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Les Forums d'Infoclimat

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Dionysos

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Tout ce qui a été posté par Dionysos

  1. Il n'existe pas de définition scientifique de la "vague de froid" Chaque pays ou région a sa conception de ce qu'est une "vague de froid", en fonction de son climat général (La France n'est pas le Canada) Mais , à l'échelle de la France, il est clair que les hivers actuels sont, en moyenne, bien moins rigoureux que ceux d'il y a 50 ans (même pas besoin de s'intéresser spécialement à la météo pour s'en apercevoir) De même, les vrais "été pourris" (style ceux de la série 1977-1981) deviennent rarissimes, donc dès qu'une semaine de juillet n'est pas "estivale" sur toute la France, c'est la déprime Il faut aussi voir que de nos jours le tourisme a pris une grande importance économique, donc le temps doit absolument être estival en été, et il doit absolument y avoir de la neige en hiver pour les skieurs... (quitte à exagérer les chutes de neige annoncées sur les Alpes avant les vacances d'hiver, pour attirer les clients...)
  2. Bonjour Tout d'abord , je vous prie de m'excuser si le sujet a déjà été évoqué ou si le sujet est mal placé En étudiant la climatologie de 2018 à Grenoble, il me vient une question... Le record actuel de Txm pour Grenoble date de 2003, de même que le record actuel d'ensoleillement Cela me paraît assez cohérent, car il me semble qu'il y a une corrélation entre un bon ensoleillement et une température maximale journalière élevée C'est en tout cas très clair en été , peut être moins évident en hiver (c'est vrai qu'il peut y avoir des journées d'hiver très ensoleillées et néanmoins "glaciales"...) Par contre 2018 arrive en 2ème position "de l'histoire" pour le Txm, très peu derrière 2003, avec pourtant 300 heures d'ensoleillement en moins... Comment cela est-il possible ? Merci
  3. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    L''année 2018 a une température moyenne élevée , c'est incontestable Elle n'est pas forcément "loin devant les autres" , en tout cas pas partout en France. À Grenoble, par exemple, il n'est pas même certain qu'elle batte le record de 1994 (les 2 années se tiennent dans un mouchoir de poche et sont difficiles à départager) Par contre, en effet, 2018 s'inscrit dans une lignée d'année chaudes (contrairement à 1994 qui faisait figure d'OVNI à l'époque) On peut juger que 2018 en elle-même est moins exceptionnelle que 2003 (qui était également chaude et présentait en plus une insolation record dans de nombreuses villes) Mais 2003 faisait suite à 2 années "moyennes" (en terme d'insolation et de température), 2001 et 2002 Alors que 2018 continue et accentue une tendance qui semble quand même bien installée, avec de moins en moins d'exceptions. En regardant les chiffres de température et d'insolation depuis 2003, on voit clairement que les années "fraîches" et les années "grises" se raréfient.
  4. Les médias aiment aussi beaucoup voir les symboles battus en brèche, Quitte à exagérer l'importance d'épiphénomènes. Ainsi, beaucoup de médias ont souligné un "événement" en 2018 : l'été a été plus ensoleillé dans certaines villes non-méditerranéennes qu'à Nice. C'est exact, mais : 1) les écarts étaient faibles (même moins ensoleillé que d'habitude, un été niçois reste quand même bien ensoleillé dans l'absolu...) 2) les médias n'ont pas dit qu'au final, l'année 2018 dans son ensemble a été bien plus ensoleillée à Nice que dans les villes mentionnées (seule La Rochelle a fait jeu égal avec Nice en cumul jusqu'à mi-novembre, mais cette ville a régulièrement une insolation meilleure que la plupart des autres villes non-méditerranéennes)
  5. Les médias se nourrissent de sensationnel Donc, en météo, pour la France, ils s'intéressent surtout aux événements climatiques spectaculaires (canicules, épisodes cévenols violents, etc) et aux records. Quitte, quand ils n'ont rien à se mettre sous la dent, à exagérer le caractère "exceptionnel" de certains épisodes météorologiques ("vague de froid", "été pourri", etc) Quant au réchauffement de la planète, il n'est pas assez spectaculaire en soi. Une augmentation de 1° de la température moyenne c'est beaucoup scientifiquement parlant, mais c'est peu perceptible dans la vie de tous les jours. Donc, pour le "vendre", on lui attribue la paternité de toutes les anomalies météorologiques qui passent (10 jours anormalement chauds et ensoleillés en octobre ? c'est le réchauffement, etc.) Sur ce plan, les médias se sont déchaînés en 2003 : "c'est le début du réchauffement, toutes les années vont bientôt devenir comme 2003" (sic) D'une part, le réchauffement avait commencé bien avant 2003, et il y avait déjà eu des canicules avant 2003 (bien que rares et de moindre intensité) D'autre part, et avec le recul, le caractère le plus exceptionnel de 2003 résidait dans son insolation record . Sur ce plan, le lien avec le réchauffement n'est pas clairement établi, d'ailleurs malgré l'accélération du réchauffement, la plupart des records d'insolation de 2003 tiennent toujours...
  6. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2018

