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Les Forums d'Infoclimat

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Vincent_L

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About Vincent_L

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    Nîmes (30) secteur Ouest (Pompidou / Jaurès). Alt : 50 m.
  • Site web
    http://vincentlhermet.blogspot.fr/

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  1. Avec un compte twitter configuré (quand je me connecte avec mon compte), l’horodatage est bon (tweet posté le 15 juillet à 8h56 heure locale pour Moriani et 12h54 pour Pietranera). Je suppose qu'avec un compte non configuré les tweets sont affichés à l'heure de la Californie par défaut (siège social du site à San Francisco, 9 h de décalage horaire ce qui correspond à 23h56 le 14 juillet)
  2. Dans mon jardin à Nîmes j'en ai dans l'abricotier et le figuier aussi.
  3. Le début d'été chaud et sec favorise les cigales jusqu'à haute altitude en Lozère. Elles sont signalées un peu partout jusqu'à plus de 1300 mètres d'altitude cette année, ça arrive de plus en plus régulièrement mais habituellement c'est plutôt en fin juillet / début août qu'on les entend dans ces secteurs au-dessus de 1000 mètres (Cicada orni déjà entendues et vues en nombre pour ma part dans les pins sommitaux du Mont Lozère à plus de 1550 m d'alt au milieu des années 2000).
  4. Oui j'aurais du m'abstenir et non je ne fais pas de lien physique entre les épisodes de deux années consécutives. C'était juste une constatation empirique (donc oui le terme statistique que j'ai employé n'est pas pertinent) et oui ça n'a rien à faire sans ce topic. C'est la faute à Sebaas qui m'a cité et en plus y'a des paramètres métaphysiques qu'on ne maîtrise pas, depuis qu'un certain Vincent D. a débarqué à Montpellier fin 2015 il ne se passe plus rien haha. Je laisse la place aux interventions pertinentes Pour les SST, s'il était encore besoin d'en rajouter, l'été 2002 avait été agité avec une eau de surface pas vraiment chaude, on connaît la suite.
  5. Sebaas avait bien senti venir le truc... De toute façon, statistiquement on a des chances d'avoir un début d'automne plus agité en Languedoc car ça fait 3 ans d'affilé (et surtout les deux dernières années) que septembre est ultra calme. Donc ça n'est pas de la prévision mais la série va forcément se terminer à plus ou moins court terme. C'est statistique, l'enchainement de 4 septembre calmes est plutôt rare. Et rien de dit que d'ici là la Méditerranée ne sera pas encore plus chaude qu'en ce moment donc on a le temps d'en reparler Après les cartes de 2003 postées au dessus ne sont pas un bon exemple car l'automne 2003 a justement été riche en épisodes diluviens, dont le dernier en décembre après que la mer se soit bien refroidi
  6. Merci ! Ça fait des années que j'essaie de vivre un orage de là haut mais faut que les conditions soient réunies : disponibilité et possibilité d'anticipation (car il faut longtemps pour y monter), orages pas trop crasseux (bon hier c'était loupé !), de préférence le week-end pour dormir sur place, etc... Avec des orages à bases élevées riches en foudre (ce qui n'était pas le cas hier) ça doit être fabuleux (mais aussi dangereux ) comme depuis tous les sommets dominants (grand souvenir de début août 2013 depuis le Truc de Fortunio en Lozère).
  7. Quelle série énorme ! Le rêve tous ces impacts, qui plus est dans ce cadre ! Bravo !
  8. Et je confirme que le stratus était envahissant avant l'orage J'ai mis en ligne le récit de la nuit que j'ai passé au sommet de la Séranne, sur mon blog ainsi que sur le forum :
