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boubou07

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    Aubenas en Ardèche méridionale

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  1. pour l'instant je trouve que c'est aujourd'hui le plus éprouvant, à horaire égale, depuis le début de l'été. à 9h ce matin : 27°C avec 60% d'HR soit un humidex de 33 ! on n'est pas très loin des valeurs du littoral languedocien. j'espère que l'HR va baisser sérieusement sinon la journée va être invivable. à suivre...
  2. incroyable cette chaleur nocturne dans le sud-ouest ! ici 21.2°C de Tn mais la journée est partie pour être brûlante ! chez nous ce sont les records de Tx qui tombent, celui de juin puis celui de juillet, reste celui d'aout qui est aussi le record absolu (40.8°C pour Aubenas-Lanas, 42.3°C pour Aubenas SA)... à voir aujourd'hui et surtout demain
  3. j'avais dis il y a quelques jours que seuls les chênes verts, les pins maritimes et les genévriers cade supportaient les conditions actuelles; et bien hier sur la route j'ai vu un grand nombre de pins maritimes, en versant pentu exposé sud, qui ont commencé à roussir. certains sont bruns à plus de 50%, beaucoup de branches basses ont perdu leurs aiguilles. c'est la première fois que je vois ça, même en 2017 ils avaient tenu jusqu'au bout. dans les espèces cultivées il faut noter la grande résistance des muriers-platanes (nombreux ici, vestiges de la grande époque de l'industrie de la soie en Cévennes) qui sont tous intacts. même chose pour les plaqueminiers (les arbres qui donnent les kaki) très résistants, autant que les oliviers il me semble. pour le reste c'est une véritable hécatombe. autre chose exeptionnelle, j'ai récolté le miel le plus sec de toute ma vie ! une teneur en eau variant de 13.5% à 14.5% selon les échantillons (la normale se situant autour de 18%, un miel a 16% étant déjà considéré comme un miel "sec") 24h après récolte la cire des rayons était déjà dure et cassante, je n'avais tout simplement jamais vu ça.
  4. je connais la fiche climato de cette station mais je n'ai pas les données en temps réel. elle est bien plus représentative de chez moi que celle de Lanas. d'ailleurs peut-être que finalement ma station amateur ne surchauffe pas tant que ça puisque j'avais 41°C tout rond en fin d'après-midi en étant un poil plus haut. Lanas est plus venté et moins abritée par les montagnes coté nord et ouest. merci pour les photos.
  5. En tous cas l'épisode caniculaire en cours montre bien que la situation de sécheresse du point de vue de la flore dépend de plusieurs facteurs. 40 jours sans précipitation c'est une chose, mais 40 jours secs + 2 vagues de chaleur avec plusieurs Tx=> 40°C et une flopée de Tx=> 35°C, s'en est une autre... parce que là ça devient critique pour beaucoup de végétaux. si ça dure encore 2 ou 3 jours comme prévu je pense qu'un certain nombre ne se relèverons pas 😰
  6. on est en tête dis donc, la chaleur est vraiment écrasante. pour l'anecdote il fait 28°C dans mon sous-sol, nouveau record, j'avais encore jamais eu au dessus de 26° (et c'est pas tous les ans que j'atteins les 25°...) cet été est monumental !
  7. ah bon, comme sur la fiche de la station de Aubenas-Lanas il est indiqué qu'elle fait partie du réseau MF et qu'elle enregistre les heures d'insolation, j'avais bêtement cru qu'elle faisait partie des postes principaux... et donc pour nous 33,5°C à midi, toujours sans un souffle de vent. à noter la barre des 30°C franchie dès 10h ce matin ! l'extrême sud-Ardèche devrait bien morfler cet après-midi avec pas moins de 40°C annoncé entre la vallée du Chassezac et les gorges de l'Ardèche.
  8. pour la station Aubenas-Lanas la Txx de juillet est de 37.6°C, pour Aubenas SA elle est de 39.2°C (je le précise vu que ce genre de documents ignorent systématiquement l'existence de l'Ardèche et oui parce que le sud de Rhône-Alpes c'est Montélimar et puis c'est tout😫) donc on pourrait bien battre ces records si les prévisions se confirment pour la semaine prochaine; on aurait alors battu la même année le Txx de juin et celle de juillet... ça semble bien parti, déjà 34,3°C de Tx hier à Lanas pour le 1er jour de canicule orange, Tn de 20.8°C ce matin. ( et MF annonce 38°C de Tx pour Aubenas aujourd'hui et demain...)
