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Fil67

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  1. Le hêtre gagne en altitude les terres qu'il est en train de perdre dans les plaines. Sa croissance devient impressionnante depuis 15/20 ans au niveau de sa limite supérieure ici dans les Vosges , vers 1200/1300m : malgré les épisodes secs plus fréquents et plus durables aussi désormais, la pluviométrie reste largement supérieure à celle des plaines. L'allongement de la saison chaude, au printemps, et en automne, fait le reste. Sinon, les 10 /15 prochains jours pourraient marquer une petite "pause" dans l'accentuation de la sécheresse ( de surface) un peu partout: bien moins chaud que précédemment, globalement plutôt dépressionnaire au moins au début, avec des risques de petites pluies ponctuelles ( bien loin d'être suffisantes en quantité certes). Bref, un petit sursis. On verra ensuite courant mai si le ciel va s'en donner à coeur joie pour rattraper ce temps "perdu" : en général, 10/15 jours pas trop anticycloniques, ça se paye, et de plus en plus cher en allant vers l'été.
  2. Donc un incendie sur les crêtes, super quoi...Merci de l'info!
  3. A priori un feu de forêt entre la Schlucht et le col du Calvaire, j'ai entendu dire à l'instant. Fumée visible depuis la sortie de Sélestat vers 16h, juste au-dessus de la ligne de crête. Des infos à ce sujet?
  4. Excédents thermiques quasi constants ( plus grande évaporation) ? Et ensoleillement peut-être excédentaire qui plus est? Faudrait voir de ce côté là. Quoiqu'il en soit, on est d'accord que sous nos latitudes, quelques semaines sèches ne sont pas encore en mesure d'influencer aussi clairement l'évolution niveau orages et/ou instabilité, au point d'instaurer un cercle vicieux. Suffit d'une bonne pompe à air chaud et humide à l'avant d'un talweg sur le Golfe de Gascogne, et la mayonnaise peut prendre sans souci pour ce qui est des orages, que les sols soient secs ou non. Les orages trouvent à mon avis une énorme partie de leur carburant au sein même de la masse d'air qui les génèrent . L'humidité supplémentaire issue de l'évaporation près du sol n'est qu'un appoint bienvenu. Si ça n'était pas le cas, tous les lacs ou autres zones couvertes de végétation devraient alors pouvoir relancer l'activité orageuse en proposant ce surplus d'humidité superficielle. Mais c'est rarement le cas, pas de manière très nette et encore moins systématique. Les ficelles, en climat tempéré, elles sont majoritairement tirées par la synoptique d'altitude.
  5. Transition a priori atypique, pour continuer sur la lancée des saisons précédentes: l'absence d'une progression claire et nette du talweg contre les hautes pressions continentales ( ou en plusieurs étapes successives en tout cas) laisse supposer tout d'abord un maintien du flux de sud préalable, chaud et encore trop longuement anticyclonique sur la façade Est ( évolutions instables fortement limitées), puis peu à peu plus dépressionnaire, l'air plus frais et humide tempérant progressivement simplement la chaleur au gré des avancées et retraits des ondulations secondaires liées au talweg principal. Talweg principal qui finalement ne passera jamais, sa partie sud partant s'isoler en Méditerranée, sa partie nord se rétractant dans le même temps sur les Iles britanniques. Ca va pétouiller de ci de là, entre les évolutions orographiques noyées dans la masse en préfrontal brouillon sur l'est du nord-est et le mix doux/frais dépressionnaire faisant office de front ondulant plus à l'ouest sur l'ouest du nord-est. Mieux placée à l'interface entre les hautes pressions est-européennes et les advections humides par le sud-ouest, l'Allemagne pourrait être largement plus concernée par l'instabilité liée à cette transition ( au niveau des conditions de base, pas forcément de l'activité orageuse)