  9. La nuit dernière a été très orageuse sur les Cévennes. J'ai eu la chance de pouvoir observer ces orages depuis le sommet de la Séranne (environ 900 m d'alt), au-dessus de Ganges dans l'Hérault. Même si la foudre n'a malheureusement pas été au rendez-vous, le spectacle et les ambiances valaient le détour. Je vous propose un petit récit en images de cette nuit sauvage. J'arrive sur le sommet dès le milieu d'après-midi : la chaleur humide est écrasante mais les tentatives de convection (entre Larzac et Cévennes) n'aboutissent pas. Je patiente à l'ombre avec un peu de lecture. En fin de journée, une poussée convective plus franche se développe sur la Lozère. Un puissant cumulonimbus va se mettre en place. Je suis loin mais le spectacle est magnifique avec les couleurs de la fin de journée. 21h43 : le sommet du cumulonimbus vire au rose au coucher de soleil. La vue est parfaite depuis mon nid d'aigle au-dessus des gorges de la Vis. 21h54 : l'orage est virulent. Le sommet pénétrant (à gauche) est là pour en témoigner. Les boursouflures de l'enclume sont également un indice de la sévérité de l'orage. J'espère un impact extranuageux mais il ne viendra pas... J'observe simplement de petites décharges latérales sortant du nuage mais n'entrant pas en contact avec le sol. 22h11 : l'orage se régénère par l'arrière avec de puissantes poussées convectives visibles à gauche de l'image. Toutefois son évacuation vers l'Ardèche et la vallée du Rhône est inéluctable. Il s'éloigne petit à petit. La nuit tombe et le calme revient, simplement interrompu par les cris des rapaces nocturnes et des renards. La suite est prévue bien plus tardivement, je m'endors dans la voiture. 2h00 : je me réveille et ô surprise ! Je me retrouve enveloppé dans un banc de stratus : visibilité nulle ! Je regarde le radar qui reste désespérément vide sur le SO là où sont sensées naître les orages... Je me rendors d'un oeil. 30 minutes plus tard : je vois les étoiles au zénith (toutefois très troublées par l'atmosphère très humide) mais les vallées sont sous une mer de nuages ! Le stratus fini par remonter et m'enveloppe à nouveau. Les orages sont en train de naître sur le Tarn ! A nouveau un petit somme et au réveil les flashs sont visibles, l'orage progresse très vite sur l'Aveyron. Malheureusement je ne vois rien à cause de ces satanés nuages bas... Une légère trouée me laisse apercevoir furtivement une énorme enclume, hystériquement éclairée par d'incessantes décharges. Je descends de 250 mètres d'altitude pour tenter d'échapper aux stratus mais c'est peine perdue : ils sont certes moins épais à 650 m d'altitude mais ils bouchent tout de même le paysage lointain. Je me résigne à attendre l'arrivée de l'orage en me disant qu'il va dissiper cette purée de pois. Un grondement quasi continu approche tandis que le ciel est aveuglant : la lumière des décharges électriques se diffuse dans les stratus et le ciel clignote d'une façon stroboscopique : ambiance surréaliste !!! L'orage arrive enfin, sous la forme d'un front de rafales qui balaye les nuages bas en 1 mn chrono. Le paysage se dégage. 4h55 : une base surbaissée me survole tandis que la ville de Ganges réapparaît, 500 mètres plus bas en altitude. Seulement quelques gouttes sur ma position alors que la ville a essuyé un déluge. 4h57 : je suis à l'arrière de l'orage. Des décharges se laissent voir mais je n'ai pas les impacts au sol. Le paysage est illuminé en permanence avec plusieurs éclairs par seconde. 05h01 : toujours cette ambiance féérique. L'orage est très puissant, les poussées convectives bien nettes. 05h06 : toujours pas d'extranuageux à l'arrière de l'orage qui s'évacue plus franchement vers le Gard. Des grêlons de 4 cm tomberont sous cette cellule, dans le secteur de Pompignan et de Quissac notamment. Je décide de remonter vers le sommet car une petite cellule est en train d'éclore plus au Sud-Ouest vers le Mont Saint-Baudille. Je suis idéalement placé mais toujours pas de foudre ! C'est rageant ! 5h38 : le jour se lève et le petit orage transite sous mes yeux, avec le Pic Saint-loup en arrière plan. 5h43 : malgré la beauté de cette convection isolée, je suis déçu que l'orage ne lâche pas un seul impact de foudre... Mais ça n'était pas une situation propice, il faudra encore patienter ! Il est désormais temps de redescendre dans la plaine, accompagné des lièvres qui profitent de la fraîcheur matinale. Au final, malgré la frustration liée à l'absence de foudre visible, ce fut tout de même une sacrée expérience ! Cela faisait un moment que je n'avais pas passé une nuit entière dans la nature avec l'orage, et dans un cadre d'une aussi grande beauté. Vivement les prochains !
  10. @calou34 : tu penses quoi de la hauteurs des bases pour ces éventuels orages ? Je crains que ce coup-ci on se retrouve avec des bases assez basses, je tenterai bien le haut relief mais je crains le stratus...