  9. pour Aubenas Tn de 18,1°C ce matin, à 15heures 33.6°C avec un humidex 37. vent nul et ressentit vraiment très chaud ! actu 34,8°C à ma station perso. après tout ce qu'on a vécu depuis un mois la végétation est en grande souffrance...
  10. je pense que sur ce sujet il ne faut pas sacraliser non plus la science et les climatologues. pourtant je suis moi-même passionné de science (et pas seulement la climato loin de là) et je me régale toujours de la bonne vulgarisation, ni trop pointue car je n'ai pas le niveau, ni trop "tout public" car c'est toujours trop simpliste. mais ceci étant dit, il me semble que le fonctionnement du climat de notre belle planète est quelque chose de trop complexe et de trop multifactoriel pour qu'on puisse prendre les avis scientifiques pour argent comptant. comme le disait Cédric du Lot, le terrain et l'expérience du vécu ont aussi leur intéret et peut parfois aller nuancer les dires des scientifiques ou du moins apporter des éléments complémentaires. perso je me passionne aussi pour la physique et l'astrophysique (à mon humble niveau bien sur !) et là on voit que les spécialistes passent leur temps à remettre en cause les modèles préalablement acquis, à partir du principe que peut-être on était dans l'erreur, qu'il faut tout réécrire à la lumière des dernières découvertes, etc... je trouve ça formidable de leur part et je trouve que beaucoup d'autres scientifiques devraient prendre exemple là dessus. j'adore quand des spécialistes de très haut niveau avouent sans gène que la physique quantique ils n'y comprennent rien vu que ça dépasse les capacités de notre entendement... je pense qu'avec le climat de la terre on n'en est pas très loin.
  11. je pense qu'il ne faut pas uniquement se baser sur les cumuls pour évaluer une situation de sécheresse (en tous cas de sécheresse écologique) par exemple chez moi il pleut nettement plus qu'en île de France, en terme de cumuls moyen annuel (un peu plus de 1000mm contre à peine 800 là-bas) sauf que chez moi une bonne moitié de ce cumul tombe sous forme d'averses courtes et brutales et donc une grande partie de l'eau ruisselle en surface et part directement dans les rivières. et il y a aussi un creux estival marqué. en Ile de france il y a souvent des pluies fines et de longues durée et elles sont bien réparties dans l'année. s'ajoute à cela le fait non négligeable que la Txm du plein été est de 25°C là-bas contre 30°C chez moi. donc malgré 250mm de plus en moyenne par an, j'ai ici des paysages de pinèdes et de taillis de chênes-verts, avec comme culture principale la vigne et même un peu d'oliviers alors que les campagne franciliennes ont de hautes futaies de chênes pédonculés, des prés bien verts avec des vaches et des cultures gourmandes en eau. cela montre bien que dire il est tombé x mm cette année là ne veut pas dire grand chose... autre chose : lorsque je lit la citation de climat HD ci-dessus je me dit donc ça veut dire que l'humidité du sol dans 20 ans tout au plus correspondra aux situations sèches extrêmes d'aujourd'hui... vu que ce su'ils nous annoncent pour dans 80 ans arrive en général quelques années plus tard 😏
  12. pour reprendre le sujet des Vosges et de leur crise hydrique (à ce que j'ai compris...) et pour nuancer quelques peu les propos de Dann17 je tiens à préciser qu'il existe une foule de variétés de chataignier (pas moins de 40 en Ardèche) et que celles-ci n'ont pas toutes les même exigences culturales, loin de là. en Cévennes, les chataigniers poussent traditionnellement de 250 à environs 750m d'altitude, donc dans des endroits dont la pluviométrie moyenne annuelle varie de 900mm (sur le piémont) à 1800mm (hautes-Cévennes). leur seul point commun est de pousser sur les sols acides couvrant des roches métamorphiques. par contre, du point de vue climatique, certaines variétés supportent très bien les fortes chaleur et la sécheresse estivale. d'autres au contraire sont plantés exclusivement en altitude car elles ne supportent pas le climat du piémont. d'ailleurs les anciens qui plantaient des chataigneraies choisissaient soigneusement les variétés utilisées en fonction des conditions locales : altitude, chaleur estivale, dates moyennes des premières/dernières gelées et surtout pluviométrie... donc pour utiliser le chataignier comme témoin d'un micro-climat et de son évolution, il conviendrait de savoir de quelles variétés il s'agit. voilà fin de l'aparté mais en tant que représentant d'un des 2 pays de la chataigne (avec la Corse) je ne pouvait pas laisser passer ça 😋