    Curieusement, ces développements nuageux n'ont concerné que les Alpes du Sud. Au contraire, les Alpes du Nord ont réalisé d'excellentes performances d'insolation de juin à septembre : près de 1200 heures au total sur ces 4 mois à Grenoble (malheureusement, le restant de l'année 2018 n'était pas du tout du même acabit...)
  7. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    Pour l'instant, à l'échelle de la France, ce mois de janvier 2019 se distingue surtout par sa faible insolation (zone méditerranéenne exceptée) Donc les températures minimales doivent être plus élevées que la moyenne (d'ailleurs, à Grenoble ville , pas de neige et peu de gel , pour un mois de janvier) Mais les températures maximales doivent être plus basses par contre, probablement
  8. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2019

    Enfin une belle journée ensoleillée sur Grenoble (la 2ème du mois...) Heureusement car , à mi-parcours, on accuse plus de 50% de déficit par rapport aux normales (à peine 20 heures cumulées jusqu'à présent, alors qu'on devrait être à 45...)
  9. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    En effet, l'hiver 2018 n' a pas été spécialement doux, il a même été plutôt plus rude que les précédents... (à Grenoble, par exemple, il y a eu plus de neige et de gel que les hivers précédents). C'est à partir du printemps qu'il a fait plus chaud que la moyenne. Il sera par contre intéressant de suivre ce que ça donne en "année glissante" car 2019 démarre sur les chapeaux de roue en ce qui concerne les témpératures
  10. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2019

    Situation hivernale assez classique, lors de l'établissement durable de conditions anticycloniques (bien que plus courante en décembre qu'en janvier ) les plaines non-méditerranéennes sont alors noyées sous les grisailles et nuages bas, souvent persistants, d'où un ensoleillement catastrophique Dans les Alpes du Nord, il a fait très beau mais... en altitude seulement Toutefois, le mois de janvier ne peut pas encore creuser de gros écarts d'ensoleillement, la durée du jour étant faible Et surtout ceci n'augure en rien de la suite de l'année. Souvenons-nous de janvier 2003 dont l'ensoleillement avait été particulièrement pauvre sur de nombreuses régions... (60 heures seulement à Grenoble...)
  11. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2018