  6. Y'a peut-être ça tout simplement: ( anomalie de la pression moyenne à 500hPa de début mai à fin septembre pour les 7 périodes données, le tout vs 1981/2010 ) 1951/1960 1961/1970 1971/1980 1981/1990 1991/2000 2001/2010 Et, cerise sur le gâteau 2011/2018 Bien évidemment, l'un ou l'autre mois ou duo/trio de mois particulièrement dépressionnaires et/ou anticycloniques peuvent plomber la moyenne, mais on reste quand même sur des durées de 10 ans, ce qui est suffisant pour dégager une tendance globale. En tout cas depuis le début des années 2010, on est clairement plus fréquemment en anomalie positive de pression à 500hPa durant les saisons chaudes. Après, faire un lien systématique entre couvercle de hautes pressions en altitude et raréfaction des orages, dans l'ensemble, pourquoi pas, bien que ne sachant pas si on peut réellement aller jusque là ( un flux d'ouest avec forte anomalie négative à 500hPa en saison chaude n'est pas plus en mesure de générer de bonnes dégradations orageuses). Mais une chose est sûre, ce ne sont pas les hautes pressions subtropicales tenaces ( et leurs impressionnantes vagues de chaleur répétées) qui peuvent favoriser le déplacement de vastes fronts orageux bien portants sur une bonne partie du pays...D'où le sentiment global que les orages , toujours autant sinon plus violents, sont cependant géographiquement bien plus restreints? PS, en fait ça peut même paraître logique si on creuse un peu: pour finir sur une belle anomalie positive du type 2011/2018, pour tirer de la sorte la moyenne vers le haut, il faut forcément soit: - un renforcement notable des couvercles anticycloniques d'altitude: aucune chance pour des dégradations orageuses organisées ou généralisées - ou alors un allongement de la durée des blocages anticycloniques ( moins marqués que dans le premier cas de figure): du coup beaucoup moins d'opportunités de chopper des changements de masse d'air associés à un minimum de dynamique. Manque de pot, je crois que de plus en plus on finit par combiner ces deux options ces dernières années. Rajoutez à cela quelques passages par la case flux océanique mi-dépressionnaire mi-anticyclonique, tout aussi stérile d 'un point de vue instabilité, et si on arrive sur certaines régions à avoir parfois à peine 2 ou 3 opportunités sérieuses et un brin étendues lors d' un mois de plein été, c'est déjà bien.
  7. Moyenne des 15 premiers jours + prévision des 7 prochains jours, selon la norme 1981/2010 ( GFS) On serait donc dans le positif à l'issue des 7 prochains jours. Le raccourci "avril frais" semble un peu trop facile à cette échéance... Si on rajoute une dernière semaine probablement au-dessus des normes ( tendance actuelle, on peut y croire), on aura comme d'habitude nos 2°c d'excédent mensuels au bout du compte SInon pour info, les "20°C à peine" de Tx pour le week-end prochain: 20°c c'est juste définitivement la norme à partir d'une dernière décade de mai pour la plupart des stations du nord-est... Il serait bon de revoir un peu les bases de climato
  8. Pour le moment il faut pas mal de fantaisie pour arriver à dégoter le retour d'un flux d'ouest sur les cartes...Avec des modèles optant plus ou moins tous pour un scénario majoritaire à hautes pressions soit continentales soit nord-européennes ( état actuel des choses) , ledit flux d'ouest aurait du mal à se frayer un passage dans les terres. Puis faut plus rêver, fin avril le vortex polaire n'est plus en mesure de générer un flux d'ouest actif à de si basses latitudes ( il a déjà tellement à le faire en saison froide) Les arrosages généralisés et durables, c'est donc terminé désormais, ça n'est plus la saison. Ca ne veut pas dire pour autant qu'on ne peut pas se retrouver à la place avec un cut-off tenace dans les parages, à l'image de ce qui s'est passé en fin de printemps dernier, mais quoiqu'il en soit, c'est quitte ou double désormais: - soit c'est le cas et les régions menacées par la sécheresse en ce moment même y trouveront un répit certes momentané mais bienvenu, grâce à un temps instable. - soit c'est pas le cas, et, avec ces synoptiques méridiennes qui dessinent désormais si facilement et rapidement un trait d'union quasi direct avec les hautes pressions subtropicales nord africaines, c'est temps sec et advections chaudes dominantes. Comme souvent très certainement, on pourra découper ces prochains mois par tranches bien distinctes. Difficile quoiqu'il en soit d'envisager une saison chaude assez régulièrement instable, ça ne fait plus partie des habitudes climatiques de notre pays en cette saison. Reste le scénario peu probable à été "brouillon" sous flux d'ouest moribond, juste ce qu'il faudrait pour limiter des invasions