  13. Bon ici (bien loin des Vosges😉) la situation se tend. tout comme en 2017, les arbres à feuilles caduques commencent déjà à jaunir massivement et certains entament la chute de leurs feuilles. les robiniers-faux acacia sont les plus touchés puis viennent les merisiers, prunelliers, tilleuls. les fresnes résistent un peu mieux. les chataigniers qui cumulent stress hydrique + maladie de l'encre + cynips depuis des années sont dans un état catastrophique en dessous de 500m d'altitude, avec des morts et des agonisants que l'on ne compte même plus... une véritable hécatombe, des flans entiers de collines sont couverts d'arbres morts. sur des versants sud, il y a désormais des peuplements de pins Laricio qui ont viré au brun et qui perdent massivement leurs aiguilles. des chênes pubescents aussi parfois déjà bien roussis. dans mon jardin (a flan de colline exposé sud-ouest) j'ai du comme en 2017 arroser mes plantes de garrigue (thym, romarins, cistes, lauriers-tin) qui ont viré au jaune après la dernière canicule et n'arrive toujours pas à s'en remettre. même chose avec les oliviers qui ne donneront presque rien cette année; les plus jeunes doivent aussi être arrosés sous peine de voir le bout des branches piquer du nez. les prairies sont complètement grillées et on atteint le stade de la terre à nue par endroit. les rivières secondaires sont à sec, l'Ardèche coule à peine et est bien trop chaude. et devant nous on a une bonne semaine de canicule avec des T° qui vont flirter avec les 40°C... seuls les chênes-verts, les pins maritimes, les genévriers cade et les micocouliers tiennent le choc, ainsi que les exotiques, eucalyptus, mimosas, ailantes. ça devient vraiment triste de voir toute cette flore naturelle dépérir, heureusement que les espèces méditerranéennes sont abondantes et occupent bien l'espace sinon on aurait l'impression de vivre dans un écosystème à l'agonie. je pense qu'ici les espèces tempérées-atlantiques vont rapidement disparaitre hormis en fond de vallée et en versants nord. l'agriculture doit opérer sa révolution elle aussi... les orages cévenols qui venaient ponctuer la longue et forte chaleur estivale manquent cruellement tandis que la chaleur se fait encore plus forte, sur sols pentus et peu profonds, ça ne pardonne pas. heureusement il reste encore des coins préservés, mieux abrités du soleil et où coulent encore des sources. ça fait de petites niches où peut encore se maintenir la faune et la flore, pour l'instant...
  14. les phénomènes de sécheresse sont très complexes, le moment où se produisent (ou ne se produisent pas) les précipitations a aussi une grande importance. exemple cette année pour chez moi, le manque de pluie durant la période où les feuillus se réveillent et font leur feuillage (et pompent de grandes quantités d'eau...) a asséché profondement les sols. les premières fortes pluies de l'année ont eu lieu ensuite, à la toute fin avril, sur des sols secs qui ont eu du mal à absorber l'eau, d'autant plus que c'était des pluies orageuses brèves et intenses. donc même s'il y a eu près de 200mm au cours de l'ensemble de l'épisode, le gros de l'eau a ruisselé direct dans les rivières et n'a pas profité aux plantes. de même, les pluies orageuses de l'été, même avec de forts cumuls, ne remplacent pas les longues journées de pluie automnale pour recharger les sols. 10mm sur une terre dure et très chaude ne font pas le même effet que 10mm sur une terre ameublie et fraiche. pour moi tout est là. encore une fois, sans vouloir saouler tout le monde avec les abeilles 😅, les choses sont claires : un coup de pluie intense en période de chaleur ne change rien, la flore ne secrète pas de miel par la suite car le stress hydrique demeure. 3 jours de pluie fine avec une baisse des T° par contre relance la montée de nectar dans les fleurs car les plantes y ont trouvé leur compte. en ce sens, il est clair que ces dernières années mettent la flore à rude épreuve, la plupart des pluies étant "inutiles" de ce point de vue là. lorsque la période octobre-février est sèche, c'est foutu, sauf à avoir des T° fraiches et des pluies diluviennes en mai-juin comme ce fut le cas très exceptionnellement en 2018. en tous cas, pour moi c'est visible que les arbres souffrent de plus en plus de cette combinaison sols secs/chaleur excessive...
  15. pour ce qui est de la fameuse culture du mais si gourmande en eau, il faudrait surtout manger moins de viande bovine parce que le gros du mais va pour nourrir le bétail. donc plutot que de critiquer les acteurs de l'agriculture, diminueont notre consommation de viande rouge. quand ils n'arriveront plus à vendre leurs beefsteaks le changement se fera de lui-même...
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