    Certaines stations ont changé de matériel de mesure au fil du temps (on parle des stations qui mesurent l'ensoleillement depuis longtemps, ce qui n'est pas le cas de toutes, loin de là...) D'après ce que j'avais lu sur le forum, a priori les appareils de mesure actuels donneraient des valeurs légèrement plus élevées que les appareils d'autrefois. je ne sais pas d'où provient ton graphique ? Je suis étonné de ne pas voir plus s'y détacher 1976 (qui a longtemps détenu le record d'ensoleillement, notamment pour les villes de la moitié nord de la France) Les valeurs records, autour de 2100, me paraissent également un peu élevées. Il me semblait que les records de la région parisienne étaient plutôt autour de 2000, ou très légèrement au-dessus.
  12. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    Ça me paraît totalement cohérent. Il est "de notoriété publique" (...) que la cuvette grenobloise est plus "chaude" que la station météo de Saint-Geoirs, située en rase campagne, et à une altitude légèrement plus élevée.
  13. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    Difficile de départager les années 1994 et 2018, qui "se tiennent dans un mouchoir de poche" Sans pouvoir être véritablement qualifiée de "sensationnelle", la valeur 12,4 de 2018 vient en tout cas bien confirmer une tendance Les valeurs des années 2000 sont quasi toutes supérieures à la "normale" (11,2 ) et souvent plus proche de 12 que de 11 d'ailleurs Etonnant , le Txm de 2018 qui finit de très peu derrière celui de 2003 (17,6 contre 17,8), avec pourtant 300 heures de soleil en moins... ( ? )
  14. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2019

    Situation hélas assez classique à cette période de l'année. Ceci dit, à Grenoble , l'année 2003 avait démarré très piteusement avec 60 heures d'ensoleillement sur tout le mois de janvier. On sait ce qu'il est advenu ensuite... On peut donc toujours rêver :
  15. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    C'est bien ce que je disais plus haut , la tm n'est pas mentionnée, curieusement. C'est ce qui explique que 2018 n'apparaisse pas dans les records de ce tableau, puisque ni sa Tnm ni sa Txm ne sont "records" (seule la moyenne des 2, la tm donc, l'est, de très peu d'ailleurs)
  16. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    je ne retrouve plus ce 12,6, possible qu'il venait d'Infoclimat... Donc la valeur est bien 12,4 En résumé, pour Grenoble , 2018 bat bien un record de température moyenne annuelle vieux de 24 ans, mais de très peu (0,1 ° de plus seulement) Et, côté ensoleillement , malgré une valeur acceptable dans l'absolu, cette année 2018 se classe tout juste dans le top 10 des années 2000 (qui ne sont pourtant que 19...) C'est ce qui explique que cette année 2018 n'ait pas vraiment laissé une impression marquante (si on ne regarde pas les chiffres de près)
  17. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    Il y a bien une ambiguïté J'ai moi aussi trouvé la valeur de 12,6 sur le site de Météo France, mais pas sur la page des records, qui ne donne que les records de la moyenne des températures minimales et la moyenne des températures maximales. Les valeur respectives pour 2018 sont les suivantes : Aucune de ces 2 valeurs , prise séparément, n'est un record la valeur minimale 7,2 est dépassée au moins par 1994, et la valeur maximale 17,6 au moins par 2003 Il est intéressant de noter que la moyenne des 2 valeurs donne 12,4... Mais dans tous les cas, l"année 2018 bat bien le record de la température moyenne , puisque le précédent record de 1994 était à 12,3...
  18. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    En effet, au temps pour moi , 2018 est bien le record absolu à Grenoble en terme de températures, avec 12,6 (source MF) Pour info, le précédent record datait de 1994 (12,3) En ce qui concerne l'ensoleillement, l'année record reste évidemment 2003 pour l'instant (2018 étant "noyée dans la masse" sur ce plan)
  19. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2019

    Pour Grenoble, l'année 2019 ne démarre pas mieux que 2018 Certes le mois de janvier n'est pas réputé le plus ensoleillé de l'année, mais 14 heures en 8 jours, ce n'est quand même vraiment pas fameux. Et les prévisions ne laissent pas augurer d'amélioration dans un futur proche...
  20. Dionysos

    Statistiques et anomalies climatiques nationales

    Bonjour, Ceci a-t-il été confirmé finalement ? (pour ce qui concerne la France) Sur quelles données se base-t-on précisément ? Cela est-il plus particulièrement marqué sur certaines régions ? Si je prends l'exemple de Grenoble, la température moyenne 2018 se situe certes exactement 1° au dessus de la norme 1981-2010 Mais ce n'est pas "l'année la plus chaude depuis 1900", On a déjà fait mieux, ne serait-ce que sur la période 1981-2010.
  21. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2018