subtropicales trop fréquentes, sans pour autant apporter suffisamment de précipitations, auquel cas il faudrait alors tout miser sur la période de recharge de saison froide 2019/2020, sans quoi... J'en reviens toujours au même constat: la sécheresse n'est plus un phénomène ponctuellement limité dans le temps: à jouer saison après saison avec le feu, il faut maintenant commencer à raisonner en terme d'années. Et c'est je pense précisément ce qui différencie les sécheresses marquantes qui causent de réels problèmes, des autres, bien moins conséquentes elles, que l'on rencontrait tout à fait normalement dans un passé encore relativement proche, mais qui ne faisaient que passer sur certaines régions. Après plusieurs saisons anormalement sèches, on a déjà sacrément tendu le dos pour 2018, on le tend encore plus que jamais pour 2019, mais si ça se trouve, si le cycle entamé se poursuit, ce sera encore une autre paire de manches ces prochaines années.
  9. Conséquence tout à fait logique de l'enchaînement climatique défavorable de ces dernières années. Dans le même temps certains cadors continuent de soutenir mordicus que la sécheresse en France est un mythe, et ne comprennent pas pourquoi, en l'absence d'incendies gigantesques ou de restrictions d'eau généralisées, ce topic continue d'être alimenté si régulièrement... Ca n'est plus un mythe, non, et ça n'est probablement que le début qui plus est. Dans la continuité du millésime 2018 , l'été 2019 sera parfois très long en attendant, du moins là où il ne sera pas "pourri" ( comprenez à peu près normal) !
  10. Seuils de vigilance sécheresse étendus à 3 départements sur le Centre et le Centre-Est. En surface les sols ont repris des couleurs, et il faudra à présent voir l'influence de cette ultime période humide encore potentiellement bénéfique à la recharge des eaux souterraines , la chose à suivre de près cette année sur certains secteurs: on attaque le cycle de saison chaude pour de bon désormais et les gros déficits découlant de 2018 sur une partie du Nord-Est et du Centre-Est ne seront certainement pas résorbés par ces 10/15 jours pluvieux, que l'on qualifiera néanmoins parfois de réellement providentiels . Pas de gros coups de douceur durable en vue, pas encore de chaleur précoce, au contraire, par conséquent et heureusement pas encore d'explosion de la végétation, les prélèvements en eau débuteront peut-être un peu plus tard cette année. Quoiqu'il en soit, du classique comme on n'en fait guère de plus abouti: après une première quinzaine de mars très arrosée ( à quelques exceptions d'un point de vue parfois purement statistique, mars étant un mois assez sec en moyenne), fin abrupte de la période dépressionnaire, et bascule rapide vers une bonne dizaine de jours quasi intégralement au sec. L'alternance maintenant habituelle de courtes périodes très arrosées et de longues périodes bien plus sèches pourrait se confirme encore une fois, on verra ça en avril.
  11. Le département du Rhône commence à anticiper les conséquences qui découleraient du maintien d'un temps toujours trop sec sur la durée ( dans un contexte de plusieurs saisons consécutives déjà trop sèches): mise en place du seuil de vigilance, début mars! http://www.rhone.gouv.fr/Actualites/Les-nappes-d-eaux-souterraines-et-eaux-superficielles-placees-en-situation-de-vigilance-secheresse Il est bien question d'eaux souterraines dans ce cas précis, ce qui montre à quel point la tension est déjà palpable pour la suite de la saison chaude. M'est avis que ça ne tardera pas à suivre le même chemin dans d'autres départements. La phase agitée et "humide" que l'on connaît actuellement depuis début mars n'aura malheureusement pas apporté grand chose en terme de cumul, avec parfois à peine l'équivalent d'une simple perturbation active ( 5 à 25mm sur la première décade pour le nord-est, rarement et/ou très localement plus). C'est mieux que rien, mais ça ne suffira sans doute pas, car cet intermède océanique laissera sûrement bientôt place au retour d'un nouveau blocage anticyclonique plus ou moins durable, qui mènera cette fois clairement au-delà de la période de recharge de saison froide, ce qui nous fera rapidement entrer dans le vif du sujet, avec la hausse des températures et la hausse des prélèvements en eau.