  11. Depuis plus de 10 jours le Languedoc est soumis à une intense canicule avec plusieurs records absolus de températures battus dont le nouveau record français qui s'établit désormais à 45.9°C à Gallargues-le-Montueux (Gard). Ce mercredi 3 juillet 2019 la chaleur est encore intense avec environ 38°C à Nîmes, mais l'instabilité atmosphérique se mêle à la partie et laisse augurer des orages en fin de journée. A 18h30 je prends la direction du Nord de Nîmes alors que le ciel se charge d'altocumulus castelanus et que les premiers bourgeonnements plus intenses démarrent. Voyant que la convection s'enclenche un peu plus franchement près des Cévennes je me dirige vers le Sud du bassin alésien où un petit orage ne tarde pas à éclore. Malheureusement il s'effondre tout aussi vite sans que je ne puisse réaliser la moindre photo... Je m'aperçois alors que la petite convection qui surplombait Nîmes vers 18h00 a abouti à la constitution d'une véritable cellule orageuse. Je fais donc demi-tour : cap sur le Sud. Je décide d'aller m'installer au-dessus de Clarensac (à l'Ouest de Nîmes) où le relief offre une belle vue vers le Sud et le Sud-Ouest. Durant le trajet je vois que cet orage est bien actif, avec plusieurs impacts de foudre en air sec. Le rideau de précipitation semble bien constitué et les bases de l'orage sont élevées : typique de ces orages en masse d'air caniculaire dans la région et assez semblable aux orages des déserts du SO des Etats-Unis. C'est pour cela que j'aime surnommer ces orages "french monsoon" ou "Languedoc monsoon" par analogie à la "monsoon" américaine. Très esthétique, mes orages préférés avec les monstrueux orages à propagation rétrograde ("orages en V") de l'automne ! Je ne tarde pas à installer mon matériel et à capturer les premières manifestations électriques. La cellule se déplace très lentement vers le Sud-Ouest et la foudre s'acharne à tomber au Nord des précipitations, c'est parfait vu mon placement, malheureusement la seule colline du coin me masque les points d'impact au sol. Voici quelques images de ces beaux coups de foudre longs et ramifiés. 20h31 : au premier plan la Vaunage et le village de Clarensac, au second plan le relief entre Langlade et Saint-Dionisy). 20h32 : autre impact dans le même secteur. Vous pouvez voir le rideau de pluie qui est bien plus au Sud de la zone de foudroiement. 20h42 : la foudre continue de s'acharner sur le même secteur, avec ici un superbe impact bifide. Malheureusement la zone de gros foudroiement reste sur ce même secteur, derrière la colline, ce qui ne permet pas de voir les points d'impact. L'orage continue de glisser lentement vers le secteur de Lunel, je décide de zoomer sur le rideau de pluie qui semble s'incurver et matérialiser ainsi de fortes rafales descendantes ("pied de pluie" ou downburst). 20h56 : l'incurvation du rideau de pluie est bien visible à droite. La foudre est désormais plus éloignée et moins ramifiée. 20h59 : un impact tombe quasiment hors cadre et on constate nettement la rafale descendante humide. L'orage tend à se régénérer légèrement par l'arrière ce qui fait que j'insiste à vouloir l'observer. Malheureusement la foudre ne se manifeste plus sur ce secteur. Je constate assez vite que j'ai perdu de précieuses minutes à miser sur l'éclosion de nouvelles cellules autour de Nîmes : c'est le Nord de Montpellier et le secteur de Pic Saint-Loup qui est désormais sous un bombardement de foudre. Trop loin pour moi ! Je décide tout de même de m'approcher mais je n'ai pas envie de courir derrière l'orage car je suis trop en retard. Je finis par bifurquer vers le Nord et le secteur de Lédignan en misant sur l'éclosion d'autres cellules. Ça ne sera malheureusement pas le cas mais un renforcement de l'activité foudre aura tout de même lieu dans le secteur de Quissac. Là encore le relief ne joue pas en ma faveur et je suis encore trop éloigné à mon goût mais je profite tout de même du spectacle, dans une agréable chaleur et avec le chant des cigales en accompagnement. 23h00 : 4 impacts simultanés qui s'abattent au loin, vers le massif du bois de Paris entre Quissac et Sommières. L'amas orageux s'étale ensuite rapidement avec 3 ou 4 gros impacts positifs bien puissants pour clôturer le spectacle. 23h16 : dernière manifestation orageuse de cette belle soirée ! Au final je reste un peu sur ma faim car le potentiel était là pour réaliser de bien meilleures images. Mais le développement anarchique des orages et ma stratégie de positionnement auront fait que je n'aurais jamais été au plus près de la foudre. Ça sera pour une prochaine fois ! Qui sait, cette nuit peut-etre ?
  12. Ouais on a l'impression qu'il fait frais par rapport à vendredi dernier mais déjà 33°C à Midi à Nîmes (après un minimale excessivement fraîche de 21,5°C ). Le record mensuel (de juillet 2006) déjà égalé dans la semaine pourrait sauter dans les prochains jours.
  13. A Nîmes aussi c'est bien plus calme que l'année dernière (où c'était invivable) et même qu'en 2017. J'ai du tuer 10 moustiques en tout et pour tout dans la maison depuis avril ce qui est ridiculement peu. Beaucoup moins de moustiques tigre. Les conditions sèches doivent aider.
  14. Superbes vos images, je me doutais que les montpelliérains étaient en train de se gaver Je manque cruellement de temps donc mes photos ne seront pas en ligne avant ce week-end. Je me suis pas mal concentré sur la cellule au SO du Nîmes, qui lâchait de beaux ramifiés (mais en diurne du coup). Le pied de pluie dans le secteur de Lunel était impressionnant. Vu que ça reprenait autour j'ai persisté jusqu'à la nuit et du coup quand tout s'est organisé vers le Pic Saint-Loup et le Nord de Montpellier j'étais trop loin et j'ai raté le spectacle. J'ai fini entre Nîmes et Sauve mais la foudre tombait derrière les reliefs du coup j'ai raté le meilleur grrrr. Orages vraiment typiques de ce que j'appelle la "French monsoon" ou "Languedoc monsoon" : cette période entre le 1er et le 10 juillet donne très souvent ce type d'orages à bases élevées très électriques (et esthétiques du coup !!!) à formation anarchique sans flux et donc quasi stationnaires (ou à déplacement très lent), le tout succédant à une journée à plus de 35°C. En résumé, digne de l'Arizona ou du Nouveau Mexique Quel pied de faire des photos par 28°C à 23h00 avec les cigales !
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