    Les mauvais voire très mauvais résultats sont surtout concentrés sur la Provence "intérieure" et la Côte d'Azur : Le Luc, Embrun, Saint-Auban, ainsi que Nice. Le reste de la zone méditerranéenne s'en tire correctement : Montpellier, Montélimar et Perpignan sont dans la norme 1981-2010, Nîmes et Marignane 3 ou 4% en dessous seulement. Il faut dire que 2018 fait suite à une année 2017 qui avait été particulièrement ensoleillée dans la zone méditerranéenne (des records avaient été battus ou approchés)
  22. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2018

    La Rochelle termine l'année à 2412 h et bat son "record" de 2017 Mais on peut effectivement penser que cette station a déjà fait mieux dans le passé, en réalité. Ne serait-ce qu'en 2003. La norme d'ensoleillement annuel de Grenoble est en dessous de celle de La Rochelle Or, le record 2003 de Grenoble était au-dessus de 2400, il n'est donc pas impossible que La Rochelle ait déjà atteint voire dépassé les 2500 cette année-là.
  23. Dionysos

    Suivi ensoleillement 2018

    À Grenoble, la température moyenne élevée de cette année 2018 ne s'est pas vraiment traduite en terme d'ensoleillement Le total annuel , avec 2136h, est dans la moyenne 1981-2010, sans plus (petit excédent de moins de 5%, pour être précis) Sur ce plan, 2018 aura bien moins marqué les esprits que 2003 (et son ensoleillement record de près de 2500 heures) dans le détail, l'ensoleillement a été en fait très contrasté, avec 4 mois "magnifiques" consécutifs, juin-juillet-août-septembre, qui cumulent à eux quatre 55% de l'ensoleillement annuel Presque tous les autres mois ont été déficitaires, la palme sur ce point revenant à février
  24. Bonjour, M'intéressant de près au climat et à son évolution, je suis tombé sur cet article de sciences.blogs.liberation.fr : http://sciences.blogs.liberation.fr/2012/03/19/le-climat-mediterraneen-grimpe-vers-lyon/ Cet article s'appuie sur une étude menée par des organismes supposés sérieux (INRA notamment) Elle conclut, graphiques à l'appui, que, du fait du réchauffement climatique, les villes suivantes auraient basculé dans le climat méditerranéen : Montélimar, Toulouse, Millau, Valence et même...Lyon ! Pour ma part, les résultats de cette étude me laissent très dubitatifs... Mettons d'emblée de côté Montélimar qui, de toute façon, a toujours plus ou moins appartenu à la zone méditerranéenne (en limite certes, dirons certains, mais bon) Pour ce qui est des autres villes, les affirmations me paraissent pour le moins exagérées. Il me semblait que ce qui caractérisait (en France) le climat méditerranéen était avant tout son niveau moyen d'ensoleillement, disons, au minimum , 2400 à 2500 h annuelles.(régulièrement) Si on se base sur ce critère , pour moi, aucune de ces villes (excepté Montélimar) n'a basculé dans le climat méditerranéen, on en est même encore bien loin (je pourrais m'appuyer sur les moyennes d'ensoleillement des 10 dernières années , mais j'imagine que vous les connaissez déjà) Que pensez-vous des arguments de cet article ? Avec le réchauffement, une mise à niveau progressive de l'ensoleillement vers les "standards" méditerranéens est de l'ordre du plausible ? du fantasque ? Sur quelle étendue géographique ? (bon, en tout cas, les Lyonnais qui auront lu cet article auront sûrement été heureux d'apprendre qu'ils jouissaient désormais du climat méditerranéen, je ne suis pas sûr qu'ils s'en étaient aperçus... )
  25. Merci pour les précisions sur Carcassonne. Je n'ai écrit nulle part que le climat de Valence était méditerranéen, je l'aurais plutôt qualifié "de zone de transition" entre le semi-continental et le méditerranéen (si les puristes m'autorisent cette expression de "zone de transition") Par ailleurs, j'ai effectivement commis une maladresse en utilisant l'expression "100% océanique", qui n'était pas adaptée
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