  12. https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/bourgogne-deux-semaines-beau-temps-pas-secheresse-craindre-instant-1629530.html On aurait presque envie d'éclater de rire. Le titre s'y prête en tout cas, mais à la lecture de la suite de l'article, on se dit " et encore une fois, aucune leçon n'a été tirée des expériences de l'année passée"...Et c'est d'autant plus triste qu'il est question ici d'une des régions les plus touchées par la sécheresse de 2018. Enfin bon, continuons comme ça, à vivre au jour le jour et à espérer que tout s'arrange au dernier moment, ça peut mener assez loin, avec un peu de chance!
  13. Extrait d'un article de la Chaîne Météo, publié avant-hier. Pas du tout fan du sensationnalisme quand il s'agit de prévisions météo, mais il est question ici de faits concrets, en dehors de l'allusion sur l'été à venir en fin de premier paragraphe. ... Un an de déficit pluviométrique Ce contexte hivernal relativement sec, sans excès tout de même, s'inscrit dans un contexte de 12 mois déficitaires sur notre pays : le dernier mois a avoir été largement excédentaire était mars dernier (+78 %). Ensuite, le printemps dernier a été humide et orageux, sachant que les fortes pluies d'orage ruissellent et ne pénètrent pas dans le sous-sol. L'été a été particulièrement chaud, sec et long, avec un déficit culminant en septembre dernier (-68 %). Dans ce contexte, le déficit hivernal actuel, bien que modéré, s'apparente à une "bombe à retardement" avant d'attaquer l'été, qui pourrait s'annoncer chaud et sec. Cette situation est radicalement opposée à celle de l'hiver dernier. La pluviométrie de l'hiver 2017-2018 avait été très excédentaire sur la majeure partie du pays, atteignant localement des valeurs records. ... (Texte complet) Constat à moduler bien sûr en fonction des particularités régionales, mais qui traduit néanmoins parfaitement la situation très tendue qui pourrait commencer à se mettre en place rapidement dans pas mal d'endroits. ( Clin d'oeil au passage à celles ou ceux qui remettent systématiquement en cause l'authenticité de ces sécheresses, qu'elles soient latentes ou non, tout simplement parce que le carré de potager ou le chemin de balade est encore trop boueux en cette fin d'hiver )
  14. Pas de catastrophisme non, c'est juste que le déficit sur lequel on a fini la saison dernière n'a parfois de loin pas été comblé par les pluies de saison froide. Après ça dépend des régions évidemment. Pour le nord-est en tout cas, on peut presque dire que la moitié du répit intervenu est dû à l'interruption pure et simple de la saison chaude fin octobre. Décembre s'étant chargé du reste , heureusement, mais ce retour plutôt bref des précipitations ne suffira assurément pas si les pluies de printemps venaient à se montrer trop chiches ( et statistiquement la fin de saison froide/début de saison chaude est justement la période la moins arrosée sur le nord-est) De fait, j'utilise simplement l'expression très sec remise dans ce contexte bien plus global de plusieurs trimestres, pas juste dans le cadre d'un simple bilan mensuel à boucler en 30 ou 31 jours: au regard de ce qu'auraient pu/dû apporter les pluies hivernales pour permettre de reprendre l'année 2019 d'un pas un peu plus assuré, le contrat n'a pas été rempli du tout par endroits. Alors oui aujourd'hui, c'est boueux en surface, ça colle, mais dès que tout ça sera asséché par le soleil de printemps , les premières bouffées de douceur et les besoins croissants en eau d'une végétation en plein boom ( si l'enchaînement des synoptiques permet tout ça dans les 8/10 semaines à venir, naturellement), on retrouvera illico des conditions déjà très border-line en cours de printemps. Bon la sécheresse de surface, la végétation qui flétrit et l'herbe qui jaunit déjà courant