de "trombe terrestre", synonyme de "tornade" : ce terme est quasiment tombé en désuétude. Mais comme il existe aussi des "trombes lacustres", on peut encore parler de "trombe marine". Sinon on a vu il y a peu de temps encore des images de tourbillon de feu : http://youtu.be/4HIF-vkQ7Cc
  13. Un petit conseil aux responsables de l'émission, s'il passent par ici : vérifiez les photos envoyées avec l'image satellite car il commence à y avoir du grand n'importe quoi, comme dans le nord de l'Alsace aujourd'hui, où la photo ne pouvait pas être prise en direct !
  14. Autre idée qui pourrait être pas mal : une rubrique sur les climats locaux en France et outre-Mer, avec toutes leurs particularités.
  15. Je ne suis pas sûr qu'un format quotidien soit ce qu'il y a de mieux pour ce type d'émission sur une chaîne nationale. Un rendez-vous hebdomadaire aurait peut-être été plus approprié. La météo sert de prétexte pour parler de bien d'autres sujets, comme dans l'émission d'aujourd'hui : les singes d'Alsace, les immortelles, les crèmes solaires, les allergies, le mildiou ! Le seul reportage météo était celui sur les baromètres, mais qui au final nous laisserait croire qu'on utilise encore des baromètres holostériques à Météo-France, en tant que secours... Et c'est effectivement souvent un manque de rigueur, des réponses incomplètes, simplistes voire inexactes à beaucoup de questions posées sur la météorologie. Il faudrait au moins un vrai sujet explicatif sur la météo ou le climat par émission, avec des animations, schémas, interviews de météorologues, climatologues, océanographes, chercheurs. Quant à l'ex-ouragan Leslie, son passage était quasiment fini à Saint Pierre et Miquelon au moment de l'émission alors qu'on aurait pu penser le contraire en écoutant Laurent. De bonnes idées tout de même comme l'interview de passionnés et la carte de France des photos de ciel envoyées par les téléspectateurs.
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