avril parfois, c'est symptomatique de la plupart des printemps ici ( un peu plus ces dernières 10/15 années en raison de la hausse sensible des températures en mars-avril). Mais ce n'est pas de cela dont je parle, il s'agit des eaux souterraines, qui ne réagissent pas à quelques semaines de temps perturbé ou à la seule fonte du manteau neigeux. A ce sujet d'ailleurs, et vu de loin, on peut croire à un hiver exceptionnel sur les massifs du nord-est. Vosges et Jura n'ont cependant pas du tout été logés à la même enseigne que le massif alpin au mois de janvier , et ne proposent actuellement une couche neigeuse conséquente qu'au-dessus de 1000 à 1200m ( 1 mètre plus ou moins tassé, rien de spécialement notable à cette période pour ces altitudes). Pour les Vosges, pas la peine d'aller chercher beaucoup plus haut, la tranche la plus enneigée doit se situer entre 1100 et 1300m, guère plus haut, du fait d'un petit souci d'altitude... C'est dire si ça représente finalement peu de réserve rapporté à la superficie du massif ( fini le temps où l'enneigement continu commençait durant les bons hivers clairement à moyenne altitude, avec les capacités d'alimentation en eau de fonte qui en découlaient au printemps?). Le Jura doit s'en sortir un peu mieux, car plus élevé et plus étendu. En tout cas, épaisse ou pas, la couche de neige va déjà commencer à être attaquée en raison des fortes anomalies positives que l'on pourrait observer en altitude a priori jusqu'en fin de mois. C'est dire si la fonte printanière n'aura parfois peut-être plus grand chose à proposer quand le besoin s'en fera sentir plus bas. APrès, le printemps et l'été seront peut-être pluvieux? Quoiqu'il en soit au moins un des deux a tout intérêt à l'être cette année. On en reparlera peut-être d'ici là, en positif ou en négatif.
  15. On déterre le topic à l'arrivée du printemps? Février restera globalement un mois très sec sur le pays ( sauf surprise en dernière décade). Janvier a été un mois très sec, en dehors du sud-ouest. Décembre a généralement été normalement à correctement arrosé ( hors frange extrême sud du pays) Novembre déficitaire sur la majeure partie du pays, hormis sur le Centre-Ouest et le Sud-Est. Bref, il est des régions où la sécheresse, démarrée durant le premier semestre 2018, est toujours latente en ce début d'année 2019. Les bons arrosages de décembre n'auront apporté au mieux qu'une amélioration partielle, et, le déroulement ultérieur de l'hiver l'aura montré dans certaines régions, surtout très provisoire . L'approche de la fin de période de recharge des eaux souterraines risque tout particulièrement de placer un grand quart nord-est en tête de liste des régions potentiellement les plus concernées par un retour/renforcement de la sécheresse. La situation, en terme de marge de manoeuvre, y semble d'ores et déjà plus tendue que l'an dernier , où une bonne moitié de l'hiver avait été bien arrosée auparavant. Là on sort d'un été et d'un automne très secs, et l'hiver n'a de loin même pas apporté ce qu'il fallait pour boucler son bilan normal. A voir ce que donneront les précipitations de saison chaude maintenant, mais se payer le luxe de revivre un été/automne 2018 poserait sans doute par endroits des problèmes bien plus importants que l'an dernier. Le plus marquant avec cette évolution climatique progressive, c'est qu'en fait on ne parle désormais même plus d'événements ponctuels et/ou mineurs, qui seraient limités à un ou deux ans au pire, sur telle ou telle région, mais bien plus, et de plus en plus souvent surtout, d'épisodes durables et notables, qui ont tendance à s'étendre sur de plus vastes secteurs, si bien que la sécheresse fait maintenant parler d'elle quasiment tous les ans à des degrés divers.
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